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mardi 17 décembre 2019

Philippe, complice de Delevoye: Edouard savait!

Matignon nie avoir su quoi que ce soit du cumul des mandats de Delevoye

Le secrétariat général du gouvernement était informé de la situation de cumul des mandats de Jean-Paul Delevoye, affirme Le Monde


Le gouvernement croule sous les "erreurs." 
Architecte de la contestée réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye a donné sa démission au gouvernement, ce lundi 16 décembre, malgré le soutien du premier ministre qui s'est porté garant de sa "bonne foi", au risque d'attirer le soupçon sur sa personne et ses services après des révélations infamantes sur sa dissimulation de revenus sur sa déclaration d’intérêt à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

La HATVP n'est pas la seule organisation à avoir failli à sa tâche
L’ancien haut-commissaire aux retraites avait oublié de mentionner treize ou quatorze  mandats, sans que les experts de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ne décèlent la moindre anomalie. Pourtant, dans sa première déclaration remise au moment de sa nomination, Jean-Paul Delevoye n’en avait déclaré que trois. 

L’un de ses mandats cumulés apparaît contraire à la Constitution puisque l’ancien "monsieur retraite" était rémunéré pour son rôle de président d’honneur de Parallaxe, un think tank adossé à un groupe d’enseignement supérieur (IGS)

Le secrétariat général de Matignon était informé de ce  cumul dès 2017

Le journal Le Monde précise ce mardi que le SGG "avait fait l’objet d’une décision validée par Matignon, sans qu’il y en ait toutefois de trace écrite” : volonté de dissimulation ou "légèreté coupable", la même qui a conduit Delevoye à la démission, tandis que l'Edouard resterait en poste à Matignon, droit dans ses bottes crottées. 

Dans le courant de la matinée, l'AFP a reçu mission de parler au nom de Matignon  : l’entourage du grand escogriffe a chargé l'agence de presse (libre et indépendante) de transmettre son accusation : Jean-Paul Delevoye n’a  pas informé le gouvernement de son activité rémunérée.
"En même temps", Matignon assure qu’il n’y a eu "aucun manquement" pour autant. Faut-il ainsi sauver le soldat Philippe ?

La situation de l’ancien ministre aurait pourtant fait l’objet d’un "contrôle express qui s’applique désormais, par sécurité, à tous les ministres pressentis,” selon Le Monde.
Les se

Le quotidien insinue donc que le secrétariat général de Matignon, a fait de la rétention d'information 

Le secrétaire général du SGG, Marc Guillaume (depuis 2015), et Philippe ont couvert Delevoye, puisque ce conseiller d'Etat est rattaché au premier ministre. Ce haut-fonctionnaire serait d'ailleurs un "très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne", membre du comité directeur de l’Institut Montaigne, groupe d'influence libéral. 
"Pourtant Donc, rien ne se passe. M. Delevoye prend ses fonctions [au gouvernement, auprès d'Agnès Buzyn] en continuant d’être payé par le privé”, explique Le Monde. 

"Ma situation avait été validée en 2017, je n’ai pas pensé qu’il y aurait un problème, assure ce vieux routier de la politique, au Sénat, au gouvernement ou au CESE, comme président ! J’ai fait preuve d’un excès de confiance, il s’agissait d’activités dans le domaine de l’éducation”, explique l’ancien haut-commissaire, tout en refusant de rejeter la faute sur quiconque autre que lui-même.

Si Jean-Paul Delevoye aurait dû alerter le secrétariat général du gouvernement, ainsi que la Commission de déontologie de la fonction publique qui donne parfois des dérogations, ”à aucun moment les services de l’Etat n’ont servi de corde de rappel”, insiste vigoureusement le quotidien qui a contacté le SGG, sans succès. En clair, le service du premier ministre n'a pas fait son boulot et son chef est responsable. Mais Philippe s'accroche à son poste. Et Macron l'y maintient !

De son côté, Jean-Paul Delevoye s’est engagé à rembourser toutes les sommes perçues par l’IGS depuis septembre 2017. Décision digne et courageuse, mais qui ne le lave pas de sa faute, d'autant moins que c'est l'aveu de sa faute.
La HATVP se réunira ce mercredi pour décider de transmettre ou non le dossier de l’ancien ministre à la justice.
A-t-elle d'autre choix que de poursuivre ? Et ainsi de fragiliser l'Edouard ?

mardi 22 octobre 2019

Agent double à Matignon ? Un conseiller d'Edouard Philippe travaille en même temps pour Malte

A Malte, paradis fiscal, 0% sur les revenus de source internationale

Quelle est donc l'étrange mission à Malte de ce conseiller très spécial d'Edouard Philippe ?

Le Faucon maltais
Extrait du 'Faucon maltais', film de John Ford
Souci vertueux de transparence mis en veille, Sandro Gozi aurait signé un mystérieux contrat de consultant avec le chef du gouvernement maltais, sans en avoir averti le premier ministre. Le grand escogriffe demande des explications. 

Ancien secrétaire d'Etat italien chargé des Affaires européennes auprès du président socialiste du Conseil des ministres, Matteo Renzi, Sandro Gozi est un quinqua aussi indispensable qu'occupé, puisqu'il peut courir deux lièvres à la fois. Celui qui était devenu l'un des conseillers d'Edouard Philippe au mois de juillet dernier, aurait aussi travaillé pour le Premier ministre maltais Joseph Muscar et continuerait sans que l'Edouard n'en sache rien,  si la presse ne l'avait pas informé. "M. Gozi a été invité hier (lundi) par le directeur du cabinet du Premier ministre à produire des explications sur les faits allégués par plusieurs organes de presse", a confirmé Matignon au lendemain des informations du Monde, mis sur le coup par le quotidien maltais centriste Times of Malta.

Sandro Gozi aurait continue a travailler comme consultant pour le chef du gouvernement maltais, Joseph Muscat, apres son arrivee a Matignon
Sandro Gozi, comme Nathalie Loiseau, LREM,
de l’extrême droite à Emmanuel Macron
Proche de l'Edouard était même candidat LREM aux Européennes – élu en 22e position, il ne siégera que si le Royaume-Uni respecte un jour le vote populaire et quittera l'Union européenne -, Sandro Gozi est chargé de mission auprès d'Édouard Philippe pour le suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen.

Ce conseiller est-il un infiltré ?

Pendant ses années universitaires, Sandro Gozi est proche du Mouvement social italien
– Droite nationale (MSI), le parti postfasciste de Giorgio Almirante.
Sandro Gozi était un militant du 'Front de la jeunesse'. Sa carte d'adhérent est publiée par le site internet du magazine 'Il primato nazionale', qui reproduit également une photo de lui avec d'autres jeunes, ci-dessus, accompagné du secrétaire du mouvement social italien Giorgio Almirante. Mais il se justifie: "J'avais seize ans, mon meilleur ami était le secrétaire local du Front de la jeunesse. Je venais d'une famille de centre-gauche et la mienne était un acte de rébellion. Il m'a fallu très peu de choses pour comprendre que ce n'était pas mon chemin", assure l'intrigant à Adnkronos", agence de presse italienne. Il est bien connu que mon premier vote, ajoute Gozi, était en fait pour le parti républicain italien.
 Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi ex MSI"
D'autre part, il me semble que Salvini appartenait également à Leoncavallo ou que d'autres dirigeants très jeunes ont fait des choix qui ont changé au cours de sa vie".
Pour son rôle dans le gouvernement français, le collaborateur de l'Edouard  a été pointé par le centre-droit et surtout par 'Frères d’Italie', courant national-conservateur, qui ont officiellement demandé la révocation de leur citoyenneté italienne.
Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi ex MSI"
Pressé d'éclairer la représentation nationalemardi après-midi, lors des questions au gouvernement, sur l'opacité de son premier cercle,  l'Edouard a fait une réponse de Normand, faisant valoir que "tous ceux qui ont l'honneur de servir la France en travaillant au sein d'un cabinet ministériel doivent être, lorsqu'ils font l'objet d'une attaque politique, défendus par le chef du gouvernement". Mais, a-t-il ajouté, "le chef du gouvernement [comme Alain Delon, il parle de lui-même à la 3e personne !] exige d'eux une parfaite probité et le respect de toutes les règles qui s'imposent à tous ceux qui ont l'honneur de servir la France". Voilà pour la théorie, en langue de bois. 
Une chance qu'il n'ait pas envoyé paître ses interpellateurs comme il l'a fait avec une liseuse de questions de La France Insoumise à l'Assemblée. Visiblement tendu - chiffonné par cette affaire maltaise ? - il a en effet envoyé Mathilde Panot  - qui l'interrogeait sur la pauvreté en France - se faire voir au Vénézuela... Machisme ou sexisme anti-jeunes ? 

Présomption d'innocence
Sandro Gozi "a confirmé, comme il l'avait fait, par écrit, au moment de son embauche, en juillet 2019, que son emploi de cabinet à Matignon était exclusif de toute autre activité professionnelle, a fortiori pour un autre gouvernement", a assuré Matignon, attaché à la Loi de Réaffirmation des valeurs fondamentales des services publics, obligations de dignité, d’impartialité, d’intégrité, de probité, de neutralité et le respect de la laïcité, bref, à la déontologie et à la transparence de la vie publique...

"Le directeur de cabinet du Premier ministre en a pris acte et l'a invité à produire dans les plus brefs délais les pièces attestant de la fin de sa collaboration avec le gouvernement maltais au moment de son embauche afin de clore la polémique", ajoute Matignon, en déclarant que Sandro Gozi a également été prié de "justifier rapidement de l'accomplissement de ses obligations déclaratives à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique [HATVP, puisque Jean-Louis Nadal, l'ancien magistrat qui la préside, attend que les dénonciations arrivent sur son bureau], obligations sur lesquelles le Premier ministre est particulièrement vigilant". La preuve...

Sandro Gozi, contacté par l'Agence France-Presse, n'avait pas encore répondu en début d'après-midi. L'eurodéputé LR François-Xavier Bellamy a pour sa part réclamé que "les éléments évoqués par le Premier ministre soient communiqués."

Depuis la tuerie par un islamiste infiltré qui a fait quatre victimes au coeur du Renseignement français à la Préfecture de police de Paris, la Maison Poulaga,  
la vigilance de la "poule" de Castaner est prise en défaut tous les mois

Epinglé pour son inconséquence, 
Matignon est-il une pétaudière ?


Homme de confiance de l'Edouard, Sandro Gozi a signé un contrat de consultant avec le chef du gouvernement de Malte, sans en avoir averti le grand chef.

Intrigant, dépeint en "conseiller sans frontières" par Sylvie Coignard, le socialiste italien aime vanter "son approche transnationale" de la politique, ce qui le conduit tout naturellement à travailler simultanément pour plusieurs gouvernements, si on sait lire entre les lignes... Sandro Gozi réussit ainsi à travailler au cabinet du premier ministre de Macron et pour Joseph Muscat, chef du gouvernement de Malte. 

Le porte-parole de J. Muscat affirme que S. Gozi travaille pour son compte depuis juin 2018. Décoré de l’ordre national du Mérite maltais en 2016, il le " conseille sur toutes les institutions et priorités européennes dans un rôle similaire à celui qu’il a eu, ou a, avec des gouvernements et organisations européennes", selon le porte-parole, qui vante sa "vaste expérience dans le domaine". Or, Gozi a par ailleurs rejoint le cabinet d’Edouard Philippe, le 29 juillet, en tant que chargé de mission temporaire.
L'attribution entre potes de ce poste rémunéré visait à assurer aux frais de la princesse française la transition jusqu’à ce que le Royaume-Uni quitte effectivement l’Union européenne. Mais Gozi a changé plusieurs fois de version à ce sujet. 
"Il n’y a pas de conflit d’intérêts," se défend-il. Difficile de savoir ce qu'en pense la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, censée surveiller les conflits d'intérêt de ce genre, et si elle était au courant : elle refuse de communiquer. A la HAPTV, la transparence, c'est aussi simple que ça... 

Résultat de recherche d'images pour "Sandro Gozi, et Edouard Philippe,""Ce ne sont pas les mêmes missions, pas les mêmes sujets, pas le même travail. Je comprends que le transnational ne passe pas, même dans la presse, mais c’est un travail absolument régulier", a d’abord maintenu celui qui se décrit à la startup macronienne comme un "autoentrepreneur, avec un numéro de TVA". "Avec le gouvernement maltais, c’est du consulting externe sur les questions d’institutions européennes, d’immigration. Je n’ai même pas d’adresse e-mail, a-t-il raconté. A Matignon, je suis à l’intérieur du cabinet." 

Un emploi fictif à Matignon ?
Les macroniens n'ont-ils pas pourtant une haute idée de la valeur travail, toujours un dossier sur la table, jusqu'au bord de la piscine du Fort de Brégançon ?  Sandro Gozi n'a averti personne de ce double-emploi, ni Edouard Philippe, ni l'Elysée, à moins que l'un des deux soit fictif. 
Gozi avance désormais que son travail pour Malte a pris fin en juillet dernier, après son élection au parlement européen. Et Gozi n'occupera son troisième emploi qu'après le Brexit. 
La question reste posée : de quoi vit-il ? Assure-t-il une mission réelle quelque part ?

jeudi 7 février 2019

Affaire Benalla: démission forcée de la cheffe du groupe de sécurité du premier ministre (GSPM)

Marie-Elodie Poitout souhaite "écarter toute polémique" et ne pas "exposer" Edouard Philippe

La cheffe du groupe de sécurité du premier ministre (GSPM), assez impliquée pour donner sa démission, jeudi

Résultat de recherche d'images pour "Marie-Elodie Poitout police Matignon"Elle nie toutefois être liée à une conversation controversée entre Alexandre Benalla et Vincent Crase et à un enregistrement révélé par Mediapart, ont annoncé Matignon et la policière.

"Mon rôle a toujours été de protéger le premier ministre, et sûrement pas de l'exposer. C'est pourquoi j'ai demandé au premier ministre de quitter mes fonctions de cheffe du GSPM", a affirmé la commissaire divisionnaire, Marie-Elodie Poitout, photo ci-dessus, dans une brève déclaration écrite.

"Je maintiens ne jamais avoir vu MM. Benalla et Crase ensemble ni à mon domicile, ni ailleurs et confirme n'avoir aucun lien avec les enregistrements dont parle la presse. Je n'ai jamais rencontré M. Crase", a-t-elle réaffirmé.

Mediapart a publié  des extraits sonores d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase en date du 26 juillet

Cette publication intervient quatre jours après leur mise en examen dans l'affaire des violences du 1er-Mai et en violation de leur contrôle judiciaire.

Après la publication de l'article de Mediapart, le 31 janvier, des journalistes ont tenté de vérifier auprès de Matignon des rumeurs selon lesquelles cette conversation avait été enregistrée au domicile de Mme Poitout.

Questionnée par Matignon, la cheffe du GSPM avait alors admis avoir rencontré M. Benalla fin juillet, avec son compagnon Chokri Wakrim, à leur domicile, selon une lettre datée du 1er février du directeur de cabinet de Matignon, Benoît Ribadeau-Dumas, au procureur de la République de Paris.

Patronne du groupe chargé de la sécurité rapprochée du premier ministre, Edouard Philippe, la policière n'avait pas informé le cabinet de cette rencontre avec M. Benalla jusqu'à ce moment, s'accordent à dire diverses sources.

Suite à des informations de presse la concernant, la policière a été reçue jeudi par le premier ministre et "a maintenu l'intégralité des propos qu'elle a tenus depuis la semaine dernière en réponse aux questions de la presse, démentant notamment être d'une quelconque façon liée à une rencontre entre MM. Benalla et Crase fin juillet", selon le compte-rendu de Matignon.

"Toutefois, consciente de la sensibilité de sa fonction et soucieuse d'écarter toute polémique, la cheffe du GSPM a demandé au premier ministre d'être affectée sur une autre mission au sein du ministère de l'Intérieur", ce qu'a accepté l'Edouard, selon la même source, qui n'indique pas si c'est une promotion...
Edouard Philippe a salué "le très grand professionnalisme dont la cheffe du GSPM a fait preuve depuis le premier jour de sa mission à ses côtes jusqu'à la décision de ce jour". Et jusqu'à la preuve du contraire...

C'est sur la base de la lettre de B. Ribadeau-Dumas que le Parquet a ouvert ce week-end une enquête pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations", ainsi que pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

Suite logique à cette ouverture d'enquête, deux magistrats du Parquet et trois policiers ont tenté lundi de perquisitionner les locaux de Mediapart, pour se faire remettre les enregistrements, une initiative vivement dénoncée par le site d'information révolutionnaire trotskiste, plusieurs media et l'opposition comme une atteinte au secret des sources des journalistes.
Ainsi, Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières, a évoqué une "pression inacceptable sur le journalisme d'investigation" :


Et le Washington Post rappelle que le chef de l'Etat a accusé les media de ne pas chercher la vérité dans l'affaire Benalla et vient de signer "la loi anti-fake news" considérée par nombre de journalistes comme étant dangereuse pour la liberté d'expression.

"Le pouvoir prêté à M. Benalla a entraîné des dysfonctionnements en chaîne à tous les niveaux de l'Etat", a réagi le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, co-rapporteur de la commission d'enquête du Sénat sur l'affaire Benalla. "Jusqu'à maintenant Matignon était épargné, il ne l'est plus", a-t-il souligné.

lundi 5 novembre 2018

Un garde républicain a été retrouvé mort à Matignon, ce jour

"La thèse du suicide est privilégiée" 

Ce gendarme de 45 ans, marié et père de famille, était affecté aux services de vidéosurveillance du commandement militaire de Matignon.



Le corps sans vie de ce garde républicain a été découvert lundi dans l'enceinte de l'Hôtel de Matignon, son arme à son côté, ont annoncé les services du premier ministre, Edouard Philippe. L'Inspection générale de la gendarmerie nationale a été saisie, précise Matignon dans un communiqué.

"Informé en Nouvelle-Calédonie de cet événement tragique, le Premier ministre adresse à la famille du défunt ses plus sincères condoléances. 
Il en a profité pour prononcer des mots de soutien aux collègues du gendarme décédé, ainsi qu'à l'ensemble du personnel de Matignon", poursuit le communiqué. 

Le militaire s'est donné la mort avec son arme de service lundi matin "vers 9h30 - 10h00", précise-t-on.
Garde républicaineLe garde républicain est un officier ou un sous-officier de la Gendarmerie nationale. Sa mission : la sécurité et les services d’honneur de la présidence de la République, de Matignon et des hautes autorités de l’Etat (Sénat, Conseil constitutionnel,...) services d’honneur et d’accompagnement lors de cérémonies et de réception d’hôtes de marque étrangers.. Fantassin, cavalier, motard, musicien…, il y a plusieurs formes de services.
La Garde républicaine se compose de deux régiments d’infanterie dont un escadron motocycliste, un régiment de cavalerie (avec fanfare, service vétérinaire), un état-major et des formations musicales (orchestre et chœur de l’armée française), ainsi que des ateliers de tradition (sellerie, armurerie et costumes d’époque).
Selon qu’il appartient à tel régiment ou tel service, le garde républicain peut assurer la protection de l’Elysée, patrouiller dans Paris, escorter à moto un chef d’Etat, jouer de la musique lors d'événements culturels, défiler à cheval lors du 14 juillet…

vendredi 14 avril 2017

Les frais de sondages sur Manuel Valls à Matignon

Valls, un (très) bon client des entreprises commerciales de sondages

Les commerçants du sondage sont-ils redevables au pouvoir socialiste ?

Un service rattaché au Premier ministre a commandé des dizaines d'enquêtes d'opinion centrées sur son image et sa popularité, rapporte l'émission "Envoyé spécial", ce jeudi 13 avril sur France 2L'image et la popularité de Manuel Valls semblent avoir viré à l'obsession chez Valls. Dès sa prise de fonction de Premier ministre en 2014, Valls a passé commande de nombreux sondages discrets, par l'entremise d'une officine rattachée à son cabinet, dont la mission principale est officiellement axée sur des sujets de fonds.

"Envoyé spécial" évoque notamment une enquête d'opinion payée plus de 50.000 euros.

En juin 2014, le service d'information du gouvernement (SIG) aurait commandé un "bilan d'image du Premier ministre" auprès de l'institut de sondages Ipsos, qui fournit in fine un document de plus de 100 pages sur le ressenti d'un panel de Français à propos du chef du gouvernement. "Énergie exceptionnelle" pour certains, "énergie mal maîtrisée, incontrôlée, agressive" voire "dangereuse" pour d'autres, Manuel Valls dispose alors d'un outil précieux, qui a coûté 53.520 euros selon "Envoyé spécial".
Le fondateur d'IPSOS est un homme de gauche, proche de François Mitterrand.
Lors de la présidentielle de 1988, François Mitterrand alla jusqu’à commander 'un sondage par jour' à l’institut dont l'équipe de campagne s'attacha même les services. Ses actionnaires principaux restent aujourd'hui Didier Truchot, son premier président-directeur général (118e place des plus grandes fortunes de France ), et Jean-Marc Lech, son successeur. Ce dernier rapporte dans ses mémoires comment, payé avec l'argent des fonds secrets, il repartait de l'Élysée avec des valises de billets de banque.
Truchot, le cofondateur du no 3 mondial des sondages (CA : 1,7 milliard) a racheté les parts des héritiers de feu Jean-Marc Lech, et contrôle plus de 50 % du capital.
En 2016, le SIG a accéléré le mouvement. Plus de la moitié des sondages commandés à des instituts était consacrée à l'image et la popularité de Manuel Valls, qui avait alors des ambitions présidentielles, avant d'être battu par Benoît Hamon au second tour de la primaire de la gauche en janvier dernier. 

Cette profusion de sondages centrés sur Manuel Valls a alerté le Sénat

La Haute assemblée "s'interrogeait sur l'intérêt de certains d'entre eux pour la conduite de l'action gouvernementale", dans un rapport parlementaire publié en 2015. Contacté par "Envoyé spécial", l'ancien premier ministre n'a pas souhaité réagir.

À son arrivée à l'Élysée, François Hollande avait promis de stopper les commandes intempestives de sondages. Les commandes de sondages ont, semble-t-il, disparu de l'Élysée. Mais se développées à Matignon.
L'argent de ces sondages a-t-il circulé dans des valises, échappant au fisc ?Plusieurs dizaines de milliers d'euros.

mercredi 1 avril 2015

Départementales: Manuel Valls en campagne a-t-il desservi ses protégés ?

Valls a déserté Matignon pendant quatre semaines, mais pour quel bilan ?

Les défunts PS se mordent les doigts du passage du croque-mort
Le premier ministre était passé par Palaja, Aude, dès le jeudi 26 février.
"Manuel, l'Aude ne va pas vaciller: le rural, ici, va bien tenir, mais le gros enjeu, ce sont les deux grandes villes, Carcassonne et Narbonne, où la situation est plus difficile," assurait André Viola, le président PS sortant du Conseil général. Bilan après le passage du premier ministre: le PS n'obtient pas la majorité absolue. A second tour, le binôme du Parti Socialiste obtient 44,59 % et le Front national 39,05 %...

Le premier ministre
 était à 
Betton, Ille-et-Vilaine, le vendredi 27 février:
Accompagné de la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem et du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, Manuel Valls était venu galvaniser ses troupes en faveur de Jean-Luc Chenut, maire du Rheu qui l’a emporté largement (61,67 %) grâce à de bons reports de voix venant de sa gauche et des écologistes, alors que le scrutin était dit incertain pour le Parti socialiste en place depuis 2004 et avait manifesté son angoisse : "Ne vous dérobez pas, venez voter pour la République, pour la démocratie, toutes les élections sont importantes !" Valls n'a pu éviter une perte de trois cantons.

Le premier ministre était jeudi 5 mars à Limoges (Boisseuil), Haute-Vienne.
La perte de Limoges aux municipales était un véritable coup de massue avec 4 cantons de la ville conquis par la droite (Limoges-1, 6, 7 et 8). Dans la future assemblée départementale, le PS ne détiendra qu'un seul siège d'avance (22 sur 42).

Le premier ministre
 était lundi 9 mars à Bresles (Oise)
Valls est venu et après plus d’une décennie à gauche, l’Oise a basculé à droite. L’UMP et le député Edouard Courtial, son chef de file, sortent grands vainqueurs de ce scrutin. Unis aux centristes de l’UDI et aux divers droite, ils raflent 15 des 21 cantons du département.Le Front national qui, avec 35,11 % des voix, avait réalisé une impressionnante percée au premier tour, arrivant largement devant les autres partis, ne l’emporte pour finir que dans 2 des 15 cantons où il figurait au second tour: celui de Crepy-en-Valois et celui de Noyon. L’extrême droite talonne l’union de la droite (41,48 % contre 42,42 %), sans pour autant transformer l’essai.
En pleine déconfiture, ne totalisant qu’à peine plus de 16 % des voix, la gauche, majoritaire depuis 2004, ne conserve que 4 cantons (Creil, Méru, Montataire et Thourotte). A Mouy, le président sortant du Conseil, Yves Rome, associé à la maire du chef-lieu, Anne-Claire Delafontaine, sont largement battus. Arrivé en troisième position lors du premier tour, le binôme de la majorité sortante reste derrière le FN, n’améliorant son score que de 420 voix, preuve que tout le Front de gauche n’a pas voté socialiste. Au bout du compte, c’est le binôme de la droite (Olivier Paccaud et Anne Fumery) qui s’impose de justesse avec 245 voix d’avance sur le FN. 
Dans l’autre triangulaire, sur Clermont, Edouard Courtial, en binôme avec Ophélie Van-Elsuwe, remplit largement son contrat avec 41,15 % des voix. Le tandem socialiste, dont le premier vice-président sortant du département, qui avait tenu à se maintenir, a récupéré à peine plus de la moitié des voix du Front de gauche, se voit distancé de deux voix par le FN

Le premier ministre était vendredi 13 mars à Yffiniac (Côtes-d'Armor)
Le match a été serré, mais, comme le laissaient supposer les résultats du premier tour, le département des Côtes-d’Armor, dirigé par la gauche depuis 1976 et présidé par Claudy Lebreton (PS), bascule à droite, malgré la venue ou à cause de Manuel Valls. La droite a emporté 17 cantons sur 27, contre 10 pour la gauche, qui avait eu deux élus le 22 mars. Le Parti communiste conserve deux élus, à Lannion, au lieu de trois. Il y avait une seule triangulaire dans le canton de Broons, qui a vu l’élection d’un binôme de droite (44,33 %), le Front national, qui avait obtenu 26,03 % le 22 mars, arrivant troisième. Dans les quatorze cantons où le FN avait fait entre 16 % et 21 %, la droite a obtenu dix victoires, contre quatre à la gauche.

Le premier ministre était lundi 16 mars à Evry, Essonne
Les socialistes espéraient perdre l’Essonne "avec les honneurs". La claque électorale a finalement été très violente. Dans ce département où Manuel Valls a dirigé la mairie d’Evry pendant onze ans, la gauche n’a réussi à conserver que 6 cantons sur les 21 malgré le nouveau découpage électoral sur mesures. 
Le président sortant du Conseil général et "frondeur" PS, Jérôme Guedj, s'est fait sortir, la rage au coeur et les larmes aux yeux, tout en conservant de justesse son canton de Massy (51,54 %). Car la droite, qui n’avait plus dirigé ce département depuis 1998, va disposer d’une très large majorité avec 14 cantons acquis aux candidats UMP-UDI et 1 pour Debout la France, le parti de Nicolas Dupont-Aignan, dans le canton d’Yerres. 
La gauche avait axé sa campagne sur les affaires judiciaires, notamment le renvoi aux Assises de George Tron, maire UMP de Draveil, pour viol et agressions sexuelles présumés, et la mise en examen de Jean-Pierre Bechter, maire UMP de Corbeil-Essonnes, pour achat présumé de votes. Or, les deux UMP ont été largement élus, avec 61,74 % des voix pour le premier et 62,96 % pour le second, dans un duel face au FN. Les candidats frontistes avaient réussi à se maintenir dans 8 cantons, mais, malgré une forte progression en nombre de voix, aucun n’a été élu. 
Dimanche soir, G. Tron a réaffirmé sa volonté d'être candidat à la présidence du conseil départemental, ce qui  met la droite en grand péril, notamment François Durovray, maire UMP de Montgeron et élu sur le canton de Vigneux-sur-Seine, qui a déjà annoncé qu’il ne votera pas pour le maire de Draveil. Les nouveaux élus de droite devaient se réunir lundi matin pour départager les éventuels prétendants.

Le premier ministre était mardi 17 mars à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle)
En gagnant 14 cantons sur 23, contre 9 pour la droite, la gauche parvient à conserver une majorité confortable en Meurthe-et-Moselle. Le président sortant du conseil général Mathieu Klein (PS) l’a emporté sans difficulté dans son fief de Nancy-2, avec près de 57 %. Il devrait sans surprise conserver la présidence du conseil départemental. La Meurthe-et-Moselle sera donc le seul département de gauche dans la future grande région Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne.

Le premier ministre était mercredi 18 mars à Lille, (Carvin), Pas-de-Calais
Avec les nombreuses affaires qui minent sa fédération (le favoritisme de D. Percheron, les malversations de G. Dalongeville ou de J.-P. Kucheida, notamment), le PS a favorisé la montée du parti de Marine Le Pen qui confirme son implantation sur ce territoire ouvrier avec 6 cantons raflés à la gauche (Harnes, Hénin-Beaumont-1 et 2, Lens, Lillers et Wingles). La gauche réussit de justesse à conserver le Pas-de-Calais avec 20 cantons sur 39 et le Front national, qui a réalisé une véritable poussée sur les terres du bassin minier, rendra la gestion du département difficile. Et il s’en est d'ailleurs fallu de peu que ne basculent avec Calais-3, remporté par l’Union de la droite avec 50,55 % et 109 voix d’avance sur le FN, et Douvrin, remporté par l’union de la gauche avec 50,1 % et 31 voix d’écart avec le FN. 
La victoire du FN sur le canton de Lens, terre historiquement socialiste, est lourde de sens. D’autant que le candidat frontiste, patron d’un bar lillois, n’est pas implanté sur le secteur. A Hénin-Beaumont, ville frontiste, le FN poursuit son ascension et s’empare des deux cantons avec 51,84 % et 53,78 %. Dans tous les six cantons récupérés par le FN, on note une hausse de la participation et une progression du FN en nombre de voix entre les deux tours (à Wingles, par exemple, les voix du FN sont passées de 6 603 à 7 516). 
Dans le Calaisis qui reste en souffrance du fait de la présence de migrants errants, la droite remporte les cantons de Calais-1, Calais-3, et Marck (défaite du conseiller général sortant PS). Mais le PS résiste bien dans le Boulonnais, terre de l’ancien ministre Frédéric Cuvillier, en conservant les deux cantons de Boulogne-sur-Mer, Outreau et Desvres. 
Sur les 9 triangulaires, la droite en remporte 6 (Arras-1 et 2, Auxi-le-Château, Fruges, Longuenesse, Marck), le PS 2 (Arras-3 et Desvres) et le FN 1 (Lillers). Au total, on enregistre 41,48 % des voix pour le FN, 23,09 % pour le PS et 14,22 % pour l’union de la droite. On note une hausse de la participation avec 51,99 %, contre 47,30 % en 2011. 

Un tel bilan justifiait-il les absences du premier ministre de Matignon ?

L'impact de son "investissement" dans la campagne est-il à la hauteur des promesses dont il se disait porteur?
La réponse est aussitôt venu avec le comportement d'une majorité présidentielle - mais virtuelle - agressive à l'instar du premier ministre qui s'est encore fâché tout rouge dans ses réponses aux questions du gouvernement, à la place de plusieurs ministres et postillonnant en direction de la minorité victorieuse mais effarée par ses vociférations, tandis que la chaîne parlementaire le cadrait de loin pour dissimuler ses mains encore saisies par la "tremblante du mouton". Face cramoisie, Valls pousse ainsi des cris à chaque fois qu'il est en situation de faiblesse, mais le coeur tiendra-t-il ?

 

jeudi 12 février 2015

"Retraite-chapeau": Hollande nomme préfet "hors cadre" le chef de cabinet de... M. Valls

Le gouvernement socialiste récompense ses serviteurs au détriment de la dette publique

Valls donne l'exemple avec la promotion de son chef de cabinet à Matignon.
blog -Gros Sebastien-homme a tt faire de Valls
Sébastien Gros, homme à tout faire
de Manuel Valls,d'Evry à Matignon
Valls recrée les prébendes ecclésiastiques en république laïque 
Le premier ministre a nommé préfet hors cadre ce fidèle conseiller apporté dans ses bagages de sa mairie d'Evry, selon le compte rendu du Conseil des ministres publié mercredi. 

Copinage socialiste
A 34 ans, Sébastien Gros, conserve ses fonctions à Matignon, en cumulant les nouveaux avantages de "préfet hors cadre, chargé d'une mission de service public relevant du gouvernement", "sur proposition du ministre de l'Intérieur", c'est-à-dire la complicité de Bernard Cazeneuve, selon le compte rendu. 

Un préfet hors-sol 
Cette promotion "hors cadre" dans "la préfectorale" signifie que le bénéficiaire n'est nullement affecté à un département, comme c'est le cas de la plupart des autres préfets.

Le chef du gouvernement de Hollande sait apprécier les capacités des serviteurs de l'Etat... 
En tant que chef de cabinet à Matignon - fonction subalterne au poste de directeur de cabinet - Sébastien Gros veille notamment à l'organisation des déplacements du Premier ministre. Valls salue donc les hautes compétences de son protégé lors des deux épisodes marseillais, tirs de rafales de kalachnikov à son arrivée dans la cité phocéenne et huées de jeunes lycéens au lycée Victor Hugo...

Le privilégié est aussi un parachuté

Il fut un temps où Jospin, connaisseur en la matière, voyait en effet dans ces promotions une méthode d'entrisme
Gros était déjà le chef de cabinet de Manuel Valls à Evry (2008-2012) avant de le devenir au ministère de l'Intérieur (2012-2014). Le voilà préfet disponible à toute mission de confiance -officielle ou officieuse- du pouvoir socialiste. 

Et le conseiller de Valls est allé se faire élire conseiller municipal PS à... Nîmes (UMP) aux élections municipales. et au conseil communautaire Nîmes Métropole sur la liste de la députée PS et conseillère municipale Françoise Dumas (2012), Sébastien Gros a démissionné de ses fonctions électives. C’est l’écologiste Alain Fabre-Pujol, ancien premier adjoint de la municipalité Clary (PCF), qui prend la place du protégé de Valls. 

Une carrière éclair faite de protections 


Sébastien commença modestement avec un petit master professionnel en "administration du politique", mais devint Gros avec un master "Recherche en sociologie du droit", délivré à... Evry  (Université d'Évry-Val d'Essonne), où précisément il a rendu de petits services au député-maire de la ville (2001-2012), au point de devenir également coordinateur de sa campagne pour les primaires de 2011. 

Matignon se défend 
"C'est une nomination qui vient confirmer un parcours administratif et politique", raconte-t-on dans l'entourage du Premier ministre qui ne peut pas faire moins. Sébastien Gros "a rempli des fonctions de hautes responsabilités auprès de Manuel Valls depuis plusieurs années, ce qui lui donne une importante expérience des institutions et de la haute fonction publique", insiste-t-on. Il est par ailleurs "d'usage que le chef de cabinet du Premier ministre soit nommé préfet, si les conditions le permettent et que son parcours le justifient", se justifie-t-on encore à Matignon. 

Sa rémunération à 5.162 euros bruts 
-pour commencer et sans prendre en compte les années d'ancienneté- viendra se substituer, et non s'ajouter à celle de membre de cabinet. Perd-il au change ? A la demande de Manuel Valls, le socialiste élu au conseil municipal de Nîmes passe donc du statut de contractuel à celui, plus stable, de fonctionnaire. Une situation bien plus sûre et confortable, en cas de changement de Premier ministre, et à l'heure de... la retraite. 

Pas de changement à attendre avec Hollande 

Nicolas Sarkozy s'était vu reprocher la promotion de conseillers dans la préfectorale, tel Laurent Solly, nommé en 2012 à 36 ans, ou Brice Hortefeux, nommé en 1995 à 37 ans alors qu'il était au cabinet de N. Sarkozy, ministre du Budget. Aujourd'hui, ils s'en prévalent pour continuer... Ainsi, les chantres de l'exemplarité socialiste évoquent-t-il aussi le résistant et futur ministre Pierre Sudreau qui avait été nommé, à 32 ans seulement... après-guerre. 

Mais, ils occultent les pratiques de Mitterrand et Jospin 
Ces nominations de "faux préfets" ou de "préfets fantômes" se pratiquent depuis la création du corps par Napoléon 1er, en 1800. Cependant le général de Gaulle, assez strict avec tout ce qui touchait aux finances du pays et à la morale publique, y avait mis un terme.

blog -Vauzelle-prefet fantome-France SoirMais François Mitterrand, en arrivant à l'Élysée en 1981, s'était empressé de rétablir ce système, souvent fondé sur des relations maçonniques. C’est ainsi qu’un décret du 23 décembre 1982 autorisa la nomination de "préfets en mission de service public" relevant du gouvernement, à hauteur de 5% de l'effectif budgétaire de ce corps. La relance du système par François Mitterrand a duré avec ses successeurs. Ces privilégiés sont nommés préfets hors cadre après quelques mois, avec environ 6.000 euros bruts mensuels pour voir venir, en attendant d'être élu sénateur, député ou l'âge de la retraite, soit une pension mensuelle d’environ 4.000 euros bruts, et en cas d'échec électoral ou de non-ré-élection, avec toutefois la garantie de leurs indemnités d’élus. Selon l’ancien ministère de l'Intérieur, Claude Guéant, la République dispose ainsi d'une niche de 66 préfets hors cadre qui ont effectivement exercé la fonction de préfet, mais sans indication du nombre de faux préfets de la République. 

 Citons pour mémoire quelques-uns de ces préfets hors cadre célèbres dont les media militants taisent l'existence:


- Michel Delebarre : ancien ministre socialiste de Mitterrand pendant sept fois ministre de gouvernements de gauche et député-maire de Dunkerque, il n'avait pas des fins de mois difficiles, mais fut nommé préfet hors-cadre en 1983. Depuis le 25 septembre 2011, sénateur du Nord. Préfet en retraite depuis le 28 avril 2011. En 2005, il a été condamné dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Elysée et a été notamment reconnu coupable du placement sur écoutes de Jean-Edern Hallier. 

Sylvie Andrieux, ( fille de baron PS des BdR )
et Michel Vauzelle (Président PS de PACA)
- Michel Vauzelledirecteur-adjoint de cabinet de François Mitterrand, candidat à la présidence de la République (1981) ; porte-parole de la présidence de la République (1981-1986) ; préfet hors cadre (1985). Préfet honoraire depuis le 15 août 2010.
Le 8 septembre 2010, il est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par le conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007. Il est pourtant président de la Région PACA depuis 1998 et, à 70 ans, ne compte pas, dit-il, se présenter pour un quatrième mandat... 
La mise en examen de Sylvie Andrieux, le 8 septembre 2010, n'y est peut-être pas étrangère, car Vauzelle est entendu comme témoin assisté dans l'enquête sur le détournement de 740.000 euros par des associations présumées fictives et subventionnées par son Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur entre 2005 et 2007, dans le but d'acheter les services de responsables associatifs dans des quartiers populaires de Marseille où sa vice-présidente, S. Andrieux était candidate. 
Ces faux préfets sont un scandale français qui bénéficie d'un habillage légal, un scandale qui serait inadmissible chez nos voisins comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne et auquel François Hollande pouvait -comme promis- mettre un terme pour réaliser des économies substantielles et d'un simple coup de trait.

Au son des trompettes médiatiques, le président Hollande avait baissé de 30% les rémunérations du Président et des ministres. En fanfare, mais une esbroufe, au vu du nombre de ministres resté élevé et malgré le coût de chacun d'entre eux, évalué par René Dosière, député apparenté PS, à 17 millions d’euros en moyenne, tout compris avec son personnel et ses locaux. Mais la moralisation de la vie politique promise par Hollande attend donc toujours, notamment l’arrêt des nominations de faux préfets...Un ou plusieurs faux préfets, chargés d'une soi-disant mission de service public relevant du gouvernement, peuvent en effet être nommés, de manière totalement discrétionnaire, chaque mercredi en conseil des ministres. Des hauts fonctionnaires qui reçoivent le titre de préfet sans avoir jamais exercé la fonction et sans avoir le moindre titre ou diplôme approprié au poste. Il suffit d'avoir rendu certains services ou d'un potentiel reconnu, un certain savoir-faire non reconnu par l'Université mais apprécié des politiciens, les rend aptes à rendre sur le terrain des services non officiels, voire sous-terrains...