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jeudi 11 juillet 2019

Le vertueux de Rugy limoge sa directrice de cabinet épinglée pour abus de HLM de la Mairie de Paris

La préfète Nicole Klein jouissait d'une HLM parisienne qu'elle n'occupait pas depuis 2001

Ce logement social est resté inoccupé par sa bénéficiaire pendant 12 ans



DAL, Droit au logement, l'ignorait-il ? 
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Ses camarades de Mediapart viennent  de révéler que celle qui traquait les  Zadistes de Notre-Dame-des-Landes, opposés à un aéroport Ayrault à Nantes, squattait-elle-même une Habitation à  loyer modéré (HLM) qu'elle n'occupait pas... 
Selon le site trotskiste d'information, la préfète alors en exercice à Nantes jouissait d'un logement social à Paris depuis 2001 et qu'elle n'a pas occupé entre 2006 et 2018, alors que le maire de Paris était le socialiste Bertrand Delanoë (2001-2014), suivi d'Anne Hidalgo, PS. 
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Une période de douze ans durant laquelle Nicole Klein enchaînait les postes en préfecture dans la Somme et en Loire-Atlantique notamment. Ainsi fut-elle cheffe de cabinet de la socialiste Catherine Tasca, ministre déléguée de la communication auprès du ministre de la culture, Jack Lang, PS, et aussi chargée de mission au cabinet du premier ministre, Michel Rocard, référence socialiste. 
Déjà commandeur de l'ordre national du Mérite, elle a été promue officier de la Légion d'honneur le 13 juillet 2011.

L'"exemplaire" ministre d'Etat a été intraitable avec sa collaboratrice.

Résultat de recherche d'images pour "nicole klein hlm"François de Rugy, le ministre de la Transition écologique, vient de se faire épingler par Mediapart sur les fastueux dîners qu'il organisa avec sa femme à l'hôtel de Lassay pendant les deux années qu'il présida l'Assemblée nationale. Une nouvelle enquête publiée mercredi a mis cette fois en difficulté sa directrice de cabinet, Nicole Klein.

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Rugy n'a pas hésité à demander mercredi soir à Nicole Klein de donner sa démission de ses fonctions de directrice de cabinet de son ministère. Un départ effectif dès ce jeudi. C'est en novembre 2018 qu'elle avait rejoint l'hôtel de Roquelaure. A l'époque, la sexagénaire (67 ans) comptait partir à la retraite, mais sa gestion du dossier explosif de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes avait été saluée au sommet de l'Etat au point de lui proposer cette mission au côté du ministre de la Transition écologique et solidaire.

samedi 9 mars 2019

Castaner se demande-t-il "quelles traces il veut laisser" dans le souvenir de ses filles ?

Le ministre sanguinaire invite en revanche les "gilets jaunes" à se poser la question...

Les Gilets jaunes veulent-ils laisser une trace, "celle de la revendication ou celle de la violence ?" s'est interrogé Christophe Castaner 

Image associée"Les violences sont devenues systématiques pour un petit nombre", a polémiqué le ministre de l'Intérieur.
Venu vendredi à Marseille célébrer les 80 ans du bataillon de marins-pompiers de Marseille, Castaner a qualifié le phénomène de "mouvement social inédit". "Donc, quelle trace ils veulent laisser ? Celle de la revendication ou celle de la violence ?", a-t-il demandé.

Comme à contre-coeur, Castaner a toutefois fait le partage entre Gilets jaunes pacifiques et manifestants anarcho-révolutionnaire de l'ultra-gauche. 
Dans les manifestations, a déploré le ministre, "des casseurs viennent pour frapper, pour casser, pour piller, pour insulter aussi. Vous avez vu cette dernière tendance qui consiste à jeter des excréments sur la police ?".

Résultat de recherche d'images pour "manifestants avec cacatov"Samedi à Marseille et à Montpellier, des policiers ont reçu des jets d'excréments en marge des manifestations de Gilets jaunes, ont révélé des responsables du syndicat policier Alliance. Sur les réseaux sociaux, des internautes avaient appelé à lancer des "cacatov" sur les forces de l'ordre, lors de l'Acte XVI. "Des sacs remplis de merde ont été jetés sur des policiers de la BAC (brigade anti-criminalité) et ont explosé. Trois fonctionnaires ont été souillés à un point inimaginable !", a relaté de son côté Rudy Manna, responsable local d'Alliance, confirmant une information de La Provence.
Lien PaSiDupes

Ce recours au 'cacatov" (mot formé à la fois sur "Kalachnikov' et sur 'Molotov' et constitué d'un mélange d'urine et de crotte de chien) est une pratique importée du Venezuela?  suite aux émeutes de mai 2017 contre le pouvoir en place. La première présence documentée de " cacatov" en France est faite en avril 2018 sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ce qui signe l'orientation politique (bio ?) des assaillants.
"Lui c'est clair, il va laisser une trace de sang, c'est tout. Ca aura été le ministre de l'Intérieur le plus violent qu'on ait connu depuis je sais pas...70 ans. On n'a jamais vu ça", a réagi le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, interrogé lors de la manifestation marseillaise pour les droits des femmes.

"La manière dont est conduite la police est volontairement brutale et ça conduit tout le monde à bout de nerf", a ajouté le député des Bouches-du-Rhône.

Interrogé sur la possible manifestation de Gilets jaunes sur le Champ de Mars à Paris samedi 9 mars, Castaner a rappelé que le Champ de Mars est "un lieu public" - ce qu'il n'était pas, selon la maire Hidalgo, s'agissant des manifestants du Mariage pour Tous, contre le mariage entre personnes du même sexe - : "S'ils veulent s'y asseoir en sérénité, ils peuvent le faire, mais le mieux est qu'ils déclarent leur intention plutôt que de le faire sur les réseaux sociaux". "Rien n'interdit les manifestations mais il y a des règles assez simples qui consistent juste à les déclarer", a argué Castaner. 

Le ministre a inauguré dans la matinée un bateau-pompe des marins-pompiers.
Castaner invite les "gilets jaunes" à se demander "quelles traces ils veulent laisser"Les téléspectateurs de BFM TV avaient été effarés de voir le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, au volant d'une voiture de gendarmerie alors qu'il répondait à des questions de la chaîne dévote et lui ont reproché de négliger les règles de la sécurité routière.
A cette occasion, le benêt de Forcalquier avait avoué : "Vous savez pourquoi je voulais être ministre de l’Intérieur ? C’était pour appuyer une fois sur le bouton du gyrophare !..." 
Cette fois, Simplet a-t-il fait "pin-pon-pin" ?

samedi 2 mars 2019

A Toulouse, des manifestants infiltrés parmi les Gilets Jaunes préparent des "bombes" anti-flics très spéciales

L'extrême gauche prépare des "bombes" à la mode anti-Maduro et zadiste

Un syndicat de police 
a dénoncé l'utilisation de "bombes à excréments" contre les forces de l'ordre
Lancés sur les forces de l'ordre, ces "bombes" les couvrent d'excréments, procédé utilisé par les zadistes de N-D-des-Landes 
Il a ainsi donné des idées aux très raffinés contestataires de Toulouse, ville de culture gauchiste. Sur les réseaux sociaux, des casseurs infiltrés parmi les Gilets jaunes annoncent la préparation de ce que l'on nomme des "Cacatov". La photo circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux : de petits ballons jaunes, a priori, remplis d'une mixture marronnâtre, accompagné de ce commentaire "Toulouse prépare ses bulletins de vote pour samedi. On souhaite un bon appétit aux CRS !"

Des coktails molotov au "caca"
Ces "bombes à excréments" appelées "Cacatov" sont la variante écologique des "cocktails molotov". Des projectiles que des opposants à la politique anti-sociale de Macron compteraient utiliser à nouveau pour la mobilisation du samedi 2 mars 2019 à Toulouse.
Un agent de police aurait été "la cible d'un jet d’excréments sous forme liquide en marge de la manifestation de l’acte 15," à Paris, selon Le Parisien.

Des méthodes dénoncées par le syndicat UNSA Police SDSS. 
Ce syndicat possède une sous-section catégorielle consacrée à la police de proximité parisienne de la Sous Direction des Services Spécialisés.

"Abjecte ! UNSA Police section SDSS dénonce des actes prémédités et… dégoûtants !", a tweeté le syndicat le soir du samedi 23 février au sujet du jet qui aurait eu lieu place du Trocadéro. Contacté dimanche soir, un délégué syndical précise que son "collègue a été visé par un bocal, de la taille d’une bouteille d’1 ou 2 litres, qui contenait de la crotte de chien mélangée à de l’eau". Les faits se sont déroulés, explique-t-il, alors que des collègues procédaient à l’interpellation de deux personnes. Ces derniers ne sont donc pas les auteurs du jet de matières fécales, comme pouvait le laisser penser le message Twitter de samedi soir.


Des antécédents historiques...  
Ce type d’action a déjà été utilisé au printemps 2017 contre le président bolivarien Nicolás Maduro, successeur de Chavez, au Venezuela,  et, en avril 2018, lors de l'évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Au bout de six semaines de mobilisation, les Vénézuéliens ont à leur tour troqué leurs cocktails Molotov contre cette arme artisanale et non létale, à la différence des LBD 40.
Aux yeux de la justice, ce geste dégradant constitue une violence et peut être puni de trois ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende.

vendredi 13 avril 2018

NDDL: Macron lâche du lest...

Les zadistes obtiennent une rallonge de 10 jours pour se régulariser

Non seulement la police assure la remise des lieux en état, mais la préfète accorde un délai supplémentaire aux occupants illégaux

Les gendarmes ont la charge de la remise des lieux en l'état

Les occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes ont obtenu vendredi la possibilité de régulariser leur situation avant le 23 avril.
Macron est-il en train de perdre la face ? La préfète des Pays de la Loire a tendu la main aux zadistes, y compris les expulsés, en leur offrant un délai de grâce pour déclarer leurs projets d'ici le 23 avril et amorcer un "processus de régularisation", quelques heures après avoir montré les muscles, pour l'opinion, lançant une opération coup de poing visant à dégager une route départementale et après s'être flatté de la fin des opérations d'expulsion.

"Il leur est simplement demandé à ce stade de déclarer leur nom, de déclarer le projet agricole qu'ils souhaitent développer et de préciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en oeuvre afin que l'Etat (...) puisse instruire ces demandes", a précisé Nicole Klein, soudain très ouverte et  accommodante, soulignant que "les projets collectifs n'empêchent pas les projets individuels".

La préfète multiplie les amabilités

NDDL: les zadistes ont un nouveau délai de 10 jours pour se régulariserElle a aussi annoncé qu'elle recevrait une délégation des occupants "le plus rapidement possible". En attendant, les gendarmes vont rester trois semaines à un mois avec un triple objectif: déblayer les parcelles, garantir la libre circulation sur la D281 et la D81 et prévenir toute réoccupation illégale, a-t-elle énoncé.

Le dispositif demeurera "le temps qu'il faudra, avec les forces qui seront nécessaires pour remettre les lieux en l'état, à la place des squatteurs qui se disent pourtant respectueux de la nature. 

Les occupants illégaux obtiennent qu' "il n'y aura plus d'expulsion", promesse, dans la matinée, du général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie.

Intransigeance des zadistes

"Ce dont nous sommes certains, c'est qu'il ne sera pas possible de penser sereinement à la suite tant que la ZAD sera ciblée par ce type d'actions policières," estiment-ils dans un communiqué. 

Et "malgré les destructions, la ZAD va se donner les moyens de continuer à résister et vivre", préviennent-ils.

Des concessions de l'Etat, alors que le conflit perdure

Des échauffourées ont eu lieu pendant les pourparlers,
 le 13 avril 2018, sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

La préfète cédait du terrain, alors que des affrontements étaient en cours un peu partout et que retentissaient en continu des tirs de grenade.

L'opération de la gendarmerie s'est concentrée sur la D81, l'une des deux routes principales nord-sud traversant la ZAD, surmontée de barricades enflammées vendredi matin. C'est sur cet axe, au carrefour de La Saulce, qu'une embuscade a eu lieu jeudi, selon les gendarmes, faisant 10 blessés dans leurs rangs, embuscade niée par les zadistes.

Les gendarmes se sont finalement retirés en fin de matinée, malgré des échauffourées en matinée un peu partout sur le site. Le calme est alors revenu et des activistes sont parvenus à remonter plusieurs barricades sur la D81.

"Il y a un moment où on peut comprendre qu'il faut savoir cesser un combat qu'on a gagné, raconte pourtant  le ministre de la Transition écologique, et donc il n'y avait aucune raison que certaines personnes n'offrent aucune perspective, sauf de rester dans une situation illégale, d'autant plus que c'était contre-productif pour la plupart des opposants", a réagi jeudi soir sur France info  Nicolas Hulot, enfin sorti de sa réserve. 

Les mensonges et approximations des parties et de la presse aux ordres

L'opération d'expulsion des occupants de la ZAD considérés comme illégaux a commencé lundi, avec le déploiement de 2.500 gendarmes, huissiers et engins de chantier, face à 200 (à 500, selon les sources) réfractaires révolutionnaires, nous disait-on, et 29 squats ont été détruits en trois jours, alors qu'il en reste autant.
Le général Lizurey avoue environ 250 opposants présents sur la zone en début de semaine, mais il ne précise pas combien d'activistes ont réussi à infiltrer les lignes de gendarmerie dans la nuit de lundi à mardi. Mais "hier soir [mardi, justement], nous avions 700 personnes en face de nous, notamment des gens extrêmement violents, de l'ultra-gauche, certains 'black blocs' sont présents ici. Le seul objectif, c'est de casser, de casser du gendarme, de blesser, d'agresser, de vandaliser", a-t-il commenté.

Les gendarmes ont par ailleurs lancé une opération de police judiciaire au lieu-dit "La Grée", où des éléments "utiles à l'enquête" sur des tirs de fusée mardi contre un hélicoptère de gendarmerie ont été saisis, selon le Parquet de Rennes. 
Au total, quatre personnes ont été interpellées vendredi matin pour participation à un attroupement, violences sur agent de la force publique (avec un marteau) ou outrage et rébellion, selon la cour d'Appel de Rennes, précisant qu'un autre manifestant interpellé jeudi pour détention d'engin explosif est toujours en garde à vue. Combien de mis en examen ont-ils déjà été relâchés ?
Par ailleurs, le tribunal des référés de Nantes a rejeté vendredi la demande d'un occupant de la ZAD qui contestait la légalité de son expulsion du lieu-dit "Les 100 noms".

Le 17 janvier, lorsqu'il a mis fin au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, le Premier ministre Édouard Philippe s'était engagé à éradiquer cette "zone de non droit".
Le travail n'est pas fait.

dimanche 14 janvier 2018

Visite en catimini d'Edouard Philippe à Notre-Dame-des-Landes

Le premier ministre de Macron contourne la ZAD pour aller visiter ...trois maires

Edouard Philippe n'a pas vu les Zadistes

L'aéroport actuel de Nantes-Atlantique
Il a rencontré samedi les maires de trois communes directement concernées par le dossier du projet d'aéroport Ayrault contesté de Notre-Dame-des-Landes, une visite "inopinée" en Loire-Atlantique, alors que l'exécutif compte faire connaître d'ici la fin du mois sa décision sur l'avenir du projet.

Au lendemain de la clôture à Matignon d‘une série de consultations auprès des élus du Grand Ouest, Edouard Philippe s‘est rendu, sans crier gare, à Notre-Dame-des-Landes, commune "LDIV" (pour liste 'divers', ni de droite, ni de gauche!), Nantes (PS) et Saint-Aignan de Grand Lieu, commune (DvG) de la métropole nantaise sur laquelle est implanté l‘actuel aéroport. 
Chef d'entreprise, le maire de cette dernière commune de 3.900 habitants cumule une vice-présidence de Nantes Métropole chargé de l'Agriculture Péri-urbaine, de la Forêt Urbaine, de l'Arbre en ville, des Risques et Pollutions (et des zones humides ?) et la présidence de Sud Loire Avenir qui a pour vocation à pour vocation la promotion économique du territoire, le soutien aux projets, la valorisation des espaces naturels et du patrimoine.
"Pour l'instant (la décision d'implantation en zone humide protégée) n'est pas prise, elle exige encore quelques consultations", a-t-il expliqué à la presse à la sortie de la mairie de Saint-Aignan de Grand Lieu. La commune de Bouguenais, pourtant également impactée par la création éventuelle de ce nouvel aéroport, est exclue de cette consultation.

"C‘est une décision difficile à prendre", a souligné Edouard Philippe.

Mais il doit trancher entre un réaménagement de la plate-forme Nantes-Atlantique ou la construction d‘un nouvel aéroport qui déchaîne les passions depuis plusieurs dizaines d'années.

Le premier ministre Edouard Philippe en déplacement à Nantes.
Philippe Edouard a-t-il fait le déplacement pour consulter un dossier ?
Lors de ce déplacement destiné à "nourri(r) (sa) réflexion", sans prise en compte des opposants, Edouard Philippe a réaffirmé que la décision sera prise "avant la fin du mois de janvier".
"Depuis quelques jours, j‘ai multiplié les consultations (...) et il était aussi indispensable que je puisse voir, parce que vous savez quand on veut réfléchir bien, c‘est bien d’écouter, c‘est bien de lire, c‘est bien de voir aussi", a-t-il expliqué. Il n'est donc pas nécessaire de prendre l'avis de toutes les parties prenantes, notamment pas les opposants.

"Les acteurs locaux ont salué cette visite" : certains d'entre eux !

La presse elle-même évacue ainsi les Zadistes de la consultation : Reuters ou challenges.fr, par exemple, ainsi que zonebourse.com.
"Il a voulu se rendre compte, une dernière fois, de la réalité du terrain et écouter les arguments des uns et des autres [à l'exclusion des Zadistes], la démarche était plutôt bonne", a raconté le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, opposé à la construction d‘un nouvel aéroport sur sa commune.

Dans le camp opposé, le maire de Saint-Aignan-de-Grand Lieu opposé à l'extension de Nantes Atlantique, l'aéroport international existanta évoqué une discussion "très ouverte": il n'a d'ailleurs pas hésité à saluer la volonté du premier ministre de rencontrer tous les acteurs pour pouvoir prendre sa décision en connaissance de cause.

Une visite, non pas de courtoisie, mais de communication
Ce qui s'appelle une visite de terrain
"S‘il s‘agissait d'une simple visite de courtoisie pour faire passer la pilule, ce serait compliqué d‘aller à la fois à Notre-Dame-des-Landes et Saint-Aignan de Grand Lieu... ou alors il faut avoir un peu de vice”, a-t-il argumenté. Il est pourtant simple de se rendre sous bonne escorte policière sur la commune de Notre-Dame-des-Landes sans prévenir, ni parler avec les occupants de la zone d'implantation du nouvel aéroport occupée par des opposants au projet. 

Egalement favorable à la construction d‘un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, suppléante de Jean-Marc Ayrault depuis qu'il est passé par Matignon, a quant à elle dit avoir prévenu le Premier ministre que "le risque d‘une non-décision, c‘est qu‘il ne se passe rien pendant ce quinquennat et le suivant”.

A la manoeuvre, son prédécesseur à la mairie de Nantes, Jean-Marc Ayrault, va plus loin dans les pressions sur l'Etat LREM. L'ex-Premier ministre de François Hollande évoque pour sa part les risques d‘un abandon du projet de construction d‘un nouvel aéroport, dans un entretien publié dans Le Monde de dimanche. "Renoncer serait un choix opportuniste, tactique" qui "n‘apportera aucune solution aux problèmes qui se posent à Nantes-Atlantique", souligne-t-il.

Vers une solution de compromis qui décevra l'ensemble des acteurs

Escorté de la préfète, Nicole Klein, 65 ans
Le projet d‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes, contesté par des militants écologistes de l'extrême gauche française et internationale, dont certains squattent le site, a été validé  le 26 juin 2016, par un référendum local limité au département pour un aéroport à vocation régionale et de délestage de l'espace aérien parisien bientôt saturé.

Un rapport remis au gouvernement en décembre a ouvert une piste alternative, celle d‘un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes, en clair, une extension, option qui contraindrait l'Etat à verser un important dédommagement à l'entreprise Vinci, dont une filiale serait le concessionnaire du futur équipement s‘il venait à voir le jour. Il y a deux ans, les calculettes estimaient que l'État devrait verser au minimum 350 millions d'euros à Vinci s'il veut résilier le contrat confiant à ce géant du BTP la construction et l'exploitation de l'aéroport.

Seule certitude: l'évacuation de la ZAD.
Quelle que soit l'option retenue, le gouvernement compte évacuer le site de Notre-Dame-des Landes, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de "zone à défendre" (ZAD) contre la République.

dimanche 10 juillet 2016

Notre-Dame-des-Landes: pour les opposants, le référendum n'a rien changé

Les activistes écolos "ne lâchent rien"

Référendum ou non, les militants contre l'aéroport se  préparent à "défendre" la ZAD contre une éventuelle évacuation.

Pour les plus radicaux, c'est toujours 'Non'. 
Loin d'être concernés par la victoire du 'oui' à l'installation de l'aéroport, lors du référendum départemental du 26 juin, les opposants à l'aéroport du Grand-Ouest, se veulent plus résolus que jamais à empêcher ce "grand projet inutile". "On ne lâche rien, merci", annonce une banderole à l'entrée de l'immense champ où se tiennent les différentes manifestations.

Samedi, ils étaient plusieurs milliers à se réunir à Notre-Dame-des-Landes pour un weekend de mobilisation "festif et déterminé". 

Sous chapiteau, une foule d'opposants, retraités mobilisables à merci, zadistes dépenaillés aux pieds nus et paysans expropriés ou solidaires, était présente à l'Assemblée générale, samedi après-midi, dans une ambiance électrique. A l'ordre du jour, l'avenir de la contestation, deux semaines après le référendum. "Arnaque démocratique", balaient les militants, qui voient dans ce vote une manipulation et un "piège" du gouvernement. 
Un autre événement met toutefois du baume au coeur des zadistes: le "forfait» du PS qui a abandonné l'idée de tenir ses universités d'été à Nantes, à quelques encablures seulement de la ZAD. Des rires fusent et on se promet d'attaquer les universités d'été délocalisées partout où elles auraient lieu.

"Où va la mobilisation?", interroge un des leaders au micro. 
Chacun est autorisé à intervenir tour à tour après s'être inscrit à un "tour de parole": on se croirait à Paris, avec les 'Nuit Debout' de la Place de la République. 
On évoque encore, pour mémoire, les recours juridiques, qui permettront de "gagner du temps". Mais on est passé à la phase suivante, au coeur du sujet, l'expulsion de la ZAD, prévue en octobre. Toute le monde a en tête l'opération César en octobre 2012, où 1.200 gendarmes avaient été mobilisés pour déloger les zadistes. L'expédition avait été un relatif échec, car, sans dégager tous les points d'accès, elle avait braqué les radars sur la zone et permis une re-mobilisation intensive qui n'avait pas tardé. "Mais l'ennemi ne fait jamais deux fois la même erreur; il faut se préparer", prédit au micro un jeune homme. 

"La cible, c'est le gouvernement, avant Vinci"

Pas toujours réalistes, les idées de défense de la ZAD fusent dans l'atmosphère étouffante du chapiteau, . "Il faut fabriquer des lance-pierres et amener des caravanes", lance un retraité. "Il faut utiliser l'état d'urgence pour faire des fausses alertes à la bombe", lance un dur. "Saturer les adresses mail et les téléphones de Vinci [constructeur et concessionnaire du futur aéroport]", suggère un troisième. "Attaquer une usine d'armement ou une centrale nucléaire", "bloquer les péages lors du chassé-croisé" ou encore "bloquer les primaires du PS".

Gagner du temps jusqu'aux présidentielles
En cas d'expulsion, le plan des zadistes et de leurs alliés est triple: mobilisation, occupation blocage. Il s'agira concrètement de "bloquer les voies de circulation dans toute la région" pour empêcher les policiers d'arriver, d'"occuper les lieux de pouvoir comme les préfectures" pour créer une diversion des forces de l'ordre, et surtout, de faire converger un maximum de militants de toute la France (et de l'étranger) vers la ZAD par un "appel national"

Dès cet été, des "hangars de ravitaillement" seront construits en bordure de la zone pour "abriter les occupants en cas d'attaque" et des "formations à l'action directe" seront proposées chaque weekend à l'intérieur de la ZAD. Un grand week-end de mobilisation se tiendra les 8 et 9 octobre pour montrer la détermination des opposants.

Le 'noyau dur' est prêt à la lutte contre l'évacuation

La majorité préférerait que la dissuasion fonctionne, mais certains veulent en découdre. 
Les "occupants" ont le sentiment que la "fenêtre de tir" du gouvernement est limitée. "Le pouvoir est fragilisé; il n'a pas une grande marge de manoeuvre: il a seulement quelques semaines pour nous déloger à la rentrée, avant les présidentielles", explique un jeune squatteur de la ZAD. "L'objectif est de résister le plus longtemps possible, jusqu'aux présidentielles", résume un dur à cuire.

"C'est une lutte historique, comme celle du Larzac", lance un vétéran, acclamé par l'ensemble de la tente. Il fait référence à la lutte engagée dans les années 1970 contre l'extension d'un camp militaire sur le plateau du Larzac, qui dura 10 ans et se solda par la victoire des paysans après l'élection de François Mitterrand. A Notre-Dame-des-Landes, on se prend à rêver.

La centaine d'irréductibles de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes reste sourde aux annonces qui prévoient leur départ "à l'automne".
Cette ambiance de veillée d'armes avant une évacuation programmée répond à l'annonce d'un haut responsable gouvernemental anonyme que l'exécutif vise "octobre" pour dégager le site emblématique de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes afin de laisser place aux travaux du nouvel aéroport. Les gendarmes chargés de sécuriser cette vaste zone d'environ 50 kilomètres carrés sont déjà positionnés pour scrutent les faits et gestes des occupants.

A l'approche des "Semailles de la démocratie", où les forces de l'ordre disent attendre jusqu'à 10.000 participants se réunissant dans le "calme" et en plein accord avec la préfecture, la centaine d'irréductibles qui vivent dans la ZAD n'a a priori rien changé à ses habitudes. Comme si les annonces successives de François Hollande et Manuel Valls de les faire déguerpir "à l'automne" glissaient dans la plus parfaite indifférence sur leur détermination.

Comme les Britanniques remettent en cause leur référendum qui consacre leur sortie de l'Union européenne, les écolos radicaux contestent le référendum local réduit à la Loire-Atlantique qui décide de la création d'un nouvel aéroport à Nantes, dit "aéroport Ayrault".

dimanche 10 avril 2016

Nuit debout "n'est pas compatible avec l'état d'urgence", souligne Fillon

Fillon appelle Hollande à la cohérence

François Fillon pointe 
le non-respect de l'état d'urgence sous la pression du mouvement 'Nuit debout'

Nostalgie de la Commune.
Et de  la Terreur de 1793 ?
"Je comprends la colère des gens de gauche par rapport à la politique conduite par François Hollande, mais je suis profondément choqué qu'on ait, d'un côté, l'état d'urgence et que, de l'autre, on tolère ce type de rassemblement", a souligné l'ex-premier ministre au Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/i-télé, ce dimanche
Il a fait valoir que le mouvement Nuit debout, qui se poursuit place de la République à Paris et essaime dans plusieurs villes de France, n'est "pas compatible avec l'état d'urgence, il faut savoir ce qu'on veut". 
 
Il a également dit sa stupéfaction au "spectacle des policiers insultés par les manifestants, alors qu'il y a deux mois, la France communiait avec sa police". 
Selon un sondage Odoxa pour i-télé, encore 60% des Français soutiennent pourtant le mouvement 'Nuit Debout'.

"Ces Français sont extrêmement minoritaires; l'immense majorité des Français veut qu'on libère le pays"

"Les Français sont bloqués dans leur vie et ont besoin qu'on soulève un peu le couvercle"notamment administratif, a expliqué Fillon, admettant que ce mouvement, qui dure depuis une dizaine de jours, "exprime des convictions".

Mais "il y a une incohérence totale à maintenir l'état d'urgence et à laisser Notre-Dame-des-Landes occupée par des zadistes et la place de la République par Nuit debout", a conclu le député de Paris, soulignant une accumulation de contradictions.

dimanche 27 mars 2016

Les nouveaux ministres écologistes plaident pour une écologie tiède

Barbara Pompili et Jean-Vincent Placé ont justifié leur entrée au gouvernement

Leur petite camarade Cosse va-t-elle éclater ?


Pour convaincre, ils ont plaidé pour une écologie de "compromis", lors d'un débat à l'Assemblée nationale, samedi, mais en présence d'Emmanuelle Cosse, ce qui paraît inconcevable à tous, hors les écologistes caméléons. Compromis ou compromission électoraliste ?

"Je suis pour une écologie qui agit, pas qui gémit", a clamé le député François de Rugy, célèbre sémanticien vert, donnant le ton d'une après-midi de débats sur la place des écologistes dans la majorité socialiste.

"Tous les écologistes qui partagent une vision réformiste, (...) une écologie politique de compromis," sont appelés au rassemblement autour de cet élu de ... Nantes (Loire-Atlantique) qui a rompu avec Europe Écologie-Les Verts (EELV) il y a quelques mois pour fonder le nouveau parti Écologistes!

Une alliance de la carpe et du lapin

De Rugy et Pompilli sont des opposants mous au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes que combat farouchement Cosse.

Le 13 janvier 2016, huit parlementaires, dont Denis Baupin, époux Cosse (non signataire), ont signé une lettre au président Hollande pour demander un moratoire sur le projet, le temps de l'épuisement des recours et de la publication d'études complémentaires réactualisées, et en faveur d'un référendum local si l'Etat persistait à vouloir réaliser l'équipemteurs expulsables. De Rugy soutient les agriculteurs expulsables et condamne les "zadistes", opposants virulents et occupants des lieux.

Jean-Vincent Placé, s'est réjoui du retour des écologistes aux responsabilités. Affirmant se sentir "très à l'aise au sein du gouvernement"le nouveau secrétaire d'État à la réforme de l'État et à la simplification s'est déclaré "heureux d'être un acteur et non un spectateur ou un donneur de leçons".

Emmanuelle Cosse serait consensuelle. "J'ai toujours pensé que les écolos qui viennent de cultures différentes doivent dialoguer entre eux", a affirmé l'opposante à tout,  de Notre-Dame-des-Landes aux Center Parcs (ex: Roybon), en passant par le nucléaire. 
Les célèbres chaussures rouges
du mariage avec D. Baupin
Cette écologiste intégriste est en revanche attachée à sa double casquette de ministre et de conseillère régionale d’Ile-de-France: "merde, à la fin !" avait-elle lancée à une journaliste. "Je ne crois pas que l’on peut bien exercer son mandat dans cet exécutif en ayant d’autres obligations de ce niveau-là", avait en effet déclaré Cosse, quelques semaines seulement avant d'accepter son maroquin de ministre du Logement et de l'Habitat durable. "Il n'y a aucune raison de revendiquer une diversité au sein de la gauche et nier celle qui existe au sein des écologistes", a fait valoir la rhétoricienne.

L'ex-secrétaire générale d'EELV, qui s'est mise en retrait du parti, tandis que Cécile Duflot prenait la place de co-présidente du groupe EELV à l'Assemblée libérée par B. Pompili, s'est expliquée longuement sur sa décision de rejoindre le gouvernement, affirmant qu'elle est "extrêmement lasse d'être à l'extérieur". Un peu comme les sans-abri...
"A l'intérieur, au moins, on a les mains dans le cambouis", a ajouté l'utilisatrice du lave-vaisselle bio, peinant à se justifier, comme Jean-Vincent-le-Ravi-Vert, mais éradiquant les critiques au "Roundup": "Peu m'importe d'être clouée au pilori par les partisans de la pureté écolo," a encore lâché, avec mépris. "Merde, alors" ?


Barbara Pompili a quant à elle de vastes ambitions, mais  peu raisonnées... "Je souhaite porter l'écologie en dehors des frontières, des logiques partisanes", a déclaré la nouvelle secrétaire d'État à la Biodiversité.
"En 2012, Nicolas Hulot réclamait la création d'une agence pour la biodiversité, aujourd'hui nous y sommes", s'est-elle félicitée. Celle qui a rejoint le nouveau parti de F. de Rugy a vanté la loi biodiversité qui interdit l'utilisation des pesticides tueurs d'abeilles : "Ce sont les petites victoires qui parfois changent tout".