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vendredi 31 janvier 2020

Edouard Philippe sera tête de liste au Havre sans briguer le poste de maire en 2020

Politique LREM à l'ancienne et retard à l'allumage du "monde nouveau" de Macron

Edouard Philippe sera candidat tête de liste au Havre

Le premier ministre veut reprendre en main Le Havre.
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Philippe veut reconquérir Le Havre: 
il ne craint pas le KO ?
"C'était un secret de polichinelle" : le successeur en qui Edouard Philippe mettait sa confiance à la mairie du Havre a été accusé par plusieurs femmes de leur avoir envoyé des photos à caractère pornographique. Luc Lemonnier a dû démissionner de ses mandats à la suite de la publication de témoignages compromettants.

Elu au premier tour en 2014 sous l’étiquette UMP, le chef du gouvernement restera à Matignon s’il est élu aux élections municipales au Havre (Seine-Maritime) en mars. "En même temps","ma plus grande ambition" à terme c'est de redevenir maire, prévient-il. Les Français de Lille ou Limoges apprécieront ce dédain affiché... 

"Ma décision est prise. Je l’ai mûrie comme toute décision importante. J’ai décidé d’être candidat à la mairie du Havre comme tête de liste (…). Dans une démocratie, le fondement de la légitimité, c’est l’élection", a déclaré l’ancien maire qui avait préféré Matignon à la cité normande (2010-2017), vendredi 31 janvier, dans un entretien avec le quotidien Paris-Normandie, détenu par le groupe de presse SNIC placée en redressement judiciaire le12 avril 2016 et dont l'actionnaire majoritaire depuis 2017 est Jean-Louis Louvel, candidat aux municipales de 2020 à Rouen, avec le soutien de LREM, du Modem et de LR. "Nos concitoyens ne veulent surtout pas de responsables politiques hors-sol. Je suis heureux de pouvoir me confronter à nouveau au suffrage universel et je pense que c’est très sain". On le voit, tout est "sain", comme il dit.
Outre que LR assume désormais une complicité jusqu'ici honteuse avec le parti du président dans laquelle certains verront de la transparence, d'autres expriment leur malaise face à la collusion éhontée de la presse "libre et indépendante" avec le pouvoir du leader français de la palette de manutention qui se déclare candidat LREM aux élections municipales à Rouen tout en restant propriétaire du quotidien Paris-Normandie auquel Philippe  - sous la menace de la contestation sociale - réserve l'exclusivité de son annonce.
L'Edouard met ainsi fin à plusieurs mois d'un faux suspense autour de sa candidature
Résultat de recherche d'images pour "Edouard Philippe echalas"Il avait avivé l’hypothèse en septembre 2019 en rappelant, dans une déclaration d’amour publique à la ville, que ses "tripes" d’arrière-petit-fils de docker [voyez ci-contre la stature de docker] avaient "un goût d’eau salée". 

L'Edouard avoue non seulement être "hors sol", mais aussi avoir à reconquérir la confiance. "Proposer aux Havraises et aux Havrais un projet pour six ans, obtenir leur confiance, tout cela est indispensable si l’on veut faire bouger les choses", a-t-il ajouté.

Philippe renonce à ses prétentions sur Paris 
Tandis que se retirent les deux candidats rivaux de LREM à Biarritz, et que les frères ennemis LREM à Paris, Villani et Grivaux, à six semaines du scrutin, le Juppéiste recule, assurant n’avoir "jamais envisagé un engagement politique ailleurs qu’au Havre", où il était élu depuis 2001 et a fait carrière, d’abord sous le tutorat de l’emblématique maire Antoine Rufenacht (1995-2010) qui dirigea la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002 et soutint Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007.

Sa déclaration d'amour au Havre,  impudeur ou com' politicienne ?

Après une parenthèse parisienne de cinq ans, la Pomponnette est de retour.
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L'Edouard se fera-t-il pardonner des Havrais  ses infidélités parisiennes,
telle la Pomponette dans 'La Femme du Boulanger' de Pagnol ?
"C’est la ville que j’aime. C’est là que sont mes attaches. C’est ici et nulle part ailleurs que je veux me confronter au suffrage universel". 

Modestement élu au premier tour en 2014 sous l’étiquette UMP (désormais Les Républicains, LR) avec 52 % des voix, E. Philippe a souligné que "sa plus grande ambition" est de redevenir maire à terme. Et de baver sur Matignon en privé, vantant la commune, "l’échelon de l’action publique que je préfère"

En attendant, "si le président de la République continue à m’accorder sa confiance [hypothèse?], je continuerai à remplir ma mission de premier ministre, parce qu’on ne se dérobe pas quand il s’agit de servir son pays", a-t-il poursuivi. 

La "plus grande ambition" de l'Edouard ? Etre "cumulard" !

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Ainsi, s’il était élu au soir du 22 mars, Philippe proposerait que l’actuel maire (LR) Jean-Baptiste Gastinne conserve le fauteuil. Gastinne continuera d'honorer le grand amour de Philippe en semaine et l'Edouard, le samedi... "Le jour où ma mission s’achèvera à Matignon, je souhaite, si les Havrais me font confiance, évidemment, redevenir maire, parce que c’est là que je veux continuer à m’investir, parce que je veux que Le Havre poursuive sa transformation. C’est cela l’essentiel", a-t-il glosé.

Déjà resté dans le flou pendant plus de deux ans avec le projet de réforme Macron des retraites, l'Edouard ne précise pas non plus les contours de son programme que le méprisant qualifie d’ "ambitieux". Philippe a déversé des mots creux : il mènera "une campagne intense au Havre", il remplira ses "obligations à Paris", alors que c'est Muriel Pénicaud qui est désormais en charge de la réforme des retraites et veille à la bonne marche des discussions avec les partenaires sociaux sur son financement (toujours pas assuré !) et à son bon examen au Parlement qui ne lui tient pas rigueur de plusieurs recours à l'article 49.3 pour contourner les députés "frondeurs" contre la Loi Travail

Mais, dans ce contexte social tendu, le peu téméraire Philou a récusé toute tentative de "tirer des élections du Havre des leçons nationales". 
"Les commentateurs commenteront, ils adorent cela [c'est juste leur fonction]… Ce n’est pas mon sujet, a-t-il commenté. Je veux parler du Havre et de ce que je veux faire pour la ville", a-t-il précisé. Puisque les Français ne savent toujours pas ce qu'il veut faire pour la France, les chroniqueurs devraient peut-être interroger les Havrais [et les Havraises ! Concession aux féministes...]

dimanche 22 avril 2018

Européennes : Hamon tente de recruter une journaliste aussi intègre qu'"indépendante"

Le candidat du PS battu de la présidentielle voudrait une journaliste de France 2 

A un an des élections européennes, Benoît Hamon, aurait demandé à la journaliste de France 2 Élise Lucet de s'engager à son côté

Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"En début d'année, l'ancien candidat PS à la présidentielle, Benoît Hamon a proposé à Élise Lucet de rejoindre son mouvement Génération.s en vue des élections européennes en mai 2019, révèle Le Figaro. 
Hamon aurait pris un râteau auprès de la journaliste de France 2 qui est pourtant connue pour la présentation de reportages à charge, controversés pour leur recherche du sensationnalisme, leur déformation de la réalité et des fake news, dans les émissions 'Envoyé Spécial' notamment celle sur les questions agricoles.

La présentatrice du magazine "Cash investigation" assure ne pas avoir eu de contact avec Benoît Hamon. Interrogée par le quotidien, Elise Lucet, 54 ans, affirme "refuser tout contact avec les politiques en dehors de ses interviews. Je ne l'ai même pas eu au téléphone, donc je ne sais pas du tout de quoi il voulait me parler," se défend-elle.
En avril 2017, Elise Lucet avait déjà prétendu face à Télérama ne pas vouloir s'engager politiquement. "Je ne suis militante de rien, sinon du droit d'informer", avait assuré au magazine la journaliste engagée du service public, bien qu'elle soit notoirement instrumentalisée par l'agence de presse 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"
de Paul Moreira (grand reporter proche de Fabrice Arfi (photo de droite) du site trotskiste révolutionnaire Mediapart) 
Résultat de recherche d'images pour "elise lucet Moreira"et de Luc Hermann, ci-contre à gauche, à la droite de Moreira) réalisateur de nombreuses enquêtes d'investigation anticapitalistes, notamment sur des multinationales comme Total ou le laboratoire pharmaceutique Pfizer, et président-producteur associé la société de production Premières Lignes (collaborations Cash investigations, mais aussi avec 'Envoyé Spécial' ou 'Spécial Investigation' pour Canal+).

Guillaume Balas affirme au Figaro que des "échanges" ont bien eu lieu
 
"C'est une figure intéressante et nous nous retrouvons dans beaucoup de ce qu'elle dit. Il y a eu des échanges avec elle comme il y en a avec beaucoup d'autres personnes", confirme l'ex-PS (coordinateur du projet de Benoît Hamon, candidat PS à la présidentielle de 2017) et numéro 2 du mouvement politique de Hamon, situé à la gauche du PS. "Et il y a de nombreuses incarnations possibles pour notre liste", assure l'eurodéputé. 

Pascal Cherki, proche de Benoît Hamon et lui aussi ancien-socialiste, souligne l'importance pour le mouvement Génération.s "d'avoir sur une liste des personnes qui incarnent des combats dans la société", rapporte Le Figaro.
Pour cet ancien membre de la direction du PS, adhérent pendant 35 ans, "la volonté sincère de représenter les salariés s’est complètement évaporée", notamment pendant le quinquennat Hollande. "Le PS, quand il exerce le pouvoir, n’est pas capable de faire autre chose que de gérer la société un peu différemment des libéraux", a regretté l'ex-frondeur. "Le PS a progressivement dérivé vers un rapport technocratique à la société qui, sous couvert de la “culture de gouvernement”, l’a conduit progressivement à épouser l’agenda libéral », a complété de socialiste radicalisé.

Un revers donc pour Benoît Hamon qui va devoir poursuivre ses investigations, en quête d'une tête de liste aux élections européennes, dans un an.

lundi 22 février 2010

Régionales: les démêlés judiciaires d'Ali Soumaré, enjeu de campagne

Huchon fuit bravement le débat

Duel Huchon-Pécresse sur le cas Soumaré

Le président PS de la région Ile-de-France et son adversaire UMP se sont affrontés dimanche soir sur France 3 sur l'affaire Ali Soumaré, tête de liste socialiste en délicatesse avec la justice et qualifié par des candidats UMP de «délinquant multirécidiviste chevronné». Lire PaSiDupes

L'autruche Huchon exerce son « droit de retrait » du débat

La Ch'tite Aubry ne connaît jamais rien aux problèmes et affirme toujours soit qu'elle n'a pas entendu soit qu'elle n'a pas encore lu ! Lire PaSiDupes sur la couverture Hollande (lui non plus ne sait pas de quoi il parle).

Peillon-la-honte
a posé un lapin aux télespectateurs de France 2 (lire PaSiDupes) et voilà Ronron-Huchon qui fuit le débat.

Comme en janvier 2010 (lire PaSiDupes), Huchon se dérobe
«Je ne participerai pas à une campagne de caniveau car je sais trop bien à qui cela profite: populisme, racisme, démagogie...», s'est bravement justifié Jean-Paul Huchon, sous les protestations de Valérie Pécresse.
En savoir plus dans PaSiDupes sur le machisme de Huchon et sa "campagne de caniveau"

Valérie Pécresse combat le dévoiement socialiste de la campagne
«Soit ces condamnations sont vraies et à ce moment-là, c'est choquant. Mais je ne le sais pas», a déclaré la candidate UMP, dans l'attente d'une décision de justice. «Je crois qu'il faut qu'on sache où est la vérité. Et replacer tout cela dans le contexte d'une campagne dans le Val-d'Oise très violente, où l'honneur de M. Delattre a été attaqué», a ajouté Valérie Pécresse. Lire PaSiDupes

Patrick Karam ne connaît Jean-Paul Huchon que trop bien

Jean-Paul Huchon
, le président PS du Conseil régional d'Ile-de-France depuis 1998, représente «l'homme politique dans tout ce qu'il a de détestable» aux yeux de Patrick Karam, numéro deux de la liste UMP à Paris. Il a déclaré dimanche sur RCJ que «chez les hommes politiques, il doit y avoir une éthique, une morale de la parole» et «Huchon fait le contraire».
«Huchon, en 2004, a pris un certain nombre d'engagements, 80% n'ont pas été tenus et je ne supporte pas ça», a ajouté Patrick Karam à propos du président du Conseil Régional, candidat à un 3e mandat consécutif, après 12 années.

Lire PaSiDupes à propos de l'incurie du président socialiste de région dans les violences lycéennes à Vitry-sur-Seine

Régionales: l'affaire Soumaré, monnaie d'échange de Huchon

Huchon ravive les braises Frêche, Pécresse tempère

La gauche militante ne s'était pas attardée pas sur le fond

La presse avait stigmatisé les propos du maire de Franconville sans se soucier de ce qui les justifient
=> Francis Delattre à propos d'Ali Soumaré, qui est d'origine malienne, avait déclaré : «Au début, j'ai cru que c'était un joueur de l'équipe réserve du PSG. Mais en réalité, il est premier secrétaire de la section de Villiers-le-Bel. Ca change tout ! »

La tête de liste socialiste aux Régionales dans le Val-d'Oise fut porte-parole des familles de Villiers-le-Bel, quelques jours après l'engagement de poursuites judiciaires à l'encontre de fonctionnaires de police dans le cadre des incidents de Villiers-le-Bel.
Ces violences sont consécutives aux décès à Villiers-le-Bel le 25 novembre 2007 de jeunes de 15 et 16 ans à deux sur une mini-moto entrée en collision avec une voiture de police. L'avocat de ces jeunes n'est autre que Maître Jean-Pierre Mignard, parrain d'enfants Royal-Hollande et ex-président de l'association de Désirdavenir Royal, candidate malheureuse de la gauche à la présidentielle 2007.
Au cours des violences qui avaient duré deux jours, des policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire avait été roué de coups, une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces avaient été détruits.
Le maire PS de Villiers-le-Bel s'était plein de sous effectifs de police, alors que l'antenne de police incendiée avait été remplacée en mai précédent par un grand commissariat. Ouvert la nuit et le week-end contrairement à l'antenne de police, ce commissariat abrite 57 agents dont 31 affectés à la sécurité de Villiers, contre 28 auparavant.


Depuis, Ali Soumaré s'est distingué
«Il a conduit visiblement sans permis et il a été condamné pour ça mais il y a beaucoup d'autres choses, notamment vol, vol avec violences donc des choses graves», a-t-il rappelé.

L'escalade PS dans l'affaire Soumaré

Ali Soumaré -qui a porté plainte pour diffamation- n'est pas en position pour polémiquer, mais le PS le récupère et l'invite dans la campagne des régionales: les chefs de file PS et UMP ont dû évoquer le sujet.
D'abord qualifié de "réserviste du PSG", puis désigné par le maire UMP de Franconvile comme "délinquant multirécidiviste chevronné", la tête de liste dans le Val-d'Oise fournit pourtant au PS l'occasion de se refaire une virginité à travers cette affaire.
Le PS a décidé à son tour d'enfumer l'opinion en portant plainte pour diffamation. Le PS entend ainsi dresser un voile transparent et impudique sur cette autre affaire qui implique le camarade Frêche. Celui-ci a en effet tout juste suscité l'indignation en évoquant la « tronche » pas catholique du « mec » Fabius.

=> Franck Riester, directeur national de la campagne UMP des régionales, a condamné sur RFI, des déclarations «scandaleuses», les jugeant «du même niveau» que celles de Georges Frêche sur Laurent Fabius. «Ce type de dérapage ne doit pas être toléré», a précisé Franck Riester.
Le député de Seine-et-Marne a remis les choses en perspective.

«Mais le maire de Franconville n'est pas tête de liste en Ile-de-France, c'est Valérie Pécresse», alors que «Georges Frêche en Languedoc-Roussillon était tête de liste avec le soutien du PS», avant que le parti de Martine Aubry ne décide de présenter une liste alternative contre lui.

=> Le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, a déclaré lundi qu'il «n'accepter(ait) pas que l'on place sur le même plan» les propos de Georges Frêche et ceux de Francis Delattre. Il a évoqué lors de son point de presse hebdomadaire une «opération d'enfumage» organisée par le PS autour des propos de Francis Delattre «pour masquer» la récidive raciste de Georges Frêche, président (ex PS) du Languedoc-Roussillon.
«Des propos, a-t-il ajouté, d'une gravité telle que tous les démocrates de ce pays s'éloignent de M. Frêche avec ce qu'il a dit». Le maire UMP de Franconville «a sans doute eu une formule pas très heureuse mais qui en aucun cas - d'ailleurs celui qui en a été l'objet (Ali Soumaré l'a dit lui-même - n'est raciste», a insisté Frédéric Lefebvre.
Ces «propos visaient... à expliquer que dans le Val d'Oise, les socialistes sont tellement peu fiers de leurs personnalités politiques qu'ils ont décidé de mettre en avant des inconnus d'où la référence à "équipe réserve du PSG", c'est-à-dire en clair les seconds couteaux».
«On peut trouver ça drôle ou pas drôle (...) mais essayer comme le fait une partie des socialistes de monter tout ça en épingle pour essayer d'atténuer la question Georges Frêche, je trouve que ça n'est pas très digne», a conclu le porte-parole.

Lorsque l'information n'est pas tronquée

=> Les faits: plusieurs infractions, condamnations et procédures à l'encontre du candidat Soumaré
"Contrairement à l'objectif de promouvoir un jeune de nos quartiers, cette candidature ne peut être exemplaire et elle est outrageante pour la démocratie", écrivent Francis Delattre et Sébastien Meurant.
Ces deux élus UMP mettent la secrétaire national du PS et la tête de liste Ile-de-France face à leurs responsabilités: "Nous demandons à Martine Aubry, si intransigeante sur les principes et à Jean-Paul Huchon, si cynique dans sa stratégie électoraliste, de retirer la candidature d'Ali Soumaré".
Francis Delattre a produit devant la presse la copie d'un récent jugement daté du 13 octobre 2009 du tribunal de grande instance de Pontoise. Dans une affaire de rebellion à agents de la force publique, Ali Soumaré y avait été condamné à deux mois de prison ferme, "compte tenu des condamnations déjà prononcées".

=> Les conséquences
Dans un texte collectif, intitulé "Elections régionales Ile-de-France: la liste socialiste aux mains sales", deux élus UMP, Francis Delattre, maire UMP de Franconville, et Sébastien Meurant, maire de Saint-Leu-la-Forêt, accusent la tête de liste PS dans le Val-d'Oise, Ali Soumaré, d'être un "délinquant multirécidiviste chevronné".
Ils demandent donc le retrait de sa candidature de la liste PS.
Dans un communiqué également signé et adressé à diverses rédactions, Francis Delattre demande le retrait d'Ali Soumaré de la liste PS aux régionales. Il a aussitôt reçu le soutien d'Axel Poniatowki, qui mène la liste UMP dans ce département de la région parisienne.

La controverse inutile

Le faux procès de la gauche relayée par la presse engagée
L'opposition se pose de fausses questions
=> S'interroger sur la source des deux maires UMP permet de ne pas remonter trop haut dans les démêlés judiciaires de la tête de liste PS.
-> Francis Delattre explique qu'il est allé tout simplement au greffe du tribunal, qui lui aurait communiqué les pièces corroborant ses accusations : pas même une fuite considérant la capacité des élus à ouvrir des portes.
-> Le porte-parole de l'UMP a confirmé lundi 22 que les accusations contre Ali Soumaré, étaient fondées sur des «documents très précis» et il a sommé le PS de «faire la vérité sur cette affaire». «Il suffit d'aller sur internet» ou «au greffe du tribunal» pour vérifier ces informations, a affirmé Frédéric Lefebvre sur RTL, invitant «tous les auditeurs à le faire».

=>Les enfumeurs insistent pourtant d'une part sur le fait que certains actes judiciaires produits par l'UMP sont datés du 16 février 2010, soit trois jours seulement avant la parution de leur communiqué, un délai pourtant suffisant quand on connaît par ailleurs le palmarès de l'accusé socialiste. La gauche croit d'autre part judicieux d'opposer l'argument que "la procédure est en cours" pour l'une des infractions présumées et de brandir une supposée entorse à la présomption d'innocence.
Or, il n'est nul besoin d'invoquer les derniers soucis de Soumaré avec la justice. Ses antécédents suffisent en effet à le disqualifier à cette responsabilité de tête de liste socialiste. La dernière (?) goutte a seulement confirmé les élus UMP dans leur démarche d'assainissement.


La semaine dernière, le PS préférait encore adopter un profil bas
Ali Soumaré ne souhaitait pas réagir publiquement, indiquant toutefois qu'il avait besoin de "contacter son avocat".
Du côté de l'équipe Huchon, on n'était embarrassé. "Pas de déclaration, nous ne confirmons ni n'infirmons l'information", explique-t-on au QG, avant de promettre une réaction "dans la soirée".

La justice socialiste: expéditive, à la chinoise

Seule soeur Anne Hidalgo était montée au créneau.
La première adjointe au maire de Paris et tête de liste dans la capitale, ne s'embarrasse pas du droit. Elle avait joué l'indignation à deux reprises via Twitter: "Les bras m'en tombent... Je condamne l'acharnement obsessionnel du maire de Franconville contre Ali Soumaré." Puis "Il est grand temps que l'UMP tire les conséquences de cette diabolisation et sanctionne le maire de Franconville."
La gauche estime donc que le respect de la présomption d'innocence ne s'impose pas elle.
La socialiste la refuse d'ailleurs à des adversaires avant qu'ils soient accusés. Elle fait donc mieux en condamnant des innocents sans jugement.

mardi 5 mai 2009

Maintien de Barnier au gouvernement par respect des Français

Signe du "mépris" du pouvoir pour les Européennes, estime Désir (PS)


Quoi que fasse le gouvernement,
les réactions socialistes sont cousues de fil blanc

Désir aurait de toute façon agité le chiffon du mépris, le filon de la gauche depuis trois ans. Cette fois, Désir Harlem fait le coup du mépris des Européennes, mais, à l’inverse, il aurait dénoncé celui des Français en temps de crise économique.

Il faut dire que le mandat européen de Désir est sa principale source de revenus, Cette tête de liste du PS pour les Européennes en Ile-de-France a condamné dimanche le maintien Michel Barnier au gouvernement. Le ministre de l'Agriculture est son rival, puisqu’il conduit la liste UMP. Que ce brillant socialiste voie un signe de "mépris" du pouvoir est grotesque. Qui croit-il convaincre en affirmant que le pouvoir veut "esquiver" le scrutin du 7 juin et perdre les élections ?
"Ce matin Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée) nous annonce que Michel Barnier restera ministre jusqu'à la fin la période de la campagne électorale dont le quartier général de campagne est à l'Elysée, Les ministres-candidats vont continuer à faire campagne depuis leur ministère", a déclaré M. Désir sur deux chaînes du service public, une radio, RFI et une télévision, TV5-Monde.
"Résultat, ils ne s'occupent pas bien de leurs dossiers ministériels", estime-t-il à priori et "en même temps ils ne font pas la campagne", déplore l'eurodéputé, qui logiquement devrait s’en réjouir !

Mais de quoi Désir est-il capable ?

Il fallait bien lui trouver des revenus et lui garantir une bonne retraite. Malgré un bac +3 en philosophie, Mitterrand lui offrit donc une sinécure au Conseil Economique et Social de 1989 à 1994, puis de 1997 à 1999, pour services rendus à l’UNEF et SOS Racisme.

De plus, lorsque le PS avait casé Harlem Désir au Parlement Européen en 1999, Lionel Jospin ne l’avait pas retiré du gouvernement. Il n’y était pas et n’a jamais été ne serait-ce que secrétaire d’état. Sans doute Jospin l’avait-il jugé seulement apte à siéger à Strasbourg: si ça, ce n’est pas du mépris pour l’Union Européenne !…

Il a bien été candidat PS à l'élection législative partielle d’Aulnay-sous-Bois en 1997, mais en vain, et il ne réussira qu’à être conseiller municipal d'opposition à Aulnay-sous-Bois, en 2001. Un brillant parcours…

Désir tend le bâton pour se faire battre

Européennes ou non, le pouvoir pense d’abord au pouvoir d’achat des Français et à l’emploi des plus défavorisés, dont les paysans et les pêcheurs.

A défaut de raisonnement et d'argument, un polémique de plus
Une analyse fine de Harlem Désir l’amène à considérer que le pouvoir et la majorité "ont décidé d'esquiver cette élection", car "ils ont peur que, comme toute élection intermédiaire, elle soit l'occasion d'un jugement des Français sur l'action du gouvernement et surtout ils ont peur qu'il y ait un jugement sur leur action européenne". Dans le même temps, la presse militante dénoncerait plutôt l’investissement de Nicolas Sarkozy dans la campagne des Européennes, pendant laquelle il devrait être privé de la liberté d’expression. A force de tout dire et son contraire, la gauche continue à avoir un message particulièrement peu lisible.

Question mépris, Harlem Désir n’est pas en situation de donner des leçons

Harlem Désir est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende, le 17 décembre 1998

Et pour quel motif, s'il vous plaît ?
Recel d'abus de biens sociaux !
Et qui étaient donc ses victimes ? une association du PS qui instrumentalise l'antiracisme: SOS Racisme... Ce qui -irrésistiblement- rappelle aussi le cas Julien Dray !


En effet, de novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il était son président, Harlem Désir était également salarié par l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants, basée à Lille. Embauché en tant que « formateur permanent », il percevait un salaire mensuel brut fictif. Il était même sensiblement plus élevé que le SMIC, soit 10 500 francs. Le procureur de la République n’avait pas eu peur de dire que, « ces salaires ne correspondaient à aucune activité réelle »
.

dimanche 22 mars 2009

Régionales 2010 : les têtes de listes UMP

Les membres du gouvernement et des élus vont au charbon

L'UMP a dépouillé dimanche 22 mars les résultats du vote électronique de ses adhérents pour les régionales de 2010 dans 18 des 22 régions métropolitaines. Pour la première fois, les adhérents de l'UMP étaient appelés à désigner par vote électronique leurs têtes de liste dans ces régions.

Voici les têtes de listes UMP élues dimanche :

- Ile-de-France : la ministre de l'Enseignement supérieur Valérie Pécresse (59,9 %) devance le secrétaire d'État aux relations avec le Parlement Roger Karoutchi (40,1 %)
- Aquitaine : Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, seul candidat en lice
- Basse-Normandie : le sénateur Alain Lambert (54,6 %) bat la députée Nicole Ameline (45,4 %)
- Bourgogne : le député Alain Suguenot (57,5 %) bat le député Jean-Paul Anciaux (42,5 %)
- Bretagne : le député villepiniste Jacques Le Guen, seul en lice
- Champagne-Ardennes : le député Jean-Luc Warsmann, seul en lice
- Centre : le secrétaire d'État au commerce Hervé Novelli (72,6 %) bat l'ancien ministre valoisien Serge Lepeltier (27,4 %)
- Franche-Comté : le secrétaire d'État à la coopération Alain Joyandet, seul en lice
- Haute-Normandie : le secrétaire d'État aux affaires européennes, Bruno Le Maire, seul en lice
- Languedoc-Roussillon : le sénateur Raymond Couderc (35,4 %) l'emporte sur Jean Castex (33 %), Christian Jeanjean (21,5 %) et Christophe Rivenq (10,1 %)
- Limousin : Raymond Archer, seul en lice
- Lorraine : le député valoisien Laurent Hénart, seul en lice
- Midi-Pyrénées : la députée Brigitte Barèges (54,6 %) bat Gérard Trémège (45,4 %)
- Nord-Pas-de-Calais : le député Thierry Lazaro (77,6 %) bat Max-André Pick (22,4 %)
- Pays de la Loire : la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, seule en lice
- Picardie : Caroline Cayeux, seule en lice
- Poitou-Charentes : Henri de Richemont, seul en lice
- Rhône-Alpes : l'eurodéputée Françoise Grossetête (46,9 %) l'emporte sur le sénateur Jean-Claude Carle (28,3 %) et le député Étienne Blanc (24,8 %)

En Corse et en Alsace, les présidents sortants, Camille de Rocca Serra et Adrien Zeller, étaient dispensés de primaires.

Outre-Mer, elles seront désignées ultérieurement.
En Auvergne et PACA, faute de candidats ayant obtenu les parrainages nécessaires, la désignation est également reportée. Brice Hortefeux et Hubert Falco se donnent du temps.