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jeudi 1 novembre 2012

Ayrault a produit 20 couacs en cinq mois

La boîte à couacs est pleine


Regard bovin et tête de mort:
Ayrault-la-gaffe conjugue
déprime et dépression.
Résistons !


L'exécutif socialo-écolo a dépassé son quota 

Depuis quelques semaines, les ministres du gouvernement étaient priés de se taire.

Jean-Marc Ayrault était devenu son principal porte-parole. Mais le chef lui-même a  pourtant enfilé les bévues comme des perles, donnant une image d'amateurisme "comme on n'en a jamais vu", souligna un Jean-François Copé horrifié. C'est même "la symphonie des couacs", selon Nathalie Kosciusko-Morizet: une symphonie de Mahler. Alors, cette boîte à couacs, est-elle une création originale de l'équipe socialiste ou un standard remixé ?
Devoir de mémoire...


Les couacs de procédure

En anticipant une annonce du Conseil constitutionnel, qui sanctionnait une grossière erreur de procédure, Jean-Marc Ayrault a atteint des sommets. Non seulement, il a prêté le flanc à des attaques sur le non-respect de la séparation des pouvoirs, mais il a aussi mis en lumière l'impréparation d'un gouvernement pressé d'agir dans la précipitation d'avoir trop longtemps tergiversé. Car, si les Sages ont retoqué la totalité de la loi Logement présentée par son alliée EELV, Cécile Duflot, c'est que le texte examiné dans l'hémicycle du Sénat n'était pas la version validée en commission le matin même. 

Un deuxième projet de loi pourrait d'ailleurs connaître un sort similaire au Sénat et cette délirante excuse ne pourrait plus être invoqué : celui sur la tarification progressive de l'énergie. En commission, une majorité de sénateurs a jugé que ce texte contrevient au principe de la "péréquation tarifaire". Les décrypteurs indulgents admettent cette fois que les travaux d'une commission engagent la gauche gouvernementale et les représentants négligés de 4 millions d'électeurs communistes n'ont pas laissé passer.

Le gouvernement Fillon a évidemment connu ce genre de situation. Une dizaine de projets de loi a été censurée, mais en CINQ ANS, totalement ou partiellement, par le Conseil constitutionnel. Sachant que le gouvernement Fillon était autrement plus productif, la censure la plus spectaculaire reste celle de la taxe carbone, quelques jours avant son entrée en vigueur. C'était au motif que les nombreuses exemptions prévues créaient une rupture de l'égalité devant l'impôt et limitaient les objectifs de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans la lutte contre le réchauffement climatique.

La première était, elle, intervenue dès août 2007. C'est paradoxalement la lenteur socialiste à l'allumage qui permit de faire sourire un ministre socialiste malencontreusement, quelques jours avant la confirmation de la censure de loi Logement: "Nous sommes en retard sur le gouvernement précédent." 

Verdict: vu la lenteur de ses premiers pas, le gouvernement Ayrault a pris une forte avance sur ses prédécesseurs. 

Les couacs entre ministres

Partisan de l'auto-gestion, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, s'est cru autorisé à proposer de revenir à la semaine de 5 jours dans le primaire et, dans la foulée, de relancer le débat sur la dépénalisation du cannabis.  Ayrault a dû recadrer son ministre indépenant. 

Jérôme Cahuzac penche pour un retour de la publicité après 20h sur France Télévisions. Court-circuitée, sa collègue Aurélie Filippetti écarte immédiatement l'hypothèse. 
Cet été, c'était l'inverse : Filippetti se déclare pour une redevance sur les écrans d'ordinateur mais, au Budget, Cahuzac, qui dément  dans la foulée. 
Le bouquet final se joue en ce moment : au moins cinq ministres ont donné leurs solutions pour relancer la compétitivité française.

La situation de François Fillon aux manettes était très différente, car les décisions étaient réputées prises à l'Elysée. En mai 2011, Claude Guéantministre de l'Intérieur, annonce aux députés UMP la suspension du démontage des panneaux annonçant les radars automatiques. Quelques minutes auparavant, son "patron" venait de réaffirmer la consigne de fermeté. 

En septembre 2009, le secrétaire d'Etat Christian Blanc, entrepreneur et UDF proche de Michel Rocard, envoie une lettre à Matignon pour se plaindre que les arbitrages rendus sur le Grand Paris ne figurent plus dans le projet de loi. Et demande que sa version remplace celle des services du Premier ministre. 
Enfin, mentionnons Christine Lagarde, alors rebaptisée "Lagaffe", mais aujourd'hui directrice générale du FMI. En septembre 2007, la ministre des Finance annonce un plan de rigueur dans la fonction publique est en préparation, dit-elle. Pas du tout, est obligé de répondre, embarrassé, Matignon.


Verdict le ministre en charge au gouvernement Fillon avait entendu les 80 députés UMP frondeurs hostiles à la nouvelle politique de sécurité routière du gouvernement. Mais s'agit-il d'un simple couac ou d'un grave conflit d'intérêts, lorsqu'Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, fait nommer sa concubine Audrey Pulvar à la tête de la rédaction des InRockuptibles dont le patron n'est autre que Matthieu Pigasseen outre actionnaire multi-millionnaire du Huffington Post et du Monde, nommé à la future Banque Publique d'Investissement (BPI), comme conseil,   par... Pierre Moscovici ?
3 couacs subalternes en 5 ans, côté Fillon, mais 5 couacs "maousse costauds" en 5 mois, côté Ayrault. 

Les couacs entre le Parlement et le gouvernement

Le projet de loi de finances 2013 a donné lieu à quelques amendements tout droit sortis des couloirs de l'Assemblée et que les ministères ont découvert au dernier moment. D'où une impression de flottement. Ce fut particulièrement vrai avec la proposition du député PS Christian Eckert d'intégrer les oeuvres d'art à l'ISF.
L'hyper-président qui a précédé la "gauche molle" était pressé par la crise et le besoin de réformes de faire adopter ses projets de loi. Entre décembre 2010 et janvier 2011, Le Figaro compte "une série de couacs: sur le permis à points, la réforme de la garde à vue, la Cades, les avantages fiscaux pour les aides à domicile et la fiscalité du patrimoine". 
Le couac le plus spectaculaire reste celui - écologique- de mai 2008. L'Assemblée adopte alors un amendement communiste qui limite considérablement la culture des OGM. La secrétaire d'Etat, Nathalie Kosicusko-Morizet dénonce un "concours de lâcheté et d'inélégance" entre le patron des députés UMP et Jean-Louis Borloo, son  propre ministre de tutelle.


Verdict: Dans le cas de NKM, François Fillon saura faire preuve de fermeté et lui imposer un exil du palais Bourbon:  elle finira par présenter des excuses publiques .

Les couacs d'amateurs

"Amateurs!", lance la totalité de la droite à l'adresse de Jean-Marc Ayrault et de son gouvernement. Et à demi-mots, la gauche reprend l'idée. Le président du Sénat, le socialiste Jean-Pierre Bel a demandé au gouvernement de "mieux respecter les contraintes du travail législatif". 


Déçu de n'avoir pas obtenu le ministère de la Justice, le député PS Jean-Jacques Urvoas ironise sur le manque de considération de Ayrault, "chef" hégémonique : "en général, on commente une décision" du Conseil constitutionnel mais "on ne l'annonce pas". 

Sur ces accusations d'amateurisme, Jean-François Copé a exprimé sa préoccupation. Ses adversaires lui rappellent qu'en avril 2009, lors du vote de la loi Hadopi, défendue par Christine Albanel et Frédéric Mitterrand, il déclencha une belle colère du chef de l'Etat quand la majorité à l'Assemblé, ne  put rejeter le texte, à cause d'une trop faible mobilisation des troupes UMP dans l'hémicycle. 

Mieux, en avril 2008, des députés UMP critiquent l'amateurisme du gouvernement Fillon
Mais, pour tout dire, il s'agissait alors, sur fond de boycottage des JO de Pékin, de la cacophonie provoquée par les déclarations intempestives de Rama Yade, ainsi que du désordre créé par le franc-tireur Martin Hirsch, venu de la société civile et associé au gouvernement d'ouverture en qualité de Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse. Difficile, en vérité, de faire de  deux contextes différents une vieille rengaine de couacs.

Verdict: D'une part, Copé n'était pas Premier ministre et d'autre part les élus socialistes avaient usé contre la loi Hadopi d'un stratagème peu reluisant, se cachant sournoisement derrière un rideau pour tromper leurs adversaires sur leur nombre réél, contre tous les usages et pendant les vacances de Pâques. 
Se faire sermonner par le président du Sénat, qui plus est membre de son propre camp, est en revanche une autre prouesse accablante de Jean-Marc Ayrault. 

VOIR et ENTENDRE Ayrault se revendiquer "chef" de cet orchestre à vent: 


La chance de Ayrault, c'est qu'il n'a plus que quatre ans et six mois à tenir !
Si Hollande est plus  mou que Mitterrand, malade, avec Edith Cresson...
Quant à nous, nous serrons tout ce que nous pouvons.

2 commentaires :

  1. Attention a l'utilisation du mot couac.............2 ministres + une ministre/porte parole!!! (rien que ça)ont appris la leçon sur la définition et l'utilisation du mot couac..........Ils sont venus la réciter sur tous les plateaux et sur toutes les ondes le même jour..................Ils avaient vraiment l'air c..s
    Mais ils osent tous et c'est a ça qu'on les reconnait.

    couaccouaccouac.......une vraie volière

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  2. Lui et ses comparses s'imaginent dans leur mairie à régner en maître absolu...............

    Diriger un pays est une autre paire de manches si je puis le dire ainsi..............

    Aucun n'a les épaules.......ni le 1 ni le 2..........quand aux autres derrière, ils attendent que zéro de conduite soit dehors pour prendre son siège..........Valls, sapin, Cahuzac..........ils sont là comme des charognards qui attendent une charogne pour se repaitre........bien fait pour eux.........

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