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samedi 5 octobre 2019

Comment s'explique la manifestation contre la PMA "sans père", ce dimanche

Ce qu’il faut savoir de cette marche de protestation

 
Les opposants au mariage pour les personnes du même sexe avait anticipé ce nouveau projet en faveur cette fois de la PMA
, Procréation Médicalement Assistée, non pas pour tous, d'ailleurs, mais seulement pour les femmes.

Blanche Streb, de l’Alliance Vita, lors de "l’université" de La Manif pour tous
à Pont-Mary (Yvelines), le 21 septembre 2019
21 associations réunies sous le label"Marchons enfants" manifestent contre la révision des lois de bioéthique, dimanche 6 octobre.
La révision des lois de bioéthique, examinée jusqu’au 15 octobre à l’Assemblée, donc à nouveau les associations chrétiennes, mais aussi musulmanes. Le collectif, nommé "Marchons enfants", appelle à manifester à Paris - et dans toute la France - dimanche 6 octobre. Le ministère de l’intérieur attend 200.000 manifestants, rien qu'à Paris.
Au printemps 2013, au plus fort de la mobilisation, le collectif de la 'Manif pour tous' avait rassemblé jusqu’à 1,4 million de personnes, selon les organisateurs (300.000 selon la police), pour protester contre le mariage pour tous. 
<br>Quel est le parcours suivi par les manifestants à Paris ?

Le collectif invite les manifestants à se réunir à partir de 13 heures sur la place Edmond-Rostand. Située entre le Panthéon et le Sénat, cette place se trouve dans le sixième arrondissement de Paris. Le cortège ne s’élancera pas avant 15 heures et rejoindra la gare Montparnasse
Les étapes du parcours n’ont pas encore été précisées "pour des questions de sécurité", indique Albéric Dumont, vice-président de La Manif pour tous, qui craint des provocations.
D’autres manifestations sont également prévues ailleurs en France pour ceux qui ne pourront pas se déplacer.

Pourquoi le collectif appelle-t-il à manifester ?

Le collectif de 21 associations s’oppose à la révision des lois de bioéthiques débattue et votée en ce moment à l’Assemblée nationale. 
Il combat la recherche sur l’embryon, la PMA pour les familles sans père, et la gestation pour autrui (GPA), même si elle ne figure pas encore dans le texte. 

La GPA en filigrane dans le projet des réformateurs est en ligne de mire dans le débat de bioéthique. Avec des slogans comme "liberté, égalité, paternité", "un vrai daron, pas des échantillons" ou encore "avis des Français piétiné, démocratie en danger", les associations défendent la législation actuelle de protection de la famille qui doit reposer sur une mère de sexe féminin et un père de sexe masculin.

Quelles sont les trois associations composant le collectif "Allons enfants"?

• Les Associations familiales catholiques (AFC) : créé en 1905, le collectif répondait à la loi établissant en France une République laïque. Il revendique 150 000 adhérents. Il vise à "défendre les intérêts spirituels, moraux et matériels des familles par une participation accrue à la société".

• La Manif pour tous : l’association a vu le jour en 2012 pour contester la légalisation du mariage entre personnes du même sexe. Ainsi défend-elle "le respect de l’intérêt supérieur et des besoins élémentaires de l’enfant, aujourd’hui menacés par les réformes sociétales inspirées par l’idéologie du genre". 

• L’alliance VITA : créée il y a une vingtaine d’années, l’association promeut "la dignité humaine" et "vient en aide aux personnes fragilisées par les épreuves de la vie." Elle veille à "protéger ceux que l’on n’entend pas", fragilisés par "les avancées scientifiques et l’évolution des mentalités de notre société".

18 autres associations, plus récentes, soutiennent le collectif. 
Il faut compter avec les veilleurs, les sentinelles, Générations Avenir, La Voix des Sans Pères, Vigi Gender, Maires pour L’Enfance, Institut Famille & République (collectif de juristes), Les Familles Plumées, Collectif pour le respect de la médecine, CPDH (Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine), etc. 

Quelle sera la logistique mise en place ?
La 'Manif pour tous' a recensé 110 bus venant de toute la France. L’association a également affrété 2 TGV provenant de Marseille et d’Occitanie et quelques wagons de 150 à 200 passagers venant de l’ouest. "Les chiffres ne sont pas définitifs", précise Albéric Dumont. "Ils ne tiennent pas compte des covoiturages, très importants cette fois-ci et d’autres bus qui ne nous ont pas encore été remontés." 
Le collectif a distribué 2,5 millions de tracts et a commandé 60.000 drapeaux et 20 000 panneaux. "Nous avons prévu d’équiper de tee-shirts et de mégaphones les participants", indique Albéric Dumont. Le vice-président de La Manif pour tous refuse de se donner un objectif chiffré de participants, mais il affirme avoir dépensé 1 € par manifestants. "La sécurité, les services de secours, les assurances et la sonorisation ont un coût important pour nous", ajoute le responsable de l’organisation de l’événement qui précise que chaque manifestant paiera son billet de transport pour se rendre à Paris.

De grands opposants de l'extension de la PMA seront absents à la manifestationCertains opposants sont laïcs et n’iront pas battre le pavé, estimant que la manifestation – officiellement non confessionnelle – a tout d’un rassemblement catholique. "Il n’est pas question d’être taxé de catho conservateur; ce n’est pas mon monde," se défend l'un d'eux, qui s’interroge toutefois sur le fond : "Que deviennent les pères avec la PMA pour toutes ?"

La crainte de la stigmatisation n’épargne pas non plus la part de catholiques progressistes. "Je suis opposée à la PMA pour toutes. C’est, bien sûr, mon cœur de chrétienne qui parle, mais aussi et surtout mon cœur de mère et de citoyenne", peut-on entendre. Cette dernière avait prévu un week-end en Auvergne et ne modifiera pas son agenda, mais, bien qu'absente, elle insiste : " Si j’étais allée à la manif, je l’aurais fait en "électron libre", sans m’agréger à un mouvement ou une paroisse."

Une jeune grand-mère fataliste explique par ailleurs que manifester n’est pas sa façon d’agir 
: "Je ne suis pas descendue dans la rue en 2013, contre le mariage des personnes de même sexe, je n’irai pas manifester à Paris dimanche… De toutes les façons, les dés sont jetés, la loi passera." Mektoub ?
Une septuagénaire s’inquiète, elle aussi, des effets collatéraux de la manifestation, se demandant quelle image on en retiendra : "Je garde un mauvais souvenir de La Manif pour tous, des conséquences pour les chrétiens, pour l’Eglise, des amalgames.

Comme si la presse visait à dissuader de descendre dans la rue pour faire entendre ses convictions profondes, elle offre, on le voit, une sélection d'opinions réticentes, donnant à croire elles seraient majoritaires. Contrairement à 2012-2013, période lors de laquelle fut débattu le "mariage pour tous", les débats sur la PMA semblent engendrer moins de divisions au sein des communautés chrétiennes qu’il y a sept ans : ils ne sont pas relayés par la presse. Pour cette première mobilisation, les appels à manifester ou les distributions de tracts ne provoquent pas, cette fois-ci, de réelles tensions, mais ne mobilisent pas non plus. Premier bilan, ce soir. 

Plusieurs évêques ont pourtant invité, ces derniers jours, à la vigilance : "Chaque chrétien doit s’engager et les moyens de le faire sont multiples : formation, prière, jeûne", suggère par exemple Mgr Jacques Habert, évêque de Séez (Savoie). Dans plusieurs régions, des veillées de prière ont ainsi été organisées, comme le 26 septembre à la cathédrale Notre-Dame de la Seds, à Toulon (Var), ou le 3 octobre à Villié-Morgon (Rhône). Mais la population n'en est pas informée avant que les actions aient eu lieu...

Cette presse partisane - dont La Croix - ne donne pas la parole aux opposants. Elle se fait l'écho des catholiques réticents ou opposés à "Allons enfants". Des lecteurs de Témoignage chrétien (co-propriété de Le Monde diplomatique, le Groupe La Vie-Le Monde, Bayard Presse, ainsi que Jacques Maillot, Geneviève Laplagne, et Jean-Pierre Mignard) ? On saura que ceux-là ne se reconnaissent pas dans les positions, radicales, selon eux, de l’institution : "Nous n’aimons pas être "contre" et nous voulons que les enfants puissent avoir accès à leur histoire parentale, qu’ils aient un père et une mère", confie, dans La Croix, un catholique politisé qui a d'ailleurs fondé un site pour les fidèles en marge de l’Eglise ! "Pas favorable à la PMA", il considère que les catholiques ne sont en rupture avec la société comme il peut l'être lui-même de l'Eglise: il ressort les affaires de pédophilie, comme si elles n'étaient pas pareillement à déplorer en milieu laïc, celui de l'éducation ou du para-scolaire, tout en sachant que les cas les plus nombreux sont recensés dans le milieu familial. 

Beaucoup pensent déjà à l’après 6-octobre. 
Au travail de sensibilisation, d’accompagnement : "Ce n’est pas parce qu’une loi passe, que la liberté de conscience est amoindrie… Chacun reste libre de choisir et décider", raconte une femme, pleine d'illusions ou de complicité avec Jean-Louis Touraine, l'un des porteurs du projet, un franc-maçon
Une autre se flatte de sa capacité à se projeter dans le plus long terme : "Il faudrait éduquer les générations à venir pour qu’elles soient moins dans le “j’ai droit à”, qu’elles soient davantage responsables." Une adepte de la prévention...
On a aussi une cheffe d’établissement scolaire - anonyme - qui s’inquiète : "Nous devons dès aujourd’hui être prêts à accueillir les enfants nés de PMA pratiquées par des femmes seules ou des couples de femmes. Ils sont déjà là." Ce qui se fait déjà !...

Agenda à venir

Dimanche 6 octobre : manifestations à Paris et dans toute la France du collectif « marchons enfants » contre la loi de bioéthique 
9 octobre : fin de l’examen en première lecture de la loi de bioéthique à l’Assemblée
15 octobre : vote solennel de la loi bioéthique à l’Assemblée


lundi 21 novembre 2016

Primaire à droite: en désignant Fillon, les votants soutiennent la famille hétéro

Fillon à fond contre la casse de la famille

Les amalgames visent le champion du premier tour de la primaire


Fillon ne compte pas remettre le mariage pour tous sur le tapis, mais il veut supprimer l'adoption plénière pour les homos. Parce qu'il entend protéger la familleil y a 34 ans, alors qu'il avait 33 ans, Fillon a certes voté  contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1982, puis s’est opposé au Pacs et au mariage homosexuel, mais les caricaturistes partisans l'accusent de vouloir détricoter la loi Taubira qui a ouvert le mariage et l’adoption aux personnes du même sexe.

François Fillon se contentera de supprimer la possibilité d’adoptions plénières pour les parents homosexuels. D’abord, il insiste pour que ces adoptions "plénières" – qui effacent les filiations précédant l’adoption – soient réservées aux seuls hétérosexuels. Son projet fera que les homos devront donc considérer que les "adoptions simples", soit de l’enfant de leur conjoint, soit à l’étranger, sont une tolérance suffisante en direction de leur demande de procréation. 
Leur problème se situe plutôt dans le fait que de moins en moins d’enfants sont adoptables à l’international. En 2015, seuls 815 enfants venus de l’étranger ont pu être adoptés par des familles françaises - en sorte d'éviter le commerce des enfants - face à 18.000 familles "agréées" en attente. Tous les ans, depuis cinq ans, le nombre d’enfants qui peuvent être adoptés ne cesse de chuter (de 24% en 2015 par rapport à 2014 [les chiffres officiels, dans le meilleur des cas, datent en fait de 2011...] ). Les pays pourvoyeurs ont aussi compris que la fuite des enfants vers l'Occident constitue une hypothèque sur leur propre développement à venir. 

Pour pouvoir adopter un enfant à l’étranger, il faut à la fois que la loi du pays de l’enfant et la loi française le permettent. 
Ensuite la démarche est accompagnée soit par l’Agence française de l’adoption (AFA) soit par par un organisme autorisé par l’adoption (OAA) habilité dans votre département de résidence. Or, les entraves administratives se multiplient. Ainsi, la demande de l’association Passerelle, organisme autorisé pour l’adoption internationale, l’habilitation de cet organisme pour l’Éthiopie lui a été retirée par le ministre des affaires étrangères et du développement international (arrêté du 9 mai 2016 publié au Journal officiel le 18 mai 2016)
Libération maquille la vérité 
Image du profil Twitter
de la journaliste militante
A la différence de Catherine Mallaval qui tait certains faits (je lui communique le lien!) le gouvernement admet que le nombre de personnes qui font une demande pour adopter un enfant, après avoir presque doublé en 15 ans, tend à diminuer (- 7 % entre 2009 et 2010).Aujourd’hui, l’adoption internationale représente plus de 80 % de l’adoption en France (soit 3 504 enfants adoptés à l’étranger). La France est le troisième Etat d’accueil d’enfants adoptés à l’étranger, après les Etats-Unis et l’Italie.
Parmi ceux et celles qui revendiquent une offre plus grande d'adoptions, les homos ne seraient pas les principaux demandeurs. C'est en tout cas ce que prétendent leurs soutiens. Il n'existe pas de nombre spécifique aux adoptions homoparentales et la journaliste de Libération ne s'en plaint pas. Cependant, une étude de 2011 de l'Insee, publiée en 2013 estime à 100.000 (à la louche) le nombre de couples de même sexe en France et à 10 %, le nombre de ces couples vivant avec un enfant ; soit 10.000 enfants vivant dans une famille homoparentale. Certains pays refusant farouchement de confier des enfants à des gays et des lesbiennes (c’est le cas au Burkina Faso, en Chine, au Cambodge, au Chili, en RDC, en Indonésie ou encore en Ukraine): Fillon n'y peut rien !

Mais pour la gauche Fillon est devenu l'homme à abattre

Libération reproche au champion de la droite de ne pas jeter d'anathèmes.
Se positionnant aux côtés des associations LGBT, Mallaval l'accuse de "brosser, dans le sens du poil, les amis de la Manif pour tous et les militants de Sens commun". 
"A la trappe les adoptions plénières pour les homosexuels. Au panier la circulaire Taubira qui permet aux enfants nés de gestation pour autrui à l’étranger d'être reconnus par l'état civil. Hors de question d’ouvrir la procréation médicalement assistée [PMA] aux lesbiennes (sujet que le gouvernement Hollande a aussi abandonné en rase campagne: "à la trappe, au panier", sans qu'elle en fasse plusieurs articles !). Et puis tiens, pourquoi ne pas quitter la CEDH [élucubration de journaliste perdant tout... "sens commun"], cette Cour européenne des droits de l’homme qui, souvent [préjugé favorable], fait avancer le droit quand l’Hexagone se recroqueville sur des positions conservatrices. Notamment quand il s’agit de ne pas faire des enfants nés de GPA des sous-citoyens ne figurant pas sur les livrets de famille…" Ce n'est pas un tract mais la prose de la journaliste
Dans la même droite ligne, écrit Mallaval, François Fillon s’est exprimé contre la possibilité d’ouvrir les techniques de procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes, et notamment l’insémination artificielle avec donneur [dont l'anonymat est protégé de la légitime curiosité de l'enfant né(e) par PMA]
Il s’est également farouchement [sic] opposé [en d'autres temps] à la gestation pour autrui (GPA) qui peut permettre à des couples gays de devenir parents. Il est en outre cosignataire d’une proposition de loi (rejetée) visant à interdire encore davantage la GPA… "Si ça sent pas [grammaire !] la suprématie de la bonne petite famille hétéro, ça," raille C. Mallaval…
 Libération prend fait et cause pour les LGBT et pour JuppéPour l’association GayLib (mouvement associé à l’UDI, regroupant les LGBT de droite et de centre droit), l’affaire est entendue : il faut voter pour Alain Juppé [ce n'est pas une citation, mis une incitation de Mallaval], qui "saura garantir le respect des Français dans leur diversité". Et de poursuivre : "Quelle France voulons-nous pour demain ? La vision de François Fillon de la France est dépassée, dogmatique, influencée, et clairement hostile aux personnes LGBT." Et de rappeler que le candidat a, par le passé, "voté contre la dépénalisation de l’homosexualité, contre le pacs, contre le mariage pour tous…" [Enfin retrouve-t-on ici les références de la journaliste qui se positionne avant ses sources] Voilà qui est clair. [pour la journaliste en campagne].
Ce n'est d'ailleurs pas fini: avec sa courtoisie de journaliste, l'instrumentaliste sort enfin le point de vue d'Inter-LGBT qu'elle s'était également appropriée plus haut: du côté de l'association [qu'elle se garde d'étiqueter proche de la FSU et de l'UNEF ou de Homosexualités et socialisme (HES), "si l’on se garde d’appeler clairement à un vote Juppé, on rappelle cependant que ce dernier "«affirme ne pas vouloir réécrire la loi sur l’adoption pour les couples de même sexe et s’est engagé en faveur de la lutte contre le sida dans une tribune du 16 septembre". Là où, "en revanche, François Fillon veut réécrire la loi Taubira et supprimer l’adoption plénière pour les couples de même sexe".
Enfin, la politique familiale de Fillon mettra résolument un termes aux discriminations établies par le gouvernement Hollande.

L’ex-Premier ministre propose de rétablir l’universalité des allocations familiales. Il portera le plafond du quotient familial à 3.000 euros. "La famille est le fondement de notre société, et il ne saurait être question que les familles soient pénalisées par une politique fiscale injuste à leur encontre", a-t-il fréquemment rappelé. 

vendredi 14 octobre 2016

Dimanche 16, "La Manif pour tous" réaffirmera sa détermination

"La Manif pour tous" compte rassembler "plus que jamais" lors de sa marche à Paris

La Manif pour tous, qui a réuni des centaines de milliers de personnes contre le mariage homosexuel en 2013, rassemble "plus que jamais"
C'est la conviction exprimée jeudi par Ludovine de La Rochère, présidente du mouvement de défense de la famille "La Manif Pour Tous", à la veille de la manifestation prévue dimanche 16 octobre à Paris. Le mouvement "rassemble très largement, un collectif large, plus large que jamais", a affirmé Ludovine de la Rochère, entourée d'une demi-douzaine de représentants d'associations "historiques" ou "nées dans (son) sillage".  
Il a même "un bel avenir, car les familles sont déstabilisées", a-t-elle poursuivi lors d'une conférence de presse. 

Les mots d'ordre de la manifestation sont notamment la dénonciation de la "PMA (procréation médicalement assistée) sans père", le "scandale de la GPA" (gestation pour autrui), la "diffusion du genre", la "casse de la politique familiale", les "menaces sur la liberté éducative"

Signe de l'intérêt pour la marche de dimanche, qualifiée de "journée de la famille et de l'enfant", des tracts ont dû être réimprimés, alors qu'un grande nombre avaient déjà été fabriqués. Les affiches ont également été épuisées, du fait d'une campagne de collage massive.
Marée bleu blanc rose
Le dimanche 16 octobre sera une journée de mobilisation pour la famille et avec les familles. Une nouvelle marée bleu blanc rose est attendue pour exprimer avec détermination et enthousiasme son attachement viscéral à la famille. Car les Français savent pertinemment que seule la famille répond aux besoins fondamentaux de l’enfant, lui permet de découvrir les générations qui le précèdent et lui apportent les toutes premières fondations de sa construction personnelle, aussi bien sur le plan affectif que biologique, psychique, social, culturel, etc. « Nous devons rappeler au Président et au gouvernement que l’enfant dépend entièrement de la famille, qu’elle est la cellule de base de notre société et le cœur de notre identité personnelle et collective » explique Ludovine de La Rochère, Présidente de La Manif Pour Tous. « Il faut non seulement mettre un terme à la casse sociétale, mais aussi poser les bases d’une politique de reconstruction de la famille. Le mouvement social qui s’est levé il y a 4 ans entend donc continuer à peser pour faire respecter l’intérêt supérieur de l’enfant et pour faire gagner la famille » poursuit-elle. Libre et indépendante, La Manif Pour Tous s’adresse à tous les Français. Comme lors de toutes les précédentes manifestations, un carré sera mis à disposition des élus et leaders politiques. Ce sera l’occasion pour eux d’exprimer leur vision et leur ambition pour la famille, par essence premier lieu d’éducation, de fraternité, de solidarité et tremplin vers l’avenir.
Le défilé parisien sera un test pour le mouvement créé en 2012 

en opposition au mariage homosexuel, qui avait attiré pour sa dernière manifestation, en octobre 2014, 70.000 personnes selon la police, 500.000 selon les organisateurs
En 2013, au plus fort de la contestation contre le projet de loi Taubira ouvrant le mariage aux couples homosexuels, plusieurs centaines de milliers de personnes avaient manifesté à Paris (de 340.000 à 800.000 personnes en janvier 2013, de 300.000 à 1,4 million en mars 2013).
Sur le parcours du cortège qui reliera la porte Dauphine au Trocadéro, les participants seront "filtrés" par La Manif pour tous. Elle organisera "des points de contrôle et de préfiltrage", pour "garantir à tous les manifestants l'aspect familial" de la marche.
"Toutes nos équipes sont d’ores et déjà mobilisées", explique Albéric Dumont, coordinateur général de La Manif Pour Tous. "L’organisation des transports pour venir à Paris est en cours dans les régions. Les tractages et les collages commenceront dès les prochains jours et vont s’amplifier à la rentrée. La mobilisation est au rendez-vous pour stopper les tentatives de déconstruction de la filiation et de la famille " conclut-il.

dimanche 29 novembre 2015

Allusion au-dessous de la ceinture de Valls, premier ministre dominateur, à Macron, ministre insoumis

Le gouvernement Valls à un niveau de chiotte des garçons

Le Premier ministre s’est récemment permis une remontrance aussi acerbe que graveleuse à l'endroit du ministre de l’Economie

On les dit en froid et les deux hommes continuent en effet de se vanner comme des puceaux de collège unique que l'on dit égalitaire. Ainsi  Le Canard Enchaîné de mercredi a-t-il rapporté à la maîtresse que le petit Manu Valls a taquiné Emmanuel Macron où ça peut chatouiller mais où ça a fait mal à son petit camarade. Lors d’une séance de questions au gouvernement au début du mois, le chef du gouvernement se serait ainsi approché du ministre de l’Economie pour rebondir sur les propos qu’il avait tenus quelques heures plus tôt au micro d’Europe 1 et qui ne lui avaient visiblement pas plu.

"Et ton zizi, il est atone ?"
Alors que sur Europe 1 le 10 novembre dernier, le ministre de l’Economie avait avoué ses inquiétudes de voir la croissance rester "atone" en 2016, soit comprise entre 1% et 1,2%, le premier ministre lui a demandé tout de go : "Et ton zizi ? Il est atone ?" Une agression d'ado inquiet ou d'adulte régressif reprenant certes un aveu du ministre, mais sans lien avec la politique. Mais, loin de se dégonfler, Emmanuel Macron ne se serait pas retenu et lui aurait alors lâché une salve, sur le même ton de l’humour au premier degré : "Heureusement qu’il n’est pas comme la courbe du taux de croissance"...

Cet échange viril n'est pas fait pour raffermir la cohésion gouvernementale

Valls n'a pas avalé
l'aveu de Macron
Le Canard rapporte que leurs entourages respectifs en ont fait des gorges chaudes. La provocation à un concours de celui qui, du quinqua ou du trentenaire, pisse le plus loin a déjà fait le tour de Bercy et de l’Assemblée, sans atteindre Le Monde, ni éclabousser Libération. 

Riposte de la presse aux ordres du gouvernement
C'est pas Valls qui a commencé ! 
Le Premier ministre n’est pas le seul politique à avoir récemment osé une agression sous la ceinture en public. En avril 2014, lors d’une visite à l’usine du fabricant de pneumatiques Michelin à Clermont-Ferrand, François Hollande avait lâché : "L'idée de ce déplacement, elle est venue d'une visite que j'avais faite (...) au salon de l'Auto. Le président Sénard [le président de Michelin] m'avait pris... Enfin, tout à fait correctement, avec beaucoup d'égards. Et m'avait dit : 'ce serait un jour heureux si vous vouliez venir ici' ".
Les socialistes ont-ils transformé l'Elysée en corps de garde lors des conseils des ministres ?

On peut en effet compter sur la grivoise Taubira
Avec un "petit bout", cette spécialiste peut dégeler les atmosphères les plus tendues, comme dans la 'chambre' des députés où la poétesse communautaire étalonne ses interlocuteurs, tel Philippe Gosselin (UMP), lors d'ébats parlementaires sur le mariage entre personnes du même sexe, en février 2013:

Lors d’un autre petit exercice oral en public à l'Assemblée nationale, la ministre de la Justice a en effet déclenché l'hilarité des députés de gauche comme de droite quand la gourmande a entrepris le député des Républicains Eric Ciotti, estimant que "cet hémicycle tout entier a constaté à quel point je vous obsède" et assurant que "si c'était du temps de ma fringante jeunesse, j'aurais supposé un sentiment contrarié !" chez le président du Conseil départemental des Alpes maritimes:

Michel Sapin, ministre impuissant des Finances, n'a pas cherché à contenir un rire gras
qui n'irrita pas ses lèvres gercées par la seule courbe bien dressée du gouvernement, celle du chômage.

samedi 4 octobre 2014

La Manif pour tous manifeste pour la défense de la famille, le 5 octobre

La Manif pour tous, des Français demandent à être entendus

Deux manifestations sont prévues à Paris et à Bordeaux pour la famille et contre la GPA.
Comment faire: lien
Les opposants pacifistes à la PMA, la GPA et au genre qui menacent l'équilibre de la famille sont appelés à manifester dimanche, moins d'un an et demi après la promulgation de la loi Taubira et le premier mariage gay, et huit mois après son dernier défilé.
Les organisateurs de La Manif pour tous (MPT) vous attendent 
à Paris entre la porte Dauphine et Montparnasse (13 heures) 
et à Bordeaux autour de la place des Quinconces (14 heures).

"C'était évident et nous l'avions annoncé : après le mariage pour tous, voilà la PMA, la GPA, le genre", dénonce un tract distribué à 1,6 million d'exemplaires. Procréation médicalement assistée, gestation pour autrui et prétendue théorie du genre niant les différences entre les sexes : voilà les nouveaux objectifs de la MPT. 
À Paris, deux banderoles ouvriront le cortège : 
"L'humain n'est pas une marchandise" 
et 
"Pour l'abolition universelle de la GPA"
"La GPA doit être combattue à tout prix", insiste -pendant qu'il est temps -Ludovine de la Rochère, présidente de ce mouvement né en 2012 contre le mariage entre personnes de même sexe, malgré le Pacs.

L’organisation All Out ne craint pas de provoquer des affrontements

Ces activistes ont
décidé de s'opposer à la Manif pour tous
avec une pétition en ligne, histoire de mobiliser les professionnels de la manif pour l’égalité des droits, quels qu'ils soient. "Si nous rassemblons 200.000 Français pour l'égalité avec une pétition géante, l'équipe d'All Out en France ira remettre [la pétition] aux politiques, sur les plateaux télé et même pendant la manifestation anti."
 
Avec 210.000 signatures supposées indiscutables (recueillies dans le monde entier et non pas seulement auprès de Français), All Out a rencontré Laurence Rossignol, féministe active et étrangement secrétaire d’État chargée de la Famille, ce vendredi matin. "Cette pétition montre l’incroyable énergie qui règne partout en France pour faire gagner l’amour et l’égalité", commente Guillaume Bonnet, directeur de campagne en France pour All Out dans le "Nouvel Observateur". "Pour les Français, défendre leur famille, c’est défendre toutes les familles", estime-t-il. "Une famille est fondée sur l’amour, qu’elle soit homoparentale, monoparentale, recomposée ou divorcée. Il n’y a pas de définition unique et c’est cela que nous voulons protéger", insiste-t-il. 

Les fondateurs de ce mouvement internationaliste, André Banks et Jérémy Heimans, ont conçu All Out alors même qu’ils fondaient Purpose, une société d’intérêt public de droit étranger qui  rassemble des experts et praticiens du de l'agitprop dans le monde entier pour financer, lancer de nouvelles organisations dédiées aux mouvements sociaux.

Les préfectures autorisent les confrontations.
Parce que les rassemblements de La Manif pour tous soient annoncés de longue date, la riposte de All Out (en français, "par tous les moyens"!, véritable volonté d'en découdre, une inquiétante menace, donc), le même jour, sur la place de la République à Paris est une grave provocation. 1.800 personnes annoncent leur participation sur Facebook. "Nous ne sommes pas dans la convocation du nombre : notre mobilisation a pour but de mettre les visages des familles françaises, dans toute leur diversité", explique Guillaume Bonnet. "Il s’agit de compléter la mobilisation citoyenne en ligne."
Les forces de l'ordre devront garder la tête froide et traiter les parties équitablement.

Plusieurs dizaines de députés et de sénateurs défileront dimanche. 

Les élus de droite se mobilisent.
 
Alors que François Fillon et Alain Juppé ne comptent pas s'exposer en remettant en cause l'union des couples homosexuels et en s'affichant dimanche, une quarantaine de députés et de sénateurs participeront à la "Manif pour tous", pour protester contre la GPA et l'adoption par des couples d'homosexuels d'enfants conçus par PMA. Ainsi, une rencontre entre plusieurs dizaines d'élus UMP et Ludovine de la Rochère, la présidente du mouvement, a eu lieu mercredi à l'Assemblée Nationale, alors que la réforme du congé parental, donne du grain à moudre à la Manif pour tous

Contre-disant la désinformation de la presse qui assure que les ténors seront absents, Hervé Mariton, candidat à la présidence de l'UMP ou encore Henri Guaino figurent parmi les élus de droite qui ont prévu de défiler dans les rues de Paris. L'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy s'élève en effet contre "la marchandisation totale des corps et des enfants." Le député UMP explique : " On est en train de détruire la politique familiale. Trop c'est trop, ces attaques contre la famille et la filiation sont insupportables."

Laurent Wauquiez, autre ténor, devrait y être. L'ex-ministre a d'ailleurs affirmé vouloir "abroger la loi Taubira" sur LCI, la semaine dernière. Le député, un proche de Nicolas Sarkozy, se prononce également "contre la PMA et la GPA".

vendredi 3 octobre 2014

Xavier Bertrand présent à la Manif pour Tous, ce dimanche 5 octobre 2014, à Paris et Bordeaux

Xavier Bertrand explique pourquoi il faut participer à la Manif Pour Tous du 5 octobre

L'ancien ministre a déjà participé aux mobilisations de la Manif Pour Tous
 
Le député et ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé était aux côtés des Français vigilants le 26 Mai 2013, comme lors des manifestations nationales des 13 Janvier (ci-contre, avec 800.000 personnes) et 24 Mars 2014 qui avaient réuni chacune 1 million de manifestants. Il manifestera pour alerter le gouvernement contre les effets pervers de ses projets de PMA/GPA. Il rappelait alors que la priorité est le combat économique et que le gouvernement doit changer de politique.

Nicolas Sarkozy donne la parole aux Français sur la question du "mariage pour tous". Quelle est votre position ?
Je n’ai plus peur des mots : réécriture, abrogation, c’est la même chose. S’il faut dire abrogation, ce sera abrogation. Personnellement, je regrette que nous n’ayons pas tenu nos engagements de 2007 quand nous avions dit que nous ferions évoluer le pacs. Si nous l’avions vraiment fait évoluer vers une union civile avec des droits largement plus complets que dans le pacs et célébrer en mairie, nous n’aurions pas eu ce débat en 2012 et ce pas franchi avec le “mariage pour tous”. Disons-le très clairement : l’union des couples homosexuels, j’y suis favorable. Mais je ne me résous pas à voir les règles de la filiation bouleversées à ce point. Je suis contre l’adoption [par des couples homosexuels], la PMA et bien sûr la GPA. Sur ces questions-là, je n’ai pas peur d’utiliser le terme “abroger”, mais je précise aussitôt qu’il ne s’agit pas de revenir à la situation antérieure ni de “démarier” les personnes concernées ou de “désadopter” les enfants adoptés entre la promulgation de la loi Taubira et son abrogation.

Reste que vous êtes de plus en plus isolé sur cette position ?

Quand j’entends certains de mes amis dire qu’on ne pourra pas revenir sur cette loi parce qu’elle est entrée dans les moeurs, je ne m’étonne plus que beaucoup se détournent de la politique. Si on part du principe que ce que la gauche a voté correspond au sens de l’histoire et qu’on n’y peut rien, alors j’arrête de faire de la politique ! Cela voudrait dire qu’on n’a plus aucun pouvoir. Cela traduirait aussi une sorte de victoire idéologique de la gauche. 
Il y en a marre de cette droite qui s’excuse en permanence, soit de ne pas avoir fait, soit de ne pas pouvoir faire. La gauche ne s’est jamais gênée pour revenir sur des mesures que nous avions votées.

samedi 28 juin 2014

Gay Pride: les militants s'en prennent à Hidalgo et aux hypocrites du PS

Impatience des gays: plus que deux ans pour avoir tout, mariage et PA

Les lesbiennes comptent sur une sympathisante: Anne Hidalgo


Elles trépignent, pancartes en main, réclamant la PMA pour toutes les femmes, des drapeaux arc-en-ciel et de la musique: la Gay Pride a débuté samedi à Paris dans une ambiance aussi revendicative que festive, sous une pluie battante.
La Marche des fiertés 2013 s'était déjà choisie un mot d'ordre "offensif" mais elle reste revendicative en 2014deux mois après le vote de la loi sur le mariage entre personnes du même sexe. 

"Allons au bout de l'égalité !" 

"La France a enfin repris le chemin de l'égalité, se félicite l'Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), mais la marche ne s'est pas cantonnée à la célébration de la loi. Le législateur doit tenir l'ensemble des engagements que le candidat Hollande a pris pendant la campagne présidentielle: ouverture de la PMA à toutes, lutte contre les discriminations et droits des transsexuels, il y a encore beaucoup à faire."

La maire de Paris Anne Hidalgo a été légèrement chahutée par une poignée de femmes, venues manifester leur colère.

Marche des fiertés 2013,
avec Delanoë et Hidalgo
"A coup de "PS dégage", ces militantes lesbiennes ont dénoncé la présence de socialistes dans le carré de tête de la manifestation
Pour elles, "ces élus PS appartiennent à un gouvernement hypocrite, qui refuse de légaliser la GPA (gestation pour autrui) et la PMA (procréation médicalement assistée)".

Gay Pride à Paris : Anne Hidalgo chahutée dans le cortège par leparisien



jeudi 3 avril 2014

Prolongation de Taubira: dans la violence, Valls fait évacuer des Sentinelles de la place Vendôme

Pendant le changement (de gouvernement), la répression continue !

En  protestation contre la reconduction de la garde des Sceaux dans ses fonctions
,

des manifestants se sont rassemblés mercredi soir devant le ministère de la Justice.

Provoqués par le retour de Christiane Taubira au poste de garde des Sceauxplusieurs centaines de manifestants réunis à l'appel de la Manif pour Tous se sont regroupés mercredi soir aux abords du ministère de la Justice. 

Cinq personnes ont été interpellées, indique la préfecture de police de Paris. "La manifestation était non déclarée", et les manifestants "empêchaient l'entrée et la sortie de la place Vendôme", s'est justifié un porte-parole de la PP.Les protestataires ont été violemment repoussées par les forces de l'ordre, avant de gagner l'Assemblée Nationale.


"Une véritable provocation pour tout ce qui touche à la famille"

Parmi eux, l'ancienne ministre Christine Boutin, fervente opposante à la loi ouvrant le mariage aux homosexuels. "Nous voulons montrer que pour un certain nombre de gens, le maintien de Christiane Taubira au ministère de la Justice est une véritable provocation pour tout ce qui touche à la famille", a-t-elle estimé. "Ce que nous souhaitons, c'est que la loi sur le mariage gay soit abrogée", a-t-elle ajouté, soulignant que les Français ont "répondu de façon très claire dimanche dernier dans les urnes" aux réformes sociétales qui leur sont imposées.


Nouveau gouvernement, même répression aveugle et vaine

Les forces de l'ordre ont expulsé manu militari une centaine de Sentinelles, des manifestants pacifiques réunis mercredi soir place Vendôme et qui n'entravaient en rien la circulation, contrairement à ce qu'affirme un article paru ce mercredi soir sur le site du journal socialiste Le Monde,coupable de faux témoignage

Une quantité disproportionnée de forces de l'ordre et une nervosité qui ne présagent rien de bon pour les mois à venir sous ce premier gouvernement Valls.

Rareté des places de parking
Le message de mobilisation avait commencé à circuler en début d'après-midi que via les réseaux sociaux : "Au vu de l'actualité politique, on annonce des #Sentinelles place Vendôme ce soir, pour montrer qu'on ne lâche rien. Les Sentinelles seront encore et toujours debout pour défendre la Famille et lutter contre l'injustice et les mensonges de nos gouvernants. N'hésitez pas à les rejoindre, même un court moment." Finalement, les personnes mobilisées se seront retrouvées sur place face à des forces de police toujours aussi impressionnantes et fébriles"Voulant aller place Vendôme, où nous souhaitions faire une belle opération de Sentinelles, nous avons trouvé la place fermée et les lieux occupés par les CRS et les gendarmes en nombre, explique Chantal Desmoulins-Lebeault, responsable AFC du Val-de-Marne. Ils étaient assez nerveux. Nous ne sommes restés qu'une petite heure car la tension montait. D'autres ont poursuivi la soirée à l'Assemblée Nationale."

Au final, cinq Sentinelles ont été retenues au commissariat rue de l'Évangile et y sont convoquées ce jeudi pour un délit tout aussi imaginaire qu'à l'habitude : entrave à la circulation sur une place que voitures et scooters traversaient sans peine. Une femme blessée par un coup de matraque aurait être conduite à l'hôpital.

L'accès à la place Vendôme ayant été rapidement bloqué, certaines des Sentinelles ont choisi de migrer vers le siège du Grand Orient de France pour réclamer avec humour "la séparation de la franc-maçonnerie et de l'Etat", nombre de membres du gouvernement étant maçons au sein de cette obédience, à commencer par Manuel Valls.

D'autres ont opté pour l'Assemblée Nationale, aux abords de laquelle un militant a dénombré pas moins de 10 camions de gendarmes, 17 de CRS et un bus de garde à vue… "Des dizaines de camions de CRS ce soir à Vendôme (21h40)", pouvait-on ainsi lire sur Twitter. Une débauche de moyens qui n'est pas sans rappeler les méthodes du précédent ministre de l'Intérieur.

Un "gouvernement de combat" qui se trompe de cible
"La "France apaisée" d'un gouvernement qui n'écoute personne est une France soumise. 
À noter que le député Hervé Mariton est passé à l'Assemblée en fin de soirée témoigner son soutien aux Sentinelles encore présentes sur les lieux.