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lundi 14 décembre 2015

Battue en Languedoc-Roussillon, Carole Delga (PS) devra gérer Midi-Pyrénées avec le FN

La socialiste Carole Delga à la tête d'une région coupée en deux

Louis Aliot est arrivé en tête en Languedoc-Roussillon, mais le poids de Midi-Pyrénées fait de la nouvelle région un bastion de la gauche.

La fracture est nette entre les deux anciennes régions de gauche fusionnées en Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon.
Si la liste de Carole Delga (PS) remporte la mise en dépassant le cap du million d'électeurs (44,81 %), Louis Aliot (FN) devance la candidate socialiste de 3.327 voix en Languedoc-Roussillon. Le vice-président du Front national,  qui avait viré en tête au premier tour, ne siégera pourtant pas dans la nouvelle assemblée. Le député européen, qui est également conseiller municipal à Perpignan, avait volontairement choisi de ne figurer qu'en cinquième position de la liste des Pyrénées-Orientales pour éviter le cumul des mandats en cas de défaite. Le FN aura néanmoins plusieurs conseillers régionaux pour lui "pourrir" la vie...

Dans ce département que Georges Frêche tenait d'une main de fer, le FN dépasse les 50 % dans 33 communes. Il vire également en tête dans le Gard. Le score obtenu par Carole Delga à Montpellier le prive de la première place dans l'Hérault. La candidate socialiste, qui a fusionné entre les deux tours avec la liste des écologistes radicaux (EELV), alliés de l'extrême gauche du Front de gauche, atteint 57 % dans l'ancienne capitale régionale. Candidat dissident du PS au premier tour, le maire de la ville s'est félicité de ce score, mais Philippe Saurel avait pourtant refusé d'appeler explicitement à voter pour celle qu'il présentait comme "la candidate de Solférino", se contentant de recommander clairement de "faire barrage au Front national".

La participation a grimpé de 10 points sur l'ensemble de la région
Après avoir exprimé leur colère au premier tour, les électeurs ont voté utile au second. La victoire de la gauche est plus nette en Midi-Pyrénées. Elle obtient la majorité absolue dans quatre départements (Lot, Ariège, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne). Carole Delga frôle les 60 % dans la petite ville de Martres-Tolosane (Haute-Garonne), où la candidate de Hollande a entamé sa fulgurante carrière politique en 2008. Elle dépasse les 59 % à Toulouse, bénéficiant à la fois d'un bon report des voix et d'un rebond de la mobilisation des électeurs. 
La participation (65 %) a grimpé de 10 points sur l'ensemble de la région. Plus de 400.000 électeurs supplémentaires ont retrouvé le chemin des urnes, après les avoir boudées pour marquer leur mécontentement.

Louis Aliot se réjouit d'avoir lui aussi progressé entre les deux tours. 
La gauche coalisée n'a pas fait le plein. Il est impossible de mesurer la part du transfert des voix du premier tour dans ce score. 

En dépassant la barre des 20 %,
la liste Les Républicains-UDI de Dominique Reynié améliore également son score
 et, par son maintien, évite la fuite des électeurs de la droite et du centre. Le politologue, contraint de prendre la carte du parti de Nicolas Sarkozy pour bénéficier de son investiture, a indiqué qu'il comptait siéger dans les rangs de l'opposition (25 sièges). Contesté au sein même de son camp, comme peut l'être J.-P. Masseret dans le Grand Est, mais il devra veiller à un possible éclatement de son groupe. Isolé au soir du premier tour, il a toutefois reçu le soutien du maire (LR) de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui a enlevé la ville au socialiste Pierre Cohen (2008-2014) et qui était à l'origine de sa candidature-surprise.

Carole Delga présidera une région fracturée, voire éclatée

L'ex-secrétaire d'État incolore au Commerce, invisible à l'Artisanat, sans saveur à la Consommation et inaudible à l'Économie sociale et solidaire pourra-t-elle longtemps faire illusion en région ?  
Pour Carole Delga, une attachée territoriale de 44 ans, la politique commence pour de vrai. Et risque d'être rock'n roll... Le PS ne devrait disposer que d'une majorité relative parmi les 93 sièges attribués à sa liste de rassemblement. 

Dès dimanche soir à la télévision régionale, 
Gérard Onesta, vice-président (EELV) sortant de Midi-Pyrénées, revendiquait  la présidence de l'assemblée. L'ancien député européen ne se pose pas en rival de la candidate socialiste, mais l'altermondialiste réclame que "le parlement" de la région et l'exécutif ne soient pas mélangés et confondus. 

De son côté, 
dès samedi sur son compte Facebook, Myriam Martin, la candidate trotskiste (membre de la Gauche anticapitaliste -courant du NPA-,tcomposante du Front de gauche), voulait "continuer à combattre dans la rue comme au sein de l'assemblée régionalela présidente du Medef de l'Hérault, Marie-Thérèse Mercier, qui figure en 7e position sur la liste de la socialiste Carole Delga...

Le Front national a obtenu
suffisamment de conseillers régionaux (358) pour que Marine Le Pen obtienne les 500 signatures nécessaires à une candidature présidentielle en 2017.

vendredi 11 décembre 2015

Régionale : un co-listier EELV de Bartolone est travailleur du sexe

Le candidat se définit comme "pute" et "militant écologiste chez EELV"

Thierry Schaffauser, 33 ans, affiche fièrement cette bivalence 

Claude Bartolone la prit sur sa liste en vue du 2e tour des élections régionales en Ile-de-France. Or, depuis quelques jours, ce travailleur du sexe accuse et critique -parfois violemment- la politique menée par les socialistes sur le statut des travailleurs(ses) du sexe en France. 

Le co-listier de Bartolone qui traite Vallaud-Belkacem de "criminelle"
Migrant malgré lui, du fait de la fusion des listes entre le Parti socialiste, le Front de Gauche et Europe Écologie-Les Verts, le temps de racoler l'ensemble de la gauche pour le second tour, ce travailleur d'un genre très spécial se montre fort critique de la politique gouvernementale et de la gauche dans son ensemble. Alors, peu lui chaut de figurer au 40° rang (sur 42 pour Paris), en position non-éligible sur la liste parisienne de Claude Bartolone, derrière Jean-Luc Romero-Michel.
Ainsi, et comme l'a relevé AgoraVox - un site discrédité par son conspirationnisme (et qui hébergea en juin 2012 un article où le VIH est qualifié de "virus tout à fait hypothétique" !) - , son fil Twitter est une véritable niche à revendications anti-exécutif. "La sale putophobe et criminelle Najat Vallaud-Belkacem s'est fait virer du ministère des Droits des femmes. On a gagné LOL", postait-il par exemple en août 2014 (lien Le Figaro), pour en dénoncer le combat contre la prostitution. "Devinez qui va voir la courtisane Violetta à l'opéra mais fait arrêter et expulser les travailleuses du sexe?", s'indignait-il encore en septembre dernier, joignant une photo de Manuel Valls.

Mélange des partis de gauche oblige. 

"Les accords avec le PS sont purement électoraux"
D'autres tweets attaquent avec virulence le tournant sécuritaire pris par François Hollande au lendemain des attentats de Paris et approuvé par les écologistes. "Boire du champagne en terrasse, je veux bien, mais les drapeaux à la fenêtre faut pas abuser", a-t-il lancé le 25 novembre dernier, en réaction à la proposition du président Hollande aux Parisiens de "pavoiser" leur domicile. 
"Mon identité n'est pas nationale. Ma fierté n'est pas républicaine. Mes selfies sont avec butch, pas un étendard martial", lâchait-il encore le lendemain.
Des positions extrémistes, qui interpellent d'autant plus sur sa présence au côté du candidat socialiste. "Même si nos positions sont différentes, voire contradictoires, il faut savoir faire des alliances au second tour pour conserver des élus. Ce sont des accords purement électoraux", admet-il cyniquement. "J'estime que je suis le seul qui défend les vraies valeurs de gauche, et je crois qu'il y a besoin de gens comme moi pour qu'elles survivent", assure-t-il enfin, se félicitant de la décision d'EELV de bouder le gouvernement. Mais d'avoir une aventure d'un soir de second tour, histoire de s'assurer des postes et des revenus.
"C'est vrai que ma présence sur cette liste peut surprendre. Ce qui ne m'empêche pas de continuer à me battre contre la politique du gouvernement qui veut pénaliser le travail des prostitués, explique ce militant syndiqué au Strass, associé à Act Up, présidée par Emmanuelle Cosse (1999-2001) et actuelle taulière d'EELV. Mais je préfère m'allier au PS, plutôt que de laisser la droite ou l'extrême droite passer".
C'est combien la passe, le temps d'un dépouillement de scrutin ?

jeudi 10 décembre 2015

"Race blanche": pensée unique et embarras divisent la gauche des hypocrites


Bartolone reconnaît la "race blanche": dans son camp, c'est la consternation
Le président de l'Assemblée a parlé de "race blanche" comme une insulte pour tacler Valérie Pécresse, 
la désormais favorite aux régionales en Ile-de-France. 

Claude Bartolone a fait tache
Le macho sicilien d'origine s'est attiré les foudres de l'opposition, qui va porter plainte. Dans son camp, on fait évidemment bloc derrière lui sur l'intention de blesser, mais en restant très mal à le sujet de la "race" dont la gauche nie jusqu'à l'existence.
  
Claude Bartolone n'a pu se maîtriser en faisant référence à la "race blanche", comme d'une tare, pour illustrer la proximité, selon lui, entre Valérie Pécresse et l'extrême droite. 

Il a récidivé dans L'Obs, mercredi et lors de son meeting le soir même
Par la répétition de ces propos, à trois jours du deuxième tour des élections régionales, il trahit sa volonté de dénigrer son ascendance blanche comme celle des électeurs, italiens, espagnols ou portugais, mais aussi bien roumains ou hongrois.

Jeudi soir,
la candidate de la droite et du centre a annoncé son intention de porter plainte pour "injure aggravée". "[Valérie Pécresse] tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux", selon le candidat socialiste vertueux à la présidence de la région Ile-de-France dans l'hebdomadaire des sanisettes et sanibroyeurs. 

L'entourage de Bartolone tente de le justifie par l'entremise de L'Express
L'emploi de l'expression serait une allusion à Nadine Morano, assure-t-elle. Lors d'une émission télé, en septembre dernier, la députée européenne avait en effet pris le parti des Français de "race blanche", une réalité que nie l'idéologie internationaliste et que traque la pensée unique véhiculée par le PS et au-delà. Sa conviction lui a valu sa place aux élections régionales. A son tour, le PS doit écarter Bartolone. 

Or, le PS fait bloc derrière Bartolone 
Derrière l'agresseur Claude Bartolone, il dénonce une tentative de la droite "de faire du... buzz": "La réaction est surréaliste et traduit une certaine fébrilité à l'approche du 2e tour", assure un de ses colistiers qu'Europe 1 ne prend pas la peine de nommer. "On lance une polémique, on déforme ses propos", ajoute un autre proche - tout aussi anonyme - du candidat. 
Des socialistes de faire diversion en mentionnant Nadine Morano, bien qu'elle ne voie aucune offense à être de race blanche et ne partage donc nullement l'intention du socialiste d'insulter les Blancs. Pas davantage, d'ailleurs, les femmes que raille le Tunisien Bartolone et qui pratiquent la danse du ventre... 

Les militants et les élus du PS condamnent en fait la bavure de Bartolone. 
A l'interrogation "auriez-vous employé texto la même phrase?", "là n'est pas la question", tente d'éluder un de ses colistiers, dont l'identité est tue, avant de lâcher, laconiquement, "je n'en sais rien"! Les godillots n'ont pas encore reçu les "éléments de langage de Matignon, via Pruneau Le Roux. 
"C'était opportun de dénoncer la proximité de la droite avec l'extrême droite", tente de préciser son équipe de campagne plongée dans une gêne profonde: palpable, comme ils disent ! Mais pas question d'ajouter du grain à moudre à la liste adverse, à quelques jours du deuxième tour, où Claude Bartolone n'est plus donné favori. 
La meilleure défense étant l'attaque, les proches de Claude Bartolone font diversion et la presse aux ordres ne fait plus le tour des proches de Bartolone. Aurait-elle l'audace de rapporter les paroles de celui ou celle qui braverait la colère de Valls en livrerant le premier une opinion libre et un jugement républicain? Manuel Valls a donné la consigne en refusant de commenter et de condamner les propos sexistes et raciaux du président de l'Assemblée sur Valérie Pécresse.

Chez Les Républicains, parti politique de Valérie 
Pécresse, on fait bloc contre Claude Bartolone.
 La droite républicaine ne peut laisser passer l'agression sexiste et raciale du candidat de la gauche et organise une conférence de presse, ce jeudi, avec les ténors du parti et ses colistiers, pour dénoncer une nouvelle fois l'agression verbale de celui qui prétend administrer la première région de France.
Les convictions assumées de Nadine Morano lui avaient valu d'être traitée de "conne". Et le dérapage de Bartolone lui vaudra-t-il le qualificatif approprié en termes d'égalité homme-femme ?

 

Régionales : Bartolone accusé d'être un "mafieux" par un maire de son département

Le maire de Juvisy a lancé cette accusation dans une lettre à ses électeurs.

La tête de liste de la gauche désunie devient fébrile en voyant s'évanouir ses chances de victoire
Le baiser du parrain Bartolone (PS)
à sa rivale, Valérie Pécresse (LR)
En Ile-de-France, le second tour des élections régionales vire à la catastrophe pour le président de l'Assemblée nationale. 
D'un côté, le socialiste Claude Bartolone accuse sa concurrente de droite, Valérie Pécresse, de faire la "danse du ventre aux électeurs du FN à grand coup de race blanche" ce qui pourrait lui valoir un dépôt de plainte de la candidate Les républicains pour "injure aggravée" et aussi pour discrimination sexiste. 
De l'autre, le maire Les Républicains de Juvisy-sur-Orge, dans l'Essonne, Robin Reda, dénonce chez le socialiste une "parfaite incarnation des élus mafieux dont nous ne voulons plus".

La tête de liste socialiste en Essonne promet de porter plainte

Plus jeune maire de France élu en mars 2014
, à 22 ans, Robin Reda a confirmé avoir adressé ce courrier à 6.000 foyers de sa commune.
En effet, Claude
Bartolone est souvent surnommé le parrain par la presse. Ceci agace profondément son entourage qui estime que si ses origines n'étaient pas siciliennes, on le surnommerait "le baron", comme de nombreux ténors socialistes. Mais, dans un article du 19 janvier 2014, intitulé "Bartolone, le réseau du plus fort"Libération décrivait ainsi son comportement :
«Parrain ? Mais ce n’est pas un gros mot. Chez les chrétiens, c’est celui qui aide l’autre à grandir. […] C’est un compliment», se défend Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale n’a en réalité guère apprécié la sortie de Dominique Voynet en décembre expliquant qu’il existait en Seine-Saint-Denis un «parrain» dont elle avait refusé de«baiser la bague» pour assurer sa réélection à la mairie de Montreuil. L’ex-candidate verte à la présidentielle ne l’a pas cité nommément. «C’est marrant, ce sont les journalistes qui, à "parrain", ont immédiatement identifié Bartolone», ironise-t-elle, feignant de découvrir le surnom de Bartolone dans son département de Seine-Saint-Denis. L’intéressé n’apprécie guère, mais il fait avec, tentant de tourner le sobriquet à son avantage en faisant oublier que dans le sens commun, parrain rime avec mafia. «S’il n’était pas d’origine sicilienne, on dirait "baron" pas "parrain", s’agace un de ses proches.
Baron, Bartolone, ex-président du département, de 2008 à 2012, et député depuis 1981 sur ces mêmes terres, l’est assurément. Depuis trente ans, l’ancien ministre de la Ville sous Jospin tisse méthodiquement sa toile en Seine-Saint-Denis, plaçant ses pions - élus et collaborateurs - aux postes stratégiques pour grignoter, année après année, le pouvoir aux communistes, depuis toujours aux manettes de cet ancien pôle industriel au nord-est de Paris, qui tente aujourd’hui de sortir de son statut de département «le plus pauvre de France».

Quant à Carlos Da Silva, il a annoncé qu'il porterait plainte, dès vendredi, au nom de Claude Bartolone. 

Ces révélations du maire parues dans un lettre aux habitants de sa commune de 15.000 habitants sont relayés, jeudi 10 décembre, par le député PS de l'Essonne, Carlos Da Silva, tête de liste d'origine portugaise dans le département et proche du député Manuel Valls (PS) dont il était le suppléant aux élections législatives de 2002.

Valls s'est cru obligé de monter au créneau
Sur i-télé, toutes affaires cessantes (chômage, croissance ou dette publique), le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté son soutien à Claude Bartolone, lui décernant le titre de " grand républicain". 
Le chef du gouvernement, ancien maire d'Evry dans l'Essonne, s'est mêlé de cette nouvelle polémique : "Claude Bartolone a été attaqué en permanence depuis le début de cette campagne. Encore ce matin - j'en parle parce que c'est dans mon département - le maire de Juvisy a adressé une lettre à ses électeurs, qui est insupportable."
Les sbires de Valls et Bartolone vont-ils aussi poursuivre le journal Libération ?

jeudi 3 décembre 2015

Bidon, le sondage de popularité de Hollande qui ne profite pas aux candidats PS

Les assassinats islamistes profitent à Hollande dans les sondages, au FN sur le terrain

Régionales: les attentats de Paris profitent au FN, selon Francetv.info

Le chef du service politique de France 3 tire les enseignements officiels d'un sondage par une entreprise commerciale, Ipsos, réalisé par sa maison-mère, France Télévisions, sur les intentions de vote aux élections régionales après les attentats de Paris. Michel Dumoret est donc en mission pour nous assurer que la victoire annoncée du FN dans au moins deux régions serait, non pas la conséquence de la politique économique et sociale de Hollande depuis bientôt quatre ans, mais un dommage collatéral des attentats du vendredi 13 et que la montée du Front national est donc toute fraîche et  le risque tout neuf... 

"Quels enseignements peut-on tirer du sondage [scientifique ?], réalisé par Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, sur les intentions de vote aux régionales, dont le premier tour aura lieu le 7 décembre [sic] ?" interroge Francetv info, le 24/11/2015. Outre que les électeurs qui se présenteraient le 7 arriveraient après la bataille du 6, le déni est flagrant quand francetv.info émet des doutes à la hauteur de l'aveuglement de Martine Aubry (PS) qui "ne veut pas croire"  sur France Info ce matin que sa gestion puisse être sanctionnée par la victoire du FN dans sa région: "D'abord, la dynamique électorale semble pencher du côté du Front national, hier [et encore] en PACA, aujourd'hui en Ile-de-France,  écrit la centrale d'informations du service public de télévisions. Celle-ci se livre d'ailleurs subrepticement à un amalgame entre les deux régions: en Ile-de-France, Valérie Pécresse est aux coude-à-coude avec le PS et donnée plutôt vainqueur...

"
Ensuite, la droite ne parvient pas à freiner la montée du FN. C'est le contraire qui se passe. Sa victoire promise aux régionales pourrait être moins éclatante, même si Les Républicains gagnaient l'Ile-de-France."
VOIR et ENTENDRE France 3 estimer que les succès du FN seraient une défaite de la droite républicaine, bien que, jusqu'à plus ample informé, c'est  la gauche qui est aux responsabilités, qui a mis en oeuvre le PACS des 13 régions et qui a réglé le mode de scrutin:

Enfin, le sursaut de popularité du chef de l'Etat constaté ces derniers jours ne profite que très peu au candidat socialiste. 



Au final, BFMTV conclut pourtant que Nicolas Sarkozy - et non pas Les Républicains, et donc Fillon et Juppé - ne serait pas totalement vainqueur des Régionales...

Que dire alors de l'exécutif socialiste et du PS ?

62% (+8) des Français 
ont le sentiment que F. Hollande "défend bien les intérêts de la France... à l'étranger" (contre 37%). Or, seulement 38%  jugent qu'il "dit la vérité aux Français", contre 62%, et seulement 38%  qu'il "est proche des préoccupations des Français", contre 62% qu'il ne l'est pas.

mardi 27 octobre 2015

Régionale:129 personnalités soutiennent Estrosi (LR), dont le patron du Rugby Club de Toulon

Boudjellal soutient Estrosi contre les "chemises noires" du FN

Le président du Rugby Club Toulonnais ne compte pas sur le candidat socialiste

Mourad Boudjellal a annoncé qu'il rejoint le comité de soutien de Christian Estrosi, candidat Les Républicains aux prochaines élections régionales, pour s’opposer au Front national.
"Nous, à Toulon, on a connu le Front national en 199, a lancé M. Boudjellal à la tribune, au cours de cette soirée destinée à présenter le comité de soutien de Christian Estrosi, jeudi soir à AntibesLe FN, c’est une ville qui se divise, des commerces dans lesquels on ne va plus, des gens qui se séparent. Je n’ai pas envie que ma région ressemble à ça."

Mourad Boudjellal a mis en garde Christian Estrosi: contre les All Blacks ? "N’oublie pas, Christian, que tu as en face de toi une équipe qui joue avec un maillot noir. Mais n’oublie jamais aussi que quand elle s’approchera, tu verras qu’en fait, ce maillot noir, c’est une chemise noire. Alors, comme dirait Bernard Laporte [l’entraîneur du RCT, lui aussi membre du comité de soutien], pas de faute, Christian, pas de faute."

Ses propos ne relèvent pas le débat
Le FN a géré la mairie de Toulon pendant sept ans dans les années 90. Au micro de Léa Salamé sur France Inter ce mardi, il a réaffirmé son opposition au parti de Marine Le Pen. "Le Front National est une sorte de prostitué de la pauvreté, selon Boudjellal.  Plus la pauvreté augmente, plus ils se maquillent et ils sortent vendre leurs salades".
En Paca, "on est déjà au second tour", assure cet homme de gauche, homme d'affaires fondateur des Editions du Soleil devenu actionnaire principal du club, qui se tourne vers LR pour faire barrage au Front National et la partie va se jouer entre Christian Estrosi et Marion Maréchal-Le Pen, pronostique-t-il. 

Pessimiste, Boudjellal juge le salut incertain à travers une "politique de répartition des richesses différente" et 
"le Front national, inéluctablement, est appelé à prendre le pouvoir," avançait-il dans un entretien accordé ce lundi à Libération. Tout ce qu’on peut faire, c’est repousser l’échéance."

"Sur l’intégrisme, je peux être plus violent que Christian Estrosi"
"Si on ne veut pas que la région PACA ressemble au Nord-Pas-de-Calais en termes de météo politique, on n’a pas d’autre choix que de voter Christian Estrosi". 
Malgré ses sorties très droitières parfois ? "Sur l’intégrisme, je peux être plus violent que lui, rétorque Boudjellal. Je pense qu’il a des écarts de langage pour ratisser un peu large. Je le connais très bien, ce n’est pas le discours qu’il m’a tenu." Là où dans la liste de Maréchal-Le Pen, "on retrouve des types comme Philippe Vardon, citait-il à Libération, les Jeunesses identitaires, des mecs à la droite de Göring et Goebbels !" Boudjellal, qui se définit comme "mondialiste" et ne manie pas la langue de bois, assure qu'il sera "vigilant" sur les écarts de son candidat. D'ailleurs, pour ce fils de mère algérienne, "aujourd’hui, les seuls qui peuvent avoir intérêt à voter FN, ce sont les charcutiers, puisque le parti veut mettre du porc à tous les repas." Estrosi devra être "vigilant" sur les écarts de son soutien... 
C'est ainsi que Boudjellal s'en est pris aux instances dirigeantes du rugby.
"Le rugby, un sport raciste et j'assume mes mots." Si ce n'est "xénophobe", tout est devenu "raciste" en France, selon les idéologues, explique-t-il. Boudjellal en fait-il trop ? Lien PaSiDupes

Le comité de soutien à Christian Estrosi

Ce comité de soutien, présidé par Bernadette Chirac et Jean-Claude Gaudin, sénateur-maire de Marseillecomprend plus d’une centaine de personnalités, des chefs d'entreprises et des médecins, des acteurs comme Gérard Depardieu, des réalisateurs (Alexandre Arcady) et des chanteurs (Enrico Macias ou Priscilla), des journalistes (Ivan Levaï, Georges-Marc Benamou et Alexandre Adler), des écrivains comme Marek Halter ou des anciens ministres comme Claude Allègre ou Jean-Jacques Aillagon, et de nombreux sportifs, tels Jean Alesi, Basil Boli, David Ginola ou . On se demande qui soutient à gauche le maire de Forcalquier, candidat du Parti socialiste.

"Le candidat socialiste n’a aucune chance dans cette région, a estimé M. Klarsfeld. Si le FN gagne une région en France, ce sera un boulevard pour la présidentielle. J’appelle les électeurs de gauche à surmonter leurs préjugés pour voter Christian Estrosi dès le premier tour. "

A la tribune, Bernadette Chirac a elle aussi dénoncé "le populisme et le repli communautaire" et les "dérives de l’extrême droite". L’avocat Serge Klarsfeld a de son côté appelé les électeurs de gauche "à voter pour Christian Estrosi dès le premier tour", en tant que candidat républicain le mieux placé pour battre le Front national, "un parti raciste, xénophobe et antisémite".

Voici la liste des membres de ce comité de soutien à Christian Estrosi.

Dans le Var, 
 Boudjellal est un opposant viscéral au FN  
Mourad Boudjellal, le président du Rugby Club de Toulon, multiplie les sorties contre le Front national.
Mourad Boudjellal multiplie les essais contre le Front national
Dans la ville d'Hubert Falco (LR), Mourad Boudjellal est un loup blanc. Ce dernier n’a jamais ménagé son opposition au FN. Dernier épisode en date : . Dans une ­petite vidéo précédant le match contre le Stade français, perdu par les Toulonnais, le 21 août, les spectateurs – dont Frédéric Boccaletti, le patron du FN varois – ont pu voir une image montrant Marine Le Pen et Florian Philippot "virer" Jean-Marie Le Pen, à la manière du jeu télévisé "Le Maillon faible". Un mélange des genres qui a pu surprendre...

Cette histoire vient s'ajouter à une longue liste de déclarations anti-Front national d'un Boudjellal radical dans le Var qui est la première fédération militante de la formation nationaliste et où elle enregistre ses meilleurs scores  : elle y compte un sénateur et dirige trois villes. "Je fais ça parce que je suis français, né en France (…), et qu’en France, nous sommes les héritiers d’une grande civilisation. Et je ne veux pas faire ­partie d’une génération qui va insulter nos ­ancêtres", explique-t-il au journal Le Monde. 
Mourad Boudjellal tient à préciser que ce "n’est pas le club qui parle" mais lui, en son nom. Le discours est rôdé et ponctué de phrases-choc qui en font un bon client des media. Voyez plutôt : "A chaque fois que le chômage monte, le FN s’habille, descend dans la rue et tapine. Si l’on règle le problème du chômage, le FN n’existe plus." C'est bien le calcul cynique de Hollande et Valls...

Boudjellal peut être contre-productif 
Le patron de club bénéficie d’une image de gagneur – trois titres européens et un titre de champion depuis son arrivée en 2006 –, et le FN le ménage. ­Surtout en période électorale, dans une région que les Frontistes espèrent gagner en décembre. 
De nombreux sympathisants et militants FN sont supporteurs du RCT.
Les interférences politique et sports agacent, mais la caravane passe. Manu Bielecki, président des Z’acrau du RCT, club de supporteurs revendiquant 1.200 membres, est sûr que les gens font la différence entre la personne Boudjellal et le club. Et même s’il n’a jamais eu de mauvaises ­remontées, il admet que "certains" n’apprécient pas ses sorties anti-FN, estimant que, dans la doxa lepéniste, "il n’y a pas que de mauvaises idées, comme il n’y en a pas que des bonnes ". Match nul.

Pour Amaury Navarranne, tête de liste FN dans les Hautes-Alpes pour les régionales, mais originaire de Toulon et supporteur du RCT, les déclarations de M. Boudjellal n’ont "aucune influence" politiquement, et il ­affirme que le montage de samedi dernier ne l’a pas choqué. "Il a pris cette habitude de l’ingérence", note-t-il. De son côté, M. Boccaletti regrette également le "mélange des genres" et reproche à M. Boudjellal – qu’il reconnaît comme un "adversaire virulent" – de ne s’en prendre qu’au FN. Louis Aliot dresse la synthèse: "Mourad Boudjellal a compris comment fonctionnent les media et il se sert du FN comme d’un sparring-partner."
En tout cas, les Frontistes restent sereins. M. Boudjellal jure qu'il n’entrera "jamais en politique", précisant: "Combattre le FN, ce n’est pas faire de la politique, c’est respecter nos ancêtres." Ici ou là-bas ?

lundi 26 octobre 2015

Régionales: Le Drian, candidat PS du dimanche

Le ministre de la Défense se... défend de négliger les militaires pour les électeurs de Bretagne 

"Alors, on reste ministre ou on revient en Bretagne ?"

Tout dépend du scrutin des Régionales: sera-t-il renvoyé à ses huîtres de Cancale ? Sa victoire atténuerait la débâcle qui menace le PS, mais il n'est populaire que dans la presse dévote, car les Français n'aiment pas la guerre et il la mène pourtant au Mali, en Centrafrique et en Syrie: ça fait beaucoup pour les pacifistes et pour les finances de l'Etat, donc les impôts et le manque de crédits pour les régions. 
"On revient en Bretagne ! Si les électeurs le veulent," a reconnu Jean-Yves Le Drian hier matin, au marché des Lices, à Rennes. Le JDD s'y trouvait, au côté du socialiste Le Drian, ministre en semaine, candidat le dimanche. 
 "On le remercie, on le félicite, on se fait prendre en photo avec lui, tel ce grand jeune homme en marinière, soldat du 2e Rima du Mans," écrit le Journal du Dimanche. Le journaliste est tombé sur le client qu'il fallait, "revenu du Mali et ému [sic] de croiser celui qui l'y a envoyé". On ne dira pas au casse-pipe. 
Le 18 février 2014, le président Hollande a rendu hommage aux soldats musulmans morts pour la France lors des deux guerres mondiales, en inaugurant à la Grande mosquée de Paris un monument en leur mémoire, mais qui a fait le compte des militaires de Hollande et Le Drian morts en Afrique ? 

Le ministre de la Défense est en campagne pour les régionales.
Les Bretons ne sont pas des veaux.

Mais sont-ils des cochons ?
Il est donné vainqueur, par les sondages. C'est dire que les Bonnets rouges hostiles à l'écotaxe, les exploitants agricoles de la filière porcine et ceux de l'agro-alimentaire sinistré vont voter Le Drian ?  Ils n'ont plus de mémoire, les Bretons ? 

Avec le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées et l'Aquitaine-Poitou-Limousin, la Bretagne est l'une des rares régions que la gauche pourrait conserver en décembre, quoi qu'il soit arrivé et malgré un tissu économique breton resté fragile. Ainsi auraient-ils oublié le séisme industriel et social, les restructurations dans les télécoms, l'automobile et l'agroalimentaire, des milliers de suppressions d'emplois et leurs cortèges de drames humains ?...

En décembre 2013, le gouvernement Ayrault a certes mis les moyens pour acheter les Bretons - et les carrières régionales de trois ministres (JY. Le Drian, Marylise Le Branchu et Clotilde Valter, sans compter B. Hamon) - , dégageant des crédits  - 2 milliards d'euros -  pour mettre en place un pacte d'avenir spécifique, pour faire face à la crise économique en Bretagne. Un an après, le Premier ministre s'est rendu à Brest pour tirer les dividendes de la solidarité nationale. Des rassemblements à l'appel de l'intersyndicale FO-CGT-Sud-Solidaires-Unef avaient toutefois stigmatisé la venue du Premier ministre, réunissant plusieurs centaines de personnes.


Tout ça pour finalement voter Le Drian ?

Hollande a envoyé un ministre en détachement.
L'exécutif veut à tout prix sauver une Bretagne revenue de ses choix socialistes de 2004 et 2010 et se mettre un peu de rose au coeur au soir de la débâcle annoncée du PS au second tour. Un sondage lui donnait  32 % des suffrages: ce serait deux fois plus que la liste de son principal opposant, le député Marc Le Fur (16 % d'intentions de vote). Mais ça, c'était avant.
Un nouveau sondage commandé à BVA pour la presse régionale et publié vendredi indique à nouveau une victoire probable de J-Y Le Drian lors des élections régionales du mois de décembre.Le sondage, réalisé sur un échantillon 806 personnes choisies pour leur représentativité supposée, est révélateur d’une fracture profonde entre les élites et le peuple : 45% des électeurs ne sont pas intéressés par ces élections (32% pas vraiment, 13% pas du tout et 4% ne se prononcent pas). A noter qu’un tiers des moins intéressés sont les jeunes de moins de 35 ans alors que les retraités sont 65% à se déclarer intéressés par ces élections, signe là encore du fossé qui se creuse entre générations privilégiées et au pouvoir et générations sacrifiées et précaire. 
Au premier touravec 37% de sondés n’ayant pas exprimés d’intention de vote, la liste de Marc Le Fur (LR, ci-contre) arriverait en tête avec 30% des voix, devant la liste Le Drian (26 %), la liste Pennelle (FN, 16%) et la liste Troadec (extrême gauche, 9%). Des résultats qui contredisent le sondage publié la veille par IFOP. A noter le 1% réalisé par la liste Bertrand Deléon et le 1% de Breizhistance ce qui donnerait à la tendance régionaliste/autonomiste un poids beaucoup plus important qu’à l’accoutumée (11% d’autonomistes ou indépendantistes déclarés à additionner aux quelques personnalités présentes sur les listes Le Fur et Le Drian). EELV (7 %) et le Front de Gauche (4%) seraient en régression. Dans cette configuration, au second tour, la liste de Jean-Yves Le Drian l’emporterait avec 46% des suffrages devant la liste Le Fur (36%) et la liste Pennelle (18%). 39% des sondés n’ont pas donné d’intention de vote sur ce tour.La liste Troadec du meneur des Bonnets rouges constitue une inconnue. Créditée de 10%, elle n’assurerait plus Jean-Yves Le Drian d’une victoire, hormis si Christian Troadec venait à négocier – ce que les responsables de la liste 'Oui la Bretagne' avaient pourtant exclu.

"Je serai président de région," clame Le Drian 

A 68 ans, Le Drian veut retourner chez lui. Comment se peut-il portant  qu'un si subtile ministre de la Défense déserte le front d'une France en guerre ? Émile Coué de La Châtaigneraie, auteur de la célèbre méthode de développement personnel fondée sur l’autosuggestion (la méthode Coué) n'était pas breton, mais Le Drian prend le risque de prendre une châtaigne. 

Les visites du ministre resteront secrètes jusqu'au dernier moment.
Pour des raisons de sécurité, nous assure-t-on. De discrets gardes veillent en effet sur ce divin corps: les terroristes en sont obsédés. Mais en faisant campagne en catimini, Le Drian fait la preuve de sa suffisance. A moins que ce ne soit aussi le comble de l'autogestion de sa valeur personnelle. 
"Je ne fais campagne que le week-end. En cas d'urgence, je rentre immédiatement. Je suis informé en permanence", explique le ministre qui, en dix jours, vient de faire 17 navettes.
Ambigu ou réaliste, François Hollande lui a demandé de rester en poste jusqu'à l'issue du scrutin. Prudent ou solitaire, il lui a aussi rappelé la règle du non-cumul. Pas tout-à-fait sûr de la victoire de ce fidèle, le chef de l'État craindrait toutefois qu'il parte en cas de succès. 
Le Drian promet de ne pas installer au conseil régional un vice-président temporaire, son homme de paille. "Je serai président de région", insiste-t-il. 

Sans doute quitterait-il d'ailleurs son ministère en cas de défaite. C'est  la rumeur que distille son entourage, histoire de ne pas passer pour le général qui abandonne ses hommes en rase campagne africaine. Le retour à la région était prévu, bien qu'un faux suspens ait été entretenu : "En mai 2012, j'avais dit aux Bretonnes et aux Bretons que je reviendrai. Je suis là". La discussion avec François Hollande fut tout aussi claire : "Tu connais mon attachement et j'ai pris un engagement", lui a-t-il expliqué. 
Les Bretons sont menés en bateau, mais les marins savent qu'après le naufrage, la mer ne rend pas les corps.

"La France est en guerre, mais la Bretagne est en crise"

A 68 ans, à l'aube de sa treizième campagne, l'ancien maire de Lorient serait un revenant au Conseil régional de Bretagne et il est serein, bien qu'il n'incarne donc pas le renouvellement promis des cadres territoriaux. 
Il bénéficie de l'effet 'unité nationale' face au terrorisme, et pour un élu Les Républicains, comme le sarkozyste Henri Guaino, il est "un bon ministre". 

La partie paraît toutefois moins aisée que par le passé. 
La droite a progressé dans la région : elle a enlevé le fief socialiste des Côtes-d'Armor cette année. Avec le Morbihan, Les Républicains dirigent donc deux départements bretons sur quatre. Lors des Européennes, le PS s'est classé troisième à 16%. 
Le vote sanction menace donc, aussi, les socialistes bretons. 
Et Le Drian fait du terrain, escorté de militants, comme ici à Rennes. Lors des précédentes élections régionales, en 2004 et 2010, Le Drian était arrivé en tête au premier tour avec plus de 37% des voix à chaque fois. Cette année, il serait certes en tête, mais avec 5 à 11 points de moins, selon les sondages. 

"La France est en guerre, mais la Bretagne est en crise", souligne Marc Le Fur, chef de file des listes d'union de la droite et du centre, qui pointe la hausse du chômage. 

La surprise du scrutin est la présence d'une liste Bonnets rouges, portée par Christian Troadec, maire de Carhaix et héraut du mouvement. "Nous sommes la troisième voie régionaliste", clame-t-il avant le premier tour. Créditée de 10% environ des voix, Troadec est susceptible de se maintenir au second tour. La présidence de Bretagne se jouerait alors en quadrangulaire, le FN semblant aussi en mesure de franchir le cap. 

Le ministre a profité de son week-end pour assister au derby breton entre le FC Lorient dont il est président d'honneur et le Stade rennais. Match nul. L'heure n'est pas encore aux célébrations.