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jeudi 19 mars 2020

Trop laxiste, la maire de Paris, contrainte de fermer de nouveaux sites

La mairie menace de fermer des sites encore trop fréquentés du fait des mesures molles de  confinement

Rattrapés par leur populisme, Anne Hidalgo, maire PS de Paris, et Didier Lallement, préfet de police, brandissent la menace de mesures supplémentaires

Résultat de recherche d'images pour "marché de la Goutte d'Or"
Le rappel aux Parisiens de rester chez eux pendant l’épidémie de coronavirus est à l'évidence trop peu clair.  
Hidalgo et Lallement ne devraient s'en prendre qu'à eux-mêmes, mais ils pointent des "comportements irresponsables", faute de pédagogie intelligible et  cohérente : annuler un semi-marathon en plein-air, mais autoriser un match de football avec l'Italie dans un stade fermé a eu pour effet de déboussoler la population.
 
Un "appel solennel aux Parisiens à limiter leurs déplacements privés au strict nécessaire" est-il à la hauteur des enjeux ?
C'est un avertissement sans frais, alors que l'épidémie de coronavirus progresse, à la suite d'un confinement assorti de dérogations multiples et incompréhensibles mis en place depuis mardi midiS'ils ne sont pas entendus,  le préfet de police Didier Lallement et la maire de Paris Anne Hidalgo menacent de prendre des mesures plus restrictives.

Les forces de l’ordre vont effectuer des contrôles supplémentaires dans plusieurs secteurs de la capitale
"A l'heure où les personnels soignants se battent jour et nuit pour sauver des vies dans les hôpitaux", ils précisent les consignes : "les sorties liées à l'activité physique, à l'équilibre des enfants, et aux besoins des animaux de compagnie doivent être brèves et à proximité immédiate du domicile".

Au lieu de se remettre en cause, ils pointent "certains comportements inacceptables qui perdurent".
En cause, l'affluence dans certains lieux de Paris où encore trop de personnes profitent du soleil. "Certains secteurs de la capitale restent encore trop fréquentés par des promeneurs et sportifs, en particulier le parc des Rives-de-Seine, le Champ-de-Mars, les Invalides et les bois de Boulogne et Vincennes", souligne le texte.

La préfecture de police a donc dépêché ce jeudi des patrouilles dans ces endroits pour assurer "des contrôles stricts des motifs de déplacement privés". Chaque personne doit présenter une attestation, téléchargeable ici, justifiant sa présence hors de son domicile. 
T
rop de monde dans les marchés parisiens, notamment "populaires".
Or, les réseaux sociaux et la télévision diffusent des scènes de refus d'obtempérer ou des excuses invraisemblables - une habitude prise dès l'enfance dans les établissements scolaires sans respect des autorités - qui  n'entrent pas dans les critères définis.  

Les verbalisations ont été infligées au deuxième jour de confinement: priorité à l'information et à la pédagogie, comme si le Covid-19 attendait. 
Dans certaines zones de Paris et des grandes agglomérations, la police entre moins facilement que le virus. Les contrevenants s'exposent à une amende théorique de 135 euros, mais les policiers doivent subir les menaces physiques des coreligionnaires, proches ou inconnus solidaires et agressifs. 
Des agents de la Ville sont aussi mobilisés pour rappeler les consignes sanitaires, mais chacun vit sa vie depuis des années.

Autre zone de Paris pointée du doigt dans le communiqué : "les marchés les plus fréquentés, notamment dans le nord-est de Paris", localisation vague qui ménage les susceptibilités raciales des habitants. Un travail est en cours pour " améliorer le dispositif de contrôle de la fréquentation" et pour "faire respecter les distances de sécurité entre chaque client". Aveu que les forces de l'ordre ne sont pas en mesure d'accomplir leur mission et que ces communautés -  de la Goutte d'Or à  Barbès (XVIIIe) au XXe arrondissements -  ne comprennent ni ne pratiquent notre langue (notamment les femmes), écrite et même orale , et que d'autres sont juste en opposition idéologique systématique.

Le texte (écrit !) prévient : un nouveau point ( ! ) sera fait vendredi. 
Encore un jour de perdu dans la course de vitesse contre le coronavirus ... 
Et si "cet appel à la responsabilité ne porte pas ses fruits", le préfet de police - qu'on a connu plus radical contre les Gilets Jaunes -  "prendra toutes les mesures utiles pour interdire l'accès aux lieux les plus fréquentés". 
C'est quoi les "mesures utiles" ?

lundi 24 février 2020

GriveauxGate: l'ex-candidat préféré de Macron avait harcelé Taddeo avec une dizaine de sex-tapes

Alexandra de Taddeo estime à 5, voire 10, les sextos qui accablent Griveaux

Elle dispose d'autres pièces à conviction que celles déjà mises en ligne par Pavlenski et impliquant l'ancien candidat LREM à la mairie de Paris

C'est pourquoi Benjamin Griveaux a préféré abandonner avant d'être éclaboussé par d'autres sex-tapes encore plus compromettantes. Selon plusieurs media, dont BFMTV et le JDD, Alexandra de Taddeo aurait en effet reçu entre cinq et dix documents à caractère pornographique de l'ex-amateur de selfies porno et désormais ex-candidat du président Macron à la mairie de Paris.

Selon BFMTV, Alexandra de Taddeo a précisé avoir enregistré quatre des documents reçus de Benjamin Griveaux et les avoir conservés “au cas où”, “si jamais ça se savait”, mais aucunement avec l'intention de nuire au protégé de Macron: se sentait-elle menacée ?

En revanche, alors que Piotr Pavlenski assurait que l’affaire Griveaux n’était "que le début" de révélations de plus grande ampleur, les enquêteurs n’auraient trouvé de trace de vidéo ou de photo d’aucune autre personnalité politique. Aveuglée par sa volonté obsessionnelle de prendre le couple en défaut, la presse se ridiculise en n'imaginant pas que les pièces à conviction puisse être évidemment placées en lieu sûr, à l'étranger.

Les policiers et la justice doivent encore expertiser les ordinateurs et téléphones portables du couple pour tenter de trouver les bombes à retardement qu' Alexandra de Taddeo et Piotr Pavlenski pourraient encore détenir. Une perspective qui hante les nuits de quelque-un(e)s de nos donneurs de leçons.

Qui est instigatrice de la diffusion des sex-tapes?
Résultat de recherche d'images pour "dessin presse sex tapes Griveaux"
Si on se demande à qui profite la diffusion des vidéo-porno, les soupçons se portent sur l'équipe de campagne de la socialiste Anne Hidalgo. A l'époque du fuitage, les sondages plaçaient l'Andalouse en tête, mais talonnée par Griveaux qui bénéficiait du soutien de la majorité et de ses media, ce qui pouvait laisser présager une défaite sur le poteau.

La jeune compagne aggrave encore le cas du harceleur et des candidats de la liste de l'hypocrite en faisant aux enquêteurs cette révélation du nombre des provocations sexuelles de l'ex-porte-parole du gouvernement Philippe, lui-même confronté au harcèlement par son successeur à la mairie du Havre, Luc Lemonnier, accusé d'avoir envoyé plusieurs séries de photos de lui dénudé dans une posture suggestive à des femmes sans leur consentement. Lien PaSiDupes

Or, Piotr Pavlenski, le réfugié politique russe, est un protégé du socialiste Bernard Cazeneuve qui soutient d'Anne Hidalgo
"En même temps", l'Elysée faisait croire par voie de presse spécialisée que l'entourage du président était à ce point investi dans le travail que son activité sexuelle s'en trouvait pénalisée... 
La bassesse de l'ex-socialiste Castaner, ministre de l'Intérieur qui évoque avec malveillance les mariages et divorces successifs de son ex-camarade de parti, Olivier Faure, accréditent l'idée d'une agression sous la ceinture visant la sexualité inhibée du secrétaire général du Parti socialiste, inspirée par une volonté de vengeance contre la machination électorale des soutiens d'Hidalgo.

dimanche 19 janvier 2020

Municipales 2020 : Rachida Dati devient l'alternative à la maire sortante à Paris

Avec +5 points, une percée remarquée de l'ancienne ministre Rachida Dati

L'ex-garde des Sceaux coiffe désormais au poteau les candidats de la majorité présidentielle

Dati-Hidalgo, duel de femmes à Paris


Les candidats de la majorité présidentielle à la mairie de Paris sont en perte de vitesse, à deux mois des élections municipales, selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche, détenu par le groupe LagardèreIl n'empêche que, paradoxalement, Elabe, entreprise commerciale de sondages, continue de valoriser les gains de points supposés d'un Macron dans la tourmente sociale, bien qu'il ne rassemble qu'une trentaine de sympathisants pour lui faire encore confiance. 

La candidate LR Rachida Dati a pris l'ascendant sur sur les deux candidats de la majorité LREM, celui désigné par le président Macron, Benjamin Griveaux, et le dissident, Cédric Villani. 
Au premier tour du scrutin de mars prochain, la maire du 7e arrrondissement de Paris obtiendrait 19 % des votes avec sa liste 'Engagés pour changer Paris', contre 15 % pour Benjamin Griveaux et 13 % pour Cédric Villani, qui vient de recueillir le soutien des Radicaux, ce que le sondage ne prend pas encore en compte
En mai 2019, Paris a pourtant encore attribué près de 33 % des voix à la liste LREM aux élections européennes.

La maire-sortante continue de bénéficier des promesses de 'rasage gratis'.  
Le sondage paraît au moment où la socialiste Anne Hidalgo vient justement de promettre la gratuité des transports aux mineurs de 18 ans, ainsi que la création de 10.000 logements par an, en faveur des classes moyennes. La liste Verts-PS, 'Paris en commun' arriverait ainsi au premier tour avec 25 % des voix, "bien loin devant Rachida Dati" et les autres candidats, selon l'AFP
En mars 2014, face à Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP, 35,64%) sur l'ensemble des 20 arrondissements de Paris, Anne Hidalgo, recueillait 34,40%, bien que première adjointe PS. 

La lente progression des écologistes.
Entre eux s'intercale l'écologiste David Belliard (14 %), soumis à rude concurrence dans un paysage municipal où tous les candidats s'évertuent à verdir leur programme. Anne Hidalgo, qui apparaissait en difficulté il y a un an, après notamment le fiasco de Vélib', creuse son avantage sur ses concurrents. Dans le précédent sondage publié par Ifop courant décembre, elle était déjà en tête avec 22,5 % des intentions de vote. Benjamin Griveaux (17 %) et Rachida Dati (17 %) étaient au coude à coude devant Cédric Villani (14 %) et David Belliard (12,5 %).

Les ralliements n'ont pas tous été annoncés

L'enquête Ifop pour le JDD et Sud Radio est publiée après le ralliement à Benjamin Griveaux du candidat de centre droit Pierre-Yves Bournazel. 
Les sondeurs ont toutefois testé l'hypothèse du maintien de la girouette Bournazel (Agir!, jusqu'ici en partenariat avec LREM, le MoDem et... le Mouvement Radical) et  la pirouette de l'élu juppéiste du 18e arrondissement fait gagner 2 points à Rachida Dati (17 %), tandis qu'elle en fait perdre 1 (16 %) à Benjamin Griveaux, à l'inverse de Cédric Villani (12 %), et surtout David Belliard qui en cède 1,5 (14 %). 

Mais l'impact du ralliement des Radicaux à Villani échappe au sondage IFOP.
Ce dimanche 19 janvier, les Radicaux ont quitté Hidalgo pour Villani, ce que le sondage IFOP réalisé du 13 au 17 janvier 2020 ne prend pas encore en compte. Un prochain sondage indiquera si la préférence des Radicaux fait tomber Hidalgo à 23% et monter Dati à 21%... Sans intégrer la marge d'erreur !

Aux extrêmes, les listes LFI de Danielle Simonnet et RN de Serge Ferdebusch obtiendraient chacune 5 % dans tous les cas de figure. Au second tour et dans l'état actuel des alliances à la date du 17 janvier,, une liste d'union hypothétique entre les listes Hidalgo et Belliard l'emporterait avec 41 % devant celle de Rachida Dati (22 %), suivie de Benjamin Griveaux (20 %) et de Cédric Villani (17 %), des scores qui ne sont déjà plus fiables.

L'enquête de l'IFOP publiée ce 19 janvier a été réalisée en ligne du 13 au 17 janvier auprès de 1 102 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 5 janvier 2020

Hidalgo offre la gratuité des transports pour les -18 ans à Paris contre deux bulletins de vote socialiste

Mesure de politique politicienne, chantage et abus de pouvoir de la maire-sortante

Si elle est réélue en mars, la maire de Paris Anne Hidalgo offrira la gratuité des transports en commun aux moins de 18 ans à Paris

Ils ne disent pas si les parents devront donner la preuve de leur vote socialiste.
"L'un des grands marqueurs du mandat, c'est le changement de paradigme sur les mobilités. C'est pourquoi Anne Hidalgo annoncera l'extension de la gratuité des transports en commun pour tous les Parisiens de moins de 18  ans", a déclaré son premier-adjoint Emmanuel Grégoire au Journal du Dimanche. 

Achètera-t-elle aussi les votes des parents à qui Hollande a sucré les allocations familiales et baissé le quotient familial ? 
"Cette mesure, que nous avons travaillée avec les communistes parisiens, sera mise en œuvre dans les mois qui viennent si les Parisiens décident de poursuivre avec nous", a-t-il osé indiqué, précisant que cette proposition consisterait en une "carte Navigo gratuite, sans avance à débourser".

"Nous allons chercher un nouveau système avec Ile-de-France Mobilités", l'autorité organisatrice des transports dans la région, a ajouté E. Grégoire, en promettant d'autres "annonces fortes" dans le domaine des transports.

Si Mme Hidalgo n'est pour l'heure pas postulante à sa réélection, Grégoire a d'ores et déjà été désigné pour diriger sa campagne. "Nous organisons tout en amont pour qu'Anne Hidalgo puisse être officiellement candidate à la mi-janvier", a-t-il déclaré.
"Chacun a compris qu'il n'y a pas beaucoup de suspense, et qu'elle est concentrée sur sa mission de maire le plus longtemps possible", a poursuivi son premier adjoint, lequel a officiellement décroché de sa fonction à la Mairie.

Hidalgo a d'autres propositions dans son sac

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Elle devrait annoncer la création de phalanstères, telle cette "sorte de coopérative agricole pour sécuriser l'approvisionnement" en amont des cantines scolaires. Et "en aval, l'organisation du zéro déchet, en partenariat avec des acteurs associatifs", a précisé Grégoire.

Tout en tenant pour "certaine et nécessaire" une alliance avec le candidat EELV David Belliard entre les deux tours, Grégoire a envoyé un signal fort aux écologistes sur qui est le chef avec une pique acérée contre leur "résistance à la construction" de logements. 
"J'y vois la convergence d'un conservatisme pseudo-écologiste [des Verts parisiens] qui consiste in fine à plonger la ville dans le formol et d'un conservatisme réactionnaire anti-logements sociaux", a-t-il grincé. "Si on appliquait tout ce qu'ils proposent, Paris deviendrait une ville d'ultra-riches, hyper-gentrifiée", a-t-il encore lâché.

mercredi 11 décembre 2019

Municipales : Rachida Dati fait jeu égal avec Benjamin Griveaux à Paris

L'étau se resserre autour du candidat de l'Elysée

Le candidat LREM dissident Cédric Villani 
gagne deux points
 

Le député gagne du terrain et se rapproche du trio de tête, selon un nouveau sondage à l’Ifop, diffusé par Le Point.  

Le candidat désigné par La République en marche (LEM), Benjamin Griveaux, est sondé à 17% (+1), mais peine toujours face à la concurrence du député LREM entré en dissidence, Cédric Villani. Celui-ci est crédité de 14% des suffrages, soit deux points de plus qu’un précédent sondage Ifop réalisé début novembre.

Pas encore officiellement candidate, la maire-sortante ne caracole plus en tête.
La maire socialiste devance les macronistes divisés : Anne Hidalgo est créditée de 22.5% des voix (+0.5) dans ce sondage Ifop commandé par Cédric Villani pour faire taire la désinformation orchestrée depuis l'Elysée.

Rachida Dati, la candidate des Républicains, progresse nettement

Avec 17% (+1), l’ex-ministre de la Justice pourrait devancer Benjamin Griveaux dans plusieurs arrondissements, voire à la Mairie de Paris, au vu de sa dynamique. "On voit se dessiner une légère [?] dynamique en faveur de Rachida Dati, qui passe en quelques semaines de 14 (sondage Ifop publié en septembre dernier) à 17 points d’intention de vote, preuve que la droite existe toujours à Paris. 
Elle engrange logiquement d’ailleurs une bonne part des voix du candidat UMP à la présidentielle de 2017, qui penchait jusqu’alors plutôt en faveur de Benjamin Griveaux", estime Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’IFOP cité par Le Point.

L’enquête fait également état du début de campagne difficile du candidat écologiste, David Belliard. 
Avec 12.5%, il perd trois points par rapport à la précédente vague et ne conserve pas les espoirs soulevés par les Européennes : il est très éloigné du score réalisé par EELV au printemps dernier (19.89% à Paris). Il est toutefois en mesure de se qualifier dans plusieurs arrondissements : il suffit d'obtenir 10% des suffrages exprimés.

Ce qui soulève le sujet des triangulaires. "Si ces niveaux se maintenaient, on peut tout à fait imaginer une inflation de triangulaires, quadrangulaires, voire de pentagulaires, parmi les dix-sept élections qui font l’élection du maire de Paris", souligne Frédéric Dabi. Dès lors, difficile de pronostiquer le nom du prochain maire de Paris, mais il serait de gauche et Paris passerait à côté d'une opportunité d'alternance.

VOIR et ENTENDRE Rachida Dati dézinguer Benjamin Griveaux aux Grandes Gueules: "Ca ne m'étonnerait même pas qu'il parte au RN en 2022":

"Le jeu est ouvert!" affirmait Rachida Dati au 'Talk Le Figaro', quand elle était à 16% 
dans un sondage OpinionWay.
La candidate LR pour la mairie de Paris en déduit qu’ "il y a une volonté de changement" de la part des Parisiens. 

Rachida Dati l'annonce : "Il y aura un candidat LR dans tous les arrondissements".
Il y a une alternance possible à Hidalgo, affirme Datimaire-sortante du 7ème arrondissement investie par LR. Et d'ajouter qu'il y aura un candidat LR dans tous les arrondissements de la capitale.


Dati candidate ad hoc pour la ville-capitale

"Je suis élue parisienne depuis 2008; je connais Paris, ses problématiques et ses difficultés"
, souligne-t-elle, un fait que Griveaux ne peut contester, lui qui est parachuté sur la capitale depuis la Saône-et-Loire rurale par la volonté de Macron.

Les sujets régaliens étant des combats qu’elle mène depuis de nombreuses années, elle compte bien accéder à la tête de la capitale pour appliquer une "tolérance zéro" en matière de délinquance. 

Sur la question du logement social, "il faut aussi du foncier", estime Dati pointant "un principe de réalité" aux antipodes d’une politique "arithmétique" menée trop longtemps par la gauche. 

Les points clefs de son programme s’articuleront autour d’une sécurité totale, une écologie sous l’angle de la santé et du bien-être, et une meilleure gouvernance. "Aujourd’hui, nous avons un budget de 10 milliards d’euros et une dette de plus de 6,5 milliards", souligne-t-elle.

Pour optimiser les services aux Parisiens, et notamment sur le dossier de la propreté, Dati entend réorganiser les affectations des 51 000 agents car, observe-t-elle, "la ville évolue" et son principal adversaire dénonce-t-elle "c’est l’état de Paris". Son objectif ? "Que les familles restent à Paris", car elle déplore leur départ massif "par contrainte ou par écœurement".

Depuis 2008, elle est maire du VIIe arrondissement de Paris et, depuis 2009, députée européenne.
Elle est investie par Les Républicains (LR) en novembre 2019 pour mener la bataille des municipales à Paris. Elle devra céder un mandat.

jeudi 5 décembre 2019

Grève : Hidalgo, complice de Macron, ne laisse pas les "cars Macron" desservir Paris

Double-jeu du secrétaire d'Etat aux Transports : il accuse la socialiste d'empêcher les "cars Macron" d'entrer dans Paris

Djebbari accuse la maire PS de Paris de ne pas laisser ces cars desservir d'autres gares que celle de Bercy

Djebbari, c'est le petit homme qu'on aperçoit à gauche

Ils devaient venir renforcer les transports publics d'Ile-de-France,
très perturbée par la grève contre la réforme des retraites. 

Les "cars Macron" pourront circuler demain (jeudi) entre Saint-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros," avait promis le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, mercredi 4 décembre au soir, à propos de "ceux qu'on appelle (pour renforcer les transports publics, très affectés par la grève). Nous avons veillé à ce que les tarifs proposés soient accessibles".

En ce jeudi de la mobilisation contre la réforme des retraitessur RTL, Djebbari dénonce la stratégie de la maire PS de Paris, bien qu'elle empêche les grévistes d'entrer dans Paris. 
"On a un sujet de desserte à l'intérieur de Paris et vous savez que c'est à la main de la maire Anne Hidalgo, qui semble-t-il n'est pas tout à fait favorable à ce que les cars desservent plusieurs points dans Paris", a affirmé Djebbari. Outre la gare de Bercy, seul point dans Paris autorisé jusqu'ici par la mairie, "nous avions proposé que ces cars desservent Denfert-Rochereau (sud), Châtelet (centre) et gare du Nord (nord)", a révélé le secrétaire d'Etat, jugeant cette position "assez dommageable".


Sur cet axe Saint-Denis-Massy, "les opérateurs sont encore en train de construire leur offre", a indiqué le secrétaire d'Etat. La compagnie allemande FlixBus s'est positionnée pour briser la grève, annonçant qu'elle sera prête à assurer cette desserte à partir de vendredi, et ce, gratuitement.

En France, "les transports vont être très compliqués, aujourd'hui (jeudi) comme demain (vendredi)", a par ailleurs convenu Jean-Baptiste Djebbari, admettant que "la grève peut encore durer quelques jours". Il reconnaît d'ailleurs que la situation correspond "grosso modo" aux prévisions de trafic de la RATP et de la SNCF.

Des dérogations ont été signées pour permettre la circulation de poids lourds, ce weekend, a ajouté le secrétaire d'Etat aux Transports,  pour ce qui concerne les "produits stratégiques, essentiels". "Nous avons signé l'ensemble des dérogations qui permettent par exemple d'avitailler [terme approprié à l'aviation] les stations de carburant", a-t-il prévenu.

lundi 2 décembre 2019

Municipales : Valérie Pécresse assume la division à Paris

Valérie Pécresse fait-elle le jeu de LREM ?

Valérie Pécresse ne recherche pas les points de convergences et l'union

Elle a rappelé ses divergences avec Rachida Dati, candidate LR à la mairie de Paris, entretenant les divisions à droite sur Paris.

Elle a beau être investie par le parti Les Républicains pour les municipales à Paris, Rachida Dati doit poursuivre le dialogue pour rallier Valérie Pécresse, électron libre ex-LR.
"Nous avons des échanges, avec Rachida Dati, mais le problème c'est que nous avons une divergence de fond sur la stratégie. Moi, je pense que les LR ne peuvent pas gagner seuls à Paris," a déclaré la présidente de la région Ile-de-France, interrogée sur la main tendue de Rachida Datidans l'émission Politique dimanche de la très macronienne chaîne BFM ce 1er décembre
 

Pécresse attend de Dati qu'elle inclue dans les listes LR certains maires renégats d'arrondissements

Pour l'instant, la proposition faite au petit parti de Valérie Pécresse, fondatrice de son propre parti, Libres!, concerne
14 postes éligibles au Conseil de Paris et deux têtes de liste d'arrondissement, pour la plupart passés de LR au parti présidentiel LREM
Une stratégie uniquement concevable en tambouille électorale, selon un membre des Républicains qui critique  la présidente de la région. "Elle veut des gens à elle sur nos listes; elle veut aussi son logo à côté du nôtre... Il y a un moment, il faut redescendre d'un étage !".

Une politique politicienne qui ferait écho à celle du camp de LREM.
Cédric Villani en est à réclamer un référendum pour le départager de son rival  Benjamin Griveaux, le candidat officiel du président Macron. Anne Hidalgo (PS), la maire sortante pourrait ainsi tirer bénéfice de ces divisions. 
Fin novembre, un sondage commandé par Cédric Villani à l'institut IFOP, plaçait Anne Hidalgo en tête des intentions de vote (22%), largement devant Benjamin Griveaux et Rachida Dati (16% chacun). Mais ni Hidalgo, ni Dati ne bénéficie de la couverture médiatique qui porte Griveaux et la maire sortante du 7e arrondissement, forte de son bilan à Paris et de son expérience gouvernementale, ne peut que progresser en se tenant à l'écart des magouilles politiciennes.

jeudi 21 novembre 2019

Evacuation de migrants: "le bruit et l'odeur", de Chirac à Hidalgo

1.606 migrants évacués de deux campements à la Porte de la Chapelle à Paris, sur ordre de la maire sortante

En évoquant 
"le bruit et l'odeur" dans un discours sur les immigrés, l'ancien président Chirac avait suscité de nombreuses critiques.

La maire socialiste de Paris semble s'être alignée sur la droite. Lors d’un échange avec des militants RPR le 19 juin 1991, Jacques Chirac, récemment décédé, avait pointé une "overdose" d’étrangers.  
Or, ce jeudi 7 novembre 2019, pour des raisons également sanitaires, Anne Hidalgo a requis les forces de l'ordre pour procéder à des expulsions massives de plusieurs camps improvisés de migrants dans le nord-est de Paris. Mais c'est lministère de l'Intérieur qui a fait l'annonce que plus de 1.600 clandestins ont été transportés vers des gymnases. 
Des policiers vont désormais rester sur place pour éviter "la reconstitution de ces camps", assure le préfet de région Michel Cadot.
Image
1.606 migrants répartis dans deux campements, situés porte de la Chapelle, à cheval sur le nord-est parisien et la Seine-Saint-Denis, où les associations d'accueil les dirigent, ont été évacués à partir de 6 heures dans la matinée du jeudi 7. Une heure plus tard, les premiers bus partaient en direction de 15 gymnases de la région parisienne. 
Evacuation de camps de migrants au nord de paris - Radio FranceA 9h, l'évacuation était terminée. L'opération d'"assainissement" avait duré trois heures.

En fait, d'après les associations qui les regroupent et les autorités, ce sont entre 1.500 et 3.000 illégaux qui squattent l'espace public aux abords du périphérique parisien, de la Porte de la Chapelle à Paris à l'avenue Wilson à Saint-Denis.
Des camps de migrants ont été évacués au nord de Paris ce jeudi matin
Expulsions qui ont nécessité des opérations de nettoyage 


Faut-il déployer plusieurs centaines de policiers, 
s'il s'agit de "mettre à l'abri" 1.606 migrants ?

600 policiers ont été mobilisés pour cette opération "humanitaire", selon les chiffres officiels de la préfecture de police de Paris. Il faut ajouter les nombreux bénévoles de certaines associations qui ont accepté de participer à ces expulsions.
Mercredi, campagne des municipales obligent, lors des annonces gouvernementales sur l'immigration, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait pris "l'engagement d'évacuer d'ici la fin de l'année les campements du nord-est parisien". La préfecture de police de Paris et la préfecture de la région Ile-de-France avaient annoncé dans la foulée que cette évacuation aurait lieu dans la matinée du 7 novembre.


Le préfet de région Michel Cadot, le préfet de police Didier Lallement et la maire de Paris Anne Hidalgo étaient présents. Michel Cadot a déclaré que l'évacuation permettra "de reconquérir normalement l'espace public", "de manière stabilisée dans la durée puisqu'il y aura un maintien de présence policière permettant d'éviter la reconstitution de ces campements".

Mais l'Intérieur n'a pas tardé à rectifier le tir.  
"Nous mettons à l'abri, c'est une démarche humanitaire, pour assurer à ceux qui sont des situations extrêmement difficiles un hébergement, mais nous ne tolérerons pas de réinstallations", a déclaré de son côté le préfet de police de Paris, Didier Lallement. Sachant qu'il reste environ autant de clandestins en campements précaires sur la zone.

L'humanitaire n'exclut pas le sécuritaire

Contrôle de police dans un des camps de migrants,
Porte d'Aubervilliers à Paris
"Des effectifs de police contrôleront systématiquement les gens [des gens qui ne sont rien?]. Ceux en situation irrégulière qui reviendront seront traités comme toutes les personnes en situation irrégulière. 
Ceux en situation régulière, on essaiera de leur trouver des solutions d'hébergement, mais je préfère être très clair, il n'est pas question qu'ils recampent", a asséné Didier Lallement, préfet de police de Paris.

"Cette opération vise non seulement à prendre en charge les migrants, mais aussi à faire cesser ces installations déplorables - ou inversement, dans l'ordre des motivations - qui sont sur des délaissés de voiries qui appartiennent à la commune de Paris ou à l'Etat,"  a assuré le préfet de police de Paris.  

La maire Hidalgo était sur la défensive.
"Nous avons obtenu des garanties des deux préfets pour que les personnes soient acheminées vers des hébergements, a commenté Anne Hidalgo, maire de Paris.
Et d'insister, dans l'optique des municipales de mars prochain : "Une de nos conditions, c'était que ça ne peut pas être une évacuation pure et simple, où une partie des gens ici auraient été dirigés vers des centres de rétention. Nous n'aurions pas été présents dans ce cas-là". "La rue n'est pas un lieu pour vivre. C'est un lieu de danger et d'indignité", a encore ajouté Anne Hidalgo, intarissable. 
L'Andalouse à la tête de la mairie a également dit avoir obtenu la garantie d'un "accueil inconditionnel" des personnes présentes sur les campements. Ce que les propos du préfet Lallement contredisent lorsqu'il distingue les squatteurs en situations régulière et irrégulière.


La maire  en campagne - officieuse mais agile - a eu une pensée aussi pour les riverains... "Et c'est un lieu où y compris les riverains ne peuvent pas accepter que l'espace public devienne ce qu'il était devenu ici porte de la Chapelle". 
Le candidat officiel LREM en campagne à Paris n'arborait pas son sourire niais: il n'était pas sur le terrain à 6 heures du matin, mais était pourtant très favorable à cette opération. Que dire alors de l'adjoint communiste à la socialiste Hidalgo, en charge du logement, Ian Brossat.

L'ancienne secrétaire d'Etat de Jean-Pierre Raffarin, en charge de la Lutte contre la précarité et l'Exclusion (2002-2004) - qui créa le plan 'Urgence hivernale' destiné à venir en aide aux SDF durant les mois d'hiver, après avoir participé à la création du SAMU social avec le Dr Xavier Emmanuelli - , Dominique Versini, son adjointe chargée des solidarités et de l'accueil des réfugiés, a observé "qu'une partie des personnes" présentes sur le campement "se sont évaporées dans Paris".