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jeudi 14 mars 2019

L'Etat français poursuivi en justice pour inaction face au réchauffement climatique

La France placée au ban des nations, à la traîne du Pakistan, des Pays-Bas ou de la Colombie

Des recours ont été déposés contre la politique de Macron pour "manquements" à son obligation d'action contre le dérèglement climatique

La France fait à son tour l'objet d'une procédure en justice,  jeudi.
Les ONG Oxfam France, Greenpeace, Notre Affaire à tous et la Fondation Nicolas Hulot (que cet ancien ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire, 2017-2018, de Macron vient de reprendre) ont annoncé avoir chacune déposé leur requête en ligne jeudi matin auprès du tribunal administratif de Paris.

Insatisfaites de la réponse du gouvernement à une demande préalable envoyée en décembre, elles passent à l'étape suivante, fortes du soutien des deux millions de signataires de leur pétition baptisée "l'Affaire du siècle".
"On a patienté longtemps avant d'obtenir une réponse du gouvernement, et il n'annonce aucune nouvelle mesure en profondeur!", explique Marie Pochon, coordonnatrice de 'Notre affaire à tous', association cofondée en 2015 (par 9 membres : Julien Bayou, ancien  porte-parole de la candidate écologiste Joly Eva à la présidentielle, Valérie Cabanes, Béatrice Fainzang, Wandrille Jumeaux, Vincent Madeline, Ingrid Metton, Samanta Novella, Marie Toussaint et Victor Vauquois) sur le modèle du mouvement End Ecocide on Earth, groupe d'"experts", pour oeuvrer à une justice climatique. "Il nous paraît donc assez naturel de déposer ce recours".

Le gouvernement, dans sa réponse en février, avait balayé l'accusation d'inaction d'un revers de manche, évoquant des mesures qui "commencent à porter leurs fruits", tandis que le premier ministre Edouard Philippe discutait avec les ONG.

"Je comprends qu'on ait envie d'agir plus vite, plus fort, plus loin sur le dérèglement climatique, je suis le premier à le vouloir, le président Macron aussi", a commenté jeudi l'actuel ministre de la Transition écologique François de Rugy, sur Public Sénat. "Après, (...) dans aucun tribunal on ne réduira les émissions de gaz à effet de serre. C'est avant tout une affaire politique," s'est contenté de railler cet ex-député écologiste issu d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à partir de 2007 en Loire-Atlantique, et deux fois co-président du groupe écologiste de l'Assemblée nationale ...

Le "recours indemnitaire en responsabilité" des ONG demande au juge de reconnaître les "manquements" de l'Etat en matière d'action climatique et "d'enjoindre au Premier ministre et aux ministres compétents d'y mettre un terme". Les requérants réclament la reconnaissance d'un préjudice moral (avec versement symbolique d'un euro) et écologique.

Ils énumèrent les objectifs manqués en matière d'émissions de gaz à effet de serre (repartis à la hausse en 2016), d'efficacité énergétique, d'énergies renouvelables. Autant de défaillances affectant directement les citoyens: santé, sécurité alimentaire...

Le recours s'appuie notamment sur la Charte de l'environnement de 2005 (projet initié et annoncé par le président Jacques Chirac et préparé par la Commission Coppens) et la Convention européenne des droits de l'Homme, dont la valeur contraignante a été reconnue par la justice.
"La valeur constitutionnelle de la Charte a été reconnue, sur le droit de vivre dans un environnement sain et respectueux de la santé, et sur l'obligation de vigilance environnementale à la charge de l'Etat", souligne Me Clément Capdebos, conseil de Greenpeace.

Une action politique et de com' renforçant le pouvoir des juges

Cette judiciarisation est déjà à l'oeuvre à l'étranger, sur fond de psychose des dérèglements et devant l'insuffisance des mesures constatée à peu près partout. 
En Colombie, la Cour suprême a acté la nécessité d'agir, sur plainte de 25 jeunes. 
Au Pakistan, un fils d'agriculteurs a fait reconnaître le droit à la vie... Selon le Grantham Research Institute (institut de recherche de la London School of Economics et Political Science, centre gauche) plus de 270 affaires sont en cours dans 25 juridictions, hors Etats-Unis où l'on recense plus de 800 cas.
Aux Pays-Bas, il y a notamment la victoire  de l'ONG Urgenda, au nom de 900 citoyens: la Cour de La Haye, s'appuyant sur le droit européen et l'Accord climat de Paris, a imposé à l'Etat de relever ses ambitions de réduction des GES.
Les pouvoirs des députés s'en trouve d'autant plus affaibli.

Ce recours, première procédure climatique à cette échelle en France, fait suite à une autre action, portée fin janvier devant le Conseil d'Etat par le maire écologiste de Grande-Synthe (Nord), ville à risque de submersion.


Quelles chances la procédure française a-t-elle d'aboutir ?

Cette judiciarisation à l'oeuvre à l'étranger tend à gagner la France suite au lobbying sur la presse et à la peur développée dans l'opinion. "C'est une question difficile, on a un recours très ambitieux", reconnaît encore Me Capdebos, qui attend la réponse du juge dans un délai d'"un à deux ans".

Les organisations internationalistes illégitimes supplantent les parlements
"Nous avons trois objectifs: faire reconnaître expressément l'existence de l'obligation de l'Etat en matière de lutte contre le changement climatique, faire constater ses manquements, et l'injonction à agir. On demande beaucoup au juge, mais sa marge de manoeuvre est très large".

"On a un grand espoir, des arguments scientifiques et juridiques solides", estime Marie Pochon. "Mais il n'y a pas que par la justice qu'on y arrivera, à chacun d'actionner des leviers à son niveau", dit aussi la responsable de Notre affaire à tous.

jeudi 12 octobre 2017

Hulot se donne jusqu'à décembre pour convaincre, ou quitter le gouvernement

Le ministre d'Etat ne se sent ni crédible, ni respecté à sa place

"Je ne veux pas m'exprimer sur NDDL, car je vais encore me faire engueuler"
, se plaint l'ex-animateur télé.

Résultat de recherche d'images pour "Hulot contre Notre Dame des Landes"
Hulot craint de se faire  encore "engueuler"
Personnellement défavorable au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le ministre de la Transition écologique pourrait quitter le gouvernement en décembre, date à laquelle les médiateurs nommés par l'exécutif trancheront sur les suites à donner à ce dossier.  Il l'a laissé entendre, ce jeudi matin sur France Inter.

Sa fondation et ses réseaux posent problème 

Questionné sur le sujet de l'aéroport Ayrault à Nantes, sur la zone humide de Notre-Dame-des-Landes,
 Nicolas Hulot a commencé par dire : "Je ne veux pas m'exprimer sur Notre-Dame-Des-Landes car je vais encore me faire engueuler, on va me dire 'tu n'es pas neutre' !". 

Et de poursuivre sur son engagement passé : "On connaît ma position. D'ici fin décembre, j'ai tellement de choses à faire et puis j'assumerai mes responsabilités quand la décision sera prise". 
VOIR et ENTENDRE  la confidence de son ras-le-bol :


"Au jour d'aujourd'hui, je me sens très utile et puis,
en décembre, vous me reposez la question", a suggéré le ministre d'Etat, sourire en coin.

Ce que Léa Salamé n'évoque pas avec le ministre déprimé

Résultat de recherche d'images pour "Hulot contre Notre Dame des Landes"P
our gérer le dossier Notre-Dame-des-Landes sur six mois, le gouvernement a nommé le 1er juin trois médiateurs reçus à Matignon
par le premier ministre Édouard Philippe et la ministre des Transports Elisabeth Borne,  car Hulot est clairement opposé au projet d'aéroport et convaincu de l'existence "d'autres alternatives".

Parmi les trois médiateurs nommés figure l'ancien commandant de bord chez Air France et ancien directeur du musée de l'Air et de l'Espace du Bourget
Gérard Feldzer. A 73 ans, ce proche de Nicolas Hulot est connu du grand public pour ses nombreuses interventions dans les media en tant que consultant (BFMTV, notamment) pour l'aéronautique et les transports, et qui a été conseiller régional sous l'étiquette EELV.

Michel Badré, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, est membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese)
au titre de la protection de la nature et de l'environnement. Il y a été désigné par l'association Humanité et Biodiversité (affiliée à la fédération France nature environnement (FNE), ainsi qu'au comité français de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), et membre du Conseil National du Développement Durable et du Grenelle Environnement, ainsi que du Conseil économique, social et environnemental : la boucle est bouclée), où il occupe les fonctions d'administrateur bénévole.

Anne Boquet, 65 ans, est ancienne préfète de la région Bourgogne
 (hors cadre en 2011...) et inspectrice générale des Finances (avril 2015) en service extraordinaire.

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait refusé "d'écarter" le résultat de la consultation publique contestée de juin, qui a débouché sur un avis favorable au projet, 
Résultat de recherche d'images pour "Macron a NDDL"
mais, en même temps, le candidat Macron s'était aussi montré ouvert à la modernisation de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique. "Aujourd'hui, on ne lancerait pas un projet du type de Notre-Dame-des-Landes", avait-il aussi dit.

jeudi 16 juin 2011

Eva Joly met le feu à Europe Ecologie-les Verts

L' E.coli norvégien envenime le congrès des écolos

Plus sectaires, tu meurs
Pour la photo, mercredi soir dans la salle Le Gymnase à Lille, les quatre candidats (de gauche à droite, Stéphane Lhomme, Eva Joly, Henri Stoll et Nicolas Hulot) affichaient une belle entente, mais, passé le temps des propos liminaires de Cécile Duflot, ravie du chiffre de votants à la primaire, le débat qui a suivi a donné lieu à une vive passe d'arme entre Eva Joly et Nicolas Hulot.

Si seulement les écolos se détestaient 'cordialement'
Stéphane Lhomme, président de l'Observatoire du nucléaire, s'est fait rappeler aux règles les plus élémentaires de la courtoisie. Après avoir décliné l'émission sur Fukushima, le malotru a posé un lapin à Pascale Clark qui l'avait à nouveau invité sur France Inter, et dans sa région de Bordeaux : « Venir dans les studios de France bleu Gironde, ç'aurait été trop mauvais pour votre bilan carbone ? », ironise-t-elle ?
Ancien porte-parole du réseau Sortir du nucléaire, ce petit candidat est d'autant plus hargneux qu'il est ringard. Militant antinucléaire, il se présente comme le candidat "anti-Hulot", qu'il accuse d'être le "candidat des multinationales". Il a commencé par demander à Nicolas Hulot de se retirer de la course "immédiatement". "Ce retrait éviterait à M. Hulot, candidat des shampoings Ushuaia, de nuire gravement à l'écologie politique, ainsi qu'il l'a déjà fait en promouvant l'opération sarkozyste "Grenelle de l'environnement".
Le 9 juin, le gauchiste s'en est pris vertement à son bouc émissaire. "S'il était investi, Hulot devrait passer sa campagne à se justifier : qu'il est antinucléaire, qu'il est de gauche..." s'est écrié le "candidat "bouffi de haine," selon J.-P. Besset. J.-V. Placé, soutien revendiqué d'Eva Joly, le juge d'ailleurs contre-productif: "Cela s'est vu lors du deuxième débat de la primaire à Paris : avoir un contradicteur aussi caricatural que Stéphane Lhomme légitime Nicolas Hulot."

Eva Joly a relancé les hostilités
La bande des quatre candidats à la primaire écologiste d'Europe Ecologie-les Verts s'est à nouveau abandonnée à ses vieux démons.
Invitée comme les trois autres candidats à un propos introductif de sept minutes, Eva Joly s'en est prise, bille en tête, à Nicolas Hulot, l'accusant, verte d'une rage à peine contenue, d'avoir utilisé contre elle les "arguments des adversaires" des écologistes pour la dénigrer et "caricaturer ses idées": du Royal pur jus ! S'adressant en sa présence comme s'il était absent, l'eurodéputée l'a cloué au pilori: "Il a utilisé les armes de ceux qui veulent une écologie soumise, à genou, une écologie aux ordres des lobbies" .

Eva Joly n'a pas digéré que son rival ait souligné qu'elle incarne dans le public, selon les mots de l'ancienne magistrate, une "écologie punitive". Cette idée a d'ailleurs fait son chemin chez les militants Verts qui demandent à la retraitée de se débarrasser de ses réflexes de juge qui pourraient repousser de potentiels électeurs.

Agressive, elle se débat contre son image
Outre son accent à couper au couteau, "l'habit ne fait pas le moine. Je suis déterminée mais pas bornée, combattive mais pas sectaire", s'est défendue la magistrate. Mais Eva Joly ne peut chasser le naturel et, s'érigeant en procureur, n'accorde aucune circonstance atténuante à Nicolas Hulot à qui elle reproche une nouvelle fois d'avoir été tenté par une aventure politique avec Jean-Louis Borloo, l'homme de "la compromission". "Nicolas est trop consensuel, trop naïf", a-t-elle jugé.

Hulot retourne les coups
Nicolas Hulot s'étrangle. Il se défend d'avoir tenu des propos "déplacés" sur sa principale rivale. Ni lui ni son staff de campagne, assure-t-il .

"La réciprocité n'est pas vraie", lance-t-il. "On nous a accusé de vouloir bourrer les urnes", s'est-il indigné. " Une écologie de combat [le slogan de Joly Eva], ce n'est pas l'écologie des coups bas ", a-t-il aussi riposté. Le camp Eva Joly a jeté le doute sur la validité du vote en demandant que 8000 "coopérateurs" (sympathisants non adhérents) transmettent un justificatif d'identité avant de voter. Soucieuse de stopper une polémique naissante, la patronne d'EELV, Cécile Duflot a assuré qu'il n'y aurait pas de "faux électeurs".

Réchauffement climatique pour l'ouverture du vote pour la primaire
L'acrochage Hulot et Joly a jeté un froid norvégien sur la réunion, articulée autour de trois thèmes: sécurité-justice, Formation-emploi, questions internationales.
Le président du conseil fédéral qui veille à la bonne organisation des primaires, Philippe Meirieu, a bien tenté d'apaiser la guerre civile en expliquant que dans un processus comme celui-ci, il était normal que des " tensions " s'expriment, mais qu'il fallait aussi qu'elles " retombent ", demandant à l'assistance de ne pas huer, ni applaudir. Sur le terrain, le théoricien des sciences de l'éducation a le plus grand mal à rétablir l'ordre dans sa classe d'ados attardés.

Ironie de la situation, l'irrésistible Cécile Duflot avait tout juste assuré la presse qu'elle n'avait aucune crainte sur le rassemblement de son parti derrière le candidat désigné, en appelant à la "responsabilité" de chacun. La pipelette des Verts n'a rien vu venir et les plaies qu'elle a laissé s'envenimer au fil des semaines risquent de suppurer encore longtemps.

Impossible de savoir qui a convaincu, de la combattante Eva Joly ou du pacifiste Nicolas Hulot.
Le vote sera clos le 24 juin mais les hostilités, à n'en pas douter, se poursuivront.
Daniel Cohn-Bendit doit ronger son frein.

jeudi 21 avril 2011

Greenpeace contre le nucléaire, pour la lampe à huile

La supra-nationale préconise-t-elle le retour à la bougie ?




Utopie écolo,
mais l'éco-tartuffe Duflot produit du CO2
pour aller en vacances
...aux Maldives
(lien PaSiDupes)



Pour exister, des militants de Greenpeace ont escaladé jeudi 21 avril à la mi-journée l'immeuble du siège d'EDF à Paris
pour y accrocher une banderole marquée du slogan "Le nucléaire sûr n'existe pas".

Le commando antinucléaire a mobilisé 6 (4+2) sur le bâtiment,et 18 individus, en rang face à la police, bloquant le passage aux résidents des immeubles voisins qui ne peuvent accéder à leur domicile !


VOIR et ENTENDRE

L'opération spectaculaire de cette ONG écologiste - internationale et illégitime - visait à réclamer une nouvelle fois la sortie du nucléaire, mais récupérait en fait l'initiative du PDG d'EDF, Henri Proglio, qui avait invité les journalistes une conférence de presse au siège de son entreprise pour parler des «enseignements post-Fukushima» et annoncer des mesures consécutives à l'accident de Fukushima.

Electricité de France (EDF), premier exploitant de centrales nucléaires au monde, veut mettre en place une force d'intervention rapide
capable de remédier en 24 à 48 heures à un accident du type de celui intervenu à Fukushima au Japon, a annoncé le groupe jeudi.

"Nous voulons renforcer notre organisation de crise à la lumière de ce qui vient de se passer à Fukushima", a expliqué Dominique Minière, directeur de la production nucléaire en France chez EDF.
Il s'agit pour le groupe public d'électricité de se doter de moyens susceptibles de faire face à la perte d'alimentation électrique et des systèmes de refroidissement en eau sur l'ensemble d'une centrale nucléaire comptant 6 réacteurs, comme celle de Gravelines dans le Nord.

Or, actuellement, EDF n'est en mesure de répondre rapidement à un accident de ce type que s'il survient sur un seul réacteur. Le vendredi 11 mars 2011 à Fukushima (
lien France Soir sur le séisme de séisme de 8,9 de magnitude), situé sur la côte à la différence de Gravelines (à 4 kms), plusieurs réacteurs ont perdu simultanément toute alimentation en électricité, mais c'est un tremblement de terre, suivi d'un tsunami, qui ont frappé les côtes japonaises, un cas extrême instrumentalisé par les militants supra-nationaux en France, où les risques sont sans aucune mesure.
Sur le nucléaire, les Verts et le PS s'affrontent.
Lien PaSiDupes


Les ONG du Grenelle veulent un débat « franc et un peu chaud »

C’est ainsi que le directeur général du WWF France et porte-parole de l' Alliance pour la planète, collectif d'une trentaines d'associations, a décrit la rencontre entre les ONG du Grenelle de l’environnement et Nicolas Sarkozy, le lundi 11 avril 2011. Or,
ni FNH (parti en 2007) ni Greenpeace (parti fin 2010) n'en font partie et les interlocuteurs sont donc aussi divisés qu'insaisissables.

Elles lui ont pourtant demandé
une réflexion sur la sortie du nucléaire, les énergies fossiles, et renouvelables. En effet, les propositions utopiques des écologistes ne parviennent pas à convaincre le gouvernement (les éoliennes dont la production ne peut être ni stockée, ni transportée, sont soutenues par Greenpeace, WWF, Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Planète éolienne , Fédération des énergies du vent, Réseau Action Climat, et ...Réseau Sortir du nucléaire ! ) et les énergies non conventionnelles font également débat: Greenpeace réclame un moratoire sur l’exploration et l’exploitation de l'huile et le gaz de schiste, alors qu'un pré-rapport d'experts y est favorable: lien France Info.
Lien PaSiDupes
Proposition de loi Richard Mallié

Pour la Fondation Hulot,
la seule issue possible est de limiter nos consommations d'énergie et d'engager sur le long terme le développement des énergies renouvelables»

VOIR et ENTENDRE (lien Sophie Divry -bien que lyonnaise-, La Décroissance) un reportage signé du "Pacte contre Hulot" consacré aux "éco-tartuffes":

Les éco-Tartuffe - Nicolas HULOT par mattlouf


vendredi 2 avril 2010

Grenelle de l'environnement: le tango de Nicolas Hulot

Jadot, oiseau mazouté de mauvais augure

Lundi, la fondation Nicolas Hulot annonce son retrait des discussions après l'abandon de la taxe carbone. Vendredi, son président, réhabilite la politique gouvernementale.

A l 'écrit dans Le Parisien et à l'oral sur RTL, Nicolas Hulot apporte une sorte de rectificatif au courrier qu'il avait envoyé aux 750 000 signataires de son pacte écologique, dans lequel le conseiller officieux de Jacques Chirac se justifiait: « Quand les décideurs politiques prendront des décisions structurantes, nous reviendrons au sein des groupes de travail. »

Un coup de fil de Jean-Louis Borloo a calmé Monsieur Hulot
Ce dernier explique sur RTL : « J'ai eu une longue et franche discussion hier [jeudi] soir avec Jean-Louis Borloo, qui considère que nos inquiétudes ne sont pas fondées, et qui rappelle à juste titre qu'il ne faut surtout pas tomber dans le travers qui consiste à dire que le Grenelle n'a servi à rien. »

L'écologiste vif-argent se lance plus loin dans une ré-évaluation de la politique gouvernementale :
« Déjà en Europe, la France est devenue leader en matière de logement, de transport… Il y a une commission sur l'environnement à l'Assemblée, le Conseil économique et social est devenu environnemental. »
Et de faire le mise au point qui s'imposait: « Vous ne m'entendrez pas dire que le président n'a rien fait »

Le président n'est pas resté les « bras ballants »

Nicolas Hulot nuance donc sa révolte

Alors que le bouclier fiscal est la cible d'une nouvelle polémique et que 13 députés chiraquiens et villepinistes s'inquiètent de leurs ré-élections, Hulot se déclarait précisément contre notre « modèle capitaliste pas tenable ». Pour autant, il reconnaît maintenant le travail accompli par Sarkozy et ses ministres, ce qui n'est pas commun dans le climat post-régionales actuel qui émoustille l'opposition. Les Verts bobos qui ne savent pas être objectifs en restent babas.
« Vous ne m'entendrez pas dire que le président de la République n'a rien fait. Il a été offensif à Copenhague. Et sur le Grenelle, il a tenu la plupart des engagements qu'il a pris. »

Hulot rend hommage au ministre Borloo et à sa secrétaire d'Etat, Ch. Jouanno : « Heureusement qu'on les a au gouvernement ! » Yannick Jadot manque d'air.
Lien PaSiDupes

Ecologistes et écologistes politiques s'affrontent

Yannick Jadot, (au centre et à la droite d'Eva Joly ) ancien directeur de Greenpeace et eurodéputé (Europe Ecologie) déclarait en 2008: “ Si je suis contraint de quitter Greenpeace et de sortir de mon rôle de contre-pouvoir, c'est que face à la crise écologique, l'offre politique est insatisfaisante, voire indigente”, avant de rejoindre Europe Ecologie et Dany-le-rouge.
Hulot et sa fondation (ex-Fondation Ushuaïa avant janvier 1995) fait faire aujourd'hui la découverte de la mesure au co-fondateur et porte-parole de l’Alliance pour la planète, réseau d'ONG, de syndicats, d'associations et de collectifs d'associations de consommateurs et d’agriculteurs, etc liés à l’écologie. La Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, France nature environnement et Réseau Sortir du nucléaire n'en sont plus membres...

Le député européen altermondialiste s'étonne que l'écologiste « renvoie droite et gauche dos à dos et omet de reconnaître qu'Europe Ecologie est la troisième force politique ». L'écologique est-elle restée sa priorité ? Jadot estime que « Hulot avait été le seul à soutenir la taxe carbone à la mode Sarkozy (lien PaSiDupes: les Verts veulent une taxe plus lourde) alors que les écolos la trouvaient inefficace sur le plan environnemental et injuste sur le plan social. »
Partisans para-politiques

L'épisode taxe carbone aura sans doute permis de prendre la température de la radicalité des associations -Lien PaSiDupes sur la défiance des Verts :

Le WWF a ainsi eu des mots très durs : son directeur général, s'emballe sur le retocage annoncé de la taxe carbone. Selon Serge Orru, qui prétend "renouer le lien entre l'humain et son environnement", mais certes pas entre humains, ce délai ne constitue « pas un enterrement mais un reniement du président et un très mauvais signal ». De tels jugements font douter que ceux qui les profèrent souhaitent sincèrement faire avancer le débat.
Le panda hurle au loup, mais ne procède finalement pas autrement que Nicolas Hulot, puisqu'il demande « un entretien avec le président et les associations participantes pour qu'il réaffirme son engagement ».


Yannick Jadot, quant à lui, n'a pas non plus de préjugés, mais tout de même...
Il fait parler le chef de l'Etat sans aucun a priori: « Sarkozy va tous les réunir et leur dire “faites-moi confiance” et tout le monde retournera à table. ». Jadot recherche si fort le dialogue qu'il réunit toutes les conditions...

Greenpeace, qui, en tant qu'organisation supra-nationale et illégitime, ne reçoit pas de subventions, joue sur la rupture, estimant qu'il n'y a pas à se retirer d'un processus « quasiment mort depuis quelques mois déjà ». Ca ressemble à du Besancenot. Elle est capable de reprocher le manque de dialogue du pouvoir exécutif, mais ne demande pas à rencontrer les membres du gouvernement. Les seuls interlocuteurs à la convenance des démocrates de Greenpeace sont ses collègues associatifs. L'ouverture n'est pas au programme des organisations radicales.

Avant même que Greenpeace ne réalise cette concertation unilatérale, Yannick Jadot, s'est fait une opinion
: il prévient, comme si c'était fait, que Greenpeace, suivie par sa meute des Amis de la Terre, va faire le choix de la rupture. « Je serais eux, je ne retournerai pas à table tant qu'il n'y aura pas d'actes posés », explique l'ancien patron de Greenpeace. Classés ONG par l'ONU, les Amis de la Terre s'opposèrent vivement à la conférence de Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009.

Mais, pour Hulot, le « dialogue n'est pas rompu »

Vigilante, mais pas soumise, la Fondation Nicolas Hulot dérange.
Car les autres ONG ont été forcées de aligner en urgence.

L'autonomie médiatique de la Fondation indispose le tout nouveau président de France Nature Environnement (FNE), Bruno Genty.
« Ça va nous obliger à arrêter une position commune. De notre coté, on se dit qu'il y a d'autres enjeux que la taxe carbone, et que la discussion de la loi Grenelle II, qui arrive en discussion au parlement début mai, sera le véritable test. Le dialogue environnemental, c'est comme le dialogue social, on est dans la position des syndicats qui ont beau être radicaux, ils ne se retirent pas pour autant des négociations. » L'autonomie de FO ne lui pose pas tant de problèmes.
Bruno Genty (FNE) succède à Jean-Pierre Raffin (né en 1937) qui en est maintenant président d'honneur, mais il fut membre du cabinet (de 1997 à 1999) de Dominique Voynet, ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement de Jospin et reste un proche de Daniel Cohn-Bendit.

Si FNE se radicalisait, met en garde son président, cela déboussolerait les milliers de militants de terrain, qui siègent dans des commissions institutionnelles (de protection de la nature, de gestion des risques, etc.).
Les associations qui touchent le plus de subventions, comme FNE (38% du budget), la Ligue de protection des oiseaux (37 % selon son rapport d'activités 2008), sont typiquement bien installées dans la cogestion et il deviendrait inconfortable d'opter pour la rupture. Ecologie sans frontière appelle même les autres ONG à « ne pas quitter le navire », estimant que « le combat se situe à l'intérieur du processus Grenelle. »

Les associations ont déjà réussi à se diviser: celles qui participaient et celles qui avaient refusé le Grenelle.


Ainsi, Sortir du nucléaire, qui n'avait pas rejoint le Grenelle, avait rayé de ses sujets de discussion la question de l'atome.
Le réseau Sortir du nucléaire, qui vit des cotisations de ses adhérents, refuse par principe toute concertation avec la mission Granite sur l'enfouissement des déchets nucléaires. Des acteurs plus radicaux du mouvement antinucléaire le critiquent pourtant.
Cette fois, la taxe carbone fissure la digue associative des « grenelliens » .

L'altermondialiste Vert Jadot sous l'emprise d'éoliennes

L'éolien est un "très mauvais signal".
Orru ne communique pas sur le sujet et le directeur-général du WWF n'est pas encore mûr pour un ... "reniement" !


Pourtant, la proximité des éoliennes provoquerait, selon un article paru dans Le Monde Magazine du 28 novembre 2009, du stress, des insomnies, des nausées, des vertiges, une irascibilité, etc. Pauvre Yannick !

jeudi 17 avril 2008

OGM à l’Assemblée : projet de loi adopté de justesse

Chambre dite inutile, le Sénat fera-t-il de la résistance ?
Le Parlement n’est pas la Chambre d’enregistrement que les casseurs décrivent.
A une faible majorité de 249 voix contre 228, les députés ont adopté mercredi le projet de loi sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) lors d'un vote solennel à l'issue d'une semaine de débats houleux et de vives tensions entre la majorité et la secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.

Les représentants de la majorité ne sont pas des élus ‘godillots’.
Trente-et-un députés UMP se sont abstenus lors du vote et dix d'entre eux se sont prononcés contre le texte. Dix membres du Nouveau Centre se sont abstenus et un a voté contre.
L’opposition s’est divisée
La gauche a voté contre, mais 15 députés socialistes n'ont pas participé au vote. Six d'entre eux ont ensuite fait savoir qu'ils voulaient s'opposer au projet.
Devant les députés, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a défendu un texte "ni pro ni anti" OGM, et un des dispositifs "les plus précautionneux au monde". Il a fait valoir aux députés de la majorité que refuser le texte serait "affaiblir" la France au moment où la Commission Européenne doit se prononcer sur la clause de sauvegarde activée par Paris sur le MON810, seule variété d'OGM cultivée en France.
Au cours des 36 heures de débats, les anti-OGM ont marqué quelques points, avec l'aide de députés de la majorité. Ils ont notamment imposé aux cultures transgéniques le respect "des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales sans OGM", par un amendement du député communiste André Chassaigne. Mais le Premier ministre François Fillon s'est engagé mardi devant le groupe UMP à revenir sur cet amendement lors de la deuxième lecture au Sénat qui joue donc pleinement son rôle.

Les députés sont aussi revenus sur certaines modifications apportées par les sénateurs au Haut conseil des biotechnologies, chargé d'évaluer les OGM. Ils ont notamment restauré la liberté d'expression de ses membres et rétabli l'équilibre entre ses deux comités, scientifique et représentant la société civile.

Mais les grands principes du texte, et en premier lieu la coexistence entre cultures OGM et non-OGM, n'ont pas été modifiés. Le délit de fauchage institué par le Sénat a été maintenu.
D'où la colère des écologistes contre un texte qui "ouvrira la porte à une dissémination massive des OGM dans l'ensemble des territoires de la France", selon le député Vert Yves Cochet. L'ancien ministre de l'Environnement a essayé de se rallier les députés de la majorité en les exhortant à "activer la clause de conscience en votant contre cette loi". "Si vous votez cette loi, les conséquences seront irrattrapables, irréversibles et définitives", a-t-il dit, en demandant aux députés de penser à leurs enfants et petits-enfants.

Le débat a éprouvé la secrétaire Nathalie Kosciusko-Morizet, absente au moment du vote mais néanmoins très exposée. Mise en cause par la majorité pour s'en être remise à la "sagesse" de l'Assemblée sur l'amendement Chassaigne, désavouée par François Fillon, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie a dû présenter mercredi ses excuses pour avoir dénoncé dans "Le Monde" le "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le président du groupe UMP Jean-François Copé et Jean-Louis Borloo, son ministre de tutelle.
Au moment de se féliciter de l'adoption du projet de loi de l’équipe gouvernementale en première lecture par l'Assemblée nationale, le Premier ministre a jugé en fin de journée à la sortie du conseil du bureau politique de l'UMP que "l'incident est clos". François Fillon avait laissé le choix à la Secrétaire d'Etat entre présenter ses excuses ou être renvoyée du gouvernement. "Elle fera des excuses publiques. Sinon, on en tirera toutes les conséquences", a indiqué l'hôte de Matignon lors d'une réunion d'urgence du groupe UMP avant le vote du projet de loi, selon des participants.
"NKM" s'est aussitôt exécutée dans un communiqué, tout en affirmant que ses propos avaient été "déformés". Pour sa part, "Le Monde" les a intégralement maintenus, comme le Nouvel Observateur soutient l'existence d'un certain vrai-faux SMS... "Je crois qu'elle ne fera pas long feu au gouvernement", a commenté Yves Cochet.
Il n'essaie manifestement pas de se rallier tous les UMP !
D'autres voyaient dans ce vote l'acte de décès du Grenelle de l'Environnement, dont le projet de loi sur les OGM est la première concrétisation. "On peut dire aujourd'hui que le Grenelle de l'environnement est mort", a estimé le socialiste Germinal Peiro, quelque peu prématurément.
La fédération France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot ont ont en effet estimé que le texte est "encore largement perfectible si l'on veut aboutir à une véritable maîtrise des cultures OGM". Pour Arnaud Apoteker de l'association Greenpeace, "l'Assemblée Nationale vient de rédiger l'acte de vente de l'agriculture française à Monsanto". Greenpeace ne serait pas un peu … radicale ?
Le projet de loi repart au Sénat pour une deuxième lecture les 16 et 17 avril. Il reviendra ensuite à l'Assemblée.