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mercredi 9 octobre 2019

Gonesse : vers une manifestation d'hommage au tueur islamiste de la Préfecture de police ?

La marche blanche pour Harpon laisse LREM perplexe, mais scandalise une sénatrice LR probablement "islamophobe"

Un ex-candidat aux élections européennes organise un rassemblement pro-Mickaël Harpon


Hadama Traoré a annoncé l'organisation d'un hommage devant l'hôtel de ville de Gonesse jeudi 10 octobre à Gonesse (Val-d’Oise) où est domicilié le couple Harpon
Ce militant associatif de 34 ans a appelé à un rassemblement pour "rétablir la vérité" sur Mickaël Harpon, le tueur islamiste de quatre de ses collègues de la Préfecture de police de Paris, le 3 octobre. Il soutient que Harpon est passé à l'acte à cause des discriminations dues à son handicap et non à cause d'un quelconque motif religieux.
Depuis trois ans, le trentenaire originaire de la cité des 3.000, à Aulnay-sous-Bois, père de famille — mais aussi "gars de quartier", "noir de banlieue, ex-délinquant, et tête de liste aux Européennes" - "Démocratie représentative", un mouvement qui lutte contre la stigmatisation des quartiers populaires - est le cofondateur du collectif citoyen "la Révolution est en marche". Unique candidat des banlieues, il est également le seul des trente-quatre têtes de liste dont le prénom a été mal orthographié par le Journal officiel.

Hadama Traoré, tête de liste de Démocratie représentative
Le bi-national franco-malien Hadama Traoré se présente comme "le porte-voix de la minorité silencieuse" d’Aulnay-sous-Bois, commune de gauche jusqu'en 2014 en Seine-Saint-Denis, et d’ailleurs. Hadama Traoré est la tête de liste (comportant trois Traoré) de 'Démocratie représentative', un mouvement qui lutte contre la stigmatisation des quartiers populaires, lesquels sont pourtant lourdement subventionnés.

Malgré plusieurs plaintes à son passif,  ce défenseur "de la minorité silencieuse" se dit favorable au vote des détenus, se mobilise "contre les violences policières, la corruption dans les attributions d’HLM, la racaille en col blanc…", mais aussi pour " l’accessibilité des personnes handicapées" ou encore " une meilleure considération de l’Afrique par l’Europe". Une profession de foi qui n'intègre guère la population caucasienne...

Il défend néanmoins un "projet politique sans distinction de confession, d’origine, de couleur," ce que contredit sa prise de position sur la tuerie islamiste de la Préfecture de police. "Notre groupe citoyen veut pousser les murs, gommer les inégalités sociales […]. En banlieue, on meurt de ne pas voter," ajoute-t-il. Confiant avoir "beaucoup appris" de ses cinq séjours dans la Zad de Notre-Dame-des-Landes, il est persuadé que " oui, un gars de la cité peut devenir député européen".

Plusieurs élus du Val-d'Oise réclament l'interdiction de cette provocation sur la voie publique

Puisque le préfet reste impassible, ils en appellent  à Christophe Castaner. Ce mercredi 9 octobre, ils réclament l'interdiction de la manifestation prévue jeudi à Gonesse, commune socialiste du Val d'Oise, en soutien au terroriste islamiste Michaël Harpon, auteur de l'attaque au couteau au coeur de la préfecture de Police de Paris.

Sénatrice Les Républicains, Jacqueline Eustache-Brinio dénonce "l'organisateur et les propos monstrueux qu'il tient. "Mais l'organisateur, si l'Etat le fait taire, il va retourner dans sa maison". "Alors j'ai appelé le directeur du cabinet du préfet du Val-d'Oise, en lui demandant si on allait l'interdire ? Ce n'est pas possible de laisser faire une chose pareille", explique celle qui, alors conseillère régionale et maire UMP de Saint-Gratien, avait été agressée par un inconnu qui avait pris la fuite et qu'elle soupçonne d'être dans le traffic de stupéfiants auquel elle a déclaré la guerre. 
"Il n'est techniquement pas possible d'interdire," oppose le représentant du gouvernement.
"Je suis scandalisée. On a un président qui nous a dit [mardi] qu'il faut être unis tous ensemble pour lutter contre cette islam radical", rappelle la sénatrice. "Si l'Etat n'est pas capable d'interdire ce genre de provocation, je me dis que l'on est mal parti", déplore-t-elle. 

Le gouvernement reprend ses esprits et son courage à deux mains
Suite à la vaque d'indignation qui a submergé la France, Christophe Castaner a finalement qualifié d'"infamie" l'initiative du binational et le Franco-Malien affirme désormais ne pas "soutenir" l'islamiste, tout en maintenant qu'Harpon n'était pas un terroriste. Se connaissaient-ils ?

Le patronyme 'Traoré' renvoie immanquablement à l'affaire Adama Traoré
Elle est née de la mort d'un homme de 24 ans, Adama Traoré, le 19 juillet 2016 à la gendarmerie de Persan, Val d'Oise, après son interpellation à Beaumont-sur-Oise, lors d'une mission d'interpellation de Bagui Traoré, visé par une enquête pour "extorsion de fonds avec violence". Les deux frères sont issus d'une famille très nombreuse. Son père, Makan Traoré, chef de chantier d'origine malienne, a eu dix-sept enfants de quatre mères différentes ("deux Blanches, successivement, puis deux Noires, en même temps"). Le 15 mars 2017, un frère, Yacouba Traoré, est condamné à 18 mois de prison ferme, pour avoir passé à tabac un jeune homme qui avait porté plainte contre Adama Traoré, accusant ce dernier de l'avoir violé lorsqu'il était son codétenu à la prison d'Osny (lien lexpress). Il est libéré en octobre, mais placé en détention provisoire le 16 novembre de la même année pour une participation présumée à l'incendie d'un bus à Beaumont-sur-Oise. Le 15 octobre 2018, il est condamné à 3 ans de prison ferme pour l'incendie de ce bus. Le Parquet fait appel à la fin du mois, ayant requis six ans de prison.
Bagui Traoré a été mis en examen le 2 mars 2017 pour tentatives d'assassinats sur les gendarmes. Il est soupçonné d'avoir tiré sur les forces de l'ordre pendant les émeutes de juillet. 
Deux des frères d'Adama Traoré ont été interpellés  pour violences en réunion avec préméditation en mars 2017 à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) avec un troisième individu et placés en garde à vue.

A la différence de son frère, Adama s'enfuit, selon sa famille, "parce qu'il n’avait pas ses papiers sur lui" : selon son avocat, il était déjà connu des gendarmes pour des petits délits. Alors qu'il a été rattrapé, "un individu [appelé à la rescousse] intervient et violente le militaire qui se retrouve à terre" et Adama Traoré prend à nouveau la fuite. Mais "le gendarme est retrouvé par ses collègues avec des taches de sang sur son tee-shirt". Repéré dans une maison, Traoré est plaqué au sol, dirigé vers un véhicule de police dans lequel il décède. Sa mort prend une ampleur médiatique lorsque différentes plaintes sont déposées concernant un possible homicide involontaire, de supposées entraves à l'enquête et non-assistance à personne en danger.

Dans les jours qui suivent l'annonce du décès,
des manifestations se déroulent à Beaumont-sur-Oise et à Paris à l'initiative de la famille, pour demander de faire toute la lumière sur les circonstances de l'interpellation. L'initiative d'Hadama Traoré éveille le soupçon sur une volonté de créer de nouveaux remous dans cette population à fleur de peau. 
Le 10 avril 2019, alors que la justice avait annoncé une clôture de l'instruction quatre mois plus tôt, les magistrats ordonnent une nouvelle expertise médicale, ainsi qu'une audition de deux témoins clés.

lundi 7 octobre 2019

Attentat islamiste à la Préfecture : les oppositions mettent en cause Castaner

"Des LR et Marine Le Pen veulent la démission de Christophe Castaner", selon La Voix du Nord ou Le Parisien. Et Mélenchon, il ne demande rien ?

Le parti-pris de la presse dépendante des aides de l'Etat est-il républicain ?

Les aides versées par l’Etat sont un maquis, entre aides directes, aides à la distribution, aides à la modernisation sociale. Si on additionne ces aides par groupes de presse, on obtient pour l’année 2016 (les chiffres ont été arrondis) en Millions d’€ :

Groupe Arnault/LVMH  12M (Les Echos, Le Parisien)
Groupe Ouest-France     9M (Ouest France)
Groupe Drahi                   7M (Libération, L’Express)
Groupe Dassault             6M (Le Figaro)
Groupe Le Monde           6M (Le Monde)
Groupe Crédit Mutuel      5M (un empire de la PQR, Presse quotidienne régionale)
L’Humanité                       3.5M (le plus aidé au numéro)
Selon l'OJIM, observatoire du journalisme, "il est facile de constater que les aides vont principalement aux milliardaires qui possèdent une bonne partie de la presse et à une banque. L’Humanité est un cas à part: le titre est en perdition et vit depuis longtemps d’abandons de créances et de subventions."

Site qui décrypte les media et leur environnement,
l'Ojim s'est pareillement intéressé au privé et à Google, son généreux mécène. 
Menacé en France de redressements fiscaux en 2012, Google a crée en 2013 un fonds d’aide au développement de la presse écrite en France afin de "soutenir le journalisme de qualité" (sic) : comprendre l'asservir et le museler. Ce fonds doté de 60M d’€ (une paille par rapport aux impôts exigibles si Google relevait du droit commun de taxation des entreprises) couvrait la période 2013/2015 et a été prolongé en 2016. 

Les chiffres sont disponibles pour cette dernière année, arrondis en K€:
Groupe Arnault       900K€
Groupe Drahi          670K€
Groupe Le Monde    620K€
(sans compter……..  260K€ pour les Inrocks de Matthieu Pigasse)
Groupe Safa          520K€ (propriétaire libanais des titres du groupe Valmonde, comprenant notamment le magazine hebdomadaire Valeurs actuelles, et du mensuel Mieux vivre votre argent, à travers sa filiale Privinvest Médias)
Groupe Lagardère 440K€ (Elle, Paris Match, Le Journal du dimanche, Europe 1, etc)
Ces chiffres n’incluent pas ce qu’a dépensé Google pour créer le Decodex du Monde, la somme demeurant secrète : sans doute le fameux "secret des sources" dont bénéficie indûment la presse manipulatrice de l'opinion! Un nouveau fonds Google, européen cette fois, dit DNI doit succéder au fonds destiné à la France.

Pour sa part Facebook ne demeure pas inactif. D’un côté le réseau social finance les activités de ses partenaires pour "traquer les fake news", ces informations qui ne doivent pas sortir, mais qui fuitent par les réseaux sociaux. De l’autre, il verse sur des périodes de six mois des sommes allant de 100 à 200K€ par... mois à ses partenaires de la presse écrite pour rédiger du contenu, notamment vidéo, une bonne manière de tenir en laisse ces mêmes partenaires. Et en empochant au passage la plus grande partie de la valeur ajoutée.

Au passage on apprend que la fondation Bill Gates finance entièrement Le Monde Afrique, portail africain du Monde, ce dont le quotidien du soir ne se vante pas.
Cela étant posé, pour davantage de transparence dans les prises de position de notre presse "libre et indépendante", ce qui suit gagnera en clarté.

"Le ministre de l’Intérieur est dans le viseur de l’opposition de droite et d’extrême-droite après l’attaque à la préfecture de police de Paris"

C'est ce qu'on lit dans la presse macronienne à l'oeuvre dans le travail de sape de l'opposition.
Il est vrai que patron des députés Les Républicains Christian Jacob a annoncé samedi qu’il va demander mardi une " commission d’enquête" à l’Assemblée sur l’attaque à la préfecture de police de Paris, certains parlementaires LR exigeant la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ce qui en touche une sans faire bouger l'autre, selon la formule de Chirac, mais ce qui émeut pourtant la macronie et ses satellites de la presse institutionnelle mendiante. 
"Mardi en conférence des présidents, je vais demander la mise en place d’une commission d’enquête sur l’affaire de la préfecture de police", a prévenu Christian Jacob, précisant qu’il souhaite la voir commencer "ses travaux dans les plus brefs délais".
"L’affaire est très grave". Il faut la prendre "très au sérieux parce qu’elle engage la sécurité, l’efficacité de nos services de renseignement", a insisté le chef de file des députés LR, précisant que son groupe est prêt à utiliser son "droit de tirage" annuel qui lui permet d’inscrire une demande de commission d’enquête à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Le député LR Eric Ciotti, en charge des questions de sécurité aux Républicains, a précisé, dans un communiqué, avoir déposé, avec l’accord de Christian Jacob,
une proposition de résolution "relative à la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de Police de Paris le jeudi 3 octobre 2019".
Même inquiétude du président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau
"Le ministre de l’Intérieur doit répondre à cette question : comment un individu présentant un tel profil (signalement en 2015, fréquentation d’un imam proche des frères musulmans) a t-il pu occuper un poste dans un service sensible de la préfecture de police ?", a-t-il critiqué dénoncé sur son compte Twitter en reprenant des informations de "certains media", critiquent notamment La Provence, L'Express, France Soir, Le Figaro (numéro 4 des assistés) et Le Parisien (n° 1), tous dans les mêmes termes exacts, pratique dont Le Figaro accuse les blogueurs ...
"Le ministre de l’Intérieur n’est pas capable d’assumer sa fonction".
Le député Guillaume Larrivé, également candidat à la présidence LR, a également demandé la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. "Je l’écris avec gravité. Trop c’est trop. Le ministre de l’intérieur n’est pas capable d’assumer sa mission. Il ne peut pas rester en fonction. Il en va de la sécurité nationale", a-t-il estimé.


Cette presse de copieurs-colleurs garde Marine Le Pen sur 
BFMTV (deuxième groupe capitaliste assisté par Macron) pour la bonne bouche.
La présidente du Rassemblement national (RN), arrivée seconde au second tour de la présidentielle, a également annoncé soutenir la création d’une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale.

Le principal opposant à Macron à gauche appelle également à la démission de Christophe Castaner. 
Mais les manipulateurs-assistés omettent de citer la demande de démission émise par Mélenchon. Principal candidat de la gauche à la dernière présidentielle, est-il quantité négligeable? Sa nouvelle demande est en fait une réitération de la précédente, à propos des "barbares" de la police.
Il y a six mois, il mettait en garde contre Castener qui "va laisser une race de sang"...  
Reproduisant une dépêche de l'AFP, le magazine Le Point cite la demande de Mélenchon, incidemment, dans un article valorisant en fait une initiative de contre-offensive du ministre de l'Intérieur et titré "Castaner saisit la justice, poussé par les policiers mécontents".

Or, derrière, Le Point cite aussi en écho à Castaner, le commentaire de Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat Alliance, classé à droite : "M. Mélenchon est anti-police, anti-système, anti-République. Il faut qu'il soit sanctionné fermement (...) Nous nous porterons partie civile".

Les GAFA tiennent la presse. Et ils tiennent Macron qui prétend les faire cracher au bassinet de Bercy.


Tuerie islamiste au coeur de la police: Le Gendre (LREM) accuse LR

Le garde-chiourme des députés LREM dénonce une "instrumentalisation politique

Le Gendre croit-il ainsi pouvoir détourner l'attention ?

Résultat de recherche d'images pour "le gendre"Alors que Mélenchon réclame la démission de Castaner, c'est à l'opposition de droite qu'il s'en prend, l'accusant d'être "dans la pure instrumentalisation politique" de la tuerie islamiste commise par un converti antillais sur son lieu de travail, la préfecture de police, du fait de sa demande démocratique qu'une commission d'enquête soit ouverte à l'Assemblée nationale, au grand dam de Le Gendre, lundi.
"Je n'ai pas à être d'accord ou pas d'accord" avec Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée, qui demande la mise en place de cette commission, comme d'autres, à gauche comme à droite, puisque "c'est un droit" et "je le respecte", a admis Le Gendre, 61 ans, sur LCI.
Mais "je dis juste que ça ne servira pas à grand chose pour une raison très simple que Christian Jacob sait comme moi: maintenant l'ensemble des faits qui se sont produits jeudi sont couverts par l'enquête judiciaire et le parlement n'a pas le droit d'y intervenir", s'est-il félicité.
"Nous sommes dans la pure instrumentalisation politique, selon l'ancien journaliste qui en connaît donc un rayon sur la question,(...) ça n'est pas ça qu'attendent les Français," estime-t-il encore, a priori. Sur quelle base ?


Le député Guillaume Larrivé n'a pas non plus échappé à sa colère. 
L'élu LR de l'Yonne a réclamé la démission du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et Le Gendre l'accuse aussitôt d'instrumentalisation de l'attaque survenue jeudi, en notant que G. Larrivé est "un des candidats à la présidence de LR". Où est le rapport ?

Bien évidemment, Le Gendre a en revanche défendu le ministre accablé de critiques de tous bords, expliquant que, dans de telles fonctions, il sera sous pression "jour et nuit de la première heure à la dernière heure de son mandat donc il n'y a rien de nouveau sous le soleil". C'est donc bien sa capacité à tenir qui est en question.
"Je crois qu'il fait bien son travail", a abondé le ministre des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, MoDem, sur Francinfo, estimant qu'on "vit quand même dans un monde curieux où la pression collective est de parler immédiatement". Il aurait pourtant suffi qu'il laisse le procureur s'exprimer, plutôt que de se porter en avant et d'interférer avec le principe de séparation des pouvoirs.
"Quand on parle immédiatement, on vous dit : 'mais oui, mais vous avez dit des choses', mais factuellement c'était ce que savait Christophe Castaner, et quand vous parlez avec un peu de délai, en disant : 'j'attends des analyses', immédiatement la suspicion s'organise en disant: 'vous essayez de cacher des choses' ", a-t-il polémiqué à blanc, faisant référence à l'incendie de l'usine chimique Lubrizol à Rouen. 

Christophe Castaner a finalement admis des "failles" dans le suivi du terroriste islamiste

Nourri au sein du service du Renseignement à la préfecture de police, il a réussi à égorger un collègue et poignardé à mort jeudi trois autres fonctionnaires, dont une femme - mère de deux enfants -, avant d'être abattu.

Contrairement à la déclaration du joueur de poker Castaner, pour qui l'assassin ne présentait pas de "difficultés comportementales", cet employé protégé - pendant 16 années -pour des raisons de handicap, avait montré des signes de "radicalisation" en 2015. Cette tuerie est révélatrice d'un "dysfonctionnement d'Etat", mais pas d'un "scandale d'Etat", comme l'affirme l'opposition, a-t-il argué, lundi matin.

Christian Jacob a annoncé samedi sa demande "mardi en conférence des présidents la mise en place d'une commission d'enquête sur l'affaire de la préfecture de police", précisant que son groupe est prêt à utiliser son "droit de tirage" annuel qui lui permet d'inscrire une demande de commission d'enquête à l'ordre du jour de l'Assemblée. 

samedi 23 janvier 2016

"Sans dents" à la rue pour héberger les militaires du plan anti-terroriste de Hollande et Le Drian

L'Etat-PS n'a pas jugé bon d'appliquer l'état d'urgence aux sans-abri

Un SDF meurt de froid à Paris: il y a une 
"défaillance" de l'Etat

Un sans-abri âgé de 66 ans a été retrouvé mort jeudi matin dans un parking de Paris, où les températures sont négatives depuis le début de la semaine, sans que Marisol Touraine ni le préfet de police de Paris, Michel Cadot, successeur de l'illustre Bernard Boucault, n'en aient personnellement souffert...

Michal, le SDF, est mort de froid jeudi à Paris. Il a "perdu la vie", comme il est convenu de dire en langage "politiquement correct" et compassionnel, peu avant 7h00 du matin, des suites d'un arrêt cardiaque au premier sous-sol d'un parking public où il avait ses habitudes, avenue Matignon, dans le 8ème arrondissement de la capitale. Il faut dire que cette nuit-là, les températures sont descendues bien en dessous de zéro, comme annoncé, donc,  et sans surprise, sauf pour les services sociaux de la Ville de Paris. Dans le quartier, son décès a beaucoup ému, car le SDF était très connu: il avait été adopté par la population de ce quartier huppé, situé à deux pas de l'Elysée, depuis une quinzaine d'années.

Suffisamment de temps pour nouer des liens d'amitié avec les commerçants du coin. "Il était super. On discutait beaucoup. Il était ouvert, parlait avec beaucoup de passants et sur de nombreux sujets. Il ne se plaignait jamais", confirme cette habitante. "Tout le monde l'aidait, tout le monde lui parlait. Forcément, ça [sa mort] fait quelque chose. C'est triste", ajoute une autre jeune femme.

"On ne peut pas l'admettre"

Depuis quelques temps, ceux qui le côtoyait avait remarqué que sa santé se dégradait, commente Yvon, le pharmacien de l’avenue: "C'est quand même quelqu'un qu'on a vu trois fois par semaine. Il venait chercher des médicaments pour la douleur. Il vivait dans son parking, les gens l'acceptaient… C'est malheureux que quelqu'un meurt comme ça dans la rue. On ne peut pas l'admettre, surtout de nos jours".

Michal était suivi par l’association "Les enfants du canal" qui vient en aide au sans logis. Avec la Fondation de France, cette association avait jugé prioritaire de distribuer des transistors aux sans-abri de la capitale afin de rompre leur isolement et leur donner l'accès à l'information.

Le SDF avait  effectué cinq demandes d’hébergement d’urgence ces deux dernier mois, affirme Christophe Louis, le directeur de l’association. "On a signalé plusieurs fois sa situation dramatique, sa situation inquiétante. On a poussé pour pouvoir avoir des places. On n'en a pas eu", souligne-t-il avant d'indiquer que "le dernier appel qu'on a fait pour lui était le 19 janvier. Il y a encore eu un refus. C'est scandaleux ! C'est bien le manque d'hébergement qui a amené cette situation dramatique. Il y a une défaillance de l'Etat à ce niveau-là".
A noter qu'après l’annonce du décès, la préfecture d’Ile-de-France a renforcé ce jeudi son dispositif d'hébergement d'urgence, avec 85 places supplémentaires.
Difficile d'affirmer que Bernard Cazeneuve et Valls ont anticipé...

Les soldats de Vigipirate prennent la place des SDF au Fort de Nogent

Les SDF n’ont pas droit d’asile cet hiver au Fort de Nogent. Les dortoirs qui leur sont habituellement ouverts le 1er novembre depuis neuf ans continueront d’abriter les militaires mobilisés pour Vigipirate depuis le début de l’année.
Environ 160 places étaient dédiées aux 100 SDF adressés par le 115 de Paris et 20 places à ceux adressés par le 115 du Val-de-Marne, à Fontenay-sous-Bois, suivis par l’Armée du salut.

"Nous avons été avertis en mars dernier que le site ne sera pas disponible à minima jusqu’aux élections présidentielles de 2017, explique Olivier Marguery,
directeur des programmes Exclusion sociale à l’Armée du salut. A ce jour, nous n’avons pas de position de repli, car nous sommes au service de l’Etat qui nous ouvre, ou pas, des locaux". Mais l’Armée du salut ne baisse pas les bras : "Nous avons décidé de transformer 80 places sur 200 de notre hôtel social du XXe à Paris en accueil d’urgence", affirme Olivier Marguery.
A la Préfecture du Val-de-Marne, on annonce 101 places réparties dans différents centres d’hébergement d’urgence (CHU). Des places qui, pour la plupart, existaient déjà l’hiver dernier. "Dès le 1er novembre, explique-t-on à la Préfecture, 30 places sont nouvellement mises à disposition dans les CHU. Et dès la première quinzaine de décembre, l’association Aide d’urgence Val-de-Marne mettra à disposition 30 places dans des appartements répartis sur tout le département." La maraude Croix Rouge devait être renforcée pendant toute la période hivernale et trois travailleurs sociaux étaient annoncés au pôle hôtelier.


La presse avait fait craindre un accueil des réfugiés au détriment des sans-abri. Malgré son insigne perspicacité et sa longueur de vue, elle a zappé les plus défavorisés d'entre nous, ceux que le président socialiste traite de "sans dents". 

vendredi 16 octobre 2015

Régionales: Valérie Pécresse empêchée de tracter par des agents SNCF et... la police de Valls

Le ministre de l'Intérieur durcit la campagne des régionales à Paris 

L'équipe de la candidate d'opposition a été cernée par des policiers et des agents SNCF 
zélés, jeudi 15 octobre.

Le tractage de Valérie Pécresse (LR) entravé à Paris
par l'action conjointe de la police et d'agents SNCF
Les têtes de liste de l'équipe de Valérie Pécresse pour les différents départements franciliens s'étaient réparties dans différentes gares franciliennes pour y distribuer un nouveau document de campagne sur la politique des transports en Ile-de-France. Mais sur le parvis de la gare Saint-Lazare, à Paris, la campagne de tractage a subi la répression des pouvoirs politique et syndical. Au total, rapporte Le Parisien, c'est à une vingtaine d'élus et de militants que Valérie Pécresse avait donné rendez-vous dès 7 h 30 du matin. 

Initiative malheureuse ou c
onsignes politique ciblées ? 
Or, une heure après son arrivée, le groupe de candidats  Les Républicains a été littéralement encerclé par une demi-douzaine de policiers, avec le renfort d' agents de la sécurité de la SNCF.
L'équipe de tractage était alors "priée" de quitter les lieux, faute d'avoir "sollicité une autorisation" pour tracter. Le Parisien, quant à lui, rapporte à l'inverse que ce sont "des agents de sécurité de la SNCF, renforcés par une demi-douzaine de policiers, ont encerclé le groupe, leur demandant instamment de quitter les lieux, faute d’avoir "sollicité une autorisation".

En mars 2014, 
les élections professionnelles ont accordé 35,64 % des votes à la CGT obtient , l'Unsa 22,98 %, Sud Rail 16,99 %, la CFDT 14,7 %, FO 9,40 % et la CFTC 0,29 %. L'extrême gauche a maintenu son emprise sur la société nationale et le pouvoir socialiste peut compter sur elle pour user de méthodes totalitaires.

"Qui a donné cet ordre en pleine campagne ?"

Elus et militants chassés de la gare SNCF
par des cheminots avec renfort policier
Vigipirate ne justifie pas les atteintes à la liberté des élus, sauf s'ils sont présumés... terroristes. L'obligation d'une autorisation pour tracter sur le parvis d'une gare dans le cadre d'une campagne électorale, c'est du Cazeneuve ! 

Le déploiement de force et le motif invoqué ont sidéré les élus, parmi lesquels se trouvaient notamment Pierre-Yves Bournazel, en tête de la liste de droite pour Paris, Brigitte Kuster, maire du 17e, Jean-François Legaret, maire du 1er, et Philippe Goujon, député-maire du 15e. 

Les policiers ont même voulu contrôler l'identité des élus parisiens d'opposition… Tous apparaissent régulièrement à la télévision et aucun n'est un inconnu. "Je me demande qui a donné cet ordre en pleine campagne !" s'est interrogé Philippe Goujon

Quant à Valérie Pécresse, elle a directement appelé Guillaume Pépy,
patron de la SNCF, pour s'étonner du procédé… 
La campagne francilienne des régionales, dont la candidate-tête de liste  des Républicains est donnée gagnante  par les sondages devant le socialiste Claude Bartolone, ne s'engage pas sous les meilleurs auspices républicains.


samedi 19 juillet 2014

Des députés PS s'indignent avec EELV de l'interdiction d'une manifestation pro-palestinienne

Les députés sectaires du PS donnent de la voix

Les affrontements du weekend dernier ne leur font pas peur 
Les activistes socialistes de l'Assemblée
ne condamnent pas les violences
antisémites
à Paris, le 13 juillet 2014
Six députés socialistes ont protesté vendredi contre l'interdiction d'une nouvelle manifestation pro-palestinienne samedi à Paris et ces élus pro-Hamas ont appelé le gouvernement à revenir sur cette décision consécutive à de violents affrontements à Paris, notamment des attaques de synagogue.
"Le seul camp que la France doit choisir, c'est celui de la paix. Aujourd'hui, nous refusons la décision trop hâtive du ministère de l'Intérieur et appelons le gouvernement français à lever rapidement cette interdiction de manifester", écrivent dans un communiqué les députés PS Alexis Bachelay, Yann Galutvice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Razzye Hammadi, né à Toulon d'un père algérien et d'une mère tunisienne, candidat parachuté à Montreuil et battu aux municipales 2014 avec 9,8 % des voix, Mathieu Hanotin, député de Seine-Saint-Denis (9.3) battu à la municipale de Saint-Denis en 2014 et membre du courant de gauche Un Monde d'Avance fondé par Benoît Hamon, Pascal CherkiPhilippe Doucet et la sénatrice Patricia Schillinger.

A titre indicatif, Y. Galut est co-fondateur du collectif de parlementaires La Gauche Forte, cellule anti-Front national, avec Alexis Bachelay (Hauts-de-Seine), Colette Capdevielle (Pyrénées-Atlantiques), Hugues Fourage (Vendée), Geneviève Gosselin-Fleury (Manche), Ronan Kerdraon, (Côtes-d'Armor), Jean-Pierre Maggi (Bouches-du-Rhône), etc... Ex-altermondialiste et SOS Racisme dont il sera ensuite l'avocat en soutien aux étrangers en situation irrégulière de l’église Saint-Bernard en 1996, il sera auprès de Vincent Peillon ou Arnaud Montebourg lors des débats sur le PACS, militera en 2005 avec les partisans du "non" au Traité établissant une Constitution pour l'Europe et se distinguera en janvier 2013 en échangeant un baiser sur la bouche avec le député PS du Pas-de-Calais Nicolas Bays, en soutien aux manifestants en faveur du mariage pour tous...
 "Si aucun acte antisémite et raciste ne doit être toléré dans notre République, celle-ci doit se donner les moyens de les sanctionner fermement. Mais en aucun cas, elle ne doit remettre en cause une liberté fondamentale, au travers d'une mesure d'exception que nous considérons comme disproportionnée", déclarent-ils.

En déplacement dans plusieurs états africains, notamment au Niger, François Hollande a invoqué de nouveaux "risques pour l'ordre public" pour justifier cette mesure de bon sens.
Avec désinvolture, ces députés radicaux demandent "que la lumière soit faite sur les incidents survenus le 13 juillet dernier en marge de la première manifestation", devant deux synagogues parisiennes. Pour eux, "celles et ceux qui prétendent ne pas vouloir importer le conflit, en soutenant une mesure d'exception, n'obtiendront en fait que l'effet contraire".

EELV "s'insurge contre l'interdiction"

Des provocations pro-palestiniennes
avec l'approbation de l'extrême gauche
Pareillement, Europe Écologie-Les Verts "s'insurge contre l'interdiction".
Internationalistes, les Verts radicaux ajoutent que, si elle était confirmée, la France serait "le premier pays à interdire ces manifestations". "Alors qu'on peut manifester à Tel-Aviv, à Berlin ou à New York pour dénoncer l'opération militaire israélienne en Palestine, les pouvoirs publics doivent permettre que ce rassemblement puisse avoir lieu dans le calme et le respect des opinions de chacun", conclut EELV.

En vertu de la séparation des pouvoirs, le tribunal administratif de Paris a par ailleurs statué dans le sens du gouvernement...
Il a rejeté vendredi soir le recours déposé par les organisateurs d'une manifestation pro-palestienne prévue samedi et qui avait été interdite dans la journée par les autorités. 
La préfecture de police de Paris a lancé dans la soirée un "appel à respecter cet arrêté d'interdiction qui a été pris dans un souci d'apaisement des tensions".