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jeudi 5 décembre 2019

Grève : Hidalgo, complice de Macron, ne laisse pas les "cars Macron" desservir Paris

Double-jeu du secrétaire d'Etat aux Transports : il accuse la socialiste d'empêcher les "cars Macron" d'entrer dans Paris

Djebbari accuse la maire PS de Paris de ne pas laisser ces cars desservir d'autres gares que celle de Bercy

Djebbari, c'est le petit homme qu'on aperçoit à gauche

Ils devaient venir renforcer les transports publics d'Ile-de-France,
très perturbée par la grève contre la réforme des retraites. 

Les "cars Macron" pourront circuler demain (jeudi) entre Saint-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros," avait promis le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, mercredi 4 décembre au soir, à propos de "ceux qu'on appelle (pour renforcer les transports publics, très affectés par la grève). Nous avons veillé à ce que les tarifs proposés soient accessibles".

En ce jeudi de la mobilisation contre la réforme des retraitessur RTL, Djebbari dénonce la stratégie de la maire PS de Paris, bien qu'elle empêche les grévistes d'entrer dans Paris. 
"On a un sujet de desserte à l'intérieur de Paris et vous savez que c'est à la main de la maire Anne Hidalgo, qui semble-t-il n'est pas tout à fait favorable à ce que les cars desservent plusieurs points dans Paris", a affirmé Djebbari. Outre la gare de Bercy, seul point dans Paris autorisé jusqu'ici par la mairie, "nous avions proposé que ces cars desservent Denfert-Rochereau (sud), Châtelet (centre) et gare du Nord (nord)", a révélé le secrétaire d'Etat, jugeant cette position "assez dommageable".


Sur cet axe Saint-Denis-Massy, "les opérateurs sont encore en train de construire leur offre", a indiqué le secrétaire d'Etat. La compagnie allemande FlixBus s'est positionnée pour briser la grève, annonçant qu'elle sera prête à assurer cette desserte à partir de vendredi, et ce, gratuitement.

En France, "les transports vont être très compliqués, aujourd'hui (jeudi) comme demain (vendredi)", a par ailleurs convenu Jean-Baptiste Djebbari, admettant que "la grève peut encore durer quelques jours". Il reconnaît d'ailleurs que la situation correspond "grosso modo" aux prévisions de trafic de la RATP et de la SNCF.

Des dérogations ont été signées pour permettre la circulation de poids lourds, ce weekend, a ajouté le secrétaire d'Etat aux Transports,  pour ce qui concerne les "produits stratégiques, essentiels". "Nous avons signé l'ensemble des dérogations qui permettent par exemple d'avitailler [terme approprié à l'aviation] les stations de carburant", a-t-il prévenu.

vendredi 10 juin 2016

Le rejet social persiste à la veille du coup d'envoi de l'Euro de football

Quitte ou double de l'exécutif qui monte au créneau

La colère sociale perdure: l'Etat-PS, prochain "briseur de grève" ?

Les mouvements de protestation contre le projet de réforme du code du travail 
- voté en première lecture par la majorité socialiste -
ont été reconduits, mercredi 8 juin, à deux jours du début de l’Euro de football
Des poubelles qui débordent sur les trottoirs, la SNCF toujours en grève, de nouvelles manifestations anti-loi Travail et bientôt les pilotes: le coup d'envoi de l'Euro de football pousse l'exécutif dans ses retranchements, en dépit - ou à cause - de reculades politiques et de concessions onéreuses. "L'Etat prendra toutes les mesures qui seront nécessaires" face aux grèves légales et aux blocages illégaux, a menacé François Hollande jeudi soir, en appelant "à la responsabilité de chacun".

"Je serai extrêmement attentif et vigilant et dans la journée de demain, s'il doit y avoir des décisions, elles seront prises", a martelé le chef de l'Etat apparent, sans toutefois parler clairement de réquisitions de personnel.

Les conducteurs SNCF des RER B et D qui desservent le Stade de France, où aura lieu le match d'ouverture France-Roumanie, seront massivement en grève, selon des sources syndicales. Interrogé sur une possible réquisition de conducteurs, le premier ministre Manuel Valls a continué de son côté à brandir le bâton,  n'excluant "aucune hypothèse".

Réagissant dans un communiqué, les révolutionnaires trotskistes de SUD-Rail ont "condamné les prises de position" du gouvernement qui, "après avoir attaqué le code du travail, veut maintenant, sous couvert d'un événement sportif, attaquer le droit constitutionnel que constitue le droit de grève en envisageant des mesures de réquisition des personnels".

La SNCF avait annoncé plus tôt dans la soirée que des navettes seraient assurées régulièrement entre le stade de France et la gare du Nord, trois heures avant et trois heures après le match.

VOIR et ENTENDRE ce qu'est devenu la capitale, avec les poubelles débordant sur les trottoirs du Quartier latin à Paris, depuis la contestation de la réforme du code du travail et à la veille de l'Euro 2016 de football :

De son côté, la CGT prétend "souhaiter que l'Euro se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades comme dans les 'fan zones'", a lancé son secrétaire général, Philippe Martinez, en pointe de la mobilisation contre la loi Travail. "Je ne suis pas sûr que bloquer les supporteurs soit la meilleure image que l'on puisse donner de la CGT", a estimé le numéro un de la centrale, en désaccord apparent avec sa base, tout en avertissant que le mouvement "n'est pas terminé".

- Blocages temporaires
La journée de jeudi a été marquée par des actions et blocages en tout genre à travers le pays, et par des défilés pour "occuper le terrain" avant la manifestation nationale du mardi 14 juin, à l'appel des sept syndicats opposés à la loi travail (les communistes de la CGT et de la FSU, des socialistes de FO et les trotskistes de Solidaires, UNEF, et des organisations lycéennes radicales UNL et Fidl). 

Les opposants ont multiplié les blocages temporaires: les accès au marché de Rungis, ventre de Paris, le port de Lyon, des voies ferrées à Annecy, Toulouse et en Bretagne, Saint-Nazaire  et le périphérique nantais. 

Dans l'énergie, des débrayages dans plusieurs centrales ont généré une baisse de la production, et la CGT revendique le basculement de plusieurs centaines de milliers de compteurs en heures creuses. 

Dans le secteur des déchets
, nouveau point névralgique de la contestation, la situation ne se calme guère: les personnels et agents de la Ville de Paris qui bloquent l'usine de
traitement des déchets d'Ivry-sur-Seine-Paris 13 ont reconduit leur grève jusqu'à mardi. 
La collecte des déchets risque de rester aléatoire à Paris, où les poubelles débordent dans certains quartiers névralgiques à l'approche de la cérémonie d'ouverture de l'Euro de football suivi par le monde entier. Le site de traitement des déchets, à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), est aussi bloqué, tout comme le principal incinérateur des Hautes-Pyrénées en Ariège.

- scrutins plus serrés
Dans la rue, des milliers de personnes ont encore manifesté notamment à Rennes et au Havre (5.500 selon la police, près de 40.000 selon les organisateurs). A Paris, plusieurs centaines de personnes ont défilé aux côtés des retraités, eux aussi dans la rue. "C'est pas le moment de lâcher", scandaient les manifestants.

A la SNCF, principal champ de bataille contre le projet de loi, la grève a été reconduite jusqu'à vendredi pour une dixième journée. Mais les assemblées générales ont été moins nombreuses à voter la reconduction et les scrutins plus serrés: "ça va mieux" ?
Lancée le 1er juin par la CGT-Cheminots, SUD-Rail et FO pour défendre les conditions de travail des cheminots et demander le retrait de la loi modifiant le droit du travail, la grève est reconduite, malgré un renoncement du pouvoir socialiste par la signature d'un accord de maintien en l'état antérieur du régime de travail à la SNCF
Le trafic devrait connaître une légère amélioration vendredi avec toujours un train sur deux seulement sur les lignes Transilien et Intercités et 80% des TGV, mais une amélioration du côté des TER (7 trains sur 10) et du RER.

A Air France, les syndicats de pilotes maintiennent la pression. A moins de 48 heures du début de leur grève annoncée, du 11 au 14 juin, les négociations avec la direction ont échoué. Le PDG de la compagnie aérienne a annoncé qu'entre 70% et 80% des vols seraient assurés samedi.

VOIR et ENTENDRE le chercheur de sens, Michel Sapin -ministre des Comptes publics qui a déjà cédé sous la pression des transporteurs et des cheminots, par exemple-  confirmer que le gouvernement ne comprend pas la colère dans le pays:


Et pendant que le pouvoir socialiste cherche du sens aux revendications sociales...
...plusieurs actions étaient menées jeudi matin dans l'ouest de la France.

VOIR et ENTENDRE le président Hollande promettre des mesures contre les grévistes et les bloqueurs pour ce vendredi:

Pierre Dac proposa trois réponses à la ''quête de sens" de Michou Sapin:
"La vie a trois sens : le sens unique, le sens giratoire et le sens interdit." Or, l'Etat-PS suit les trois ! Peut-il nous sortir du bourbier où il nous a plongés ?

dimanche 22 juin 2014

L'UNEDIC "balance" les intermittents du spectacle

L'UNEDIC, briseur de grève militant instrumenté par Bercy

L'Unedic publie des données chiffrées qui font mal
 
Les nouvelles règles de calcul du différé d'indemnisation chômage n'entraîneront aucun changement pour "plus de la moitié" des intermittents, prétend l'organisme qui gère l'assurance chômage.

En ce qui concerne le plafonnement du cumul entre allocations et salaires, toujours selon l'Unedic, le nouveau dispositif ne concernerait chaque mois que 6 % des indemnisés les plus favorisés, qui atteignent ce plafond (4.381 € brut) et verront donc leur indemnisation baisser.

Enfin, pavé dans la mare des intermittents, 80 % des intermittents cumulent chaque mois un salaire et une allocation chômage, selon ses données. Le salaire moyen est de 1.500 € et l'indemnisation moyenne de 1.100 €, soit un revenu brut moyen de 2.600 €.

La réforme devrait permettre à l'assurance chômage d'économiser environ 150 M€. Une "bonne opération" en temps de crise ou une goutte d'eau face aux 4 Mds€ de déficit de l'Unedic en 2013 ? Les points de vue divergent...

L'UNEDIC sacrifie l'autre moitié des intermittents
Bercy fait monter au créneau l'UNEDIC, juge et partie
Cette association a reçu du gouvernement une délégation de service public de gestion de l'assurance chômage en France, en coopération avec Pôle emploi, établissement public à caractère administratif. Un cumul entre le salaire et les indemnités chômage plafonné, des cotisations sociales augmentées et un délai de carence entre la perception des derniers revenus et le versement des allocations chômage plus long...
Voilà, en résumé, ce qui provoque, dans l'accord signé le 22 mars entre l'UNEDIC et trois syndicats (CFDT, CFTC, FO), la poussée de colère des intermittents du spectacle. 

Or, la présidente de l'UNEDIC, Patricia Ferrand, est CFDT, donc proche du PS. Quant au directeur-général de Pôle emploi, Jean Bassères, il est plutôt classé à gauche pour avoir travaillé dans les cabinets d'Henri Nallet à l'Agriculture et de Michel Sapin à l'Économie.

lundi 16 juin 2014

Grève SNCF: Valls voit rouge

Ouvert au dialogue, mais la réforme ferroviaire ne sera pas reportée...

L
a grève des cheminots CGT et SUD Rail n'est "pas utile et pas responsable"
affirmé le Premier ministre socialiste, invité -pendant 15 minutes - de France Info
Les cheminots poursuivent leur mouvement de grève lundi, premier jour du bac, pour le 6e jour consécutif, entraînant de fortes perturbations de trafic et incertitudes pour les candidats.  
Concernant la grève à la SNCF, le Premier ministre maintient qu'il faut "une grande réforme" à la SNCF, la sienne et non celle de la CGT et Sud-rail. Il maintient donc que son texte ne sera pas reporté. 

"Cette grève à la SNCF n'est pas utile et n'est pas responsable, il est temps d'arrêter", selon Manuel Valls. "Je regrette que cette grève continue car nous n'en voyons pas le sens", a-t-il lancé, en guise de commentaire. "Ce texte est nécessaire, cette réforme est indispensable", insiste--t-il, contre l'avis du syndicat dominant la SNCF. 

Luc Chatel, le secrétaire général de l'UMP demande de retirer le texte
Manuel Valls réplique que cette proposition "n'est pas responsable".

VOIR et ENTENDRE ce premier ministre obtus, dont on observera au passage le mépris pour Sud-rail qu'il ne nomme pas, à la différence de la CGT:
Le débat sur la réforme ferroviaire commence mardi à l'Assemblée nationale.


Manuel Valls n'est pas plus ouvert concernant les intermittents

Il a annoncé qu'il faudra remettre le dispositif "à plat", dans son optique...
Le premier ministre admet que le "gouvernement est interpellé" mais que, pour prendre rapidement "des décisions d'ici la fin de la semaine", il lui faut attendre les conclusions d'un rapport commandé par lui sur le sujet.

Le Premier ministre anticipe ces conclusions
"Nous devons remettre à plat ce dispositif" d'assurance-chômage. 
"Il faut revoir le dispositif des intermittents car le système est à bout de souffle", assure Manuel Valls
Manuel Valls briseur de grève ? "Pas du tout"! assure le Premier ministre, "la grève est un droit constitutionnel mais je crois au dialogue".  

"Oui, la gauche peut mourir si ON refuse d'assumer ses responsabilités".
Ce weekend, le Premier ministre avait frappé les esprits en estimant déjà que la gauche peut "mourir." Il a maintenu son diagnostic ce lundi sur France Info, sans incriminer le FN comme certains media n'avaient pas hésité à le faire a priori. Ce matin, il visait son propre camp, notamment les "frondeurs" du PS. Le problème, selon Manuel Valls, c'est que certains à gauche oublient "leur responsabilité", c’est un "vieux débat", estime Manuel Valls, il faut "assumer sa responsabilité". Le Premier ministre en appelle donc "au rassemblement" pour soutenir le gouvernement.

Il faut continuer à réformer: "nous avons besoin de financer le pacte de responsabilité. Nous ne faisons pas de cadeaux aux patrons, nous soutenons les entreprises", a-t-il signalé à l'attention de l'aile gauche de la majorité. 
Le Premier ministre démagogue s'est justifié: "Les impôts ont trop augmenté ces dernières années" d'où le programme à destination des entreprises et des ménages.

Le Premier ministre a également été à appelé à commenter la polémique autour de la possible nomination de Jacques Toubon comme Défenseur des Droits.

"C'est le choix du président de la République", s'est défossé Manuel Valls, "laissons les commissions des lois de l'Assemblée nationale et du Sénat se prononcer". Une pétition a été lancée sur internet contre cette nomination il y a quelques jours et a déjà reçu plus de 70.000 signatures de sectaires hostiles à toute ouverture vers la droite républicaine. 
La voix de Bernard-Henri Lévy est inaudible qui réclamait une "unité nationale"...

vendredi 13 juin 2014

SNCF: Valls, briseur de grève

"Aucune raison qu'elle se poursuive", estime le premier ministre socialiste


Tir de barrage du gouvernement contre les grévistes
Jouant les usagers contre les syndicats, le premier ministre Manuel Valls a dénoncé une grève qui "pénalise beaucoup" les usagers.
Lors d'un déplacement discret, de peur des manifestants Ardèchois, Valls a ainsi fait écho aux déclarations de François Hollande ce matin, estimant à son tour qu'il n'y a "aucune raison qu'elle se poursuive".

Le mouvement doit s'arrêter, estime Hollande
Le moment est venu d'arrêter la grève à la SNCF après les assurances qui ont été données aux cheminots sur la modernisation de l'entreprise, avait déclaré en fin de matinée François Hollande, en marge d'un déplacement à Andorre :
"La réforme, elle est faite pour qu'il y ait un meilleur service public, a-t-il soutenu, donc qu'il y ait des assurances qui peuvent [ou puissent !] être données aux cheminots, c'est tout à fait légitime ; elles ont été fournies [... a-t-il affirmé] Maintenant, la réforme doit être présentée au Parlement et elle doit être votée et à un moment – et le moment est arrivé –, un mouvement doit s'arrêter, ça ne veut pas dire que le dialogue ne puisse pas continuer..."
Le président socialiste s'est livré à un chantage surprenant chez un homme de gauche, estimant que ce conflit social risque d'avoir des "conséquences dommageables" pour l'organisation des épreuves du baccalauréat.

Selon France Info, la SNCF va mettre en place un numéro vert dès ce soir spécialement pour les candidats au Bac: 0 805 200 440.

Manuel Valls encore plus véhément

"Des modifications sont toujours possibles pour améliorer" le projet de réforme ferroviaire au centre de la contestation, mais la version du gouvernement "sera bien soumis la semaine prochaine aux godillots de l'Assemblée, en dépit du mouvement syndical déclenché lundi. "Il faut maintenant que la grève s'arrête", a ainsi répété la Voix de son Maître dans l'après-midi.

La CGT de l'Ardèche a de son côté protesté contre le fait que des salariés et de cheminots de Rhône-Alpes aient été empêchés de manifester, comme prévu, près du lieu où s'exprimait Manuel Valls. "Nous nous sommes trouvés bloqués par les forces de police (...), Manuel Valls ayant estimé que la présence de banderoles, drapeaux rouges, constituait une pollution visuelle", écrit le syndicat qui dénonce le dialogue social "ferme ta gueule !" du gouvernement socialiste.
En conséquence, la CGT a annulé un rendez-vous prévu avec les conseillers techniques du premier ministre, estimant qu'il "se trouve ipso facto sans objet".

La grève des cheminots contre le projet de réforme ferroviaire, à l'appel de la CGT et de SUD-Rail, a été reconduite vendredi pour 24 heures par les cheminots réunis localement en assemblées générales. Les syndicats dominants rejettent les arguments du gouvernement assurant que sa réforme stabilisera la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et préparera son ouverture totale à la concurrence, par la magie du regroupement, dans une nouvelle structure, de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. 

Tandis que les grévistes appliquent la méthode SUD-rail de la grève reconductible au jour le jouren revanche, l'UNSA-Cheminots, deuxième syndicat, a décidé de rejoindre les bénis-oui-oui de la CFDT 
et de lever son préavis de grève pour mardi prochain. Elle s'est estimée rassurée par les "engagements" pris par le gouvernement sur la réforme ferroviaire, à la suite des négociations tenues la veille avec le secrétaire d'Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier.

Le dialogue social n'est pas terminé, assure Frédéric Cuvillier
Le secrétaire d'Etat aux Transports avait déclaré en début de matinée que le dialogue social n'était "pas terminé [...] Je recevrai les syndicalistes qui le souhaitent mais je suis déterminé à respecter aussi ceux qui ne font pas grève", a nuancé Cuvillier. 
"La grève est voulue pour des raisons qui parfois m'échappent et qui peut-être sont assez éloignées du projet de loi lui-même ", a-t-il polémiqué, projet de loi qui permet, prétend-il, "de rassembler tous les acteurs du ferroviaire", hormis le premier syndicat SNCF et Force Ouvrière...

Il a également poursuivi le tir de barrage, disant redouter qu'une éventuelle poursuite du mouvement ne menace les épreuves du bac, qui débutent lundi.

A l'aile gauche du PS, le ministre B.  Hamon, maître chanteur de l'Education

Pour ajouter à la pression sur les parents d'élèves du fait du chantage de Hollande, Valls et Cuvillier, le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon, a annoncé ce matin que les candidats qui arriveraient avec une heure de retard lundi aux épreuves du baccalauréat à cause des syndicats SNCF pourront composer une heure de plus, sans qu'aucun justificatif de retard ne soit demandé. Ainsi, les retardataires croiseront-ils les candidats qui abandonneront les épreuves après une heure... Et les sujets circuleront par le bouche à oreille, plus sûrement que jamais par fuites et téléphone arabe !


En cas de retard dépassant une heure, limite au-delà de laquelle aucun candidat n'est habituellement autorisé à composer, le ministre demandera aux chefs de centre d'examen de considérer les situations au cas par cas. "On agira avec bienveillance." Près de 481.532 candidats au baccalauréat passeront lundi l'épreuve emblématique de philosophie, première étape de six jours d'épreuves écrites pour décrocher le diplôme.

La CGPME, en guerre contre les grévistes, derrière le gouvernement

La CGPME a critiqué vendredi le mouvement de grève à la SNCF. 
"La France n'a pas les moyens de supporter un mouvement social dont le coût est de plusieurs centaines de millions d'euros par jour", estime  par communiqué la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, une organisation patronale. "Les grévistes n'hésitent pas à prendre en otage des millions de salariés fragilisant d'autant les PME qui les emploient", estime la CGPME, qui propose "un pacte d'irresponsabilité" aux syndicats.

Pour l'extrême gauche, Pierre Laurent souhaite un report du débat
De son côté, mais également dans l'après-midi, Pierre Laurent, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF, proche de la CGT), s'est prononcé pour un report du débat parlementaire sur la réforme ferroviaire, à l'antenne de la Chaîne parlementaire (LCP) : 
"Il suffit que le président de la République dise : nous reportons d'une semaine ou de quinze jours le débat parlementaire qui doit commencer mardi et on prend ce temps-là pour mettre tout le monde autour de la table et négocier jusqu'au bout."

Le mouvement est à nouveau prolongé de 24 heures
Et une association appelle à la grève des billets... ...