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mercredi 17 janvier 2018

NDDL: Macron fait marche arrière et renonce à son engagement

"Les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes," assure Édouard Philippe

"Le gouvernement a pris sa décision" : il ne fait pas ce qu'il dit...

Macron envoie son collaborateur à Matignon confirmer l'abandon du projet, ce mercredi 17 janvier, à l'issue du Conseil des ministres à l'Élysée. La ZAD devra être libérée "d'ici le printemps prochain". 

Le projet sera bien "abandonné". "Si la décision avait été facile, elle aurait été prise depuis longtemps", tente de se justifier le chef du gouvernement, rappelant les débats autour du projet depuis cinq décennies. L'aéroport de Nantes-Atlantique sera donc "modernisé", a indiqué Édouard Philippe, c'est-à-dire étendu. Les aéroports de Brest et Rennes seront eux aussi sollicités. 

Par ailleurs, la ZAD (un détournement de "zone d'aménagement différé" en "zone à défendre" : sorte de squat à vocation politique, voire zone de non-droit) devra être évacuée. "Nous mettrons fin à la zone de non droit qui prospère depuis près de dix ans", a promis Edouard Philippe. 
"La demande de prorogation de la déclaration d'utilité publique sera retirée. La déclaration d'utilité publique actuelle deviendra donc caduque le 8 février prochain", a-t-il précisé. 
De plus, les trois routes qui traversent la zone devront être à nouveau praticables, a-t-il précisé. Les agriculteurs dont les terres sont occupées par les zadistes vont pouvoir les récupérer. "Les occupants illégaux devront partir d'ici le printemps prochain ou seront expulsés", a averti le Premier ministre. 

Les élus locaux avait eu la primeur de la décision dans la matinée.
Le gouvernement avait confirmé à plusieurs élus locaux l'abandon du projet d'aéroport contesté à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) dans la matinée. Une trahison", selon ces élus qui étaient favorables au nouvel aéroport. 


"C'est officiel. C'est abandonné". Le projet de transfert d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne verra pas le jour, a indiqué Philippe Grosvalet, président du syndicat mixte aéroportuaire (SMA) et président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, après avoir eu au téléphone un conseiller du Premier ministre Edouard Philippe dans la matinée. Le SMA regroupe les collectivités favorables au projet d'aéroport. 

Après six mois de médiation et une ultime consultation, l'exécutif a choisi d'abandonner le projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, malgré des décisions de justice et un référendum départemental favorables. 

• Un projet passionnément controversé depuis 50 ans 

Prévenu par un conseiller de Matignon, Philippe Grosvalet fustige "un véritable reniement" et "une très très mauvaise décision du président de la République". "C'est pire que de la déception, c'est quasiment une trahison", s'étrangle l'élu. 
L'alternative devrait être d'aménager l'actuel aéroport Nantes-Atlantique, comme l'envisageaient des médiateurs dans leur rapport remis le 13 décembre. Malgré les multiples rejets des recours en justice des anti-aéroport, le soutien au projet d'une majorité des élus de Bretagne et des Pays-de-la-Loire, ainsi qu'un référendum consultatif favorable, mais étriqué (55,17%) en Loire-Atlantique en juin 2016, l'exécutif a préféré lâcher "NDDL"

Né dans les années 60, relancé en 2000,  l'aéroport "du Grand Ouest"  - attribué à Vinci par appel d'offres en 2010 - a traversé un demi-siècle, pour finalement devenir le symbole des atermoiements du quinquennat Hollande, des  conflits environnementaux emblématiques du pays, mais aussi de la montée en puissance de la république des juges.

• Evacuation de la ZAD ce mercredi 
Edouard Philippe, qui a rencontré plus de 100 élus de l'Ouest depuis début janvier et s'est rendu en catimini samedi à la mairie de Notre-Dame-des-Landes, avait reconnu mardi, devant les députés la République en marche (LREM), la difficulté de trancher. "Quelle que soit la réponse, elle sera mauvaise car elle fera des mécontents", a-t-il admis. 

Malgré l'abandon, l'exécutif ne veut pas perdre la face et s'est engagé à évacuer la ZAD. Des renforts de sept escadrons de gendarmerie mobile, soit plus de 500 hommes, sont attendus mercredi sur place, selon une source proche du dossier, avec l'objectif de quadriller la zone et de procéder à des contrôles pour éviter l'arrivée de renforts d'activistes dans la ZAD. Plusieurs compagnies de CRS seront cantonnées à Nantes et Rennes, prêtes à intervenir et assurer le maintien de l'ordre en cas de manifestations. Soit quelque 1.500 personnels de maintien de l'ordre.

Le mouvement anti-aéroport Ayrault, qui prévoit une conférence de presse deux heures après l'annonce du Premier ministre, s'est donné rendez-vous mercredi à 18h00 à "La vache rit", une grange servant de lieu de rassemblement en plein coeur de la ZAD. 

• Occupants et partisans déçus.
Pour ses partisans, le nouvel aéroport devait permettre d'assurer le développement attendu du trafic aérien depuis Nantes, tout en soulageant les aéroports d'Ile-de-France, face à la saturation attenduedans sa version actuelle, de Nantes-Atlantique, puisque son extension était gelée par les luttes menées par les écologistes et anti-libéraux.  

"Il faudra gérer la déception des partisans de l'aéroport, c'est une désillusion pour eux c'est certain", reconnaît un parlementaire anonyme. "Mais ce sont principalement des élus, il n'y a pas de mouvement citoyen de masse pour l'aéroport", selon le même élu masqué.

• Et maintenant, quel avenir ?
Pour les activistes, Notre-Dame-des-Landes était devenu un de ces "grands projets inutiles", condamnant un beau bout de zone humide au nom du développement d'un mode de transport contradictoire avec les objectifs de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 

L'agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics, en raison notamment de la présence d'une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantes, reste toutefois entouré d'incertitudes. Pour l'heure : comme la GPA après le mariage pour tous, une chose après l'autre... "Il s'agit de rallonger la piste vers le sud, l'extension des terminaux, l'aménagement des pistes de circulation pour les avions et changer la pente de la piste pour réduire les nuisances sonores", énumère un des élus voilés partisans de cette option. "Rallonger la piste en tant que tel le prendrait six semaines. Au total, je pense qu'en deux ans tout peut être réglé", juge le même optimiste.


  • La décision de Macron est vivement contestée par les élus partisans de Notre-Dame-des-Landes.
  • L'ex-président les Républicains (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, ou la maire PS de Nantes Johanna Rolland, ont répété leur déception. Sur Twitter, l'ex-premier adjoint de Jean-Marc Ayrault dénonce une "trahison du Grand Ouest" et un "déni de démocratie". 







  • Macron se renie.
  • Macron promettait de construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
    Pendant la campagne, le candidat Macron s'était engagé à respecter le référendum validant la construction de Notre-Dame-des-Landes.
    "Je fais ce que j'ai dit". Emmanuel Macron a atteint son seuil de fiabilité avec ce dossier explosif de Notre-Dame-des-Landes. En annonçant l'abandon du projet d'aéroport, le chef de l'Etat ne respecte pas sa promesse de campagne. Interrogé dans l'Emission politique sur France 2, le 6 avril, le candidat Macron avait promis de construire l'aéroport s'il était élu. Il souhaitait respecter le référendum départemental de juin 2016, lors duquel 55% des votants s'étaient prononcés en faveur du projet. "Je prends l'engagement de faire respecter ce vote, avec ma méthode", avait assuré le candidat face à Bruno Retailleau, président du Conseil régional des Pays de la Loire et fervent soutien de l'aéroport.
    Alors que la droite réclamait à l'époque un "acte d'autorité" du gouvernement et l'évacuation de la ZAD, le candidat Macron avait exposé sa méthode: "Je nomme un médiateur pour faire tomber la pression pour une durée de six mois maximum. A l'issue de ces six mois, je ferai évacuer la zone avec les forces de l'ordre qui s'imposent". "C'est facile de dire: 'moi, j'enverrai l'armée". Allez faire un Sivens puissance 10...", avait-il craint, en référence à l'ultra tué dans un violent affrontement de l'extrême gauche avec la gendarmerie. "Je regarderai la situation; j'essaierai d'apaiser les choses. Si je n'y arrive pas, je prendrai mes responsabilités." 
    • Et maintenant, quel avenir ?
    Pour les activistes, Notre-Dame-des-Landes était devenu un de ces "grands projets inutiles"condamnant un beau bout de zone humide au nom du développement d'un mode de transport contradictoire avec les objectifs de la France de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. 
    L'agrandissement de Nantes-Atlantique, une option longtemps écartée par les pouvoirs publics, en raison notamment de la présence d'une zone naturelle protégée à proximité et de la problématique du survol de Nantesreste toutefois entouré d'incertitudes. Pour l'heure : comme la GPA après le mariage pour tous, une chose après l'autre... "Il s'agit de rallonger la piste vers le sud, l'extension des terminaux, l'aménagement des pistes de circulation pour les avions et changer la pente de la piste pour réduire les nuisances sonores", énumère un des élus voilés partisans de cette option. "Rallonger la piste en tant que tel le prendrait six semaines. Au total, je pense qu'en deux ans tout peut être réglé", juge le même optimiste. 

    • Le contribuable versera au moins 350 millions à Vinci
    Un éventuel abandon du projet soulève aussi la question de l'indemnisation prévue pour Vinci qui, selon le rapport remis à Edouard Philippe, pourrait atteindre 350 millions d'euros.

    Mardi, le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a évoqué un contrat "béton", après des rumeurs démenties de contestation de certaines clauses du contrat par l'Etat. Certains élus suggèrent une négociation avec le géant du BTP - également exploitant de Nantes-Atlantique ! -  et qui se place en vue de la possible privatisation des Aéroports de Paris (ADP).
    Vinci pourrait obtenir des compensations lors de prochaines passationss de marchés publics...

    dimanche 14 janvier 2018

    Visite en catimini d'Edouard Philippe à Notre-Dame-des-Landes

    Le premier ministre de Macron contourne la ZAD pour aller visiter ...trois maires

    Edouard Philippe n'a pas vu les Zadistes

    L'aéroport actuel de Nantes-Atlantique
    Il a rencontré samedi les maires de trois communes directement concernées par le dossier du projet d'aéroport Ayrault contesté de Notre-Dame-des-Landes, une visite "inopinée" en Loire-Atlantique, alors que l'exécutif compte faire connaître d'ici la fin du mois sa décision sur l'avenir du projet.

    Au lendemain de la clôture à Matignon d‘une série de consultations auprès des élus du Grand Ouest, Edouard Philippe s‘est rendu, sans crier gare, à Notre-Dame-des-Landes, commune "LDIV" (pour liste 'divers', ni de droite, ni de gauche!), Nantes (PS) et Saint-Aignan de Grand Lieu, commune (DvG) de la métropole nantaise sur laquelle est implanté l‘actuel aéroport. 
    Chef d'entreprise, le maire de cette dernière commune de 3.900 habitants cumule une vice-présidence de Nantes Métropole chargé de l'Agriculture Péri-urbaine, de la Forêt Urbaine, de l'Arbre en ville, des Risques et Pollutions (et des zones humides ?) et la présidence de Sud Loire Avenir qui a pour vocation à pour vocation la promotion économique du territoire, le soutien aux projets, la valorisation des espaces naturels et du patrimoine.
    "Pour l'instant (la décision d'implantation en zone humide protégée) n'est pas prise, elle exige encore quelques consultations", a-t-il expliqué à la presse à la sortie de la mairie de Saint-Aignan de Grand Lieu. La commune de Bouguenais, pourtant également impactée par la création éventuelle de ce nouvel aéroport, est exclue de cette consultation.

    "C‘est une décision difficile à prendre", a souligné Edouard Philippe.

    Mais il doit trancher entre un réaménagement de la plate-forme Nantes-Atlantique ou la construction d‘un nouvel aéroport qui déchaîne les passions depuis plusieurs dizaines d'années.

    Le premier ministre Edouard Philippe en déplacement à Nantes.
    Philippe Edouard a-t-il fait le déplacement pour consulter un dossier ?
    Lors de ce déplacement destiné à "nourri(r) (sa) réflexion", sans prise en compte des opposants, Edouard Philippe a réaffirmé que la décision sera prise "avant la fin du mois de janvier".
    "Depuis quelques jours, j‘ai multiplié les consultations (...) et il était aussi indispensable que je puisse voir, parce que vous savez quand on veut réfléchir bien, c‘est bien d’écouter, c‘est bien de lire, c‘est bien de voir aussi", a-t-il expliqué. Il n'est donc pas nécessaire de prendre l'avis de toutes les parties prenantes, notamment pas les opposants.

    "Les acteurs locaux ont salué cette visite" : certains d'entre eux !

    La presse elle-même évacue ainsi les Zadistes de la consultation : Reuters ou challenges.fr, par exemple, ainsi que zonebourse.com.
    "Il a voulu se rendre compte, une dernière fois, de la réalité du terrain et écouter les arguments des uns et des autres [à l'exclusion des Zadistes], la démarche était plutôt bonne", a raconté le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, opposé à la construction d‘un nouvel aéroport sur sa commune.

    Dans le camp opposé, le maire de Saint-Aignan-de-Grand Lieu opposé à l'extension de Nantes Atlantique, l'aéroport international existanta évoqué une discussion "très ouverte": il n'a d'ailleurs pas hésité à saluer la volonté du premier ministre de rencontrer tous les acteurs pour pouvoir prendre sa décision en connaissance de cause.

    Une visite, non pas de courtoisie, mais de communication
    Ce qui s'appelle une visite de terrain
    "S‘il s‘agissait d'une simple visite de courtoisie pour faire passer la pilule, ce serait compliqué d‘aller à la fois à Notre-Dame-des-Landes et Saint-Aignan de Grand Lieu... ou alors il faut avoir un peu de vice”, a-t-il argumenté. Il est pourtant simple de se rendre sous bonne escorte policière sur la commune de Notre-Dame-des-Landes sans prévenir, ni parler avec les occupants de la zone d'implantation du nouvel aéroport occupée par des opposants au projet. 

    Egalement favorable à la construction d‘un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, suppléante de Jean-Marc Ayrault depuis qu'il est passé par Matignon, a quant à elle dit avoir prévenu le Premier ministre que "le risque d‘une non-décision, c‘est qu‘il ne se passe rien pendant ce quinquennat et le suivant”.

    A la manoeuvre, son prédécesseur à la mairie de Nantes, Jean-Marc Ayrault, va plus loin dans les pressions sur l'Etat LREM. L'ex-Premier ministre de François Hollande évoque pour sa part les risques d‘un abandon du projet de construction d‘un nouvel aéroport, dans un entretien publié dans Le Monde de dimanche. "Renoncer serait un choix opportuniste, tactique" qui "n‘apportera aucune solution aux problèmes qui se posent à Nantes-Atlantique", souligne-t-il.

    Vers une solution de compromis qui décevra l'ensemble des acteurs

    Escorté de la préfète, Nicole Klein, 65 ans
    Le projet d‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes, contesté par des militants écologistes de l'extrême gauche française et internationale, dont certains squattent le site, a été validé  le 26 juin 2016, par un référendum local limité au département pour un aéroport à vocation régionale et de délestage de l'espace aérien parisien bientôt saturé.

    Un rapport remis au gouvernement en décembre a ouvert une piste alternative, celle d‘un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes, en clair, une extension, option qui contraindrait l'Etat à verser un important dédommagement à l'entreprise Vinci, dont une filiale serait le concessionnaire du futur équipement s‘il venait à voir le jour. Il y a deux ans, les calculettes estimaient que l'État devrait verser au minimum 350 millions d'euros à Vinci s'il veut résilier le contrat confiant à ce géant du BTP la construction et l'exploitation de l'aéroport.

    Seule certitude: l'évacuation de la ZAD.
    Quelle que soit l'option retenue, le gouvernement compte évacuer le site de Notre-Dame-des Landes, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de "zone à défendre" (ZAD) contre la République.

    dimanche 10 juillet 2016

    Notre-Dame-des-Landes: pour les opposants, le référendum n'a rien changé

    Les activistes écolos "ne lâchent rien"

    Référendum ou non, les militants contre l'aéroport se  préparent à "défendre" la ZAD contre une éventuelle évacuation.

    Pour les plus radicaux, c'est toujours 'Non'. 
    Loin d'être concernés par la victoire du 'oui' à l'installation de l'aéroport, lors du référendum départemental du 26 juin, les opposants à l'aéroport du Grand-Ouest, se veulent plus résolus que jamais à empêcher ce "grand projet inutile". "On ne lâche rien, merci", annonce une banderole à l'entrée de l'immense champ où se tiennent les différentes manifestations.

    Samedi, ils étaient plusieurs milliers à se réunir à Notre-Dame-des-Landes pour un weekend de mobilisation "festif et déterminé". 

    Sous chapiteau, une foule d'opposants, retraités mobilisables à merci, zadistes dépenaillés aux pieds nus et paysans expropriés ou solidaires, était présente à l'Assemblée générale, samedi après-midi, dans une ambiance électrique. A l'ordre du jour, l'avenir de la contestation, deux semaines après le référendum. "Arnaque démocratique", balaient les militants, qui voient dans ce vote une manipulation et un "piège" du gouvernement. 
    Un autre événement met toutefois du baume au coeur des zadistes: le "forfait» du PS qui a abandonné l'idée de tenir ses universités d'été à Nantes, à quelques encablures seulement de la ZAD. Des rires fusent et on se promet d'attaquer les universités d'été délocalisées partout où elles auraient lieu.

    "Où va la mobilisation?", interroge un des leaders au micro. 
    Chacun est autorisé à intervenir tour à tour après s'être inscrit à un "tour de parole": on se croirait à Paris, avec les 'Nuit Debout' de la Place de la République. 
    On évoque encore, pour mémoire, les recours juridiques, qui permettront de "gagner du temps". Mais on est passé à la phase suivante, au coeur du sujet, l'expulsion de la ZAD, prévue en octobre. Toute le monde a en tête l'opération César en octobre 2012, où 1.200 gendarmes avaient été mobilisés pour déloger les zadistes. L'expédition avait été un relatif échec, car, sans dégager tous les points d'accès, elle avait braqué les radars sur la zone et permis une re-mobilisation intensive qui n'avait pas tardé. "Mais l'ennemi ne fait jamais deux fois la même erreur; il faut se préparer", prédit au micro un jeune homme. 

    "La cible, c'est le gouvernement, avant Vinci"

    Pas toujours réalistes, les idées de défense de la ZAD fusent dans l'atmosphère étouffante du chapiteau, . "Il faut fabriquer des lance-pierres et amener des caravanes", lance un retraité. "Il faut utiliser l'état d'urgence pour faire des fausses alertes à la bombe", lance un dur. "Saturer les adresses mail et les téléphones de Vinci [constructeur et concessionnaire du futur aéroport]", suggère un troisième. "Attaquer une usine d'armement ou une centrale nucléaire", "bloquer les péages lors du chassé-croisé" ou encore "bloquer les primaires du PS".

    Gagner du temps jusqu'aux présidentielles
    En cas d'expulsion, le plan des zadistes et de leurs alliés est triple: mobilisation, occupation blocage. Il s'agira concrètement de "bloquer les voies de circulation dans toute la région" pour empêcher les policiers d'arriver, d'"occuper les lieux de pouvoir comme les préfectures" pour créer une diversion des forces de l'ordre, et surtout, de faire converger un maximum de militants de toute la France (et de l'étranger) vers la ZAD par un "appel national"

    Dès cet été, des "hangars de ravitaillement" seront construits en bordure de la zone pour "abriter les occupants en cas d'attaque" et des "formations à l'action directe" seront proposées chaque weekend à l'intérieur de la ZAD. Un grand week-end de mobilisation se tiendra les 8 et 9 octobre pour montrer la détermination des opposants.

    Le 'noyau dur' est prêt à la lutte contre l'évacuation

    La majorité préférerait que la dissuasion fonctionne, mais certains veulent en découdre. 
    Les "occupants" ont le sentiment que la "fenêtre de tir" du gouvernement est limitée. "Le pouvoir est fragilisé; il n'a pas une grande marge de manoeuvre: il a seulement quelques semaines pour nous déloger à la rentrée, avant les présidentielles", explique un jeune squatteur de la ZAD. "L'objectif est de résister le plus longtemps possible, jusqu'aux présidentielles", résume un dur à cuire.

    "C'est une lutte historique, comme celle du Larzac", lance un vétéran, acclamé par l'ensemble de la tente. Il fait référence à la lutte engagée dans les années 1970 contre l'extension d'un camp militaire sur le plateau du Larzac, qui dura 10 ans et se solda par la victoire des paysans après l'élection de François Mitterrand. A Notre-Dame-des-Landes, on se prend à rêver.

    La centaine d'irréductibles de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes reste sourde aux annonces qui prévoient leur départ "à l'automne".
    Cette ambiance de veillée d'armes avant une évacuation programmée répond à l'annonce d'un haut responsable gouvernemental anonyme que l'exécutif vise "octobre" pour dégager le site emblématique de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes afin de laisser place aux travaux du nouvel aéroport. Les gendarmes chargés de sécuriser cette vaste zone d'environ 50 kilomètres carrés sont déjà positionnés pour scrutent les faits et gestes des occupants.

    A l'approche des "Semailles de la démocratie", où les forces de l'ordre disent attendre jusqu'à 10.000 participants se réunissant dans le "calme" et en plein accord avec la préfecture, la centaine d'irréductibles qui vivent dans la ZAD n'a a priori rien changé à ses habitudes. Comme si les annonces successives de François Hollande et Manuel Valls de les faire déguerpir "à l'automne" glissaient dans la plus parfaite indifférence sur leur détermination.

    Comme les Britanniques remettent en cause leur référendum qui consacre leur sortie de l'Union européenne, les écolos radicaux contestent le référendum local réduit à la Loire-Atlantique qui décide de la création d'un nouvel aéroport à Nantes, dit "aéroport Ayrault".

    vendredi 18 mars 2016

    Ségolène Royal dézingue Valls en ciblant Stéphane Le Foll

    Le porte-parole du gouvernement n'a-t-il pas droit à la parole dans le périmètre Royal ?  

    La parole éclatée du gouvernement

    La ministre de l'Environnement réclame l'exclusivité dans son domaine.
    Jalouse de ses attributions, Ségolène Royal n'a pas apprécié que son homologue à l'Agriculture s'empare de ses sujets de prédilection et l'a méchamment rappelé à l'ordre sur BFMTV ce jeudi 17 mars, critiquant les prises de position de Stéphane Le Foll sur Notre-Dame-des-Landes et les pesticides.

    A quelques heures d'intervalles, le 21 février 2016, les ministres Ayrault et Royal ont affiché leurs divergences sur le périmètre de la consultation locale sur lequel F. Hollande s'est engagé le 11 février dernier, qui sera organisé d'ici la fin de l'année et qui décidera de l'avenir de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Le ministre des Affaires étrangères, ancien Premier ministre et ex-député-maire de Nantes s'est déclaré en faveur d'une consultation limitée au département de la Loire-Atlantique. "Il faut que ce soit le périmètre le plus proche du territoire impacté", a déclaré Jean-Marc Ayrault sur France 3.
    A l'inverse, Ségolène Royal s'est prononcée en faveur d'un référendum  élargi aux autres départements de la région. "Au départ, tout le monde était contre ce référendum et maintenant, ce référendum est réclamé", avait souligné la ministre de l'Environnement, faisant référence aux quatre départements limitrophes de la Loire-Atlantique qui avaient exigé d'être inclus dans cette consultation locale. "S'ils réclament de voter, on ne va pas s'en plaindre", avait-elle estimé, lors de l'émission Le Grand Rendez-Vous sur Europe 1/Le Monde/i-télé.

    Le 15 mars, le premier ministre, Manuel Valls, a tranché en faveur d'une consultation en juin et limitée à la seule Loire-AtlantiqueUn arbitrage conforme au souhait des plus fervents partisans du projet, notamment le ministre des Affaires étrangères et ancien maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.
    "On a choisi ce périmètre pour que le oui l’emporte, c’est le seul critère", a tempêté le maire (sans étiquette) de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, co-président de l’association des élus opposés à l’aéroport.

    Royal fait du projet controversé d'aéroport en Loire-Atlantique son domaine réservé

    L'ex-épouse répudiée a jugé que les ministres n'ont pas à "donner des indications" sur ce que serait leur vote au référendum local. "Ce n'est pas aux membres du gouvernement de se prononcer", a jugé la ministre de l'Environnement. Stéphane Le Foll venait en effet de prendre position en favorable du projet, tandis que le secrétaire d'État à la Réforme et à la Simplification, l'écologiste Jean-Vincent Placé, avait également fait de même, en appelant en revanche à voter contre. "On ne peut pas à la fois restreindre (la) consultation au département de Loire-Atlantique et ensuite, quand on n'est pas de ce département de Loire-Atlantique, commencer à donner des indications (de vote), surtout quand on est membre du gouvernement", gronde Ségolène Royal.

    Le Premier ministre a indiqué mardi que le référendum aurait lieu "avant l'été, au mois de juin"  et qu'il serait limité au seul département de Loire-Atlantique. Or, les opposants le considèrent comme plus favorable à l'adoption du projet et dénoncent donc un arbitrage partisan de Manuel Valls. Interrogée sur les propos de Jean-Vincent Placé (voir Emmanuel Cosse, manifestant contre NDDL, ci-dessus, et actuelle ministre du gouvernement), Ségolène Royal explique : "ce n'est pas que ça me choque, mais c'est un peu incohérent avec l'ordonnance", prise jeudi, qui prévoit la consultation en Loire-Atlantique. "Ceux qui ne sont pas dans ce département normalement n'ont pas leur avis à donner", estime-t-elle.

    Le ministre n'est pas sur la même ligne que sa collègue
    Il était favorable à un référendum élargi aux départements limitrophes et souligne qu'en tant qu'"organisatrice" et "médiatrice", Ségolène Royal doit "garder une attitude impartiale par rapport à cette question-là et faire en sorte que l'organisation de la consultation se fasse dans les meilleures conditions".

    L'ordonnance sur le référendum, qui modifie le code de l'Environnement, doit être transmise pour consultation au Conseil national de la transition écologique (CNTE) qui réunit représentants d'ONG, collectivités, syndicats, patronat et parlementaires. "Si au cours de cette consultation, il y a des idées qui émergent et qui peuvent permettre d'avoir un critère objectif de consultation au-delà du département, pourquoi pas ?", estime Ségolène Royal. "À ce moment-là, nous en rediscuterons avec le Premier ministre pour dire : 'voilà ce qui ressort de la consultation, voilà comment je vois les choses, on en parle et on reprend une décision'", explique-t-elle.

    La ministre de l'Environnement a également défendu son pré carré sur les pesticides

    L'amère Royal a réagi sèchement à la lettre adressée par Stéphane Le Foll aux parlementaires, leur demandant d'éviter "l'interdiction brutale" de certains insecticides. Alors que l'Assemblée examine le projet de loi sur la biodiversité, le ministre de l'Agriculture a adressé aux députés un courrier pour leur demander de ne pas "interdire en France ce que les autres pays (de l'UE) autorisent". Les parlementaires doivent notamment se prononcer sur l'avenir des insecticides néonicotinoïdes, "tueurs d'abeilles" déclarés toxiques pour l'environnement et la santé. Dans sa lettre datée du 11 mars, Stéphane Le Foll estime également que les voies "alternatives ne présentent aucune garantie supplémentaire pour les pollinisateurs, bien au contraire".

    Un procédé qui a "un peu surpris" Ségolène Royal, qui assure toutefois n'être "par du tout en colère". "Ça fait parti du débat, plus rien ne m'étonne en politique", explique-t-elle. Mais la ministre a souligné sur BFMTV que les néonicotinoïdes sont "non seulement nuisibles pour les pollinisateurs [comme les abeilles], mais qu'on se rend compte maintenant que ça a des perturbations aussi sur le cerveau des êtres humains". 

    La peste prend de haut le sujet et le grand escogriffe 
    "Je comprend sa préoccupation au sens où il défend les agriculteurs qui lui disent qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Moi, je connais beaucoup d'agriculteurs qui commencent à faire autrement", a souligné l'énarque, estimant sa qualification supérieure à celle de son collègue d' 1 m 89 mais bac +2 (titulaire d'un BTS en produits agricoles et pourtant chargé de cours à l'université de Nantes de 1998 à 1999). Et de préciser: "On sait que maintenant il y a des substituts aux néonicotinoïdes et au glyphosate", un autre produit phytosanitaire dont elle "espère que bientôt ce sera interdit aussi pour l'agriculture car les premières victimes ce sont les agriculteurs, leurs familles et leurs enfants".

    "Il vaut mieux dire clairement les choses et ensuite que les décisions soient prises dans l'intérêt général et surtout en regardant le futur, pas le passé", a méchamment taclé Ségolène Royal fustigeant "les combats d'arrière-garde sur le maintien notamment des pesticides". "Aujourd'hui, il y une femme sur 10 qui est touchée par le cancer du sein et on continuerait à faire comme si de rien n'était par rapport aux pesticides ? c'est inacceptable".

    samedi 27 février 2016

    Notre-Dame-des-Landes: 20.000 militants anti-aéroport autorisés à manifester

    Les anti-aéroport Ayrault attendent "plus de 20.000 manifestants ce samedi 

    Les opposants au projet d'aéroport au nord de Nantes comptent sur une mobilisation massive ce samedi

    Ils entendent soutenir les 15 habitants "historiques" restant, onze familles et quatre agriculteurs qui n'ont plus qu'un mois pour abandonner leurs terres. 20.000 militants, c'est le pari annoncé de la nouvelle manifestation massive prévue sur le site du projet contesté du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes. 
    Pour cette première grande manifestation prévue depuis l'annonce d'un référendum par François Hollande, une cinquantaine d'autocars venant de toute la France est d'ores et déjà attendue, précise Dominique Fresneau, coprésident de l'Acipa, l'une des principales associations d'opposants. Il entend  marquer les esprits par cette mobilisation en forme de baroud d'honneur: "On sera plus de 20.000, ça s'est sûr !" 

    Premier anniversaire de la grande manif à Nantes 
    Ils doivent se rassembler là où doit être construit deux échangeurs, aux deux extrémités de la Zone d'aménagement différé (ZAD) qu'ils rebaptisent "Zone à défendre". Ils ont promis de bloquer ensuite les axes Nantes-Rennes et Nantes-Vannes avant de se rassembler en milieu de journée au Temple-de-Bretagne.

    Un an plus tôt, le 22 février 2014,




    déjà pour protester contre ce projet en Loire-Atlantique, entre 20.000 et 40.000 personnes avaient défilé dans le centre de Nantes, donnant lieu à des violences et dégradations par plusieurs centaines de radicaux.
    Les journalistes de France Info présents sur place ont également été pris pour cible, leur véhicule ayant été caillassé et tagué comme le montre cette photo postée sur Twitter :

    Les internautes se sont alors montrés peu enclins à manifester leur sympathie de solidarité avec cette chaîne partisane.

    Les 15 sacrifiés "historiques"

    Les derniers d'entre eux ont jusqu'au 26 mars pour plier bagage.
    La trêve hivernale prendra fin le 31 mars 2016 et, ce samedi, le combat des opposants vise à défendre les onze familles et quatre agriculteurs qui vivent toujours - tous depuis depuis au moins une quinzaine d'années - sur la parcelle réquisitionnée pour désengorger les aéroports parisiens: cet aéroport serait à deux heures de Paris en TGV.
    Quatre exploitations concernées
    Sur la ZAD et en-dehors, Marcel Thébault est le dernier arrivé des exploitants 'historiques' de Notre-Dame-des-Landes et, comme il se plaît à le rappeler, c'est sa femme Sylvie qui est la gérante de l'exploitation.
    Salariés agricoles en Ille-et-Vilaine, mais désireux de s'installer, ils sont arrivés 
    dans la commune en 1999. L'exploitation du Liminbout était la 22e qu'ils visitaient. "On a eu le coup de foudre pour le paysage et l'organisation des parcelles", explique l'agriculteur. La valeur marchande peu élevée et les voisins accueillants ont achevé de les décider. Le chantier du futur aéroport ne les préoccupe pas, à l'époque. "Le projet dormait depuis plusieurs années. On n'imaginait pas qu'on puisse le ressortir des cartons vingt ans après." Ce sera pourtant le cas un an plus tard, en octobre 2000. "On n'était pas plus catastrophés que ça, personne n'y croyait", se souvient-il.
    Aujourd'hui, les Thébault savent qu'il n'est "pas impossible" qu'ils soient expulsés et que leurs terres soient saisies. Mais ils restent, refusant de faire une croix sur leur troupeau et cet endroit qu'ils ont choisi. "S'il s'agissait de faire un hôpital, une école, ça nous ferait mal mais on partirait", assurent-ils. "Mais ça nous scandalise d'imaginer qu'on bétonne 900 hectares de cette zone sensible et riche sur le plan environnemental." Les mobilisations sur la ZAD et le débat passionné à l'échelle nationale les persuadent aussi que leur combat dépasse Notre-Dame-des-Landes, comme eux-mêmes (qui seront abandonnés de leurs camarades militants une fois les expulsions concrétisées, dans un mois), tout en sachant que cela fait peser un risque sur leur famille. "On peut perdre, mais l'important, c'est de perdre en ayant fait tout ce qui était possible."
    Leurs derniers recours ayant été rejetés par la justice fin janvier, ils doivent être expulsés. La décision judiciaire n'est toutefois pas assortie d'une astreinte financière. 


    Il ya un an, 56 % des Français se disaient opposés au projet d 'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, selon un sondage Ifop réalisé pour le compte d'Agir pour l'environnement et de l'Acipa, la principale association d'opposants au projet.
    Aujourd'hui, passé presque inaperçu, un sondage réalisé pendant la campagne des élections régionales montre qu'une majorité d'habitants des Pays de la Loire est favorable au lancement des travaux de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

    A la question : "Etes-vous favorable ou opposé à la reprise de la mise en chantier de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes", 56% des personnes interrogés répondent oui (37% plutôt favorables, 19% tout à fait favorables) et 44% y sont opposées. Ces chiffres sont extraits d'un sondage réalisé par l'Institut Ipsos/Stéria entre le 29 novembre et le 2 décembre 2015, publié le dimanche 6 décembre au soir du premier tour des élections régionales et intitulé "comprendre le vote des Français". L'enquête, commandée par Radio France, France Télévisions et LCP, s'intéressait aux motivations des électeurs dans leur choix, elle a été menée région par région. En Pays de la Loire, ce travail a été effectué auprès d'un échantillon de 603 personnes. Un sondage auquel les media ont peu fait écho, parce qu'il donne un aperçu de la tendance, dans la perspective d'un référendum local.


    Le 11 février, le président de la République François Hollande a annoncé un "référendum local" 

    Il devrait résoudre un conflit vieux de près d'un demi-siècle. Et déjà, le premier ministre Manuel Valls a dit son souhait de lancer les travaux dès octobre, en cas de victoire du "oui". Sauf que ni la date, ni la question exacte, ni même le périmètre régional de cette consultation n'ont été tranchés, sans compter de complexes questions juridiques liées. 

    Alors ce référendum participe-t-il de l'"enfumage" gouvernemental ? 
    Ce flou fait craindre aux opposants une tentative "d'enfumage". "On se méfie beaucoup", confie Dominique Fresneau, qui craint ne pas être "à égalité de moyens" avec les partisans de l'aéroport soutenus par l'ensemble des élus de la région. "Légitimer par une consultation citoyenne un projet illégal qui sera débouté par la justice, ce serait fort", ironise-t-il. 
    D'autant que ce référendum n'est pas plus apprécié des partisans du projet... Ils observent qu'il a été déjà approuvé par les différentes collectivités concernées et par de nombreuses décisions de justice.
    Est-ce à dire que NDDL est une zone de non-droit et que Hollande n'est capable de faire appliquer aucune disposition légale et compte repasser la patate chaude à son successeur ?