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samedi 23 janvier 2016

"Sans dents" à la rue pour héberger les militaires du plan anti-terroriste de Hollande et Le Drian

L'Etat-PS n'a pas jugé bon d'appliquer l'état d'urgence aux sans-abri

Un SDF meurt de froid à Paris: il y a une 
"défaillance" de l'Etat

Un sans-abri âgé de 66 ans a été retrouvé mort jeudi matin dans un parking de Paris, où les températures sont négatives depuis le début de la semaine, sans que Marisol Touraine ni le préfet de police de Paris, Michel Cadot, successeur de l'illustre Bernard Boucault, n'en aient personnellement souffert...

Michal, le SDF, est mort de froid jeudi à Paris. Il a "perdu la vie", comme il est convenu de dire en langage "politiquement correct" et compassionnel, peu avant 7h00 du matin, des suites d'un arrêt cardiaque au premier sous-sol d'un parking public où il avait ses habitudes, avenue Matignon, dans le 8ème arrondissement de la capitale. Il faut dire que cette nuit-là, les températures sont descendues bien en dessous de zéro, comme annoncé, donc,  et sans surprise, sauf pour les services sociaux de la Ville de Paris. Dans le quartier, son décès a beaucoup ému, car le SDF était très connu: il avait été adopté par la population de ce quartier huppé, situé à deux pas de l'Elysée, depuis une quinzaine d'années.

Suffisamment de temps pour nouer des liens d'amitié avec les commerçants du coin. "Il était super. On discutait beaucoup. Il était ouvert, parlait avec beaucoup de passants et sur de nombreux sujets. Il ne se plaignait jamais", confirme cette habitante. "Tout le monde l'aidait, tout le monde lui parlait. Forcément, ça [sa mort] fait quelque chose. C'est triste", ajoute une autre jeune femme.

"On ne peut pas l'admettre"

Depuis quelques temps, ceux qui le côtoyait avait remarqué que sa santé se dégradait, commente Yvon, le pharmacien de l’avenue: "C'est quand même quelqu'un qu'on a vu trois fois par semaine. Il venait chercher des médicaments pour la douleur. Il vivait dans son parking, les gens l'acceptaient… C'est malheureux que quelqu'un meurt comme ça dans la rue. On ne peut pas l'admettre, surtout de nos jours".

Michal était suivi par l’association "Les enfants du canal" qui vient en aide au sans logis. Avec la Fondation de France, cette association avait jugé prioritaire de distribuer des transistors aux sans-abri de la capitale afin de rompre leur isolement et leur donner l'accès à l'information.

Le SDF avait  effectué cinq demandes d’hébergement d’urgence ces deux dernier mois, affirme Christophe Louis, le directeur de l’association. "On a signalé plusieurs fois sa situation dramatique, sa situation inquiétante. On a poussé pour pouvoir avoir des places. On n'en a pas eu", souligne-t-il avant d'indiquer que "le dernier appel qu'on a fait pour lui était le 19 janvier. Il y a encore eu un refus. C'est scandaleux ! C'est bien le manque d'hébergement qui a amené cette situation dramatique. Il y a une défaillance de l'Etat à ce niveau-là".
A noter qu'après l’annonce du décès, la préfecture d’Ile-de-France a renforcé ce jeudi son dispositif d'hébergement d'urgence, avec 85 places supplémentaires.
Difficile d'affirmer que Bernard Cazeneuve et Valls ont anticipé...

Les soldats de Vigipirate prennent la place des SDF au Fort de Nogent

Les SDF n’ont pas droit d’asile cet hiver au Fort de Nogent. Les dortoirs qui leur sont habituellement ouverts le 1er novembre depuis neuf ans continueront d’abriter les militaires mobilisés pour Vigipirate depuis le début de l’année.
Environ 160 places étaient dédiées aux 100 SDF adressés par le 115 de Paris et 20 places à ceux adressés par le 115 du Val-de-Marne, à Fontenay-sous-Bois, suivis par l’Armée du salut.

"Nous avons été avertis en mars dernier que le site ne sera pas disponible à minima jusqu’aux élections présidentielles de 2017, explique Olivier Marguery,
directeur des programmes Exclusion sociale à l’Armée du salut. A ce jour, nous n’avons pas de position de repli, car nous sommes au service de l’Etat qui nous ouvre, ou pas, des locaux". Mais l’Armée du salut ne baisse pas les bras : "Nous avons décidé de transformer 80 places sur 200 de notre hôtel social du XXe à Paris en accueil d’urgence", affirme Olivier Marguery.
A la Préfecture du Val-de-Marne, on annonce 101 places réparties dans différents centres d’hébergement d’urgence (CHU). Des places qui, pour la plupart, existaient déjà l’hiver dernier. "Dès le 1er novembre, explique-t-on à la Préfecture, 30 places sont nouvellement mises à disposition dans les CHU. Et dès la première quinzaine de décembre, l’association Aide d’urgence Val-de-Marne mettra à disposition 30 places dans des appartements répartis sur tout le département." La maraude Croix Rouge devait être renforcée pendant toute la période hivernale et trois travailleurs sociaux étaient annoncés au pôle hôtelier.


La presse avait fait craindre un accueil des réfugiés au détriment des sans-abri. Malgré son insigne perspicacité et sa longueur de vue, elle a zappé les plus défavorisés d'entre nous, ceux que le président socialiste traite de "sans dents". 

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