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vendredi 26 juin 2020

Orly: des terroristes de l'écologie bloquent des pistes d'envol

Escalade dans la violence: ces écologistes emploient la manière forte pour obtenir l'interdiction des vols intérieurs

Savoir, avant les municipales, ce qu'implique le vote écologiste

Les écologistes radicaux veulent réduire autoritairement l'offre de transports

Des militants d'Extinction Rebellion à l'assaut d'Orly - Enviro2B
Y a-t-il un pilote au ministère des Transports ? 
 
Quelques activistes suffisent pour dicter leur loi au gouvernement de Macron, alors que les aéroports peinent à reprendre leur activité. Les premiers vols au départ de l'aéroport d'Orly, ce vendredi matin, ont en effet été perturbés par une action du mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR). 

Ni élus, ni représentatifs de la majorité, ils n'ont aucune légitimité pour décider de ce que doivent être nos transports du futur. Ces terroristes se sont rendus sur les pistes pour demander l'arrêt immédiat des vols intérieurs, "pour des raisons de sécurité évidente, assènent-ils sur Twitter: celle d'assurer notre survie sur terre", ni plus, ni moins. 

Brandissant des banderoles, ils sont parvenus à déjouer les dispositifs de sécurité de l'aéroport et bloqué le départ d'un avion Corsica Airlines, qui a dû changer de piste de décollage.
 
Selon les images diffusées sur leur compte Twitter, les ayatollahs rouges de l'écologie ont notamment installé des banderoles devant un avion prêt à décoller sur la piste : prêts, quant à eux, à se présenter en victimes de violences de la part des autorités aéroportuaires ?

Opposés aux émissions de gaz à effet de serre, ces sauveteurs allumés de la planète ont sorti des banderoles aux slogans binaires: "Sauvons les vivants, pas les avions" ou "15 milliards pour relancer la catastrophe"...

Ces fascistes verts prétendent décider en lieu et place de nos élus

Slogan anarchiste
Il a dénoncé le temps de réaction des forces de l'ordre à leur opération.
"Nous nous attendions à une réaction plus rapide. Ça en dit long sur la sécurité, n'importe qui peut entrer", a-t-il ironisé. 

Plainte d'Aéroport de Paris (ADP)

ADP "devra travailler sur une sécurisation renforcée de l'accès des zones aéroportuaires", a simplement commenté une porte-parole, à la place du secrétariat d'Etat aux Transports, bien que Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'Etat, appartienne au secteur aéronautique et se soit entretenu lui-même avec ADP.

"Ils sont entrés par effraction sur une piste" en passant par une clôture située sur la commune de Wissous (Essonne), a précisé une source aéroportuaire. 
Au total 29 personnes ont été placées en garde à vue pour "entrée en zone réservée" et "dégradations", notamment, selon une autre source aéroportuaire. 

"L'exploitation aéroportuaire a été brièvement interrompue," a dénoncé le Groupe ADP, suggérant une perte de profits, avant d'indiquer qu'il portera plainte. "Les opérations aériennes ont pu reprendre en toute sécurité sur les autres pistes de l'aéroport, en pleine coordination avec les services compétents de l'Etat", a-t-il ajouté. 

Menaces terroristes d'écologistes sur les vols intérieurs
 
Trois vols intérieurs ciblés par la milice écologiste étaient prévus ce vendredi matin, tous à destination de Rodez. Sans ces violences, l'aéroport d'Orly devait reprendre son activité après plusieurs mois de black-out total, en raison de la crise du coronavirus.

"Nous devons remettre en cause nos modes de vie et faire des choix difficiles pour nous protéger", écrivent encore les porteurs de la peste verte. "C'est un symbole  [mais surtout une menace sur la sécurité des passagers] de faire face à un avion, pour faire face à ce qui nous met en danger", a déclaré  par téléphone Franck, un membre masqué de l'organisation, assurant que les militants ont prévenu la sécurité aérienne 20 minutes avant leur intrusion dans l'enceinte de l'aéroport. 

Le groupe de pression écologiste veut faire parler de lui: en fait, le gouvernement s'est déjà positionné en faveur de la suppression des lignes intérieures: Jean-Baptiste Djebbari s'y est dit favorable lorsqu'il existe une alternative ferroviaire en moins de deux heures et demie, et l'opération de XR n'avait pas lieu d'être.

XR est un mouvement international de désobéissance civile
Il ne négocie pas: il dit lutter contre l'effondrement écologique et le réchauffement climatique qui ne sont que des prétextes alternatifs à la "lutte des classes". Ces révolutionnaires anti-capitalistes parlent de catastrophe et de survie.

Son engagement politique est clairement revendiqué: celui de l'ultra-gauche
Ainsi fait-il référence aux soignants qui manifestaient dans la rue, le mardi 16 juin et à la "rage honteusement réprimée de milliers de manifestants réclamant justice" déclarent combattre avec eux "pour le bien commun" et "contre le racisme systémique", référence aux indigénistes racisés qui accusent les policiers de violences racistes.

Le gouvernement met en danger les citoyen.ne.s, assure-t-il.
"Il néglige notre système de santé, nous ment chaque jour un peu plus, dénie les systèmes véritablement démocratiques, ignore l’effondrement de la biodiversité, et, est incapable de tenir ses propres engagements concernant le climat (Accord de Paris). Qui peut parler de "relance" lorsque l'argent public est dépensé sans contreparties écologiques et sociales à des industries qui nous détruisent ?

Ce gouvernement se comporte comme un véritable danger public.
La désobéissance civile est la manière d'agir d'Extinction Rebellion, d’exprimer notre rage contre un exécutif incapable d’anticiper ou de gérer une crise sanitaire, et qui, 3 mois plus tard, sous ses airs de sauveur du peuple, reprend le même fil des erreurs qui nous mène tous collectivement dans le mur et depuis des années, saccageant notre avenir".

"A partir du 19 juin, nous allons mener -avec détermination- plusieurs actions contre ce #DangerPublic qu'est le gouvernement, avait prévenu XR: moins de blocages et un objectif [politique] unique [et principal]: montrer le danger que représente ce gouvernement 

L'interdiction aux compagnies aériennes de certains vols intérieurs sera imposée à Air France en contrepartie du plan de soutien que l’Etat a accordé à la compagnie: tel est le bilan de l'action violente. 
Le gouvernement prévoit même d'interdire la reprise de ces lignes par des compagnies low cost. 
"En même temps", il élabore un plan de sauvetage de la compagnie aérienne nationale...

vendredi 1 mai 2020

Avec ses mensonges, sa mauvaise foi et ses sottises, Ndiaye ne prend pas de vacances

Macron survivra-t-il au virus Ndiaye ?

Plus que le Covid19, elle nous pompe l'air et ses propos deviennent criminels dans la pénurie de respirateurs artificiels
  
Mme Boulette en action
La dernière en date des considérations oiseuses de la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, qui se prend pour une tête pensante et une actrice politique écoutée, est une allusion aux vacances d’été qui a échauffé les oreilles des professionnels du tourisme.

Depuis le début de la crise sanitaire, l'incompétente se croit audible et écoutée, mais ne cesse d'enfiler les déclarations intempestives, déplacées ou contradictoires et la critique suscitée par ses gaffes à répétition dépasse les rangs de l'opposition politique jusqu'à élargir douloureusement le cercle de ses proches. Porte-parle low-cost du gouvernement depuis avril 2019, que Macron a importé d'Afrique, après avoir avoué qu'elle est capable de mentir pour "protéger"  son mentor, entachant irrémédiablement le quinquennat de Macron, 

sa sortie polémique sur les enseignants qui ne travaillent pas pendant la pandémie et pourraient donc aller ramasser "des fraises gariguette", une réplique d'autant plus grave qu'elle est préparée et qu'elle se délecte visiblement de son trait d'esprit...




ou encore son déraillement sur le sujet des masques de protection qui n'étaient pas rendus obligatoires et pour lesquels "il n'ya pas de pénurie", 

parce que les Français seraient aussi beth qu'elle et ne sauraient pas les placer, l'inconsciente au verbe haut et aplomb typiques des sots a encore repassé une couche. 

Mercredi 29 avril, au micro de RTL, elle a publié son intention de renvoyer ses enfants à l'école à partir du 12 mai. "Aujourd'hui, je ne peux pas dire à nos concitoyens : prenez tranquillement une location à l'autre bout de la France par rapport à là où vous habitez", a lâché la bécasse, stupéfiant les travailleurs du tourisme, l'un des secteurs les plus touchés par la crise du Covid-19.

Quand Macron dira-t-il à la porte-parole de se taire ?
Les professionnels n'ont pas manqué de réagir vivement à cette bourde où elle se met en scène comme si elle était le centre du monde et que son opinion personnelle comptait. Françoise Dumont, la présidente de l'Agence de Développement Touristique du Var, l'a exhortée à la boucler: "quand vous ne pouvez pas dire, vous ne dîtes rien", s'est-elle indignée sur RTL. 
Et de poursuivre : "Parfois, certains devraient mettre un peu plus le pied sur le terrain pour se rendre compte à quel point la détresse psychologique de certains est grande. Et ce genre de déclarations-là met à mal ce que nous nous efforçons d'effectuer pour que la situation se passe au mieux." 

La prétentieuse Sibeth Ndiaye fait du tort aux Français, à la France et à son économie 

Les secrétaires d'Etat occupent l'espace laissé par les ministres en retrait, tels Le Drian ou Castaner.
Le secrétaire d'Etat auprès de  ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne a donc tenté de réparer les dégâts causés par Ndiaye à l'industrie du tourisme, déclarant sur l'antenne de... BFM: "Le vœu le plus ardent des Français et des professionnels du tourisme, c'est que pendant les mois de juin, juillet et août, on puisse retrouver les jours heureux, mais il faudra une grande discipline", appelant ainsi à la responsabilité de chacun, sans briser les espoirs d'un été heureux : "Cette saison estivale, très clairement, tout le monde le voit, et il faut le dire, elle ne sera pas comme les autres. Le tourisme ne pourra reprendre que de façon concentrique, avec une clientèle de proximité."

"Je conseille d'attendre avant de réserver"
L'accès aux plages n'est donc pas inenvisageable. Plutôt que de provoquer la désespérance des Français déjà très éprouvés, il est plus respectueux de la "psychologie" de tous d'entendre  les conseils du secrétaire d'Etat chargé des Transports Jean-Baptiste Djebbari qui, dès le début du mois d'avril, recommandait aux Français "d'attendre avant de réserver" leurs vacances estivales. "La situation aujourd’hui est encore trop incertaine. Pour l’instant, je conseille aux Français la plus grande prudence sur la préparation de leurs voyages. Je leur dis d’attendre", avait-il déclaré le 7 avril sur France Info. L'attente risque d'être longue, mais attendre ne signifie pas renoncer.

dimanche 29 décembre 2019

Retraites: Djebbari dénonce un "syndicalisme de blocage" et d'"intimidation"

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'Etat aux Transports agressif

Le collaborateur d'Elisabeth Borne, Jean-Baptiste Djebbari, s'en est pris aux méthodes de la CGT

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Quand la France est dans la rue depuis plus de trois semaines,
Macron délègue à Philippe et Philippe à un petit secrétaire d'Etat novice
Alors que les chroniqueurs de presse s'évertuent à faire croire que le gouvernement recherche sans relâche les moyens de renouer le dialogue avec les syndicats, Djebbari a haussé le ton et fait bondir Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en plein conflit social sur la réforme des retraites. 

Au 25e jour de la mobilisation contre le projet de système universel de retraite par points, Djebbari dénonce "une pression qui s'exerce de façon anormale sur une partie des cheminots", qualifiant cette attitude d"'inacceptable". 

Prenant le parti de diviser, il s'est porté aux côtés des non-grévistes. 
"J'ai demandé aux dirigeants de la SNCF et de la RATP d'être vigilants et d'agir de façon résolue face à des attitudes d'intimidation, de harcèlement, voire d'agression dont seraient victimes les agents qui ont fait le choix de travailler", assure-t-il dans un entretien avec le JDD. 
"La CGT-Cheminots et SUD-Rail ne sont jamais venus au ministère des Transports débattre, proposer ou même faire état de leur désaccord", assène le secrétaire d'Etat, fustigeant une "politique de la chaise vide", alors qu'il salue "des échanges exigeants, francs et ouverts avec l'UNSA et la CFDT".

Pour favoriser la relance du dialogue avec la CFDT, syndicat réformiste, comme l'UNSA, le petit secrétaire d'Etat aux Transports - 1,75 m -  avait-il besoin de dénoncer le syndicalisme "de blocage", voire "d'intimidation" de la CGT ? Le secrétaire d'Etat aux Transports oppose clairement la CGT à la CFDT, accusant le syndicat de lutte de pratiquer "un syndicalisme d'opposition systématique à toute réforme, de blocage et parfois d'intimidation". "La CGT veut marquer les esprits par des coups de poing médiatiques, a-t-il encore insisté. 

Le petit bonhomme dressé sur ses ergots s'est tourné vers les usagers pour les pousser à manifester leur mauvaise humeur contre les grévistes.
"Les Français ne sont pas dupes de la politisation à l'extrême gauche de ce mouvement", a-t-il commenté, suivant la même technique du 'diviser pour régner'.

Le dirigeant syndical n'a pas manqué de reprocher au gouvernement d'organiser "le bordel"

Le ton monte entre Philippe Martinez (à gauche) et Jean-Baptiste Djebbari (à droite) (Photo d'Illustration).Philippe Martinez riposte à l'agression verbale de l'exécutif. Dans un entretien également accordé au JDD, il l'accuse d'organiser "le bordel" et de jouer "le pourrissement" du conflit, déjà plus long que celui de 1995. "Emmanuel Macron se veut l'homme du nouveau monde, mais il imite Margaret Thatcher", tacle le secrétaire général de la CGT.

"Où est l'acte II du quinquennat ?"
"Il y a une vraie colère. Bien sûr, 24 jours sans être payé, c'est dur. Mais ce conflit est le reflet de deux ans et demi de souffrance", fait-il valoir en rejetant un projet de réforme des retraites "individualiste" alors qu'il devrait être "solidaire". "Avec la grève, on obtient toujours quelque chose. Regardez, depuis deux semaines, on apprend chaque jour que tel ou tel régime spécial sera finalement maintenu".

Philippe Martinez attend que, lors de ses voeux pour la nouvelle année mardi soir, le président Macron reconnaisse "que la majorité des gens ne sont pas contents, qu'il s'est trompé". "Il a dit qu'il avait changé, qu'il était prêt à l'écoute... Où est l'acte II du quinquennat ? Aujourd'hui, il joue avec le feu : avec le Rassemblement national aux aguets, attiser les rancœurs est dangereux", met en garde le responsable cégétiste.

mardi 10 décembre 2019

Djebbari se fait clouer le bec par un gréviste

Le secrétaire d'Etat aux Transports ne fait pas le poids

Le gouvernement a été interpellé par des grévistes en gare du Nord à Paris 

Djebbari  était allé au contact pour une opération de com' tendant à prouver que le pouvoir est ouvert au dialogue. Sous les caméras qui s'étaient rendues à la convocation, le secrétaire d'Etat aux Transports comptait faire le point sur la situation et dire la "détermination" de Macron à mener la réforme des retraites comme il l'entend et quoi qu'il se passe à travers le pays. La rencontre avec des grévistes était imprévue.
En vérité, elle était tenue secrète, pour qu'il puisse pérorer face à des cadres, notamment ceux qui, à la demande de la direction, ont accepté de prendre la place des grévistes le 5 décembre.
Le petit bonhomme se tient bien droit - d'aucun le jugent raide - pour gagner en stature : il pèse en effet  64 kilos pour 1m72. Il souffre tellement d'être frêle qu'il assure dans Paris Match avoir pratiqué le rugby... A 37 ans, on ne lui connaît ni femme, ni enfant.

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Djebbari, pilote du dimanche
A l'issue de sa visite organisée au centre de contrôle de la gare du Nord, le sous-ministre s'est fait interpeller par une douzaine de grévistes de la SNCF qui l'attendaient de pied ferme. 

"Votre gouvernement doit prendre conscience que les cheminots ne vont pas lâcher. On ne lâchera pas jusqu'au retrait", a lancé un gréviste à l'ancien pilote d'avion d'affaires.

"La clause du grand-père, on ne veut pas l'entendre", a renchéri une cheminote. "C'est la base qui décide", lui a dit un autre gréviste, un probable militant de Sud Rail.
Droit sur ses ergots, le petit coq à la crête tout-à-coup vermillon, lance alors : "C'est aussi les Français", ajoutant que "le gouvernement est aussi déterminé à faire cette réforme". "Je parle avec d'autres syndicats de la SNCF et vous représentez une vision", a-t-il également accusé.

L'un d'entre eux était plus ferme que les autres, comme en atteste cette vidéo de BFMTV. "Il y a eu des 'gilets jaunes' et il y a des travailleurs et c'est la réalité dans ce pays. Vous avez laissé les vrais travailleurs, ceux qui produisent les richesses dans ce pays, vous les avez laissé crever, et ces gens-là en ont ras-le-bol", a invectivé (AFP) expliqué ce salarié, assurant qu'ils "ne vont pas lâcher". "La force des travailleurs, c'est la grève", ont ensuite entonné le reste des militants.

VOIR et ENTENDRE Djebbari battre en retraite, la queue entre les jambes :

Juste avant, le secrétaire d'Etat avait préféré rencontrer des 'Gilets rouges' du centre opérationnel de la gare du Nord, des volontaires qui informent les passagers et gèrent les flux, ainsi que des agents de la police des chemins de fer.

Observez cette attitude familière de Djebbari:
les bras croisés sont-ils un signal d'ouverture ?
"Politiquement le calendrier est posé, puisque c'est mercredi que le premier sinistre donnera l'architecture détaillée de la réforme  - dont le projet a été rendu il y a six mois par Delevoye, le 19 juillet dernier - et notamment son application aux régimes spéciaux. J'espère que cela permettra d'avancer très concrètement vers une reprise du trafic, vers une résolution du conflit", a-t-il déclaré à des journalistes.

Selon les agents de la police des chemins de fer que le ministre a rencontrés, sur le plan de la sécurité, il y a "quelques tensions aux heures de pointe, notamment à l'arrivée des trains. On a eu quelques accidents vendredi, des gens qui se sont faits piétiner". "Bravo, bon courage, nous aussi on travaille pour trouver une solution", leur a lâché Djebbari.
Une opération de com' foirée !

Le système de retraites par points préconisé dans le rapport Delevoye est-il forcément perdant?
VOIR et ENTENDRE l'analyse de Nicolas Doze (BFM):


jeudi 5 décembre 2019

Grève : Hidalgo, complice de Macron, ne laisse pas les "cars Macron" desservir Paris

Double-jeu du secrétaire d'Etat aux Transports : il accuse la socialiste d'empêcher les "cars Macron" d'entrer dans Paris

Djebbari accuse la maire PS de Paris de ne pas laisser ces cars desservir d'autres gares que celle de Bercy

Djebbari, c'est le petit homme qu'on aperçoit à gauche

Ils devaient venir renforcer les transports publics d'Ile-de-France,
très perturbée par la grève contre la réforme des retraites. 

Les "cars Macron" pourront circuler demain (jeudi) entre Saint-Denis et Massy en desservant Paris intra-muros," avait promis le secrétaire d'Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, mercredi 4 décembre au soir, à propos de "ceux qu'on appelle (pour renforcer les transports publics, très affectés par la grève). Nous avons veillé à ce que les tarifs proposés soient accessibles".

En ce jeudi de la mobilisation contre la réforme des retraites, sur RTL, Djebbari dénonce la stratégie de la maire PS de Paris, bien qu'elle empêche les grévistes d'entrer dans Paris. 
"On a un sujet de desserte à l'intérieur de Paris et vous savez que c'est à la main de la maire Anne Hidalgo, qui semble-t-il n'est pas tout à fait favorable à ce que les cars desservent plusieurs points dans Paris", a affirmé Djebbari. Outre la gare de Bercy, seul point dans Paris autorisé jusqu'ici par la mairie, "nous avions proposé que ces cars desservent Denfert-Rochereau (sud), Châtelet (centre) et gare du Nord (nord)", a révélé le secrétaire d'Etat, jugeant cette position "assez dommageable".


Sur cet axe Saint-Denis-Massy, "les opérateurs sont encore en train de construire leur offre", a indiqué le secrétaire d'Etat. La compagnie allemande FlixBus s'est positionnée pour briser la grève, annonçant qu'elle sera prête à assurer cette desserte à partir de vendredi, et ce, gratuitement.

En France, "les transports vont être très compliqués, aujourd'hui (jeudi) comme demain (vendredi)", a par ailleurs convenu Jean-Baptiste Djebbari, admettant que "la grève peut encore durer quelques jours". Il reconnaît d'ailleurs que la situation correspond "grosso modo" aux prévisions de trafic de la RATP et de la SNCF.

Des dérogations ont été signées pour permettre la circulation de poids lourds, ce weekend, a ajouté le secrétaire d'Etat aux Transports,  pour ce qui concerne les "produits stratégiques, essentiels". "Nous avons signé l'ensemble des dérogations qui permettent par exemple d'avitailler [terme approprié à l'aviation] les stations de carburant", a-t-il prévenu.

lundi 18 novembre 2019

La réforme des retraites fait regimber des alliés de Macron

Des élus centristes demandent l'organisation d'une "grande" conférence sociale

Des élus du MoDem souhaitent que cette conférence sociale soit organisée avant la grève interprofessionnelle du 5 décembre. 

Leur objectif est de tenter de répondre aux souffrances des Français, de réduire les "inégalités" et éviter une convergence des luttes, alors que plusieurs syndicats ont lancé  pour le 5 décembre un appel à la grève illimitée contre la réforme des retraites, voulue par le gouvernement. Macron et les siens, eux, assurent être sereins et déterminés....

Dans une tribune publiée dimanche 17 novembre dans Le Parisien, Patrick Mignola, le président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, Hervé Marseille, le président du groupe Union Centriste au Sénat et Jean-Christophe Lagarde, le président du groupe UDI-AGIR à l'Assemblée, ont appelé le gouvernement à organiser une "grande conférence sociale" rassemblant "les forces vives et en particulier les représentations patronale et syndicale" pour se montrer à l'écoute des Français à l'approche des municipales. 

"Les Français souffrent toujours et peinent à croire en un espoir collectif", soulignent les élus centristes. "Le travail doit mieux payer", poursuivent les élus. "Le gouvernement a augmenté le pouvoir d'achat [de certains] en allégeant la feuille d'impôt, les entreprises et les syndicats doivent s'accorder pour augmenter la feuille de paie", estiment les élus.

"Car il s'agit bien sûr d'argent pour vivre mieux et pouvoir participer au grand défi de  la transition écologique : manger mieux, se déplacer mieux, habiter mieux, nécessite d'être mieux payé", expliquent-ils. "Nous devons bâtir ensemble un élan national, qui réconcilie les Français autour de la lutte contre les inégalités", concluent-ils, soudainement lucides, mais clairement démagogues.

Les partenaires sociaux doivent d'ores et déjà être reçus par Edouard Philippe la semaine du 25 novembre sur le projet de réforme des retraites. Les syndicats représentatifs de la SNCF sont invités à une réunion jeudi avec le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye et le secrétaire d'Etat aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.



Vers une convergence des luttes ?

Dimanche, au lendemain d'un premier anniversaire du mouvement des Gilets Jaunes, notamment à Paris, Edouard Philippe n'a pas apaisé les inquiétudes en  assurant que la "volonté" de l'exécutif de "transformer" la France est "intacte", et estimant que si le pays reste "immobile", il sera "dans une situation dangereuse". Sur la réforme des retraites, "en même temps", il a dit respecter et "prendre au sérieux" une "certaine forme de scepticisme", voire de "résistance"...

En écho, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a rejeté l'hypothèse d'une "coagulation" des conflits. Une "martingale" destinée à "alimenter le désordre", selon elle. 
Elle a aussi polémiqué en jugeant que le mouvement des Gilets Jaunes est depuis plusieurs mois "gangrené" par l'ultragauche violente.

Au contraire, le chef de la France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon compte sur une convergence des mécontentements, entre ceux qui défileront le jeudi 5 décembre et les Gilets Jaunes qui manifesteront deux jours plus tard. "J'espère que ceux qui auront été dans la lutte le 5 viendront aussi le samedi, dans la rue", a lancé l'élu sur France 3. 
Il s'agit pour lui de mettre la pression sur Macron chez qui, selon le député, "seul le rapport de force arrive jusqu'à son cerveau".

Pour sa part, l'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a jugé "possible que les colères se rejoignent" mais sans le souhaiter. Pour lui, les Gilets Jaunes sont "le symptôme du fait qu'aujourd'hui beaucoup de Français ont le sentiment que pour être entendus il faut passer par l'attention, la confrontation, et parfois par la violence". 

mercredi 30 octobre 2019

SNCF : malveillant, le pouvoir sanctionne les grévistes, mais populiste, il rembourse les usagers

Pas de paiement des jours de grève, lance Pépy, celui qui, avant de partir, indemnise les clients

"Aucun client, aucun Français ne comprendrait que l’on paye les jours de grève", a affirmé mercredi le président de la SNCF
Mépris de classe sur le visage de Macron avec Pepy à sa droite,
face à un cheminot seul face à eux, en février dernier
Ils ne comprennent pas davantage que les usagers soient remboursés lorsque les perturbations à la SNCF durent : c'est une chose d'indemniser les voyageurs pris par surprise et laissés à quai, comme le 21 octobre, premier jour des vacances de la Toussaint, mais c'en est une autre pour les jours suivants. Comme c'est encore le cas avec le nouveau conflit au centre de maintenance de Châtillon qui, comme chacun sait, se poursuit. Ce ne sont pas "200 cheminots d'un centre de maintenance de Châtillon [qui sont] à l'origine des blocages," comme l'écrit TF1 sur son site. Si leur grève reconduite ce lundi en assemblée générale - "deuxième mouvement social intempestif à la SNCF", selon Olivier Bost (RTL) - bloque une partie du trafic des TGV Atlantique - 8 TGV sur 10 circuleront en fait chaque jour de ce jeudi jusqu'à dimanche sur l'axe Atlantique - ,  c'est suite à des infrastructures obsolètes et à risques, à force de gaspillage démagogiques et de l'insuffisance des recrutements de personnels et d'investissements de maintenance. 
"80% des places prévues initialement seront disponibles", a précisé Gwendoline Cazenave, la directrice du TGV Atlantique, entre Paris et la Bretagne, les Pays-de-la-Loire et le Sud-Ouest, alors que 200 des 700 salariés du techni-centre de Châtillon, en région parisienne, sont toujours en négociations.
  - Visactu

Une "grève-sauvage", "démarrée sans préavis", souligne Pauline de Saint-Rémy (RTL), dans le centre de maintenance de Châtillon, situé sur une commune de gauche (SFIO, puis PCF, de 1947 à 1983, et UMP-LR depuis), dans les Hauts-de-Seine (département présidé par le juppéiste Devedjian qui fut promu ministre de Jacques Chirac par l'entremise de Raffarin). Mais, pour tous, un dialogue de sourds. "On est au contact des grévistes, on parle reconnaissance du travail, travail du week-end, travail de nuit, mais il y a une revendication qu’il est impossible de satisfaire : c’est le paiement des jours de grève", a asséné Guillaume Pépy. "Il n’est pas légitime de payer les jours de grève, chacun le sait." "En même temps", est-il "légitime" de rembourser les usagers avec billets qui se sont aventurés dans les gares en connaissance des perturbations ?

Motifs de la grève ?

Un accord prévoyait de supprimer douze jours de repos par an, initialement prévus pour compenser le travail de nuit et de week-end des agents de maintenance du centre. Bien qu’il ait été très vite retiré, la grève dure maintenant depuis plus de dix jours, les salariés demandant une prime exceptionnelle.

Le 30 au soir, à la suite de la conférence de presse de 18h30, une délégation de grévistes a pu rencontrer la direction pour des négociations de 4 heures sans qu’aucune concession ne soit faite d’un côté comme de l’autre. Un communiqué publié par les grévistes dénonce alors le "jusqu’auboutisme de la direction du site", tout comme le refus de la part de la SNCF de les recevoir dans son siège national. 

La menace de suppression des douze jours de repos supplémentaires par an visait à aider les bas salaires qui travaillent de nuit et les weekends est levée, mais la grève au Technicentre de Châtillon continue et s'étend, bien que le projet déclencheur de la grève le 21 ait été retiré le 22 octobre par la direction du TGV Atlantique.

Les grévistes réclament désormais un paiement des jours de grève, que la direction leur refuse, la garantie de ne pas faire l'objet de sanctions disciplinaires en raison de leur arrêt de travail et une "revalorisation", c'est-à-dire une prime de 3.000 euros.

Jean-Baptiste Djebbari, le secrétaire d'Etat aux Transports a exclu mardi tout paiement d'une prime et des jours de grève, lors des questions à l'Assemblée nationale.

Ce "mouvement social est aujourd'hui sans objet, a décrété le nouveau petit collaborateur d'Elisabeth Borne (présidente de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 2015 à 2017), dans la mesure où le projet de réorganisation qui était demandé a été retiré par la direction régionale. Dès lors, la demande de prime pour reprendre le travail paraît a minima hors sujet, en tout cas injustifiée", avait-il asséné.

"Concernant la demande de paiement des jours de grève il n'y a de la même façon aucune raison d'y donner suite, c'est ce que nous a dit la SNCF et c'est la position du gouvernement", avait-il martelé, se retranchant derrière l'avis de l'entreprise publique.

D'autres mouvements pourraient voir le jour


La grève du techni-centre de Châtillon pourrait s'étendre à celui du Landy. 
Dans cet autre techni-centre d’Ile-de-France, à Saint-Denis (93), Sud Rail explique que les délégués syndicaux du site protestent contre leurs conditions de travail. "On a des démissions tous les jours; on est obligé d'aller négocier avec les collègues parce qu'ils veulent partir. Ils en ont marre des conditions de travail qui se dégradent. [...] Moi, j'ai 20 ans d'ancienneté et je suis à 1.600 euros", déplore Fabien Monteille, délégué syndical sur le site. 
[Ceux de Landy se sont mis en grève le 31 octobre, comme ceux du technicentre Est Européen (TGV) à Pantin et Bobigny, en Seine-Saint-Denis également, alors que le couple Macron prend des vacances à Honfleur sous la haute protection d'une centaine de policiers qu'on a vus particulièrement nerveux à la télévision]
Pour le syndicaliste révolutionnaire au Landy, les cheminots sont à bout : "les collègues en ont tellement ras-le-bol qu'ils disent : 'c'est aujourd'hui qu'on est pas content, c'est aujourd'hui qu'on veut en découdre' ". 
C’est donc par solidarité et pour dénoncer, eux-aussi, des conditions de travail qu’ils jugent indignes, que les deux autres techni-centres franciliens ont débrayé. La SNCF se félicitait jusqu’à présent de pouvoir faire rouler 80% des trains à l’approche du week-end de la Toussaint, mais la propagation du mouvement met en péril la réalisation de cet objectif.