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lundi 10 août 2015

Régionales: le PS cherche un autre drôle d'oiseau pour le perchoir, en remplacement de Bartolone

Bartolone remplacé au perchoir dès la rentrée parlementaire de septembre

Valls diffère: "Je ne veux qu'il y ait de mélange d'images au cœur de la campagne",
 
déclare le président de l'Assemblée..." (tronche en biais, ci-contre)
alors que le premier ministre a déjà assumé qu'il continuera à faire campagne.

Mais la posture est plus acrobatique, voire tordue, qu'il y paraît. Claude Bartolone, président (PS) fébrile de l'Assemblée nationale, sera remplacé au perchoir par un vice-président "dès la rentrée parlementaire de septembre" pour mener campagne comme tête de liste des socialistes pour les élections régionales en Ile-de-France. "C'est l'attitude que je prendrai pour ne pas être au perchoir au moment où il y aura la télévision, pour être clair."

Le possible  successeur pourrait être une femme
David Habib serait un possible joker mais le charisme de cet ex-adjoint au maire communiste de Mourenx reste à découvrir et ce serait une occasion manquée de pousser une femme. Laurence Dumont et Sandrine Mazetier pourraient donc faire de parfaites doublures, mais les féministes devraient logiquement grincer des dents. 
Alors faut-il envisager Denis Baupin (député EELV parisien, ci-contre) qui consacrerait le retour en grâce des écologistes radicaux, mais, outre qu'il présente franchement mal, leur patronne, Emmanuelle Cosse, a décidé de se présenter face à... Bartolone et se trouve être sa concubine ! Quand ça ne veut pas, ça ne va vraiment pas. 
Restent Marc Le Fur ou Catherine Vautrin et, en termes d'ouverture, ce serait une audace inouïe  de Pépère: au bureau, sur les huit,  ils sont les deux seuls  Les Républicains !
Nous ne sommes pas à l'abri d'une crise de Mme Royal, prétendante refoulée au trône  perchoir en 2012, quand le cumulard masqué l'avait coiffée sur le poteau.

Bartolone n'est guère confiant en ses chances de réussite

Le socialiste se garde une solution de repli ! 
L'hôtel de Lassay, résidence du président de l'Assemblée,
fut celle de Madame de Montespan, 
maîtresse du roi Louis XIV 
"Je ne veux pas qu'il puisse y avoir un mélange d'images au moment où nous serons dans le coeur de la campagne", a déclaré sur Europe 1 l'altier Claude Bartolone, selon le cliché  en contre-plongée à sa gloire. 

Voyons de plus près combien est "éthique" la "conception" de l'individu
Le président de l'Assemblée a eu vite fait en effet de nuancer ses beaux sentiments, mais la ficelle est grosse: "mais je continuerai mon travail et toutes mes autres tâches de président de l'Assemblée. La loi ne le demande pas, mais c'est une conception éthique qui est la mienne, assure le 4e personnage de l'Etat socialiste.
Hôtel de Lassay: salon des Saisons

Bartolone estime d'ailleurs avoir répondu dans le détail aux "préoccupations justement mises en avant par le président du groupe UMP Christian Jacob" sur la non-utilisation des moyens de l'Etat à des fins de campagne électorale.

Une allusion aux déplacements du frénétique Valls à travers la France depuis plusieurs mois ? Claude aurait en effet préféré pantoufler encore 20 mois sous les ors du Palais Bourbon. Il aurait pu être le perdant du jeu de chaises musicales voulu par Valls pour remplacer Huchon qui a mis la région en grande précarité politique, mais c'était sans compter avec le pouvoir de nuisance de Bartolone. 
Bonjour l'ambiance ! 

lundi 26 mai 2014

Européennes: 25% des Français sont-ils des fascistes ?

Qui sont ces électeurs qui ont fait du Front national le "premier parti de France"

Qui sont au juste les électeurs du Front national ?
 

Le PS arrive 3e
avec moins de  ...14%
Les jeunes et les catégories modestes votent frontiste. Alors que Hollande faisait pourtant sa priorité de la jeunesse, les moins de 35 ans sont plus nombreux à avoir fait le choix du FN (30%) que chez les plus de 60 ans (21%) et que l'ensemble des votants (25%), selon l'entreprise  commerciale de sondage Ispos-Steria. 

A parti populiste, électorat populaire
43% des ouvriers  ont voté FN et 37 % des chômeurs. Les employés sont même 38%
Par ailleurs, parmi les personnes avec un revenu annuel brut de moins de 20.000 euros qui ont participé au scrutin dimanche, 30 % ont voté FN selon Ispos-Steria.

Les moins diplômés ont également été plus nombreux à choisir le vote FN et l'abstention. 
37% des électeurs non-bacheliers ont choisi le FN, contre 11% des bac+3. De même, 59% des personnes n'ayant pas le bac et 61% des détenteurs du bac se sont abstenus, selon Ispos-Stéria, contre seulement 48% de ceux qui ont au moins un bac+3.

Sanction de la politique d'immigration de la gauche

Une écrasante majorité (68%) des électeurs frontistes ont voté en fonction des enjeux nationaux, selon un sondage Opinionway pour Le Figaro. Au moment de voter, l'immigration a été un thème déterminant pour 85% d'entre eux, contre 40% du total des votants.
Viennent ensuite les questions de sécurité (53%, l'emploi (48%) et le pouvoir d'achat (44%). 

Au contraire, le thème du libre échange n'a déterminé le vote que de 7% d'entre eux, et celui du poids de l'Europe dans le monde 8% des votants du Front national. 

Le sondage souligne que la majorité a échappé au pire

Le parti de Marine Le Pen n'a pas échappé à l''abstention: 54% des sympathisants frontistes ne se sont pas rendus aux urnes dimanche.

Tout au long de la campagne des européennes, plusieurs sondages prédisaient avec constance le succès du Front national depuis la première étude parue en octobre. Ce dimanche, le FN a néanmoins enregistré une victoire historique, avec un score quadruplé à hauteur de 25%, selon les estimations. Vers minuit, les estimations de résultats de sept grandes régions sur huit donnaient le Front national victorieux dans cinq circonscriptions.
 Au lendemain des élections européennes, de nouveaux équilibres se forment au sein de l'hémicycle du Parlement à Strasbourg, qui compte 751 sièges d'eurodéputés. 
Nouveaux équilibres  au Parlement de Strasbourg,
qui compte 751 sièges d'eurodéputés.
L'UMP est arrivée en tête dans trois des huit circonscriptions de l'Ouest, de l'Outre Mer et de l'Ile-de-France où l'UMP est première avec 22,61%.

 

samedi 29 mars 2014

Intox des municipales: Hollande n'a pas les moyens de ses promesses fiscales pré-électorales

Les promesses que Hollande ne pourra pas tenir 

François Hollande songe à nouveau à une possible baisse d’impôts 

François Hollande se préparerait à faire un geste envers les contribuables français. Sous la pression des résultats du premier tour des élections municipales et mercredi, avant le second tour, le service de presse de l'Elysée laisse entendre que le président de la République pourrait annoncer rapidement une baisse d'impôts pour les ménages
Il serait pourtant bien en peine d’abaisser la fiscalité alors que l’Etat tente de réduire ses déficits et que Bercy n'a pas les moyens des élucubrations élyséennes. L’exécutif planche donc aussi sur une autre piste, moins coûteuse à réaliser : une réforme fiscale et une simplification de la Prime pour l’emploi et du RSA.

L'intox consisterait à fusionner PPE et RSA

Le premier chantier fiscal auquel l’exécutif s’attèlerait viserait à donner, à peu de frais, des gages aux radicaux de son aile gauche et concernerait les travailleurs pauvres, ceux qui sont dans les deux premières tranches de l’impôt sur le revenu. Ces derniers sont censés pouvoir bénéficier de deux dispositifs : la prime pour l’emploi (PPE) et le revenu de solidarité active (RSA).

Sauf que seul un tiers des personnes qui peuvent bénéficier du RSA en font la demande et que ce dispositif doublonne avec la PPE. Et cette dernière connaît aussi ses propres aléas : aujourd’hui, les chômeurs qui reprennent un emploi sont trop souvent pénalisés car ils rentrent dans l’impôt, mais perçoivent trop tard leur PPE, qui est en fait un crédit d’impôt. A cause de ce manque de réactivité de la PPE, le retour à l’impôt n’est pas aussi progressif qu’il est censé l’être. L'ensemble et mal pensé, mais permet aux vicieux de l'Elysée de faire des promesses à bon compte

Le gouvernement sort dans l'entre-deux tours une intox sur lequel il planche depuis plusieurs mois:
la fusion de la PPE et du RSA, dont le coût cumulé avoisine les 8 milliards d’euros. Les bénéficiaires recevraient alors un chèque tout de suite qui adoucirait le retour de ‘l’impôt sur le revenu. 

La retenue à la source, l’autre chantier. L’autre réforme que le gouvernement pourrait mener concerne le prélèvement de l’impôt. Ce dernier est actuellement réalisé avec une année de décalage, ce qui ne va pas sans poser de problème : un contribuable qui gagnait bien sa vie et perd son emploi se retrouve à payer des impôts élevés un an plus tard… alors qu’il est au chômage et donc avec des revenus bien plus limités.
Il pourrait être mis fin à ce décalage en instaurant la retenue à la source. Ce système, appliqué dans la majorité des Etats européens, consiste à prélever les impôts chaque mois, directement au moment où le salaire est versé. Le contribuable ne verserait donc plus tous ses impôts d’un coup et avec un an de retard mais au fur et à mesure, ce qui est bien plus simple et indolore.
Bercy encaisserait ainsi sans délais, ce qui lui permettrait de réaliser des économie sur la levée de l'impôt et faire croire qu'il va plus vite et plus fort dans la réduction des déficits publics.

lundi 30 décembre 2013

A l'Elysée, notre cauchemar fait des cauchemars

"François Hollande est hanté par trois cauchemars"

Nous ne résistons pas au plaisir de vous offrir ce texte de Bongobi
(Express Yourself), publié le 30 décembre 2013

A la veille des voeux aux Français, les nuits du président François Hollande seraient peuplées de cauchemars, conte Hervé Karleskind, sous la plume de Madame de Sévigné. 
A la veille du Nouvel An, François Hollande aurait perdu ses illusions, commente Madame de Sévigné. 

Paris, le 30 décembre, 

Vous me reprochâtes de ne vous écrire que de mauvaises nouvelles: j'ai donc laissé passer un peu de temps, en espérant que les cieux se montreraient plus cléments. En vain. 

Oserai-je vous donner quelques échos de la cour? Ils ne sont guère réjouissants: le comte d'Artois, toujours à écouter aux portes et à frayer au cul des bonnes, pardonnez ma mie l'extravagante licence de mes mots, raconte que le roi, après avoir peint du plus seyant rose le cours des choses, voit à présent tout en noir. Le voici hanté de cauchemars, au nombre de trois. 

Le voici hanté de cauchemars, au nombre de trois [seulement?]

Le premier l'a gagné dans la nuit qui suivit la Nativité. Il rêva en effet que, contrairement à ce qu'il avait ardemment souhaité, le nombre des désoeuvrés n'avait point désenflé, tout au contraire. Il s'éveilla, baigné de mauvaises humeurs, tremblant de froid et de fièvre. Il ne se rendormit plus jusqu'au petit matin blafard de ce coeur d'hiver, quand vint l'heure tant redoutée de l'audience de Monsieur de Monbeausapin. L'infortuné ministre avait une bien mauvaise nouvelle pour son roi qui lui confessa, en guise de préambule, qu'il avait passé une nuit exécrable. 

Hélas, les artifices du ministre, un homme rompu aux aphorismes de cour, ne lui furent d'aucun secours: il ne put que confirmer le sombre songe du roi. En dépit de ses efforts restés vains à juguler cette épidémie, le fidèle serviteur dut avouer, nolens volens, que le roi avait échoué, et que ses imprécations s'étaient perdues dans le vent des promesses non tenues. Le désoeuvrement grossissait encore, comme les rivières de Bretagne, ne laissant aucun répit. Le roi, pensa Monbeausapin, se trouvait beau d'avoir fait son miel de résolutions insensées, jouant les Rodomont pour terrasser cette hydre qui semblait se grossir des coups qu'il lui portait. 

Que pouvait-il mander à présent qui ne fasse penser à quelque piège abscons? 

La cour, toujours à sombrer dans la vanité, se gaussa de comparer le Flou à Héraclès, raillant son peu d'allant et décriant sa parole à présent ruinée. Cette calamiteuse nouvelle plaça le roi dans un embarras abyssal: n'avait-il pas prévu de prononcer son rituel discours de fin d'année tout à la gloire de son action et signifier ainsi à ses sujets qu'il était parvenu à faire reculer le monstre en lui tranchant quelques tentacules? Que pouvait-il mander à présent qui ne soit amphigourique, qui ne fasse penser à quelque piège abscons? 

Il convoqua sur le champ son aréopage de mages et de maîtres à penser à des fins de les enjoindre de trouver une formule magique propre à faire passer l'infâme potion qu'il allait devoir servir à ses sujets. 

Las, la nuit suivante, notre pauvre roi fit un deuxième cauchemar: vous vous souvenez, ma chère et tendre, qu'il avait promis que nos soldats ne perdraient pas de temps à mater les illuminés qui terrorisent l'un des plus pauvres pays de notre monde: la guerre serait courte et joyeuse, croyait-on innocemment. Là encore, le cauchemar du roi se vérifia. Nos armées, chichement pourvues, peinaient à défaire les rebelles au point que cette expédition prenait les allures d'un bourbier au coût exorbitant. Le Flou se montra du reste fort déçu du peu d'empressement des cours européennes à qui il avait tendu la sébile dans le dessein d'abonder les finances de cette croisade. 

Là aussi, la cour dauba. Qui parla d'échec, qui d'aventure insensée, qui encore de prestige perdu, qui, pour finir, d'humiliation. 

Le roi fit un troisième cauchemar 

En cette fin d'année, échaudé par tant de cruels revers, le roi en venait à redouter l'Epiphanie. Hanté par ses mauvais songes, ne craignait-il pas que les Rois mages vinssent à tourmenter ses nuits pour lui offrir des présents tout aussi empoisonnés que ceux que l'année qui s'achevait lui avait réservés? 

En cette période d'ordinaire apaisée par ce que l'on nomme parfois abusivement "trêve des confiseurs", je vous le donne en cent, je vous le donne en mille, le roi fit un troisième cauchemar. 

Il rêva que le Bref, son rival à présent déclaré, prononçait des voeux à l'adresse de ses anciens sujets, laissant entrevoir qu'il ne tarderait plus à remonter sur le trône. Le sommeil du roi fut alors gâté par un bien vilain songe: le Bref s'était introduit en son ancien château pour lui croquer un orteil en lui susurrant qu'il allait bientôt perdre des villes à pleine charretées et que le siège du Parlement de Strasbourg signerait une défaite tout aussi cuisante. 

Le roi a besoin de quiétude à des fins d'affronter la nouvelle année 

Ses gens racontent sous le manteau que le Flou s'éveilla en criant si fort que la maisonnée s'en fut toute chamboulée. Madame lui fit porter une potion apaisante: mais rien n'y fit. Le roi, hors de ses esprits, jura qu'il avait vu le Bref, déguisé en Méphisto, danser et chanter au pied de son lit de douleurs. 

Personne ne le crut, mais tout le monde s'accorda pour mander que le roi avait besoin de quiétude à des fins d'affronter une nouvelle année placée sous de bien mauvais augures. 

Pressé de livrer ses présages lors de notre dernier souper, le comte d'Artois à qui l'on demandait de peindre l'avenir du roi, se tira d'affaire par une pirouette. "Quel chemin devrait-il donc prendre pour en finir avec la guigne?", osa mander une petite baronne un peu effrontée. "Aucun, laissa tomber d'Artois, légèrement dédaigneux. Ses chemins ne mènent ni à Rome ni à Canossa: mais à une impasse".

dimanche 22 avril 2012

Bernadette Chirac, chef de famille, garde le cap

Jacques Chirac a regretté d'avoir dit qu'il voterait pour F. Hollande


Malicieux Jacques Chirac





Bernadette Chirac a fait cette mise au point en votant pour elle et l'ex-président, qui n'avait pu se déplacer aujourd'hui à Sarran en Corrèze.
"C'est une élection majeure, qui rappelle des souvenirs d'une grande émotion", a déclaré l'ex-première dame de France à des journalistes, après avoir exprimé son suffrage vers midi dans ce village de quelque 260 habitants où elle est adjointe au maire.

Interrogée sur une phrase prononcée par Jacques Chirac le 11 juin 2011, lorsqu'il avait plaisanté sur 
son vote pour le candidat socialiste François Hollande, elle a confirmé que c'était "une maladresse". "C'était regrettable, c'était une maladresse, il a regretté par la suite", a dit Mme Chirac, qui a ouvertement apporté son soutien au président et candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy.
Bernadette Chirac, qui est élue au Conseil général de Corrèze,  a par ailleurs précisé que l'ex-chef de l'Etat âgé de 79 ans, "ne va pas mal, mais il ne pouvait pas supporter huit heures de route pour venir voter".
Elle a précisé qu'ils passeraient la soirée ensemble à Paris et suivraient les résultats de la présidentielle à la télévision.

Présidentielle: nous votons tous au 1er tour aujourd'hui


Pas question de s'abstenir !

 

Revue de presse: la France votera-t-elle "flamboyant" ou "insipide" ?

Les Français veulent-ils rouler au super  ou à l'ordinaire?




"Will France vote bling or bland ?"
(Financial Times)



Black-out le jour de vote en France

La France est prise en otage
Et les syndicats n'y sont pour rien, puisque c'est jour d'élections présidentielles ... démocratiques !

"Monsieur Normal" aurait pris de l'avance, alors The Telegraph s'interroge de savoir si la question se pose entre le "flamboyant" et l' "insipide."
En clair, et au-delà du jeu de mots sur "bland" et "blank" (allusion au vote blanc), ce journal britannique s'inquiète de savoir si,  à la crise financière, les Français vont ajouter la régression politique.





Tout ce qu'on demande, c'est
que ce ne soit pas...
au gazoil !



dimanche 1 avril 2012

Des anticapitalistes du NPA convoitent le trésor de guerre de la LCR

L'appât du gain les rend marteau
(et un peu faucille, aussi !)
Révolution au Nouveau Parti anticapitaliste

Les anti-capitalistes se disputent l'héritage de la LCR
Le courant majoritaire refuse de lâcher le magot.
Une action en justice a même été intentée.
Au centre des convoitises : 1,8 millions d'euros environ, attribués en 2007 en proportion des voix obtenues par ce qui était alors la LCR. Les fonds ont été placés à la banque, pour préparer les législatives. Mais à l'heure de les répartir, le bureau politique se déchire.

 
Mélenchon va-t-il leur faire payer un lourd tribut ?

Au final, la minorité dissidente aurait donné un ordre de virement à la banque dépositaire du compte   
Il s'agissait officiellement de mettre les fonds de coté et permettre à la minorité d'être représentée. La somme serait proportionnelle au nombre d'élus dissidents. Une sorte de garantie.

Or, ces avides héritiers viennent de se rallier au Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon.
Mais les autres dirigeants du parti ne l'entendent pas de cette oreille.
Ils ont déposé un référé au tribunal pour bloquer cet argent. "C'est dommage d'en arriver à se déchirer", se désole un responsable du NPA qui espère un retour au calme. Depuis, l'ordre de virement a été suspendu et le référé retiré. Des négociations doivent reprendre, dans un contexte qu'on imagine très tendu.

Le Jean-Luc est bien capable de réclamer sa part du gâteau aux nouveaux impétrants !

 

Des dissidents du NPA veulent faire main basse sur les "allocs"
En bons pères de famille bourgeoise, ils avaient mis de côté les dotations versées à la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) par les contribuables et l'Etat, à la suite des dernières élections.

Et ce n'est même pas un poisson d'avril !
MDR

samedi 24 décembre 2011

Egypte: les islamistes confirment leur domination en écrasant la 2e phase de vote

Pas de souci: ce sont des "modérés" !

Les principaux partis islamistes ont confirmé leur domination

Ils ont remporté plus de 65% des voix lors de la deuxième phase des élections législatives organisée entre le 14 et le 22 décembre, a annoncé samedi la commission électorale.

Le Parti liberté et justice (PLJ), issu des Frères musulmans, a remporté 36,5% des voix et les salafistes d'Al-Nour 28,7% lors du scrutin organisé dans un tiers des 27 gouvernorats du pays, notamment Suez (nord-est), Assouan (sud) et Guizeh (qui englobe une grande partie de l'ouest du Caire).

Lors de la première phase du vote fin novembre/début décembre, qui avait concerné notamment Le Caire, Alexandrie (nord) ou Louxor (sud), le PLJ avait déjà raflé 36% des voix, tandis qu'Al-Nour avait réalisé une percée surprise avec 24%.

Pour les 60 sièges attribués au scrutin uninominal à deux tours lors de cette deuxième phase, la commission a annoncé samedi les vainqueurs sans préciser leur affiliation. Selon le quotidien d'Etat Al-Ahram, le PLJ a remporté 40 de ces sièges et Al-Nour 13.
Lien PaSiDupes: "Le calvaire des chrétiens du monde persécutés"

Les libéraux sont à nouveau les grands perdants de ce scrutin

Le parti Al-Wafd, le plus ancien du pays, doit se contenter de 9,6% des voix, et le Bloc égyptien, la principale coalition libérale, de 7%.

VOIR et ENTENDRE Frédéric Encel, maître de conférences à Sciences Po, mettre en garde contre une prise de pouvoir par des proches des Frères musulmans si les manifestations aboutissent à la chute du président égyptien. (LCI, janvier 2011):

La troisième phase du scrutin pour élire les députés, dans le dernier tiers des gouvernorats, doit débuter le 3 janvier. Une fois l'assemblée élue, un nouveau cycle de trois phases similaires étalées jusqu'en mars permettra de désigner les membres de la Choura (chambre haute consultative).
Avec près des deux-tiers des voix lors des deux premières phases, les islamistes semblent assurés de dominer l'assemblée, qui doit se réunir pour la première fois le 23 janvier.
Le PLJ a donc estimé qu'il aurait le droit de former le prochain gouvernement, mais l'armée, qui détient le pouvoir depuis la chute de Hosni Moubarak en février, et le Premier ministre qu'elle a désigné ont déjà annoncé que le Parlement n'aurait pas le pouvoir de nommer les ministres.

8 millions de coptes d'Egypte
marginalisés, terrorisés et persécutés
(lien PaSiDupes)


samedi 22 octobre 2011

Elections en Tunisie: passage de la dictature politique à l'asservissement islamiste ?

Vers la glaciation du "printemps arabe"



Le jasmin de la révolution tunisienne
risque de prendre feu:
ici au Cap Bon, depuis deux semaines



La raison vaincra-t-elle l'intox ?

Islamistes, comme laïcs, se présentent en défenseurs des femmes et en garants de la modernité...
Les principaux partis en lice pour les élections constituantes de dimanche en Tunisie, premier scrutin depuis la chute du régime de Zine ben Ali il y a neuf mois, ont tenu vendredi leurs dernières réunions de campagne.
L'assemblée élue dimanche par les Tunisiens aura une lourde responsabilité:
  • rédiger la nouvelle constitution du pays
  • former un nouveau gouvernement provisoire
  • avant des élections législatives et présidentielle prévues l'année prochaine.

    La formation islamiste Ennahda (renaissance) est déclarée favorite de ces élections constituantes, observées de très près: la Tunisie, dont la "révolution du jasmin" a lancé le "printemps arabe", est le premier des pays touchés par ce mouvement d'émancipation à se rendre aux urnes. " Le partisan d'Ennahda est modéré et pacifique, musulman et contemporain. Il veut vivre dans son époque mais veut vivre dans la dignité et en musulman ", a assuré le chef de file du parti islamiste, Rached Ghannouchi, lors d'un rassemblement organisé dans un quartier déshérité de Tunis en présence de plusieurs milliers de personnes. " Ils disent que l'islam est l'ennemi de la démocratie, des femmes, des arts et de la créativité, mais nous allons accroître les droits des femmes " a-t-il promis. Ses partisans ont scandé l'un des slogans de campagne d'Ennahda, " le peuple veut une nouvelle renaissance ".

  • Interdit sous le régime de Ben Ali, Ennahda se présente comme un parti islamiste moderniste inspiré de l'AKP, le parti de la Justice et du Développement (Adalet ve Kalkınma Partisi) au pouvoir en Turquie depuis 2002 et dirigé par l’ancien maire d’Istambul, Recep Tayyip Erdoğan. Depuis sa réapparition dans le paysage politique tunisien, Ennahda s'efforce d'apparaître modéré et d'endormir les craintes exprimées par les laïcs et les pays occidentaux, qui redoutent une régression pour les droits des femmes.
    Lien PaSiDupes: le maillage social du pays par Ennahda

    La démonstration de force des salafistes a justifié ces craintes
    Ils ont en effet manifesté il y a une semaine dans les rues de Tunis contre la diffusion à la télévision tunisienne de "Persépolis", dessin animé de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud où une des scènes fait apparaître un Allah incarné, a justifié ces craintes. Ennahda s'est empressé de se désolidariser des salafistes, mais les observateurs présentent cette formation islamiste comme le réceptacle naturel des mouvances radicales.
    Les islamistes ont également occupé l'université de Sousse: lien PaSiDupes

    Les principales forces en présence

    Non voilée pour la circonstance, une candidate islamiste d' Ennahda à Tunis, Souad Abdel-Rahim, rejette ces craintes. "Ennahda n'est pas qu'un parti politique, c'est la renaissance de la Tunisie via ce parti", a-t-elle martelé vendredi soir depuis la même tribune." Il n'y aura pas de renaissance de la Tunisie sans Ennahda, a-t-elle mis en garde. " Je suis fière d'être candidate sur leur liste ", a-t-elle poursuivi. " Sous Ben Ali, insiste-t-elle, les femmes et la laïcité étaient utilisées comme un outil de répression de toute forme d'opposition. Les femmes n'étaient que des chiffres; elles servaient seulement à la propagande. "

    Dans une salle de l'Ariana, à la sortie de Tunis, le Parti démocratique progressiste (PDP) de Najib Chebbi, deuxième force politique du pays, tenait lui aussi son dernier meeting de campagne. Lui aussi se présente comme le vrai défenseur de la modernité." Nous sommes sûrs que les Tunisiens voteront pour la modération, et pas pour l'extrémisme ", hasarde sa secrétaire générale, Maya Jribi. " La Tunisie doit protéger la flamme de la modération ", souhaite-t-elle, avant de lancer un "appel aux femmes": " Votez pour préserver ces avancées des risques que représente l'extrémisme." Dans l'assistance, un jeune homme brandit une pancarte: "Je suis jeune et Ennahda ne me représente pas. J'aime le PDP.
    "
    L’Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) dirigé par Mustapha Ben Jaafar, devrait également figurer en bonne place de ce scrutin.

    Les estimations
    Même si Ennahda l'emporte dimanche, comme ils s'y attendent, les observateurs estiment aussi que le système de représentation proportionnelle en vigueur devrait contenir son poids électoral aux alentours de 30% des suffrages. Le PDP espère lui franchir le seuil des 20%.
    Dans un cas comme dans l'autre, on se prépare déjà à la recherche d'alliances avec d'autres formations." Le PDP est prêt à gouverner, mais quel que soit notre pourcentage des voix, une alliance des forces démocratiques sera nécessaire ", a prévenu Nejib Chebbi.
    Une multitude de listes et de candidats
    Ils sont plus de 11 300 candidats. Rachid Ghannouchi, chef du parti islamiste Al-Nahda, a déjà menacé de représailles en cas de fraude avérée au scrutin. Déterminé à entrer au gouvernement, ce parti pourrait compter sur le renfort de quelques listes d'indépendants et d’alliés du parti islamiste Ennahda, donné favori.
    Sur les 1570 listes, 790 sont présentées par des partis politiques, 79 par des coalitions et 701 par des candidats indépendants. Les sièges seront répartis au niveau des 27 circonscriptions, dont 6 à l’étranger.

    Un risque de contre-révolution

    La campagne a été entachée de polémiques
    , dont celle suscitée par l'édition du 3 octobre 2011 du "New York Times" qui publia un entretien du Premier ministre par interim Beji Caid Essebsi –ministre sous la présidence d’Habib Bourguiba- déclarant vouloir "continuer avec le nouveau gouvernement".
    Lien PaSiDupes: tout, sauf le RCD de ben Ali ?

    Des déclarations cristallisent la crainte d’une contre-révolution
    A l’éventuel refus du gouvernement de transition de quitter le pouvoir, s’ajoute celui de la corruption. Malgré le plafonnement des sommes allouées à la campagne, certains partis ont rusé pour séduire l’électorat. Kadhem Zine El Abidine, représentant du cabinet du ministre tunisien de la Justice et des Droits de l'Homme, a indiqué mardi lors d’un point presse que " les dépassements de la loi relative à la campagne électorale ont fait objet de plaintes déposés dans certaines régions à savoir Nabeul (Nord- Ouest), Bizerte (Nord), Kasserine (Centre) ". Il déplore, entre autres, l’atteinte au droit de vote par l’achat de voix, les affiches illégalement placardées, la promotion politique au sein d'établissements publics.

    mercredi 29 juin 2011

    Couac: pour la CNIL, la primaire écolo est illégale

    L'élu(e) de la primaire Europe Ecologie-les Verts sera-t-il/elle illégitime ?

    Le sénateur Alex Türk estime que le parti écologiste n'a pas respecté la procédure
    Il a omis de déposer un dossier auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

    Alors que l'UMP dénonce les dangers de fichage des participants la primaire socialiste
    , Alex Türk, le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), estime ce lundi que la primaire d'Europe Ecologie Les Verts n'est pas «conforme à la loi». Le sénateur ex-RPR du Nord juge que le parti écologiste n'a pas respecté la «procédure de déclaration» auprès de la commission qu'il préside.

    «Je leur ai téléphoné, je leur ai écrit et je leur ai dit : ‘Attention, si vous souhaitez mettre en place une primaire comme le fait le PS, vous devez faire comme eux, vous devez faire une procédure de déclaration et déposer un dossier auprès de nous dans lequel vous allez décrire votre opération'», explique-t-il. Il ajoute que la direction d'EELV doit «régler ce problème au plus vite», le processus de désignation du candidat écologiste pour 2012 étant «nettement engagé». Le vote électronique pour le premier tour de la primaire se termine en effet ce jeudi et les derniers votes par courrier seront collectés ce vendredi, pour un résultat annoncé le 29 juin.

    EELV se défend: «Une simple incompréhension»

    La direction d'EELV explique à la CNIL de réglement de la CNIL
    Europe Ecologie n'en démord pas

    Le rassemblement hétéroclite et pagailleux assure de son côté n'avoir reçu ni appel, ni courrier de la part de la Cnil et estime que le scrutin est tout à fait légal. «Il n'y a pas de polémique mais une simple incompréhension», plaide Alexis Braud, irresponsable de l'organisation de la primaire.
    «L'obligation de déclarer le scrutin à la Cnil existe s'il y a un nouveau fichier d'électeurs potentiels créé lors du vote, comme c'est le cas au PS, accuse-t-il.
    De notre côté, nous n'avons pas créé de liste spécifique
    ».
    A la différence du Parti socialiste, qui va devoir compiler les listes électorales récupérées auprès des préfectures pour permettre une élection ouverte à tous, les écologistes travaillent à partir d'un fichier déjà constitué : seuls les 15.000 adhérents et les 18.000 «coopérateurs» - sympathisants non adhérents - qui ont rejoint le parti avant le 10 juin sont autorisés à se prononcer. Une liste qui a déjà été déposée à la Cnil, précise EELV.

    Pour Isabelle Falque-Pierrotin, vice-présidente de la Cnil, ce fichier de 33.000 personnes aurait pu bénéficier « d'une exonération de déclaration pour la gestion des membres, mais là il s'agit d'une nouvelle finalité, c'est-à-dire de désigner un candidat pour la présidentielle».

    Le recours au vote électronique constitue, selon elle, un autre motif propre à justifier l'obligation de déclaration. La Commission précise que le parti écologiste risque une procédure de sanction de la CNIL, qui démarre par une mise en demeure et peut aller jusqu'à des amendes de 150.000 euros.

    Pour détourner l'attention, Europe Ecologie polémique

    Le bazar écolo reconnaît un ...«défaut de communication» (sic)
    et a répété ses arguments dans un courrier à Axel Türk, mais a toutefois rempli ce lundi une déclaration en ligne sur le site de la Commission.

    La meilleurs défense étant l'attaque, Cécile Duflot, l'accorte tenancière de l'auberge écolo, a fait dénoncer la «communication très brutale» du président de la CNIL et met ses soucis sur le compte d'un «climat très particulier», plutôt que sur son incurie.

    La bonne camarade en profite pour détourner l'attention sur la primaire socialiste et ses dangers pour les militants du PS.
    Le programme commun -nouvelle éditin- n'est pas encore sous presse...

    mardi 5 avril 2011

    Des enfants d'immigrés votent à l'extrême droite

    La seconde génération qui vote Front National




    Affiche du FN
    (2007)




    Un article de VSD


    "
    Nés en France de parents d'origine africaine, Ali, Moussa, Hamid, Djillali et Nora nous expliquent leur choix : soutenir le parti d’extrême droite.

    Je me sens humiliée. » Nora* fulmine. À 35 ans, cette Française kabyle, née de parents algériens, petite-fille d’un moudjahid du FLN, gagne 200 euros par mois en enseignant le français à des étrangers, dans des associations. Sympathisante du FN depuis douze ans, elle habite toujours chez ses parents, dans une cité de Saint-Denis (93). « Je ne me retrouve plus dans cette France que je respecterai toujours, mais qui nous a oubliés, nous, les premiers immigrés d’Afrique, s’emporte-t-elle. Elle nous a craché à la figure, je n’ai pas honte de le dire. Elle a tout donné aux clandestins régularisés arrivés en terrain conquis, leur distribuant des logements sociaux et des aides. Le FN, lui, m’a permis de sortir la tête de l’eau en me trouvant, un temps, un travail de secrétaire. Aucun autre parti ne m’a jamais aidée. Les élus, je les hais, je les déteste, ces ingrats ! »

    Nés en France de parents d’origine algérienne, sénégalaise et marocaine, venus servir de main-d’œuvre bon marché dans les années cinquante et soixante, Nora, Ali, Moussa, Hamid et Djillali n’arrivent pas toujours à boucler leurs fins de mois. La trentaine, ils vivent dans des cités du nord de Paris et en banlieue parisienne, dans le « 9-2 » et le « 9-3 », où sévissent l’insécurité, la misère et la montée de l’islamisme.

    « Je rase les murs, témoigne Nora. Ma mère s’est fait agresser et on m’a arraché mon portable cinq fois. » « J’ai grandi dans un quartier difficile du 20e arrondissement de Paris », poursuit Djillali, un Kabyle de 37 ans, titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine et conseil en entreprise, sympathisant FN depuis 2002 et militant depuis un an. « Les fléaux sociaux, je les ai vus en direct. Des amis et des cousins sont partis en prison ou sont morts du sida. J’ai assisté à la montée de l’islamisation. Si un garçon d’origine algérienne mange un sandwich dans mon quartier pendant le ramadan, il peut se faire casser la tête. Le FN dénonce les problèmes sans langue de bois, les autres partis sont trop politiquement corrects. » Son père, tout comme celui d’Ali, militait pour une Algérie indépendante. « Beaucoup de Kabyles votent FN car ils sont doublement stigmatisés, explique-t-il. La France leur renvoie une image de terroristes potentiels, et la communauté arabo-musulmane leur reproche d’être différents [kabyles, et donc non-arabes, NDLR], et de ne rien revendiquer religieusement. » Si tous s’opposent à un islam ostentatoire et aux prières dans les rues, les discours islamo-phobes agacent Nora, musulmane pratiquante. « En plein meeting FN, j’ai pris mes cliques et mes claques devant cinq cents personnes. Les Algériens ne sont pas responsables du trou de la Sécu ni de l’augmentation du prix du gaz, il faut arrêter. »
    Document UPJF

    Tous, sans exception, ont été victimes de discriminations. « Je n’ai toujours pas trouvé d’emploi stable, parce qu’on me renvoie sans cesse à la figure mes origines », se plaint Nora, un bac L en poche. « À 14 ans, je faisais un stage dans une boulangerie, raconte Hamid, 30 ans, d’origine marocaine, issu d’un milieu modeste, aujourd’hui cuisinier à Clichy (92) et sympathisant FN depuis 2002. Le patron était un peu raciste. Je n’avais pas le droit de manger alors qu’il nourrissait son chien devant moi. » Intégrés culturellement, mais pas socialement ni économiquement, rejetés par cette « mère patrie » idéalisée dont ils réclament la reconnaissance, sans espoir de l’obtenir, ces descendants d’immigrés se tournent vers le FN. « Rejeter la faute de son exclusion sur l’autre est le B.A. BA de la pensée d’extrême droite, analyse Nicolas Lebourg, historien de l’extrême droite. Et quelle meilleure preuve d’intégration que de voter FN ? On avait déjà observé ce besoin de devenir plus nationalistes que les autres pour s’intégrer chez les skinheads des années quatre-vingt, souvent descendants de Portugais et d’Espagnols. » Adhérer au FN, ce serait donc une façon de dire : « Je suis français et je vous emmerde. » Cette douloureuse quête de reconnaissance a poussé Hamid – musulman, il fait le ramadan et ne boit pas d’alcool – à renier sa culture : « La danse du ventre, la chicha, le henné, tout ça, non merci. Je suis français, je ne me sens pas marocain. J’accepterais que le FN au pouvoir renvoie mes parents au Maroc mais je ne pense pas qu’ils le feraient, ça fait quarante ans qu’ils sont dans le pays. Je sais, je suis radical. 
    »

    (*) Les prénoms ont été changés.

    Lire l'article intégral dans VSD n°1753 (du 31 mars au 6 avril 2011)

    jeudi 31 mars 2011

    La gauche gagne trois conseils généraux : un triomphe ?

    L'opposition conforte faiblement ses acquis de 2008

    60 Conseils Généraux à gauche, au lieu de 58 sur 100
    La gauche est loin du compte
    , mais il était logique qu 'elle sauvât des acquis, qui, pour une fois, ne sont pas syndicaux.
    Elle avait convoité dix nouveaux conseils généraux mais les urnes ne les leur ont pas livrés. Jeudi lors de l'élection des présidents issus des dernières cantonales, seuls le Jura, les Pyrénées-Atlantiques et La Réunion sont passés à gauche, tandis que la droite reconquiert le Val d'Oise et se maintient en Savoie, donnée perdue. Ces cantonales portent donc à 60 le nombre de départements présidés à gauche, et à 40 à droite. C'est la première fois que le PS et ses alliés atteignent la barre des 60, Paris ne votant pas cette année.


  • Dans l'opposition La strauss-kahnienne Marisol Touraine a ravi la présidence de l'Indre-et-Loire à une fabiusienne, Claude Roiron. Dans les Hautes-Pyrénées, d'une voix, Michel Pélieu, du Parti radical de gauche (PRG), a subtilisé la présidence à la sortante (PS), Josette Durrieu, qui l'avait emporté en 2008 au bénéfice de l'âge. A la Martinique, une autre femme a fait son entrée dans le club très fermé des femmes présidentes de département: Josette Janon, une DVG, succède à une PS. Avec le départ d'Anne d'Ornano, qui reste toutefois conseillère générale, cinq femmes - au lieu de 6 - sont à présent présidentes de conseil général.

  • Dans la majorité deux ministres de l'ouverture ont été réélus: le centriste Michel Mercier (Justice) dans le Rhône et le Nouveau centre Maurice Leroy (Ville) dans le Loir-et-Cher.
    De nouveaux présidents ont été élus

  • Dans de nombreux départements n'ayant pas changé de majorité, les sortants ayant décidé de ne pas se représenter : - à gauche de l'Aude, de la Loire-Atlantique, de la Nièvre, du Nord et de l'Essonne. - à droite de la Moselle, du Morbihan, de l'Yonne, de la Sarthe. Le 11 mai, les nouveaux présidents devraient élire le président de l'ADF qui est leur interlocuteur auprès du gouvernement. Son président actuel, le PS Claudy Lebreton (Côtes-d'Armor), devrait être renouvelé à cette fonction.
    La majorité gagne deux départements:


  • la Savoie donnée perdue, mais conservé par Michel Barnier


  • et le Val-d'Oise, qui rentre au bercail. Le 101e CG est une création
    Mayotte a choisi de devenir le 101e département français La séance d'élection de son premier président a été reportée à dimanche, faute de quorum, c'est-à-dire de conseillers généraux présents. La majorité, UMP et Nouveau centre, y a perdu la majorité d'un seul siège et la gauche, avec 10 élus sur 19, est en mesure d'en constituer une nouvelle.
    A noter qu'
    Europe Ecologie-les Verts est le dindon bio de la farce Les altermondialistes Verts n'ont aucune présidence, ce qui refroidit Ses prétentions de l'après Régionales...
    Quant au MoDem, essaiera-t-il de nous convaincre de son implantation locale ? Tout est bien
    A chaque réforme, l'opposition politique et syndicale refuse de faire du quantitatif: va-t-elle savoir faire du qualitatif ? Lien Olivier Dussopt mouché par Luc Chatel sur les crédits de l'Education nationale.