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mardi 3 mai 2016

TTIP ou TAFTA: Greenpeace révèle une sélection des documents de travail

Menaces sur les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes

Greenpeace s'appuie sur des documents confidentiels portant sur une partie des négociations
 

L'ONG supranationale - et illégitime - estime que la conclusion du partenariat commercial transatlantique (TTIP) entre l'Union européenne et les Etats-Unis altérerait les normes de sécurité alimentaire et environnementale européennes. Selon ses partisans, le TTIP - ou TAFTA, en américain (Transatlantic Free Trade Area) - pourrait générer 100 milliards de dollars d'activité supplémentaire des deux côtés de l'Atlantique chaque année.
En revanche, pour Greenpeace, ce traité accorderait trop de poids aux multinationales au détriment des consommateurs et des gouvernements.

Washington dénonce des interprétations "trompeuses" et -entre 2013 et 2016- Paris a fait marche arrière...

Greenpeace Pays-Bas a publié lundi 248 pages de "textes consolidés" qui portent sur 13 chapitres, soit près de la moitié de l'accord, sur le site TTIP-leaks.org. Ces documents datent de début avril et ont été rédigés avant un cycle de négociations organisé la semaine dernière à New York.
"Nous avons fait cela pour lancer le débat", a expliqué Jürgen Knirsch, spécialiste des traités commerciaux chez Greenpeace, lors d'une conférence de presse, ajoutant que les documents visent à démontrer qu'il faut suspendre les négociations. "La meilleure chose que la Commission européenne puisse faire, c'est dire  'désolé, nous avons fait une erreur'."

Beaucoup de bruit médiatique pour pas grand chose


Ces documents reflètent les positions des négociateurs et non pas la conclusion des tractations, souligne  la Commission européenne.
Cecilia Malmström, commissaire européenne au Commerce, a qualifié les révélations de Greenpeace de "tempête dans un verre d'eau."
La commissaire européenne a aussi déclaré que les Européens ne renonceront à aucun de leurs principes dans le seul but de signer un accord avec les Etats-Unis avant la fin du mandat de Barack Obama. "Si ce n'est pas acceptable, il nous suffit de dire 'désolé, mais nous devons le geler' et attendre le prochain gouvernement. Bien sûr, nous allons perdre du temps, mais nous ne pouvons accepter un 'TTIP allégé' ou quelque chose qui ne soit pas assez bon", a-t-elle insisté.

Le représentant américain au Commerce, (USTR), a lui aussi rejeté les conclusions tirées des divulgations de Greenpeace, qui sont, selon son porte-parole, au mieux "trompeuses", au pire "tout à fait erronées".

Avant même la publication de documents par Greenpeace, le gouvernement français avait menacé de bloquer la négociation menée au nom des Vingt-Huit par la Commission européenne, mais il n'a pas mis ses menaces à exécution.
Pour le premier ministre Manuel Valls, les positions de l'Union européenne et des Etats-Unis sont encore trop éloignées pour conclure un accord avant la fin de l'année, objectif affiché par Barack Obama et l'exécutif européen.
La délégation socialiste au Parlement européen a estimé lundi que les documents publiés par Greenpeace, notamment sur l'abandon présumé du principe de précaution, doivent inciter les Européens, et la France, à prendre leurs responsabilités, comme on dit ! "L'Union européenne, dès lors, doit s’interroger et envisager de suspendre les négociations", dit-elle dans un communiqué, jugeant que la Commission avait "démissionné".


La droite européenne a fait du maintien de l’arbitrage privé dans le TTIP une ligne rouge. Sans majorité et campés sur des positions "euro-exigeantes" de plus en plus droitières ils refusent la moindre concession.

Une instrumentalisation politicienne des divergences


Pour le Parti de gauche, en campagne contre le projet de traité depuis des années, la preuve est faite que les garanties données par l'exécutif européen ne sont pas respectées. "Les négociations doivent s'arrêter et ce traité être abandonné", peut-on lire dans un communiqué. "Le climat, la biodiversité, la justice sociale ne sont pas compatibles avec ces règles de libre marché que les oligarchies veulent imposer sur toute la planète."

Selon Greenpeace, les documents montrent que les divergences sont désormais profondes entre les deux rives de l'Atlantique. Mais, pour Cecilia Malmström, il n'y a rien d'extraordinaire à dire qu'il existe de désaccords et que l'Union est aussi ouverte que possible dans les négociations.
Pour Greenpeace, l'Allemand Jürgen Knirsch estime que les documents démontrent que les Etats-Unis veulent remplacer le "principe de précaution européen", qui interdit la commercialisation de produits potentiellement dangereux lorsque leurs effets sont inconnus ou contestés, par une approche plus souple.

Cecilia Malmström garantit de son côté que le principe de précaution fait partie de l'acquis communautaire et que les allégations de Greenpeace sont fausses, appelant les gouvernements européens à faire preuve de pédagogie sur le sujet auprès de leurs citoyens.
En Europe, où la résistance se renforce contre des importations de produits agricoles américains, en raison du recours intensif aux organismes génétiquement modifiés (OGM), on assure que la position défendue par la Commission n'a pas changé.
Les négociateurs se sont fixé pour objectif d'élaborer les textes consolidés d'ici juillet avant d'aborder les questions les plus délicates dans le courant du deuxième semestre.


L'arrêt des négociations est l'issue " la plus probable", selon Fekl

Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Matthias Fekl, a mis en cause mardi  "l'état d'esprit des Etats-Unis" vis-à-vis de l'arrêt des négociations sur le traité de libre-échange transatlantique. "Au vu de l'état d'esprit aujourd'hui des Etats-Unis, cela semble l'option la plus probable", a-t-il affirmé  à l'antenne de la radio Europe 1, après la publication des 248 pages de documents sélectionnées par l'ONG pour des conséquences supposées néfastes sur la santé et l'environnement. "Je dénonce depuis un an l'attitude (des Etats-Unis)", a-t-il insisté.
"Nous voulons de la réciprocité. L'Europe propose beaucoup et elle reçoit très peu en échange. Ce n'est pas acceptable", a affirmé  M. Fekl, jugeant que l'accord n'est aujourd'hui "absolument pas" acceptable "en l'état", assurant avoir été "le seul membre d'un gouvernement (européen) à tirer la sonnette d'alarme dès 2015".
Fekl a d'ailleurs laissé entendre que Paris ne se laissera pas imposer un traité contre sa volonté. "Il ne peut pas y avoir d'accord sans la France, et encore moins contre la France", a-t-il martelé.

Il a énuméré certaines conditions pour trouver un terrain d'entente avec Washington. "Nous souhaitons que nos PME aient accès au marché américain. Nous souhaitons défendre l'agriculture, les indications géographiques", a-t-il expliqué.

Le secrétaire d'Etat a également exigé le respect des normes environnementales. "Cela n'aurait aucun sens d'avoir fait la [conférence mondiale sur les changements climatiques] Cop 21 en décembre à Paris, ce superbe accord pour l'environnement, et de signer quelques mois après un accord qui viendrait le détricoter", a-t-il affirmé. "Le commerce n'est pas un but en soi, c'est un outil", a-t-il insisté. Un détricotage de plus serait insupportable, en effet...

Quant au principe de précaution, défendu par les Européens, Fekl pointe "les Américains [qui] ne veulent pas en entendre parler. Nous en sommes là dans des négociations qui sont totalement bloquées", a-t-il ajouté.


Greenpeace a instrumentalisé lundi des documents confidentiels, partiels et intermédiaires  sur ces discussions en cours - négocié dans le plus grand secret depuis mi-2013qui renforceraient, selon elle, la crainte que cet accord commercial conduise à une déréglementation généralisée au profit des grandes entreprises et visant à supprimer les barrières commerciales et règlementaires de part et d'autre de l'Atlantique pour créer une vaste zone de libre-échange censée doper l'activité économique. Le gagnant serait le plus dynamique, au risque qu'il soit d'ores et déjà le plus puissant.


lundi 17 août 2015

Des activistes écologistes pénètrent dans l'INRA de Colmar pour "inspecter" des pieds de vignes

Coup de force illégal des "faucheurs volontaires" anti-OGM

Environ 80 "faucheurs volontaires" ont pénétré par effraction
 

S'octroyant tous les droits en toute impunité, ils ont fait irruption 
lundi matin dans les locaux de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Colmar, pour une "inspection citoyenne" à la recherche de vignes OGM, a fait savoir l'un des écologistes radicaux, en toute impunité.

Selon ces écologistes radicaux, "l’essai de vigne OGM en plein-air conduit par l’INRA avait pour but de tester des porte-greffe de plants de vigne génétiquement modifiés pour résister à la maladie du court-noué. Cet essai, préalablement stoppé en Champagne à la demande de [certains] vignerons locaux, puis proposé et refusé [par une minorité agissante] dans l’Hérault, a finalement été imposé [sic] aux alsaciens [Alsaciens], au coeur d’un vignoble où le court-noué [une maladie virale mortelle touchant les ceps] ne pose pas de problème," assurent-ils.
Ces activistes passent à un palier supérieur puisqu'ils limitaient jusqu'ici leurs destructions aux parcelles d'essai transgéniques et de cultures d'OGM en plein champ.

A la recherche de pieds de vignes OGM

"On va aller regarder dans les serres s’il y a des pieds de vignes OGM, 
comme ceux qu’on avait fauchés il y a cinq ans", a lancé une membre des mouvements des faucheurs volontaires, Dominique Delort (le couple ci-contre), forte d'aucun droit à contrôler quoi que ce soit. "Si on en trouve qui ne sont pas en milieu confiné, on va faire établir un constat d’huissier", a-t-elle menacé, revendiquant un délit susceptible de poursuites judiciaires pour "dégradation volontaire en réunion". Chef d’entreprise dans le bâtiment, D. Delort a participé à la grève de la faim de mars 2007 pour réclamer un moratoire sur les OGM, puis a cessé son activité professionnelle en 2009 pour vivre de son activité de coordinatrice des Faucheurs Volontaires dans le Cher.

Des récidivistes que le clémence de la Justice ne peut dissuader
On reconnaît l''ex-porte-parole de la Confédération Paysanne, 
José Bové; le député-maire Verts de Bègles, Noël Mamère 
(3e gauche) et le fondateur du "collectif des faucheurs d'OGM" 
Jean-Baptiste Libouban.
61 faucheurs volontaires avaient détruit une parcelle de vigne transgénique expérimentale de l’INRA de Colmar, le 15 août 2010. Ces destructeurs 'citoyens' avaient arraché plusieurs dizaines de pieds de vignes OGM, plantés dans le cadre d'une expérimentation en plein air de l'INRA de Colmar, en Alsace. Il s'agissait pour l'Institut de recherche de tester la résistance de porte-greffes de vignes génétiquement modifiés au court-noué. Poursuivies pour "délit de fauchage" et "violation de domicile", des associations écologistes avaient tenté de les faire interdire par la justice, avec succès devant le tribunal administratif de Strasbourg en 2009, infirmé en janvier 2011 par la cour d'Appel de Nancy. Ils avaient rassemblé quelque 200 militants venant de toute la France, en vain, pour faire pression. 
Le directeur de la communication de l'INRA, Jean-François Launay avait déjà dénoncé de l'agit-prop. "Je n'ai jamais vu une telle entreprise de désinformation". "Le procès qui s'ouvre mercredi, c'est avant tout celui d'un énorme gâchis, celui de 60 personnes qui ont saccagé huit ans de travail", poursuivit-il, estimant que les faucheurs "prennent la recherche publique en otage". Leur geste n'était rien d'autre, selon eux, que "de la désobéissance civile".

En septembre 2012, plus d'une centaine de faucheurs volontaires, hostiles aux OGM, dont le couple de pestes, Guy et Dominique Delort (photo ci-dessus,à Vesdun, Cher), avaient sévi dans neuf parcelles de culture de tournesols "Clearfield" de BASF et "Express Sun" de Pioneer dans l'Isère et la Drôme. Ils entendaient contester la culture de ces tournesols développées pour offrir une grande résistance aux herbicides et répondre à la demande. De plus, selon la Chambre de l’Agriculture du Rhône, ces variétés ne seraient pas génétiquement modifiées et auraient été obtenues par "sélection des semenciers". Elles ne sont par ailleurs pas interdites par la réglementation européenne.

Les faucheurs volontaires relaxés en 2014

Pied-de-nez des camarades
de José Bové à la Justice
La cour d’Appel de Colmar avait estimé que l’arrêté ministériel autorisant ces OGM était "illégal" et le juge de Christiane Taubira, proche d'Eva Joly, candidate d'EELV face à Hollande, les avait...relaxés en juillet 2014, car il y avait eu "une erreur manifeste d’appréciation des risques inhérents" à l’essai, réalisé "au milieu du vignoble alsacien" dans un environnement non confiné.

Ces perturbateurs des institutions de la République ont pour principaux avocats François Roux et Marie-Christine Ételin, qui sont à l'origine du mouvement des "Comparants volontaires" qui, notamment pour les "faucheurs", consiste à provoquer la Justice en réclamant une comparution devant les tribunaux, conformément à l'esprit de la désobéissance civile. Les Tribunaux correctionnels de Toulouse et de Riom avaient reconnu cette démarche de refus assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir, mais leurs décisions avaient été infirmées par les Cours d'Appel.
Ces extrémistes de gauche poursuivis bénéficient d'une relaxe ou d'un sursis, quand leur procès n'est pas, comme en 2006,  tout simplement reporté... sine die ! Le 20 août 2006, Dominique Bussereau, ministre de l'Agriculture, avait pourtant considéré que ce sont des "actes de vandalisme irresponsable contraires à l'État de droit et au respect de la propriété privée et de l'outil de travail." Les "faucheurs volontaires" affirment qu'ils ne font que faire respecter le droit à un environnement sain, reconnu maintenant dans la Constitution française par le biais du "principe de précaution", à la faveur de la Charte de l'environnement. Or, elle n'existait pas encore au moment des premières actions...

Cette fois, les destructeurs récidivistes étaient réunis  depuis vendredi soir sur place, à Kaysersberg (dont le maire EELV est conseiller départemental du Haut-Rhin), pour leur assemblée générale, qui s’est terminée dimanche soir.
Les Faucheurs -volontaires mais intermittents- ne pointeraient-ils pas à Pôle emploi ?

mercredi 5 février 2014

UE - Les Verts allemands moins radicaux: l'Allemagne va permettre la culture d'un nouvel OGM

Les "Grünen" lâchent les altermondialistes d'EELV

Leçon de réalisme à nos idéologues
Ces margoulins bruyants sont
quantités négligeables en Europe
Un nouvel OGM, le maïs TC1507 du groupe américain Pionneer, devrait être autorisé à la culture dans l'UE la semaine prochaine grâce à l'abstention de l'Allemagne, car cette position équivaut à un accord.
"L'Allemagne est en train de passer du contre (l'autorisation de culture) à l'abstention", ont souligné deux sources proches du dossier.
Reste aux ministres de l'UE chargés des Affaires européennes à se prononcer sur la mise en culture de cet OGM lors d'une réunion à Bruxelles mardi prochain.

L'abstention du gouvernement allemand équivaudra aors à donner un accord à la demande d'autorisation de culture. 
"Si aucune majorité qualifiée n'est réunie contre la demande, parce qu'un Etat s'abstient, alors elle sera automatiquement approuvée"», a expliqué Tonio Borg dans un entretien diffusé par Vieuws, un media internet spécialisé dans les affaires européennes.

Un affront de l'Allemagne à la France

Le Foll, impuissant,
voire incompétent
Hostiles à une autorisation de culture de cet OGM et toujours plus isolés, Hollande et Duflot comptaient sur le soutien de Berlin.
Selon un négociateur européen, l'Allemagne s'était ralliée dans un premier temps au camp français, laissant pour la première fois entrevoir la possibilité d'un rejet d'autorisation.

Mais la grande coalition dirigée par Angela Merkel est divisée sur la question et faute d'accord, la consigne donnée à son représentant mardi prochain sera l'abstention, a-t-on expliqué.
 
Or, la CDU d'Angela Merkel a laissé au chef du Parti social-démocrate (SPD), Sigmar Gabriel, le vice-chancelier, outre la tête du grand ministère de l'Economie et de l'Energie, la responsabilité de la transition énergétique, l'un des plus gros chantiers de l'Allemagne pour les années à venir et l'un des plus délicats. Cette transition à marche forcée est une conséquence de l'abandon du nucléaire décidé en 2011 par la chancelière Angela Merkel sous la presion des Verts (die Grünen), après la catastrophe de Fukushima. "C'est une tâche immense", a reconnu dimanche S. Gabriel, qui s'est chargé de l'Environnement dans la coalition gouvernementale.

La Commission européenne avait relancé cet épineux dossier en novembre, après avoir été condamnée par la Cour de Justice de l'UE pour les retards pris dans la procédure d'autorisation, lancée en 2001 et bloquée depuis 2009 par les dissensions entre Etats. A l'époque, six pays avaient voté pour l'autorisation (Royaume-Uni, Espagne, Finlande, Suède, Roumanie et Estonie), douze contre, dont la France, et neuf, dont l'Allemagne, s'étaient déjà abstenus.

Le ministre français de l'Agriculture parle de détermination de la France à fermer les champs de l'UE à cette culture.
Stéphane Le Foll s'est payé de mots, réaffirmant la volonté de la France de réformer le cadre juridique européen ! Paris refuse d'autoriser ce maïs "pour des questions de fond" et parce que l'entreprise n'a toujours pas répondu à la demande de l'EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) "de préciser un certain nombre de règles (...) sur les impacts environnementaux". 

Le Parlement européen a aussi appelé au rejet de la demande d'autorisation, par 385 voix contre 201 et 35 abstentions. Quatre OGM ont obtenu une autorisation de culture dans l'UE, mais un seul est encore cultivé dans quelques Etats, le maïs MON810 du groupe américain Monsanto, qui a demandé le renouvellement de cette autorisation. Les autres, deux maïs (BT176 et T25) et la pomme de terre Amflora, ont été abandonnés.

lundi 28 octobre 2013

Ecotaxe: les Verts nous pourrissent la vie et accessoiremnt la présidence de Hollande

"L'écotaxe se justifie totalement", maintient J.-V. Placé contre les intéressés en révolte 

Le sénateur EELV ne "comprend" pas la révolte des agriculteurs en Bretagne
Ecotaxe poids-lourds: des manifestants du Finistère
au portique écotaxe de Pont-de-Buis-les-Quimerch,
le 26 octobre 2013
"Il est normal de manifester. Mais pas de cette façon-là..."!
Ainsi, l'écolo radical a-t-il condamné les manifestants en lutte contre la mise en place de l'écotaxe. Fustigeait-il le camarade Joseph Bové, dit José à la différence de Staline, quand le vrai-faux paysan saccageait les champs de maïs ou "démontait" les MacDo's ? 
Lien PaSiDupes - "José BOVE, candidat condamné" 

Le gros bonhomme Vert est revenu sur les actions coup de poing menées par les agriculteurs bretons ce week-end. Il répondait  ce lundi aux questions d'Apolline de Malhebre sur BFMTV et RMC, en remplacement de Jean-Jacques Bourdin.  "On trouve normal ce type d'exactions?", s'est indigné le sénateur écologiste de l'Essonne.

Jean-Vincent Placé a continué de plaider en faveur de ce nouvel impôt
qui devrait être mis en place, comme prévu, selon lui.
Pour se justifier, il croit bon d'affirmer que l'écotaxe n'a pas été "inventée" par la gauche, mais par la "précédente majorité", en septembre et décembre 2007. Sous la pression des écologistes, les 10 candidats de la présidentielle 2007 avaient signé ce pacte. 

Avec son "Pacte écologique", la Fondation Nicolas-Hulot, avait  poussé au lancement du Grenelle de l'Environnement.
L'écotaxe avait dû être "reportée pour des raisons techniques",
 au 1er janvier 2014. L'écologiste sectaire ne rappelle pas en revanche qu'en 1999, le gouvernement socialiste de Lionel Jospin a cherché à instaurer une écotaxe pour financer le passage aux 35 heures mais que le projet a été invalidé par le conseil constitutionnel.

"
L'objectif est simple: renchérir un petit peu le prix du transport routier" pour lutter contre la pollution et "rapprocher la production de la consommation", a minimisé le patron des Verts (EELV) au Sénat. 

VOIR et ENTENDRE le boulet du gouvernement assurer que l'écotaxe "se justifie pleinement pour toute la France":




"Pédagogie et autorité"

S'ils sont violemment opposés au système, Jean-Vincent Placé s'est étonné des exonérations dont les Bretons pourront bénéficier. "La Bretagne est exonérée à 50%, la nationale 164 est exonérée, la filière lait est exonérée", a-t-il listé, inconscient qu'elles engendrent  des inégalités que le Conseil Contitutionnel pourrait sanctionner. "Et pourquoi pas le Pays basque?", s'est exclamé le Vert né en Corée.

Le responsable écologiste met en cause la "mono-activité" de la Bretagne dans le domaine agro-alimentaire. 
"Le gouvernement peut faire un geste", mais "il n'a pas vocation à le faire sur l'écotaxe", a jugé Jean-Vincent Placé, plaidant pour un plan de "reconversion écologiste de la Bretagne" et soulignant, à ce titre, l'action du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll.
VOIR et ENTENDRE le ministre, à défaut de Guillaume Barot, escort boy de Ayrault et Hollande, et pourtant chargé de l'agroalimentaire:

Demandant au gouvernement de faire preuve de "pédagogie et d'autorité",
Placé s'est fait plus péremptoire. "Si le gouvernement cède, il ne faudra pas s'étonner qu'il n'ait plus aucune autorité sur rien..."

"On ne peut pas ménager tout le monde"


Quand Joseph va aux champs
c'est pour les saccager
Jean-Vincent Placé souffle le chaud et le froid sur le pouvoir. Aujourd'hui, il demandait un changement de cap politique au gouvernement. "Je constate qu'il y a eu une politique d'austérité et de rigueur assez soutenue", rappelant "les réductions dans le budget de l'écologie, mais pas seulement..."
"Il cherche à ménager tout le monde. Or à un moment donné, on ne peut pas ménager tout le monde. Moi ce que je demande, c'est une politique de gauche, écologiste et sociale...", a insisté Jean-Vincent Placé.

Avez-vous noté la solidarité des extrémistes de gauche de la Confédération paysanne?

jeudi 8 août 2013

Des écolos radicaux menacent de déboulonner des pylônes de lignes à haute tension

Ces altermondialistes qui veulent notre bien écolo

Des anti-nucléaires ont menacé de déboulonner des pylônes  de lignes à haute tension (LHT)
Angélisme de 
la propagande des Verts


Plusieurs préfectures
 de la vallée du Rhône, ainsi que des media, ont reçu des lettres de protestation contre la "dictature nucléaire".

Un climat de peur s'installe en France: après les
 
sabotages de caténaires dans les années 2008 et 2009, 
liens PaSiDupes :
SNCF : ruptures de caténaires sous des …tirs de carabines ! : leur vétusté -selon les syndicats- n’expliquait pas tout…
Huit arrestations dans l’enquête sur les sabotages SNCF soupçons sur l’ultra-gauche
et d'éclisses à la SNCF,

voici les déboulonnages de pylônes, escalade  de la violence dans la droite ligne 
du saccage du MacDo de Millau que  l'élu EELV, Jojo Bové qualifia de"démontage", le 12 août 1999

ou le fauchage de  champs de maïs OGM à Menville (Haute-Garonne) autorisés par le Conseil d'Etat: lien PaSiDupes

Construites sur le même modèle, ces lettres reçues mardi étaient accompagnées de boulons de 12 centimètres sur quatre.

De source proche du dossier, on précise n'avoir "aucune certitude" que les boulons soient ceux de pylônes de la région.

Le réseau de transport d'électricité (RTE) estime que ces envois ne posent "a priori" pas de risque de sécurité

"A priori, cela ne représente pas de risque et toutes nos équipes sont mobilisées depuis hier pour sécuriser, vérifier tous les pylônes", assure RTE, précisant que l'on dénombre 300 pylônes dans le seul département du Vaucluse.

Ces pylônes comptent entre 600 et 900 boulons, précise RTE.

"Pour l'instant, on ne sait pas vraiment si ces pièces ont été déboulonnées ou s'il s'agit de boulons neufs", ajoute le réseau, qui note que le déboulonnage peut fragiliser les pylônes avec un risque de chute de câbles susceptible de provoquer des incendies ou de faire des morts de personnes.

Reçues notamment par les préfectures des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Gard et de la Drôme, les lettres assurent que le "nucléaire n'est pas plus sûr que transparent" et annoncent un "déboulonnage des pylônes par solidarité avec les victimes civiles et militaires de la dictature nucléaire".

La menace est prise d'autant plus au sérieux qu'elle a été proférée un 6 août, 
date anniversaire du bombardement atomique de la ville d'Hiroshima  en 1945, à laquelle les missives font clairement allusion.

RTE, filiale à 100% d'EDF, est le gestionnaire des 100.000 km de lignes à haute tension de France, qui acheminent à travers le territoire l'électricité produite notamment par les centrales nucléaires.

L'électricité qui circule sur ces lignes atteint entre 63.000 et 400.000 volts, précise le réseau.

mardi 2 juillet 2013

Limogeage: Batho, deuxième ministre rose victime des Verts

L'écologie fait des victimes: après Brick, Batho

Interdiction de s'en prendre à la Royal
 
Batho, touchée par Royal,
coulée par Hollande
Le divorce est consommé. 
Il remonte aux législatives de 2012 et,  depuis quelques semaines par media interposés, les critiques battaient leur plein entre la mère des enfants de Monsieur et Delphine Batho. Delphine doit tout à Ségolène, mais la matrone et sa protégées ont des caractères difficiles. 
La présidente de la région Poitou-Charentes avait reproché début juin que "même le ministère de l'Écologie n'a pas acheté de véhicule électrique", ajoutant son commentaire: "c'est dramatique de ne pas croire à la mutation écologique". Imbue de sa fonction de ministre de l'Écologie, comme son aînée, Batho a répliqué mardi sur RTL. "Ségolène Royal, je pense, souffre après un certain nombre d'échecs difficiles. Mais la limite de cette souffrance, c'est qu'il ne faut pas que l'individu l'emporte sur le collectif", a-t-elle lancé, en référence aux revers de la candidate battue en 2007, rebattue lors de la primaire PS de 2011 et achevée lors des législatives de 2012 à La Rochelle. Et la junior de faire la leçon à la senior: "La gauche, c'est un combat collectif et une des leçons qu'il faut retenir des échecs que je rappelais, c'est qu'on ne réussit pas en tirant contre son camp ou en divisant".
Le boomerang lui est revenu en pleine face.

Pas un ministre ne trouve grâce aux yeux de Royal 
Il est vrai que la présidente de région s'en est aussi prise au ministre Arnaud Montebourg, sur la voiture électrique, au ministre Pierre Moscovici, sur les salaires des patrons du privé, ou encore au premier des ministres, Jean-Marc Ayrault, comme  à leur président, F. Hollande, auxquels elle reproche que "tout est trop lent".

Mais l'acrimonie entre les deux femmes est plus vive encore. 
Le passif entre Royal et Batho remonte aux législatives de 2012
"Royal voulait récupérer la circonscription des Deux-Sèvres qu'elle avait donnée à la garde de Batho en 2007. Batho, qui est une ambitieuse, a refusé de retomber dans l'ombre er Royal a dû se faire parachuter à La Rochelle où elle a fait un atterrisage catastrophe. Une version que ne confirme pas un élu UMP. "Je pense, dit-il, que si Royal s'est présentée à La Rochelle, c'est parce que ça brille plus qu'à Mesle", ancien fief de Royal dans les Deux-Sèvres. 
Depuis, Royal ne rate jamais une occasion de pourrir Batho. 
Avant la voiture électrique, elle avait épinglé la baisse du prix de rachat de l'électricité photovoltaïque et la hausse de la fiscalité sur le diesel poussée par Batho, à la remorque de J.-V. Placé. "On a encouragé les Français pendant des années à acheter des voitures diesel, on ne va pas du jour au lendemain leur taper sur la tête avec un impôt supplémentaire. Je considère que l'écologie ne doit pas être punitive. Si à chaque fois qu'on fait de l'écologie on met un impôt supplémentaire, alors les Français se détourneront de l'écologie", avait-elle ainsi lancé en mars sur France Inter. 

En réalité, l'amère Royal reproche également à Batho de ne pas favoriser son ancien fief des Deux-Sèvres. "Delphine Batho est députée dans le département où sont fabriqués les Mia Electric. Elle n'en a pas acheté une", gronde un conseiller ministériel. Les ventes de la Renault Zoe (15.700 €), produite à Flins, démarrent bien, tandis que celles de la Mia, produites dans le Poitou, ont du retard à l'allumage.

Placé sacrifie Batho et Hollande venge Royal

Une femme de moins au gouvernement Ayrault


Alors que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui, à plusieurs reprises, s'est affronté au chef du gouvernement, n'a jamais été "recadré" publiquement, l'annonce de la convocation de la petite Batho à Matignon s'est faite par le biais de Twitter...
"Sur proposition du Premier ministre (Jean-Marc Ayrault), le président de la République a mis fin aux fonctions de Mme Delphine Batho et a nommé M. Philippe Martin, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie", a annoncé l'Élysée dans un communiqué. 
La seconde ministre de l'Écologie est remplacée par Philippe Martin.

Agé de 60 ans, il était député PS du Gers et membre de la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée. Ce fabiusien est un ancien préfet du Gers et des Landes. Nommé vice-président du Forum des territoires en 2008 par Martine Aubry alors premier secrétaire du Parti socialiste , il a proposé l'organisation du premier référendum départemental sur la présence d'essais OGM en plein champ, alors qu'il était président du Conseil général du Gers.
Il est au nombre des parlementaires socialistes de la Gauche Durable, sur l'aile gauche du PS, qui interpelèrent François Hollande sur l'Europe


Batho, accroc à la parité ...

jeudi 1 novembre 2012

Ayrault a produit 20 couacs en cinq mois

La boîte à couacs est pleine


Regard bovin et tête de mort:
Ayrault-la-gaffe conjugue
déprime et dépression.
Résistons !


L'exécutif socialo-écolo a dépassé son quota 

Depuis quelques semaines, les ministres du gouvernement étaient priés de se taire.

Jean-Marc Ayrault était devenu son principal porte-parole. Mais le chef lui-même a  pourtant enfilé les bévues comme des perles, donnant une image d'amateurisme "comme on n'en a jamais vu", souligna un Jean-François Copé horrifié. C'est même "la symphonie des couacs", selon Nathalie Kosciusko-Morizet: une symphonie de Mahler. Alors, cette boîte à couacs, est-elle une création originale de l'équipe socialiste ou un standard remixé ?
Devoir de mémoire...


Les couacs de procédure

En anticipant une annonce du Conseil constitutionnel, qui sanctionnait une grossière erreur de procédure, Jean-Marc Ayrault a atteint des sommets. Non seulement, il a prêté le flanc à des attaques sur le non-respect de la séparation des pouvoirs, mais il a aussi mis en lumière l'impréparation d'un gouvernement pressé d'agir dans la précipitation d'avoir trop longtemps tergiversé. Car, si les Sages ont retoqué la totalité de la loi Logement présentée par son alliée EELV, Cécile Duflot, c'est que le texte examiné dans l'hémicycle du Sénat n'était pas la version validée en commission le matin même. 

Un deuxième projet de loi pourrait d'ailleurs connaître un sort similaire au Sénat et cette délirante excuse ne pourrait plus être invoqué : celui sur la tarification progressive de l'énergie. En commission, une majorité de sénateurs a jugé que ce texte contrevient au principe de la "péréquation tarifaire". Les décrypteurs indulgents admettent cette fois que les travaux d'une commission engagent la gauche gouvernementale et les représentants négligés de 4 millions d'électeurs communistes n'ont pas laissé passer.

Le gouvernement Fillon a évidemment connu ce genre de situation. Une dizaine de projets de loi a été censurée, mais en CINQ ANS, totalement ou partiellement, par le Conseil constitutionnel. Sachant que le gouvernement Fillon était autrement plus productif, la censure la plus spectaculaire reste celle de la taxe carbone, quelques jours avant son entrée en vigueur. C'était au motif que les nombreuses exemptions prévues créaient une rupture de l'égalité devant l'impôt et limitaient les objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La première était, elle, intervenue dès août 2007. C'est paradoxalement la lenteur socialiste à l'allumage qui permit de faire sourire un ministre socialiste malencontreusement, quelques jours avant la confirmation de la censure de loi Logement: "Nous sommes en retard sur le gouvernement précédent." 

Verdict: vu la lenteur de ses premiers pas, le gouvernement Ayrault a pris une forte avance sur ses prédécesseurs. 

Les couacs entre ministres

Partisan de l'auto-gestion, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, s'est cru autorisé à proposer de revenir à la semaine de 5 jours dans le primaire et, dans la foulée, de relancer le débat sur la dépénalisation du cannabis.  Ayrault a dû recadrer son ministre indépenant. 

Jérôme Cahuzac penche pour un retour de la publicité après 20h sur France Télévisions. Court-circuitée, sa collègue Aurélie Filippetti écarte immédiatement l'hypothèse. 
Cet été, c'était l'inverse : Filippetti se déclare pour une redevance sur les écrans d'ordinateur mais, au Budget, Cahuzac, qui dément  dans la foulée. 
Le bouquet final se joue en ce moment : au moins cinq ministres ont donné leurs solutions pour relancer la compétitivité française.

La situation de François Fillon aux manettes était très différente, car les décisions étaient réputées prises à l'Elysée. En mai 2011, Claude Guéantministre de l'Intérieur, annonce aux députés UMP la suspension du démontage des panneaux annonçant les radars automatiques. Quelques minutes auparavant, son "patron" venait de réaffirmer la consigne de fermeté. 

En septembre 2009, le secrétaire d'Etat Christian Blanc, entrepreneur et UDF proche de Michel Rocard, envoie une lettre à Matignon pour se plaindre que les arbitrages rendus sur le Grand Paris ne figurent plus dans le projet de loi. Et demande que sa version remplace celle des services du Premier ministre. 
Enfin, mentionnons Christine Lagarde, alors rebaptisée "Lagaffe", mais aujourd'hui directrice générale du FMI. En septembre 2007, la ministre des Finance annonce un plan de rigueur dans la fonction publique est en préparation, dit-elle. Pas du tout, est obligé de répondre, embarrassé, Matignon.


Verdict le ministre en charge au gouvernement Fillon avait entendu les 80 députés UMP frondeurs hostiles à la nouvelle politique de sécurité routière du gouvernement. Mais s'agit-il d'un simple couac ou d'un grave conflit d'intérêts, lorsqu'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, fait nommer sa concubine Audrey Pulvar à la tête de la rédaction des InRockuptibles dont le patron n'est autre que Matthieu Pigasseen outre actionnaire multi-millionnaire du Huffington Post et du Monde, nommé à la future Banque Publique d'Investissement (BPI), comme conseil,   par... Pierre Moscovici ?
3 couacs subalternes en 5 ans, côté Fillon, mais 5 couacs "maousse costauds" en 5 mois, côté Ayrault. 

Les couacs entre le Parlement et le gouvernement

Le projet de loi de finances 2013 a donné lieu à quelques amendements tout droit sortis des couloirs de l'Assemblée et que les ministères ont découvert au dernier moment. D'où une impression de flottement. Ce fut particulièrement vrai avec la proposition du député PS Christian Eckert d'intégrer les oeuvres d'art à l'ISF.
L'hyper-président qui a précédé la "gauche molle" était pressé par la crise et le besoin de réformes de faire adopter ses projets de loi. Entre décembre 2010 et janvier 2011, Le Figaro compte "une série de couacs: sur le permis à points, la réforme de la garde à vue, la Cades, les avantages fiscaux pour les aides à domicile et la fiscalité du patrimoine". 
Le couac le plus spectaculaire reste celui - écologique- de mai 2008. L'Assemblée adopte alors un amendement communiste qui limite considérablement la culture des OGM. La secrétaire d'Etat, Nathalie Kosicusko-Morizet dénonce un "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le patron des députés UMP et Jean-Louis Borloo, son  propre ministre de tutelle.


Verdict: Dans le cas de NKM, François Fillon saura faire preuve de fermeté et lui imposer un exil du palais Bourbon:  elle finira par présenter des excuses publiques .

Les couacs d'amateurs

"Amateurs!", lance la totalité de la droite à l'adresse de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement. Et à demi-mots, la gauche reprend l'idée. Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel a demandé au gouvernement de "mieux respecter les contraintes du travail législatif". 


Déçu de n'avoir pas obtenu le ministère de la Justice, le député PS Jean-Jacques Urvoas ironise sur le manque de considération de Ayrault, "chef" hégémonique : "en général, on commente une décision" du Conseil constitutionnel mais "on ne l'annonce pas". 

Sur ces accusations d'amateurisme, Jean-François Copé a exprimé sa préoccupation. Ses adversaires lui rappellent qu'en avril 2009, lors du vote de la loi Hadopi, défendue par Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il déclencha une belle colère du chef de l'Etat quand la majorité à l'Assemblé, ne  put rejeter le texte, à cause d'une trop faible mobilisation des troupes UMP dans l'hémicycle. 

Mieux, en avril 2008, des députés UMP critiquent l'amateurisme du gouvernement Fillon
Mais, pour tout dire, il s'agissait alors, sur fond de boycottage des JO de Pékin, de la cacophonie provoquée par les déclarations intempestives de Rama Yade, ainsi que du désordre créé par le franc-tireur Martin Hirsch, venu de la société civile et associé au gouvernement d'ouverture en qualité de Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse. Difficile, en vérité, de faire de  deux contextes différents une vieille rengaine de couacs.

Verdict: D'une part, Copé n'était pas Premier ministre et d'autre part les élus socialistes avaient usé contre la loi Hadopi d'un stratagème peu reluisant, se cachant sournoisement derrière un rideau pour tromper leurs adversaires sur leur nombre réél, contre tous les usages et pendant les vacances de Pâques. 
Se faire sermonner par le président du Sénat, qui plus est membre de son propre camp, est en revanche une autre prouesse accablante de Jean-Marc Ayrault. 

VOIR et ENTENDRE Ayrault se revendiquer "chef" de cet orchestre à vent: 


La chance de Ayrault, c'est qu'il n'a plus que quatre ans et six mois à tenir !
Si Hollande est plus  mou que Mitterrand, malade, avec Edith Cresson...
Quant à nous, nous serrons tout ce que nous pouvons.