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dimanche 5 avril 2020

Un journaliste de BFMTV dérape durant l'hommage chinois aux morts du coronavirus

Faux-cul rond et lisse, à l'image de la station qui se décrypte en clair, il se fait confiner

'
Pokemon' de la macronie, il se fait prendre en flagrant délit de mépris


La chaîne d'info en continu le sanctionne pour la forme.  
  • Les Chinois ont rendu hommage à leurs victimes.
    Les Chinois ont rendu hommage à leurs victimes. AFP - LEO RAMIREZ

BFMTV a "mis en retrait" provisoire d'antenne un journaliste ayant tenu des propos "totalement déplacés" durant la retransmission de l'hommage national en Chine aux victimes du coronavirus. Samedi, la chaîne considère qu'elle a présenté ses excuses aux téléspectateurs.

"Ils enterrent des Pokémons" (personnages japonnais, en l'occurrence), avait-on pu entendre murmurer une bouche fétide présente sur le plateau, en direct, samedi matin sur l'antenne de la chaîne, pendant une séquence  - tout en images - du recueillement des dirigeants chinois et la journée de deuil national organisée dans toute la Chine en mémoire des compatriotes décédés du Covid-19. 

Pokémon Épée et Bouclier sur Switch : avis, test, points forts
Les Pokémons sont des créatures inspirées à leur créateur par les criquets, insectes, destinés à concourir dans des courses, dans lesquels les plus vieux gagnent plus de courses et tirent donc leur valeur vénale de leur expérience acquise. Les contre-exemples pullulent autour de Macron, entre Alain Juppé, 74 ans, ou François Bayrou, 68 ans, en passant par Brigitte Macron, 67 ans.
Ironie de l'histoire, celui qui révèle l'état d'esprit de cette chaîne est un journaliste mûr de 54 ans et reconnu (venu du groupe L'Express, filiale de SFR Presse, racheté 6 avec Lechypre - par Patrick Drahi, propriétaire israélo-libano-français de BFM) qui passe pour modéré, un humaniste respectueux de l'humain... 
🇫🇷 [FLASH] - Ce matin sur l'éditorialiste Emmanuel Lechypre se lâche complètement pendant une cérémonie d'hommage aux victimes du en , pensant que son micro était fermé :
"Ils enterrent des "



Vidéo intégrée
Marc-Olivier Fogiel le ré-infiltrera-t-il à l'antenne avant le 11 mai ?

Comme la macronie en fait régulièrement, puisque ça ne lui coûte guère: à l'initiative de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, chose de Macron sortie du néant par son créateur, et d'Edouard Philippe sur le 80 km/h et le débat sur l'immigration ou du "scientifique" Michel Cymes, sans compter ceux de Castaner (on ne tire pas sur les ambulances), ils "assument" en effet (mot galvaudé vidé de son sens) d'être des menteurs. l'éditorialiste de BFMTV et BFM Business Emmanuel Lechypre a ensuite fait un mea culpa,  pour avoir tenu ces propos qui ont suscité des milliers de réactions sur les réseaux sociaux.

VOIR et ENTENDRE les six premiers mea culpa de Macron, du bout des lèvres et lardés d'accusations de ses contestataires:

Présenter des excuses et demander à l'insulter de les accepter, ça fait deux!
"Ce matin pendant la diffusion de l'hommage aux victimes en Chine, je me suis permis une expression totalement déplacée, pensant que les micros étaient fermés. C'était totalement inapproprié, j'en suis vraiment désolé et je renouvelle mes excuses", a-t-il notamment déclaré sur la chaîne d'info.

Ce matin sur BFM TV je me suis permis une remarque totalement déplacée pendant la diffusion d’un hommage aux victimes du virus en Chine. Ces propos inappropriés ont été diffusés à l’antenne alors que je pensais les micros fermés. Je tiens sincèrement à m’en excuser.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéLa chaîne et son dirigeant Marc-Olivier Fogiel ont également présenté des excuses "suite à l'involontaire diffusion de propos totalement déplacés en plateau ce matin".
Un citoyen lambda reçoit une amende
Emmanuel Lechypre (@Manu_Lechypre) | Twitter
Le journaliste Emmanuel Lechypre sera mis "en retrait (...) pour une durée d'une semaine" sur les antennes de BFMTV et BFM Business, a annoncé dans la soirée BFMTV dans un communiqué, sans préciser si cette mesure serait assortie de sanctions.

Lechypre va-t-il reverser son abattement fiscal de 7.650 euros annuel?

Au professeur Yves Levy, époux Buzyn ?

A quelles remarques compassionnelles de Lechypre et ses semblables avons-nous échappé lors des hommages aux victimes du terrorisme islamiste ?

  

mercredi 26 février 2020

Le chef de groupe du MoDem insulte l'opposition

"Vous n'êtes rien", éructe un député MoDem méprisant des Insoumis à l'Assemblée  

Les députés LREM ont fait leur cinéma un jour de retransmission des débats

Les députés de la majorité présidentielle sont des intolérants au travail, comme d'autres au gluten, et ne supportent pas la contradiction. Ils l'ont prouvé mardi soir, en fin de soirée, en se donnant en spectacle, désertant brièvement les bancs pour protester contre les amendements de l'opposition. 

Pendant une trentaine de minutes, ils ont protesté contre "l'obstruction" et une "litanie" d'amendements "sans aucun intérêt" des Insoumis et des communistes, lors de l'examen de la réforme à trous des retraites. 
L'article 44, alinéa premier, de la Constitution de 1958, dispose que « les membres du Parlement et le Gouvernement ont le droit d'amendement », c'est-à-dire le droit de proposer des modifications à un texte (projet ou proposition de loi ou de résolution) dont est saisie une assemblée.
L'opposition a dénoncé une atteinte au droit d'amendement, "du cinéma" et "du grand guignol.
Résultat de recherche d'images pour "Patrick Mignola"Puis le ton est encore monté en toute fin de séance, en conclusion d'une "soirée mouvementée" achevée vers 01 heure du matin mercredi. Les PlayMobil de Macron sont sortis comme un seul homme prendre le frais une demi-heure: seuls les présidents de groupes, le tambour-major Gilles Le Gendre (LREM, ci-dessus à gauche) et le serre-file Patrick Mignola (MoDem) sont restés pour suivre la suite des opérations. "Nous venons d'engager une série d'amendements tous identiques, avec encore une fois la volonté manifeste de faire durer inutilement le débat", a estimé Gilles Le Gendre. "C'est notre droit de récuser la nature de ces débats, nous ne souhaitons pas y participer".
Les députés n'arrivaient pas à bout en effet de l'examen de l'article 2 du texte, sur les 65 du volet ordinaire de cette réforme des retraites.

Les  Républicains et les communistes ont rappelé les règles du bon fonctionnement démocratique de l'Assemblée nationale
Les amendements concernés proposaient une série de changements de date pour l'entrée en vigueur des différentes transitions de la réforme des retraites; ce qui n'est pas sans intérêt pour les pensionnés à venir, mais que la majorité traite par dessus la jambe. 
Les oppositions ont ensuite enchaîné les rappels au règlement pour dénoncer une "mise en scène" de la majorité, selon le député LR Stéphane Viry, ou du "cinéma" pour le communiste André Chassaigne.

Le co-rapporteur centriste du MoDem se croit au Soviet Suprême

Une déclaration du co-rapporteur Nicolas Turquois (MoDem de la Vienne) - député bénéficiaire d'un poste réserve -  a mis le feu aux poudres au retour des godillots de la majorité : "Certains ont dit la République, c'est moi (une allusion au LFI Jean-Luc Mélenchon); eh bien, la République, c'est nous et vous, vous n'êtes rien", a lancé à l'opposition le supplétif de LREM. S'il n'est pas président de groupe en titre, il s'y croit. Ni Bayrou, ni Mignola (pourtant ex-membre de plusieurs cabinets ministériels)  ne joue son rôle. 
Pour le centriste Nicolas Turquois, la jeune fille qui s'est permise de donner son opinion sur l'islam tel qu'il se fait connaître aurait reçu les mêmes menaces si elle avait attaqué la communauté catholique. Or, la comparaison ne passe pas, parce qu'elle est stupide d'injustice. . Convié à une émission sur CNews pour évoquer différents sujets, le député représentant les idées de Bayrou dans la Vienne, Nicolas Turquois était invité à réagir sur les menaces de mort reçues par Mila, une jeune fille qui dans le langage des jeunes de son âge, 16 ans, avait qualifié l’Islam de 'religion de merde', ce qui avait fait polémique. Ces propos lui avait valu notamment des menaces de mort. 
Face à l’éditorialiste du Figaro, Alexandre Devecchio, le député s’est attiré les foudres d’une bonne partie des invités sur le plateau : "Vous vous moquez du monde ? », rétorque Alexandre Devecchio, lui rappelant l’épisode du 10 janvier dernier où le chansonnier
Frédéric Fromet avait suscité l’indignation avec sa chanson "Jésus, Jésus, Jésus est pédé, j’vois pas pourquoi ça dérangerait…". Une agression qui n’avait pourtant pas été suivie de menace de mort. Les chrétiens sont passés au Nouveau Testament...
Nicolas Turquois, qui passe pour un modéré parce qu'il se fait élire comme MoDem de la Vienne, a osé proférer, sur CNews, une des plus énormes monstruosités entendues sur un plateau-télé depuis des semaines. C’est grotesque, c’est abject, c’est déshonorant. Cet homme se couvre de honte, et il faut que ça se sache.

Les oppositions ont alors tonné contre un "dérapage" d'un rapporteur qui a "perdu ses nerfs".Un temps pressenti pour gérer la ville de Paris à la place de la star du porno  amateur, Benjamin Griveaux, pris la main dans le caleçon caméra au poing et  contraint au retrait en rase campagne des municipales, le  président de séance, Hugues Renson, a reconnu des "propos excessifs" de Nicolas Turquois, qui a d'ailleurs présenté ses excuses. Le premier ministre Edouard Philippe - avec Griveaux, autre spécialiste du va-et-vient, mais entre Paris et Le Havre  - avait demandé mardi aux députés LREM de "tenir encore" face à "l'obstruction" de la gauche de la gauche.
Mise en scène d'un scénario annoncé

Si le projet de loi est lacunaire et défectueux, le synopsis de son examen est en revanche écrit et l'épisode de mardi soir s'inscrit dans la dramatisation du chaos d'un tournage voulu par la majorité.    
Le locataire de Matignon a en effet tombé le masque pour menacer de prendre ses "responsabilités" en recourant au 49-3, arme de la Constitutionpermettant d'adopter un texte sans vote, si besoin.

Dans l'hémicycle,pour justifier "le côté un peu absurde" et le "non-sens" de "ces amendements qu'on s'enfile en série",  François Ruffin (LFI) a fait valoir qu'il répond au "non-sens institutionnel" de la Ve République, avec une "telle concentration des pouvoirs entre les mains de l'exécutif, qui écrase complètement le législatif", lorsqu'il est dépendant et soumis à un président qui ne permet pas le libre fonctionnement des institutions.

"On ne peut répondre à une absurdité que par une autre absurdité. Face à un Parlement qui est une chambre d'enregistrement des désirs du président (Emmanuel Macron), la seule chose qu'on puisse faire c'est au moins de ralentir cet enregistrement", a-t-il expliqué. 

mercredi 23 octobre 2019

L'humoriste Belattar menace le ministre de l'Education de Macron

Macron fait la sourde oreille : "Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93", lance l'islamiste à son ministre, impunément 

Un temps proche de Macron, l’humoriste controversé a récemment démissionné du "Conseil présidentiel des villes" 
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"On a un ministre de l’Education nationale qui n’est même pas éduqué", a estimé, le 22 octobre, sur la chaîne publique RFI l’humoriste franco-marocain Yassine Belattar, 37 ans, un protégé de Pascale Clark qui accorda son concours en 2004 à un album du salafiste Abd al Malik (En aparté, saison 2006-2007), du groupe M6 sur Virgin 17 et, en 2008, de Pierre Lescure (Ça balance à Paris).

En mai 2018, l'Elysée recevait - et balayait aussitôt - le rapport Borloo pour une relance de la politique de la ville. Macron avait alors annoncé la création d'un "Conseil présidentiel des villes" composé de personnes de bonne volonté.
La nomination de Belattar au CPV avait été critiquée par l'ancien Premier ministre Manuel Valls, qui y voyait un "signe de faiblesse" du président, ex-banquier peu lucide. Yassine Belattar répondit qu'il "est plus français que Manuel Valls (..)".
Réagissant à cette nomination, le comique est qualifié d'"islamiste" par Gilles-William Goldnadel dans l'émission 'Les Grandes Gueules'. Yassine Belattar annonce vouloir déposer plainte, l'individu se disant victime de la "jurisprudence [Tariq] Ramadan : un arabe éduqué qui parle bien. Et violeur ?
Sur le réseau social Twitter, le philosophe Raphaël Enthoven, un autre ignare, variante des 'illettrés" de GAD selon Macron, compare l'humoriste Yassine Belattar à un "cuistre passionnément attaché à dire le plus de mal possible de ma petite personne et de ses opinions présumées". La réponse ne s'est alors pas faite attendre. Raphaël Enthoven se voit alors reprocher son narcissime et se fait "baptiser" du surnom de 'Mythoven'. Imaginez que Raphaël le surnomme 'Belallahttar'...

Présenté comme l'un des outils d'une "nouvelle méthode" pour apporter des solutions aux problèmes des banlieues, après 40 ans de politique de la ville, ses 26 membres (associatifs, sportifs, artistes, entrepreneurs) s'interrogent aujourd'hui, sur son utilité. "On l'a vu [Macron] une fois lors du lancement du CPV, puis plus rien. Alors que la promesse de départ était celle-ci : rencontrer le chef de l'État 3 ou 4 fois dans l'année [le dialogue et la concertation !], pour être une courroie de transmission avec le terrain. L'alerter et lui faire des propositions concrètes", explique Majid El Jarroudi président de l'ADIVE, l'association pour la diversité entrepreneuriale, membre de ce CPV, qui espère que Macron viendra dans les prochaines semaines leur tapoter la main et leur caresser le bras...Pour Mohamed Mechmache de la coordination 'Pas Sans Nous' qui regroupe de nombreuses associations des quartiers populaires, également membre du Conseil présidentiel des villes, "l'attente ne peut plus durer. Il va falloir qu'Emmanuel Macron se prononce très vite sur nos propositions, sans quoi nous partirons. Il y a une urgence à agir pour cette 'quatrième génération' issue de l'immigration, qui ne se projette pas dans l'avenir. C'est très préoccupant.Faute d'une implication et de réponses rapides du président de la République, le conseil "se désagrégera de toute façon de lui-même", lâche l'un de ses membres.
Autodidacte arrogant, il s’en prend violemment à Jean-Michel Blanquer, "ministre sordide", dont il ne "pense pas le plus grand bien" : second degré d'humoriste choyé par la gauche radicale. Caractérisant d'abord son pays d'accueil à L'Etang-la-Ville, puis aux Mureaux, PCF, puis PS (lien PaSiDupes) comme celui qui jette des Algériens dans la Seine, l’animateur de radio cible notamment les "tristes" propos d'une voix autorisée, un ministre de la République, qui a récemment considéré que le voile islamique n’est "pas souhaitable" dans la société. Et donc encore moins dans les sorties scolaires. "J’aimerais savoir de quel droit, maintenant, il rentre sur des notions de vivre-ensemble?", a interrogé l'invité de RFI, radio publique dirigée par Marie-Christine Saragosse, née à Philippeville (aujourd'hui Skikda) en Algérie, dont la reconduction par le CSA à la tête de France Médias Monde fut annulée en février 2018, parce qu'elle n'avait pas déclaré son patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Belattar est toujours diffusé par Deezer, plateforme de distribution numérique dont le PDG est Hans-Holger Albrecht, un homme d'affaires allemand, frère d'Ursula von der Leyen, prochaine présidente CDU de la Commission européenne, en novembre 2019:

Intimidation ou menace de mort ?

"Si j’étais lui, j’éviterais de mettre les pieds dans le 93", a-t-il prévenu.
Porte-parole inattendu des enseignants, validant le 9.3 (Seine-Saint-Denis) comme zone de non-droit où la République est hors-la-loi - où n'entrent que les subventions et allocations versées par les travailleurs, déclarés et solidaires - , il assura que ses déclarations avaient été vécues comme une "insulte" par "toute une frange de professeurs qui (...) ont peu de moyens (et) font en sorte de travailler sur le vivre-ensemble" dans des établissements "précaires".
Résultat de recherche d'images pour "belattar"
Des propos qui s’apparentent à des menaces à l’encontre du ministre. 
Déjà mis en examen pour "menaces de mort" et "harcèlement moral" - qu'il nie - sur des personnes du monde du spectacle et sur plainte de l'ex-auteur des Guignols de l'info Bruno Gaccio, et mis en examen au printemps dernier à Paris, Radio Nova - fondée par un riche héritier fortement marqué à gauche et par la culture alternative - avait pris la décision de le mettre "en retrait de l'antenne". 
Cet influenceur de la diversité des quartiers, comme Omar Sy, par exemple, a toutefois tenu à profiter d’une relance pour temporiser: "Je ne dirais pas non plus (qu’il est en danger), j’ai déjà assez de problèmes comme ça". 

Si cet expert auto-proclamé en éducation reconnaît que, "techniquement", Jean-Michel Blanquer "est plutôt un ministre qui connaît bien son sujet",
Yassine Belattar lui reproche de sortir de son couloir. 
Il lui fait la leçon et lui demande ainsi "de s’occuper de la situation précaire de beaucoup de professeurs", comme "cette directrice - dont il n'a pas retenu le nom, Christine Renon,  - qui s’est immolée dans le 93 dans une école (directrice de l’école maternelle Méhul à Pantin, PCF, puis PS)", le 23 septembre dernier. "Le vrai problème, c’est qu’aujourd’hui on ne peut pas être seulement le ministre de l’Education nationale du lycée Henri IV. Il y a des collèges, aujourd’hui, qui méritent un certain traitement", a conclu ce populiste, soutien de Ségolène Royal à l'élection présidentielle de 2007, François Hollande en 2012 et de Macron en 2017.

Le 19 mai 2018, sur le plateau de l’émission de télé Salut les Terriens !,
il déclare souhaiter rapatrier en France les djihadistes français prisonniers en Irak et en Syrie qu'il compare à des enfants qui "foutent le bordel à un anniversaire". Les familles de leurs victimes sont mortes de rire...

vendredi 1 mars 2019

Un cadre de Nocibé suspendu pour avoir traité Yassine Belattar de "pourriture d’islamiste"

LVMH et sa marque concurrente Sephora sont-ils à l'origine de la campagne de boycottage visant l'allemand Nocibé ?

Ce cadre de Nocibé apprend à ses dépens que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil
Image associée
La marque de parfums du groupe LVMH s’est désolidarisée des propos de son directeur de marketing qui a eu sur Twitter des mots violents à l'encontre l’humoriste controversé Yassine Belattar, des termes, "en totale contradiction avec [ses] valeurs".

La polémique a pris de l'ampleur sur les réseaux sociaux ce jeudi, alors que le tweet date du 19 février dernier, quandAlain Bizeul avait réagi à un message du chroniqueur indiquant qu’il quittait la chaîne LCI.

Mais c'est avec délectation que la presse exemplaire cite les termes dans toute leur crudité :  "bon débarras pourriture d’islamiste", puis "Va te faire enculer sale putain d’islamiste de merde… Tu dois avoir l’habitude avec ta famille de dégénérés" (sic). La question est de savoir si les media retranscrivant ce tweet font de l'information ou cherchent à exacerber les passions et du même coup à dresser les populations les unes contre les autres.


Si ces deux messages ont depuis été supprimés et si le compte @ALAINBIZEUL a été renommé en @ALAIN_BESTOF et désormais protégé (donc accessible uniquement aux abonnés), de nombreuses captures d’écran prises par des internautes continuent de circuler à des fins ambiguës.

Sur Twitter, sissain (@six_a_1) réplique en des termes orduriers, s'ils ne sont pas eux-mêmes racistes.

Dans la communauté arabe, certains font le jeu de LVMH

Ce qui était jusque-là passé plutôt inaperçu a pris une forte ampleur ce jeudi midi, lorsque Nocibé a utilisé son compte Twitter officiel pour dire que "Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter". "Nous ne cautionnons aucunement ces propos en totale contradiction avec nos valeurs et ils n’engagent en rien Nocibé", a estimé la marque du groupe allemand. Le concurrent de Sephora a décidé de suspendre de ses fonctions son dirigeant "à compter de ce jour [jeudi]". 

Mais ces mesures ne suffisent manifestement pas.

NOCIBE France
@Nocibe
Alain Bizeul a pris des positions à titre privé sur Twitter. 
Nous ne cautionnons aucunement ces propos en totale contradiction avec nos valeurs et ils n’engagent en rien Nocibé.
1 409
L'idée du boycottage a surgi :
Ainsi ce chargé de mission groupe Majorité départementale @hautsdeseinefr
Bonjour @Nocibe à partir d’aujourd’hui on vous boycotte ! Bien à vous. Cc @BelattarYassine
— Kamel Mohammedi (@KamelMohammedi) 28 février 2019
Son compte Twitter fait la part belle à l'actualité algérienne et il ne fait mystère ni de ses schémas intellectuels, ni de ses partis-pris :

De nombreux internautes voudraient voir appliquée la loi du Talion
"Ame pour âme, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent, le talion pour les blessures" (Sourate V, verset 45)
Ils appellent au boycottage de Nocibé, mais aussi au licenciement d’Alain Bizeul. Outre Yassine Belattar lui-même, c’est aussi le cas, entre autres, du militant associatif et élu de Saint-Denis Madjid Messaoudene (militant communiste - et antisioniste (raciste?) pour la libération du franco-palestinien Hamouri). "Quand vous hésiterez entre Nocibé et Sephora, pensez-y", glisse l’un d’eux.
Madjid Messaoudene
@MadjidFalastine
Le boycott de #Nocibe est d'utilité publique !
Encore une fois soutien à toi @BelattarYassine !
20 Minutes
@20Minutes
Appel au boycott de Nocibé après des insultes du directeur marketing https://www.20minutes.fr/societe/2462003-20190228-nocibe-appel-boycott-apres-propos-insultants-directeur-marketing-contre-yassine-belattar?utm_term=Autofeed&xtref=twitter.com&utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1551363051 …
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D’après son profil LinkedIn, Alain Bizeul, ancien étudiant de l’école de commerce EM Lyon est salarié de Nocibé depuis juin 2015. Contacté via Twitter pour s’expliquer, il n’a pas donné suite.
Et ce n’est pas la première fois que Yassine Belattar est qualifié publiquement d’"islamiste". 
En mars 2018, c’est l’avocat et chroniqueur de l’émission de RMC "Les Grandes gueules", Gilles-William Goldnadel, qui l’avait ainsi qualifié en direct à la radio.

Sans aller jusqu’à utiliser le terme d’"islamiste ", qui n'est pas une insulte en soi , mais un renvoi à une réalité douloureuse et sanglante, d’autres personnalités, comme l’ancien premier ministre Manuel Valls, dénoncent la proximité de Yassine Belattar avec les Frères musulmans.


Manuel Valls
@manuelvalls
Le CCIF et les Frères musulmans sont un immense danger pour la République. La nomination de M. Belattar au conseil présidentiel des villes est une faute et un signe de faiblesse. #BFMpoli

mercredi 2 janvier 2019

Pour 'Le Monde' en Une, Macron, c'est le retour aux "années 30"...

"Le Monde" évoque-t-il intentionnellement l'"iconographie nazie" pour sa Une sur Macron ?

La couverture de l'hebdomadaire M, le magazine du Monde, paru vendredi 28 décembre, suscite une indignation générale


Portrait de Macron sur un fond rouge et blanc,
couleurs du drapeau nazi 
Le journal a repris "les codes de l'iconographie nazie" en Une pour un portrait d'Emmanuel Macron, visage fermé et regard sombre, sur fond rouge et blanc, sous le "M" noir gothique et historique du magazine. 
Sottise ordinaire ou geste intentionnel ? La Une du supplément week-end du "Monde" paru le 29 décembre au soir a atteint son objectif, à la veille de la présentation des voeux du président.

Preuve que l'insulte est avérée, cette Une outrageante a poussé le directeur des rédactions du journal, 44 ans, venu du Monde de l'Education, Luc Bronner, à présenter des excuses "à ceux qui ont été choqués par des intentions graphiques qui ne correspondent évidemment en rien aux reproches qui nous sont adressés". Dans ce court texte, le journaliste assure que la couverture signée par le directeur artistique, Jean-Baptiste Talbourdet, fait référence "au graphisme des constructivistes russes au début du XXe siècle", mais emprunte aussi aux travaux de l'artiste canadien Lincoln Agnew.

Après avoir essuyé de vives critiques, le directeur des rédactions du journal a présenté des excuses,  point final de l'affaire


Voici quelques éléments qui expliquent la polémique soulevée par cette couverture.

Pourquoi peut-on y voir une référence au nazisme ?

Capture d\'écran du compte Twitter de Richard Ferrand, président de l\'Assemblée nationale, dénonçant la une du magazine du \"Monde\" paru vendredi 28 décembre 2018.
Capture d'écran du compte Twitter de Richard Ferrand, président de l'Assemblée nationale, dénonçant la Une du magazine du "Monde" paru vendredi 28 décembre 2018
Le fond beige évoque un papier vieilli comme celui d'une affiche d'époque. Celle-ci est barrée de rouge, couleur souvent associée aux extrêmes en politique (du rouge du drapeau nazi au rouge maoïste en passant par le rouge soviétique). Le contraste du portrait en noir et blanc a été accentué, assombrissant le regard bleu clair du président de la République. Et en haut à gauche, se détache le "M" imposant du nom du magazine, dans la police de caractères historique du journal Le Monde, une typographie de style gothique, apparue en Allemagne au XVIe siècle, mais remise à l'honneur dans la période hitlérienne. N'oublions pas, incrustée dans le costume d'Emmanuel Macron, une photographie prise sur les Champs-Elysées (le sujet de l'article mis en avant sur cette couverture), qui montre la foule célébrant la victoire de l'équipe de France à la Coupe du monde, un cliché datant du 16 juillet 2018, selon les uns (!), mais pouvant évoquer la descente des Champs par Hitler et des troupes nazies, le 28 juin 1940 et établir une filiation, pour les autres. En fait, cette foule est celle des Gilets jaunes et Le Monde évoquerait plutôt une révolution contre une dictature.

Tout cela correspond manifestement aux "codes de l'iconographie nazie". 
Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, évite d'expliciter l'amalgame, mais juxtapose cette Une à une photo d'Adolf Hitler, assurant qu'il "ne peut s'agir d'un hasard".

Que n'aurait-on dit d'une telle ignominie si elle était le fait d'un internaute ? 
S'en serait-il tiré sans aucune poursuite judiciaire ? Accusé de malveillance dans le choix des codes de l'iconographie nazie pour la Une de son magazine "M", Le Monde s'est à nouveau excusé lundi 31 décembre. "Nous avons manqué de discernement dans la validation de cette couverture qui ne correspondait pas au fond du récit consacré à Emmanuel Macron dans ce numéro", assure le directeur dans ce papier intitulé "Notre erreur et notre responsabilité". 

C'est grave mais ça reste pourtant impuni


Or, les tentatives pleuvent pour démontrer que les gens ne comprennent rien.

Le journaliste Julien Joly tente, sur Twitter, une explication par l'effet Koulechov. "En gros, montrez au spectateur la tête d'un type (air neutre). Puis l'image d'un plat. Le spectateur se dira que le type en question a l'air affamé. Ou triste si l'image suivante est celle d'un cercueil", résume-t-il. Cet effet tient au besoin qu'à le cerveau de trouver un sens, une cohérence, aux images que les yeux lui envoient. "C'est comme la bande dessinée : votre cerveau fait le lien entre les cases pour créer une histoire cohérente", reprend-il.

Historien des cultures visuelles, André Gunthert analyse le photomontage comme une "caricature photographique". Anodine ? Pour lui, les couleurs et le style de la couverture de M "suffisent à aiguiller nombre de lecteurs vers une interprétation de l’image comme une critique sévère [de qui? de quoi?] et une allusion à peine voilée à la référence nazie", écrit-il dans un billet de blog publié dimanche

L'historien Michel Goya estime que Le Monde a commis "la grande erreur" de "ne pas avoir imaginé une seule seconde que beaucoup prendraient cela pour de l'esthétique nazie". Les lecteurs du Monde sont des ânes...

On tombe dans le négationnisme : "y a-t-il vraiment une référence au nazisme"?
Résultat de recherche d'images pour "lincoln agnew Hitler"
Seule l'équipe qui a participé à l'élaboration de cette couverture peut répondre à cette question et le directeur des rédactions du Monde s'en défend dans son texte d'excuses. Sur son blog hébergé par Mediapart, Olivier Beuvelet, chargé de cours en histoire de la photographie, en esthétique de l’image et en cinéma à l'université Paris 3, y voit au moins une "référence à l'iconographie totalitaire des années 1930"

Et sur Twitter, un graphiste confirme que "tous les codes des affiches de propagande de dictatures" sont là, mais pas seulement Adolf Hitler. Il cite "Mao, Lénine, Hitler… tous !" Et que je banalise l'insulte !
Pour ce graphiste, "c'est fait exprès", mais il ne faut pas pour autant en déduire que Le Monde considère Emmanuel Macron comme un dictateur. Alors que la mobilisation des "gilets jaunes" dure depuis un mois et demi, et que les Champs-Elysées ont été le théâtre de violents affrontements, il estime que le journal "peut aussi vouloir illustrer le sentiment d'une partie du peuple". Pour lui, ce visuel, où la foule tourne le dos au chef de l'Etat qui regarde dans une autre direction, signifie surtout que "la foule ici descend dans la rue contre lui, pas pour l'aduler". Et je décrypte, donc je nie l'évidence...

Pour Julien Joly, utiliser le rouge, le blanc et le noir est simplement "efficace visuellement". Ces couleurs et cette mise en page existent partout. Il exprime un sentiment qui ressort davantage d'un courant de pensée que de l'analyse : "Je suis à peu près certain que Le Monde n'a jamais voulu assimiler Macron à Godzilla, et pourtant...", cite-t-il en exemple, affiche du monstre de cinéma à l'appui. Le style gothique du graphisme, intégré au montage, n'interpelle pas un instant notre exégète...

Qu'est-ce que le "constructivisme russe" ?

On peut se poser la question, mais elle n'arrange pas les affaires du Monde. Dans sa note d'excuses, le quotidien du soir fait référence aux "constructivistes russes" des années 1920 et donc à la révolution bolchévique d'octobre 1917Le paravent du 'constructivisme' mentionné ici est un courant artistique et architectural défini dans le 'Manifeste réaliste' dû à Naum Gabo (frère d'Antoine Pevsner), en 1920 et qui se veut fonctionnel. 
Résultat de recherche d'images pour "'Battez les blancs avec le coin rouge'"
Ce terme a d'abord été employé par le peintre 'suprématiste' Kasimir Malevitch - député au Soviet de Moscou, dès 1917, il tombera en disgrâce dans les années 30 - pour tourner en dérision un concurrent (Alexandre Rodtchenko). Mais des artistes russes se sont appropriés le mot, dans les années 1920, pour nommer leur style avant-gardiste, avec ses formes géométriques (le cercle, la ligne droite, le triangle) et ses superpositions et collages de photos. L'œuvre constructiviste la plus célèbre reste 'Battez les blancs avec le coin rouge' (1919), affiche (ci-dessus) de propagande communiste signée El Lissitzky, pour qui l'art, loin d'être une activité individuelle destinée à la production d'objets, est une activité sociale et collective au service de la révolution.

Il est ainsi devenu l'art "officiel" de la révolution russe, avant d'être remplacé par le "réalisme socialiste" dans les années 1930.

Par quelque bout qu'on le prenne, ce montage haineux du Monde renvoie à la période des dictatures nazie et bolchévique. Par le biais des partis communistes européens, ces artistes trouvent leurs amateurs et le style imprègne le XXe siècle, aussi bien les architectes et les designers, que les publicitaires et les propagandistes. 

Qui est Lincoln Agnew ?
Un décor croquignolesqueOn a eu un aperçu des goûts croquignolesque de Macron, dont "Liberté, égalité, fraternité" (ci-contre) de Shepard Fairey, 48 ans, qu'il est fier d'exhiber sur un mur à l'Elysée (entretien télévisé sur TF1, le 15 octobre 2017), mais on peut comprendre jusque là que le quadra ait une forte demande quotidienne de fraîcheur... 
Résultat de recherche d'images pour "shepard fairey Trump"On notera toutefois qu'avec lui et le mouvement social des 'Gilets jaunes' qu'il a provoqué, cette Marianne de fraternité n'est plus aussi crédible depuis quelques semaines.
Cet artiste américain engagé a produit plusieurs lithographies anti-Trump (une, à droite).

Le nom du graphiste Lincoln Agnew, cité par le directeur des rédactions du Monde,  est un artiste canadien, qui s'est justement beaucoup inspiré des constructivistes russes, mais aussi de l'esthétique punk des années 1970 et 1980. Il est l'illustrateur de livres pour enfants de la série des Aventures de Harry et Horsie... Macron vu hélitreuillé ou en 'battle dress' dans la propagande stalinienne de l'Elysée ne s'identifie donc pas à Tom Cruise ! 
D'un rapide coup d'œil à l'œuvre d'Agnew, Le Monde constate qu'il utilise lui-même beaucoup de rouge, de noir et de blanc (mais aussi de bleu ou de vert et de violet...), ainsi que de photos découpées et collées, après bien d'autres artistes, quant à eux confirmés. C'est probablement ce qui l'a rendu "très populaire auprès des directeurs de magazine", souligne le site spécialisé Create (en anglais), parmi lesquels M le magazine du Monde, pour lequel il a par exemple réalisé un portrait de John F. Kennedy, mais aussi bien Ronald Reagan...

Un décor croquignolesque
FIAC présidentielle : bric-à-brac bordélique
révélateur d'un esprit confus
Les détracteurs de la dernière couverture de l'hebdo n'ont pas manqué de remarquer, dans son portfolio, un portrait d'Adolf Hitler à la construction similaire à la Une du magazine, avec une différence notable : la foule y salue le Führer, alors qu'elle tourne le dos à Emmanuel Macron. Ce portrait du leader nazi avait été publié dans le Harper's Magazine en 2017. Le même style se retrouve aussi dans un portrait du conservateur américain Mitt Romney ou encore une illustration pour l'œuvre du cinéaste David Lynch. Un procédé de masse qui n'atténue en rien la faute de l'organe de presse, mais un sujet qui offense les consciences plus gravement et durablement que la représentation d'un joueur de base-ball des Boston Red Sox.  

Bilan : au mieux, Le Monde est un suiveur de tendances et sa Une n'apporte rien d'innovant. Pour André Gunthert, d'ailleurs, la couverture de M "semble bien être une imitation servile". "Il est vraisemblable que le graphiste du Monde avait pensé son emprunt suffisamment camouflé pour rester dans un registre d’évocation floue", analyse-t-il encore, sur son blog.

Au pire, le journal des bobo-intello parisiens est susceptible de plaintes en justice pour insulte, diffamation et incitation à la haine
Les "agitateurs qui veulent l'insurrection", selon Griveaux, sont-ils les Gilets jaunes contre lesquels Castaner promet des sanctions exemplaires?
Le Monde encourt-il la même sévérité judiciaire ?