POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est zone humide. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est zone humide. Afficher tous les articles

dimanche 14 janvier 2018

Visite en catimini d'Edouard Philippe à Notre-Dame-des-Landes

Le premier ministre de Macron contourne la ZAD pour aller visiter ...trois maires

Edouard Philippe n'a pas vu les Zadistes

L'aéroport actuel de Nantes-Atlantique
Il a rencontré samedi les maires de trois communes directement concernées par le dossier du projet d'aéroport Ayrault contesté de Notre-Dame-des-Landes, une visite "inopinée" en Loire-Atlantique, alors que l'exécutif compte faire connaître d'ici la fin du mois sa décision sur l'avenir du projet.

Au lendemain de la clôture à Matignon d‘une série de consultations auprès des élus du Grand Ouest, Edouard Philippe s‘est rendu, sans crier gare, à Notre-Dame-des-Landes, commune "LDIV" (pour liste 'divers', ni de droite, ni de gauche!), Nantes (PS) et Saint-Aignan de Grand Lieu, commune (DvG) de la métropole nantaise sur laquelle est implanté l‘actuel aéroport. 
Chef d'entreprise, le maire de cette dernière commune de 3.900 habitants cumule une vice-présidence de Nantes Métropole chargé de l'Agriculture Péri-urbaine, de la Forêt Urbaine, de l'Arbre en ville, des Risques et Pollutions (et des zones humides ?) et la présidence de Sud Loire Avenir qui a pour vocation à pour vocation la promotion économique du territoire, le soutien aux projets, la valorisation des espaces naturels et du patrimoine.
"Pour l'instant (la décision d'implantation en zone humide protégée) n'est pas prise, elle exige encore quelques consultations", a-t-il expliqué à la presse à la sortie de la mairie de Saint-Aignan de Grand Lieu. La commune de Bouguenais, pourtant également impactée par la création éventuelle de ce nouvel aéroport, est exclue de cette consultation.

"C‘est une décision difficile à prendre", a souligné Edouard Philippe.

Mais il doit trancher entre un réaménagement de la plate-forme Nantes-Atlantique ou la construction d‘un nouvel aéroport qui déchaîne les passions depuis plusieurs dizaines d'années.

Le premier ministre Edouard Philippe en déplacement à Nantes.
Philippe Edouard a-t-il fait le déplacement pour consulter un dossier ?
Lors de ce déplacement destiné à "nourri(r) (sa) réflexion", sans prise en compte des opposants, Edouard Philippe a réaffirmé que la décision sera prise "avant la fin du mois de janvier".
"Depuis quelques jours, j‘ai multiplié les consultations (...) et il était aussi indispensable que je puisse voir, parce que vous savez quand on veut réfléchir bien, c‘est bien d’écouter, c‘est bien de lire, c‘est bien de voir aussi", a-t-il expliqué. Il n'est donc pas nécessaire de prendre l'avis de toutes les parties prenantes, notamment pas les opposants.

"Les acteurs locaux ont salué cette visite" : certains d'entre eux !

La presse elle-même évacue ainsi les Zadistes de la consultation : Reuters ou challenges.fr, par exemple, ainsi que zonebourse.com.
"Il a voulu se rendre compte, une dernière fois, de la réalité du terrain et écouter les arguments des uns et des autres [à l'exclusion des Zadistes], la démarche était plutôt bonne", a raconté le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud, opposé à la construction d‘un nouvel aéroport sur sa commune.

Dans le camp opposé, le maire de Saint-Aignan-de-Grand Lieu opposé à l'extension de Nantes Atlantique, l'aéroport international existanta évoqué une discussion "très ouverte": il n'a d'ailleurs pas hésité à saluer la volonté du premier ministre de rencontrer tous les acteurs pour pouvoir prendre sa décision en connaissance de cause.

Une visite, non pas de courtoisie, mais de communication
Ce qui s'appelle une visite de terrain
"S‘il s‘agissait d'une simple visite de courtoisie pour faire passer la pilule, ce serait compliqué d‘aller à la fois à Notre-Dame-des-Landes et Saint-Aignan de Grand Lieu... ou alors il faut avoir un peu de vice”, a-t-il argumenté. Il est pourtant simple de se rendre sous bonne escorte policière sur la commune de Notre-Dame-des-Landes sans prévenir, ni parler avec les occupants de la zone d'implantation du nouvel aéroport occupée par des opposants au projet. 

Egalement favorable à la construction d‘un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, suppléante de Jean-Marc Ayrault depuis qu'il est passé par Matignon, a quant à elle dit avoir prévenu le Premier ministre que "le risque d‘une non-décision, c‘est qu‘il ne se passe rien pendant ce quinquennat et le suivant”.

A la manoeuvre, son prédécesseur à la mairie de Nantes, Jean-Marc Ayrault, va plus loin dans les pressions sur l'Etat LREM. L'ex-Premier ministre de François Hollande évoque pour sa part les risques d‘un abandon du projet de construction d‘un nouvel aéroport, dans un entretien publié dans Le Monde de dimanche. "Renoncer serait un choix opportuniste, tactique" qui "n‘apportera aucune solution aux problèmes qui se posent à Nantes-Atlantique", souligne-t-il.

Vers une solution de compromis qui décevra l'ensemble des acteurs

Escorté de la préfète, Nicole Klein, 65 ans
Le projet d‘aéroport de Notre-Dame-des-Landes, contesté par des militants écologistes de l'extrême gauche française et internationale, dont certains squattent le site, a été validé  le 26 juin 2016, par un référendum local limité au département pour un aéroport à vocation régionale et de délestage de l'espace aérien parisien bientôt saturé.

Un rapport remis au gouvernement en décembre a ouvert une piste alternative, celle d‘un réaménagement de l'actuel aéroport de Nantes, en clair, une extension, option qui contraindrait l'Etat à verser un important dédommagement à l'entreprise Vinci, dont une filiale serait le concessionnaire du futur équipement s‘il venait à voir le jour. Il y a deux ans, les calculettes estimaient que l'État devrait verser au minimum 350 millions d'euros à Vinci s'il veut résilier le contrat confiant à ce géant du BTP la construction et l'exploitation de l'aéroport.

Seule certitude: l'évacuation de la ZAD.
Quelle que soit l'option retenue, le gouvernement compte évacuer le site de Notre-Dame-des Landes, que des militants écologistes et anticapitalistes occupent depuis 2009 sous le nom de "zone à défendre" (ZAD) contre la République.

jeudi 12 octobre 2017

Hulot se donne jusqu'à décembre pour convaincre, ou quitter le gouvernement

Le ministre d'Etat ne se sent ni crédible, ni respecté à sa place

"Je ne veux pas m'exprimer sur NDDL, car je vais encore me faire engueuler"
, se plaint l'ex-animateur télé.

Résultat de recherche d'images pour "Hulot contre Notre Dame des Landes"
Hulot craint de se faire  encore "engueuler"
Personnellement défavorable au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le ministre de la Transition écologique pourrait quitter le gouvernement en décembre, date à laquelle les médiateurs nommés par l'exécutif trancheront sur les suites à donner à ce dossier.  Il l'a laissé entendre, ce jeudi matin sur France Inter.

Sa fondation et ses réseaux posent problème 

Questionné sur le sujet de l'aéroport Ayrault à Nantes, sur la zone humide de Notre-Dame-des-Landes,
 Nicolas Hulot a commencé par dire : "Je ne veux pas m'exprimer sur Notre-Dame-Des-Landes car je vais encore me faire engueuler, on va me dire 'tu n'es pas neutre' !". 

Et de poursuivre sur son engagement passé : "On connaît ma position. D'ici fin décembre, j'ai tellement de choses à faire et puis j'assumerai mes responsabilités quand la décision sera prise". 
VOIR et ENTENDRE  la confidence de son ras-le-bol :


"Au jour d'aujourd'hui, je me sens très utile et puis,
en décembre, vous me reposez la question", a suggéré le ministre d'Etat, sourire en coin.

Ce que Léa Salamé n'évoque pas avec le ministre déprimé

Résultat de recherche d'images pour "Hulot contre Notre Dame des Landes"P
our gérer le dossier Notre-Dame-des-Landes sur six mois, le gouvernement a nommé le 1er juin trois médiateurs reçus à Matignon
par le premier ministre Édouard Philippe et la ministre des Transports Elisabeth Borne,  car Hulot est clairement opposé au projet d'aéroport et convaincu de l'existence "d'autres alternatives".

Parmi les trois médiateurs nommés figure l'ancien commandant de bord chez Air France et ancien directeur du musée de l'Air et de l'Espace du Bourget
Gérard Feldzer. A 73 ans, ce proche de Nicolas Hulot est connu du grand public pour ses nombreuses interventions dans les media en tant que consultant (BFMTV, notamment) pour l'aéronautique et les transports, et qui a été conseiller régional sous l'étiquette EELV.

Michel Badré, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, est membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese)
au titre de la protection de la nature et de l'environnement. Il y a été désigné par l'association Humanité et Biodiversité (affiliée à la fédération France nature environnement (FNE), ainsi qu'au comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et membre du Conseil National du Développement Durable et du Grenelle Environnement, ainsi que du Conseil économique, social et environnemental : la boucle est bouclée), où il occupe les fonctions d'administrateur bénévole.

Anne Boquet, 65 ans, est ancienne préfète de la région Bourgogne
 (hors cadre en 2011...) et inspectrice générale des Finances (avril 2015) en service extraordinaire.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait refusé "d'écarter" le résultat de la consultation publique contestée de juin, qui a débouché sur un avis favorable au projet, 
Résultat de recherche d'images pour "Macron a NDDL"
mais, en même temps, le candidat Macron s'était aussi montré ouvert à la modernisation de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique. "Aujourd'hui, on ne lancerait pas un projet du type de Notre-Dame-des-Landes", avait-il aussi dit.

vendredi 11 décembre 2015

Barrage de Sivens: l'Etat achète les exploitants pour les faire renoncer à leur projet

Le contribuable paiera 3,4 millions d'euros au Tarn (PS), en compensation de l'abandon du projet de barrage à Sivens

2,1 millions pour les dépenses en pure perte et 1,3 pour réhabiliter la zone humide. 
Duflot et Mamère sur le site
du réservoir de Sivens
Après avoir accepté le 6 mars de renoncer en partie à son projet de retenue d'eau, malgré l'état d'avancement des travaux, le conseil du Tarn a adopté le "projet transactionnel" proposé par l'Etat. Ce projet vise à indemniser le département socialiste pour les dépenses déjà engagées avant la décision prise à la mi-janvier par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, d'abandonner le chantier où est mort le 26 octobre 2014 Rémi Fraisse, jeune activiste. Pour ces dépenses "en pure perte", le département recevra 2,097 millions d'euros. 

Le département socialiste prend l'argent du contribuable...

Le Tarn a acquiescé, "bon gré mal gré"
. Mais il s'est empressé d'adopter un autre projet de retenue d'eau. 
Un projet gagnant-gagnant: réduit de moitié et à construire construit non loin du projet initial, soit il répond à la demande pressante en eau des exploitants agricoles, soit il déclenche de nouvelles violences altermondialistes, mais dans tous les cas, le Conseil départemental rentre dans ses frais ! 

Compenser la destruction de la zone humide 
En contrepartie de l'abandon du premier chantier, le Tarn s'est engagé à "compenser les atteintes environnementales" résultant de la destruction de la zone humide: la vallée de la petite rivière Tescou a en effet été totalement arasée. Près d'une centaine d'espèces protégées y vivaient.
Le projet de retenue d'eau est toujours défendu par le syndicat agricole FNSEA qui l'estime nécessaire à l'irrigation des terres de la zone mais il est vivement combattu par des écologistes et résidents. En outre, plusieurs centaines d' activistes, des "zadistes", squatteurs de la "zone à défendre", ont été délogés par les gendarmes, le 6 mars. 

Les "djihadistes verts" restent vigilants

Activiste écologiste à Nantes
Ces extrémistes ont décidé que le barrage est inutile et que les petites retenues d'eau collinaires alentours sont suffisantes aux besoins d'irrigation. Les opposants sont vent debout contre le nouveau projet qui doit être lancé dans les plus brefs délais, selon les autorités locales et Paris, et qu'ils estiment n'être qu'un "Sivens light". "On se méfie d'un nouveau passage en force", a déclaré Ben Lefetey, porte-parole du Collectif Testet, qui regroupe des opposants. "Car ils n'ont toujours pas accepté l'abandon du projet initial", a-t-il dit. 

"C'est un sujet lourd qui n'est pas terminé. J'espère que le bon sens, la légitimité et la légalité pourront coïncider", a répondu Thierry Carcenac, président socialiste du Conseil départemental du Tarn. Selon Ben Lefetey, le nouveau projet de retenue d'eau ne pourra voir le jour avant "deux ou trois ans". 2
La guerre de l'eau reprend en ...2017 !