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vendredi 15 mai 2020

Assemblée nationale : la création d'un 9e groupe de dissidents inquiète LREM

'Ecologie Démocratie Solidarité' est le nom que se donne la vingtaine de députés LREM qui en ont ras la casquette

Un 9e groupe à l'Assemblée nationale, c'est "inédit", "historique" sous la Ve ?

Après des mois d' 'urban legend' sur la possible création d'un neuvième groupe politique avec des Marcheurs dissidents à l'Assemblée nationale, soucieux de donner la prévalence aux thèmes comme l'écologie et le social, la rumeur prend corps. La tentative des Echos, en fin de semaine dernière, de discréditer la profession de foi provisoire des frondeurs par la publication d'extraits de leurs "spéculations" a fait chou blanc.

Depuis, circule une liste d'une vingtaine de noms
Dans ce 9e groupe dénommé 'Ecologie Démocratie Solidarité' figurent des ex-Marcheurs en rupture avec Macron, comme Matthieu Orphelin (proche de Nicolas Hulot), des membres du Collectif social-démocrate, comme Delphine Bagarry ou Martine Wonner, d'ex-socialistes revenus de Macron et jamais, ni acceptés, ni intégrés, mais toujours pris de haut, tels Aurélien Taché, Guillaume Chiche ou Cédric Villani (toujours membre du groupe LREM) et quelques non-inscrits comme le cheval de retour Delphine Batho, ex-ministre PS à l'Ecologie.

"Un contresens politique"

La socialiste Cécile Untermaier, donnée comme membre, a démenti. Interrogé sur France Info, Aurélien Taché a, lui, dit ne pas "particulièrement" souhaiter la création d'un tel groupe, ajoutant : "Je verrai quand les choses se présenteront si elles se présentent." A l'issue du conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a, de son côté, dit observer "si tel était le cas", que
"le ferment de la division est à l'œuvre" dans une période "exceptionnelle", y voyant "un contresens politique".

La plupart des sécessionnistes cités - des élus humiliés par leurs collègues de la société civile - sont partie prenante de l'initiative de 60 parlementaires à la fibre écologique et sociale qui ont dévoilé mercredi leurs trente propositions pour 'le jour d'après" la crise du coronavirus : revalorisation des salaires des soignants, plan de rénovation énergétique ou encore revenu universel. 
Le chef de file des petits soldats LREM, Gilles Le Gendre, incapable de tenir ses troupes, a qualifié ces propositions d' "arrière-pensées politiques", "très corrélées au sujet du 9e groupe".

La sécession est "assez actée et imminente"

L'impuissant numéro un de LREM, Stanislas Guerini, note que les choses sont "assez actées et imminentes". Le nombre de neuf groupes politiques serait un record. Et le groupe majoritaire (296 membres) est menacé de perdre la majorité absolue (289 sièges) qu'il détient pour l'heure à lui seul, un symbole fort, même s'il peut s'appuyer sur les 46 mendiants du MoDem et la dizaine d'élus juppéistes d' Agir!. D'où une certaine agitation à tous les étages. 
Selon des sources parlementaires, la diffusion de la profession de foi était une fuite orchestrée pour tenter de torpiller l'initiative. L'ensemble des Marcheurs ont été aussitôt "rappelés à l'ordre", certains ayant pu ainsi être rattrapés au vol.

Dans un message à la troupeGilles Le Gendre met en garde contre "toute tentative de division". 
Mardi, il a dit à la presse ses doutes sur la capacité d'un tel groupe à peser au vu des "hypothèses de chiffres qui circulent". Certains élus pressentis ont jugé "pas opportun" un lancement en pleine crise sanitaire, comme Claire Pitollat, ingénieure dans le domaine de l’énergie, élue du Marseille chic, ou l'ex-professeur d'EPS Cécile Rilhac, députée de Taverny (Mouvement des progressistes, MDP, Val d'Oise). Elles pourraient basculer au premier coup de vent.

Les épines dans le pied sont prêtes à tomber

Jugée "inéluctable" par certains en interne dès mars, au vu du "potentiel en nombre et en frustrations politiques," ces contestataires pourraient s'inscrire en "groupe minoritaire", et non groupe d'opposition. Certains des élus "légitimistes" et méprisants tentent de sauver la face en déclarant y voir l'occasion de se débarrasser des "passagers clandestins".

Et un des arrogants de la majorité éreinte déjà un "groupe de bric et de broc pour essayer d'exister", niant tout "coup dur" pour Macron, puisque, pour l'heure, les dissidents potentiels "ne semblent pas dans l'opposition frontale". Pour Stanislas Guerini, c'est en outre "à contretemps", notamment politiquement, puisque la ligne qui sera portée pour la fin du quinquennat accordera « une part prédominante » aux sujets sociaux et écologiques.

Le parti du président  travaille en catimini à des propositions de récupération.
Evoquant mardi "un nouveau cycle politique" post-coronavirus, G. Le Gendre estime aussi que cela "passe probablement par des évolutions sensibles" dans l'animation de la majorité. Manière aussi de faire amende honorable, en réponse à un député macronien a estimé que l'initiative en gestation "soldera la mauvaise gestion politique et individuelle du groupe"

L'opposition constate quant à elle que le macronisme s'essouffle et qu'il n'aura finalement mis que trois années à faire son temps
Ainsi des communistes ironisent-ils : "après La République en marche, on a la République en miettes…"

mercredi 26 février 2020

Le chef de groupe du MoDem insulte l'opposition

"Vous n'êtes rien", éructe un député MoDem méprisant des Insoumis à l'Assemblée  

Les députés LREM ont fait leur cinéma un jour de retransmission des débats

Les députés de la majorité présidentielle sont des intolérants au travail, comme d'autres au gluten, et ne supportent pas la contradiction. Ils l'ont prouvé mardi soir, en fin de soirée, en se donnant en spectacle, désertant brièvement les bancs pour protester contre les amendements de l'opposition. 

Pendant une trentaine de minutes, ils ont protesté contre "l'obstruction" et une "litanie" d'amendements "sans aucun intérêt" des Insoumis et des communistes, lors de l'examen de la réforme à trous des retraites. 
L'article 44, alinéa premier, de la Constitution de 1958, dispose que « les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d'amendement », c'est-à-dire le droit de proposer des modifications à un texte (projet ou proposition de loi ou de résolution) dont est saisie une assemblée.
L'opposition a dénoncé une atteinte au droit d'amendement, "du cinéma" et "du grand guignol.
Résultat de recherche d'images pour "Patrick Mignola"Puis le ton est encore monté en toute fin de séance, en conclusion d'une "soirée mouvementée" achevée vers 01 heure du matin mercredi. Les PlayMobil de Macron sont sortis comme un seul homme prendre le frais une demi-heure: seuls les présidents de groupes, le tambour-major Gilles Le Gendre (LREM, ci-dessus à gauche) et le serre-file Patrick Mignola (MoDem) sont restés pour suivre la suite des opérations. "Nous venons d'engager une série d'amendements tous identiques, avec encore une fois la volonté manifeste de faire durer inutilement le débat", a estimé Gilles Le Gendre. "C'est notre droit de récuser la nature de ces débats, nous ne souhaitons pas y participer".
Les députés n'arrivaient pas à bout en effet de l'examen de l'article 2 du texte, sur les 65 du volet ordinaire de cette réforme des retraites.

Les  Républicains et les communistes ont rappelé les règles du bon fonctionnement démocratique de l'Assemblée nationale
Les amendements concernés proposaient une série de changements de date pour l'entrée en vigueur des différentes transitions de la réforme des retraites; ce qui n'est pas sans intérêt pour les pensionnés à venir, mais que la majorité traite par dessus la jambe. 
Les oppositions ont ensuite enchaîné les rappels au règlement pour dénoncer une "mise en scène" de la majorité, selon le député LR Stéphane Viry, ou du "cinéma" pour le communiste André Chassaigne.

Le co-rapporteur centriste du MoDem se croit au Soviet Suprême

Une déclaration du co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem de la Vienne) - député bénéficiaire d'un poste réserve -  a mis le feu aux poudres au retour des godillots de la majorité : "Certains ont dit la République, c'est moi (une allusion au LFI Jean-Luc Mélenchon); eh bien, la République, c'est nous et vous, vous n'êtes rien", a lancé à l'opposition le supplétif de LREM. S'il n'est pas président de groupe en titre, il s'y croit. Ni Bayrou, ni Mignola (pourtant ex-membre de plusieurs cabinets ministériels)  ne joue son rôle. 
Pour le centriste Nicolas Turquois, la jeune fille qui s'est permise de donner son opinion sur l'islam tel qu'il se fait connaître aurait reçu les mêmes menaces si elle avait attaqué la communauté catholique. Or, la comparaison ne passe pas, parce qu'elle est stupide d'injustice. . Convié à une émission sur CNews pour évoquer différents sujets, le député représentant les idées de Bayrou dans la Vienne, Nicolas Turquois était invité à réagir sur les menaces de mort reçues par Mila, une jeune fille qui dans le langage des jeunes de son âge, 16 ans, avait qualifié l’Islam de 'religion de merde', ce qui avait fait polémique. Ces propos lui avait valu notamment des menaces de mort. 
Face à l’éditorialiste du Figaro, Alexandre Devecchio, le député s’est attiré les foudres d’une bonne partie des invités sur le plateau : "Vous vous moquez du monde ? », rétorque Alexandre Devecchio, lui rappelant l’épisode du 10 janvier dernier où le chansonnier
Frédéric Fromet avait suscité l’indignation avec sa chanson "Jésus, Jésus, Jésus est pédé, j’vois pas pourquoi ça dérangerait…". Une agression qui n’avait pourtant pas été suivie de menace de mort. Les chrétiens sont passés au Nouveau Testament...
Nicolas Turquois, qui passe pour un modéré parce qu'il se fait élire comme MoDem de la Vienne, a osé proférer, sur CNews, une des plus énormes monstruosités entendues sur un plateau-télé depuis des semaines. C’est grotesque, c’est abject, c’est déshonorant. Cet homme se couvre de honte, et il faut que ça se sache.

Les oppositions ont alors tonné contre un "dérapage" d'un rapporteur qui a "perdu ses nerfs".Un temps pressenti pour gérer la ville de Paris à la place de la star du porno  amateur, Benjamin Griveaux, pris la main dans le caleçon caméra au poing et  contraint au retrait en rase campagne des municipales, le  président de séance, Hugues Renson, a reconnu des "propos excessifs" de Nicolas Turquois, qui a d'ailleurs présenté ses excuses. Le premier ministre Edouard Philippe - avec Griveaux, autre spécialiste du va-et-vient, mais entre Paris et Le Havre  - avait demandé mardi aux députés LREM de "tenir encore" face à "l'obstruction" de la gauche de la gauche.
Mise en scène d'un scénario annoncé

Si le projet de loi est lacunaire et défectueux, le synopsis de son examen est en revanche écrit et l'épisode de mardi soir s'inscrit dans la dramatisation du chaos d'un tournage voulu par la majorité.    
Le locataire de Matignon a en effet tombé le masque pour menacer de prendre ses "responsabilités" en recourant au 49-3, arme de la Constitutionpermettant d'adopter un texte sans vote, si besoin.

Dans l'hémicycle,pour justifier "le côté un peu absurde" et le "non-sens" de "ces amendements qu'on s'enfile en série",  François Ruffin (LFI) a fait valoir qu'il répond au "non-sens institutionnel" de la Ve République, avec une "telle concentration des pouvoirs entre les mains de l'exécutif, qui écrase complètement le législatif", lorsqu'il est dépendant et soumis à un président qui ne permet pas le libre fonctionnement des institutions.

"On ne peut répondre à une absurdité que par une autre absurdité. Face à un Parlement qui est une chambre d'enregistrement des désirs du président (Emmanuel Macron), la seule chose qu'on puisse faire c'est au moins de ralentir cet enregistrement", a-t-il expliqué. 

mardi 4 février 2020

Nuançage politique des listes aux municipales : Castaner doit battre en retraite

Le ministre de l'Intérieur se prend un nouveau râteau

Le Conseil d’Etat a suspendu vendredi la circulaire Castener visant à attribuer 
une couleur politique aux candidats aux municipales

Résultat de recherche d'images pour "caricature de Castaner""
L'incompétent joueur de poker a réagi à l'avis défavorable du Conseil d'Etat. Dans un communiqué publié ce mardi, Castaner vient d'annoncer la transmission aux préfets d'une nouvelle circulaire fixant les règles d'attribution d'une couleur politique aux candidats aux élections municipales. Le nouveau document contraint désormais les préfets à nuancer d'office les candidats des villes de plus de 3.500 habitants, contre 9.000 auparavant. Est ainsi jeter à la corbeille sa circulaire tentant d'occulter les résultats des municipales où le parti du président n'est pas implanté, c'est-à-dire à la marge, voire invisible. 

Ce nuançage politique est indispensable à l'interprétation des résultats des élections municipales. Les préfets se chargent de classer les listes par grands blocs politiques. C'est ce qui permet ensuite au ministère de l'Intérieur de présenter "de manière intelligible et par grands blocs politiques" les résultats à l'échelle nationale, le soir de l'élection. Et de colorer la carte électorale pour les media lus dans les transports.

En optant pour un seuil à 3.500 habitants, le ministère de l'Intérieur vient quelque peu contredire tout l'argumentaire qu'il avait mis en place
Le 17 janvier dernier, avant d'être recalé, le ministère assurait être contraint de choisir un seuil préexistant dans le code électoral, à savoir 1.000 ou 9.000 habitants. Or, le nouveau seuil de 3.500 habitants n'a pas d'existence propre dans le code électoral et aurait pu être préféré dès le départ. Ce seuil demeure plus élevé que celui de 2014, année au cours de laquelle le nuançage politique était réalisé d'office dans les communes de plus de 1.000 habitants.

Les opposants à la circulaire scélérate accusaient la majorité de vouloir gonfler artificiellement ses scores 

Le ministère dit avoir répondu, point par point, à chacun des motifs ayant conduit le Conseil d'Etat à suspendre la précédente circulaire. C'est donc vrai pour le seuil de 9.000 habitants, mais aussi sur les deux autres réserves émises la semaine dernière. La version revue et corrigée donne partiellement satisfaction aux détracteurs.
"Il est ainsi désormais explicitement prévu par la circulaire qu'une liste qui n'a pas reçu d'investiture, mais qui est soutenue par un parti politique disposant de sa propre nuance de liste, se verra attribuer la nuance de liste correspondant au bloc du parti ayant accordé son soutien", écrit le ministère dans son communiqué.
Un point mérite encore un éclaircissement,
le cas des villes investies par un parti d'opposition et soutenues par LREM, comme c'est le cas par exemple pour Olivier Klein à Clichy-sous-Bois (investiture PS et soutien de LREM), Christian Estrosi à Nice (LR et LREM) ou encore Jean-Luc Moudenc à Toulouse (LR et LREM).
Debout la France revient à droite.
Enfin, 'Debout la France', qui était classée dans le bloc "extrême droite", a été reclassé dans le bloc "droite". Le Conseil d'Etat avait estimé que ce nouveau classement était insuffisamment motivé.

Le coucou Macron escomptait accaparer les scores d'autres listes, celles qui, "sans être officiellement investies par LREM ou le MoDem, ni par l'UDI, seront soutenues par ces mouvements".... 

 Le ministère de l'Intérieur a par ailleurs promis de rendre la circulaire publique. Ce qui serait une première.

vendredi 31 janvier 2020

Edouard Philippe sera tête de liste au Havre sans briguer le poste de maire en 2020

Politique LREM à l'ancienne et retard à l'allumage du "monde nouveau" de Macron

Edouard Philippe sera candidat tête de liste au Havre

Le premier ministre veut reprendre en main Le Havre.
Résultat de recherche d'images pour "edouard philippe CUMULARD"
Philippe veut reconquérir Le Havre: 
il ne craint pas le KO ?
"C'était un secret de polichinelle" : le successeur en qui Edouard Philippe mettait sa confiance à la mairie du Havre a été accusé par plusieurs femmes de leur avoir envoyé des photos à caractère pornographique. Luc Lemonnier a dû démissionner de ses mandats à la suite de la publication de témoignages compromettants.

Elu au premier tour en 2014 sous l’étiquette UMP, le chef du gouvernement restera à Matignon s’il est élu aux élections municipales au Havre (Seine-Maritime) en mars. "En même temps","ma plus grande ambition" à terme c'est de redevenir maire, prévient-il. Les Français de Lille ou Limoges apprécieront ce dédain affiché... 

"Ma décision est prise. Je l’ai mûrie comme toute décision importante. J’ai décidé d’être candidat à la mairie du Havre comme tête de liste (…). Dans une démocratie, le fondement de la légitimité, c’est l’élection", a déclaré l’ancien maire qui avait préféré Matignon à la cité normande (2010-2017), vendredi 31 janvier, dans un entretien avec le quotidien Paris-Normandie, détenu par le groupe de presse SNIC placée en redressement judiciaire le12 avril 2016 et dont l'actionnaire majoritaire depuis 2017 est Jean-Louis Louvel, candidat aux municipales de 2020 à Rouen, avec le soutien de LREM, du Modem et de LR. "Nos concitoyens ne veulent surtout pas de responsables politiques hors-sol. Je suis heureux de pouvoir me confronter à nouveau au suffrage universel et je pense que c’est très sain". On le voit, tout est "sain", comme il dit.
Outre que LR assume désormais une complicité jusqu'ici honteuse avec le parti du président dans laquelle certains verront de la transparence, d'autres expriment leur malaise face à la collusion éhontée de la presse "libre et indépendante" avec le pouvoir du leader français de la palette de manutention qui se déclare candidat LREM aux élections municipales à Rouen tout en restant propriétaire du quotidien Paris-Normandie auquel Philippe  - sous la menace de la contestation sociale - réserve l'exclusivité de son annonce.
L'Edouard met ainsi fin à plusieurs mois d'un faux suspense autour de sa candidature
Résultat de recherche d'images pour "Edouard Philippe echalas"Il avait avivé l’hypothèse en septembre 2019 en rappelant, dans une déclaration d’amour publique à la ville, que ses "tripes" d’arrière-petit-fils de docker [voyez ci-contre la stature de docker] avaient "un goût d’eau salée". 

L'Edouard avoue non seulement être "hors sol", mais aussi avoir à reconquérir la confiance. "Proposer aux Havraises et aux Havrais un projet pour six ans, obtenir leur confiance, tout cela est indispensable si l’on veut faire bouger les choses", a-t-il ajouté.

Philippe renonce à ses prétentions sur Paris 
Tandis que se retirent les deux candidats rivaux de LREM à Biarritz, et que les frères ennemis LREM à Paris, Villani et Grivaux, à six semaines du scrutin, le Juppéiste recule, assurant n’avoir "jamais envisagé un engagement politique ailleurs qu’au Havre", où il était élu depuis 2001 et a fait carrière, d’abord sous le tutorat de l’emblématique maire Antoine Rufenacht (1995-2010) qui dirigea la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002 et soutint Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.

Sa déclaration d'amour au Havre,  impudeur ou com' politicienne ?

Après une parenthèse parisienne de cinq ans, la Pomponnette est de retour.
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L'Edouard se fera-t-il pardonner des Havrais  ses infidélités parisiennes,
telle la Pomponette dans 'La Femme du Boulanger' de Pagnol ?
"C’est la ville que j’aime. C’est là que sont mes attaches. C’est ici et nulle part ailleurs que je veux me confronter au suffrage universel". 

Modestement élu au premier tour en 2014 sous l’étiquette UMP (désormais Les Républicains, LR) avec 52 % des voix, E. Philippe a souligné que "sa plus grande ambition" est de redevenir maire à terme. Et de baver sur Matignon en privé, vantant la commune, "l’échelon de l’action publique que je préfère"

En attendant, "si le président de la République continue à m’accorder sa confiance [hypothèse?], je continuerai à remplir ma mission de premier ministre, parce qu’on ne se dérobe pas quand il s’agit de servir son pays", a-t-il poursuivi. 

La "plus grande ambition" de l'Edouard ? Etre "cumulard" !

Résultat de recherche d'images pour "CUMULARD de mandats"
Ainsi, s’il était élu au soir du 22 mars, Philippe proposerait que l’actuel maire (LR) Jean-Baptiste Gastinne conserve le fauteuil. Gastinne continuera d'honorer le grand amour de Philippe en semaine et l'Edouard, le samedi... "Le jour où ma mission s’achèvera à Matignon, je souhaite, si les Havrais me font confiance, évidemment, redevenir maire, parce que c’est là que je veux continuer à m’investir, parce que je veux que Le Havre poursuive sa transformation. C’est cela l’essentiel", a-t-il glosé.

Déjà resté dans le flou pendant plus de deux ans avec le projet de réforme Macron des retraites, l'Edouard ne précise pas non plus les contours de son programme que le méprisant qualifie d’ "ambitieux". Philippe a déversé des mots creux : il mènera "une campagne intense au Havre", il remplira ses "obligations à Paris", alors que c'est Muriel Pénicaud qui est désormais en charge de la réforme des retraites et veille à la bonne marche des discussions avec les partenaires sociaux sur son financement (toujours pas assuré !) et à son bon examen au Parlement qui ne lui tient pas rigueur de plusieurs recours à l'article 49.3 pour contourner les députés "frondeurs" contre la Loi Travail

Mais, dans ce contexte social tendu, le peu téméraire Philou a récusé toute tentative de "tirer des élections du Havre des leçons nationales". 
"Les commentateurs commenteront, ils adorent cela [c'est juste leur fonction]… Ce n’est pas mon sujet, a-t-il commenté. Je veux parler du Havre et de ce que je veux faire pour la ville", a-t-il précisé. Puisque les Français ne savent toujours pas ce qu'il veut faire pour la France, les chroniqueurs devraient peut-être interroger les Havrais [et les Havraises ! Concession aux féministes...]

mardi 28 janvier 2020

Municipales: trois Français sur dix veulent sanctionner Macron, selon un sondage 

Ce sondage suggère-t-il que les candidats du président seraient plus à la hauteur que lui ?

Ils ne sont que 12% de Français à vouloir soutenir Macron
58% ne voteront qu'en fonction d'enjeux spécifiques à leur commune

Il a des cheveux - teints et raréfiés - à se faire, l'arrogant quadra...



Trois Français sur dix (30%) veulent punir Macron et son gouvernement lors des élections municipales de mars, révèle un sondage Odoxa-CGI diffusé ce mardi.

Alors que le "socle présidentiel" se soit établi à 24% au premier tour de la présidentielle, les Français ne sont plus que 12% à vouloir encore soutenir Macron, soit une chute de 50%

Si le premier tour avait lieu dimanche, 18% des Français interrogés  voteraient pour une liste La République en marche alliée au MoDem. 

Bayrou en joue pour imposer ses affidés, provoquant des tensions dans le parti du président, jusqu'au gouvernement où des ministres-candidats se retrouvent face à des rivaux du MoDem, puisque Macron a besoin des voix centristes pour placer ses pions dans des communes où il n'est pas implanté. Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture d'origine socialiste, peut en témoigner à Biarritz...

C'est 4 points de moins que le score de LREM aux européennes de mai 2019, selon cette enquête pour la Presse régionale, France Inter et L'Express.(inscrits sur les listes électorales et qui comptent aller voter)

58% ne voteront qu'en fonction d'enjeux spécifiques à leur commune

Que les électeurs aux municipales veuillent se concentrer sur la personnalité du maire et de son projet pour la commune est une préoccupation naturelle et bien connue depuis longtemps pour ce type de scrutin local. 

Or, l'abstention risque fort d'être plus élevée encore qu'en 2014. Les prochaines municipales risquent d'être éclipsées par les enjeux nationaux en suspens, comme la réforme controversée des retraites dont le Conseil d'Etat vient de pointer les nombreuses lacunes et de mettre en garde contre le risque d'inconstitutionnalité  qu'il encourt en l'état... 
D'autant plus que les maires-sortants se font tirer l'oreille pour se représenter et qu'à l'inverse, les candidats estampillés LREM sont des inconnus et que les Français ont vu aux législatives le danger qu'il y a à envoyer à l'Assemblée des débutants dont ils ne connaissent pas grand chose. Non seulement ils sont rares, mais ils se cachent : ils ont reçu la consigne de dissimuler leur appartenance et la "circulaire Castaner" ne favorise pas non plus la transparence. 

14% d'intentions de vote pour le RN, le repoussoir qui ne s'use pas si on s'en sert, d'élection en élection.

Ces listes Rassemblement national devancent celles des Républicains et d'Europe Écologie Les Verts, de peu, toutes deux à 13,5%, juste pour les besoins de la manipulation de l'opinion.

Puis celle du PS (11%), bien que très implanté, et de La France Insoumise (7%). 

Ils sont 19% à vouloir voter pour une liste sans étiquette politique (SE) - et elles sont extrêmement nombreuses en ville et encore davantage dans la ruralité.

25% n'ont pas exprimé d'intentions de vote. 

Enfin, un Français sur deux (52%) souhaite la réélection de son maire actuel, contre 47% qui veulent en changer 

Le saut dans l'inconnu, ils l'ont subi à l'échelon national. Ils ne sont pas prêts à recommencer - sagesse paysanne - ni à accorder leur confiance à un quadra: allez savoir pourquoi !

Sans surprise, une forte majorité entend se prononcer uniquement sur des enjeux locaux.

Le meilleur pour la fin ?
L'exécutif ne semble pas subir le contrecoup de plus d'un mois de conflit social contre la réforme des retraites, mais c'est selon Odoxa.
De cette entreprise commerciale l'OJM dit qu' "elle reprend le flambeau d'une conception pour le moins ambiguë du métier de sondeur, celle qui consiste à dégager les bons pourcentages pour ls bons clients, au lieu de refléter l'opinion du pays réél"…
Et, "la popularité de Macron est en hausse de 3 points en un mois à 36%, assure BFMTV, chaîne partisane aux mains de l'homme d'affaire Patrick Drahi. 
L'enquête truquée serait-elle celle d'Odoxa en date des 22 et 23, plutôt que celle de l'IFOP du 27 janvier, quatre jours plus tard ?


Mais, tout de même, 64% (-3 ?) considèrent qu'il n'est pas un bon président de la République.
2 Français sur 3 ont une opinion négative de Philippe.
La cote de l'Edouard  est également "en légère" hausse (dixit lexpress) à 36% (+1), mais "près de" deux Français sur trois (63%, -2) ont une opinion négative du chef du gouvernement. 
Nicolas Sarkozy est en tête des personnalités politiques dont les Français ont une opinion positive (32%, +1) devant Xavier Bertrand (27%, +1) et Jean-Yves Le Drian (27%, +2).

Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 janvier auprès de 1002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points. Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat. Elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

lundi 16 décembre 2019

Corinne Lepage va déposer plainte contre Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"

L'ancien garde des Sceaux de Macron sous le coup de nouvelles poursuites en justice?

L'ex-ministre de l'Environnement de son ami Juppé s'apprête à déposer plainte contre François Bayrou pour "dénonciation calomnieuse"


Les malheurs du MoDem s'aggravent depuis l'affaire des emplois fictifs présumés de ses assistants d'eurodéputés. 
L'entourage de Monsieur Propre dénonce "un coup de communication médiatique" et aussi une plainte non-fondée, les propos dénoncés par Mme Lepage ayant été tenus confidentiellement devant les enquêteurs, dans le cadre des droits de la défense.

Entendu en septembre par la police sur cette affaire d'assistants détournés de leur fonction officielle, le président du MoDem a détourné l'attention en accusant Corinne Lepage de tentative pour "escroquer" les maires des communes bretonnes touchées par la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978. a-t-elle indiqué dimanche.  

Or, "des décisions de justice montrent le contraire. Il m'impute des faits calomnieux, alors que je suis une femme d'une totale probité", réplique l'avocate Corinne Lepage.
En 1996, la cour d'Appel de Versailles lui avait ordonné de rembourser 4,8 millions de francs d'honoraires aux communes bretonnes, mais C. Lepage avait obtenu finalement gain de cause auprès de la justice.

Le conflit personnel entre ces deux politiciens et anciens alliés est au coeur de l'affaire des assistants d'eurodéputés du MoDem

Ce qui vaut à Bayrou sa mise en examen début décembre à Paris pour "complicité de détournement de fonds publics".


Ex-eurodéputée en rupture avec le MoDem,
Corinne Lepage avait affirmé dans un livre de 2014 que le parti de Bayrou avait "exigé" d'elle de mettre un de ses assistants parlementaires européens à disposition du parti centriste, ce qu'elle avait refusé et ce que le MoDem dément.

Témoin clé de l'accusation dans cette affaire, elle a réitéré ces propos en juin 2017 et juin 2019 devant les enquêteurs, toujours à la recherche du document qu'elle assure avoir refusé de signer.

Pour la défense du MoDem, le seul engagement pris par C. Lepage, et respecté pendant deux ans jusqu'à leur rupture, était celui de contribuer à la dotation de la délégation française du parti centriste européen, l'ALDE.

Interrogé en septembre sur leurs versions contradictoires, Bayrou a mis en avant leur conflit personnel, évoquant notamment le contentieux d'honoraires qui était né entre l'avocate et des maires bretons proches de lui.

Ce contentieux avait contrecarré le souhait de C. Lepage de se présenter dans l'Ouest aux Européennes de 2009, selon plusieurs affidés du MoDem interrogés par les enquêteurs. Elle avait finalement été candidate et élue dans les circonscriptions du Nord.