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jeudi 17 décembre 2015

"Brexit": vers un compromis des Européens pour garder un marginal de l'U.E., le Royaume-Uni

Ami britannique, l'Union européenne, tu l'aimes ou tu la quittes 

Avec un pied dedans, le
 Royaume Uni met les deux dans le plat européen

Les Européens se sont dits prêts à un compromis pour garder le Royaume-Uni dans l'UE, lors d'un sommet jeudi à Bruxelles. C'est la première fois que les 28 chefs d'Etat et de gouvernement discutaient ensemble des réformes de l'UE demandées par Londres.

David Cameron, le Premier ministre britannique qui a promis un référendum sur le maintien ou non de son pays dans l'UE d'ici la fin 2017, a lui aussi fait état de "bons progrès" tout en reconnaissant que "ce sera difficile". "Les dirigeants ont exprimé leurs préoccupations mais aussi manifesté leur volonté de chercher un compromis", a souligné le président du Conseil européen, Donald Tusk, à l'issue d'un dîner de travail dédié à la question du "Brexit", la sortie éventuelle de Londres de l'UE, que tous ont dit vouloir éviter.

Sous pression des eurosceptiques, David Cameron a réclamé "une réponse effective" au problème de l'immigration "qui sape le soutien des Britanniques en faveur de l'Union européenne". Les membres de l'UE sont convenus d'accélérer leur réponse à la crise migratoire, autre défi qui menace l'unité de l'Europe avec David Cameron.

Hâtons-nous lentement, jusqu'en février

Dans leurs conclusions, les 28 chefs d'Etat et de gouvernement "se sont accordés pour trouver des solutions" dans les quatre domaines dans lesquels David Cameron exige des réformes.
Il veut des changements des règles régissant la zone euro, dont son pays ne fait pas partie, ainsi que sur les questions de compétitivité et de souveraineté.
Mais, surtout, le Premier ministre conservateur demande des mesures pour "mieux maîtriser" l'immigration en provenance du reste de l'UE, en particulier d'Europe de l'Est, comme de pouvoir priver les citoyens européens de prestations sociales pendant leurs quatre premières années sur le sol britannique. Une revendication jugée discriminatoire notamment par la Pologne, la Hongrie, la République tchèque et la Slovaquie. 

Les partenaires européens de D. Cameron jugent cette exigence "inacceptable".
"Ce qui me paraît le plus important, c'est qu'on ne devrait pas toucher au traité. Or, cette question touche au traité puisqu'elle met en cause la libre-circulation", a relevé le président français François Hollande, tout en ouvrant une porte à une modification des traités européens à long terme...
"Si nous avons besoin de modifications des traités, et je crois que cela pourrait être nécessaire, alors nous sommes tous d'accord sur le fait qu'elles n'ont pas à intervenir maintenant", mais qu'elles "peuvent avoir lieu" plus tard, a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel.

En tout état de cause, la question du "Brexit" sera à nouveau abordée à un prochain sommet en février, date à laquelle le président du Conseil, Donald Tusk, mise sur un accord. Sur ce dossier, comme sur les autres points abordés (migrants, contre-terrorisme, marché intérieur, Union économique et bancaire), aucune décision de fond n'était attendue lors du sommet qui s'achève ce vendredi.

Création de garde-frontières 

Confrontés à une crise migratoire sans précédent depuis 1945, les 28 ont reconnu jeudi qu'il faut accélérer le mouvement pour concrétiser les décisions prises ces derniers mois sur la protection des frontières, la répartition des réfugiés ou la coopération avec la Turquie.

"Il faut protéger nos frontières extérieures", a plaidé le président de la Commission Jean-Claude Juncker, afin de sauver la libre-circulation au sein de l'espace Schengen, pilier de l'intégration européenne. J.-C. Juncker s'est félicité d'un "large accueil favorable" à sa proposition d'un corps européen de gardes-frontières. Un projet "audacieux", selon l'exécutif européen, qui prévoit même la possibilité d'intervenir dans un Etat récalcitrant au grand dam de ceux qui, comme la Grèce, craignent de céder leur souveraineté à des "technocrates".
Pourtant, les participants n'ont pas formellement donné leur accord jeudi à la proposition de la Commission. D'après les conclusions agréées jeudi soir, il reviendra au Conseil européen (qui représente les 28 Etats membres) d'adopter sa position sur les garde-frontières durant la prochaine présidence néerlandaise d'ici la fin juin 2016.

Vendredi, au coeur d'une Europe traumatisée par les attentats du 13 novembre à Paris, les 28 s'attacheront à encourager la mise en oeuvre de mesures déjà décidées pour intensifier la lutte contre le terrorisme et tarir son financement. Dans la foulée du sommet et tout en travaillant au rapprochement de la Russie des positions occidentales hostiles à Bachar el-Assad, mais favorables aux rebelles syriens, leurs ambassadeurs auprès de l'UE devraient prolonger de six mois les sanctions économiques contre la Russie décidées à la suite du conflit ukrainien.

A l'aube de 2016, ce sommet - le 13e de l'année ! - clôt une "annus horribilis" pour un Vieux continent ébranlé par des secousses majeures, de la crise grecque à l'Ukraine, en passant par la montée apparemment inexorable des populismes. Sans compter la crise économique internationale qui continue de frapper la France en épargnant l'Allemagne.

jeudi 1 octobre 2015

Opération survie à Air France

Air France-KLM a acté l'état de faiblesse d'Air France 

Le conseil d'administration d'Air France-KLM a validé le plan de réduction d'activité d'Air France

Réduction d'activité en 2016 puis en 2017. L'avenir d'Air France sera fixé le 5 octobre à partir des délibérations votées à l'unanimité ce mercredi par le conseil d'administration d'Air France-KLM, la maison-mère d'Air France et de KLM. Réunis à Amsterdam, les administrateurs ont accepté le plan alternatif proposé par le PDG d'Air France, après avoir constaté l'échec des négociations à Air France. "Le Conseil a pris acte de l'absence d'accord au 30 septembre 2015 dans les négociations entre la Direction d'Air France et les organisations représentatives des personnels navigants. Ceci survient malgré un dialogue ouvert depuis plusieurs mois et de nombreuses propositions formulées par la Direction d'Air France." 
"Face à l'impossibilité de signer des accords permettant au sein d'Air France la mise en œuvre de mesures de productivité conduisant à un retour à la profitabilité pérenne, les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif. Ils ont mandaté à l'unanimité la Direction d'Air France-KLM et d'Air France en ce sens". 
Un vote à l'unanimité signifie que les trois représentants socialistes de l'Etat et le représentant des pilotes d'Air France ont voté favorablement.

Le PDG 
prévoit une baisse de l'offre long-courrier de 10% d'ici à 2017 

Il s'accompagnera de suppressions massives de postes. L'objectif est de permettre de faire passer 80% des lignes long-courriers dans le vert d'ici à fin 2017, contre 50% aujourd'hui, et dégager un bénéfice d'exploitation de 740 millions d'euros.   

Son plan, 
"Garantir un avenir durable," comportant une réduction de l'activité d'Air France en 2016, puis 2017, afin de garantir les objectifs économiques et l'avenir de la compagnie, sera présenté lundi 5 octobre au Comité Central d'Entreprise d'Air France. 
"Comme l'a indiqué le Conseil d'administration qui a exprimé son soutien unanime, nous devons avancer dès aujourd'hui pour garantir un avenir durable aux activités du Groupe lui permettant de participer à la croissance du secteur," en s'appuyant sur ses activités les plus compétitives. 

"Nous tenons à réaffirmer notre détermination à faire d'Air France-KLM un des leaders dans la consolidation du secteur au niveau mondial," a déclaré Alexandre de Juniac, président-directeur général d'Air France-KLM.

"Une période difficile va s'ouvrir", prévient le chef des pilotes

Après l'échec des négociations entre les syndicats de pilotes et la direction mercredi, Gilles Laurent, pilote, directeur général en charge des opérations aériennes, estime dans un courrier envoyé aux pilotes de la compagnie que les efforts demandés "étaient supportables", notamment en comparaison du scénario qui s’annonce aujourd’hui. L'enclenchement - par force -  du plan B marque l'aube d' "une période de grande incertitude  pour la compagnie, et pour nous pilotes".

G. Laurent souligne que "malgré une entrée en négociation très tardive des organisations professionnelles, tout était encore possible il y a 10 jours", mais "qu'au fil de l'avancée des réunions, j'ai mesuré à quel point les enjeux cruciaux de cette négociation n'étaient pas intégrés de la même façon par les organisations professionnelles". 
 
Enorme défiance entre les représentants des syndicats (SNPL et Spaf) avec la direction
Gilles Laurent "invite chacun à s'interroger, honnêtement, sur la sienne" (défiance), lui le premier. "Ma conviction est que les objectifs fixés étaient atteignables. C'était une contribution importante mais réaliste. Bien sûr, j'ai conscience en tant que pilote, que les efforts demandés étaient conséquents et avaient des répercussions d'un point de vue professionnel, personnel et même familial. C'est aussi pour cette raison que les négociations portaient sur un ensemble de leviers, mais je persiste à penser que les efforts demandés étaient supportables, notamment en comparaison du scénario qui s'annonce aujourd'hui", écrit-il.
Et d'ajouter : "désormais, une autre partition va se jouer pour nous pilotes comme pour l'ensemble des catégories de personnel. Une période difficile va s'ouvrir".

Les syndicats s'accrochent à leurs  acquis contre les intérêts de l'entreprise. "Ce que l'on nous demandait constituait à mettre en place les pires conditions de travail en Europe", assure un syndicaliste.

Le plan B implique en effet les départs contraints de plus de 300 pilotes et, probablement, sur la remise à plat d'un certain nombre d'accords, notamment celui qui définit le périmètre de l'entreprise, lequel s'achève fin mars 2016.

La mise en oeuvre du plan B expose également les hôtesses et stewards à des licenciements. Le personnel au sol des escales les moins compétitives, comme Marseille, serait aussi frappé. Le plan de départs des autres personnels au sol se feront sur la base du volontariat. Les suppressions de postes pourraient s'élever à 3.300 sur quelques 30.000, mais 8.000 personnes, selon certains syndicats. Pour d'autres, il devrait avoisiner les 5.000 personnes.

samedi 19 septembre 2015

France: Moody's abaisse encore la note de la dette publique

Moody's a abaissé de nouveau la note de la dette publique

Depuis 2012, la note de la France n'avait plus été abaissée par l'agence de notation Moody's.

La dette de la France passe de AA1 à AA2 en raison de la faible croissance de l'économie.
Moody's veut bien encore croire en la capacité de la France à rembourser ses dettes, mais l'agence américaine de notation lance une alerte sur la faiblesse de la croissance française, qui devrait durer jusqu'en 2020

Une reprise plus lente en France qu'ailleurs, souligne Moody's, en raison d'une perte de compétitivité des entreprises, d'un chômage élevé et de la difficulté à faire avancer les réformes que Moody's appelle de ses vœux. La politique économique de Hollande hypothèque les chances de la France d'alléger le fardeau de la dette actuellement de plus de 97% du PIB.

Menace d'une nouvelle dégradation de la note à prévoir avant 2017 ?

L'agence de notation mise sur les potentialités de la France, pour peu qu'elles soient exploitées, comme une production diversifiée, une démographie favorable et la possibilité d'emprunter à moindres frais, grâce à la confiance des investisseurs qui concèdent  des taux historiquement bas aux grandes nations. L'agence assortit donc encore sa note de la mention stable et n'envisage pas de nouvelle dégradation à moyen terme.

Par... communiqué, le ministre des Finances, Michel Sapin, a réaffirmé pour la énième fois que "le gouvernement demeure fermement engagé à poursuivre et amplifier sa politique de réformes visant à soutenir le potentiel de croissance et d'emploi de l'économie française".

La France est rétrogradée au 6e rang dans la zone euro

Elle se situe derrière l'Allemagne, l'Autriche, la Finlande, le Luxembourg et les Pays Bas.

jeudi 3 septembre 2015

Mais pour qui roule vraiment la CFDT ?

C'est -à l'inverse- l'étrange question que se posent l'AFP et ses suiveurs de la presse

"Mais pour qui roule vraiment Xavier Beulin, le patron de la FNSEA?" s'interrogent l'AFP et L'Express, de conserve !...
Xavier Beulin a le poil noir, mais les yeux bleus :
l'AFP lui reproche donc sa réussite
Bon orateur et à l'aise dans les media, à la différence de Laurent Berger (CFDT), Xavier Beulin a satisfait a demande des agriculteurs -après des mois de colère en régions- de monter sur Paris. Une foule d'agriculteurs mécontents -seulement ceux proches de Paris- se sont donc rassemblés aux portes de Paris, ce jeudi. Le patron du principal syndicat, la FNSEA, est très écouté du fait qu'il a su développer un géant agro-industriel, le groupe Avril, dont les intérêts sont partagés par la base qui l'a élu.
  
L'homme n'a rien reçu en héritage; il s'est construit: 
il a dû arrêter ses études à 17 ans à la suite du décès de son père et décrochera malgré tout un BEPA, en formation accélérée.

Le président de la FNSEA, Xavier Beulin, à son arrivée à l'Elysée pour une réunion avec le Premier ministre et le ministre de l'Agriculture, le 24 août 2015 crédits : afp.com/KENZO TRIBOUILLARDVALLS, il

A la façon de Manuel Valls a posé sa veste sur l'estrade de la Place de la Nation ce jeudi après-midi. Mais, à sa différence, il a gardé son sang-froid conservant sa chemise, impeccable, et n'a pas transpiré comme un veau, quand des agriculteurs ont bruyamment manifesté leur volonté de garanties fortes pour l'avenir.

L'AFP discrédite la réussite

L'ascension sociale dérange l'agence de presse marxisante qui reproche à Xavier Beulin d'être à la fois leader du 1er syndicat agricole depuis 2010, céréalier dans la Beauce et président d'un grand groupe industriel, Avril (7 milliards d'euros de chiffre d'affaires), numéro un des huiles en France, qui détient notamment les marques Lesieur, Puget ou Matines (oeufs). En fait, ce que néglige de signaler la presse partisane, c'est qu'il est Associé en Exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) avec son frère et deux cousins.

S'il est aussi Administrateur de Crédit Agricole S.A, il la doit à une nomination "par arrêté conjoint des ministres en charge de l'Economie et de l'Agriculture", souligne pourtant la fiche qui lui est consacrée sur le site de la banque et que l'AFP n'a pourtant pas manqué de lire. 
Ce comportement de la presse, ce serait comme reprocher au milliardaire franco-israélien Patrick Drahi d'être le principal actionnaire de l'opérateur français SFR-Numericable, Virgin Mobile, etc... et patron de presse, depuis janvier 2015, des magazines les plus importants du groupe en France. Vertueux, les journalistes de L'Express réussissent à critiquer l'un sans égratigner l'autre, son propriétaire: chacun aura ainsi compris d'où vient cette différence de traitement.
Puissante bien avant que X.Beulin n'en prenne la tête, la FNSEA a joué son rôle syndical en encadrant la convergence -à 40 km/h-  des tracteurs des agriculteurs d'Ile-de-France et la traversée de la France par leurs familles pour se faire entendre.
Parce qu'il a la compétence des hommes d'affaires, les agriculteurs l'ont choisi comme représentant syndical. Hollande n'a pas fait autrement en choisissant le banquier d'affaires, Emmanuel Macron, pour ministre...  
L'un - à 36 ans-  est étranger au monde politique et n'a reçu aucun mandat électoral; l'autre - à 56 ans - est non seulement agriculteur, mais syndicaliste...depuis plus de 25 ans.
Gros travailleur, réputé aussi à l'aise avec les problèmes concrets des agriculteurs que dans les négociations à Bruxelles 
Xavier Beulin est un homme d'expérience. 

Il expose inlassablement et posément ses vues et les propositions de son organisation syndicale, en tentant de ne pas être "trop techno". Selon lui, une "erreur fondamentale" serait de ne pas prendre le temps de réfléchir à une nouvelle orientation de l'agriculture française pour les 20-30 prochaines années, expliquait-il fin juillet. Un reproche récurrent adressé à S. Le Foll, ministre de l'Agriculture sans aucune vision - ni intérêt - pour la cause agricole.

Il faut "privilégier une agriculture qui reste à taille humaine" (histoire d'apaiser la gauche qui condamne l'industrialisation de l'agriculture), "tout en regroupant les moyens de production" pour rester compétitif face à nos voisins européens, plaide-t-il, notamment l'Allemagne, dont les Verts ne sont pas archaïques comme peut l'être la Confédération paysanne qui voit en lui le promoteur de fermes-usines, sur le modèle de la ferme des 1.000 vaches, qui laisserait à terme des milliers d'agriculteurs sur le carreau, selon ce syndicat agricole ultra-minoritaire (19,7 % des voix lors des dernières élections aux chambres d'agriculture en 2013) et labellisée à gauche. "Pendant que la FNSEA a mobilisé les agriculteurs à Paris, son président Xavier Beulin fait la tournée des popotes pour obtenir ce qu'il veut, regrettait le porte-parole de "La Conf'", Laurent Pinatel, placé en garde à vue trois fois pour des dégradations commises à l'instigation de Bové (Joseph, comme Staline), ce matin sur... L'Express. Connivence ? L'hebdomadaire et le syndicat font front commun. "Il passe au Sénat, à l'Assemblée, chez Manuel Valls (qui a fait des annonces en début d'après-midi). Mais la modernisation, selon la FNSEA, cela consiste à faire grandir les fermes pour les rendre plus compétitives. La volonté de dialogue  de Beulin ulcère cette Confédération d'extrême gauche.

Pinatel et Le Foll, détendus et souriants
Marquée à droite (selon le bouclage à l'oreille par la gauche), la FNSEA a en revanche l'ambition de créer des exploitations plus grandes, plus en phase avec ce qui se fait chez nos voisins européens.

Les agriculteurs reprochent au ministre des discussions  qui s'éternisent avec les services du Premier ministre. Selon L'Express qui n'a toujours pas pris la mesure pas la détresse des agriculteurs, "la belle mobilisation" n'aura pas activé la sortie du train de mesures d'urgence et des solutions à long terme attendues

L'AFP et L'Express accusent Xavier Beulin de faire de la politique

Rendez-vous compte, "il tente de pousser son avantage pour obtenir un maximum de chose[s] de la part du gouvernement", s'indigne (avec AFP) Sébastien Pommier pour L'Express. "Il souhaite notamment voir les normes et les charges s'alléger pour aider la filière à grandir", s'agacent-ils dans leurs bureaux parisiens. Et les fielleux d'ajouter: "et son groupe à prospérer" ! 

La presse ne prend pas la peine de masquer son parti-pris anti-FNSEA 
"C'est en tout cas ce que lui reproche le président de la Coordination rurale [12,5% et anti-PAC], autre formation syndicale agricole (à droite cette fois)  qui s'est désolidarisé[e -deuxième faute du journaliste]  "du déploiement de force du roi Beulin avec sa casquette de groupe à 7 milliards", polémique son président, Bernard Lannes. Doit-on pour autant suggérer qu'elle s'aligne sur La Conf' ? Or, si la paire AFP-L'Express classe la Coordination rurale à droite, c'est qu'elle est apolitique.

Beulin parle aussi "compétitivité" et "OGM" 
Sous le feu des critiques de la gauche radicale depuis le début de l'été, la "holding Beulin" s'est défendu[e -encore une faute de Sébastien Pommier] fin juillet, ripostant qu'elle réinvestit systématiquement "tous ses résultats dans le développement des filières nationales"

L'AFP et L'Express retracent son itinéraire et passent enfin aux aveux, de mauvaise grâce
Le Roi du Maroc Mohammed VI serrant la main 
du patron de la FNSEA Xavier Beulin 
lors d'une visite présidentielle de F.Hollande 
à Casablanca en avril 2013
"Autodidacte, Xavier Beulin a dû reprendre -en partage- l'exploitation familiale en 1976, au décès de son père. Alors en terminale et aîné de quatre enfants , il fait une croix sur le bac. Son seul diplôme est donc son permis moto, son péché mignon, comme il aime à le rappeler. Très jeune, il s'implique en militant au Centre départemental des jeunes agriculteurs (CDJA) du Loiret, et grimpe rapidement les échelons, multipliant les casquettes dans des organisations du secteur agricole. Associé avec son frère et deux cousins, l'agriculteur, marié et père d'un fils, co-dirige une exploitation de céréales (colza, tournesol, blé, orge) d'environ 500 hectares au sud-est d'Orléans.
  
Xavier Beulin n'hésite pas à utiliser des mots tabous dans l'agriculture française: "compétitivité" ou "OGM", sur lesquels il voudrait même dialoguer. Le patron de la FNSEA cherche à adapter le monde agricole au monde du XXIe siècle et recherche des solutions. Ainsi s'emploie-t-il à introduire dans le débat agricole des concepts jusque-là réservés au domaine financier, comme la titrisation, qui pourrait permettre à des fonds d'investir davantage dans l'agriculture. 
Sous la critique, Xavier Beulin reste droit dans ses bottes.

mercredi 22 juillet 2015

Crise agricole: le gouvernement cherche des responsables, sans se mettre en cause

Après un mois de mépris, les éleveurs en colère accentuent la pression sur le gouvernement
Les agriculteurs en colère organisent une mobilisation nocturne
à Périgueux et Bergerac
Au quatrième jour d'une mobilisation qui va crescendo depuis dimanche, les éleveurs accentuent la pression sur le gouvernement

Un plan dit d'urgence en soutien à l'élevage français est dévoilé ce mercredi
matin par le gouvernement Valls, tardivement mobilisé en grandes pompes, dans l'espoir d'obtenir la levée des barrages qui paralysent de nombreux axes routiers.

Le président François Hollande a en fait pris de vitesse le gouvernement, improvisant mardi sur ce "plan d'urgence" à venir pour
les éleveurs menacés par la baisse des prix de leurs productions. Les mesures décidées en réunion de ministres autour de Manuel Valls et Stéphane Le Foll mardi après-midi seront annoncées à l'issue du Conseil des ministres.
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, est sorti de sa réserve hautaine pour indiquer que des allègements de charge, ainsi que le désendettement des exploitations les plus fragilisées, seront notamment portés à la charge de la population solidaire. Quelques centaines de millions d'euros.

De son côté, Xavier Beulin,le président du premier syndicat agricole du pays, la FNSEA, a dit attendre de ce plan "un peu plus que des mesurettes"insistant sur France Info: "mais vraiment un plan (à) moyen et long terme avec des ambitions, des objectifs".
Mardi soir, il n'avait pas reçu les garanties suffisantes permettant d'appeler à la levée des barrages. Il avait même mis en garde contre le risque d'extension du mouvement à d'autres régions, en attendant que les détails du plan soient dévoilés et étudiés de près.

Savoir qui - hormis le gouvernement - sera stigmatisé

Le rapport du médiateur des prix agricoles doit déterminer qui, de l'industrie ou de la grande distribution, souvent visée, freine la hausse des prix de la viande
payés aux éleveurs. Ce réquisitoire qui sera finalement rendu public mercredi, a été remis mardi au ministre, un jour avant la date prévue mercredi, derrière laquelle Le Foll se retranchait avant de pouvoir agir, selon lui.
Le médiateur a établi "les responsabilités" dans la crise des prix de la viande, a indiqué S. Le Foll mardi soir, lors de la remise du rapport. Le ministre intermittent de l'Agriculture avait encore refusé de les préciser, niant sa désinvolture depuis un mois  que les premiers cris d'alarme avaient à nouveau retenti.
"Ce que relève le médiateur c'est que la situation reste sur le territoire plutôt hétérogène" avait rapporté X. Beulin, promettant que la "pression" sur les "industriels, coopératives, abatteurs et distributeurs va continuer à s'exercer."

Le 17 juin, lors d'une table-ronde organisée sous l'égide du ministère de l'Agriculture,
les participants, distributeurs comme abatteurs se sont engagés à augmenter progressivement les prix des bovins abattus.

Les éleveurs jouent leur avenir

L'allemand Lidl a assuré mercredi matin avoir pris en compte les demandes des éleveurs
: "C'est l'équivalent de 25 centimes d'euros par kg de carcasse qui a été payé par Lidl France aux industriels, ce qui correspond à un coût annuel de 15 millions d'euros pour Lidl France". "Combien de ces 25 centimes d'euros par kg de carcasse ont été réellement perçus par les éleveurs ?", s'est interrogé le distributeur.


Jean-Pierre Fleury,
 le président de la Fédération des éleveurs bovins (FNB), a lui aussi prévenu qu'en attendant les mesures qui seront présentées mercredi, "les éleveurs ne lâcheront pas tout simplement parce qu'ils sont en train de jouer leur peau"Pour le moment, a-t-il regretté, "on est sur un traitement de conjoncture, alors qu'on est dans un mal structurel, avec des difficultés de compétitivité sur le marché".

Mardi après-midi, Le Foll avait abandonné son intransigeance,
se rendant à Caen par surprise pour y rencontrer les producteurs de lait de Normandie, premier bassin laitier, qui réclamaient aussi sa venue en vain depuis dimanche. Il a expliqué avoir "écouté les spécificités d'une région" sans forcément faire des propositions si ce n'est recalibrer les aides déjà attribuées.
Le 2 juillet déjà, les agriculteurs ont déversé du fumier
devant la préfecture, à Périgueux.
Mercredi matin, les éleveurs normands bloquaient un nombre toujours plus important de points stratégiques, la rocade de Caen et les accès au Mont-Saint-Michel, et de nombreux barrages dans le grand Ouest étaient maintenus, selon le Centre régional d'informations routières.
Les ponts de Normandie, près du Havre, de Tancarville et de Brotonne, entre Le Havre et Rouen, étaient fermés à la circulation dans les deux sens, tandis que dans le Finistère, le pont de Morlaix, celui de l'Iroise à Brest et la nationale 165 à hauteur de Quimper étaient coupés dans les deux sens.
Dans le nord, entre 250 et 500 tracteurs ont partiellement bloqué l'autouroute A1 près de Lille dans la nuit de mardi à mercredi avant de lever le camp au matin.

En Dordogne, "à bout", des agriculteurs bloquent l'accès à Lascaux 2 (photo ci-dessus).


mardi 7 avril 2015

Gaz de schiste: le gouvernement a enfoui un rapport préconisant d'opérer sans fracturation hydraulique

Les écologistes d'EELV entravent-ils le progrès?
Le gouvernement socialiste a dissimulé une avancée technologique pour exploiter le gaz de schiste

Les écologistes font de l'obstruction au progrès dans l'exploitation du gaz de schiste présentée comme polluante du fait de la technique de la fracturation hydraulique. Or, commandé par Arnaud Montebourg, alors ministre de l'Economie pendant quatre mois, d'avril à aoûtun rapport de 2014 concluait à la faisabilité de son exploitation sans recourir à la fracturation hydraulique polluante.

Mais le gouvernement Valls en a dissimulé le contenu, révèle Le Figaro ce mardi.

"Le rapport sur les nouvelles technologies d'exploration et d'exploitation des gaz et huiles de schiste en France n'a été tiré qu'en
sept exemplaires et conclut à la faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, controversée", explique le quotidien. "C'était le premier rapport officiel qui validait la technologie de stimulation au fluoropropane", explique un proche du dossier au journal. Cette technologie "présente une réelle alternative permettant de répondre aux problèmes environnementaux posés par la fracturation hydraulique", conclut le rapport. Ce document "préconise une première phase d'expérimentation, par micro-forages, en Ile-de-France et dans le Sud-Est".

Le fluropropane est présent notamment dans les extincteurs et les inhalateurs pour... asthmatiques. Utilisé à la place de l'eau et des additifs, il peut facilement être récupéré et ré-utilisé: le propane est presque 100% recyclable. Une société américaine assure pouvoir faire en sorte que l'ensemble gaz de schiste et fluoropropane ne soit pas volatile et inflammable. Certes, cette technique n'a jamais été testée à grande échelle et encore moins dans des zones à forte densité de population comme en France, mais elle mériterait d'être expérimentée. Or, des associations environnementales font obstacle a priori. "Quelle que soit la technique utilisée, il est aberrant de se lancer dans l'exploitation d'une nouvelle ressource ­fossile", lançait ainsi Greenpeace en janvier, après les révélations du Canard enchaîné.

Le rapport jeté aux oubliettes "a été commandé par Arnaud Montebourg peu après son installation comme ministre du Redressement productif mi-2012, achevé de rédiger début 2014 et consciencieusement enterré, par Matignon, au grand dam de l'ex-ministre, qui refuse aujourd'hui de le commenter, mais confirme son authenticité", souligne Le Figaro.
Outre la conclusion de faisabilité d'exploiter des gaz de schiste sans recourir à la fracturation hydraulique, "interdite en France depuis la loi Jacob (député UMP de Seine-et-Marne) qui remonte à quatre ans (2011), (le rapport) souligne, en détail, combien la France pourrait en tirer parti, en termes de croissance, d'emplois, de compétitivité industrielle, d'indépendance énergétique", fait valoir Le Figaro. Il évoque notamment des chiffres compris entre un peu plus de 3 milliards d'euros de revenus par an et un peu moins de 10 milliards en fonction des hypothèses de production, soit de 120 000 à 225 000 emplois ou encore +0,9 à +1,7 point de croissance chaque année.

Un rapport dangereux pour l'alliance entre le PS et Europe Ecologie-les Verts

Pour Le Figaro, "la gestion politique du dossier, paralysée par le veto absolu opposé par les écologistes radicaux de la majorité radicale d'EELV (Les Verts) et le ministère de l'Écologie, comme la prudence de l'Élysée et de Matignon, a tout simplement enterré» le rapport. François Hollande avait assuré en juillet 2013 qu'il n'y aurait ni exploration ni exploitation du gaz de schiste en France sous sa présidence.
Sur son compte Twitterdans la nuit de dimanche 5 au lundi 6 avril, la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal a réaffirmé son opposition au gaz de schiste, brouillant le débat en mettant en cause une "pression de lobbies canadiens." 

Or,
l'exploitation du gaz de schiste ne serait "pas un sujet tabou", à en croire Thierry Mandon, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, interrogé sur i-télé ce lundi. Mais, selon le très volatile député de l'Essonne, un proche de Manuel Valls après l'avoir été de l'écologiste Brice Lalonde, comme de Laurent Fabius puis de Martine Aubry, "la position (du gouvernement) est simple : on ne veut pas des gaz de schiste. Le gaz de schiste, c'est la ruée vers l'or. Dans la situation dans laquelle est notre pays, on aimerait trouver un trésor. Mais on découvre aux États-Unis les dégâts écologiques de son exploitation", affirme-t-il, alors que le gouvernement socialiste français bénéficie de la baisse du prix des carburants du fait de l'exploitation du gaz de schiste américain. 
Et l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg pour la primaire socialiste de 2011, assumant "cette amitié personnelle," de polémiquer : "Arnaud Montebourg aurait trouvé une technologie propre ? Si elle existe et qu'elle est efficace, pourquoi n'est-elle mise en place nulle part ? lance-t-il, niant les résistances archaïques des écologistes rétrogrades. (…) Ce ne sont pas des experts qui parlent, c'est l'entreprise, donc un expert qui a des intérêts," accuse le socialiste, resté très soupçonneux de l'entreprise, bien qu'ancien consultant en stratégie d'entreprise et gestion des ressources humaines pendant (1993-1995). 
Cette technique permettant d'exploiter le gaz de schiste sans la fracturation hydraulique est défendue par Arnaud Montebourg et la navigatrice Maud Fontenoy (ci-contre) et considérant que Mandon est un gaz instable après deux ans dans la même position, il n'est donc pas exclu que ce président de l’École de la deuxième chance en Essonne saisisse bientôt la sienne sur le sujet.

Total ne laisse pas échapper cette opportunité

François Kalaydjian, d'IFP énergie nouvelle, fait en effet valoir que le fluoropropane n'est "pas toxique et dangereux pour l'homme".

Le géant pétrolier tricolore est partenaire de la société ECorp. 
Total possède en effet 40% de deux permis d'exploitation de gaz de schiste avec la société texane. "On ignore si Total est en partenariat au sujet de cette technologie. ECorp sécurise probablement sa propriété industrielle", avance pour sa part l'UFIP (Union française des industries pétrolières) qui reconnait que, une fois levé le veto gouvernemental, "les recherches en la matière peuvent avancer très vite". ECorp est même déjà très avancée sur les "techniques alternatives à la fracturation hydraulique" . 
"Ça commence à être opérationnel. ECorp l'utilise pour exploiter des puits aux Etats-Unis. Cela reste de l'expérimentation, mais à grandeur réelle. Plusieurs puits ont été stimulés avec", assure le parlementaire, en contact avec la société texane.
"Total, à ma connaissance, n'a pas accès à cette technologie sur le fluoropropane", poursuit prudemment le sénateur Jean-Claude Lenoir. "Mais ils ont, selon ce que j'ai appris après des conversations informelles avec les dirigeants, une relation très étroite en matière de technologie en général", admet-il toutefois.

lundi 16 mars 2015

Constructive, l'opposition UMP du Sénat tente de sauver la loi Macron

Le Sénat entreprend de renforcer la loi Macron

Les sénateurs d'opposition proposent une loi "Macron plus " !  

La gauche fracture aussi le monde économique
35 heures, seuils sociaux… : le Sénat n'exclura aucune piste pour améliorer la loi Macron sur la compétitivité de l'économie. "Nous allons écrire la vraie loi dont a rêvé Emmanuel Macron et nous voterons pour", raillait récemment le patron des sénateurs UMP, Bruno Retailleau sur Europe 1.
Le projet de loi sur la croissance sera débattu à partir du 7 avril au Sénat, majoritairement à droite. Et la chambre haute compte passer à la moulinette le texte adopté en force, au moyen de l'article 49-3, sans vote des représentants du peuple

A quoi pourrait ressembler une loi rêvée par Macron mais faite par la droite ?
Le Sénat veut s'attaquer aux 35h…  En août, le ministre de l’Économie s'était dit prêt à autoriser "les entreprises à déroger" sur les 35h. Mais la mesure ne figure finalement pas dans la loi qui porte son nom. Les sénateurs  veulent y remédier et comptent donc bien la réintroduire.
"Des propositions seront faites" sur les 35 heures, a ainsi fait savoir Vincent Capo-Cannellas, le sénateur de Seine-Saint-Denis. La majorité à la Chambre Haute veut en effet revoir le cadre des accords aujourd'hui possibles en entreprise. L'objectif est de passer d'accords "défensifs" à des accords "offensifs". Aujourd'hui, ces accords permettent de revoir la durée du temps de travail lorsque l'entreprise rencontre de graves difficultés économiques, mais la droite sénatoriale voudrait que les entreprises puissent disposer de davantage de souplesse avant d'être complètement dans le rouge.
La Commission spéciale sur le projet de "loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" a commencé ses auditions, notamment avec celle du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Elle examinera les amendements à partir du 17 mars. Outre les 35h, d'autres mesures prévues par l'UMP ont commencé à filtrer.

Pour sauver la loi -et favoriser la croissance-, relever les seuils sociaux. 
Comme l'avait fait entendre Emmanuel Macron avant de repousser la réforme à plus tard, les sénateurs devrait ainsi relever les "seuils sociaux" pour les petites entreprises. Aujourd'hui, par exemple, une entreprise de 10 salariés a l'obligation de nommer un délégué du personnel, qui dispose d'un certain droit de regard sur l'action des dirigeants. Les sénateurs UMP voudraient relever ce seuil à 20.

Concernant le travail du dimanche,
"nous défendrons un amendement pour que les contreparties ne soient pas obligatoires dans les zones touristiques pour les entreprises de moins de dix salariés", indique également Catherine Deroche (Angers, Maine-et-Loire), rapporteur UMP sur les aspects sociaux et travail. "Le gouvernement a l'opportunité d'en faire un vrai texte en faveur de la croissance. La balle est dans son camp", souligne Vincent Capo-Cannellas (Force européenne démocrate, FED, de Jean-Christophe Lagarde, Gard).

L'UMP veut également assouplirer le texte sur les professions réglementées, ce à que le gouvernement s'oppose fermement.
 
Le gouvernement se dit prêt à "enrichir" le texte

Emmanuel Macron s'est dit prêt, en revanche, à "enrichir" le texte sur d'autres points.
Sur le travail du dimanche, le gouvernement pourrait en effet accepter de ne plus rendre  les compensations salariales obligatoires aux petits commerces
Macron se tourne vers la droite
Sous la pression de la droite, Macron pourrait aussi assouplir l'obligation faite aux entreprises d'informer à l'avance ses salariés avant la vente d'une société. Cette loi controversée était portée par Benoît Hamon, l'ancien ministre de l'Economie solidaire,  débarqué cet été pour ses appels en faveur d'une politique économique plus social-démocrate, aux côtés des "frondeurs" du PS.