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vendredi 15 janvier 2016

Aides sociales en Essonne: le successeur de Jérôme Guedj (PS) trouve les caisses vides

En état de détresse financière, l'Essonne ne sait pas comment payer les factures d'aides sociales

Le département de l'Essonne est dans l'impossibilité de procéder au paiement de l'aide sociale légale pour une partie de l'année 2015

L'ancien département du socialiste Jérôme Guedj ne pourra pas régler ses factures. Titulaire d'un DESS (diplôme d'études supérieures spécialisées) de droit public, gestion des collectivités locales délivré par l'Université Panthéon-Sorbonne, le nouveau président du département de Manuel Valls, François Durovray (LR), sait de quoi il parle dans une lettre aux associations de protection de l'enfance et aux établissements médico-sociaux pour les personnes âgées. Dans ce courrier, daté de la fin  décembre et révélé ce mercredi par Le Monde (qui ne communique pas sur l'origine de la fuite !), le président Les Républicains - confortablement élu avec 61,45 % des suffrages exprimés - propose d'étaler les versements sur les six prochaines années, avec les intérêts.

Les associations et établissements de services à domicile pourraient être fragilisés par ces manques de trésorerie.  
D'après les informations de l'organe officieux du PS (et propriété des hommes d'affaires socialistes P. Bergé, X. Niel et M. Pigasse), ces coupes concerneraient également le secteur des services à domicile, l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) et la prestation de compensation du handicap (PCH). "C'est totalement ubuesque et inédit en France, on touche aux publics les plus fragiles", s'insurge Guillaume Quercy, directeur en Ile-de-France de l'Uriopss (Union régionale interfédérale des oeuvres et organismes privés sanitaires et sociaux, au nombre de 23 en France, statut loi 1901). Or, cet arbitrage qui pourrait conduire les établissements concernés à plus de rigueur dans leur trésorerie, est la conséquence d'une gestion socialiste calamiteuse.
L’Essonne, le fief de l'actuel premier ministre, Manuel Valls, a bascule à droite après 40 ans de règne de la gauche, laquelle reste vindicative, dans un contexte d'incertitudes. Adopté en lecture définitive à l’Assemblée nationale le 17 décembre 2015, l'entrée en vigueur de la loi de modernisation du système de santé reste suspendue à la décision du Conseil Constitutionnel.

François Durovray pointe la gestion de Guedj, son prédécesseur

Scrabble des députés PS Thévenoud et Guedj 
pendant les travaux de l'Assemblée Nationale
Le président du conseil départemental de l'Essonne, élu LR et UDI à la tête du département en mars 2015 dénonce la dette d'un milliard d'euros, accumulée avant son mandat, par le joueur de Scrabble à l'Assemblée nationale. "Mon prédécesseur faisait de la cavalerie", révèle le président élu dès le premier tour, face à son adversaire socialiste, le président du Conseil général sortant, le socialiste Jérôme Guedj, par 28 voix contre 12.

"Faire de la cavalerie", c'est financer des actions avec de nouveaux emprunts servant sans cesse à rembourser les emprunts antérieurs, ce qui est irresponsable, singulièrement de la part d'un inspecteur général des affaires sociales, fût-il socialiste et donneur de leçons. 
D'autant que Guedj, né en 1972, exerça la fonction de gérant de la société J G Conseils, créée le 1er février 2006. Domiciliée à Massy, cette société -à responsabilité limitée- a eu (pendant neuf ans, jusque... 2015: radiée le 2 décembre, Jean-Pierre Guedj, né en 1942, kinésithérapeute à Massy, étant liquidateur de l'entreprise, CA: 48 000 € !) pour activité le "conseil aux collectivités locales, administrations publiques, associations, entreprises."
A défaut d'une certaine presse sélective, ce blog rappelle à l'opinion une affaire d’emprunt toxique précarisant le service départemental d’incendie et de secours... Or, fait unique en France, le président (LR) du département, finance la quasi-totalité du SDIS (service départemental d'incendie et de secours).
La Seine-Saint-Denis de Claude Bartolone connaît bien ce problème Après les jugements du TGI de Nanterre en faveur de la Seine-Saint-Denis et de Saint-Maur-des-Fossés en 2013, l’année 2014 a été marquée par la promulgation de la loi de validation des emprunts structurés à risque et par la mise en place d’un fonds de soutien. Le montant de ce dernier a été doublé, à 3 milliards d’euros sur 15 ans, début 2015 à la suite de l’envolée du franc suisse par rapport à l’euro qui a aggravé la situation de nombreuses collectivités détentrices d’emprunts toxiques indexés sur cette parité. 2015 était donc l’année du choix pour toutes les collectivités concernés par des produits financiers toxiques.Dans tous les cas, le feuilleton continue et les prochains jugements rendus seront à regarder de près.
Le socialiste n'argumente pas sur le fond, mais dénonce une "décision politique". La découverte de la nouvelle équipe n'a pas tardé à faire réagir l'ancien patron PS du Conseil général, Jérôme Guedj: "C'est de l'enfumage généralisé. Quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la rage," polémique le conseiller départemental PS du canton de Massy, la mèche en bataille...

Lorsqu'il était maire de Montgeron, le président du CD n'appliquait pas la réforme des rythmes scolaires. En 2014, il s'est opposé à la réforme des rythmes scolaires et a dû relever la tarification des services scolaires (restaurants d'enfants, centre de loisirs, accueil périscolaire, classes de découverte ...) le 24 juin 2015, quand il a été contraint de la mettre en oeuvre, après avoir précisé qu'il n'a pas les moyens de la faire appliquer. Un effet de la décentralisation menée par Hollande et Marylise Lebranchu sur les cités-dortoirs dont la population d'employés n'est pas productrice de richesses. 

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