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mercredi 25 mars 2015

Départementales dans le Gard: le FN a égalité face à l'ensemble de la gauche

Les électeurs de droite feront la différence, pour ou contre Valls-Hollande


Manuel Valls se croit encore indispensable en meeting vendredi à Vauvert


A la limite du délai légal d'obligation de réserve, le premier ministre sera en meeting d'entre-deux-tours dans le Gard. Vendredi soir, à 18h30, à la salle Bizet à Vauvert, Manuel Valls retrouvera les militants, mais aussi l'opposition à sa politique. Il vient stimuler les convictions défaillantes en Petite Camargue, fief FN et dans le canton de son ami Jean Denat, en ballottage délicat
Lors de la dernière commission permanente, le Conseil général a attribué environ 400.000 euros au canton de Vauvert, parce qu'il les vaut sans doute bien, mais officiellement pour soutenir la mission locale, le milieu artistique et celui de l'insertion. On a vu en PACA voisine ce que la socialiste Sylvie Andrieux a fait de ce type de subventions pour la conduire en justice...

Pour se faire élire à la tête du Conseil général du Gard l'automne dernier, le socialiste avait promis qu'il quitterait son siège de maire, comme l'impose la loi: au jeu de chaises musicales, sa première adjointe est devenue maire et il a pris sa place...
Mais avant de passer la main, le président sortant du CG a pris soin d'embaucher Katy Guyot, 54 ans, au Conseil général. Or, la dame était justement sa candidate à sa succession à la mairie PS de Vauvert, ce qui continue de faire grincer des dents. Au Conseil général, on n'a trouvé personne de plus brillante pour occuper le poste de conseillère juridique. Le responsable socialiste se défend tant bien que mal : "Katy Guyot est une fonctionnaire territoriale [à l’Office de tourisme de Vauvert, après avoir été responsable du service de presse de Georges Frêche à Montpellier et attachée parlementaire du député gardois Fabrice Verdier]. Le poste était disponible et elle est très compétente".

Le candidat socialiste dans le canton de Vauvert est un proche de Manuel Valls. 
Depuis 2 ans, Manuel Valls vient chaque année, au début de l'été, pour un discours politique et un soutien à son réseau. Mais pas que, puisque le redécoupage profitant souvent à ceux qui ont les ciseaux, Valls a veillé à ce que les arrières de Jean Denat soient assurés. La presse, Le Midi libre comme  Le Monde, ne connaît d'ailleurs que le candidat PS. "Si la victoire de la majorité départementale doit passer quelque part, c'est bien par Vauvert, " ont décidé les socialistes.
Président sortant du Conseil général du Gard, Jean Denat est pourtant en ballottage -avec près de 12 points de retard au 1er tour- face au binôme FN:. 42.69% pour le FN et 30.82% pour le binôme DVG/PS. La droite battu réalise 18.23% et le Front de gauche 8.26%. C'est dire que les vitupérations de Valls contre la droite vont peser dans la balance.

Vers un vote-sanction de la politique de Valls

Le FN est présent dans tous les cantons du Gard au second tour. 
Le FN, l'extrême droite et l'union de la droite représentent désormais 61% des votes dans le Gard. Le recul de la gauche  se confirme à chaque élection dans ce département qui lui est traditionnellement acquis depuis 1945Le président de l'ex-Conseil général mise donc sur le "vote  utile." "Nous devons tirer les leçons des dernières sénatoriales. La gauche, divisée, a perdu un sénateur en septembre (…) Ce que les partis n'ont pas su faire, il faut que les électeurs le fassent". Ce à quoi Olivier Gouard répond : "voter utile c'est voter pour nous, qui proposons d'autres solutions à l'austérité du gouvernement qui a des impacts sur la politique départementale. On a pu le voir avec l'insertion ou la prévention spécialisée… Il faut sortir de ce mode de raisonnement stratégique". Reste à savoir pour quelle formule du "vote utile" les Gardois opteront les 22 et 29 mars.
Joëlle Cachia-Moreno, élue d'opposition à Vauvert 
et Guy Schramm, maire de Beauvoisin
Le redécoupage du gouvernement est favorable au PS depuis qu'il a intégré une partie de l'ex-canton Rhony Vidourle - aux mains du communiste Patrick Bonton - dans l'ancien canton de Vauvert. Or, ce charcutage a laissé un gros caillou  dans le soulier de la gauche : le binôme Front de Gauche, soutenu par l'association Nouvelle Donne. Chantres de l'austérité, Olivier Douard (PCF) et Armelle Grosjean de la CGT, revendiquent avec force le "soutien de Patrick Bonton". Un soutien qui pourrait bien faire perdre quelques précieux points à Jean Denat au second tour.
Selon les pronostics, les contestataires (Front de gauche et EELV) du parti socialiste local et de sa politique nationale pourraient faire mordre la poussière au PS qui exerce son hégémonie depuis 1871.

mardi 3 mars 2015

Réservoir de Sivens: Ségolène Royal s'engage à faire indemniser le Tarn par les... Français

La ministre de l'Ecologie encourage le département à abandonner le projet initial de barrage de Sivens

Ségolène Royal s’est engagée à faire payer les Français


Dans un courrier -hors micros et caméras- la socialiste s'engage pour la population.  Dans l'esprit du président Hollande qui considère que rien ne coûte jamais aux Français quand c'est l'Etat qui paie, la ministre a passé un deal:  le département du Tarn s'engage à abandonner définitivement le projet initial de barrage de Sivens et renonce à tout recours contre l’Etat, et moi, ministre, j'indemnise. Il est donc désormais difficile aux "décodeurs" (sic) du journal socialiste Le Monde d'affirmer que, lors de l'émission "En direct avec les Français", le 6 novembre 2014, Hollande n'a jamais dit que "Ça ne coûte rien, c'est l'Etat qui paye".
-"Non, c'est l'Etat qui paye", rétorque alors François Hollande, avec aplomb.
-"Ca coûte trois milliards d'euros pour 150.000 emplois d'avenir", précise Gilles Bouleau.
-"Oui, mais c'est l'Etat qui paye", insiste Hollande.
-"Ben, l'Etat, ce sont les contribuables...", rappelle Gilles Bouleau.
- "Oui, mais c'est pas la collectivité marseillaise ou le département ou la région. Mais, je vais y revenir, c'est l'Etat qui fait l'effort", maintient François Hollande.
VOIR et ENTENDRE la vidéo qui s'interrompt sur l'affirmation de Hollande que "c'est l'Etat qui fait l'effort"...

Dans cette lettre, datée du 27 février et adressée au président du Conseil général, Thierry Carcenac (PS), la ministre rappelle sa position : "La réalisation du projet initial" de retenue d’eau d’1,5 million de m3, à 50 km au nord de Toulouse, "doit être définitivement abandonnée".

Blocus d'accès au site de Sivens
par des occupants illégaux
Or, les activistes altermondialistes qui squattent les parcelles rejettent tout en bloctandis que les agriculteurs ne veulent rien d'autre que le projet initial. Les exploitants se sont donc organisés, faisant appel à des renforts venant d'autres départements pour empêcher que le nombre des occupants n'augmente, dans l'hypothèse où les barrages du gouvernement -et de S. Royal- seraient malencontreusement poreux... Ce qu'ils veulent, c'est être entendus d'ici vendredi, date à laquelle le Conseil général socialiste du Tarn va se réunir et donner sa décision."

La potiche de Manille opte pour l'adoption d'un scénario bâtard  "alternatif"

La police ne rétablit pas le droit de passage:
le gouvernement cède aux squatteurs
Vendredi, à Albi, le Conseil général doit "organiser un débat" sur la base de "deux scénarii qui s’écartent sensiblement du projet initial", décide-t-elle depuis Paris. Il s’agira de choisir entre des versions allégées du projet, puisque les "experts" - libres, puisque désignés par le ministère - ont évalué les besoins de stockage en eau à 750.000 m3, soit moitié moins que ce qui était prévu.

Ca ne coûte rien de "s'engager": Montebourg l'a fait avant elle...
"Je me suis engagée à ce que l’Etat vous accompagne pour solder financièrement les opérations déjà mises en œuvre au titre du projet initial et qui ne pourront pas être redéployées pour réaliser le nouveau projet", écrit la ministre, ajoutant qu’elle demandera à ses services "d’élaborer un protocole transactionnel permettant d’indemniser le département - bien que l'Etat soit endetté et les contribuables accablés d'impôts - pour les dépenses engagées dans le cadre de l’autorisation [du projet initial], en contrepartie de l’abandon définitif et irrévocable des travaux et de tout recours indemnitaire contre l’Etat, en cas de l’annulation de [l’autorisation]".

L’autorisation du projet initial serait, selon la ministre, "soumise à un risque élevé d’annulation" par la justice administrative française. Elle fait valoir en outre que l’abandon des travaux déjà engagés "devrait, de plus, permettre d’éteindre la procédure pré-contentieuse européenne".

lundi 2 mars 2015

Sivens: les agriculteurs contestés dans leur rôle de protecteurs de l'environnement

Les exploitants veulent reprendre possession de leurs terres occupées

Les activistes altermondialistes font monter les tensions

Des agriculteurs empêchent l'arrivée de 
renforts d'activistes altermondialistes
sur la "ZAD" de Sivens, le 2 mars 2015
Les militants d'extrême gauche refusent la remise en culture en ne rendant pas les parcelles qu'ils occupent illégalement avant la décision vendredi du conseil général du Tarn qui doit trancher entre deux projets d'un barrage sur le site de Sivens.  Les agriculteurs  aimeraient pouvoir récupérer leurs terrains pour les remettre en culture et organisent donc le blocus du site.

Agriculteurs tentent de chasser les occupants zadistes de leurs terres 
Tandis que gendarmes bloquent depuis samedi les deux principaux accès au site contesté de retenue d'eau, à Sivens dans le Tarn, des agriculteurs sont venus en "renfort" pour s'assurer de la réalité de ce blocus policier.

Suite à de vives tensions provoqués par les squateurs zadistes, ils sont près d'une centaine sur leur lieu de travail ce lundi matin, pour contrôler les deux entrées principales du site. Ils veulent s'assurer que le blocus n'est pas filtrant jusqu'à la réunion du Conseil général du Tarn qui examinera vendredi les projets alternatifs au barrage initialement prévu. 
Ils réclament également l'évacuation immédiate des occupants du site, conformément à des décisions de justice prises en février. en dépit du climat de tension qui règne sur place, aucun incident n'est pour l'heure à signaler. Il faut dire que les forces de gendarmerie ont mis en place un dispositif pour éviter tout contact entre les deux camps.

Une barricade par trois fois détruite

"Il y avait trop de monde ce matin pour qu'on assure la sécurité. On a reçu l'ordre de ne laisser entrer personne", a indiqué un gendarme posté à une entrée du site. La tension est en effet encore montée d'un cran depuis vendredi autour d'une barricade dressée par les occupants zadistes au carrefour de la D999, en pleine campagne. Elle a été démontée et reconstruite trois fois, avant d'être détruite dimanche matin.

Le gouvernement a envoyé un escadron de 80 gendarmes mobiles est venu prêter main forte au groupement de gendarmerie du Tarn, pour cette semaine décisive à Sivens, a-t-on appris auprès de la préfecture. Les agriculteurs du Tarn et du Tarn-et-Garonne avaient en effet annoncé qu'ils "bloqueraient" dès lundi matin l'entrée au site, située non loin de la petite ville de Lisle-sur-Tarn.

La maire de Lisle-sur-Tarn dénonce une "zone de non-droit" 

La première magistrate de cette commune décrivait lundi matin une "zone de non-droit" - comme dans certains quartiers ou villes des Bouches-du-Rhône -une "situation intolérable", malgré les chiffres trafiqués de Valls, aussi stupéfiants que le shit de ZUS. 
Maryline Lherm s'insurge contre le fait qu'en république une partie de la population "n'a plus accès à ses propriétés, à ses maisons". "Que fait l'Etat ?", s'interroge encore l'élue. "Aujourd'hui, le Tescou [affluent du Tarn] pleure des larmes, demain j'ai peur qu'il ne pleure du sang. Je voudrais que l'Etat nous entende. J'ai écrit à Manuel Valls, il ne m'a pas répondu", continue-t-elle. 
La responsable administrative explique aussi qu'elle a demandé la mise en place d'une cellule psychologique qui lui a été refusée avec comme conseil pour le moins cavalier d'"appeler le 15". 
"Je crois que l'Etat ne fait pas son travail et c'est la société civile, les agriculteurs qui sont obligés de faire régner l'ordre. Je lance un appel à l'Etat: monsieur Valls, faites quelque chose, il faut que notre commune ressemble à une commune de l'Etat français", conclut-elle.

VOIR et ENTENDRE la maire lancer un cri d'alarme à l'esprit républicain et à la responsabilité de l'Etat:
On constate pourquoi les agriculteurs veulent se tourner vers le Front national. Difficile de nier que la politique du gouvernement PS fait prospérer le FN. 

Pour les zadistes, la réunion de vendredi "est  une vaste mascarade pour gagner du temps avant les élections (départementales des 22 et 29 mars). Aucune décision ne sera prise et ils vont refiler le bébé à la prochaine équipe". 
Plus vraisemblablement, on s'achemine vers un compromis qui ne satisfera encore personne, après trente années de conflits permanents.



Faut-il que Hollande envoie Marion Cotillard?...
On disait Ségolène Royal, la ministre en titre de l'Environnement, capable de dénouer la situation, mais c'est à deux actrices que le président de la République a préféré faire porter sa parole lors de son show médiatique de Manille: la confirmation que l'ex-candidate à l'Elysée est incompétente?    

dimanche 22 février 2015

Marseille: Jean-Noël Guérini tient la presse régionale par les cordons de la bourse

Mythe de la presse nationale indépendante contre la réalité de la presse régionale soumise

"Unité nationale" ? Le PS préférera Guérini à la droite
En cas de duel Jean-Noël Guérini-candidat de droite le PS choisira le président sortant du Conseil général des Bouches-du-Rhône, en rupture pourtant avec le PS, a informé mardi le secrétaire de la fédération départementale Jean-David CiotLe PS présentera un candidat à la présidence du conseil général contre J.-N. Guérini, dit Ciot au journal La Provence, mais "si, à la fin (...), nous assistons à un duel entre (Martine) Vassal [chef de file UMP-UDI], et  Guérini, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que la candidate de droite pro-métropole ne gagne pas", poursuit-il, assurant qu' "il n’y a pas d’alliance entre le PS et la Force du 13pour conserver la présidence du Conseil général des Bouches-du-Rhône...

En délicatesse apparente avec le PS depuis sa mise en examen pour association de malfaiteurs dans une affaire de marchés présumés truqués, Guérini, démissionnaire du PS au printemps 2014, a été réélu sénateur des Bouches-du-Rhône en septembre 2014 à la tête d’une liste dissidente de gauche (Force du 13) et il a demandé son rattachement au groupe PRG, cousin docile du PS.

Le parrain peut aussi compter sur certains media qu'il tient par les bourses

R
emplaçant les élections cantonales, les départementales de fin mars vont désigner les membres du Conseil départemental (ex-Conseil général) dans le cadre du canton. Les conseillers généraux élus en 2008 et en 2011 seront ainsi tous remplacés en mars 2015 par des conseillers départementaux.

"Connards !" A peine tourné le coin du couloir, Jean-Noël Guérini se croit seul et se lâche. Très énervé, le président du Conseil général vient de présenter ses voeux au monde des media, de louer la liberté de la presse et d'écraser une larme sur le sort de Charlie Hebdo. L'insulte vise deux journalistes du site Marsactu, qu'il vient de quitter. L'un d'eux l'a interpellé publiquement, évoquant les lourdes difficultés des titres locaux, les publicités institutionnelles distribuées sans transparence et la placardisation d'un journaliste de La Provence qui a longtemps couvert les affaires judiciaires de Jean-Noël Guérini.

Le patron du département s'en prend à l'opposition 

Marsactu "n'est pas indépendant" et ne l'a jamais invité à l'un de ses talk-shows, se plaint-il. Les publicités achetées avec l'argent de la collectivité ? "Je fais ce que je veux !" s'étrangle l'ex-socialiste, qui affirme que l'actionnaire de Marsactu - et co-fondateur et directeur général de LCM, chaîne locale de télévision à Marseille - "vient sans cesse demander de l'argent". "C'est faux ! répond l'intéressé. Je ne lui ai pas demandé un sou en cinq ans." 

Guérini est dans la logique du carnet de chèques ou du baiser de la mort
Fondateur, au début de l'année 2010, de ce site d'investigation, Pierre Boucaud  poursuit : "Nous vivons toujours l'héritage du defferrisme. Gaston Defferre, maire et patron de presse, concentrait tous les pouvoirs. Dans l'inconscient collectif, à Marseille, tu es donc toujours censé rouler pour quelqu'un. Guérini, comme Gaudin, ne pensent pas que tu puisses être indépendant. Le président du Conseil général est dans la logique du revolver ou du carnet de chèques: soit il tue financièrement, soit il distribue à sa guise. Un acteur économique privé peut éventuellement être dans cette logique. Mais là, il s'agit d'argent public."

Avec les affaires, les relations entre le président du Conseil général et les rédactions se sont encore un peu plus tendues. Marc Auburtin, directeur général du quotidien La Provence reconnaît "un fort ralentissement de la publicité" à partir de 2011. Le Conseil général a totalement fermé le robinet de ses "budgets com" au plus important quotidien régional. "Nous avons arrêté nos relations à une certaine époque, car nous n'étions pas d'accord, non pas sur le contenu des articles, mais sur la façon que nous étions traités, nous, conseil général. Les choses ont été rétablies, ça se passe bien", savoure Jean-Noël Guérini.

Les voeux du Conseil général sur une pleine page de La Provence

Depuis l'été dernier, la communication du conseil général est en effet réapparue dans le journal, pour faire sa promotion. D'abord via les annonces légales, puis à travers l'achat d'encarts. En début d'année, la collectivité a même présenté ses voeux aux lecteurs sur une pleine page. Une première depuis quatre ans ! Un signe que les relations se normalisent, assure le parrain des Bouches-du-Rhône... et que le président sortant repart en campagne.

Le directeur général de La Provence résume ainsi la situation : "Jean-Noël Guérini comprend nos impératifs, et nous comprenons les siens." Quitte à écarter un membre de la rédaction de la couverture des "affaires Guérini" ? "Aucun journaliste n'est propriétaire des sujets qu'il traite !" rétorque Marc Auburtin. Le président du Conseil général, lui, se réjouit de la mise à l'écart de Fred Guilledoux, une signature qu'il jugeait trop proche de son ennemi déclaré Patrick Mennucci.
Ce journaliste de La Provence "devait devenir son directeur de la presse et de la communication", affirme-t-il - ce que Patrick Mennucci dément. "C'est ça, la liberté de la presse ?" Il amène les doigts à sa bouche, fait mine de recevoir la becquée, puis se tape sur le ventre. "Mangiare ! mangiare ! C'est pas des journalistes, pour moi", dit-il.

Jean-Noël Guérini aurait-il oublié que trois membres de son cabinet sont d'anciens journalistes de La Provence, à commencer par Gilbert Gaudin (photo ci-dessus), son directeur de la communication assis à son côté?




jeudi 13 novembre 2014

Bouches-du-Rhône: Jean-Noël Guérini crée un nouveau parti

Guérini, de parrain à chef de parti

L'indéboulonnable président du Conseil général des Bouches-du-Rhône a annoncé jeudi la création d'un nouveau parti politique

Réélu en octobre, le sénateur Jean-Noël Guérini adresse un pied de nez à ses collègues socialistes des Bouches-du-Rhône. Il compte en effet rééditer aux cantonales de mars son succès des dernières sénatoriales, où il a siphonné les voix d'un Parti socialiste local en déroute. L'ex-patron du PS des Bouches-du-Rhône est "dans une logique de démolition du PS", estimait récemment une conseillère générale socialiste citée par Mediapart. C'est ainsi que Patrick Mennucci, candidat PS aux élections municipales à Marseille a fait les frais de son allégeance à Paris.

A 63 ans, l'homme fort du PS dans le département veut donc préparer les prochaines échéances électorales avec le soutien de sa nouvelle structure, le parti des "amis de Jean-Noël Guérini", résume le site Marsactu... "Rien ne s’est jamais arrêté", a-t-il lancé devant un demi-millier de personnes, soulignant l’urgence "d’aller vers de nouveaux horizons, vers de nouvelles conquêtes"
Jean-Noël Guérini dit exclure tout accord politique avec les socialistes, alors que 22 conseillers généraux socialistes ou apparentés sur 29 se sont déclarés favorables à une "large alliance de la majorité sortante, PS-Front de gauche-Force du 13 et PRG" pour les départementales de mars 2015. Une fausse bonne idée, regrette Michel Pezet, qui ne fait pas partie des signataires. Selon lui, "il n'y aura pas d'accord", mais Jean-Noël Guérini veut "les pousser à adhérer à sa formation, quitte à être exclus du PS", un parti qu'il veut "casser". "Il faut se battre pour que cette collectivité reste à gauche, mais pas à n'importe quel prix", ajoute Jean-David Ciot dans les colonnes du Monde, voix officieuse du PS parisien.

Le mouvement "La Force du 13", qu'il vient de transformer en parti politique, lui a permis d'obtenir fin septembre trois sièges au Palais du Luxembourg, au détriment notamment du Parti socialiste qui n’en a sauvé qu’un. "J’étais socialiste, je ne le suis plus mais il y a des élus socialistes dans cette salle que je salue", a ironisé en direction des observateurs celui qui a comparu le mois dernier devant la justice pour détournement de fonds publics et qui est mis en examen dans deux affaires de malversations présumées sur des marchés publics de la région marseillaise.
A la mi-octobre, le sénateur a comparu pour détournement de fonds publics, dans son affaire de licenciement de complaisance présumé. Une peine de et une peine de six mois d'emprisonnement avec sursis et d'un an d'inéligibilité a été requise à son encontre.

L'ancien patron de la fédération socialiste locale n'en finit plus d'empoisonner le PS

Jean-Noël Guérini a rompu avec la Rue de Solférino en avril, quelques jours avant d'en être exclu. "Je ne regrette rien de mes 47 ans passés au Parti socialiste. Je ne les bannis pas d’un revers de main", a souligné celui qui affirme "avoir fermé le livre" de cette période.

Guérini mène aujourd'hui le combat contre le projet de grande métropole Aix-Marseille-Provence lancé par le gouvernement
. Il entend surfer sur le mécontentement des élus locaux pour conserver un siège de président du Conseil général qu'il occupe depuis 1998. "Le mode de fonctionnement du gouvernement est celui du renoncement des promesses. En politique, l’amateurisme ne pardonne pas. Il ne faut plus céder aux représentants de cet état hautain et parfois autiste", a-t-il encore déclaré.

Quant aux
débats qui agitent déjà les socialistes du département sur l'éventuel successeur PS à la tête du Conseil général, dans le fauteuil de Jean-Noël Guérini, "c'est n'importe quoi!", balaie Michel Pezet. Et de calculer rapidement: le PS local serait suffisamment mal en point pour ne pas obtenir les 12,5% des inscrits nécessaires au maintien d'un candidat au second tour, selon lui. Pierre Orsatelli va plus loin dans la rumeur politicienne et soupçonne "un accord entre Jean-Noël Guérini et Jean-Claude Gaudin pour que la gauche perde le Conseil général".  "De toute façon, on ne va pas garder le Conseil général !" raille Pezet, évoquant la réforme des collectivités...

Un parti sur-mesures ?

Mais attention, "si Jean-Noël Guérini est bien à l'origine de ce parti, nous ne sommes pas un mouvement bonapartiste dédié au soutien d'un seul homme", tient à nuancer Michel Amiel, le maire des Pennes-Mirabeau où la naissance a été célébrée. Le but de Force 13 est de "donner une caisse de résonance à l'opposition au projet actuel de métropole" Aix-Marseille, plaide le sénateur-maire. Un projet qui lui semble synonyme de "confiscation" du pouvoir des maires au profit de Marseille "dont il faut combler le déficit abyssal". Cette ligne a séduit "des maires de tous bords, ce qui explique notre résultat aux élections sénatoriales", estime Michel Amiel. 

Les maires ont également été séduits par les aides aux communes, distribuées ou promises par le Conseil général des Bouches-du-Rhône... présidé par Jean-Noël Guérini lui-même. Il a généreusement "dégainé le chéquier", raconte Mediapart, en chiffrant ses largesses à quelque 360 millions d'euros. Ces aides financières, auxquelles les maires peuvent prétendre, "n'auraient pas eu cette intensité sans Jean-Noël Guérini. Les maires y ont été sensibles", estime Michel Pezet, conseiller général orthodoxe du PS.

Un Conseil général confisqué par le système système

Le président du Conseil général et ses proches assument parfaitement ce soutien financier et politique. Mais pour ses détracteurs, ce "système Guérini" est fondé sur "le charme, l'achat, la menace", aux yeux de Renaud Muselier, auteur du Système Guérini et ex-député UMP des Bouches-du-Rhône. Il est "fait de clientélisme et de vassalités", résume Pierre Orsatelli, leader du Renouveau PS 13, un collectif de militants socialistes. Résultat: "Il n'y a pas un canton où il n'ait un obligé." Et chacun lui "renvoie l'ascenseur", d'après l'expression d'un maire de droite qui a voté pour lui aux élections sénatoriales, cité par BFMTV.
Dès avril 2014, un certain nombre d'élus l'avaient déjà rejoint: outre le fidèle Michel Amiel, démissionnaire du PS depuis l'été 2013, on notait Lisette Narducci et on pouvait également voir à ses côtés quelques têtes connues des listes "citoyennes" des dernières municipales : Marseille unie, l'union pour Marseille du docteur Soubeyrand et "même un ancien des listes de Pape Diouf". Dernière vacherie, il glisse que le candidat socialiste Patrick Mennucci lui a envoyé un émissaire "il y a trois mois" lui proposant de dealer "150 voix de grands électeurs" en échange d'une limitation de son influence électorale au seul secteur du 2/3. "Mais pour promettre des voix, il faut déjà gagner des élections".

Depuis la neuvième étage du Bateau bleu, siège du CG, Jean-Noël Guérini est encore "le patron" du département, constate Michel Pezet. Certes, il a dû quitter le PS avant d'en être exclu, sur fond de procès en cours ou à venir, mais à la tête de cette "puissance locale ancrée dans les territoires, il dispose d'un poids politique bien plus important que le premier secrétaire fédéral du PS", estime-t-il. Surtout quand le premier secrétaire fédéral du PS en question, Jean-David Ciot, se retrouve à ses côtés sur le banc des accusés face à la justice...


mardi 19 août 2014

Aide sociale pour se faire plaisir, l'ARS est en hausse de 0,7% cette année

L'allocation de rentrée scolaire versée aujourd'hui et détournée

L'ARS, supposée aider à payer les cartables et autres fournitures de plus de 5 millions d'enfants et adolescents
, est versée à partir d'aujourd'hui.
Cette allocation versée sous conditions de ressources à 3 millions de familles augmente cette année de 0,7%, comparé à une hausse de 1,2% à la rentrée 2013 et à une revalorisation exceptionnelle de 25% en 2012.

Le montant versé par enfant et par an passe à 363 euros pour les 6-10 ans, 383 euros pour les 11-14 ans, et 396 euros pour les 15-18 ans.

Cette année, les parents d'adolescents de 16 à 18 ans n'ont plus à fournir de justificatif de scolarité..., une attestation sur l'honneur assurant que l'enfant est scolarisé étant suffisante, avait annoncé en juillet le ministère des Affaires sociales.
Cette modification répond à une demande des associations familiales. Elles avaient regretté dans le passé la nécessité d'attendre que la rentrée soit passée pour obtenir un certificat de scolarité auprès de l'établissement, entraînant un délai dans le versement de l'aide qui pouvait peser sur les familles les plus modestes.

Pour bénéficier de l'allocation de rentrée scolaire, il faut avoir eu, en 2012, des ressources inférieures à 24.137 euros pour les familles avec un enfant, 29.707 euros pour celles avec deux enfants, 35.277 euros pour trois enfants. Le montant du plafond augmente ensuite de 5.570 euros par enfant supplémentaire.

Dans un communiqué, la Confédération syndicale des familles (CSF) a salué le versement désormais automatique pour les plus de 16 ans, "une avancée notable", se réjouissant que les familles n'aient plus "à attendre octobre voire novembre" pour la toucher.
La CSF réclame toutefois une "modulation significative de l'ARS tenant compte du montant global du coût de l'année scolaire selon les niveaux" et son élargissement aux lycéens de plus de 18 ans.

Elle souligne enfin le caractère "indispensable de cette allocation", estimant que "pour une famille de trois enfants ayant pour ressources un salaire au Smic, les dépenses de rentrées représentaient en 2013 30,5% des dépenses de septembre (plus de 800 euros)".
ARS


En 2013, l'association Familles de France conseillait de trier et recycler les fournitures de l'année précédente, de toujours comparer les prix, de n'acheter que le strict nécessaire en calculant notamment le prix de revient des articles vendus par lot et de résister aussi bien à l'appel des premiers prix que des articles griffés.

Une allocation détournée, au vu et au su de tous


On estime que l'allocation de rentrée scolaire est mal utilisée par certains parents, servant plutôt à acheter "un écran plat". Il compte déposer un amendement en faveur d'un système de "chèques achats". Dès 2008, le député de l'Oise, Edouard Courtial, jetait un pavé dans la mare sociale. "Il semblerait que certains distributeurs d'électroménager enregistrent des pics de vente d'écrans plats au moment de la rentrée." Le député préconisait donc de remplacer la somme d'argent versée aux familles ayant droit à l'ARS par des "chèques achats rentrée scolaire".
Sur France Info ce matin, un témoin signalait une recrudescence attendue chaque année des ventes de jeux vidéos... Ces chèques achats seraient délivrés sous la forme de "bons d'achat" qui ne permettraient d'acheter que "ce qui est utile à une rentrée scolaire". "Il est anormal que des enfants débarquent avec des bouts de cahiers et des cartables défoncés, mais disposent, à la maison, d'une Playstation toute neuve", insistait le député, ajoutant toutefois que, dans le même temps, "le montant de la prestation doit encore être fortement réévalué" s'elle est employé dans le respect de sa destination.
A noter néanmoins que l'ARS s'ajoute aux allocations familiales et autres prestations sociales, telles que celles distribuées par les municipalités ou les clés électroniques déversées par les Conseils généraux sur les collèges (Bouches-du-Rhône ou ...Corrèze !)  Elles ne devraient pas servir à acheter les derniers "must" de grande marque.

mercredi 7 mai 2014

Départements: Hollande ou le changement permanent

Quand Hollande refusait de supprimer les départements

Et voilà que le chef de l'Etat veut aujourd'hui "aller vite" dans la réforme territoriale
qui prévoit de supprimer les conseils généraux. C'est ce qu'il claironnait mercredi.
Hollande recevra "les responsables et dirigeants" des partis politiques la semaine prochaine pour évoquer la future réforme territoriale, a annoncé l'Elysée. Ce projet de réforme territoriale est explosif: il prévoit de diviser le nombre de régions par deux… et de supprimer purement et simplement les conseils généraux, qui décident des politiques des départements. 

Un changement que F. Hollande excluait fermement il y a encore quatre mois.
Aujourd'hui. il a viré. "Je pense que les conseils généraux ont vécu. Une réforme majeure doit être portée. Il n'y a plus de temps à perdre. Et là nous verrons qui sont les conservateurs, et qui sont les réformateurs", a soudain décrété François Hollande mardi, lors de son long entretien sur RMC/BFMTV. "Je considère qu'aujourd'hui toutes ces structures ne sont plus lisibles par les Français. Il faut de la proximité et de l'efficacité", affirma-t-il.

Le président socialiste s'aligne ainsi sur la proposition de son Premier ministre , lors de son discours de politique générale. 

Manuel Valls avait en effet indiqué vouloir supprimer les conseils départementaux "à l'horizon 2021". Hollande, lui, veut donner l'illusion d'être seul aux manettes en annonçant lui-même la réforme pour 2015, au risque de créer de l'animation dans le pays, mais au point de brouiller les signes négatifs du chômage, des déficits budgétaire ou de la balance commerciale.

François Hollande est un changement permanent. 
Lors d'un déplacement dans sa circonscription de Tulle, le 18 janvier dernier, François Hollande tenait un tout autre discours. Lors de ses vœux aux habitants, il déclarait, au sujet de ces instances : "Je ne suis pas favorable à leur suppression pure et simple, comme certains le réclament, car des territoires ruraux perdraient en qualité de vie sans d'ailleurs générer d'économies supplémentaires". Une position de longue date qui semblait ferme et définitive.

VOIR et ENTENDRE le discours de Tulle ( à partir de la 14e minute) :

Dans un précédent discours à Dijon, en mars 2012, pendant la campagne présidentielle, le candidat socialiste promettait ainsi "aux départements le rôle d’assurer et de renforcer les solidarités sociales et territoriales"
"Ils n’y parviendront que si les conseils généraux disposent de nouvelles ressources ", défendait-il encore. "Il y a 30 ans, c’étaient encore les préfets qui étaient les exécutifs des départements", déplorait-il, vantant la "grande loi" de 1982 qui avait changé la donne.

Arrivé au pouvoir François Hollande change de ton
Hollande, girouette
sous le vent
Si dans ces discours, le chef de l'Etat a longtemps semblé défendre les conseils généraux, il semble ne les avoir jamais vraiment portés dans son cœur. En témoigne une révélation de L'Express, le 18 janvier 2012. 

Lors d'un dîner avec des grands patrons alors qu'il était pourtant président du Conseil général de Corrèze, Hollande aurait "surpris son auditoire par l'audace de ses propositions". "Il a affirmé que le département constituait un échelon de trop, que l'Etat devrait réduire ses dotations aux collectivités locales", rapportait alors un PDG cité par le magazine. 
Avec 50 milliards d'économies à trouver, le président sort du bois et passe du discours officieux aux annonces officielles.
De quel revirement -ou retournement de veste- est-il encore capable?

VOIR et ENTENDRE affirmer sa "constance":

mardi 8 avril 2014

Menace sur le mille-feuilles: les présidents de région veulent garder leur part du gâteau

Fusion de régions: Valls va entendre parler du pays

Les présidents de région souhaitent être reçus rapidement par le Premier ministre Manuel Valls
 
Ils réclament des clarifications sur les réformes territoriales évoquées mardi devant l'Assemblée nationale. " On va demander une réunion rapide de l'ARF (Association des régions de France) et, dans la foulée, un rendez-vous à Matignon pour savoir un peu où il [Manuel Valls] veut aller et comment il veut y aller", a clamé le président du conseil régional de Picardie M. Gewerc, précisant qu'il a échangé à ce sujet avec plusieurs de ses collègues dès mardi soir .

Valls prétend être "concret, mais "il manque le décodeur"
" Il manque le décodeur" pour comprendre "la déclaration d'intention" faite par M. Valls au sujet de la suppression des départements, de la diminution du nombre de régions et de l'abolition de la clause générale de compétence, a estimé le président de la région Picardie.

"Je voudrais savoir comment cela va être mis en oeuvre et comment dans la pratique, on va trouver des solutions qui aillent dans le sens qu'il souhaite mais qui tiennent compte de ce qui marche depuis des décennies", et c'est là que " dialogue et clarifications s'imposent ", a-t-il poursuivi.

"On ne peut pas couper les citoyens de la proximité"

Pour illustrer ses interrogations, Claude Gewerc (PS) a cité l'impact d'une suppression des départements. Comme "on ne peut pas couper les citoyens de la proximité", cela signifierait "un glissement des prérogatives départementales vers les intercommunalités". Or, ce point n'a pas été abordé par M. Valls, a-t-il souligné.

Selon Cl. Gewerc, depuis toujours favorable à la suppression de la clause générale de compétence, "on fera des économies en délimitant les compétences et non en réduisant les régions ". Cette clause juridique traduit la capacité d'initiative d’une collectivité territoriale dans un domaine de compétences au-delà de celles qui lui sont attribuées de plein droit.

Les présidents de région doutent de la capacité de concertation de Valls
Pour lui, les projets de redécoupage de la carte des régions qui circulent ne sont parfois que le fruit de "la vision géostratégique de géographes parisiens".

Ainsi "la Haute Normandie a beaucoup plus de points communs avec la Picardie qu'avec la Basse Normandie", selon le Picard, et un "rapprochement" aurait donc bien plus d'intérêt que la reconstitution de la grande Normandie que concocterait le pouvoir central.

Combien d'autres régions contestatrices?
La question se pose aussi du rattachement de la Loire-Atlantique (Nantes) à la région Bretagne et fait suite au détachement de ce département de la région Bretagne et à son rattachement à la région des Pays de la Loire lors de la création des régions administratives françaises en 1956, alors que le territoire de la Loire-Atlantique faisait partie depuis l'an 850 du Duché de Bretagne, province de Bretagne jusqu'en 1790.

Le redécoupage des cantons est également contesté, notamment dans les conseils généraux des Hauts-de-Seine, en Côte d'Or ou en Corrèze, où Bernadette Chirac mène la fronde contre le redécoupage de la carte cantonale. Elle s'est exprimée depuis l'Assemblée nationale à Paris, ce mardi 4 mars, et a réglé un certain nombre de ses comptes après avoir interpellé Manuel Valls, puis François Hollande, sans succès, bien qu'ils se posent en champions de la concertation.
La conseillère générale de Corrèze a aussi réglé ses comptes avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls et son conseiller politique Yves Colmou (ci-contre, regard ailleurs) qui l'ont reçue. "Ce monsieur est très spécial", a-t-elle dit au sujet de ce dernier, à qui elle attribue le redécoupage cantonal. "Il ne regarde jamais en face et comme cela il a l'air d'être indifférent. C'est assez étrange (..) Et moi, je sais lire dans les regards".