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lundi 7 octobre 2019

Attentat islamiste à la Préfecture : les oppositions mettent en cause Castaner

"Des LR et Marine Le Pen veulent la démission de Christophe Castaner", selon La Voix du Nord ou Le Parisien. Et Mélenchon, il ne demande rien ?

Le parti-pris de la presse dépendante des aides de l'Etat est-il républicain ?

Les aides versées par l’Etat sont un maquis, entre aides directes, aides à la distribution, aides à la modernisation sociale. Si on additionne ces aides par groupes de presse, on obtient pour l’année 2016 (les chiffres ont été arrondis) en Millions d’€ :

Groupe Arnault/LVMH  12M (Les Echos, Le Parisien)
Groupe Ouest-France     9M (Ouest France)
Groupe Drahi                   7M (Libération, L’Express)
Groupe Dassault             6M (Le Figaro)
Groupe Le Monde           6M (Le Monde)
Groupe Crédit Mutuel      5M (un empire de la PQR, Presse quotidienne régionale)
L’Humanité                       3.5M (le plus aidé au numéro)
Selon l'OJIM, observatoire du journalisme, "il est facile de constater que les aides vont principalement aux milliardaires qui possèdent une bonne partie de la presse et à une banque. L’Humanité est un cas à part: le titre est en perdition et vit depuis longtemps d’abandons de créances et de subventions."

Site qui décrypte les media et leur environnement,
l'Ojim s'est pareillement intéressé au privé et à Google, son généreux mécène. 
Menacé en France de redressements fiscaux en 2012, Google a crée en 2013 un fonds d’aide au développement de la presse écrite en France afin de "soutenir le journalisme de qualité" (sic) : comprendre l'asservir et le museler. Ce fonds doté de 60M d’€ (une paille par rapport aux impôts exigibles si Google relevait du droit commun de taxation des entreprises) couvrait la période 2013/2015 et a été prolongé en 2016. 

Les chiffres sont disponibles pour cette dernière année, arrondis en K€:
Groupe Arnault       900K€
Groupe Drahi          670K€
Groupe Le Monde    620K€
(sans compter……..  260K€ pour les Inrocks de Matthieu Pigasse)
Groupe Safa          520K€ (propriétaire libanais des titres du groupe Valmonde, comprenant notamment le magazine hebdomadaire Valeurs actuelles, et du mensuel Mieux vivre votre argent, à travers sa filiale Privinvest Médias)
Groupe Lagardère 440K€ (Elle, Paris Match, Le Journal du dimanche, Europe 1, etc)
Ces chiffres n’incluent pas ce qu’a dépensé Google pour créer le Decodex du Monde, la somme demeurant secrète : sans doute le fameux "secret des sources" dont bénéficie indûment la presse manipulatrice de l'opinion! Un nouveau fonds Google, européen cette fois, dit DNI doit succéder au fonds destiné à la France.

Pour sa part Facebook ne demeure pas inactif. D’un côté le réseau social finance les activités de ses partenaires pour "traquer les fake news", ces informations qui ne doivent pas sortir, mais qui fuitent par les réseaux sociaux. De l’autre, il verse sur des périodes de six mois des sommes allant de 100 à 200K€ par... mois à ses partenaires de la presse écrite pour rédiger du contenu, notamment vidéo, une bonne manière de tenir en laisse ces mêmes partenaires. Et en empochant au passage la plus grande partie de la valeur ajoutée.

Au passage on apprend que la fondation Bill Gates finance entièrement Le Monde Afrique, portail africain du Monde, ce dont le quotidien du soir ne se vante pas.
Cela étant posé, pour davantage de transparence dans les prises de position de notre presse "libre et indépendante", ce qui suit gagnera en clarté.

"Le ministre de l’Intérieur est dans le viseur de l’opposition de droite et d’extrême-droite après l’attaque à la préfecture de police de Paris"

C'est ce qu'on lit dans la presse macronienne à l'oeuvre dans le travail de sape de l'opposition.
Il est vrai que patron des députés Les Républicains Christian Jacob a annoncé samedi qu’il va demander mardi une " commission d’enquête" à l’Assemblée sur l’attaque à la préfecture de police de Paris, certains parlementaires LR exigeant la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ce qui en touche une sans faire bouger l'autre, selon la formule de Chirac, mais ce qui émeut pourtant la macronie et ses satellites de la presse institutionnelle mendiante. 
"Mardi en conférence des présidents, je vais demander la mise en place d’une commission d’enquête sur l’affaire de la préfecture de police", a prévenu Christian Jacob, précisant qu’il souhaite la voir commencer "ses travaux dans les plus brefs délais".
"L’affaire est très grave". Il faut la prendre "très au sérieux parce qu’elle engage la sécurité, l’efficacité de nos services de renseignement", a insisté le chef de file des députés LR, précisant que son groupe est prêt à utiliser son "droit de tirage" annuel qui lui permet d’inscrire une demande de commission d’enquête à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Le député LR Eric Ciotti, en charge des questions de sécurité aux Républicains, a précisé, dans un communiqué, avoir déposé, avec l’accord de Christian Jacob,
une proposition de résolution "relative à la création d’une commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur les dysfonctionnements ayant conduit aux attaques commises à la préfecture de Police de Paris le jeudi 3 octobre 2019".
Même inquiétude du président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau
"Le ministre de l’Intérieur doit répondre à cette question : comment un individu présentant un tel profil (signalement en 2015, fréquentation d’un imam proche des frères musulmans) a t-il pu occuper un poste dans un service sensible de la préfecture de police ?", a-t-il critiqué dénoncé sur son compte Twitter en reprenant des informations de "certains media", critiquent notamment La Provence, L'Express, France Soir, Le Figaro (numéro 4 des assistés) et Le Parisien (n° 1), tous dans les mêmes termes exacts, pratique dont Le Figaro accuse les blogueurs ...
"Le ministre de l’Intérieur n’est pas capable d’assumer sa fonction".
Le député Guillaume Larrivé, également candidat à la présidence LR, a également demandé la démission du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. "Je l’écris avec gravité. Trop c’est trop. Le ministre de l’intérieur n’est pas capable d’assumer sa mission. Il ne peut pas rester en fonction. Il en va de la sécurité nationale", a-t-il estimé.


Cette presse de copieurs-colleurs garde Marine Le Pen sur 
BFMTV (deuxième groupe capitaliste assisté par Macron) pour la bonne bouche.
La présidente du Rassemblement national (RN), arrivée seconde au second tour de la présidentielle, a également annoncé soutenir la création d’une commission d’enquête parlementaire à l’Assemblée nationale.

Le principal opposant à Macron à gauche appelle également à la démission de Christophe Castaner. 
Mais les manipulateurs-assistés omettent de citer la demande de démission émise par Mélenchon. Principal candidat de la gauche à la dernière présidentielle, est-il quantité négligeable? Sa nouvelle demande est en fait une réitération de la précédente, à propos des "barbares" de la police.
Il y a six mois, il mettait en garde contre Castener qui "va laisser une race de sang"...  
Reproduisant une dépêche de l'AFP, le magazine Le Point cite la demande de Mélenchon, incidemment, dans un article valorisant en fait une initiative de contre-offensive du ministre de l'Intérieur et titré "Castaner saisit la justice, poussé par les policiers mécontents".

Or, derrière, Le Point cite aussi en écho à Castaner, le commentaire de Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat Alliance, classé à droite : "M. Mélenchon est anti-police, anti-système, anti-République. Il faut qu'il soit sanctionné fermement (...) Nous nous porterons partie civile".

Les GAFA tiennent la presse. Et ils tiennent Macron qui prétend les faire cracher au bassinet de Bercy.


vendredi 27 septembre 2019

Mélenchon qualifie les policiers de "barbares" et leur chef Castaner en prend ainsi pour son grade

Le chef des forces de l'ordre dénonce une "insulte inacceptable"

Le "flic bashing" du député LFI de Marseille a dépassé les limites
  

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Mélenchon 
s'était vu tendre la perche avec une question de la presse sur les violences policières lors des manifestations. Le patron de La France insoumise en avait profité pour décharger sa colère et s’en est pris aux forces de l’ordre, provoquant l’indignation du ministre de l’intérieur. 

Les journalistes ont profité d’un rassemblement contre la réforme des... retraites, ci-dessus, mardi 24 septembre, pour lancer l'ancien ministre délégué de Jospin sur le sujet qui fâche, puisqu'il sort tout juste d'un procès qui l'oppose aux policiers qui ont perquisitionné plusieurs locaux lui appartenant ou à son mouvement. Son exécration de la police n'ayant d'égale que son mépris des journalistes provocateurs de buzz, il a traité les policiers de "barbares", en référence aux mutilations subies par ses militants, du fait des ordres de fermeté de Castaner et de l'usage du LBD 40 par ses troupes. Depuis, la presse qui va à la gamelle des subventions l'accable  sans relâche et réalise à nouveau la convergence police-justice-presse 

Pas plus que la presse, Mélenchon n’a fermé les dossiers. 
Il a donc réagi sans langue de bois à l'incitation et son réquisitoire est véhément. Le député LFI des Bouches-du-Rhône, qui est passé la semaine dernière au tribunal correctionnel pour la perquisition houleuse du siège de son parti, s’est exclamé : "C’est des barbares, soyez prudents, parce qu’ils ne s’arrêtent plus, maintenant !" 
Avant de glisser à son interlocuteur, sous l’œil des caméras aux aguets: "Samedi, si j’y avais été [à la manifestation pour le climat], ils me tuent, tu vois, ils attendent le prétexte."
Clément Lanot [journaliste free-lance de l'agence française CLPRESS]
@ClementLanot
Un manifestant interpelle @JLMelenchon sur les violences policières :
« C’est des barbares, soyez prudent, ils ne s’arrêtent plus maintenant ! »
VOIR et ENTENDRE la scène et le commentaire de CNews: 


Une insulte globale qui a fait réagir le ministre de l’Intérieur
Christophe Castaner s'est contenté d'un tweet: " Inacceptable insulte à nos forces de l’ordre mobilisées, chaque jour, pour protéger les Français, au péril de leur vie. Jean-Luc Mélenchon leur doit le respect et, désormais, des excuses." 

J.-L. Mélenchon a répliqué sans attendre, lui aussi sur son compte Twitter, estimant qu’il revient à Castaner de présenter "des excuses aux Français" pour "un déchaînement de violences disproportionnées".
Christophe Castaner
@CCastaner
Inacceptable insulte à nos forces de l'ordre mobilisées, chaque jour, pour protéger les Français, au péril de leur vie.@JLMelenchon leur doit le respect, et désormais des excuses. https://twitter.com/clementlanot/status/1176485964367171584 … 
Les syndicats policiers ont également réagi vivement. 
"[Jean-Luc Mélenchon] a des idées dangereuses, nauséabondes [qualificatif jusqu'ici associé à l'extrême droite], qui nourrissent la violence à notre encontre : quand on a un député qui a ces propos, c’est indigne de sa fonction et c’est anti républicain", a estimé Linda Kebbab, du syndicat Unité SGP Police-FO (dominant au ministère de l’Intérieur), interrogée sur LCI. 
De son côté, le syndicat Alliance Police Nationale a lancé mercredi un appel à ses adhérents à un rassemblement de protestation jeudi matin devant le siège de La France insoumise à Paris.

Changement de discours chez LFI
La France insoumise a pris conscience des dommages d’une telle sortie. La garde rapprochée de Mélenchon tente de convaincre une presse vindicative que leur 'lider maximo' désignait le gouvernement, sans viser Macron, mais pourtant  "tous ceux qui nous tapent dessus". Cette nouvelle polémique illustre, cependant, une réelle inflexion dans le discours de la gauche radicale à l’égard des forces de l’ordre. Pendant longtemps, les mélenchonistes étaient brocardés par le reste de la gauche extrême comme des "pro-flics".

En septembre 2017, le bretteur de LFI ironisait d’ailleurs sur les félicitations que la préfecture de police lui avait adressées pour le bon déroulement de sa "Marche contre le coup d’Etat social" organisée contre la réforme gouvernementale du code du travail. Et il n’avait pas de mots assez durs pour dénoncer les militants radicaux qui se constituent en black bloc lors des manifestations. Dans son livre 'Et ainsi de suite', sorti le 19 septembre, Mélenchon l'assure : "Ma culture politique personnelle ne fait de moi ni un antiflic ni un antimagistrat." 

Mais, le bouquin, c’était avant les perquisitions du 16 octobre 2018 et son renvoi devant le tribunal correctionnel de Bobigny pour actes d’intimidation envers l’autorité judiciaire, rébellion et provocation. Lors de l’audience, l’un des prévenus, le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, a d’ailleurs martelé qu’il n’est pas "antiflic". Deux policiers sont venus lui serrer la main à l’issue de son intervention...

Mélenchon considère cependant qu’il est victime d’un de ces procès politiques comme on en constate la multiplication en France depuis deux ans, la police et la justice sont instrumentalisées au service du pouvoir. 

Dans ce schéma du lawfare (guerre judiciaire) qu'il dénonce et qui n'échappe plus à l'opinion, les journalistes sont également des supplétifs chargés de mettre au "pilori médiatique" les opposants. Jeudi, toute la journée, les Français ont pu assister au haro sur Mélenchon, quelle que fût la chaîne de télévision ou de radio. A l’aune de ce concept, le populiste de gauche se hisse lui-même à la hauteur de figures politiques de gauche condamnées ou exécutées pour leurs convictions : dans son livre, il évoque ainsi Louise Michel, Léon Trotsky et Jean Jaurès.
En réalité, ses déclarations ne sont rien d'autre qu’une nouvelle déclinaison de sa conviction d’être un opposant pris pour cible par le gouvernement.
Depuis, le tribun l'a mise en veilleuse et la mort du président Jacques Chirac, annoncée ce jeudi, tombe à pic pour le faire oublier.

vendredi 15 novembre 2013

Cameroun: Boko Haram se flatte de l'enlèvement d'un Français, prêtre de surcroît

Les islamistes s'en prennent à deux cibles en une

L'organisation terroriste revendique la prise en otage du père Georges Vandenbeusch,  enlevé dans le nord du Cameroun dans la nuit du 13 au 14 novembre 2013

La secte Boko Haram a confirmé vendredi qu'elle détient le prêtre français kidnappé.
Sa lutte contre les chrétiens s'est intensifiée à Noël 2010 qui fut l'occasion d'attaques, incendies et assassinats ciblés, faisant plusieurs dizaines de morts, notamment lors d'un attentat à Jos faisant à lui seul quatre-vingt victimes. Depuis avril 2011, le groupuscule multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels, notamment suite à l'élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan quand les attentats firent une dizaine de morts.
En novembre 2011, le quartier chrétien de Damaturu est pris pour cible par Boko Haram, tuant 130 chrétiens et détruisant dix églises
Le 25 décembre 2011, Boko Haram revendique un nouvel attentat contre une église en périphérie d'Abuja, capitale fédérale du Nigeria et fait 27 morts.

Bertrand Monnet, directeur de la chaire Management des risques criminels de l'EDHEC déclare :
" Il faut savoir qu'à côté de Boko Haram, AQMI, le MUJAO ou Ansar Eddine sont des agneaux. Les terroristes de Boko Haram sont des barbares: ils tuent des centaines de personnes toute l'année, mitraillent des églises, lancent des grenades pendant les offices et font des raids dans les villages chrétiens qu'ils transforment en Oradour-sur-Glane. Ce qui déclenche d'ailleurs des représailles contre des musulmans. "
Boko Haram revendique une affiliation à l'islamisme salafiste et aux Taliban afghans. 

Basée au Nigéria,
 elle dénonce la Constitution nigériane comme calquée sur les valeurs occidentales,et combat pour l'instauration de la Charia et d'un État islamique sur l'ensemble du Nigéria.

"Je peux vous confirmer que le prêtre français est aux mains des moujahidines de Jamaat Ahl al-Sunna Li Da'wat al-Jihad (le nom arabe de Boko Haram), qui a mené l'opération en coordination avec Ansaru", a déclaré une source au sein du groupe islamiste armé nigérian.
Ansaru est une émanation de Boko Haram 
Branche dissidente de Boko Haram, c'est une organisation islamiste djihadiste également basée dans le nord du Nigeria, mais elle a des objectifs plus internationaux.

Le groupe reconnaît mener des opérations coordonnées avec le groupe nord-malien Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest). Ansaru est désigné comme mouvement terroriste interdit et à combattre par le ministère de l'Intérieur britannique, ainsi que, depuis le 13 novembre 2013, par les États-Unis.
Depuis son installation, Ansaru a revendiqué sa responsabilité dans un grand nombre d'attaques  en 2012 et  en 2013 contre un convoi de troupes nigérianes en route pour participer au conflit armé contre les groupes djihadistes du nord-Mali.
Dans le passé, elle a déjà revendiqué des enlèvements d'étrangers.
Le 19 décembre 2012, l'ingénieur français Francis Collomp a été enlevé dans le nord du Nigeria, un rapt revendiqué par Ansaru quelques jours plus tard.
Ansaru a aussi revendiqué le 18 février 2013 l'enlèvement de sept employés étrangers de la société de construction libanaise Setraco, la plus importante prise d'otages jamais réalisée dans le nord du Nigeria. Le 9 mars 2013, le groupe a déclaré par voie de communiqué avoir exécuté ces sept otages.