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mercredi 3 juin 2020

Ndiaye: les sénateurs LR quittent l'hémicycle suite à une réponse "sotte et blessante"

On savait Ndiaye bête mais, en plus, elle est méchante

La porte-parole du gouvernement a manqué de respect aux élus LR

La réduction du nombre de parlementaires appelés à faire acte de présence - en cluster - lors des visites ministérielles en région faisait l'objet de l'interpellation des sénateurs, dans le contexte post-confinement. 
Sa réponse a stupéfait les élus de l'opposition, de gauche comme de droite, lors de la séance de questions au gouvernement.
 
Les sénateurs LR ont quitté l'hémicycle mercredi 3 juin, fait exceptionnel au palais du Luxembourg, pour protester contre une réponse jugée "sotte et blessante" de Sibeth Ndiaye à une question sur les visites ministérielles. 
"Si nous ne représentons rien, si nous sommes des invisibles (...), alors nous n'avions pas besoin de rester à entendre des réponses qui sont franchement sottes et blessantes pour la conception républicaine que nous avons", a observé le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, pour expliquer la manifestation d'indignation de son groupe. 

Le sénateur LR du Loiret, Hugues Saury, avait posé sa question au gouvernement sur les modalités d'organisation des visites ministérielles, lors desquelles les sénateurs et élus d'autres partis que LREM "sont devenus 'personae non gratae'", avait-il déploré, des raisons sanitaires étant invoquées.

"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer," avait taclé la prétentieuse

"Pensez-vous qu'il est légitime de privilégier les députés, la plupart du temps de votre majorité, jusqu'à décider qu'à eux seuls ils représentent toutes les sensibilités ?" avait interrogé la caricaturiste. 
"Au fond, depuis le 11 mai, c'est l'intelligence collective qui doit dominer", a ajouté l'insolente petite porte-parole du gouvernement, sous les huées des élus LR outragés. 

"Je conçois qu'il puisse y avoir des frustrations,"a ironisé la péronnelle, moqueuse... "L'application stricte des mesures barrière et des gestes barrière doit être notre priorité pour que ces déplacements ministériels puissent se dérouler dans de bonnes conditions", a pompeusement poursuivi l'arrogante, appelant à n'"y voir absolument aucune malice politique ni aucun privilège", pendant que les élus LR quittaient l'hémicycle.
 
"Culture du prince" et "réponse indigne"
"C'est profondément choquant. Je n'ai jamais entendu une réponse d'une telle légèreté, ici au Sénat", a réagi B. Retailleau après avoir quitté l'hémicycle. "Est-ce que la République, c'est En marche!; est-ce qu'il n'y a pas une privatisation des moyens de l'Etat? (...) Pour toute réponse nous avons simplement entendu qu'il s'agissait de mesures barrière, de qui se moque-t-on ?", s'est-il offusqué. 
"C'est injustifiable. C'est parce que nous avions une réponse qui Kannerse moquait de nous que nous avons quitté l'hémicycle", a t-il encore ajouté à l'antenne de Public Sénat.

Le chef de file des sénateurs PS Patrick Kanner a approuvé ses collègues
Son groupe aurait aussi quitté l'hémicycle en signe de protestation si la question suivante n'avait pas été posée par une sénatrice socialiste. 
Il a fustigé "une réponse indigne" de la porte-parole, et "une culture du prince".

vendredi 2 septembre 2016

Aubry applaudit au départ de Macron

"Enfin!" se réjouit Aubry (PS) au lendemain de la passation de pouvoirs

Aubry, maire PS de Lille et frondeuse, s'est réjouie d'un mot, "Enfin !", 
 Aubry, frondeuse féministe, 
n'a rien contre 
la lapidation des hommes
de la démission d'Emmanuel Macron, une des nombreuses bêtes noires de la mauvaise femme. 
"Enfin! C'est tout. Y a rien à dire... Y aurait tellement à dire", s'est bornée à déclaré Aubry, lapidaire que des tortionnaires musulmans, que ce soit en Arabie saoudite sunnite ou en Iran chiite.  
Interrogée lors de l'inauguration d'un groupe scolaire dans le quartier très populaire et excentré de Lille-sud, l'ex-première secrétaire du PS a indiqué qu'elle continuera "à s'exprimer sur le fond comme (elle l'a) toujours fait". Au risque de toucher le fond.

La tortionnaire politique avait déjà perdu son contrôle il y a tout juste un an, en septembre 2015, suite aux déclarations social-libérales du ministre de l'Economie. "Macron ? Comment dire ? Ras-le-bol ! Voilà, ras-le-bol !", avait-elle lâché.

Aubry, élue communautariste

"Aujourd'hui, ce qui m'intéresse, ce n'est pas de savoir combien il y a de candidats à la primaire de gauche ou de droite, c'est de savoir (...) qui sera celui qui nous dira que 'la France est encore un grand pays, un pays où on peut vivre ensemble dans nos différences, la France peut se développer plus fortement, la France est une terre d'égalité'". La priorité de cette caillera socialiste n'est pas une politique sociale.
"Celui [ou celle ?] qui portera cela, ce sera le candidat que moi je soutiendrai", a-t-elle ajouté. Et puisque "les primaires, c'est à la fin de l'année. On a le temps, d'ici là j'essaierai de porter des idées". Et des haines.

L'ex-secrétaire générale une mono-maniaque de la mixité sociale
Caillassage à Strasbourg
La plus grande peur actuelle de cette caillera est l'agitation sociale et les attentats sur sa ville. "Montrer qu'une société mixte, socialement, culturellement est possible et qu'on a envie de vivre ensemble, c'est mon projet politique. Qu'il s'applique à la France, à l'Europe ou à Lille, l'important, c'est de faire et de montrer qu'on peut faire quand on veut", a encore affirmé l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin.

Présent à l'inauguration, Patrick Kanner, le ministre de la Ville, de la jeunesse et des sports (successeur indirect d'un autre proche de l'amère de Lille à ce poste gagé, François Lamy), et ex-adjoint de sa ville de Lille, a jugé pour sa part "un peu dommage" que M. Macron quitte le gouvernement, "ce n'est pas ma conception du collectif". A la différence de Martine Aubry, il a estimé que "aujourd'hui, François Hollande est le seul qui peut être présent à gauche au second tour" de la présidentielle. 
Kanner, prochain candidat à la succession d'Aubry à la mairie de Lille ?

 

mercredi 27 avril 2016

"Hé oh, Le Foll": le ministre porte-parole se fait ridiculiser

Le ridicule n'a encore pas tué Le Foll...

Le Foll  a créé le mouvement "Hé oh, la gauche !"...


Au lendemain d'une réunion publique de soutien à François Hollande qu'il avait organisée avec le mouvement "Hé oh la gauche !",  l'opposition n'a pu se tenir de railler le ministre intermittent de l'Agriculture lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale mardi

"Hé oh, monsieur Le Foll (...) quand comptez-vous déserter Solférino pour défendre les agriculteurs ?" lui a lancé la députée LR de Loire Atlantique, Isabelle Le Callennec, ex-porte-parole du parti Les Républicains et actuelle déléguée générale adjointe au projet du parti successeur de l'UMP, qui lui posait une question sur les inquiétudes des agriculteurs sur le projet de traité de libre-échange transatlantique.

De nombreux députés LR ont ensuite scandé en chœur dans l'hémicycle ce "Hé oh". "Je ne savais pas que vous me feriez autant de publicité",  a piètrement répliqué le ministre et porte-parole du gouvernement, visage plutôt fermé.

Un meeting à Lille le 17 mai

Les Hollandiens fidèles ressentent la difficulté de défendre leur président.
Les partisans de François Hollande étaient réunis lundi 25 avril dans un amphithéâtre de la faculté de médecine de Paris Descartes, pour prendre en main la défense du bilan du quinquennat. Alors que le chef de l'Etat n'a jamais paru aussi contesté et au plus bas historique dans les sondages - jusque dans son propre camp -, ses fidèles tentent d'organiser la riposte face à la montée de la grogne et des violences dans tous les secteurs.

Le rassemblement "Hé oh la gauche !" est un cercle de motivation pour fidèles en déshérence du président. Ceux qui sont là - Najat Vallaud-Belkacem, Jean-Michel Baylet, Emmanuelle Cosse, Christian Eckert, Marisol Touraine (qui l'assure, "nous n'avons pas à rougir de ce que nous avons réalisé et accompli") ou JV. Placé - sans Manuel Valls (en déplacement... au Mont-Saint-Michel, à 360 kms de Paris et en 60 minutes !), ni Emmanuel Macron (qui, avec son mouvement "En marche !", a l'ambition de réunir les "progressistes" de gauche comme de droite, n'avait pas été invité) -  veulent encore  espérer en François Hollande et passer du baume sur les plaies et les bosses après quatre ans de pouvoir. "Je voulais rassurer tout le monde : on est pas là pour se soigner, on est à pour se mobiliser", assure le ministre que l'on croyait totalement consacré au monde meurtri de l'agriculture.

Le président Hollande, plus que jamais chef de clan, le camp socialiste.
Le patron des députés-godillots, Bruno Le Roux, insiste. "La droite, c’est des différences fondamentales : quand nous, nous faisons 50 milliards d’économie en améliorant, en transformant notre modèle social, eux c’est 154 milliards d’économie en faisant en sorte qu’il y ait des coupes chez les fonctionnaires, dans notre système de santé, dans notre système de protection sociale. Ce n’est pas une différence de degré, c’est une différence de nature !" assure l'inconditionnel aux chaussettes de prélat.

Un meeting qui ne dit pas son nom pour un candidat qui n'est pas officiellement en campagne.
Des différences qui - par chance - distinguent les socialistes de la droite 
Etre "fier" du bilan du quinquennat -une gageure - et rappeler que "la gauche et la droite, ça n'est pas la même chose", tel est le message qu'ont, en effet, martelé lundi Stéphane Le Foll et quatre ministres, lors d'une réunion aux allures de meeting de campagne à Paris.

Le porte-parole du gouvernement organisera d'ailleurs avec le ministre de la Ville, Patrick Kanner, également ancien président du Conseil général du Nord, un nouveau meeting "Hé oh la gauche !" à Lille le 17 mai.
Autrefois aux mains de Gilles Pargneaux, un proche de Martine Aubry, la fédération PS du Nord est désormais dirigée par Martine Filleul (ci-contre à gauche, lancée dans les jambes de la Ch'tite), une proche de Patrick Kanner, qui est entrée en guerre avec la maire de Lille après avoir été son adjointe.
Auteure, en février, d'une tribune assassine contre la politique du gouvernement, Martine Aubry est, depuis, restée silencieuse.

mercredi 30 mars 2016

Polémique sur la centaine de 'Molenbeek' en France

Les propos de Patrick Kanner sur la "centaine" de Molenbeek en France agitent la gauche

Les députés godillots déjugés par le ministre de la Ville

Les élus qui courent les media sont contraints de sortir de leurs lignes
Ils doivent réorienter leurs déclarations en fonctions des propos décoiffants du ministre de la Ville, Patrick Kanner qui a indiqué dimanche 27 mars qu’il existe aujourd’hui une "centaine de quartiers français" présentent "des similitudes potentielles avec Molenbeek", commune bruxelloise à la réputation de réservoir djihadiste de l'Europe, une évaluation basse. 

Cette histoire belge de Molenbeek n'est plus drôle du tout à gauche. Certes, l'extrême gauche exemplaire étale sa joie, notamment les anarchistes révolutionnaires de Charlie hebdo (ci-contre) dont l'humour subversif enchante les haineux, mais aussi la gauche républicaine prise au piège de sa propre idéologie, qualifiée d'humaniste.  

Kanner pointe au passage les partis politiques et la presse de 2005.
Ainsi, le ministre a-t-il jugé que les émeutes qui avaient secoué les banlieues françaises en 2005 et que les acteurs politiques ont instrumentalisé "ont permis manifestement un développement du salafisme" dans les quartiers populaires.
Les violences urbaines de 2005 ont commencé à Clichy-sous-Bois exploitant un double événement: d'abord la mort de deux délinquants, Zyed Benna et Bouna Traoré le 27 octobre 2005, électrocutés dans l'enceinte d'un poste électrique interdit au public alors qu'ils cherchaient à échapper à un contrôle de police; et trois jours plus tard, le jet d'une grenade lacrymogène à l'entrée d'une mosquée de la ville par des forces de l'ordre "caillassées." Les troubles se sont ensuite répandus à travers la France dans un grand nombre de banlieues socialo-communistes, fortement touchées par le chômage et l'insécurité. La France en quasi-guerre civile déclara l''état d'urgence le 8 novembre 2005, lequel fut prolongé pour une durée de trois semaines consécutives.
Le ministre socialiste souligne que des "prédateurs" se sont alors installés.
"Molenbeek, c'est une concentration énorme de pauvreté et de chômage, c'est un système ultra communautariste, c'est un système mafieux, avec une économie souterraine. C'est un système où les services publics ont quasiment disparu, c'est un système où les élus ont baissé les bras", a jugé le ministre.


Kanner a fait la leçon au pouvoir belge
"Mais il y a une différence énorme. Je n'ai pas de leçons à donner et je suis de tout cœur avec nos amis belges, mais il est vrai que nous prenons le taureau par les cornes dans ces quartiers", a assuré Patrick Kanner, avant de préciser qu'il existe une "cellule de veille pour vérifier qu'il n'y a pas d'association faisant l'objet de démarches salafistes" dans ces quartiers ou "la République n'a pas été à la hauteur de sa responsabilité".

Les réactions embarrassées, voire la fureur, de la gauche ne se sont pas faits attendre, après ces propos tenus lors du "Grand rendez-vous" Europe 1-i-télé-Le Monde.
Au "Grand jury" RTL-LCI-Le Figaro, Julien Dray, conseiller régional PS d'Ile-de-France, a sermonné le ministre, appelant à ne pas céder à des formules faciles qui "stigmatisent". "Depuis 20 ans, a dit le cofondateur de SOS Racisme, il y a une ghettoïsation sociale qui donne lieu (...) à une montée de la délinquance et puis aussi à des noyaux islamistes qui essaient d'instrumentaliser des points sociaux". "Ce sont des points communs" avec Molenbeek, a reconnu Julien Dray, mais "je n'aime pas qu'on stigmatise car la majorité de la population de ces quartiers en a assez d'être désignée à la vindicte populaire".

Cambadélis, premier secrétaire du PS, a lui aussi pris ses distances avec les propos du ministre de la Ville, évoquant "des poches", "des immeubles" et "des rues" présentant des "problèmes" similaires à Molenbeek, mais "pas de quartiers" entiers. "Moi, je ne suis pas pour ce discours", a dit Jean-Christophe Cambadélis sur France 5, appelant à "ne pas dissoudre la concorde nationale". "On doit avoir une stratégie vis-à-vis du terrorisme, c'est de ne pas isoler les musulmans, mais d'isoler" les terroristes.

Dans une tribune au Figaro vendredi, le député LR Eric Ciotti a accusé François Hollande d'avoir "délibérément renoncé à défendre la laïcité pour flatter un communautarisme religieux auquel il est redevable". "La France ne peut devenir un gigantesque Molenbeek!", a lancé ce poche de François Fillon.

Le Front national a, lui, estimé que la France n'est "pas épargnée par les zones de non-droit du type de Molenbeek". "Il faut dès aujourd'hui lancer une vaste opération de police pour investir l'ensemble de ces quartiers en marge de la République", avait demandé la présidente du FN Marine Le Pen. Sur Europe 1, Florian Philippot, vice-président du FN, a lui estimé lundi que Patrick Kanner est "lucide" en évoquant la "centaine de quartiers en France" aux "similitudes potentielles avec Molenbeek".
"C'est donc ça qui fait polémique au PS. Pour une fois qu'on a un ministre, M. Kanner, qui enlève le voile d'aveuglement qu'il a devant les yeux et la bouche, qu'il dit une vérité un peu lucide, il faut au PS qu"on lui tombe dessus", a critiqué le conseiller régional d'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne sur BFM TV et RMC. "C'est lucide et ce n'est pas stigmatisant", a affirmé Florian Philippot, pour qui Patrick Kanner, avec son chiffre d'une centaine, "est probablement un peu optimiste."

Des propos quasi similaires tenus par Hervé Mariton (LR) lundi sur France Info: "Kanner a le mérite d'un diagnostic lucide sur une situation réellement dangereuse". "Il ne faut pas faire d'amalgame" mais "les quartiers sortis de tout contrôle existent", a-t-il précisé.

De son côté, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde s'est dit le même jour sur RMC "très agacé" par les propos de Patrick Kanner, "parce que c'est le genre de formule qui débilise, qui mutile le débat politique français". "Je ne crois pas du tout qu'il y ait des centaines de Molenbeek en France, a-t-il affirmé. La vérité, c'est qu'on a des quartiers qui sont ghettoïsés".
C'est dans sa commune de Molenbeek (environ 100.000 habitants) que Salah Abdeslam, le 10e homme des attentats parisiens, a été arrêté le 18 mars après une cavale de plus de quatre mois. L'enquête sur les attaques de Bruxelles a montré qu'un même réseau franco-belge est responsable des tueries de novembre et mars.
Valls en partie d'accord

Le Premier ministre estime qu'"une centaine" de quartiers français présentent des "similitudes" avec le quartier bruxellois réputé être un fief djihadiste" a-t-il admis, avant de nuancer. C'est donc difficile de faire des comparaisons", a-t-il nuancé. "Mais ce qu'a voulu dire Patrick Kanner sur les processus d'enfermement, de communautarisation et de radicalisation... tout cela existe, bel et bien !" a affirmé Manuel Valls devant les parlementaires socialistes. Kanner (PS) a mis le chaos à gauche.


Molenbeek, symbole de l'échec des pays démocratiques

Molenbeek apparaît comme la capitale européenne du djihadisme, la base arrière du terrorisme islamiste, sorte de camp avancé de Raqqa, en Syrie. Mais nous assistons à une des marches arrières de l'Etat-PS et les media sont chargés de convaincre que seul le vieux centre est une zone de non-droit. La journaliste Hind Fraihi, présentée comme flamande, le décrit dans un livre comme "un quartier voué à la démolition et habité par des immigrés", là même où a été retrouvé Salah Abdeslam, le 18 mars. Or, un, elle est belgo-marocaine et, deux, elle insiste sur les difficultés sociales, en décrivant un territoire où "dans certains quartiers, le nombre d’immigrés atteint 80 %. Elle omet juste de noter que le maire de Bruxelles, Yvan E.C. Mayeur, est ancien président socialiste de la commission des affaires sociales de la Chambre des représentants et que son prédécesseur, Freddy Thielemans, l'était déjà depuis 2001. cette communauté allochtone tient à vivre en communauté, et ne met pas en cause Le chômage des jeunes s’élève à quelque 40 %. Selon le quartier, ce chiffre peut même grimper jusqu’à 80 %."
"Dès les années 1980, des reportages télévisés ont montré de Molenbeek une image assez négative, mais qui concernait uniquement à l’époque la pauvreté et le chômage", se souvient le politologue belge Dave Sinardet. Il faut dire que la crise économique est passée par là.

"Les gens ont eu peur d’être taxés d’islamophobes ou de racistes"
Dans les années 1990 quand Hind Fraihi a publié son livre consacré aux musulmans radicaux molenbeekois, ceux que le sociologue Felice Dassetto appelle les "Molmuslims" levait le voile sur l'activité des mosquées radicales sous influence sunnite de l'Arabie saoudite et aurait dû à l’époque de sa sortie tirer la sonnette d’alarme, mais c'était sans compter avec le tabou sur tout ce qui est musulman et qui permet au salafisme de prospérer.
Pour des raisons politiques, au sens misérable, ces signaux n’ont pas été pris en compte, probablement en partie parce que certaines vérités étaient inconfortables. Les gens ont eu peur d’être taxés d’islamophobie ou de racisme ", indique Dave Sinardet. 
L’ex-bourgmestre de Molenbeek, Philippe Moureaux, se retrouve aujourd’hui sous le feu de la critique pour sa gestion de ce quartier de 95.000 personnes. Elu en 1992 à la tête de la commune, il est accusé notamment par sa successeure, Françoise Schepmans (MR) d’avoir "fermé les yeux".

Les politiciens, comme la presse, se disculpent.
"Il y a évidemment une part de responsabilité de Philippe Moureaux, même si tout ne peut pas lui être imputé. Par conviction idéologique, mais aussi par électoralisme, il n’a pas pris assez au sérieux les problèmes existants dans certains quartiers de Molenbeek", remarque Dave Sinardet. Entre les difficultés sociales, l’influence de l’Arabie saoudite et du wahhabisme et la forte population immigrée d’origine marocaine - plus du tiers de la population de Molenbeek- la situation avait de quoi devenir inquiétante, pourtant.
Ce que la presse ne dit encore pas, c'est que le socialiste Moureaux est responsable de l’ouverture de la mairie aux candidats d’origine non européenne à partir des élections de 2000, à l'issue desquelles le collège compte deux échevins PS d'origine marocaine, Mohammed Daïf et Jamal Ikazban, qui sont reconduits dans leurs fonctions en 2006.
On ne parle plus de radicalisation islmamiste dans les prisons
D’après Bahar Kimyongur, la communauté marocaine de Molenbeek est effectivement la plus active dans la radicalisation djihadiste. "En comparaison, les Turcs de Belgique (plus de 200.000 Turcs ou Belgo-turcs) sont très peu touchés par ce type de radicalisation", explique-t-il. "Les Turcs ont leur propre "clergé" : la Diyanet liée au régime d’Ankara, les mosquées du réseau Fetullah Gülen… La communauté marocaine est beaucoup moins structurée. Elle a souvent affaire à des imams formés en Arabie saoudite. 
L’Exécutif des musulmans de Belgique censé encadrer les musulmans du pays est miné par les conflits internes. Elle ne répond pas aux questionnements existentiels des jeunes Maghrébins", assure-t-il.

Une crise identitaire
Car les difficultés économiques et le wahhabisme n’expliquent pas tout. "La "Daeshmania" qui s’est développée dans certains quartiers de Molenbeek n’est pas à proprement parler liée au chômage. Les jeunes radicalisés ne sont pas forcément des miséreux. L’attraction exercée par Daesh sur les jeunes Maghrébins est davantage liée à la crise identitaire que les media et l'école favorisent, une similitude partagée par la France, ne se sentant pas assez arabes, pas assez marocains et pas assez musulmans", note Bahar Kimyongur. Et très peu Belges...

dimanche 14 juin 2015

Fédération PS: Martine Aubry perd le Nord

Elle a fait son temps et n'a aucune excuse

Le ralliement de Martine Aubry à la motion Cambadélis et le parachutage de François Lamy à Lille ne sont que prétextes

Le parachutage par Martine Aubry à Lille du député de l'Essonne François Lamy fin décembre n'aura pas arrangé ses affaires. "Je viens vivre et militer à Lille", s'était contenté d'indiquer l'ancien maire de Palaiseau, sans que les Lillois ne comprennent ce qu'il venait faire là. Le député de l’Essonne était pourtant connu depuis décembre 2008 comme conseiller politique de la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry et il s'est par ailleurs beaucoup investi dans les élections internes à la fédération PS du Nord. Lui faire porter la responsabilité du désamour local pour la maire de Lille paraît toutefois abusif et destiné à désormais lui nuire personnellement. 
On peut toutefois concevoir aisément que l'ascension de Lamy doive plus à Martine Aubry qu'à l'aura individuelle de cet ancien instituteur.
En mai 2012, après la victoire de François Hollande à l’élection présidentielle, il entra au gouvernement de Jean-Marc Ayrault, au poste de ministre délégué chargé de la Ville, comme représentant de la tendance aubryste. Le 23 mai 2012, il annonça sa démission du poste de maire de Palaiseau. En juin 2012, il remporta l'élection législative avec 57,77 % des suffrages, il fut confirmé dans le second gouvernement Ayrault et laissa même son siège à son suppléant Jérôme Guedj lequel perdit le Conseil départemental de gauche en mai 2014 et rendit à Lamy, ministre jusqu'au 31 mars 2014, son poste de député.
Hollande et Royal ont obtenu la disgrâce de la Ch'tite de Lille
Affirmer qu'il aurait pour autant cristallisé le malaise qui flottait depuis des mois chez les militants socialistes serait une manière de dédouaner la Ch'tite maire. A 65 ans, celle-ci sature en fait la population par son autoritarisme et son complotisme. Depuis juillet 1997, elle n'est déjà plus députée. Aujourd'hui, Gilles Pargneaux, secrétaire de la 'fédé' 59 depuis dix ans, soutenu par Aubry et Lamy, a  été nettement devancé par Martine Filleul, adjointe lilloise de Martine Aubry, et surtout femme lige du ministre de la Ville Patrick Kanner, donc apprécié du couple Ségollande à la différence de Martine Aubry. Gilles Pargneaux a été contraint de retirer sa candidature afin d’éviter une implosion de la section.
A l’aube du vendredi 12 juin, la fédération PS du Nord était meurtrie. François Lamy semblait le seul à ne pas admettre la défaite, "froid et hautain", notaient les rares journalistes présents. "Un vrai ras le bol de Gilles Pargneaux" venait de s’exprimer dans les urnes, selon les observateurs, et la maison Aubry en est ébranlée.

Lot de consolation pour un aubryste nommé numéro 2

La maire de Lille avait boudé la rue Lyderic, siège du PS Nord, ce jour-là. Le camp Filleul et le camp Pargneaux ont veillé à éviter de s’écharper en nommant l’aubryste Roger Vicot, numéro deux, chargé des élections: signe d'égard rétrospectif des militants à l’ancienne première secrétaire du PS. Le maire de Lomme était supposé succéder à Gilles Pargneaux en cours de mandat, si ce dernier avait été réélu. "Roger Vicot a une excellente image de marque. Elle aurait pâti de cet accord. C’est plutôt une bonne chose pour lui que Pargneaux soit battu", dit l’ancien maire de Tourcoing, Jean-Pierre Balduyck.

Mais l’étoile de la maire s’assombrit
: son cinglant courrier anti-Filleul, envoyé deux jours avant le vote, a choqué les militants de l'aile gauche du PS. Les supporteurs du 3e candidat, le politologue Rémi Lefebvre, journaliste professionnel, rédacteur en chef des publications de l'OURS et partisan de la motion B des frondeurs à Poitiers) ont décidé pour moitié d’entre eux de voter Filleul dès le premier tour…
M. Kanner, sous la pression de l’exécutif, a finalement retiré son soutien à M. Filleul, à un jour du vote. "Un double jeu", dénoncent les soutiens de M. Aubry qui y voit la main de Manuel Valls, le premier ministre qui n’aurait eu "qu’un coup de fil à passer" pour que tout cela cesse.

Le ralliement d'Aubry à Cambadélis est vécu comme une trahison du Nord 

Cambadélis - Aubry
Dunkerque, Wattrelos ou Tourcoing ont voté nettement Filleul. L’ancienne professeur de lettres, sociologue urbain, est supposée représenter le renouveau. Mais elle a déjà 62 ans, et ceux qui l’ont soutenue ruminent depuis vingt ans leur rancœur contre Martine Aubry: Bernard Roman et Michel Delebarre, écartés du beffroi lillois par Pierre Mauroy, ou encore Bernard Derosier, ancien président du Conseil général du Nord. Moyenne d’âge du trio, 70 ans.
Et si Martine Aubry a été lâchée par certains de ses anciens fidèles, tels Yves Durand ou Alain Cacheux, des députés qui l’avaient accueillie à bras ouverts quand Mauroy l’avait imposée, ceux-ci sont aussi des quasi septuagénaires…
Certes,
Martine Filleul a obtenu le soutien de l’aile la plus à gauche des socialistes, décontenancée par le ralliement de Martine Aubry à la motion Cambadelis, mais si l’on observe plus attentivement l’âge des militants qui ont voté massivement Pargneaux dans des villes comme Roubaix, Lomme, Denain, Gravelines, on y trouve de nombreux trentenaires. "Admirateurs d’Aubry plus que de Pargneaux", avance l’un d’entre eux.

La désignation d'un rebelle à l’autorité d’Aubry, le député-maire de Wattrelos, Dominique Baert, comme porte-parole de Martine Filleul, car partisan affiché du cumul des mandats, ne plaide guère en faveur du renouveau.
L’hypothèse du parisien Lamy pour succéder à Aubry sous le beffroi s’est bien éloignée. L'ex-élu de l'Essonne est devenu l’homme à abattre pour bon nombre de militants du cru. 

"Tout cela devient bien compliqué à l’approche des régionales, constate la nordiste Sandrine Rousseau, porte-parole nationale d’Europe Écologie-Les Verts et complotiste subalterne du tandem Aubry-Duflot. J’espérais que le Nord-Pas-de-Calais incarne une sorte de village gaulois défendant de vraies valeurs de gauche, proches de nous les écologistes… On en est loin…", déplore la candidate aux régionales. 
Son camarade socialiste, Pierre de Saintignon (ci-contre à gauche, famille noble lorraine propriétaire d’usines sidérurgiques), premier vice-président (PS) de la région Nord-Pas-de-Calais et premier adjoint de Martine Aubry à la mairie de Lille, est tête de liste aux régionales, avec une frondeuse proche de Martine Aubry, la député-maire de Denain, Anne-Lise Dufour, et la présence de l’ex-ministre... François Lamy (7e),  "l'homme à abattre", ou l’élue lilloise Charlotte Brun (10e), compagne d’Emmanuel Maurel, figure de l’aile gauche du PS.

lundi 8 juin 2015

Nord: Hollande veut la peau de Martine Aubry

Sur un siège éjectable, la maire de Lille pourrait être privée de sa fédération

Kanner veut la place
Ils pourraient se blesser...
"Il ne faudrait pas que le Nord pollue tout le congrès", redoutait un proche de Manuel Valls, alors que l’unique enjeu de ce weekend est d’afficher l’unité retrouvée de la famille socialiste. "Il y a quelque chose d’étonnant à mettre en relation la situation à l’intérieur d’une fédération et une menace d’expression susceptible de nuire à la cohérence et à l’unité des socialistes", avait mis en garde le Vallsiste Jean-Marie Le Guen, chef de file du Pôle des Réformateurs. 
Or, concurrencée sur ses terres par ses rivaux au sein du Parti socialiste, la maire de Lille n'a pas donné de la voix à Poitiers samedi après-midi, juste après Manuel Valls, sa "tête de turc favorite". Le Catalan s'est donc envolé pour Berlin, en jet privé gouvernemental... Sans Kanner qui, jusqu'à plus ample informé, est pourtant son ministre de la Ville, de la Jeunesse et des... Sports. Le prétexte d'une rencontre avec Platini, le patron de l'UEFA, à l'occasion du caprice du premier ministre de soutenir son équipe en finale de Ligue des champions à Berlin, le Barça, est donc très faible.
Commencé vendredi dans l'appréhension, le 77e congrès socialiste a fini dans le calme et l'hypocrisie des baisers sur la bouche. Le vote des militants, qui ont opté à 60% pour la motion de Jean-Christophe Cambadélis soutenue par l'exécutif, a en effet tué le match annoncé. Le Nord a donc logiquement apporté son écot: la fédération a voté à plus de 70% pour la motion 'Camba', reléguant les frondeurs au rôle de figurants. "Cela a surtout évité à la maire de Lille d’avoir à se compter dans sa fédé", décrypta un hollandien. 
Reste toutefois un part de suspense : Martine Aubry devra-t-elle rendre les clés de la fédération ? Seul est clair le motif du ralliement de la Ch'tite de Lille à la motion Cambadélis: sauver une peau dont on ne donne déjà plus cher. N'avait-elle pas assuré le service minimum, s’affichant aux côtés de Claude Bartolone en Seine-Saint-Denis, et sur ses terres nordistes?

Dans le Nord, pro et anti-Aubry s'affrontent. La spécialiste du complot a enregistré des retours de boomerang en nombres. Pour comprendre les raisons de la possibilité de sa mise à l'écart, il faut observer les remous en eaux troubles de la fédération PS du Nord. Jeudi, les adhérents ont élu le premier secrétaire de cette fédération, l'une des plus importantes du parti. Le  candidat sortant au poste est l'eurodéputé aubryste Gilles Pargneaux. Or, comme le rapportent L'Opinion et Libération, les adversaires locaux de Martine Aubry poussent une autre candidate, Martine Filleul (ci-dessus à droite), la candidate poussée par le ministre de la Ville et tout ce que le département compte d’anti-aubrystes, du ministre Patrick Kanner au député Bernard Roman en passant par l’ancien maire de Dunkerque et sénateur, Michel Delebarre (préfet hors-cadre, sans avoir jamais été préfet).

Le duel Aubry vs Kanner

Ce bras de fer aurait pu enflammer  ce congrès. Car à la tête des anti-aubrystes, on trouve Patrick Kanner, ci-contre, nommé ministre de la Ville lors du remaniement d'août dernier, non sans arrière-pensée, puisque cet président du Conseil général du Nord depuis 2011 avait pourtant adressé de vives critiques au gouvernement sur la réforme territoriale annoncée. Depuis, Martine Aubry n’a pas pardonné à son ancien adjoint de s’être passé de sa bénédiction pour entrer dans le gouvernement Valls, en août 2014, à 57 ans. Elle refuse d'ailleurs qu'on le présente comme l'un de ses proches. Depuis, les relations entre ces deux barons du Nord sont glaciales. En décembre dernier, Patrick Kanner s'était d'ailleurs ému dans un entretien que sa nomination ait été passée sous silence par le journal municipal de Lille...
La fédération compte un peu plus de 5.000 encartés, là où ils étaient plus de 11.000 à jour de cotisation en 2007. En novembre, les élus socialistes du Nord, Patrick Kanner compris, ont appris par la presse, stupéfaits, l’arrivée de François Lamy, député de l’Essonne, fidèle lieutenant de Martine Aubry, dans le département, chargé d’une improbable mission à la mairie.

A Poitiers, Martine Aubry a adopter un profil bas. S'exprimera, s'exprimera pas à la tribune ? Le député PS François Lamy, l'un des fidèles de Martine Aubry, affirmait qu'elle ne parlerait pas. "Il n'en a jamais été question", avait-il assuré à La Voix du Nord. Elle a joué la grande muette et plusieurs représentants de l'aile gauche du PS lui en tiennent rigueur. Le Congrès de Poitiers, dans la capitale de... Poitou-Charentes,  était verrouillé.

Martine Aubry sera-t-elle renversée dans sa propre fédération ? La réponse doit tomber jeudi 11 juin, lors de l’élection par les militants locaux des premiers secrétaires fédéraux. A OK Corral, l'ex-concubine présidentielle battue en 2007 sera-t-elle vengée de la magouille qui l'a ensuite également privée de la direction du parti lors du congrès de Reims en 2008: Martine Aubry avait été élue premier secrétaire avec 50,04 % des voix.

mardi 26 août 2014

Gouvernement Valls-2: beaucoup de bruit pour ça ?

Composition du nouveau gouvernement formé par le Premier ministre Manuel Valls

Le secrétaire général de l'Élysée, Jean-Pierre Jouyet, a annoncé mardi 26 août sur le perron du palais de l'Élysée 
Le président de la République et Emmanuel Macron,
successeur d'Arnaud Montebourg et
ancien conseiller économiste de Hollande à l'Elysée

les membres du gouvernement chargés d'assumer, sans broncher, la ligne "social-libérale" imposée par Hollande et Valls:

- Ministre des Affaires étrangères et du Développement international : Laurent Fabius (sans changement)

- Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie : Ségolène Royal (sans changement)

- Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : Najat Vallaud-Belkacem (promotion, à la faveur d'un refus général du poste à une semaine de la rentrée)

- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice : Christiane Taubira (sans changement)

- Ministre des Finances et des Comptes publics : Michel Sapin (sans changement: trop mauvais pour assumer Bercy à lui tout seul dans son ensemble)

- Ministre de l'Industrie, de l'Économie et du Numérique: Emmanuel Macron (photo ci-dessus, surnommé "l'anti-Montebourg", la surprise: le président se dédit en prenant au gouvernement un fonctionnaire sans aucune assise électorale. Macron est un énarque passé par la banque Rothschild, itinéraire clivant qui dresse déjà l'extrême gauche et la gauche du PS contre lui)



- Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes : Marisol Touraine (sans changement)

- Ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnel et du Dialogue social: François Rebsamen (sans changement)

- Ministre de la Défense : Jean-Yves Le Drian (sans changement)

- Ministre de l'Intérieur : Bernard Cazeneuve (sans changement)

- Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports : Patrick Kanner (ex-adjoint à la maire de Lille et président de l'Union nationale des centres communaux d'action sociale : concession à Martine Aubry. Kanner succède à François Lamy, autre féal de la maire de Lille)

- Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique : Marylise Lebranchu (sans changement)

- Ministre de la Culture et de la Communication : Fleur Pellerin (promotion, mais jeu de chaises musicales: aura bientôt occupé tous les postes)

- Ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Forêt, porte-parole du gouvernement : Stéphane Le Foll (sans changement)

- Ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la ruralité : Sylvia Pinel (promotion au poste sinistré de Cécile Duflot)

- Ministre des Outre-mers : George-Pau Langevin (sans changement)

- Secrétaire d'État auprès du Premier ministre chargé des relations avec le Parlement : Jean-Marie Le Guen (sans changement)

- Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes : Harlem Désir (sans changement)

Il est un "branleur" des parties 
de scrabble sur iPad 
en séances de l'Assemblée
- Secrétaire d'État au Commerce extérieur : Thomas Thévenoud (arrivée d'un voisin d'...Arnaud Montebourg)

- Secrétaire d'État au Budget : Christian Eckert (sans changement)

- Secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie : Annick Girardin

- Secrétaire d'État chargé de la Réforme territoriale : André Vallini (sans changement)

- Secrétaire d'État chargé du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire : Carole Delga (nouvelle venue: députée de Haute-Garonne depuis ...2012)

- Secrétaire d'État chargé des Transports, de la mer et de la pêche : Alain Vidalies (retour)

- Secrétaire d'État à la Famille et aux personnes âgées : Laurence Rossignol (sans changement)

- Secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la recherche : Geneviève Fioraso (sans changement)

- Secrétaire d'État chargée des Droits des femmes : Pascale Boistard (élue députée de la Somme en ...2012, et ex-élue dans le 11e arrondissement de Paris en 2008 et adjointe au maire de Paris, chargée de l'intégration et des étrangers non communautaires. Ancienne collaboratrice de Gaëtan Gorce -député PS "frondeur" de la Nièvre- et ex-attachée parlementaire de Jean-Luc Mélenchon. Lien PaSidupes sur son implication dans la fermeture de Goodyear)

- Secrétaire d'État aux Anciens combattants et à la mémoire : Kader Arif (sans changement)

- Secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion : Ségolène Neuville (sans changement)

- Secrétaire d’État chargée du Numérique : Axelle Lemaire (sans changement)

- Secrétaire d’État chargée de la politique de la Ville : Myriam El Khomri (seconde franco-marocaine du gouvernement, élue dans le 18e arrondissement de Paris en 2008 où elle était chargée de la protection de l’enfance et de la prévention spécialisée, puis de la prévention et de la tranquillité publique 

- Secrétaire d'État aux Sports : Thierry Braillard (inexistant, sans changement)