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vendredi 24 janvier 2020

L'Etat islamique filme l'exécution d'un chrétien... par un enfant

Barbarie islamiste séduisante? Ce chrétien est nigérian et son bourreau a 8 ans

Les occidentaux entretiennet la mémoire de la shoah

Lionceaux du califat

L’horreur absolue, alors que se déroule une cérémonie en souvenir de la libération du camp d'extermination des Juifs d'Auschwitz.

Des dizaines de dirigeants se sont réunis jeudi, à Jérusalem, pour une cérémonie marquant le 75e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, sur fond de regain d'antisémitisme en Europe et aux Etats-Unis.

Dans le même temps, l’agence de presse Amaq de l’Etat islamique publie une vidéo qui ravit tous les déséquilbrés de l'islam à travers le monde. Elle met en scène un petit garçon d’environ huit ans qui exécute un prisonnier chrétien nigérian dans la région de Borno, au nord-est du pays, rapporte notamment le Daily Mail.

Dans cette séquence, le jeune djihadiste - que la gauche progressiste et "humaniste" nous présentera comme une belle âme si d'aventure , il menace les chrétiens du monde entier : "Nous ne nous arrêterons pas avant de nous venger de tout le sang qui a été versé".

Les "petits du califat" utilisés pour les vidéos de propagande

Les images ont été partagées en ligne par SITE Intelligence Group, une organisation qui suit l’activité des groupes djihadistes. Le jeune garçon serait lui, issu de l’organisation terroriste de la province de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP), une branche dissidente de Boko Haram créée en 2016. Depuis sa création, l’Etat islamique utilise régulièrement de jeunes enfants, surnommés les "petits du califat", pour commettre des meurtres de prisonniers dans des vidéos de propagande. Le jour de Noël, le même groupe djihadiste avait filmé l’exécution de 13 otages, dont dix chrétiens. Il avait déclaré avoir tué les captifs pour se venger de la mort de leur dirigeant Abu Bakr al-Baghdadi en Syrie.

Depuis une dizaine d'années, les soldats nigérians, stationnés dans le Nord-Est du pays, combattent les troupes de Boko Haram. Le groupe et sa faction affiliée ont récemment intensifié les attaques contre des cibles militaires et civiles à travers toute la région.




lundi 4 novembre 2019

Mali : Daesh revendique les morts de deux soldats malien et d'un français

Un soldat français de l'opération Barkhane a encore donné sa vie pour la sécurisation du Mali contre le terrorisme islamiste

Le pays a également été secoué par deux autres attaques depuis vendredi, où 51 soldats maliens ont péri, avant la perte du soldat français mort samedi au Mali sur un engin explosif
 Le brigadier Ronan Pointeau est mort samedi après que son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif.
Soldat engagé au Mali depuis le mois d’octobre
au 1er régiment des Spahis,
Ronan Pointeau venait de fêter ses 24 ans.
 
Plus de sept ans après l’invasion du pays par des terroristes islamistes, le Mali reste toujours sous la menace des djihadistes. 
Ce dimanche, deux soldats maliens ont été tués par un engin explosif. Samedi, le brigadier français Ronan Pointeau, membre de la force Barkhane déployée au Mali, avait été également tué dans l’explosion d’un engin explosif artisanal au passage de son véhicule.

L’attaque a été revendiquée par Daesh.
"Cette attaque insidieuse montre l’importance et l’âpreté de la lutte contre les groupes armés terroristes pour la sécurisation du Liptako [une région à cheval entre le Mali et le Burkina Faso]," a expliqué l’état-major des Armées dans un communiqué.  
Quelle est aujourd’hui la situation au Mali ?
Un soldat français de Barkhane apprend à un soldat des forces armées maliennes l'utilisation de son arme, le 27 avril 2019.
"La situation n’est pas hors de contrôle, mais les capacités de gestion de l’État malien s’amenuisent," analyse Philippe Migaux, maître de conférences à Sciences Po Paris. Docteur en Ethnologie, il est expert sécuritaire, depuis 2010 pour l’Union Européenne (Sahel et Yémen) et, depuis 2013 pour l’Organisation des Nations-Unis (phénomènes djihadistes).
Le spécialiste énumère les nombreuses forces djihadistes en présence : "Le GSIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), héritier d’Al-Qaïda, a développé un djihadisme touareg autour de Kidal, dans le nord du pays, mais aussi un djihadisme peul, dans le centre et le sud. Depuis 2017, l’Etat islamique du Grand sahara (EIGS) collabore avec eux, ce qui contribue à aggraver la situation".

Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués près de Ménaka (nord-est du Mali) au cours d’une "attaque terroriste" attribuée aux djihadistes islamistes. C’est l’une des plus graves subies par l’armée malienne. 
Elle vient s’ajouter à d’autres attaques menées ces derniers mois dans le sud du pays. Sur son site, le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement de voyager au Mali. L'information serait utile aux soldats professionnels, s'ils étaient venus faire du tourisme, mais elle est particulièrement indécente dans la situation ?

La force Barkhane dispose-t-elle aujourd’hui d’assez de moyens ?
Créée en août 2014, l’opération Barkhane est venue prendre le relais de l’opération Serval, qui avait stoppé l’avancée des forces djihadistes en direction de Bamako. Barkhane ne vise plus qu'à aider les pays du "G5 Sahel" (Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad) à lutter contre les islamistes armés
Les 4.500 militaires français peuvent aussi mener leurs propres opérations. Depuis le début de Barkhane, quinze militaires français sont morts dans l’exécution de leur mission.

"La force Barkhane joue son rôle de force régionale en attendant que le G5 Sahel puisse prendre la main, rappelle Philippe Migaux. Mais il n’est pas question de réinstaller une force française pour faire le travail des autorités africaines. C’est un travail de longue haleine". Le problème, c’est que le G5 Sahel peine à tenir son rôle. Début octobre, plusieurs témoignages recueillis par le journal Le Monde montraient à quel point les soldats burkinabés, membres du G5, étaient mal équipés pour faire face aux terroristes.

Y a-t-il un risque de déstabilisation de la région ?
Les pays frontaliers du Mali sont aussi touchés par la vague djihadiste : le Burkina a subi plusieurs attaques au cours des derniers mois. La dernière en date, mi-octobre, a visé une mosquée et a fait au moins seize morts. Au Niger, douze soldats ont été tués dans la nuit du 29 au 30 octobre, vraisemblablement par des membres du groupe terroriste Boko Haram.

"La réponse militaire ne peut être suffisante (…) Il faut que les pays européens aident les Etats sahéliens touchés par le-dit djihadisme à se réformer en profondeur. Pour le moment, les Occidentaux ont surtout contribué à restaurer un système inégalitaire qui permet aux djihadistes de recruter sans difficultés," affirmait Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po, dans un entretien à La Croix en mai dernier. 
"Pour l’instant, il n’y a pas de prise de territoires de la part des djihadistes, poursuit Philippe Migaux. Cela reste une présence clandestine, mais qui a réussi à fédérer tous les mécontents". 



samedi 22 décembre 2018

Réveillon de Noël : Macron avec les hommes au Tchad

Emmanuel Macron réveillonne aux côtés des soldats français 

Cure de testostérone pour Macron qui  partagera le repas de Noël avec les militaires de la force Barkhane 

Macron se fera-t-il un nouveau film en Tom Cruise ?
Premier président qui n'a pas accompli de service militaire, après le Niger en 2017, c'est sans surprise qu'Emmanuel Macron a choisi de réveillonner avec des soldats. Seule variante dans les habitudes du président, cette année, ce sera au Tchad, dans l'enceinte du camp militaire Kosseï où des tables ont été dressées en plein air pour quelque 1.250 convives
Il passera la journée de samedi sur la base militaire avec les 250 invités et quelques 1.000 militaires français de l'opération Barkhane, lancée par la France au Sahel depuis 2014. Forte actuellement de 4.500 militaires, elle a réussi à faire reculer l'activité des groupes armés terroristes dans la région, affirme l'Elysée.

La menace de Boko Haram au coeur des discussions entre la poire et le fromage.
Résultat de recherche d'images pour "OU EST PASSEE 7e compagnie"
Les groupes djihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention militaire française, mais ils ont en revanche regagné du terrain dans le centre de ce pays, et l'infiltration s'étend au Burkina Faso et au Niger voisins, tirant souvent parti des conflits inter-communautaires.

Le chef de l'Etat burkinabé Roch Marc Christian Kaboré était cette semaine à Paris où il s'est entretenu avec Emmanuel Macron qui lui a assuré que la France restera engagée au Sahel "jusqu'à ce que la victoire soit complète".

Le Tchad subit, quant à lui, des menaces de déstabilisations sur toutes ses frontières. En particulier à l'ouest, dans la région du Lac Tchadavec l'insurrection islamiste de Boko Haram qui a intensifié ses attaques, au nord frontalier de la Libye en crise et au sud où 80% du territoire de la République centrafricaine est sous la coupe de groupes armés islamistes.

Emmanuel Macron doit rencontrer le président tchadien Idriss Déby, allié de la France dans la lutte contre le terrorisme islamiste au Sahel, selon la presse hexagonale: à moins que ce ne soit l'inverse... "La menace de Boko Haram sera au coeur des discussions du président de la République avec son homologue tchadien", a souligné l'Elysée.
Ils pourront aussi aborder le sujet qui fâche, celui de la hausse du prix de la scolarité des étudiants étrangers en France.

Macron partagera avec eux un dîner de Noël préparé par le chef de l'Elysée Guillaume Gomez

Description de cette image, également commentée ci-aprèsLe chef cuistot a tweeté jeudi les photos des provisions acheminées sur place, par avion spécial, plus de 4.200 kms aller et retour, dans le week-end.
Deux tonnes de fret ont été convoyées depuis la France pour l'occasion...

En revanche, le quadra (ci-contre) n'a pas tweeté la facture...
En effet, le chef de l'Elysée a prévu un repas "copieux et festif" pour un millier de gaillards, notamment. 

Ne répétez pas le menu aux Gilets jaunes qui, dans le même temps, avaleront des merguez. 
Pâté en croûte de veau et foie gras, volailles des Landes et gratin dauphinois, fromages de France et entremets au chocolat, avec macarons et mandarines de Corse: le repas de Noël qu'Emmanuel Macron partagera avec les militaires de l'opération 'Barkhane', ce samedi soir, selon le chef des cuisines de l'Elysée. "Ce n'est pas vraiment un menu diététique, mais il est destiné principalement à des jeunes d'une vingtaine d'années qui partent en opérations et ont besoin de prendre des forces, car ils ont l'occasion de se dépenser...", sourit le chef.
Résultat de recherche d'images pour "barbecue gilets jaunes"Les Gilets jaunes qui luttent depuis cinq semaines pour leur pouvoir d'achat ne demanderont qu'à croire que tous les plats servis ont été préparés dans les cuisines de l'Elysée avec les meilleurs produits offerts par les professionnels de Rungis. 

Des sapins ont également été apportés et installés à proximité de l'estrade où le chef de l'Etat prendra la parole vers 20h30 avant de partager un moment de convivialité avec les militaires de Barkhane engagés dans la lutte contre les groupes armés terroristes au Sahel. 
L'animateur Michel Drucker est également présent, bénévolement, pour le tournage d'une émission de propagande pour Noël.

Cette générosité prêtée aux professionnels de Rungis est entachée de suspicion.
La colère reste vive en effet parmi certains manifestants qui bloquent le marché international de Rungis (Val-de-Marne) lundi 17 décembre.
VOIR et ENTENDRE ce reportage de France 2 en date du 17 décembre 2018, mais engageant l'avenir au-delà réveillon de Noël :

La France a peu à peu perdu de son influence politique, économique et culturelle

En revanche, aux plans sécuritaire et militaire, le pays demeure un élément clé du dispositif militaire français dans la région, comme l'atteste l'importance du QG de la force Barkhane, dont le siège est à N’Djamena.

La France a accordé un prêt de 40 millions d’euros au Tchad par l’entremise de l’Agence française de Développement (AFD, institution financière publique de crédit spécialisé) pour payer les salaires et les retraites des fonctionnaires tchadiens. En 2015, l'AFD y a investi 3,1 milliards d'euros dans l'Afrique sub-saharienne, soit 38 % du total de ses financements.

Bientôt des Gilets jaunes tchadiens ?
Alors que l'Etat tchadien tente de faire des économies, les foyers tchadiens, eux, souffrent de la flambée des prix. Quant aux commerçants, ils se plaignent de l'augmentation des taxes, et de vendre parfois à perte. Ca vous rappelle quel pays ami ?

La gastronomie française pourra-t-elle continuer de se développer ?
Le 27 mars 2014, s'adressant à la femme du premier ministre? Jean-Marc Ayrault, la ministre du Commerce extérieur du président Hollande, Nicole Bricq, critiqua ouvertement le dîner d'Etat servi la veille au président de la République chinoise, Xi Jinping, en visite officielle en France. "C'était dégueulasse !" avait-elle estimé.

samedi 21 novembre 2015

Cameroun: quatre femmes kamikazes islamistes font cinq morts civils

Le Cameroun, en proie aux exactions de la secte islamiste nigériane de Boko Haram

Quatre femmes kamikazes se sont fait exploser samedi 21 novembre

Un première attentat suicide a été perpétré par une femme kamikaze qui a actionné sa charge explosive dans la maison d'un chef traditionnel de Leymarie, petit village camerounais situé en périphérie de Fotokol, dans l'Extrême-Nord du Cameroun, tout près de la frontière avec le Nigeria, tuant l'homme sur le coup avec quatre membres de sa famille.
La première explosion aurait par ailleurs fait au moins 10 blessés.
Dans les minutes qui ont suivi, trois autres femmes kamikazes ont déclenché leurs explosifs à proximité, sans toutefois faire de victimes.

"La première kamikaze s'est fait exploser chez le chef. Les trois autres progressaient vers l'intérieur de la ville de Fotokol lorsqu'elles ont été repérées par des membres du comité de vigilance", groupe d'autodéfense composé d'habitants de la ville, a expliqué cette source. Les trois jeunes femmes se sont alors "fait exploser à leur tour, mais aucun civil n'a été tué", a confirmé cette source, qui fait état de 10 blessés lors de la première explosion.

Les quatre kamikazes étaient "des jeunes filles âgées d'une quinzaine d'années," d'après les forces de sécurité camerounaises et l'AFP, tandis que Reuters rapporte la présence de seulement trois femmes kamikazes.

Boko Haram est "en train de changer de stratégie"

Le gouverneur local assure que "l'armée s'est déployée très vite dans la zone". "Dès la première explosion, nos militaires [stationnés à Fotokol] ont tiré en l'air.Cela a dû décourager les trois autres kamikazes", estime Midjiyawa Bakari. Selon lui,
"c'est la première fois qu'une kamikaze se fait exploser dans une chefferie".

Le dirigeant pense que Boko Haram est "en train de changer de stratégie" à causes des "mesures drastiques" prises pour sécuriser les lieux de forte affluence qui étaient ciblés par les kamikazes", à savoir les écoles, les marchés, les mosquées et les buvettes. "Nous allons devoir changer de stratégie face à cette nouvelle méthode," conclue-t-il.


dimanche 1 mars 2015

France 2 invite le sulfureux Edwy Plenel à l'émission de Ruquier et Caron

Edwy Plenel-Tariq Ramadan, entre démocratie et charia
Le pluralisme existe-t-il sur le service public ? 
Marine Le Pen, 25%, exclue; NPA, 0,02%, invité d'OMPC

Plus particulièrement chargé des questions internationales, le journaliste Régis Soubrouillard a écrit ces lignes pour Marianne, le samedi 24 Janvier 2015:

Plenel, à gauche, Ramadan, à  droite,
tous deux dissimulés derrière soit sa moustache, soit sa main...

I
l y a tout juste une semaine, à Brétigny-sur-Orge [Essonne], le prédicateur [imam?] Tariq Ramadan et Edwy Plenel [trotskiste, anarcho-révolutionnaire, Gauche anticapitaliste, comme le NPA] participaient à un dîner-débat à l'invitation d'une association pour l'insertion des jeunes de banlieue et d'un tour operator spécialisé dans les pèlerinages à la Mecque. Les deux intervenants ont déroulé leur partition. Tariq Ramadan se lançant dans un long prêche communautaire en vue de conseiller l'audience sur le comportement à adopter compte tenu de l'actualité, Edwy Plenel en défenseur de la liberté d'expression laissera échapper des propos plus ambigus qu'il n'y paraît...


Dans son dernier roman, Michel Houellebecq met furtivement en scène l’islamologue suisse Tariq Ramadan, adepte d’une « charia novatrice voire révolutionnaire » en course pour la présidentielle. Malheureusement pour lui, Tariq Ramadan verra ses ambitions politiques plombées par ce que l’auteur appelle « ses accointances trotskistes ». C’est finalement son rival, alliée à l'ensemble de la classe politique contre Marine Le Pen, qui accédera au poste suprême dans la fiction « houellebecquienne ».
Et si le rapprochement entre l’islamiste « moderne » et les trotskistes avait finalement eu lieu samedi dernier à Brétigny-sur-Orge ? En pleine tournée promotionnelle pour son dernier livre 'Pour les musulmans', Edwy Plenel débattait en effet avec Tariq Ramadan qui publie lui 'De l'islam et des musulmans'. Une conférence-débat organisée par une association pour l'insertion des jeunes de banlieue et... France Manassik, un tour operator spécialisé dans les pèlerinages à La Mecque. 


Perçu par certains comme le « gendre idéal de l’islam », Tariq Ramadan cultive depuis longtemps un discours ambigu sur l’islam fondamentaliste, une dénonciation du bout des lèvres qui vise toujours un autre responsable. Faut-il rappeler sa réaction face à l'enlèvement des jeunes filles au Nigéria par les terroristes de Boko Haram [mouvement salafiste djihadiste]? Il le condamnera… pour mieux pointer la responsabilité de l’Occident coupable de ne réagir qu’« à des exactions de cette nature sur le plan émotif » encourageant les terroristes à agir de la sorte. Une dialectique largement en vogue dans les milieux de la sociologie d’extrême gauche qui nous explique encore aujourd’hui très sérieusement que le terrorisme islamiste n’est que la conséquence du racisme des Occidentaux. Tariq Ramadan refusera également de condamner la lapidation en Arabie saoudite se limitant à proposer « un moratoire », pendant lequel il faudrait arrêter de « jeter la pierre à la femme adultère » comme le chantait Brassens.

Ses réactions sur l’attentat de Charlie Hebdo vont dans le même sensmême s'il s'en défend sur sa page Facebook. Tariq Ramadan condamne en désignant le véritable responsable selon lui : les services de renseignement. « On a entendu hier [que les frères Kouachi] ont oublié leurs cartes d’identité dans la voiture, deux cartes d’identité... d’un côté tant de sophistication, de l’autre tant de stupidité... Nous devons demander qui sont ces gens, nous devons demander comment ils ont été en capacité de faire cela (...) Nous devons creuser, aller plus profond; nous devons demander quelles sont leurs connexions, quel est le rôle des services secrets dans toute cette affaire, où sont-ils, comment cela a-t-il pu se passer de cette manière (...) nous devons condamner, mais nous ne devons pas être naïfs ».

Quelle utilité d’évoquer le « rôle » des services secrets quand il semble que leur principale faute est peut-être de n'en avoir joué précisément aucun. Des allusions complotistes du même type se répandent sur les réseaux sociaux depuis plus de dix jours et Jean-Marie Le Pen s'en est d'ailleurs fait l'écho dans un journal russe. Tariq Ramadan pioche donc là aux meilleures sources...

L'alliance de la République démocratique et de la charia

Aucune duplicité, en fait, comme le notaient déjà en 2003 la philosophe Cynthia Fleury et l’essayiste Emmanuel Lemieux dans un texte lumineux paru dans Libération sur « l’entrisme de Tariq Ramadan » qualifié de « gramsciste islamiste » [du nom d'Antonio Gramsci, marxiste, membre fondateur du Parti communiste italien]: « Cessons de dire que Tariq Ramadan est "ambivalent". Il est très clair. Il veut un "citoyen musulman", qui rende des comptes à la fois à la République démocratique et à la charia [dans un premier temps]. C'est théoriquement impossible, car ces systèmes ne souffrent aucune concurrence : ils sont par définition exclusifs l'un de l'autre. Gardons-nous de les harmoniser... ou alors, avouons tout aussi clairement que nous sommes las des libertés, des égalités, des dignités chèrement gagnées au cours de notre histoire. (…) Pour déconstruire la "spiritualité" de Tariq Ramadan, il faut rappeler qu'il désire qu'elle fasse "autorité" sur la société ; que son "espace de témoignage" n'a rien d'un lieu de débats entre non-musulmans et musulmans, mais tout d'une islamisation de l'Occident, véritable nom de l'occidentalisation de l'islam ».

Dans son échange avec le fondateur de Mediapart, le prédicateur Tariq Ramadan qui dénonçait donc les émotions occidentales lors de l’enlèvement des jeunes nigérianes par Boko Haram, se lancera justement dans un long discours sur l’émotion : « Il faut savoir répondre aux émotions. La France a besoin aujourd’hui de gens ouverts de cœur, calme d’esprit » [prêche-t-il posément]. C’est en chef d'état-major que Tariq Ramadan s’adresse à son public et lui explique comment se comporter afin d’adopter « une nouvelle stratégie » face à l’émotion médiatique, usant et abusant d’un « nous » tellement communautaire qu’il prend des airs troublants de prêche, validant encore une fois la thèse de Fleury et Lemieux.

En l’espèce, Tariq Ramadan est un virtuose, formé aux meilleures écoles, petit-fils du fondateur des Frères musulmans [financés par le Qatar et l'Arabie saoudite, dénoncés par Plenel au cours de l'émission ONPC du 28 février] et surtout adepte de Youssef Qaradawi, l’un des prédicateurs les plus influents parmi l'organisation islamiste des Frères musulmans. Un égyptien exilé au Qatar qui doit faire avec un mandat d’arrêt lancé contre lui par Interpol par l’Egypte pour incitation au meurtre. Ramadan, que certains imaginent en successeur de Qaradawi, a, lui, toujours ses entrées dans la pétromonarchie qui finance sa chaire à l’université d’Oxford et dans laquelle il dirige également un Centre de recherche sur la législation islamique et l’éthique (le site a une version française). Le Qatar — pays avec lequel Mediapart n'est pas tendre — qui avec l’Arabie Saoudite, et même si Laurent Fabius ne veut rien en savoir, reste l’un des grands « incubateurs » du fondamentalisme islamiste.

Le chercheur Gilles Kepel avait cherché à situer le positionnement de Tariq Ramadan : la « wassatiya » ou l’art du « juste milieu ». Une sorte de centrisme islamiste qui nécessite forcément une modération de son discours en fonction du public, d’où ses livres avec Edgar Morin, preuve éclatante de cette pratique de l’entrisme.

Nous ne ferons pas injure à Edwy Plenel de le soupçonner d’avoir été dupé par Tariq Ramadan. 

Depuis Lionel Jospin, chacun connaît le talent inégalé des anciens trotskistes en matière d’entrisme... Le fondateur de Mediapart usera néanmoins d’un argument curieux sur Twitter pour faire de Ramadan un interlocuteur bien sous tous rapports. Il expliquera en effet que le livre Déviances et incohérences chez les penseurs de la décadence, un ouvrage qui réfute les thèses de Ramadan, avait été retrouvé chez le terroriste Amedi Coulibaly. On a vu plus convaincant comme tentative de réhabilitation...


Durant cette conférence où, comme Causeur l’avait révélé, l’un des tour-operators spécialisés dans les pélerinages, proposait de gagner un voyage à La Mecque, Edwy Plenel citera à plusieurs reprises Charles Péguy, un écrivain brillant, socialiste et dreyfusard, républicain et catholique mystique.
Edwy Plenel le citera deux fois : « Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être du monde, ils croient qu’ils sont de dieu ». Ce sont alors, les phrases d’un Péguy catholique à l’égard des intégristes de sa famille que Plenel adresse à la salle. Mais du même Péguy, Plenel retiendra une autre phase, plus ambiguë : « On ne refonde aucune culture sur la dérision ». Une phrase de Péguy régulièrement citée pour dénoncer une forme « d'intégrisme de la rigolade » de nos sociétés médiatiques. Ce qui n'est pas tout à fait faux. Mais à l’époque, Péguy fait en fait allusion au journal d’extrême droite l’Action française, antisémite et défenseur d’une idéologie de la race pure qui s’oppose également violemment à la démocratie, à la République et aux engagements dreyfusards de Péguy.

Interrogé par Marianne sur le sens de cette
citation que l’on pourrait interpréter comme visant Charlie Hebdo, Edwy Plenel nous répondra par texto que « le débat à Bretigny a duré trois heures, la liberté d’expression y a été défendue sans ambiguïté aucune par les intervenants. Droit à la caricature compris. Ma référence à Péguy vise ceux politiques et médias qui, dans l’espace public, se permettent de stigmatiser au nom de l’origine, de la culture, de la croyance une partie de notre peuple. Bref Zemmour & Co et toute cette violence de parole xénophobe et raciste dont l’alibi est la transgression médiatique ».

Au téléphone, tentant de faire remarquer à Edwy Plenel que
Zemmour ne donne ni dans la dérision, ni dans le sarcasme, que les événements de Charlie Hebdo avaient au moins démontré une chose, que l'islamisme totalitaire [pléonasme] ne supporte ni la dérision, ni le sarcasme, et que face à un public de culture musulmane, le sujet d’actualité semblait plus être Charlie Hebdo que les dernières zemmoureries, le fondateur de Mediapart niera s’adresser à un « public musulman » : « Je m’adresse à des Français qui viennent écouter une conférence à laquelle vous n’étiez pas durant laquelle la liberté d’expression et le droit à la caricature sans haine ont été défendus sans ambiguïtés ».

Dont acte. Edwy Plenel ne nous enlèvera pas de l’idée qu’une conférence débat avec Tariq Ramadan, durant laquelle un tour operator propose de remporter un voyage à La Mecque attire sans doute plus — soyons prudents — une population de culture musulmane. Et en ces temps sensibles, le sujet qui fait débat en matière de dérision et de sarcasme porte plus sur Charlie Hebdo. Nous n’aurons malheureusement pas eu le loisir de poser la question à Edwy Plenel des thèmes abordés par le public pendant la soirée, ni de lui demander son avis sur les
liens de Tariq Ramadan avec l'organisation islamiste des Frères musulmans, le Qatar ou sur la compatibilité entre charia et démocratie. A ce moment précis, il avait déjà raccroché, nous laissant à ce qu’il appellera nos « obsessions ». 

Il faut croire qu'Edwy Plenel les partage en partie. Après notre appel, sur France culture [radio de service public où il a micro ouvert, grâce au SNJ], il consacrait une chronique précisément à ces deux citations de Charles Péguy. Jeudi, toujours aussi ambigu, au « Petit journal » de Canal+ — la
chaîne qui incarne précisément cet intégrisme de la rigolade [voire de la poilade]... — Edwy Plenel sera incapable de délivrer une parole claire sur les unes, choquantes ou non, de Charlie Hebdo comme le fera remarquer Daniel Schneidermann, tournant autour du pot, éludant les questions sur le sujet : « Moi, je ne suis pas choqué... Ça ne me concerne pas... Mais je ne pense pas que dans le débat public, on puisse tout prendre à la rigolade, à l'ironie, à la moquerie. Dans ce moment de solidarité avec les caricaturistes, je les défends, je les soutiens, mais la haine ne peut pas avoir l'excuse de l'humour, et la moquerie est condamnable si elle s'attaque à des gens, à des identités ». Certains appelleront sans doute ça de la nuance mais une demi-vérité est parfois pire qu'un mensonge entier.

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jeudi 25 décembre 2014

Islamisme: le Noël des populations persécutées d'Irak ou du Nigéria

D'Irak au Nigéria, les islamistes sont la cause de souffrances

Les Chrétiens d'Irak célèbrent la Nativité le coeur lourd
 

A Paris, des familles de réfugiés arrivés récemment d'Irak grossissent le nombre de celles installées depuis des nombreuses années. La communauté chrétienne d'Irak s'est réunie pour la traditionnelle messe de Noël.


Au Nigéria, les musulmans aussi vivent sous la menace islamiste

Deux Etats du nord-est du Nigeria ont imposé de sévères restrictions sur la circulation
des véhicules jusqu’au week-end prochain, redoutant des attaques du groupe islamiste Boko Haram pendant les fêtes de Noël
Une attaque à la bombe contre une église du Niger le 25 décembre 2011 avait été considérée comme un tournant du conflit, Boko Haram affichant ses intentions de viser les Chrétiens.
Le groupe islamiste a attaqué des églises à plusieurs reprises en cette période de l’année, et les Etats de Borno et Yobe sont les plus touchés par les violences islamistes depuis le début de l’insurrection islamiste en 2009. L’armée nigériane a déclaré avoir des informations selon lesquelles "les terroristes de Boko Haram prévoient de semer la terreur dans certaines zones de l’Etat de Borno, en particulier pendant les fêtes de Noël dans la ville de Maiduguri". Les organes de sécurité et le gouvernement de l’Etat ont donc interdit "tout mouvement de véhicule de ce mercredi 18h à dimanche matin".

Les musulmans du Nigéria redoutent aussi les insurgés islamistes
Alors que l'insurrection de Boko Haram a déjà fait 13.000 morts et 1,5 million de déplacés en cinq ans, le groupe a franchi une nouvelle étape depuis le printemps 2014, conquérant de nombreuses villes importantes. Des milices locales et des chasseurs soutiennent l'armée contre Boko Haram. A 60 ans, le chef des chasseurs de l'Adamawa, assure que ses hommes ont aidé à chasser Boko Haram de nombreuses villes ces dernières semaines, comme Gombi et la ville commerciale de la région, Mubi. Avec ses frères d'armes, il semble pourtant bien incapable de résister aux islamistes armés jusqu'aux dents, équipés de tanks et de missiles sol-air.
Des attaques spectaculaires et des enlèvements sans précédents continuent
Depuis mi-avril, le Nigeria connaît une flambée de violences du groupe islamiste armé Boko Haram et encore le 14 décembre dernier avec au moins 185 victimes d'enlèvements dans le nord-Est au cours d'une attaque du village de Gumsuri (nord-est) par les islamistes, ont annoncé le 18 des responsables et le chef d'une milice locale. Les otages sont destinés à l'esclavage sexuel. 32 personnes ont été tuées.

Dans la cathédrale, vêtu de sa chasuble couleur crème, l'évêque de Yola, Stephen Mamza, assure qu'un défi majeur restera à relever quand Boko Haram sera défait. 
Le jour où les réfugiés seront rentrés chez eux, il craint que les Chrétiens comme les Musulmans ne châtient la moindre personne considérée comme proche de Boko Haram. "J'ai peur de la vengeance" dit-il. "Il nous reste une grande tâche à accomplir. Nous devons leur apprendre à se réconcilier, et à vivre en paix".

"Noël, c'est la certitude que le mal n'aura pas le dernier mot"



samedi 18 octobre 2014

Hollande: l'annonce précipitée de la libération des lycéennes enlevées par Boko Haram

Le pathétique Hollande est tombé dans la panneau du pathos

Le président s'est empressé de publier l'information encore non confirmée 
de la libération des lycéennes nigérianes enlevées par le groupe terroriste.

Alors que le Nigeria annonce avoir trouvé un accord avec la secte armée Boko Haram concernant la libération des 219 lycéennes enlevées en avril dernierFrançois Hollande déclare avoir "des informations" sur leur prochaine libération.
"Boko Haram a annoncé que les jeunes filles allaient être libérées. Nous avons des informations qui laissent penser que ça pourrait venir dans les heures ou dans les jours qui suivent", a-t-il déclaré lors d'une intervention au siège de l'OCDE à Paris.

VOIR et ENTENDRE
la vidéo de Boko Haram montrant les lycéennes enlevées pour servir d' esclaves sexuelles:

Une annonce prématurée de plus des branquignols à la tête de l'Etat

Après s'être emballé, François Hollande rectifie et admet que "pour l'instant, nous n'avons pas encore confirmation qu'elles ont été libérées, mais l'engagement a été pris". 

Dans un premier temps, le président avait pourtant clamé comme finalisé que "les jeunes filles au Nigeria avaient été libérées", affirmant que leur libération était déjà effective. Mais il semblerait que le chef de l'État ait fait cette déclaration de façon un peu prématurée... 
En fait, il voulait juste parler de l'accord aboutissant à leur libération, s'est empressé de rectifier son entourage : "Pour l'instant, il y a un accord qui a été signé qui doit aboutir à leur libération". François Hollande s'est donc repris et a piteusement ajouté : "L'engagement a été pris, et nous espérons que Boko Haram tiendra son engagement".

Son ministre, Kader Arif, a déjà commis une grosse bourde sur les otages au Cameroun
Le 13 février 2013, devant l'Assemblée nationale, le ministre délégué aux Anciens combattants de Hollande avait annoncé la libération des sept Français enlevés par le groupe islamiste Ansaru au Cameroun, sans attendre de confirmation officielle, juste par prudence élémentaire... "Je viens d'avoir comme information, à confirmer, mais il semble qu'elle est confirmée, que nos otages au Cameroun ont été libérés", a en effet déclaré ce proche du président, devant les députés. Une nouvelle qui a provoqué les applaudissements sur tous les bancs... 
Mais quelques minutes plus tard, après avoir fébrilement consulté son téléphone, il a repris la parole: "Il s'agissait d'informations transmises par voie de presse. Il n'y a pas pour le moment de confirmation officielle à ce stade" de la libération, a déclaré le ministre aux représentants de la nation. 
Le ministre camerounais de l'Information, Issa Tchiroma Bakary, a pour sa part parlé de "folle rumeur". 
L'ancien ministre de la Défense Défense Hervé Morin (UDI) avait souligné que Kader Arif n'était tout simplement "pas dans son rôle" et estimé que face à "un ministre délégué aux Anciens combattants qui veut se la jouer et annoncer une nouvelle, il faut que le Premier ministre mette de l'ordre dans son gouvernement". Or, Hollande a conservé l'éjaculateur précoce dans les deux gouvernements Valls suivant et le président "qui veut se la jouer" accomplira son quinquennat, quoi qu'il arrive et quoi qu'il fasse ou dise...

Les sept otages français de la famille Moulin-Fournier, trois adultes et quatre enfants, kidnappés le 19 février 2013 et détenus au Nigéria par le groupe islamiste Boko Haram, en lien avec l'intervention de Hollande au Mali, ont été libérés contre rançon le 19 avril 2013, deux mois après l'annonce intempestive de ce membre du gouvernement.

dimanche 10 août 2014

Des chrétiennes vendues comme esclaves en Irak

Et qu'est-il advenu des 200 lycéennes nigérianes enlevées par Boko-Haram

L'Etat islamique s'attaque à la communauté chrétienne d'Irak
Là comme ailleurs, les islamistes sèment partout le chaos.  Les femmes irakiennes sont d'ailleurs vendues comme esclaves sur les souks des villes. Alors que Barack Obama a annoncé que les USA autorisent des frappes aériennes ciblées, une députée irakienne s'est insurgée au parlement irakien.
La députée irakienne Vianne Dakhil, a tenu à s'exprimer sur le sort de sa communauté chrétienne, les yazidites, mais aussi sur les autres minorités persécutées. Cela s'est passé mardi, lors d'une séance traditionnelle du parlement. Initialement, il était prévu qu'elle évoque un autre sujet. Elle en a profité pour livrer un témoignage poignant.

En sanglots, elle terminera péniblement son allocution, l'émotion prenant le dessus. Ses collègues députés ont tenu à lui témoigner leur soutien, en restant debout, à ses côtés.
"Elles sont conduites comme un troupeau de bétail au souk de Mossoul et vendues à la criée comme esclaves" a t-elle dit au parlement.

Après Mossoul, Karakosh, la ville qui compte le plus grand nombre de chrétiens en Irak, vient à son tour de tomber le 7 août aux mains des djihadistes de l'Etat islamique. Des dizaines de milliers de chaldéens, menacés de mort, sont obligés de fuir cette cité. Les églises sont occupées, les croix brûlées. Les chrétiens, au nombre de deux millions en Irak au début des années 2000, ne seraient plus que 400 000 aujourd'hui, contraints de vivre dans la terreur. Un phénomène d'épuration ethnique est en ce moment à l'oeuvre dans ce pays.

Selon la député, plus de 30.000 familles sont prises en otage dans les collines de Sinjar, sans eau ni nourriture. 70 enfants et 50 vieillards sont déjà morts de soif.

Le silence du monde intellectuel et médiatique, des autorités morales promptes à s'indigner du sort des minorités dans le monde est particulièrement assourdissant. Qui parle aujourd'hui du "devoir d'ingérence" de la communauté internationale? Jadis, les chrétiens d'Orient, sous l'Empire ottoman, étaient pourtant des minorités auxquelles l'Europe et la France en particulier accordaient une protection particulière.

Il y a 4 mois, au Nigéria

Mobilisation pour la libération des lycéennes 
enlevées par Boko Haram, au Trocadero-13 mai 2014
Le 14 avril, le groupe islamiste Boko Haram enlevait 276 jeunes nigérianes. Le 5 mai, le chef du groupe terroriste, Abubakar Shekau, menaçait de les traiter comme des "esclaves". 223 adolescentes sont toujours portées disparues.
"Nous n’avons aucune idée de l’état de santé de ces jeunes filles, de ce qu’elles font et où elles sont", explique Roland Marchal, chercheur au CNRS et au CERI-Sciences Po.


Pendant les vacances, s'adresser à La Lanterne...

Face à un groupe qui mélange religion et grand banditisme et qui terrorise la population nigériane, kidnappant des adolescentes, les marchandant comme des esclaves des temps obscurs,
que fait Hollande pour ces jeunes filles? 
Le tigre de papier des crises iranienne, syrienne et malienne est-il un matamore insensible ?