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lundi 12 février 2018

Mennel, la chanteuse préférée des Frères musulmans a des partisans français exemplaires

La France, infiltrée par les fréristes

Céline Pina dénonce l'indignation sélective des défenseurs de Mennel 

La candidate Mennel Ibtissem a quitté l'émission The Voice à la suite d'une polémique qu'ont suscité d'anciennes publications sur ses réseaux sociaux. Céline Pina répond à ceux qui ont volé au secours de la chanteuse dans la presse. Elle l'affirme, il est malhonnête de passer sous silence les liens entre l'ex-candidate de The Voice et les Frères musulmans.
Il est urgent de répondre aux vraies questions que pose "l'affaire Mennel".  Ancienne élue locale, Céline Pina, militante, essayiste et chroniqueuse, a fondé avec Fatiha Boudjahlat le mouvement Viv(r)e la République, mouvement laïc et républicain appelant à lutter contre l'obscurantisme et tous les totalitarismes et pour la promotion de l'indispensable universalité de nos valeurs républicaines . Elle avait dénoncé en 2015 le salon de "la femme musulmane" de Pontoise et a récemment publié Silence Coupable (éd. Kero, 2016).

La démission d'une candidate de The Voice suite à la découverte de sa proximité idéologique avec les frères musulmans fait débat. Rien de neuf sous le soleil: il existe des œuvres magnifiques produites par des êtres humains défendant des idéologies abjectes, dangereuses ou obscurantistes et nul n'interdit à une islamiste ou à un intégriste d'être candidate à un télé-crochet et d'avoir le talent pour. 
De la même façon, que cela puisse interroger les citoyens est tout aussi légitime. Pour autant, la polémique ne s'est pas éteinte avec cette démission puisqu'une tribune parue dans Libération accuse les laïques d'avoir pris en chasse la jeune chanteuse au seul motif de son turban et de tweets choquants. Le souci étant que cette tribune accusatrice et orientée occulte délibérément de nombreux autres éléments, ce qui nuit à sa crédibilité. Rétablir la vérité des faits sur ce point s'impose. 

Mais elle pose également la question de
savoir s'il était légitime d'interroger le positionnement de cette jeune femme et s'il n'eût pas mieux valu taire sa proximité avec une mouvance islamiste pour éviter de fracturer plus encore notre société. Cette démission, habilement gérée par des propagandistes, renforçant encore plus le sentiment de rejet exprimé par nombre de jeunes des quartiers serait une aubaine et favoriserait la radicalisation, là où l'acceptation eût envoyé un message d'apaisement. Autant la première partie de cette tribune est peu honnête intellectuellement, autant la question posée dans la seconde est essentielle et mérite d'être entendue et examinée. 

Une tribune peu honnête intellectuellement 

S'il est vrai que c'est le port d'un turban, rappelant un voile islamique et revendiqué comme tel [alors que la soeur de la chanteuse expose ses longs cheveux, en coulisse], qui a amené à ce que les internautes enquêtent sur la jeune femme [une recherche qu'on attendait davantage d'une presse dite d'investigation, toujours prête à dénigrer les internautes superficiels et partisans], ce n'est pas le voile en soi qui a suscité le scandale, mais bel et bien les prises de position de celle-ci, dont l'accumulation fait sens comme sa proximité avec la galaxie frériste.
L'auteur de la tribune choisit de réduire cette question à la diffusion de deux tweets choquants et problématiques, écrits juste après des attentats sanglants [qui a coûté la vie à un vieux prêtre en prière et sans défense, à Notre-Dame du Rouvray], pour aussitôt les écarter d'un revers de main. 

La jeunesse devenant la martingale de l'irresponsabilité. C'est un peu court, mais admettons: après tout, les erreurs de jeunesse, cela existe aussi [bien que la jeune femme ait été adulte, avec le droit de vote]

Le problème est que le compte [rapidement annulé] de la jeune chanteuse était bien plus riche [et sulfureux] que l'auteur ne le laisse entendre et qu'il est révélateur de ses liens avec les frères musulmans. Mennel Ibtissem promeut également le "hijab day", dont elle est l'une des ambassadrices depuis 2015. Dans les faits, la jeune femme partage essentiellement des prêches et informations d'islamistes notoires: Hassan Iqioussen, Nabil Ennasri, Tariq Ramadan, Marwan Muhammad. Elle est un soutien de Dieudonné et met en avant les associations islamistes les plus emblématiques: Baraka City, Syria Charity. Elle est proche du BDS [société civile palestinienne] et de Lallab [association féministe et islamiste]. Son clip sur la Palestine a été tourné et sponsorisé par le CBSP, organisation liée aux frères musulmans, classée parmi les organisations terroristes aux USA et au Canada. Le CBSP [Committee of Charity and Help to the Palestinians] est une organisation qui possède des fonds considérables et les emploie à desseins. Ils ont été soupçonnés notamment d'alimenter le Hamas; ce sont des tracts de cette association qui avaient été trouvés chez les assassins d'Ilan Halimi.
Ses références ont de quoi troubler également. Le fait qu'elle fasse la promotion de Sofiane Meziani, sur son compte Instagram à destination des plus jeunes est révélateur. Fine fleur des frères musulmans, Sofiane Meziani est un intellectuel islamiste qui théorise la nécessité de lutter contre la démocratie. Une jeune femme de vingt ans passionnée de chanson ne va pas chercher des références aussi précises, issues du corpus des frères musulmans, par hasard. 

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Elle promeut également le 'hijab day', dont elle est l'une des ambassadrices depuis 2015. 
Quant à la chanson de Léonard Cohen, présentée comme la preuve de l'ouverture d'esprit de la jeune chanteuse, on peut d'autant plus y voir un calcul habile, qu'assez rapidement, en passant à la langue arabe, elle ne traduit pas les paroles de celle-ci, évacuant la dimension hébraïque et les allusions sexuelles, pour glisser vers une version qui en fait un chant religieux islamique. 

Le but du jeu est ici d'installer de la confusion: "vous voyez bien qu'elle n'est pas radicale, ni islamiste, sinon elle ne reprendrait pas un juif, ne chanterait pas 'Hallelujah" et ne serait pas maquillée". C'est ignorer que Mennel n'est pas proche des salafistes mais des frères musulmans. Quand les uns sont dans l'orthopraxie pure, les autres ont des objectifs politiques et une volonté de conquête de pouvoir affirmée. Ils savent s'adapter au contexte et brouiller les pistes. Une femme voilée qui reprend la chanson d'un juif, quoi de mieux pour faire passer la pilule. La stratégie est intelligente. Chez les frères musulmans, on a le voile coquin et glamour pendant la période de séduction et d'influence. Le durcissement vient plus tard, mais il vient toujours. 

Enfin la mise en scène de ses excuses et de sa démission est très maîtrisée, même si pas toujours bien calculée. 
Le premier message d'excuses du 5 février passe mal. Ce message, marqué par le déni, très victimaire, mettant en avant "la religion de paix et d'amour" et parlant d'incompréhension contraste avec les tweets sans empathie et complotistes rédigés au moment des attentats. 
Alors elle recommence le 6 où elle présente des excuses plus formelles. 

L'annonce de la démission, elle, est marquée du sceau de la communication pure. Ce qui est plutôt intelligent et mature, quand on est dans la tourmente, mais est rarement le fait d'une gamine d'une vingtaine d'années qui vient juste d'argumenter sur sa jeunesse, son inexpérience et sa maladresse lors d'attentats qui datent de deux ans à peine. Elle s'appuie ici sur un entourage qui maîtrise les codes de la communication de crise. Le grand art étant de transformer une démission qui n'est due qu'à tous les choix de la jeune femme, précédents et actuels, en conséquence d'attaques injustes. Elle se met en scène en victime, digne et forte alors qu'il ne tenait qu'à elle d'assumer son idéologie et de poursuivre son parcours. La jeune fille est manifestement cornaquée et réussit à renverser la situation. 
Elle prépare la séquence que l'on vit: celle qui consiste à évacuer la dimension islamiste du problème pour faire croire que ce sont les musulmans qui sont rejetés à travers la jeune chanteuse et ainsi alimenter le ressentiment communautaire.
Et une certaine presse suit, comme d'habitude… 
Au vu de tant d'indices convergents, il est assez envisageable de penser que la chanteuse a été mise sur orbite par les Frères musulmans. Ce qui ne serait dans cette hypothèse que la énième répétition d'un processus que nous connaissons bien depuis des années, pour qui s'intéresse aux techniques dont usent les Frères. 
Pourtant, si on daigne faire preuve de bon sens, la question de savoir si Mennel est ou non proche des islamistes se résout rapidement. Imaginez qu'une jeune candidate de The Voice partage du Henry de Lesquen, du Marion Maréchal Le Pen et du Bruno Gollnisch, qu'elle participe à des opérations saucissons-pinards, soutienne Alain Soral et diffuse sur instagram les œuvres d'Alain de Benoist, vous poseriez-vous vraiment la question de savoir si elle est proche du FN ? Non. Et bien c'est pareil. A la fin, quand ça vit dans l'eau, que ça nage, que ça a des écailles, des nageoires, des branchies, il y a des chances que cela soit un poisson. 

La meilleure défense, c'est l'attaque 

Pour faire de la jeune chanteuse, non la responsable de ses choix, mais une victime de l'intolérance, il fallait d'abord occulter toute une partie de la réalité et cacher un certain nombre de faits, mais aussi trouver les coupables idéaux, ceux que l'on peut sans risque donner à haïr. En premier lieu vient l'extrême-droite. Et il est vrai que celle-ci a attaqué violemment la jeune femme. Mais tout de suite après, ce sont les laïques qui sont jetés en pâture. Bien sûr, ils ne sont pas qualifiés ainsi, dans la tribune de Libération, on manie l'insulte conventionnellement acceptée de "laïcard". Or, les laïques n'ont jamais demandé l'éviction de la chanteuse de The Voice, en revanche ils considéraient qu'il était important de savoir d'où elle parle. On peut facilement imaginer qu'une chanteuse proche de l'extrême-droite aurait été mise en cause du fait de son idéologie de la même façon. Pourquoi? Parce que l'immense notoriété apportée par The Voice est une manne en matière de propagande. Et quand on a été collaborateur politique, comme ce professeur de philosophie l'a été, on sait comment on met en place des stratégies d'influence. Une grande fierté des organisations politiques est d'arriver à placer des militants dans des émissions télé en les faisant passer pour de simples citoyens [et les journalistes n'y voient que du bleu ?]. La parole est vue comme représentative de celle des Français quand elle a été calibrée et orientée pour servir un camp. 
Par ailleurs, cette stratégie d'entrisme des frères musulmans ou des Indigènes de la république est récurrente. En général ces proches des islamistes ou militants indigénistes sont présentés comme militants antiracistes, féministes, comme simples citoyens ou universitaires, mais jamais leur appartenance aux frères musulmans ou au PIR n'est dite par les journalistes dont c'est pourtant le métier. C'est ainsi que les Wiam Berhouma, Attika Trabelsi et autres Rokhaya Diallo font passer de la pure propagande pour de l'analyse objective ou du témoignage spontané. Ce genre de manipulation fut récurrent dans 'Des paroles et des actes' sur France 2. On comprend donc l'intérêt à instrumentaliser une jeune femme si belle et talentueuse pour en faire une ambassadrice glamour de ses objectifs politiques. Et les frères musulmans étant bien plus politiques que religieux, la communication passe avant l'orthopraxie en phase de séduction. Après, c'est une autre affaire. 

Se taire ou dénoncer 

Résultat de recherche d'images pour "tweet Mennel"Voilà pourquoi cette histoire n'est pas aussi simple que l'auteur de la tribune voudrait le faire croire. Pourtant, si cette posture de Tartuffe qui soutient le plus gros de ses accusations en passant des faits avérés sous silence pour se présenter en parangon de pureté et de tolérance est plus que gênante, il n'en reste pas moins qu'une observation, fort juste, mérite que l'on s'y arrête. Le fait que cette histoire sera instrumentalisée par ceux qui dans les quartiers cultivent la haine de la France et le prosélytisme religieux, afin de continuer leur œuvre séparatiste. Outre que c'est reconnaître qu'un travail de propagande politico-religieux est fait dans les quartiers, ce qui accrédite le travail d'entrisme et de radicalisation, Mennel devient sous la plume du jeune professeur exalté "une partie de la jeunesse de France à qui l'on refuse sa part de France". Encore une belle inversion de la causalité. 
La jeune femme est un vecteur idéologique et si une partie de la jeunesse de France est séduite par l'islamisme radical, il était peut-être important que la jeune femme n'acquière pas en plus de la notoriété, une forme de reconnaissance publique qu'elle aurait mise au service de son idéologie. Cette zone de flou où l'on passe de l'acceptable au radical, est la porte d'entrée vers l'intégrisme religieux et l'activisme politique. 

Alors, fermer les yeux au nom de la paix sociale? Dénoncer les manipulations au risque de voir ceux qui les mettent en place entonner l'air de la persécution? Le choix est piégé et cette histoire est du perdant-perdant. D'ores et déjà elle est instrumentalisée pour manipuler les jeunes influençables. En partant, la jeune femme s'offre une aura de martyr [plus indiscutable si elle avait été chassée], alors qu'elle n'est comptable que de ses choix et l'identification victimaire joue à plein ; en restant, elle aurait accompli son œuvre de prosélytisme par visibilité et se serait servie de sa notoriété pour diffuser les thèses islamistes auxquels elle adhère. Dans les deux cas, la manipulation fonctionne. 
En revanche si l'islamistosphère est en train d'entraîner dans sa mouvance une jeunesse de plus en plus importante, le constat ne doit pas nous laisser indifférents. Mennel, même si elle n'est pas d'un milieu défavorisé, est représentative de l'extension de cette zone grise qui va des Indigènes de la République aux islamo-gauchistes et même jusqu'aux différentes obédiences islamistes. Cette zone de flou où l'on passe de l'acceptable au radical, est la porte d'entrée vers l'intégrisme religieux et l'activisme politique. Cette jeunesse manipulée, infusée dans les mosquées, séduite via les associations islamistes ou instrumentalisée via les réseaux sociaux est de plus en plus nombreuse. 
Selon l'enquête de l'Institut Montaigne de 2016, 50 % des 15/25 ans parmi les musulmans de France auraient adopté un système de valeurs clairement opposé à celui de la République. La jeune chanteuse n'est pas un déclencheur, elle est un symptôme. Car de tels résultats ne sauraient seulement s'expliquer par un certain nombre de difficultés sociales dont la réalité ne doit cependant pas être niée; ils sont le produit d'un travail politique. Cette radicalisation n'est pas fille du racisme, mais fruit de la propagande active menée par les officines islamistes [la presse et l'école ne peuvent d'ailleurs être blanchies]. Cela est su, mesuré, mais cette dimension prosélyte est tue dans l'article. 

Chez tous les jeunes, le besoin de croire et la quête de sens sont réels ; or, faute de savoir faire partager des valeurs universelles basées sur la foi en l'égalité des hommes, nous ne savons plus les intégrer à ce monde commun qui est celui de la citoyenneté, de l'altérité et de la solidarité. Certains se sentent abandonnés et essaient de se réinventer loin d'une sphère publique et d'une activité politique, réduite par ceux qui devraient en incarner les beautés, à un espace de consommation et de gestion; d'autres sont livrés à la prédation d'une idéologie obscurantiste, complotiste, séparatiste et inégalitaire qui poursuit ses propres objectifs. Dans les deux cas, nous sommes face à l'échec d'intégration au monde commun, à cet héritage qui est autant un legs, qu'une manière de vivre et un projet d'avenir. Et cet échec concerne une grande partie de la jeunesse, qu'elle vienne d'ici ou d'ailleurs. 
Résultat de recherche d'images pour "tweet Mennel"Elle nous concerne en tant que peuple quand elle aboutit à nourrir un séparatisme entre des communautés qui se définissent par la haine qu'elles se portent. Le commencement de ce travail de détachement, on y assiste dans la multiplication des revendications de séparatisme racial (les manifestations interdites aux blancs), dans le refus de séparer la peau de la chemise (celles qui revendiquent le voile s'assimilent à leur vêtement: elles "sont" leur voile, il est indissociable de leur personne, il les incarne et les définit), dans des revendications qui, sous prétexte d'être culturelles, remettent en cause notre contrat social. 

Cela ne peut qu'exacerber les tensions internes à la société. Et le refus des gouvernants [à l'écoute de la presse et des instituts] d'affronter ces thèmes ne fait que faire bouillir plus fort le chaudron. La tolérance, quand en face se dresse un ennemi dont l'idéologie vise à détruire ce que nous sommes, n'est que le faux nez de la lâcheté et de l'abandon. 
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Mennel chantant 'Souris Palestine'
Une vraie question nous est posée à travers cette histoire et nous n'avons pas le droit de nous en laver les mains. Combien de jeunes aujourd'hui grandissent dans le ressentiment et sont captifs de discours simplificateurs et haineux parce que nous ne savons pas leur faire partager nos principes émancipateurs [parce que nous y avons renoncé en cédant au multi-culturalisme et au communautarisme], ni faire respecter nos lois et ce que nous sommes? Nos élites les ont oubliés, nos politiques ne savent pas en parler, nos institutions ne savent plus les incarner, les citoyens ne savent plus les défendre. Il y a toujours un écart entre la promesse républicaine et sa réalité. Mais là, cet écart normal est instrumentalisé par une idéologie totalitaire et agressive pour détruire toutes les richesses que porte cette promesse. Comme le dit très bien Dominique Schnapper: "Il faut justement analyser et dénoncer les manquements aux pratiques démocratiques (…). Mais on ne doit pas non plus juger comme sans effet l'affirmation de valeurs collectives qui fondent la légitimité de l'ordre politique ni les rejeter sous l'argument - vrai - qu'elles ont été et restent souvent mal appliquées ou même trahies". 

Affirmer l'égalité en droit de tous les êtres humains ne supprime pas d'un coup de baguette magique le sexisme ni le racisme, mais il permet de changer les mentalités, d'éduquer différemment les enfants, produit des effets en droit… Pour autant, il faudra lutter pour toujours essayer de rapprocher la promesse de sa traduction dans les faits. C'est aussi cela, la politique. Alors il va falloir réapprendre à s'aimer, à aimer ce que l'on est [en être fiers de nous et non plus honteux (notamment de notre époque coloniale) ], pour pouvoir l'offrir en partage, le rendre à nouveau désirable et donc le transmettre il faudra réapprendre, renouer les liens, empêcher d'autres Mennel de tomber entre des mains mal intentionnées mais habiles. 

Rappeler aussi aux grandes consciences qui ne s'épanouissent que dans la dénonciation, qu'en niant ce qui se passe sous leurs yeux, l'entrisme dans les quartiers et la diffusion de l'islamisme, c'est une partie de notre jeunesse qu'elles envoient dans le mur. Voilà pourquoi je pense que se taire, choisir la censure en espérant que cela fera disparaître le problème est le pire choix. La tolérance ne réglera pas tout. 
Car la tolérance, quand en face se dresse un ennemi dont l'idéologie vise à détruire ce que nous sommes et qui instrumentalise une jeunesse perdue pour arriver à ses fins, n'est que le faux nez de la lâcheté et de l'abandon.

Mennel et ses protecteurs de l'intérieur

Clément Viktorovic s'en prend violemment au journaliste Ivan Rioufol

Ils débattaient du sujet de la candidate d'origine syrienne du télé-crochet 'The Voice' sur TF1, Mennel, au cœur d'une vive polémique après que des tweets complotistes publiés par la jeune islamiste après l'attentat de Nice ont refait surface.
Tandis qu'Ivan Rioufol estime que chanter avec un voile est un acte politique, Clément Viktorovitch l'accuse de multiplier les amalgames. Il considère que le voile est avant tout un objet religieux et qu'on ne peut pas savoir s'il y avait une volonté politique derrière cela. 
Et de vociférer : "Mais c'est incroyable, je n'ai pas pu terminer une phrase Ivan Rioufol ! Vous êtes à ce point-là terrorisé de mes paroles que vous ne voulez pas me laisser finir", a asséné le chroniqueur éperdu de colère. 
"Je suis indigné de votre endormissement!", lui a répliqué le journaliste. "En fait, vous piétinez la liberté d'expression", a lancé Clément Viktorovitch, amateur de grands mots.
VOIR et ENTENDRE l'islamo-gauchiste bondir sur son siège et éructer en direction de son contradicteur, entendant bien avoir le dernier mot :


Claude Askolovich est au nombre des infiltrés à la solde des Frères musulmans, preuve que l'unité nationale reste à faire.
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Le journaliste (slate.fr et France Inter) apporte son soutien à Mennel, en dépit d'anciens statuts Facebook de la candidate postés en juillet 2016, après les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray et effacés depuis, 
Résultat de recherche d'images pour "mennel tweet"où elle a notamment accusé le gouvernement d'être "les vrais terroristes" et mis en doute l'attentat de Nice.
Plusieurs captures d'écran montrent en outre qu'elle partageait sur Facebook des publications de l'islamologue Tariq Ramadan ou de Dieudonné.
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Toutes ces sournoiseries recommandées par le Coran (taqiyya) sont balayées d'un coup de gueule par le journaliste de France Inter qui affirme:

"Je ne sais pas si je vous l'ai dit, mais cette jeune chanteuse, Mennel, est magnifique, et je connais peu d'individus qui n'ont jamais pensé ou dit de bêtises dans leur vie, sous le coup de la colère, de la jeunesse [elle est adulte avec le droit de vote] ou des préjugés.."
En février 2017, le soutien qu'apporta  - déjà - Claude Askolovitck à d'anciens tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes de Mehdi Meklat, ancien de France Inter et figure du Bondy Blog suscita l'indignation des réseaux sociaux et même de la presse. Le quinqua  - qui dut quitter Le Point du fait de son parti-pris pro-musulman (il regrette le manque de place accordée à l'islam en France et s'oppose au durcissement de la laïcité) - prit le parti de Meklat sur twitter en ces termes: "Un gamin qui tweetait des blagues Nazes pour tester sa provo est moins immonde que ceux qui utilisent ses conneries passées", puis écrivit un long texte sur Slate, 'L'impossible vérité de Mehdi Meklat', où il s'interrogea sur la double identité de Meklat et les hypocrisies de cette polémique. Claude Askolovitch fut alors taclé par Martine Gozlan dans Marianne : "On croit rêver, c’est à crever. La haine crève l’écran et ils ne veulent pas la voir" et par l'ancien directeur de France Inter Philippe Val, qui reprocha de défendre " l'indéfendable". Le Parisien révéla que, depuis au moins l'année 2012, Meklat postait régulièrement ce genre de tweets, y associant les noms de journalistes connus comme Audrey Crespo-Mara, Mouloud Achour ou Caroline Fourest.
Si "les gens" ne voyaient dans l'apparition de la militante voilée qu'une affaire de prosélytisme religieux, des piliers des media dominants francophobes, islamo-collabos et immigrationnistes, comme les anti-sionistes et pro-palestiniens Askolovitch ou le franco-ukrainien Glucksmann (fils de..., détenteur d'un simple diplôme de l'IEP, qui vota Benoît Hamon, père du fils de la journaliste franco-libanaise Hala Salamé), ont réussi à leur ouvrir les yeux croyant défendre la chanteuse bec et ongles, ils évoquent le chanteur israélien Amir - qui ne porte pourtant pas la kippa pour chanter - et exigent le départ d’Eric Zemmour, la vraie bête noire du système.
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Le choix des photos n'est pas anodin

Le 
rhétoricien officiel des media, le petit roquet pincé Viktorovitch, n'est-il pas pourfendeur des amalgames de mauvais aloi ?

dimanche 1 mars 2015

France 2 invite le sulfureux Edwy Plenel à l'émission de Ruquier et Caron

Edwy Plenel-Tariq Ramadan, entre démocratie et charia
Le pluralisme existe-t-il sur le service public ? 
Marine Le Pen, 25%, exclue; NPA, 0,02%, invité d'OMPC

Plus particulièrement chargé des questions internationales, le journaliste Régis Soubrouillard a écrit ces lignes pour Marianne, le samedi 24 Janvier 2015:

Plenel, à gauche, Ramadan, à  droite,
tous deux dissimulés derrière soit sa moustache, soit sa main...

I
l y a tout juste une semaine, à Brétigny-sur-Orge [Essonne], le prédicateur [imam?] Tariq Ramadan et Edwy Plenel [trotskiste, anarcho-révolutionnaire, Gauche anticapitaliste, comme le NPA] participaient à un dîner-débat à l'invitation d'une association pour l'insertion des jeunes de banlieue et d'un tour operator spécialisé dans les pèlerinages à la Mecque. Les deux intervenants ont déroulé leur partition. Tariq Ramadan se lançant dans un long prêche communautaire en vue de conseiller l'audience sur le comportement à adopter compte tenu de l'actualité, Edwy Plenel en défenseur de la liberté d'expression laissera échapper des propos plus ambigus qu'il n'y paraît...


Dans son dernier roman, Michel Houellebecq met furtivement en scène l’islamologue suisse Tariq Ramadan, adepte d’une « charia novatrice voire révolutionnaire » en course pour la présidentielle. Malheureusement pour lui, Tariq Ramadan verra ses ambitions politiques plombées par ce que l’auteur appelle « ses accointances trotskistes ». C’est finalement son rival, alliée à l'ensemble de la classe politique contre Marine Le Pen, qui accédera au poste suprême dans la fiction « houellebecquienne ».
Et si le rapprochement entre l’islamiste « moderne » et les trotskistes avait finalement eu lieu samedi dernier à Brétigny-sur-Orge ? En pleine tournée promotionnelle pour son dernier livre 'Pour les musulmans', Edwy Plenel débattait en effet avec Tariq Ramadan qui publie lui 'De l'islam et des musulmans'. Une conférence-débat organisée par une association pour l'insertion des jeunes de banlieue et... France Manassik, un tour operator spécialisé dans les pèlerinages à La Mecque. 


Perçu par certains comme le « gendre idéal de l’islam », Tariq Ramadan cultive depuis longtemps un discours ambigu sur l’islam fondamentaliste, une dénonciation du bout des lèvres qui vise toujours un autre responsable. Faut-il rappeler sa réaction face à l'enlèvement des jeunes filles au Nigéria par les terroristes de Boko Haram [mouvement salafiste djihadiste]? Il le condamnera… pour mieux pointer la responsabilité de l’Occident coupable de ne réagir qu’« à des exactions de cette nature sur le plan émotif » encourageant les terroristes à agir de la sorte. Une dialectique largement en vogue dans les milieux de la sociologie d’extrême gauche qui nous explique encore aujourd’hui très sérieusement que le terrorisme islamiste n’est que la conséquence du racisme des Occidentaux. Tariq Ramadan refusera également de condamner la lapidation en Arabie saoudite se limitant à proposer « un moratoire », pendant lequel il faudrait arrêter de « jeter la pierre à la femme adultère » comme le chantait Brassens.

Ses réactions sur l’attentat de Charlie Hebdo vont dans le même sensmême s'il s'en défend sur sa page Facebook. Tariq Ramadan condamne en désignant le véritable responsable selon lui : les services de renseignement. « On a entendu hier [que les frères Kouachi] ont oublié leurs cartes d’identité dans la voiture, deux cartes d’identité... d’un côté tant de sophistication, de l’autre tant de stupidité... Nous devons demander qui sont ces gens, nous devons demander comment ils ont été en capacité de faire cela (...) Nous devons creuser, aller plus profond; nous devons demander quelles sont leurs connexions, quel est le rôle des services secrets dans toute cette affaire, où sont-ils, comment cela a-t-il pu se passer de cette manière (...) nous devons condamner, mais nous ne devons pas être naïfs ».

Quelle utilité d’évoquer le « rôle » des services secrets quand il semble que leur principale faute est peut-être de n'en avoir joué précisément aucun. Des allusions complotistes du même type se répandent sur les réseaux sociaux depuis plus de dix jours et Jean-Marie Le Pen s'en est d'ailleurs fait l'écho dans un journal russe. Tariq Ramadan pioche donc là aux meilleures sources...

L'alliance de la République démocratique et de la charia

Aucune duplicité, en fait, comme le notaient déjà en 2003 la philosophe Cynthia Fleury et l’essayiste Emmanuel Lemieux dans un texte lumineux paru dans Libération sur « l’entrisme de Tariq Ramadan » qualifié de « gramsciste islamiste » [du nom d'Antonio Gramsci, marxiste, membre fondateur du Parti communiste italien]: « Cessons de dire que Tariq Ramadan est "ambivalent". Il est très clair. Il veut un "citoyen musulman", qui rende des comptes à la fois à la République démocratique et à la charia [dans un premier temps]. C'est théoriquement impossible, car ces systèmes ne souffrent aucune concurrence : ils sont par définition exclusifs l'un de l'autre. Gardons-nous de les harmoniser... ou alors, avouons tout aussi clairement que nous sommes las des libertés, des égalités, des dignités chèrement gagnées au cours de notre histoire. (…) Pour déconstruire la "spiritualité" de Tariq Ramadan, il faut rappeler qu'il désire qu'elle fasse "autorité" sur la société ; que son "espace de témoignage" n'a rien d'un lieu de débats entre non-musulmans et musulmans, mais tout d'une islamisation de l'Occident, véritable nom de l'occidentalisation de l'islam ».

Dans son échange avec le fondateur de Mediapart, le prédicateur Tariq Ramadan qui dénonçait donc les émotions occidentales lors de l’enlèvement des jeunes nigérianes par Boko Haram, se lancera justement dans un long discours sur l’émotion : « Il faut savoir répondre aux émotions. La France a besoin aujourd’hui de gens ouverts de cœur, calme d’esprit » [prêche-t-il posément]. C’est en chef d'état-major que Tariq Ramadan s’adresse à son public et lui explique comment se comporter afin d’adopter « une nouvelle stratégie » face à l’émotion médiatique, usant et abusant d’un « nous » tellement communautaire qu’il prend des airs troublants de prêche, validant encore une fois la thèse de Fleury et Lemieux.

En l’espèce, Tariq Ramadan est un virtuose, formé aux meilleures écoles, petit-fils du fondateur des Frères musulmans [financés par le Qatar et l'Arabie saoudite, dénoncés par Plenel au cours de l'émission ONPC du 28 février] et surtout adepte de Youssef Qaradawi, l’un des prédicateurs les plus influents parmi l'organisation islamiste des Frères musulmans. Un égyptien exilé au Qatar qui doit faire avec un mandat d’arrêt lancé contre lui par Interpol par l’Egypte pour incitation au meurtre. Ramadan, que certains imaginent en successeur de Qaradawi, a, lui, toujours ses entrées dans la pétromonarchie qui finance sa chaire à l’université d’Oxford et dans laquelle il dirige également un Centre de recherche sur la législation islamique et l’éthique (le site a une version française). Le Qatar — pays avec lequel Mediapart n'est pas tendre — qui avec l’Arabie Saoudite, et même si Laurent Fabius ne veut rien en savoir, reste l’un des grands « incubateurs » du fondamentalisme islamiste.

Le chercheur Gilles Kepel avait cherché à situer le positionnement de Tariq Ramadan : la « wassatiya » ou l’art du « juste milieu ». Une sorte de centrisme islamiste qui nécessite forcément une modération de son discours en fonction du public, d’où ses livres avec Edgar Morin, preuve éclatante de cette pratique de l’entrisme.

Nous ne ferons pas injure à Edwy Plenel de le soupçonner d’avoir été dupé par Tariq Ramadan. 

Depuis Lionel Jospin, chacun connaît le talent inégalé des anciens trotskistes en matière d’entrisme... Le fondateur de Mediapart usera néanmoins d’un argument curieux sur Twitter pour faire de Ramadan un interlocuteur bien sous tous rapports. Il expliquera en effet que le livre Déviances et incohérences chez les penseurs de la décadence, un ouvrage qui réfute les thèses de Ramadan, avait été retrouvé chez le terroriste Amedi Coulibaly. On a vu plus convaincant comme tentative de réhabilitation...


Durant cette conférence où, comme Causeur l’avait révélé, l’un des tour-operators spécialisés dans les pélerinages, proposait de gagner un voyage à La Mecque, Edwy Plenel citera à plusieurs reprises Charles Péguy, un écrivain brillant, socialiste et dreyfusard, républicain et catholique mystique.
Edwy Plenel le citera deux fois : « Parce qu’ils n’ont pas le courage d’être du monde, ils croient qu’ils sont de dieu ». Ce sont alors, les phrases d’un Péguy catholique à l’égard des intégristes de sa famille que Plenel adresse à la salle. Mais du même Péguy, Plenel retiendra une autre phase, plus ambiguë : « On ne refonde aucune culture sur la dérision ». Une phrase de Péguy régulièrement citée pour dénoncer une forme « d'intégrisme de la rigolade » de nos sociétés médiatiques. Ce qui n'est pas tout à fait faux. Mais à l’époque, Péguy fait en fait allusion au journal d’extrême droite l’Action française, antisémite et défenseur d’une idéologie de la race pure qui s’oppose également violemment à la démocratie, à la République et aux engagements dreyfusards de Péguy.

Interrogé par Marianne sur le sens de cette
citation que l’on pourrait interpréter comme visant Charlie Hebdo, Edwy Plenel nous répondra par texto que « le débat à Bretigny a duré trois heures, la liberté d’expression y a été défendue sans ambiguïté aucune par les intervenants. Droit à la caricature compris. Ma référence à Péguy vise ceux politiques et médias qui, dans l’espace public, se permettent de stigmatiser au nom de l’origine, de la culture, de la croyance une partie de notre peuple. Bref Zemmour & Co et toute cette violence de parole xénophobe et raciste dont l’alibi est la transgression médiatique ».

Au téléphone, tentant de faire remarquer à Edwy Plenel que
Zemmour ne donne ni dans la dérision, ni dans le sarcasme, que les événements de Charlie Hebdo avaient au moins démontré une chose, que l'islamisme totalitaire [pléonasme] ne supporte ni la dérision, ni le sarcasme, et que face à un public de culture musulmane, le sujet d’actualité semblait plus être Charlie Hebdo que les dernières zemmoureries, le fondateur de Mediapart niera s’adresser à un « public musulman » : « Je m’adresse à des Français qui viennent écouter une conférence à laquelle vous n’étiez pas durant laquelle la liberté d’expression et le droit à la caricature sans haine ont été défendus sans ambiguïtés ».

Dont acte. Edwy Plenel ne nous enlèvera pas de l’idée qu’une conférence débat avec Tariq Ramadan, durant laquelle un tour operator propose de remporter un voyage à La Mecque attire sans doute plus — soyons prudents — une population de culture musulmane. Et en ces temps sensibles, le sujet qui fait débat en matière de dérision et de sarcasme porte plus sur Charlie Hebdo. Nous n’aurons malheureusement pas eu le loisir de poser la question à Edwy Plenel des thèmes abordés par le public pendant la soirée, ni de lui demander son avis sur les
liens de Tariq Ramadan avec l'organisation islamiste des Frères musulmans, le Qatar ou sur la compatibilité entre charia et démocratie. A ce moment précis, il avait déjà raccroché, nous laissant à ce qu’il appellera nos « obsessions ». 

Il faut croire qu'Edwy Plenel les partage en partie. Après notre appel, sur France culture [radio de service public où il a micro ouvert, grâce au SNJ], il consacrait une chronique précisément à ces deux citations de Charles Péguy. Jeudi, toujours aussi ambigu, au « Petit journal » de Canal+ — la
chaîne qui incarne précisément cet intégrisme de la rigolade [voire de la poilade]... — Edwy Plenel sera incapable de délivrer une parole claire sur les unes, choquantes ou non, de Charlie Hebdo comme le fera remarquer Daniel Schneidermann, tournant autour du pot, éludant les questions sur le sujet : « Moi, je ne suis pas choqué... Ça ne me concerne pas... Mais je ne pense pas que dans le débat public, on puisse tout prendre à la rigolade, à l'ironie, à la moquerie. Dans ce moment de solidarité avec les caricaturistes, je les défends, je les soutiens, mais la haine ne peut pas avoir l'excuse de l'humour, et la moquerie est condamnable si elle s'attaque à des gens, à des identités ». Certains appelleront sans doute ça de la nuance mais une demi-vérité est parfois pire qu'un mensonge entier.

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jeudi 12 février 2015

"Retraite-chapeau": Hollande nomme préfet "hors cadre" le chef de cabinet de... M. Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l'exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.
blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire
de Manuel Valls,d'Evry à Matignon
Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque 
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d'Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi. 

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de "préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement", "sur proposition du ministre de l'Intérieur", c'est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu. 

Un préfet hors-sol 
Cette promotion "hors cadre" dans "la préfectorale" signifie que le bénéficiaire n'est nullement affecté à un département, comme c'est le cas de la plupart des autres préfets.

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l'Etat... 
En tant que chef de cabinet à Matignon - fonction subalterne au poste de directeur de cabinet - Sébastien Gros veille notamment à l'organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo...

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d'entrisme
Gros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l'Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste. 

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à... Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls. 

Une carrière éclair faite de protections 


Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en "administration du politique", mais devint Gros avec un master "Recherche en sociologie du droit", délivré à... Evry  (Université d'Évry-Val d'Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011. 

Matignon se défend 
"C'est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique", raconte-t-on dans l'entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros "a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique", insiste-t-on. Il est par ailleurs "d'usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient", se justifie-t-on encore à Matignon. 

Sa rémunération à 5.162 euros bruts 
-pour commencer et sans prendre en compte les années d'ancienneté- viendra se substituer, et non s'ajouter à celle de membre de cabinet. Perd-il au change ? A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui, plus stable, de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l'heure de... la retraite. 

Pas de changement à attendre avec Hollande 

Nicolas Sarkozy s'était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu'il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget. Aujourd'hui, ils s'en prévalent pour continuer... Ainsi, les chantres de l'exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement... après-guerre. 

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin 
Ces nominations de "faux préfets" ou de "préfets fantômes" se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.

blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l'Élysée en 1981, s'était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de "préfets en mission de service public" relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l'effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs. Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d'être élu sénateur, député ou l'âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d'échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l'Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d'une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République. 

 Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l'existence:


- Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n'avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier. 

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)
- Michel Vauzelledirecteur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985). Préfet honoraire depuis le 15 août 2010.
Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007. Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat... 
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n'y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate. 
Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d'un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d'un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d'entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. Mais la moralisation de la vie politique promise par Hollande attend donc toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets...Un ou plusieurs faux préfets, chargés d'une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d'avoir rendu certains services ou d'un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l'Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains...