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samedi 9 janvier 2016

Juppé se plaint d'un niveau de débat insuffisant

Juppé pique "une colère contre l'abaissement du débat public" 

Le maire de Bordeaux se pose en arbitre des élégances politiques


Une attitude et un air supérieurs
La colère comme mode d'expression de l'exécutif socialiste gagne Alain Juppé. La sagesse populaire la dit mauvaise conseillère, mais elle permet de passer des jugements sur les autres, la maîtrise de soi et de ses émotions, qualité première de l'homme d'Etat, dût-elle en souffrir.

Le candidat à la primaire de 2016, a donc piqué une "bonne colère" samedi contre "l'abaissement du débat public" et a par là même exprimé son arrogance dans son jugement de ses pareils, s'en prenant à  "la sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche", évoquée par Nadine Morano.

Dans un billet sur son blog intitulé "Faisons-nous confiance", le maire de Bordeaux estime que "les raisons d'être en colère ne manquent pas". Il vise en particulier "l'abaissement du débat public, la course à la vulgarité, la recherche du bon mot, ou mieux encore du gros mot qui fera la une des media", au risque "d'entretenir la dérision quotidienne" contre le personnel politique.

Alain Juppé s'en prend aussi au "nouveau politiquement correct" 

Le septuagénaire se donne les airs de celui qui serait le seul en capacité de se projeter dans l'avenir, visant donc les autres qui, selon lui, "serinent", "les chantres du déclinisme, les nostalgiques d'un prétendu 'âge d'or' ". 

Et d'enchaîner en fustigeant les "partis qui jouent sur les peurs" et "dessinent le visage d'une France ratatinée dans ses égoïsmes", prête à "jeter aux orties" l'Union européenne. 

L'ex-Premier ministre dénonce encore la "sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche et insulte", pense-t-il, "les Français d'Outremer." 

Selon lui, "la patrie française ne se définit pas par la couleur de la peau mais par le partage du bien commun que constituent les valeurs de la République, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect de la laïcité". Peut-on ratisser plus large? C'est possible, mais sans mépris, ce n'est pas dans son style.


Enfin, Monsieur Parfait s'élève au-dessus du lot. Au moment où des élus rechignent à accueillir des réfugiés, contre "l'arrogance des biens-pensants qui se réclament bruyamment des racines chrétiennes de la France sans y être vraiment fidèles". "J'ai été élevé dans la religion catholique et j'y demeure attaché", confie-t-il, rappelant que "les valeurs chrétiennes, c'est l'amour du prochain, l'accueil de l'étranger, le respect de l'autre". Cette "bonne colère" piquée, l'ex-Premier ministre dit sa "confiance inébranlable dans le bon sens des Français". "Résistons aux vents mauvais. Faisons-nous confiance", conclut Juppé.





A dix mois des primaires, Juppé "court-circuite" Les Républicains
Alain Juppé entend se démarquer du reste de son parti

Il inaugurait mardi soir un propre QG de campagne, plus spacieux selon son entourage, situé boulevard Raspail à Paris. "C'est une ambiance de folie", a détaillé Camila Campusano, en direct sur place pour LCI.
                             

Il faut juste oublier qu'il a dû quitter la scène politique à la suite d'une condamnation à de la prison avec sursis et à une peine d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

samedi 26 décembre 2015

L'avenir des Français est une chose trop sérieuse pour être confiée à des comiques

Pour les insultes et les lapsus, Bartolone, plus fort que Stéphane Guillon et Sophia Aram 

Les acteurs politiques, langues de pute et langues qui fourchent

C'est le premier samedi de la trêve des confiseurs et les fêtes de Noël empâtent l'activité verbale de nos bourreaux de travail. Ils sont au vert et se terrent, tout en faisant croire qu'ils sont au travail...
En l'absence de Claude Bartolone, président meurtri de l'Assemblée national qui déprime depuis qu'il s'est fait carboniser à la Régionale d'Ile-de-France, les champions politiques en matière de bulles, bourdes et lapsus ont toutes leurs chances au Top 10 des orateurs malheureux. Et ravis...

Mais
le sicilien Bartolone, parrain du 93, s'est classé hors compétition depuis le reproche raciste adressé à sa rivale (et tombeuse) d'être de "race blanche". 
VOIR et ENTENDRE un florilège des lapsus de l'année: 

Et Manu Valls nous a prévenus 
sur RTL: "Il faut lutter contre l’emploi".
 
VOIR et ENTENDRE  le premier ministre clamer sa détermination, en mars. 

Depuis, Rebsamen et Myriam el-Khomri se sont appliqués avec succès à suivre la consigne tombée d'en haut.

L'humoriste, Stéphane Guillon, militant grave

Dans 'Tout et son contraire' sur France Info, Philippe Vandel donne de l'importance  à Stéphane Guillon qui se défend d'avoir traité Martine Aubry de "pot à tabac" et balance Laurent Fabius. Il révèle aussi que l'air de Libération est irrespirable. Et un peu plus... 

Il démontre que l'humoriste a en outre beaucoup de pensées profondes à "délivrer", mais ce brillant cerveau de penseur ne fonctionne pas à 200 à l'heure et la livraison se fait dans la douleur. Sorti des sketches écrits par sa femme, il bredouille et enfile des "de, de, de" et autres "le, le, le" à la queue leu-leu. 
Mais c'est un de ses tweets stupides qui a cette année crevé le plafond bas de l'odieux, du fait de cet humoriste qui s'épanouit dans le "second degré". Le sujet du crash de l'Airbus A320 qui a fait 150 morts en mars dernier ne lui a pas paru intouchable. "On me dit que l'airbus de la compagnie GermanWings avait été affrété par TF1 pour la saison 2 de Dropped. C'est une connerie?" s'est froidement interrogé le chroniqueur déjà viré de France Inter et qui se demande toujours pourquoi. L'accident, qui interpelle le stupide sur sa propre connerie sans borne ni retenue, a coûté la vie à dix personnes, dont trois grands champions français: la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine.
Permalien de l'image intégrée
Le milieu qualifie ce tweet de "blague" et parle d'"ironie"... Bruno Solo vole à son secours.
L'humoriste, Sophia Aram, militante fétide
Elle est en effet d'une vulgarité juste inouïe sans le service public, car, comme son collègue, c'est France Inter qui l'appointe pour tacler dans le gras puant.
VOIR et ENTENDRE le billet d'humeur de Sophia Aram sur la taxe-tampon, dans le 7/9 du 19 Octobre 2015, Philippe Martinez (secrétaire général de la CGT et moustache de beauf) étant l'invité et la victime, Christian Eckert, sous-fifre de Manuel Valls au Budget:

 
De l'humour de métallo cégétiste...

Au final, nos hommes politiques sont plus respectables que nos humoristes:
entre lapsus et dérapage de numéro comique fangeux, l'humour, en effet, s'enlise profond.

jeudi 10 décembre 2015

"Race blanche": pensée unique et embarras divisent la gauche des hypocrites


Bartolone reconnaît la "race blanche": dans son camp, c'est la consternation
Le président de l'Assemblée a parlé de "race blanche" comme une insulte pour tacler Valérie Pécresse, 
la désormais favorite aux régionales en Ile-de-France. 

Claude Bartolone a fait tache
Le macho sicilien d'origine s'est attiré les foudres de l'opposition, qui va porter plainte. Dans son camp, on fait évidemment bloc derrière lui sur l'intention de blesser, mais en restant très mal à le sujet de la "race" dont la gauche nie jusqu'à l'existence.
  
Claude Bartolone n'a pu se maîtriser en faisant référence à la "race blanche", comme d'une tare, pour illustrer la proximité, selon lui, entre Valérie Pécresse et l'extrême droite. 

Il a récidivé dans L'Obs, mercredi et lors de son meeting le soir même
Par la répétition de ces propos, à trois jours du deuxième tour des élections régionales, il trahit sa volonté de dénigrer son ascendance blanche comme celle des électeurs, italiens, espagnols ou portugais, mais aussi bien roumains ou hongrois.

Jeudi soir,
la candidate de la droite et du centre a annoncé son intention de porter plainte pour "injure aggravée". "[Valérie Pécresse] tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux", selon le candidat socialiste vertueux à la présidence de la région Ile-de-France dans l'hebdomadaire des sanisettes et sanibroyeurs. 

L'entourage de Bartolone tente de le justifie par l'entremise de L'Express
L'emploi de l'expression serait une allusion à Nadine Morano, assure-t-elle. Lors d'une émission télé, en septembre dernier, la députée européenne avait en effet pris le parti des Français de "race blanche", une réalité que nie l'idéologie internationaliste et que traque la pensée unique véhiculée par le PS et au-delà. Sa conviction lui a valu sa place aux élections régionales. A son tour, le PS doit écarter Bartolone. 

Or, le PS fait bloc derrière Bartolone 
Derrière l'agresseur Claude Bartolone, il dénonce une tentative de la droite "de faire du... buzz": "La réaction est surréaliste et traduit une certaine fébrilité à l'approche du 2e tour", assure un de ses colistiers qu'Europe 1 ne prend pas la peine de nommer. "On lance une polémique, on déforme ses propos", ajoute un autre proche - tout aussi anonyme - du candidat. 
Des socialistes de faire diversion en mentionnant Nadine Morano, bien qu'elle ne voie aucune offense à être de race blanche et ne partage donc nullement l'intention du socialiste d'insulter les Blancs. Pas davantage, d'ailleurs, les femmes que raille le Tunisien Bartolone et qui pratiquent la danse du ventre... 

Les militants et les élus du PS condamnent en fait la bavure de Bartolone. 
A l'interrogation "auriez-vous employé texto la même phrase?", "là n'est pas la question", tente d'éluder un de ses colistiers, dont l'identité est tue, avant de lâcher, laconiquement, "je n'en sais rien"! Les godillots n'ont pas encore reçu les "éléments de langage de Matignon, via Pruneau Le Roux. 
"C'était opportun de dénoncer la proximité de la droite avec l'extrême droite", tente de préciser son équipe de campagne plongée dans une gêne profonde: palpable, comme ils disent ! Mais pas question d'ajouter du grain à moudre à la liste adverse, à quelques jours du deuxième tour, où Claude Bartolone n'est plus donné favori. 
La meilleure défense étant l'attaque, les proches de Claude Bartolone font diversion et la presse aux ordres ne fait plus le tour des proches de Bartolone. Aurait-elle l'audace de rapporter les paroles de celui ou celle qui braverait la colère de Valls en livrerant le premier une opinion libre et un jugement républicain? Manuel Valls a donné la consigne en refusant de commenter et de condamner les propos sexistes et raciaux du président de l'Assemblée sur Valérie Pécresse.

Chez Les Républicains, parti politique de Valérie 
Pécresse, on fait bloc contre Claude Bartolone.
 La droite républicaine ne peut laisser passer l'agression sexiste et raciale du candidat de la gauche et organise une conférence de presse, ce jeudi, avec les ténors du parti et ses colistiers, pour dénoncer une nouvelle fois l'agression verbale de celui qui prétend administrer la première région de France.
Les convictions assumées de Nadine Morano lui avaient valu d'être traitée de "conne". Et le dérapage de Bartolone lui vaudra-t-il le qualificatif approprié en termes d'égalité homme-femme ?

 

Régionales : Bartolone accusé d'être un "mafieux" par un maire de son département

Le maire de Juvisy a lancé cette accusation dans une lettre à ses électeurs.

La tête de liste de la gauche désunie devient fébrile en voyant s'évanouir ses chances de victoire
Le baiser du parrain Bartolone (PS)
à sa rivale, Valérie Pécresse (LR)
En Ile-de-France, le second tour des élections régionales vire à la catastrophe pour le président de l'Assemblée nationale. 
D'un côté, le socialiste Claude Bartolone accuse sa concurrente de droite, Valérie Pécresse, de faire la "danse du ventre aux électeurs du FN à grand coup de race blanche" ce qui pourrait lui valoir un dépôt de plainte de la candidate Les républicains pour "injure aggravée" et aussi pour discrimination sexiste. 
De l'autre, le maire Les Républicains de Juvisy-sur-Orge, dans l'Essonne, Robin Reda, dénonce chez le socialiste une "parfaite incarnation des élus mafieux dont nous ne voulons plus".

La tête de liste socialiste en Essonne promet de porter plainte

Plus jeune maire de France élu en mars 2014
, à 22 ans, Robin Reda a confirmé avoir adressé ce courrier à 6.000 foyers de sa commune.
En effet, Claude
Bartolone est souvent surnommé le parrain par la presse. Ceci agace profondément son entourage qui estime que si ses origines n'étaient pas siciliennes, on le surnommerait "le baron", comme de nombreux ténors socialistes. Mais, dans un article du 19 janvier 2014, intitulé "Bartolone, le réseau du plus fort", Libération décrivait ainsi son comportement :
«Parrain ? Mais ce n’est pas un gros mot. Chez les chrétiens, c’est celui qui aide l’autre à grandir. […] C’est un compliment», se défend Claude Bartolone. Le président de l’Assemblée nationale n’a en réalité guère apprécié la sortie de Dominique Voynet en décembre expliquant qu’il existait en Seine-Saint-Denis un «parrain» dont elle avait refusé de«baiser la bague» pour assurer sa réélection à la mairie de Montreuil. L’ex-candidate verte à la présidentielle ne l’a pas cité nommément. «C’est marrant, ce sont les journalistes qui, à "parrain", ont immédiatement identifié Bartolone», ironise-t-elle, feignant de découvrir le surnom de Bartolone dans son département de Seine-Saint-Denis. L’intéressé n’apprécie guère, mais il fait avec, tentant de tourner le sobriquet à son avantage en faisant oublier que dans le sens commun, parrain rime avec mafia. «S’il n’était pas d’origine sicilienne, on dirait "baron" pas "parrain", s’agace un de ses proches.
Baron, Bartolone, ex-président du département, de 2008 à 2012, et député depuis 1981 sur ces mêmes terres, l’est assurément. Depuis trente ans, l’ancien ministre de la Ville sous Jospin tisse méthodiquement sa toile en Seine-Saint-Denis, plaçant ses pions - élus et collaborateurs - aux postes stratégiques pour grignoter, année après année, le pouvoir aux communistes, depuis toujours aux manettes de cet ancien pôle industriel au nord-est de Paris, qui tente aujourd’hui de sortir de son statut de département «le plus pauvre de France».

Quant à Carlos Da Silva, il a annoncé qu'il porterait plainte, dès vendredi, au nom de Claude Bartolone. 

Ces révélations du maire parues dans un lettre aux habitants de sa commune de 15.000 habitants sont relayés, jeudi 10 décembre, par le député PS de l'Essonne, Carlos Da Silva, tête de liste d'origine portugaise dans le département et proche du député Manuel Valls (PS) dont il était le suppléant aux élections législatives de 2002.

Valls s'est cru obligé de monter au créneau
Sur i-télé, toutes affaires cessantes (chômage, croissance ou dette publique), le Premier ministre, Manuel Valls, a apporté son soutien à Claude Bartolone, lui décernant le titre de " grand républicain". 
Le chef du gouvernement, ancien maire d'Evry dans l'Essonne, s'est mêlé de cette nouvelle polémique : "Claude Bartolone a été attaqué en permanence depuis le début de cette campagne. Encore ce matin - j'en parle parce que c'est dans mon département - le maire de Juvisy a adressé une lettre à ses électeurs, qui est insupportable."
Les sbires de Valls et Bartolone vont-ils aussi poursuivre le journal Libération ?

mercredi 14 octobre 2015

Un sondage donne raison à Nadine Morano contre ses détracteurs

Nadine Morano en hausse malgré ses propos polémiques

Selon l'Ifop, la popularité de l'ex-ministre a bondi de cinq points, à 32 % de "bonnes opinions".

Les sondés n'adhèrent donc pas à la querelle sur les termes. Il est reproché à Nadine Morano d'évoquer une France de "race blanche", alors que la seule référence à notre culture judéo-chrétienne aurait (peut-être) suffi à contenter les hypocrites, idéologues de gauche et collègues de LR amateurs de sémantique ou soumis au "politiquement correct". La députée s'était faite porte-parole de la majorité silencieuse : ''Nous sommes un pays judéo-chrétien de race blanche qui accueille des personnes étrangères, comme le disait le général de Gaulle'', a-t-elle observé.

La polémique menée contre Nadine Morano profite au FN 
32% est le plus haut score de Nadine Morano. 
Si elle recule à gauche (-6), l’eurodéputée gagne 8 points chez les sympathisants Républicains.
La polémique accablant Morano profite au FNEn 2014, le duel des Européennes opposait N. Morano (UMP) à Florian Philippot (FN) et avait tourné à l'avantage de ce dernier (29% contre 23%), soit quatre sièges contre trois. Un sondage Ifop pour Le Figaro, avait mis en garde contre l'amplification régionale de la tendance nationale, avec un Front national qui devancerait l'UMP et le PS (13,24% et un seul siège). La gauche exsangue dans le Grand-Est comptait-elle à nouveau amplifier le succès du FN contre Morano et préparer une "unité nationale" qui profiterait au PS au second tour de la présidentielle 2017 ?

Les deux adversaires de 2012 seraient quasiment à égalité. Comme celle de Nadine Morano, la popularité de François Hollande remonte de cinq points, à 36 % en octobre, mais Nicolas Sarkozy le devance toujours le président en exercice à 37 %, selon le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio publié mardi. 

Le Premier ministre Manuel Valls maintient son avance sur le président de la République

Personnalites
Bien qu'il s'agite, éructe et menace, Valls p
asserait de 55 à 57 % 
de "bonnes opinions", tandis que, sans rien faire, l'ancien Premier ministre Alain Juppé caracolerait toujours en tête de ce palmarès mensuel, passant même de 64 à 65 % ! François Fillon progresse, quant à lui,  de 50 à 53 % et Marine Le Pen tomberait de 35 à 32 %, alors que le FN pourrait remporter deux régions, voire trois. C'est dire que ce sondage de l'Ifop laisse perplexe...

Au coeur de l'actualité de ces dernières semaines pour sa phrase sur la France "pays de race blanche", Nadine Morano, grimpe de cinq points, avec 32 % de "bonnes opinions", se situant juste derrière Cécile Duflot (34%). L'enquête d'opinion portait aussi sur son "apport" à sa formation politique des Républicains et 64 % des personnes interrogées auraient néanmoins le sentiment qu'elle est un "handicap", mais aussi un "atout" pour 31 %. Tombés à chaud dans la foulée de la polémique, ces chiffres bruts ne sont pas analysables puisqu'aucun élément de comparaison ne permet d'apprécier l'impact de ses convictions proclamées. 

Avec 55% d’opinions favorables au FN, Alain Juppé est ex-aequo avec Nadine Morano et François Fillon est presque au même niveau que Florian Philippot.

A noter que
la progression de Hollande touche les électeurs de gauche (+10 au PS) et écolos (+11). "Il faut y avoir un petit effet après les images de l’altercation au Parlement européen avec Marine Le Pen", commente Frédéric Dabi, directeur adjoint de l’Ifop.

Top cinq des ministres du gouvernement

L'IFOP propose une comparaison étrange et floue portant sur la bonne mine de chacun
: "des deux personnalités suivantes, laquelle préférez-vous ?", François Hollande s'adjuge 62 %, contre 31 % pour ...Marine Le Pen. 

Tout aussi bizarrement, le duel est remporté par l'irascible Manuel Valls à 51 % contre 41 % à Emmanuel Macron. L'écart aurait-il été le même si la question avait porté sur la peur qu'inspire chacun?


C'est à ce point que
l'orientation socialiste de l'IFOP ne fait encore pas de doute. L'échantillonnage de sondés effectué par cette entreprise commerciale soutient le candidat LR le moins redouté de la gauche et met en concurrence des personnalités que tout oppose, en sorte de que les favoris de l'Ifop-Fiducial fassent meilleure figure. Les Français ne tiennent-ils donc pas rigueur à l'exécutif de la montée constante du chômage, de la stagnation de la croissance et de l'explosion de la dette publique ?

L'enquête a été réalisée auprès de
1.003 personnes - qui ne sont pas anonymes,interrogées par téléphone - du 9 au 10 octobre de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

vendredi 2 octobre 2015

"Race blanche" : Philippe de Villiers soutient Nadine Morano

Toute opinion divergente n'est pas un dérapage, fût-ce de Nadine Morano   

L'ancien candidat souverainiste à la présidentielle Philippe de Villiers n'est pas le seul à justifier Nadine Morano

L'évêque Cochon a entraîné les Anglais.  
Claude Bartolone, le président (PS) de l'Assemblée nationale, bien que candidat en Ile-de-France, s'accroche à son perchoir pour vicier le débat. Or, c'est celui qui, en tant que président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, s'est fait berner sur les "emprunts toxiques", endettant un plus lourdement le 9.3, qui se permet des jugements machos et méprisants inspirés par la haine de l'adversaire. Bartolone juge les autres sans circonstance atténuante, comme c'est le cas s'agissant des convictions de Nadine Morano.  "A force de courir après le Front national, c'est la plus stupide qui s'est fait prendre", a lancé ce président de l'Assemblé, injurieux en dépit des obligations de sa fonction, sans rappel à l'ordre et au respect.

Accusée de "sortie de route" et moquée par ses adversaires, elle est aussi sanctionnée aujourd'hui par ses collègues qui, faute de cran et préoccupés de leur avenir, craignent la polémique et lui retirent l'investiture Les Républicains en Meurthe-et-Moselle pour les régionales, avec le soutien de Nicolas Sarkozy.

Samedi, l'eurodéputée connue pour sa forte personnalité et son franc-parler, a osé affirmer une évidence de fait mais que condamne l'idéologie dominante: la France est un "pays judéo-chrétien (...) de race blanche qui accueille des personnes étrangères". Ca se pense, mais ça ne s'énonce pas !

Depuis, l'ancienne ministre reste ferme sur ses convictions

Ce défi à la bien-pensance a le don d'irriter les hypocrites, aussi majoritaires que moutonniers. 

La tête de liste PS en IDF, Claude Bartolone, plonge dans les amalgames. 
"Ce ne sont pas des propos qui viennent de nulle part, a estimé sur RTL le candidat en campagne et à la présidence du Palais Bourbon. Lorsque depuis le retour de M. Sarkozy, le parti de la droite tient réunion sur réunion sur l'islam; lorsque M. Sarkozy, devant le think tank Choiseul, tient des propos sur le thème 'On va arrêter de se faire culpabiliser sur les banlieues'; lorsqu'un élu de droite dit 'Je vais accueillir des réfugiés chrétiens mais pas d'autres parce qu'eux au moins ils ne coupent pas la tête de leur patron', il y a une dérive" des Républicains. 

La gauche n'a pas manqué d'accuser Nadine Morano de courir après les électeurs du FN. Mais si c'était son intention, Marine Le Pen a fait savoir qu'elle ne veut pas d'une femme de convictions. Elle lui rend d'ailleurs implicitement justice: "Je n'ai aucune raison d'accueillir Nadine Morano qui appartient à un mouvement politique immigrationniste, qui a fait entrer en France sous le sacre de Nicolas Sarkozy 200.000 immigrés par an, soit un million en cinq ans". Peut-on par conséquent soupçonner l'ancienne ministre de racisme ? Il faudrait être haineux ou pusillanime pour feindre de le croire."Ce sont des propos dégueulasses et je suis tellement sidérée que je suis incapable de vous dire autre chose", a quant à elle réagi Emmanuelle Cosse, sur France Inter, visiblement sortie des clous: la contestation au sein du parti qu'elle préside, Europe Ecologie-les Verts, sera bientôt exsangue, en effet, à force d'hémorragies successives. Abandonnée des cadres du parti, la secrétaire nationale d'EELV a conseillé à Nadine Morano "d'abandonner la politique" et "de lire" "pour comprendre l'humanité", car l'humanité s'apprend dans les livres... Les saignées écologistes ont mis l'ex-présidente d'Act Up-Paris et ex-collaboratrice du magazine Têtu (en qualité de journaliste, avec la carte de presse?) dans un tel état de faiblesse que, par charité laïque, il convient de ne pas l'accabler du titre de "plus stupide" de la bande, mais sans conteste de "plus vulgaire". 

Donneur de leçons, le Front national se distribue des prix de vertu
"Madame Morano s'est pris les pieds dans le buzz", a estimé Marine Le Pen, en référence à "l'endroit où elle l'a dit", l'émission de politique-spectacle du samedi soir sur le service public. Pour la présidente du Front national, "au-delà des races et des religions, on peut être Français, pour peu que l'on adopte la culture française, le mode de vie français", a-t-elle nuancé, avec le recul, sur Europe 1. Va-t-on bientôt voir Le FN sympathiser avec François Bayrou ? 
"La France ne se définit pas par les races", a commenté Gilbert Collard sur i-télé ce jeudi matin. Le député Rassemblement Bleu Marine du Gard juge que Nadine Morano "a tort de ne pas préciser (...) qu'historiquement, la France est un pays d'origine blanche" et refuse de la récupérer au sein du RBM ou du Front national. 
"J’ai été une des premières à prendre mes distances, mais au regard de tout son parcours politique, je ne veux pas participer à la curée", tempérait ce jeudi matin Valérie Pécresse, magnanime, sur France Inter. Mardi matin, après Bruno Le Maire et quelques autres chez les Républicains, la députée des Yvelines avait défendu que "la France n'est pas une race, c'est une Nation". Si elle n'est pas une race, - terme tabou  en soi - , la France est une nation blanche et le Mali, noire. 
La tête de liste LR pour les régionales en Ile-de-France a veiller à réaffirmer  ce jeudi matin qu' "il n'y a pas de glissement à LR, les propos de Nadine n'engagent qu'elle". 

Ce n'est pas au sein du parti frontiste que l'eurodéputée compte militer

Non seulement la présumée non coupable dénonce un "procès en sorcellerie", mais elle compte bien porter ses idées à la primaire de LR en vue de la présidentielle. 

Philippe de Villiers respecte la diversité, Morano et ses idées. 
"On voit bien ce qu’elle a voulu dire", a-t-il commencé souligné sur RMC et BFM TV, dénonçant ainsi la mauvaise foi des accusateurs de l"hérétique". "Pour moi, la France est multi-ethnique mais pas multiculturelle. La France, à l’origine, est un pays de race blanche. Vous savez Nos ancêtres les Gaulois, comme on disait à l’école". Et d'insister : "Qu’est ce qu’il faut dire ? Que la France est un pays de race noire ?"

L'ancien président du Conseil général de la Vendée, aujourd'hui retiré de la vie politique mais toujours souverainiste, s'insurge. En France, on a "le droit de profaner la croix du Christ. Or, "il y a une préférence musulmane", dénonce-t-il, affirmant que "on est en train de fabriquer un Kosovo islamique" en accueillant des réfugiés. 

Le retour à la Terreur de 1793 menace ces penseurs libres.
Dans cette gauche qui se dit républicaine, toute contestation est une attaque et Bartolone et Cosse dressent déjà leurs bûchers.