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samedi 9 janvier 2016

Juppé se plaint d'un niveau de débat insuffisant

Juppé pique "une colère contre l'abaissement du débat public" 

Le maire de Bordeaux se pose en arbitre des élégances politiques


Une attitude et un air supérieurs
La colère comme mode d'expression de l'exécutif socialiste gagne Alain Juppé. La sagesse populaire la dit mauvaise conseillère, mais elle permet de passer des jugements sur les autres, la maîtrise de soi et de ses émotions, qualité première de l'homme d'Etat, dût-elle en souffrir.

Le candidat à la primaire de 2016, a donc piqué une "bonne colère" samedi contre "l'abaissement du débat public" et a par là même exprimé son arrogance dans son jugement de ses pareils, s'en prenant à  "la sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche", évoquée par Nadine Morano.

Dans un billet sur son blog intitulé "Faisons-nous confiance", le maire de Bordeaux estime que "les raisons d'être en colère ne manquent pas". Il vise en particulier "l'abaissement du débat public, la course à la vulgarité, la recherche du bon mot, ou mieux encore du gros mot qui fera la une des media", au risque "d'entretenir la dérision quotidienne" contre le personnel politique.

Alain Juppé s'en prend aussi au "nouveau politiquement correct" 

Le septuagénaire se donne les airs de celui qui serait le seul en capacité de se projeter dans l'avenir, visant donc les autres qui, selon lui, "serinent", "les chantres du déclinisme, les nostalgiques d'un prétendu 'âge d'or' ". 

Et d'enchaîner en fustigeant les "partis qui jouent sur les peurs" et "dessinent le visage d'une France ratatinée dans ses égoïsmes", prête à "jeter aux orties" l'Union européenne. 

L'ex-Premier ministre dénonce encore la "sottise qui inspire la caricature d'une France de race blanche et insulte", pense-t-il, "les Français d'Outremer." 

Selon lui, "la patrie française ne se définit pas par la couleur de la peau mais par le partage du bien commun que constituent les valeurs de la République, la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, l'égalité entre les femmes et les hommes, le respect de la laïcité". Peut-on ratisser plus large? C'est possible, mais sans mépris, ce n'est pas dans son style.


Enfin, Monsieur Parfait s'élève au-dessus du lot. Au moment où des élus rechignent à accueillir des réfugiés, contre "l'arrogance des biens-pensants qui se réclament bruyamment des racines chrétiennes de la France sans y être vraiment fidèles". "J'ai été élevé dans la religion catholique et j'y demeure attaché", confie-t-il, rappelant que "les valeurs chrétiennes, c'est l'amour du prochain, l'accueil de l'étranger, le respect de l'autre". Cette "bonne colère" piquée, l'ex-Premier ministre dit sa "confiance inébranlable dans le bon sens des Français". "Résistons aux vents mauvais. Faisons-nous confiance", conclut Juppé.





A dix mois des primaires, Juppé "court-circuite" Les Républicains
Alain Juppé entend se démarquer du reste de son parti

Il inaugurait mardi soir un propre QG de campagne, plus spacieux selon son entourage, situé boulevard Raspail à Paris. "C'est une ambiance de folie", a détaillé Camila Campusano, en direct sur place pour LCI.
                             

Il faut juste oublier qu'il a dû quitter la scène politique à la suite d'une condamnation à de la prison avec sursis et à une peine d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

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