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vendredi 16 novembre 2012

France, bombe à retardement en Europe, selon The Economist

Ayrault n'accepte pas la mise en garde 


Dans sa dernière édition,désigne la France comme une "bombe à retardement" au coeur de l'Europe. Après avoir dénoncé un "déni" français avant la présidentielle (Une ci-dessous), le magazine lance un sain rappel aux réalités dans le dossier de 14 pages de son numéro du 17 novembre 2012.

L'image ci-contre qui illustre ce dossier spécial est éloquente: non pas une botte d'asperges, selon l'interprétation de Laurence Parisot (MEDEF) ce matin, mais sept baguettes de pain entourées d'un ruban bleu-blanc-rouge, telles des bâtons de dynamite, reliés à une mèche allumée, prêts à exploser. Selon le journal, "la France pourrait devenir le plus grand danger pour la monnaie unique européenne", et "la crise pourrait frapper dès l'an prochain".

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a dénoncé jeudi soir "l'outrance" du magazine britannique The Economist, un influent hebdomadaire britannique du monde des affaires, qui qualifie la France de "bombe à retardement au coeur de l'Europe" à la une de sa dernière édition.

Interrogé sur i>Télé, cette Une suggère que la France est archaïque et représente un danger économique pour l'Europe

Le Premier ministre - en déplacement à Berlin - a rétorqué : "Vous parlez d'un journal et l'outrance pour faire vendre du papier, je vous le dis, n'impressionne pas du tout la France."

"Ni M. Hollande ni M. Ayrault ne semble être le genre de leader suffisamment courageux, capable d'imposer des réformes à l'encontre d'une opposition généralisée", explique-t-il dans un communiqué.

A en juger par une précédente couverture de The Economist, l'expertise de Hollande,  pourtant ancien professeur d'économie  à Sciences Po-Paris, inquiète depuis longtemps. L'hebdomadaire récidive et vilipende l'équipe dirigeante pour son incompétence qui, elle, semble véritablement "impressionner" l'Europe.

Pendant la campagne présidentielle, The Economist avait dépeint une France en plein "déni". Il avait exprimé une méfiance particulière à l'endroit de François Hollande, un "homme plutôt dangereux" (ci-dessous) dont la victoire était qualifiée de "mauvaise pour son pays et pour l'Europe".

Changements "trop tardifs et insuffisants"

Si The Economist reconnaît que "le gouvernement a semblé devenir plus réaliste sur la gravité de la situation et comprendre la nécessité de réforme", notamment en faveur de la compétitivité, il n'en démord pas: "On peut craindre que ces récents changements d'orientation soient trop tardifs et insuffisants". Du coup, même si les marchés ont été "indulgents" jusqu'ici, "tôt ou tard" le vent va tourner, estime-t-il. D'autant que, dans le même temps, Espagne, Italie et Grèce ont mis en place "de substantielles et douloureuses réformes structurelles".

Les griefs cités par The Economist sont nombreux: économie stagnante, chômage élevé, déficit commercial abyssal, poids de l'Etat "démesuré" et "un climat des affaires qui s'est détérioré", notamment avec les hausses d'impôts décidées par le président Hollande. Qui plus est, selon le journal, "l'élite et les électeurs ne sont pas prêts à de nouveaux transferts de souveraineté" au niveau européen.

The Economist avait déjà dépeint, pendant la campagne présidentielle, une France en plein "déni". Il avait exprimé une méfiance particulière à l'endroit de François Hollande, un "homme plutôt dangereux". Sa  victoire était qualifiée de "mauvaise pour son pays et pour l'Europe".

La France,  bombe à fragmentation au-dessus des 27 ?

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