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jeudi 21 janvier 2016

Les exploitants agricoles bretons votent PS, puis bloquent les routes et veulent Valls qui file à Davos

Les éleveurs bretons, délogés de la N12 - sans voir Valls -veulent continuer leurs actions

Depuis mercredi 14h, les éleveurs 
de Saint-Brieuc d'abord, puis des Côtes-d'Armor et du Finistère, 
ne décolèrent pas. 

Les éleveurs souhaitent rencontrer le Premier ministre Manuel Valls samedi. La disparition et la menace sur des milliers d'emplois, ainsi que la précarisation du métier attisent leur colère. Dans cette attente, ils bloquent la RN12 dans les deux sens sur la commune d'Yffiniac, à environ 10 km de Saint-Brieux (orthographe de L'Express: comprendre Saint-Brieuc), selon Le Télégramme.
En septembre, le gouvernement avait pourtant annoncé trois milliards d'euros d'aides en trois ans. Une mesure jugée "insuffisante et inefficace" par les professionnels, rapporte Le Parisien. Le Préfet des Côtes-d'Armor a dit faire remonter leurs doléances, mais a demandé leur départ de la RN12, ce jeudi. 

Ils ont levé les blocages, contraints et forcés par les forces de police

Des éleveurs brûlent des pneus sur la RN 12,
le 20 janvier 2016, près de Saint Brieuc
"Dans le calme", selon L'Express, malgré les images, environ 300 éleveurs ont levé  le blocage de la N12, dans les deux sens ce jeudi à l'aube. Ils demandaient à rencontrer Manuel Valls samedi et dénonçaient la disparition de milliers emplois et un étranglement financier. 
video

"Une nuit sur la N12" 
Cette tournure donne à croire que L'Express pourrait avoir partagé cette nuit-là, mais l'hebdo cite constamment Le Télégramme et fait donc illusion à partir des dépêches de l'AFP et de la presse régionale. Il n'a manifestement été qu'un observateur distant, voire indifférent, tant la qualification du journaliste anonyme est peu apparente... 
"Cela faisait bientôt 20h que 300 éleveurs occupaient la N12. Une quarantaine de tracteurs étaient stationnés [accord de proximité] sur le bas-côté, précise le Télégramme, repris par L'Express depuis Paris. La glissière de la sécurité qui séparait la chaussée aurait été arrachée [on n'est pas sûr, vu de Paris !] et des objets et détritus étaient jonchés au milieu des voies [sic]. 
Les éleveurs "regrettent" [simplement] de ne pas gagner assez leur vie et assurent [ils ne sont pas crédibles?] que des milliers d'emplois sont menacés. Leur objectif : obtenir la vue [sic] du premier ministre Manuel Valls en Bretagne [passons sur la qualité de la langue: comme s'ils ne le voyaient pas assez à la télévision...]. Ils ont finalement à la demande du Préfet accepté ce jeudi matin de lever dans le calme le barrage [absence de ponctuation], qu'ils avaient tenu toute la nuit, dans des conditions climatiques difficiles. La FDSEA espère que le gouvernement mettra en place des réformes structurelles, car "la compétitivité française est plombée par une sur-réglementation et des charges sociales qui ne cessent de croître", rapporte Le Télégramme ." [L'Express n'a pas dépêché de journalistes et n'a rien vu.]

"Ras les bottes" à Quimper 
La grogne ne fait que monter dans le reste de la région. Une centaine d'agriculteurs a aussi manifesté [accord correct, cette fois, avec le sujet [le hasard fait bien les choses] à Quimper mercredi à l'appel des Jeunes Agriculteurs, avec un mot d'ordre: "Nous en avons plein les bottes" [ce qui est non pas un mot d'ordre, mais un slogan]. Ils ont souhaité symboliser la disparition des emplois, à l'aide de bottes vides, comme on le voit sur cette vidéo, qu'ils ont ensuite lancées dans le jardin de la Préfecture. Les jeunes agriculteurs ont aussi brûlé des pneus et de la paille pour marquer leur mécontentement. 

Les éleveurs bretons de Saint-Brieuc, délogés de la RN12 par les forces de l'ordre jeudi matin restent déterminés à continuer leurs actions

Des éleveurs de la FDSEA des Côtes-d'Armor ont aussi fait barrage aux deux entrées d'une cité administrative, dans la soirée, rapporte encore Le Télégramme [sans lui, que deviendrait L'Express!].  La veille, une centaine d'agriculteurs du pays de Quimper dans le Finistère s'était aussi retrouvés à Guengant [il doit probablement s'agir de Guingamp (Côtes d'Armor): le rédacteur n'a donc aucune notion d'orthographe ni de géographie: il est donc bien journaliste, mais n'appartient ni au service Education, ni au service des sports], à environ 40 km au sud est de Vannes, dans le Morbihanà l'appel du collectif SOS Elevage en danger.  La veille aussi, ce sont des éleveurs laitiers dans le Morbihan toujours, qui avaient bloqué un rond point. Ils ont d'ailleurs l'intention de poursuivre leur "action routière", le week-end prochain à Vannes et à Lorient.

"On va continuer. Si on nous déloge, on va sur un autre endroit: il faut qu'on nous entende", a expliqué Didier Lucas, président de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles, qui a appelé à cette mobilisation avec les Jeunes agriculteurs (JA). 

L'évacuation de plusieurs dizaines d'éleveurs présents sur la RN12 (Rennes-Brest) ce matin peu avant 08h00 s'est déroulée dans le calme, selon un correspondant de l'AFP, qui ne mentionne pas l'intervention de la police: selon la terminologie de France Info, "les forces de l'ordre lèvent le blocage"...
Mais l'axe reste coupé à la circulation et les déviations sont toujours en place, le temps de remettre en état les voies et si les éleveurs se laissent impressionner. La préfecture espère rouvrir la RN12 sur une voie dans chaque sens d'ici 17h00.

Pendant ces longues journées,
où est le président de Région Bretagne que les Bretons ont reconduit ? Le Drian n'arrive pas, dit-on, à être sur tous les fronts: la guerre au Proche Orient et en Afrique et la paix en Bretagne. 

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