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mercredi 3 juin 2020

Ndiaye: les sénateurs LR quittent l'hémicycle suite à une réponse "sotte et blessante"

On savait Ndiaye bête mais, en plus, elle est méchante

La porte-parole du gouvernement a manqué de respect aux élus LR

La réduction du nombre de parlementaires appelés à faire acte de présence - en cluster - lors des visites ministérielles en région faisait l'objet de l'interpellation des sénateurs, dans le contexte post-confinement. 
Sa réponse a stupéfait les élus de l'opposition, de gauche comme de droite, lors de la séance de questions au gouvernement.
 
Les sénateurs LR ont quitté l'hémicycle mercredi 3 juin, fait exceptionnel au palais du Luxembourg, pour protester contre une réponse jugée "sotte et blessante" de Sibeth Ndiaye à une question sur les visites ministérielles. 
"Si nous ne représentons rien, si nous sommes des invisibles (...), alors nous n'avions pas besoin de rester à entendre des réponses qui sont franchement sottes et blessantes pour la conception républicaine que nous avons", a observé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, pour expliquer la manifestation d'indignation de son groupe. 

Le sénateur LR du Loiret, Hugues Saury, avait posé sa question au gouvernement sur les modalités d'organisation des visites ministérielles, lors desquelles les sénateurs et élus d'autres partis que LREM "sont devenus 'personae non gratae'", avait-il déploré, des raisons sanitaires étant invoquées.

"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer," avait taclé la prétentieuse

"Pensez-vous qu'il est légitime de privilégier les députés, la plupart du temps de votre majorité, jusqu'à décider qu'à eux seuls ils représentent toutes les sensibilités ?" avait interrogé la caricaturiste. 
"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer", a ajouté l'insolente petite porte-parole du gouvernement, sous les huées des élus LR outragés

"Je conçois qu'il puisse y avoir des frustrations,"a ironisé la péronnelle, moqueuse... "L'application stricte des mesures barrière et des gestes barrière doit être notre priorité pour que ces déplacements ministériels puissent se dérouler dans de bonnes conditions", a pompeusement poursuivi l'arrogante, appelant à n'"y voir absolument aucune malice politique ni aucun privilège", pendant que les élus LR quittaient l'hémicycle.
 
"Culture du prince" et "réponse indigne"
"C'est profondément choquant. Je n'ai jamais entendu une réponse d'une telle légèreté, ici au Sénat", a réagi B. Retailleau après avoir quitté l'hémicycle. "Est-ce que la République, c'est En marche!; est-ce qu'il n'y a pas une privatisation des moyens de l'Etat? (...) Pour toute réponse nous avons simplement entendu qu'il s'agissait de mesures barrière, de qui se moque-t-on ?", s'est-il offusqué. 
"C'est injustifiable. C'est parce que nous avions une réponse qui Kannerse moquait de nous que nous avons quitté l'hémicycle", a t-il encore ajouté à l'antenne de Public Sénat.

Le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner a approuvé ses collègues
Son groupe aurait aussi quitté l'hémicycle en signe de protestation si la question suivante n'avait pas été posée par une sénatrice socialiste
Il a fustigé "une réponse indigne" de la porte-parole, et "une culture du prince".

jeudi 13 septembre 2018

Benalla, porte-parole du président ? "Je n'ai aucun respect pour les sénateurs", lance-t-il

Anti-parlementarisme primaire d'un proche de Macron : Benalla passe aux insultes ad hominem...

L'ex-collaborateur préféré de Macron a exprimé son mépris des membres de la commission d'enquête du Sénat

Résultat de recherche d'images pour "benalla"Alors que, dans un premier temps, Alexandre Benalla avait pris de haut la convocation de la Haute assemblée, il a finalement cédé au Sénat et se présentera devant la commission d'enquête. Mais"contraint", l'ex-chargé de mission à l'Elysée daignera-t-il répondre aux questions légitimes que se posent les sénateurs ?

Mardi 11 septembre, Benalla a volontiers expliqué sa décision aux journalistes de France Inter.

Alexandre Benalla se rendra à la convocation de la commission d'enquête sénatoriale parce qu'on le "menace," a d'abord assuré l'observateur musclé de la Place de la Contrescarpe: "On me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française, s'imagine-t-il. (...) Parce qu'on m'explique qu'on va m'envoyer des gendarmes et des policiers. (...) Je vais venir, à la convocation. Parce qu'on me menace. On me menace vraiment d'une manière directe."
L'ex-chargé de mission parle d'une "mission d'information qui s'est vu attribuer les prérogatives d'une mission d'enquête, mais qui n'en a aucun droit, poursuit-il, ce garde du corps estimant qu' "elle bafoue notre démocratie. Qui la foule de son pied", a déclaré le jeune homme d'origine marocaine. 

"Je pourrai répondre à toutes les questions qu'elle me posera, sauf sur celles qui intéressent la justice. C'est-à-dire toutes les questions sur quel était mon rôle à l'Elysée", a annoncé Alexandre Benalla, au sujet de la commission d'enquête, laquelle connaît mieux que quiconque les limites de ses prérogatives.

L'ex-proche de Macron insulte le président de la commission d'enquête sénatoriale

Redoine Alexandre Benalla qualifie Philippe Bas (LR) de "petit marquis"...
"M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis, m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie", a-t-il lancé. Ce à quoi l'insulté a répondu en assurant prétendre faire comme si il n'avait pas entendu.
Il faut toutefois que ce petit monsieur sache que le co-rapporteur de cette commission est un socialiste du nom de Jean-Pierre Sueur, 71 ans, sénateur du Loiret depuis 2001 et président de la Commission des lois constitutionnelles, quant à lui, et ancien maire d'Orléans et ancien secrétaire d'Etat de Mitterrand.
Et que le chef de cabinet du président de la République,
François-Xavier Lauch, n'a pas fait d'embarras pour satisfaire la demande d'information des sénateurs.
"Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant." Et puis, il y a ceux qui ne les font pas, mais qui se sentent au-dessus, sans aucun mandat populaire, sinon l'amitié des princes.
"Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit, et aucun respect pour la République française et la démocratie. (...) Il y a des gens qui se sentent au-dessus des lois, et qui les font pourtant (...) Moi, j'ai des comptes à rendre à la justice française. Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, je n'ai aucun respect pour eux", a bavé Alexandre Benalla.
Public-Sénat rapporte la réaction de Jean-Pierre Sueur aux propos insensés du garde du corps, exprimant un doute fort : "Je ne sais pas s'il est le mieux placé pour donner des leçons de moralité aux parlementaires".

L'ex-chargé de mission de l'Elysée devrait être entendu le 19 septembre prochain sur les événements qui se sont produits place de la Contrescarpe à Paris, le 1er mai dernier, quand il avait violenté deux manifestants d'extrême gauche qui avaient jeté des cendriers sur les forces de l'ordre. 
Les enquêteurs de la commission sénatoriale veulent déterminer quel était exactement le rôle et l'étendue des fonctions d'Alexandre Benalla à l'Elysée.

vendredi 29 avril 2016

Contrôle au faciès sous état d'urgence dénoncé par des communistes

Les sénateurs communistes veulent instaurer le recépissé

Les sénateurs PCF réclament l’introduction dans le Code de procédure pénale d'un encadrement plus strict des contrôles d’identité

Les communistes remettent sur la tapis le débat controversé du recépissé.
"Lutter contre les contrôles d’identité abusifs". Ou supposés tels. La proposition de loi des sénateurs communistes est clairement accusatrice à priori de contrôles au faciès. 
Les parlementaires  d'extrême gauche ressortent une étude vieille de 2009 menée par le CNRS  il y sept ans pour combattre le gouvernement Fillon.
Avec le réseau supranational (et illégitime) "open society justice initiative," dédié à la promotion des droits de l'homme par le recours au droit des états, ces chercheurs marqués à gauche l'ont réalisée sur cinq lieux répartis entre les gares parisiennes et leurs abords et sur la base de témoignages hautement subjectifs.

Cette étude corrobore l'idée préconçue originelle. Selon eux, les  "individus perçus comme noirs subissent des contrôles de police à une fréquence six fois plus élevée que ceux perçus comme blancs". Quid des métis ?
Les individus "perçus comme arabes" seraient contrôlés quant à eux en moyenne huit fois plus que ceux perçus comme blancs. Et les Français perçus comme  israélites ? Les attentats islamistes ne sont pas étrangers à cette tendance affirmée par des chercheurs orientés. Outre que le nombre de contrôles d’identité augmenterait depuis plusieurs années – l’introduction de la proposition de loi portée par la sénatrice de Seine-Saint-Denis Eliane Assassi (ci-dessous) parle de plus de 5,3 millions de Français en 2014 –, les jeunes en seraient les principales victimes. Quant aux femmes voilées...

Des contrôles d'identité pour "des motifs objectifs et individualisés"

Pour Christian Favier, un des sénateurs à l’origine du texte, le problème du contrôle au facies, promesse 22 de François Hollande, est préoccupant depuis "très longtemps". "Aujourd’hui, on a de nombreux témoignages qui montrent que ces contrôles se multiplient et ne règlent rien. Ils créent à l’inverse de la tension car ils sont vécus comme une forme d’intimidation, comme une forme de pression. Il est important de sécuriser la situation qui n’est pas bonne ni pour les jeunes qui sont contrôlés ni pour la police elle-même", fantasme-t-il au micro de Public Sénat.
Le texte prévoit de modifier l’article 78-2 du Code de procédure pénale encadrant les contrôles d’identité. La proposition de loi communiste prévoit que seuls "des motifs objectifs et individualisés" puissent justifier des mesures policières.
Véritable serpent de mer, le récépissé fait également son retour. "Sous peine de nullité de la procédure, serait remis à l’issue de chaque contrôle un document spécifiant le motif de ce contrôle", précisent les sénateurs suspicieux et répressifs.


La mesure avait pourtant été rejetée par les députés, il y a moins d'un mois, en mars dernier lors de l’examen de la réforme pénale.

Christian Favier se défend de vouloir entraver le travail de la police (loin de lui une telle idée !) mais fait une fixation sur les contrôles d’identité en sorte qu'ils "puissent s’exercer de manière transparente". "Il faut éviter toutes ces violences qui peuvent être inutiles [les élus communistes débordent le sujet du faciès] et parfois les mesures vexatoires comme des palpations qui ne se justifient pas toujours, de l'avis de cet élu radical, président du conseil départemental du Val-de-Marne. L’essentiel est d’améliorer les relations et le dialogue entre les jeunes et la police", étaye ce sénateur et dernier des présidents PCF d'un conseil départemental, mais pour la 5e fois, et qui va devoir faire cesser ce cumul des mandats d'ici 2017.

Le Collectif Stop Contrôle au Faciès revendique un récépissé

Le porte-parole de ce collectif vante une telle mesure, Nassim Lachelache, sans aucune volonté de déstabilisation, bien sûr. "Cette proposition s’inscrit dans un tas d’autres propositions déjà faîtes par l’UDI ou encore EELV, mais c’est ce genre d’initiative qu’on attend bien sûr de la part des politiques et c’est pour ça qu’on les interpelle les uns et les autres quelque soient les bords politiques," explique Nassim Lachelache, 25 ans, étudiant en sociologie (sept années après le bac) et militant associatif et politique, puisqu'il est adjoint au maire de Fontenay-sous-Bois, dont le sénateur-maire est PCF.

Stop le contrôle au faciès, qui accuse la police de brimades, violences physiques, insultes, propos racistes, palpations génitales sur des mineurs [spécifiquement ?], sort un rapport édifiant sur les abus de la police, alors que les Nuit Debout clame justement que "tous les Français détestent la police"...

Cependant, Nassim Lachelache déplore que cette mesure n’ait pas trouvé sa place dans le projet de loi Urvoas. Tous les amendements socialistes pour un récépissé avaient été rejetés par les députés.

Créé en 2011, le Collectif Stop Contrôle au Facies combat pour "une réforme de la loi encadrant les contrôles afin de permettre un recours en cas de contrôle discriminatoire".

Violences gratuites à Fontenay-sous-Bois
Created with Highcharts 4.1.9ExporterDonnées 2012 (source : calculs Linternaute.com d'après ONDRP)Coups et blessures volontairesHomicides contre enfants (moins de 15 ans)Homicides et tentativesPrises d'otages, séquestrationsViolences contre enfantsViolences à dépositaire d'autorité© Linternaute.com 2016

Numéro de SMS pour les victimes de contrôles [présumés] abusifs,

web-série "mon 1er contrôle d’identité", campagne, rapport détaillé de propositions pour le gouvernement et jusqu’à une action en justice collective contre l’Etat : le collectif se donne les moyens de ses ambitions. Depuis 5 ans, ce sont d’ailleurs 2.300 plaignants qui se sont manifestés auprès de Stop au Faciès.

Alliance police nationale : "Le récépissé suppose que les policiers axent des contrôles de manières discriminatoires et cela est insupportable pour nous" Alliance police nationale, principal syndicat des forces de l’ordre, s’insurge contre la proposition des lois des sénateurs PCF. "Le récépissé est un peu un serpent de mer, il revient régulièrement. Alliance police nationale, syndicat majoritaire, et l’ensemble de la police nationale, nous sommes vent debout contre l’idée de délivrer un récépissé lors d’un contrôle d’identité", martèle le porte-parole.

Ce dernier fait écho aux propos de Manuel Valls qui "lorsqu’il était ministre de l’Intérieur avait indiqué que cette mesure était inutile et inefficace et que les expériences qui ont été faites à l’étranger en la matière ne l’avaient pas convaincue".
Et de poursuivre : "Le récépissé suppose que les policiers axent des contrôles de manières discriminatoires et cela est insupportable pour nous. Il y a à peu près autour de 4 millions de contrôles d’identité par an et il y a eu quatre condamnations par la Cour d’ Appel de Paris qui ont été désapprouvées par le gouvernement qui a fait appel ".

Pour le policier, en plus d’être insultant, cela n’est "pas réalisable dans le cadre de l’état d’urgence".
"On va interpeller un criminel potentiel, et si on ne lui donne pas un récépissé, cela va annuler la procédure, c’est invraisemblable, c’est le monde des bisounours.

Si le récépissé est validé, les sénateurs proposent une période d’expérimentation avant toute généralisation.
La proposition de loi va être examinée le 18 mai. A un mois du premier refus de la mesure par les députés, cette nouvelle tentative pour le récépissé risque une fois de plus de ne pas  retenir l'attention du gouvernement et du Parlement. pour nous !", fait-il valoir.




dimanche 22 novembre 2015

Les sénateurs s'opposent à la taxe tampon votée par les député(e)s

Le Sénat vote la réduction à 5,5% de la TVA pour les tampons hygiéniques

Le Sénat a voté samedi 21 novembre, contre l'avis du gouvernement,
 

la réduction à 5,5% du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines, lors de l'examen du projet de budget 2016.

L’Assemblée nationale a rejeté le 15 octobre une proposition de la députée PS Catherine Coutelle,
présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée, visant à baisser la TVA sur les protections périodiques (tampons, serviettes...) au taux réduit de 5,5 %, contre 20 % aujourd’hui.

Les tampons sont donc plus taxés
que le lait, le soja, les bonbons au chocolat, la chicorée ou la farine. Ou encore un livre, un magazine ou un billet de spectacle.

Les sénateurs ont adopté à main levée, contre l'avis du secrétaire d'État au Budget, Christian Eckert, et celui du rapporteur général Albéric de Montgolfier (Les Républicains), une série d'amendements en ce sens, déposés par des sénateurs de tous les groupes politiques de la Haute Assemblée.
"Je sais que le débat est vif. Il suffit de regarder sur Twitter : moi, j’ai au moins 25 tweets qui disent quelle va être la position du gouvernement sur l’amendement. C’est exceptionnel; on en a beaucoup moins sur les propositions que me font Pierre-Alain Muet et Jean-Marc Ayrault," avait lâché Eckert.
Pour justifier le refus du gouvernement Valls, le secrétaire d’Etat avait d’abord évoqué une "raison générale": le gouvernement ne souhaite pas bouger sur les niveaux de taux de TVA, pour les tampons comme sur le reste. Selon les calculs du gouvernement, une telle mesure coûterait 55 millions d’euros.
Christian Eckert avait aussi parlé de "la question femme-homme":
"Moi, je ne veux pas rentrer dans ce débat mais il y a beaucoup de produits d’hygiène qui concernent plutôt les hommes – pas exclusivement – dont le taux de TVA est à 20%. Les mousses à raser spéciale hommes ont des taux de TVA à 20%. Les rasoirs, malgré les différences de prix, [...] ont des taux de TVA à 20%.
Je sais que ce débat est passionné et pas simple parce que personne ici n’a de volonté discriminatoire entre les femmes et hommes." 

Le prix des lames de rasoir pour femmes est pourtant plus élevé que pour les hommes (cf. libellé PaSiDupes) et le parallèle sur la mousse à raser fait tousser: beaucoup de femmes mènent aussi le combat du poil.

Cette taxe controversée 
concerne aussi les produits de protection hygiénique pour les personnes âgées.


Pas de baisse de TVA pour les couches culottes

En revanche, les sénateurs n'ont pas étendu cette baisse du taux de TVA aux couches pour nourrissons, comme l'avaient réclamé plusieurs centristes. Dans ses pressions, le lobby des écologistes radicaux aurait-ils réussi à imposer le retour aux langes lavables ? 

Pour pouvoir entrer en vigueur, ces décisions doit encore être approuvées par l'Assemblée nationale lors de la deuxième lecture du projet de loi de finances. En première lecture, l'Assemblée avait, au grand dam des associations féministes, rejeté un amendement socialiste prévoyant la baisse de la TVA sur les protections féminines.

Pour entrer en vigueur,
ces décisions doivent encore être approuvées par l'Assemblée nationale lors de la deuxième lecture du projet de loi de finances.
A noter que Francetv info réussit le tour de force de ne pas citer Marisol Touraine, pourtant ministre de la Santé.

lundi 16 mars 2015

Constructive, l'opposition UMP du Sénat tente de sauver la loi Macron

Le Sénat entreprend de renforcer la loi Macron

Les sénateurs d'opposition proposent une loi "Macron plus " !  

La gauche fracture aussi le monde économique
35 heures, seuils sociaux… : le Sénat n'exclura aucune piste pour améliorer la loi Macron sur la compétitivité de l'économie. "Nous allons écrire la vraie loi dont a rêvé Emmanuel Macron et nous voterons pour", raillait récemment le patron des sénateurs UMP, Bruno Retailleau sur Europe 1.
Le projet de loi sur la croissance sera débattu à partir du 7 avril au Sénat, majoritairement à droite. Et la chambre haute compte passer à la moulinette le texte adopté en force, au moyen de l'article 49-3, sans vote des représentants du peuple

A quoi pourrait ressembler une loi rêvée par Macron mais faite par la droite ?
Le Sénat veut s'attaquer aux 35h…  En août, le ministre de l’Économie s'était dit prêt à autoriser "les entreprises à déroger" sur les 35h. Mais la mesure ne figure finalement pas dans la loi qui porte son nom. Les sénateurs  veulent y remédier et comptent donc bien la réintroduire.
"Des propositions seront faites" sur les 35 heures, a ainsi fait savoir Vincent Capo-Cannellas, le sénateur de Seine-Saint-Denis. La majorité à la Chambre Haute veut en effet revoir le cadre des accords aujourd'hui possibles en entreprise. L'objectif est de passer d'accords "défensifs" à des accords "offensifs". Aujourd'hui, ces accords permettent de revoir la durée du temps de travail lorsque l'entreprise rencontre de graves difficultés économiques, mais la droite sénatoriale voudrait que les entreprises puissent disposer de davantage de souplesse avant d'être complètement dans le rouge.
La Commission spéciale sur le projet de "loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques" a commencé ses auditions, notamment avec celle du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron. Elle examinera les amendements à partir du 17 mars. Outre les 35h, d'autres mesures prévues par l'UMP ont commencé à filtrer.

Pour sauver la loi -et favoriser la croissance-, relever les seuils sociaux. 
Comme l'avait fait entendre Emmanuel Macron avant de repousser la réforme à plus tard, les sénateurs devrait ainsi relever les "seuils sociaux" pour les petites entreprises. Aujourd'hui, par exemple, une entreprise de 10 salariés a l'obligation de nommer un délégué du personnel, qui dispose d'un certain droit de regard sur l'action des dirigeants. Les sénateurs UMP voudraient relever ce seuil à 20.

Concernant le travail du dimanche,
"nous défendrons un amendement pour que les contreparties ne soient pas obligatoires dans les zones touristiques pour les entreprises de moins de dix salariés", indique également Catherine Deroche (Angers, Maine-et-Loire), rapporteur UMP sur les aspects sociaux et travail. "Le gouvernement a l'opportunité d'en faire un vrai texte en faveur de la croissance. La balle est dans son camp", souligne Vincent Capo-Cannellas (Force européenne démocrate, FED, de Jean-Christophe Lagarde, Gard).

L'UMP veut également assouplirer le texte sur les professions réglementées, ce à que le gouvernement s'oppose fermement.
 
Le gouvernement se dit prêt à "enrichir" le texte

Emmanuel Macron s'est dit prêt, en revanche, à "enrichir" le texte sur d'autres points.
Sur le travail du dimanche, le gouvernement pourrait en effet accepter de ne plus rendre  les compensations salariales obligatoires aux petits commerces
Macron se tourne vers la droite
Sous la pression de la droite, Macron pourrait aussi assouplir l'obligation faite aux entreprises d'informer à l'avance ses salariés avant la vente d'une société. Cette loi controversée était portée par Benoît Hamon, l'ancien ministre de l'Economie solidaire,  débarqué cet été pour ses appels en faveur d'une politique économique plus social-démocrate, aux côtés des "frondeurs" du PS.

dimanche 10 novembre 2013

Unanimité des sénateurs contre le projet Hollande de réforme des retraites

Du jamais vu, mais la majorité à l'Assemblée l'imposera pourtant aux Français !

Droite et gauche ont voté ensemble contre ce projet 

Le Sénat a rejeté le projet de réforme des retraites à l'unanimité, socialistes compris, le mardi 5 novembre.

L'ensemble des sénateurs a voté contre ce projet qui avait été profondément amendé au cours du débat. Il ne satisfaisait personne. "Le texte, tel qu'il a été modifié par la droite du Sénat, était devenu inacceptable", a confessé le président du groupe PS, François Rebsamen, impuissant à sauver le projet du gouvernement.

Les sénateurs avaient notamment adopté
un amendement centriste créant un système de 
retraite par points, qui va à l'encontre de l'idéologie du gouvernement. 
Ils avaient aussi vidé le texte de sa substance, en rejetant l'allongement progressif de la durée de cotisation et la création d'un compte pénibilités,  deux dispositions phares mal préparées.

Le texte repassera devant l'Assemblée le 19 ou le 20 novembre

Le texte doit à nouveau repasser devant l'Assemblée nationale pour être retoqué,
après un échec probable en commission mixte paritaire (sept sénateurs et sept députés).

vendredi 20 septembre 2013

Les "ringards" du Sénat se rebellent contre Lebranchu, Valls et Public Sénat

Les papys bravent la répression et chahutent Valls

Vives tensions autour de la création d'une métropole marseillaise
Les élus à majorité socialistes qui refusent de mutualiser leurs ressources sont presque tous opposés à la loi, à l'exception du sénateur-maire Jean-Claude Gaudin: 109 contre 119 d’entre eux, sont opposés à cette réforme.
C’est dans ce contexte que Roland Povinelli, 72 ans, sénateur PS des Bouches-du-Rhône (Allauch), qui a  sans doute confondu l'hémicycle avec le virage Nord du Vélodrome, prévient dans les couloirs du Sénat qu'il "va mettre le feu" pendant la discussion sur le projet.
Quelques instants plus tard, la foire d'empoigne continue. La sénatrice PS et candidate aux primaires municipales Samia Ghali et la ministre Marylise Lebranchu s'opposent vivement entre deux portes du Sénat. 

Les sénateurs socialistes ont le style
Samia Ghali et Marylise Lebranchu s'invectivent 
Alors que les sénateurs lui reprochent de ne pas avoir été reçus à Matignon, la ministre de la Décentralisation profite d'une pause pendant la séance plénière pour chercher un terrain d'entente avec les sénateurs socialistes des Bouches-du-Rhône opposés à son projet de métropole. 
La chaîne Public Sénat montre les élues à la sortie d'une réunion improvisée dans une salle du groupe socialiste, réunion apparemment sans issue. "Tais-toi un peu, OK", finit alors par aboyer Lebranchu. "Parle-moi autrement, attend, ministre ou pas j’en ai rien à foutre moi", réplique Ghali, élue des quartiers nord, là où l'élue PS Sylvie Andrieux détournait l'argent de PACA et où les dealers s'entre-tuent.

La violence des propos appelle des ZSP
, des territoires géographiques souffrant plus que d'autres d'une insécurité quotidienne et d'une délinquance enracinée.

La vidéo ressort, alors que la primaire socialiste oppose six candidats: l'objectif est-il de nuire à Samia Ghali pour servir les intérêts de la ministre, Marie-Arlette Carlotti ?

Les sénateurs  et sa région marseillaises sont restés des révolutionnaires

Les élus des Bouches-du-Rhône ont donc manifesté leur opposition devant le Sénat
, comme Samia Ghali, candidate aux primaires pour les municipales 2014 à Marseille, Sophie Joissans et Bruno Gilles, UMP, alors Jean-Noël Guérini était absent, mais solidaire du mouvement.

Dans l'après-midi, Jean-Claude Gaudin a rappelé à la tribune du Sénat que,
pour Marseille Provence 2013, l’ensemble des communes de la métropole participaient à l’événement. "Allez, un peu d’espoir, un peu de confiance!", a-t-il exhorté dans l’hémicycle quasiment vide. 
La sagesse du grand âge? "Merci monsieur le président pour ces dix minutes marseillaises", lâche alors le président de séance, avant de laisser la place au Lyonnais et pour le coup plus discret Gérard Colomb.

En septembre, Valls se fait à son tour maltraiter au Sénat

Ministre métrosexuel
à la calvitie galopante masquée
Le moins que l’on puisse dire est que le Sénat n’a pas déroulé le tapis rouge à Manuel Valls, venu défendre le non-cumul des mandats. Ceux qui, au sein même du groupe PS, refusent le texte avaient déserté les rangs, laissant l’hémicycle à la droite.
Manuel Valls a été chahuté au Palais du Luxembourg le 18 septembre par des sénateurs de la majorité présidentielle comme de l’opposition farouchement contre ce projet de loi. Dans la nuit, par 211 voix pour et 83 contre, ils ont d’ailleurs voté 3 amendements qui laissent  expressément, aux sénateurs la possibilité d'exercer, en plus de leur mandat de parlementaire, un mandat exécutif local: maire, président ou vice-président de Conseil général ou de Conseil régional.pour leur permettre de conserver un mandat local et le contact avec la réalité.
Le Sénat a voté en faveur du non-cumul des mandats pour les députés, mais pas pour les sénateurs eux-mêmes !
25 sénateurs socialistes et alliés ont voté  ces amendements, conformément à la position de leur président François Rebsamen qui a toujours défendu une spécificité du mandat de sénateur, et 51 pour, suivant l'avis du gouvernement.
VOIR et ENTENDRE l'analyse par Eric Zemmour  du risque que le non-cumul fait peser sur la réprésentation démocratique:

Public Sénat au coeur de la tourmente
Un bandeau insolent, apparu sur les écrans de Public Sénat, a fait bondir plusieurs sénateurs de leurs fauteuils. "Des ringards à l'offensive" a en effet été diffusé mercredi durant le journal de 22 heures. "Nous pouvons demander à une chaîne que nous finançons qu'elle nous respecte", a lancé, indigné, le sénateur radical de gauche François Fortassin (RDSE), tandis que l'UMP François-Noël Buffet, et d'autres de ses collègues demandaient au président du Sénat, Jean-Pierre Bel (PS), d'envoyer à Public Sénat un "droit de réponse".

Faut-il déclarer le Sénat Zone de Sécurité Prioritaire?
Les caméras de Public Sénat ont saisi sur le vif des échanges musclés entre Marylise Lebranchu, la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, et des sénateurs de PACA avec lesquels, jeudi 30 mai, elle devait se pencher sur le premier volet de l’acte III de la décentralisation, qui concerne la création d’un échelon métropolitain.

"Il n'y a jamais eu d'intention maligne" prétend le patron de Public Sénat
A l'inverse, le socialiste David Assouline, défendant "la liberté de la presse" rappelait que "Public Sénat n'est pas l'organe officiel du Sénat". "Laissons donc les opinions s'exprimer !", s'est-il exclamé.

Face au tollé, le président de la chaîne, Gilles Leclerc a été contraint de s'expliquer à l'antenne, chose "rare", a-t-il précisé. "Un titre en effet a été mal compris, ici dans cette maison, je le comprends", a-t-il reconnu, tout en soulignant que ce titre «entre guillemets» émanait "d'un propos rapporté par un sénateur il y a quelques jours» et qu' "il n'y a jamais eu d'intention maligne". "La chaîne n'a jamais manqué de respect vis-à-vis du Sénat", a-t-il assuré.

La violence des propos appelle des ZSP
, des territoires géographiques souffrant plus que d'autres d'une insécurité quotidienne et d'une délinquance enracinée.

Puisque la contestation des élus s'étend de Marseille à Paris, pourquoi  un "pacte national" pour le Sénat, comme à  Marseille?