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lundi 11 janvier 2016

Hollande enverrait Laurent Fabius sommeiller à la présidence du Conseil constitutionnel

Un septuagénaire au Conseil constitutionnel: le Sénat paraît jeune !

Le ministre français des Affaires étrangères est donné favori pour une nomination à la présidence du Conseil constitutionnel

Fabius pris d'un malaise à Prague en août 2015
François Hollande doit annoncer en février son choix pour succéder à Jean-Louis Debré, qui quittera ses fonctions en mars prochain, et deux sources au Parti socialiste ont confirmé l'idée d'une nomination prochaine de Laurent Fabius.
"C'est plus que fondé, c'est quasiment certain", a déclaré lundi un responsable socialiste anonyme qu'on imagine bien membre du réseau du ministre français des Affaires étrangères.

Trois nouveaux membres du Conseil constitutionnel doivent être nommés en février, respectivement par les présidents de la République, du Sénat et de l'Assemblée, pour remplacer Jean-Louis Debré, Renaud Denoix de Saint-Marc et Guy Canivet, qui arrivent en mars au terme de leur mandat de neuf ans non renouvelable.

Laurent Fabius n'a ni démenti ni confirmé.
"Je ne rentre pas dans ces spéculations et, de toute façon, je conserve mon rôle de président de la COP21", a déclaré le chef de la diplomatie française lors de ses voeux. En clair, ce siège convoité pourrait en effet lui échapper: il est officiellement à la tête de la COP jusqu'en... novembre prochain !
Un cumul des fonctions de président du Conseil constitutionnel et de la COP21 paraît difficilement compatible, les Sages étant soumis à une obligation de réserve.
Un responsable socialiste qui, cette fois, milite pour un autre réseau, a abondé dans le même sens, estimant qu'il s'agit surtout pour Laurent Fabius de faire monter les enchères avant sa nomination au sein du cénacle de 12 personnes- Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac, deux anciens présidents de la République qui en sont membres de droit, n'y siégeant plus depuis respectivement 2013 et 2011.

Les rivaux de Fabius

Pour succéder à Fabius au Quai d'Orsay, des noms circulent: 
Martine Aubry, 65 ans, qui n'a pas ou peu d'expérience à l'international, mais qui pourrait être muselée, 
Jack Lang, 76 ans, ancien ministre de la Culture et qui s'étiole à l'Institut du monde arabe, 
Bertrand Delanoë, 65 ans, qui n'est pas juriste, mais se tient en réserve de la République depuis qu'il a quitté la mairie de Paris en 2014, 
Elisabeth Guigou qui, à 69 ans, est présidente de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale. 
Segolène Royal, 62 ans, qui est candidate à tout poste de prestige et se verrait bien succéder à son vieil adversaire Laurent Fabius. mais qui a échoué au perchoir...
Toutes ces personnalités souffrent du même handicap: ce sont des chevaux de retour de l'époque mitterandienne et le changement promis par Hollande serait une fois de plus absent au rendez-vous du quinquennat.   
Fabius en ajoute un souci d'ordre personnel: son fils Thomas est sous le coup d'un mandat d'arrêt aux Etats-Unis et il a dû démentir les signes répétés d'une santé chancelante. L'avenir pourrait s'annoncer moins radieux que prévu.

Les personnalités libres pour une accession au Conseil constitutionnel
Les trois noms de membres du Conseil le plus souvent cirés:
la ministre de la Justice, Christiane Taubira
du ministre des Finances, Michel Sapin
et de l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont également cités pour la nomination qui sera effectuée par le président de l'Assemblée Claude Bartolone.
Mais là encore, l'Elysée pourrait faire pression sur le battu des régionales en Ile-de-France pour mettre au placard les personnalités encombrantes.

C'est le président de la République qui nomme le président du Conseil Constitutionnel.
Les potentiels successeurs de Jean-Louis Debré s'agitent, prêts à manœuvrer pour récupérer un poste si prestigieux. Ni Jean-Louis Bianco, 73 ans, ni Lionel Jospin ne refuserait de faire don de sa personne, voire même un avocat sexagénaire, Jean Glavany
C'est surtout l'ancienne garde des Sceaux, Elisabeth Guigou, encore elle, qui, toque blonde et casaque noire et blanche, paraît sortir en tête de la dernière ligne droite - par défaut, si Fabius n'obtient pas de l'ONU d'être dégagé de ses obligations à la COP21 -, d'autant qu'il est de tradition ces dernières années de respecter une certaine parité hommes-femmes et de trouver un équilibre entre juristes et politiques dans ces nominations.

1 commentaire :

  1. On pourrait peut être y envoyer Juppé?

    71 ans en 2017, jeune, nouveau, je dirais même renouveau... qui plus est ancien condamné à de la prison avec sursis et plus d'un an d'inéligibilité.

    C'est le meilleur des candidats, le meilleur d'entre tous, arrivé à être vraiment condamné, bien que de gauche chiraquienne...
    Puisque même Fabius a été innocenté après avoir été l'une des causes d'un nombre considérable d'innocents.

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