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vendredi 25 octobre 2019

Les Français approuvent le mouvement social à la SNCF, malgré le parti-pris anti-cheminot de la presse gouvernementale

52% des Français contredisent les reportages hostiles au mouvement social à la SNCF

Une majorité de sondés partage la colère sociale à la SNCF, selon une commande de sondage de BFMTV à Elabe

Plus d'un Français sur deux pense que les agents de la SNCF ont eu raison de cesser le travail, le week-end dernier. 47% qui estiment qu'ils ont eu tort n'ont toujours pas compris que la sécurité à la SNCF est une garantie nécessaire à tous et non pas un acquis social.

Pourtant, Elabe interroge de manière biaisée sur la "cessation de travail" d'agents SNCF et non pas sur le fond du sujet, leur "droit de retrait" en cas de mise en danger de la vie d'autrui,
comme suite à l’accident d’un TER dans les Ardennes, quand un convoi exceptionnel est resté bloqué sur un passage à niveau, provoquant une collision avec le train et faisant onze blessés.

En estimant que les agents de la SNCF ont eu raison de "cesser le travail",
les 52% de Français ne se sont pas prononcés sur le "droit de retrait" des fonctionnaires de l'Etat. Elabe ne mentionne pas le "droit de grève", grève-sauvage" (selon Edouard Philippe) ou "grève-surprise" (selon Guillaume Pépy), mais évoque une "cessation de travail", comme on parle de victimes qui ont "perdu la vie" pour occulter le tabou de la mort.
Parmi les différentes catégories sociales de la population, les 25-34 ans jugent à 60% qu'ils ont eu raisonles 18-24 ans (57%) et les ouvriers (60%) soutenant le plus la cessation de travail des agents SNCF. Le soutien à cette cessation de travail est en revanche minoritaire parmi les personnes âgées de 65 ans et plus (43%).

A noter que les usagers (réguliers et occasionnels) de TER, Intercités et Car Ter SNCF estiment plutôt que les agents SNCF ont eu raison de cesser le travail (57%), alors que les personnes qui n’utilisent jamais ces moyens de transports estiment évidemment qu’ils ont eu tort (52%).

Politiquement, la cessation de travail d’agents SNCF clive fortement entre les différents électorats. 
A 71%, les électeurs de J-L. Mélenchon estiment que les agents SNCF ont eu raison), comme ceux B. Hamon, 65%, et de M. Le Pen, 56%,  alors que les électeurs de F. Fillon [tiens, les revoilou, quand on a besoin d'eux : notons que les manipulateurs d'Elabe et leur patron Bernard Sananès préfèrent ne pas citer l'électorat Les Républicains...] à 75% et d’E. Macron à 62% les désapprouvent au contraire.

Plus des trois quarts des Français jugent nécessaire la présence d’un contrôleur dans chaque TER

Résultat de recherche d'images pour "droit de retrait"
78% des Français jugent nécessaire la présence d’au moins un contrôleur dans chaque TER, en plus du conducteur - actuellement laissé seul - à bord, même s’il est équipé d’un dispositif "équipement agent seul", selon l’ensemble des catégories sociales de la population et l’ensemble des électorats. Les 21% qui estiment que cela n’est pas nécessaire sont probablement ceux qui ne prennent pas le train. 

Deux tiers des Français considèrent que les mobilisations sociales vont s’amplifier dans les semaines à venir

66% des Français considèrent que les mobilisations sociales vont s’amplifier dans les semaines à venir, notamment dès le 5 octobre, 28% qu’elles vont rester les mêmes et 5% qu’elles vont se réduire.

L’évaluation des mobilisations sociales est fortement corrélée avec l’âge, plus on est âgé et plus on estime [ou on espère, quand on est un retraité maltraité par Macron] que les mobilisations sociales vont s’amplifier : les personnes âgées de 65 ans et plus sont 77% à partager cette opinion, les 50-64 ans 72%, les 35-49 ans 69%, les 25-34 ans 50% et les 18-24 ans 45%.

L’ensemble des électorats estime majoritairement que les mobilisations sociales vont s’amplifier : M. Le Pen (76%), J-L. Mélenchon (72%), B. Hamon (69%), les abstentionnistes (69%), et un étrange tandem, une nouvelle fois atellé par Elabe, E. Macron (61%) et F. Fillon (60%).

Les Français font plutôt confiance aux syndicats pour défendre les salariés…

Résultat de recherche d'images pour "droit de retrait"Coup de sabot de l'âne Sananès aux Gilets Jaunes, 53% des Français font confiance aux syndicats pour défendre les salariés (13% tout à fait et 40% plutôt) et 46% ne leur font pas confiance (13% pas du tout et 33% pas vraiment).

Plus on est jeune et plus on fait confiance aux syndicats pour défendre les salariés, ce qui contredirait totalement la culture syndicale en France sur plusieurs générations : les 18-24 ans sont 68% à leur faire confiance, même si par ailleurs ils ne votent pas aux scrutins politiques majeurs, les 25-34 ans 61%, les 35-49 ans 55%, les 50-64 ans 52% et les personnes âgées de 65 ans et plus 43%.

Politiquement, la confiance vis-à-vis des syndicats de salariés est un sujet fortement clivant entre d’un côté, les électorats du 1er tour de l’élection présidentielle de 2017 de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon qui font très majoritairement confiance aux syndicats, respectivement 79% et 67%, et d’un autre côté, les électeurs de François Fillon qui sont 71% à ne pas leur faire confiance. A ce propos, considérant le chamboulement politique de 2017 et les retournements de vestes tout azimuth, on s'interroge une nouvelle fois sur la capacité d'Elabe à identifier un électeur de Fillon ou de Benoît Hamon en 2019 et sur la fiabilité des analyses ce cette entreprise commerciale de sondages de commande. 

Entre les deux, les autres électorats sont plus partagés : les abstentionnistes sont 55% à leur faire confiance, les électeurs d’Emmanuel Macron 46% et ceux de Marine Le Pen 45%.

Mais les Français seraient plus sévères sur l’efficacité de l'action syndicale…

Au moment des élections professionnelles, Elabe décrédibilise les syndicats.
55% des Français estiment que l’action des syndicats de salariés n’est pas efficace (11% pas du tout et 44% pas vraiment) et 44% qu’elle est efficace (6% très et 38% plutôt). Ces chiffres n'ont rien de scientifique, mais Elabe en donne une présentation péremptoire qui ne laisse aucune place au doute, puisqu'il exclut l'usage du conditionnel de rigueur.

Le jugement de l’efficacité de l’action des syndicats est corrélée à l’âge, plus on est âgé et plus on considère que leur action n’est pas efficace : une contre-vérité que les 'fact-checkers' ne manqueront pas de démonter. Encore que...
Les personnes âgées de 65 ans et plus sont 64% à la juger "pas efficace" - parti-pris négatif, puisque les sondés ne sont pas appelés à les juger sur leur "efficacité" - les 50-64 ans 58%, les 35-49 ans 54%, les 25-34 ans 45% et les 18-24 ans 41%.

Politiquement, ce sont les électeurs de F. Fillon (71% pas efficace) qui jugent le plus sévèrement l’efficacité de l’action des syndicats de salariés. Que Sananès nous dresse le portrait-type de l'électeur fillonniste en 2019 !... Suivent les électeurs de M. Le Pen (66%), d’E. Macron (60%) et les abstentionnistes (52%). Alors que les électeurs de J-L. Mélenchon et de B. Hamon sont une majorité à juger l’action des syndicats de salariés efficace, respectivement 62% et 54%.

Et les sondés d'Elabe seraient partagés sur le rôle des syndicats étendu à l'ensemble de la société française.

Résultat de recherche d'images pour "syndicats"
Sananès  poursuit son travail de casse des syndicats, en novembre à la SNCF.
51% des Français considèrent que les syndicats de salariés sont plutôt un élément de blocage de la société et 48% qu’ils sont plutôt un élément de dialogue.
Socialement, les catégories sociales populaires estiment davantage que les syndicats sont un élément de dialogue (61%) alors que les retraités - décidément des alliés de Macron sur le dossier des syndicats - les considèrent plutôt comme un élément de blocage (61%).

Politiquement, cette question clive fortement entre d’un côté, les électorats de J-L. Mélenchon et de B. Hamon (?) qui considèrent majoritairement les syndicats de salariés comme un élément de dialogue, respectivement 72% et 62%, et d’un autre côté les électorats d’E. Macron, de F. Fillon (?) et de M. Le Pen qui estiment majoritairement qu’ils représentent plutôt un élément de blocage de la société française, respectivement 75%, 62% et 60%.
Le sujet du  "droit de retrait" n'est pas abordé.

lundi 6 mai 2019

Européennes: le PS pourrait n’avoir aucun élu le 26 mai

Le PS tombe sous les 5%, annoncent les sondages

La liste emmenée par Raphaël Glucksmann chute à 4,5%...

Olivier Faure, PS, Raphaël Glucksmann, Place publique,
et Claire Nouvian, écologiste sectaire, à Paris, le 16 mai 2019
Un appel au ralliement : le RN progresse et talonne LREM, qui perd deux points, prévient aussi Harris Interactive-Epoka, dans sa dernière enquête pour RTL, Le Figaro, et LCI-TF1, notoirement pro-Macron.

Les premières fois s’enchaînent pour le PS. 
En avril 2017, le candidat socialiste Benoît Hamon a recueilli le plus faible score de l’histoire récente du parti à une présidentielle, avec 6,36% des voix au premier tour. 
En mars 2019, le Parti socialiste a choisi de se ranger derrière Place Publique pour les européennes, renonçant ainsi à présenter son propre candidat comme il le faisait pourtant depuis 1979. 
En mai 2019, enfin, l'ex-parti de la Rue de Solférino pourrait n’obtenir aucun élu à envoyer au Parlement européen, ce qui serait un coup de grâce, à la fois politique et financier.

Selon ITWP Acquisitions Ltd., société d'investissement privée et actionnaire unique du français Toluna, Harris Interactive Europe, la liste PS - Place Publique emmenée par Raphaël Glucksmann vient en effet de chuter à 4,5%. Elle passe donc sous la barre capitale des 5%, qui est le seuil minimal pour faire élire des eurodéputés à Strasbourg. 
A titre de comparaison, le Parti socialiste compte aujourd’hui huit eurodéputés sortants, parmi lesquels l’ancien ministre de l’Education Vincent Peillon, promoteur de la théorie des genres, ou encore l’ex-syndicaliste Edouard Martin, fossoyeur de Florange, ex- socialiste et ex-porte parole de la délégation du parlement européen de Génération.s, la danseuse de Benoît Hamon.

LFI progresse aux dépens de EELV et des listes Gilets jaunes 

La liste du président Macron, Renaissance (LREM), emmenée par Nathalie Loiseau, ne parvient pas à prendre son envol.  Cette liste se tasse en tête de peloton, parallèlement à la dégringolade du PS. Ex-diplomate aussi creuse qu'hargneuse, l’ex-ministre des Affaires européennes perd deux points et plafonne désormais à 21,5%. L’écart avec la liste du Rassemblement national est donc plus serré que jamais, puisque Jordan Bardella gagne quant à lui 0,5%, et émarge désormais à 21% d’intentions de vote. Dimanche, Ipsos avait donné des sueurs froides : le Rassemblement national était passé en tête, à 22 %.

La liste Les Républicains de François-Xavier Bellamy continue de faire peur.
Pour preuve, l'entreprise commerciale Macron-friendly du jour fige LR dans sa progression à 14% (il est parti de 8%...), après lui avoir retiré 0,5%. La veille, Ipsos Sopra Steria pour Radio France et France Télévisions plaçait d'ailleurs la liste LR à 13,5 %...

Derrière, la liste de la France Insoumise et de Manon Aubry gagne 0,5%, et s’approche de la barre symbolique des 10%. Une progression qui semble se faire aux dépens de la liste Europe Ecologie-Les Verts de Yannick Jadot, qui perd un point et recule à 8%. 

Côté Gilets jaunes, la liste de Francis Lalanne est créditée de 2% d’intentions de vote. Nicolas Dupont-Aignan tombe quant à lui à 3%.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, mais une indication du rapport de forces au jour de la réalisation du sondage.

45 % des électeurs pourraient changer d’avis.
A trois semaines du scrutin à un seul tour du 26 mai, seulement 55 % des personnes sondées ont figé leur choix : 45 % peuvent encore changer d’avis, selon cette étude. Les plus déterminés sont ceux ayant l’intention de voter RN et LREM : respectivement 75 % et 73 % sont sûrs de leur décision.
A l’inverse, EELV n'est pas audible et souffre d’une grande volatilité de son électorat potentiel : 74 % de ceux ayant l’intention de voter pour la liste de Yannick Jadot disent pouvoir encore changer d’avis.
Enfin, l’enquête montre que Benoît Hamon (Générations) est la tête de liste bénéficiant du plus fort taux de notoriété : 95 % des personnes sondées ont " entendu parler" de l’ancien candidat PS à la présidentielle. Or, seulement 3,5 % ont l’intention de voter pour lui...

Ni LREM, ni le PS, associé à Place publique, n’a encore fait connaître sa liste, ni son programme. Les petits soldats du parti du président ne s'étonnent évidemment de rien, mais les portes claquent au PS.
Ainsi la députée européenne sortante Christine Revault d’Allonnes a-t-elle mis la clé sous la porte de son bureau de Strasbourg. Elle a en effet décidé de ne pas figurer sur la liste Place publique-PS' après avoir attendu trois semaines des informations sur le contenu de cette liste. "Je refuse de signer un chèque en blanc; j’ai donc décidé de jeter l’éponge." Celle qui fut proche du premier secrétaire Olivier Faure, estime qu' "une campagne aussi bancale et impréparée, cela s’est peut-être vu dans d’autres partis, jamais au PS." 

Taubira peut-elle sortir la tête du PS de l'eau ?
L’ancienne garde des Sceaux de Hollande s’affiche derrière la liste du Parti socialiste-Place publique menée par Raphaël Gluscksmann. "Rendez-vous le 15 mai à 19h à Rouen pour un banquet républicain en présence de Raphaël Gluscksmann, Olivier Faure et Christiane Taubira. Venez nombreux !", peut-on lire dans un tweet du Parti socialiste daté du 5 mai. 
Fraîchement entré en campagne mi-mars, l’essayiste de 39 ans - fils de... (du philosophe André Glucksmann) - ne craint pas que l'Histoire se répète : candidate du Parti radical de gauche (PRG) à l'élection présidentielle de 2002, Taubira arriva en treizième position du premier tour de scrutin, avec 2,32 % des voix. Il lui sera reproché d'avoir favorisé l'échec de Lionel Jospin arrivé troisième derrière Jacques Chirac et Jean-Marie-Le Pen. A 67 ans, compte-t-elle payer en 2019 sa dette d'il y a 17 ans ?
La liste Place publique-PS vient à nouveau de s'illustrer

Invité de L'Heure des pros sur CNews ce matin, l'une des fondatrices de Place publique et candidate aux Européennes, la fondatrice et directrice de BLOOM, association loi de 1901 qui milite pour la protection des écosystèmes marins, mais dont les scientifiques de l'association 'Blue Fish' dénonce les thèses radicales, et ex-journaliste, Claire Nouvian a fait étalage de son mépris de ceux qui démontent ses déclarations prétendument scientifiques, haussant le ton et accaparant la parole, pour finalement traiter les chroniqueurs de "ringards" pour les uns, et de "réacs" pour les autres.
Puisque le fameux “réchauffement climatique” se solde par des températures hivernales en France au mois de mai (!) 2019, les climatolâtres ont changé leur fusil d’épaule : ils nous ordonnent désormais de parler de "dérèglement climatique". Face à la réactivité et à l’humour d'Elisabeth Levy, Claire Nouvian, l’une des prêtresses de cette nouvelle religion intégriste, a vite tombé le masque ; au programme : promesses de respect et d'écoute suivies de logorrhée, condescendance et mépris, insultes frontales, rire hystérique et gestes désordonnés, incapacité totale à débattre et bouderie. Tout cela fait mauvais genre, mais comment s'étonner que l'écologiste Claire Nouvian soit présente sur la liste des espèces socialistes en voie de disparition.

VOIR et ENTENDRE l'arrogance de l'intolérante écologiste : 


mercredi 6 février 2019

Lagardère Active fait remonter Macron dans un sondage

Ce sondage compte ainsi effacer trois mois d'actions du  mouvement des Gilets jaunes

La cote de popularité du chef de l'Etat aurait bondi de six points en février

Résultat de recherche d'images pour "Lagardere Active"
C'est ce qu'affirme une enquête commandée par Denis Olivennes (Lagardère Active). Macron retrouverait ainsi son niveau d'avant la crise des "gilets jaunes", Selon l'entreprise commerciale Ifop-Fiducial, répondant à une commande de Paris Match et Sud Radio, deux produits du groupe dirigé par Olivennes, qui a annoncé son départ et attend sa récompense.
Cet aventurier entrepreneurial (ci-dessous) a été haut fonctionnaire (auprès de Pierre Bérégovoy), directeur général adjoint d'Air France, président de Numéricable (groupe SFR, donc Altice et BFM), directeur général de Canal+ (version André Rousselet et ses taxis G7), président directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur (sanisettes Perdriel), puis celui d'Europe 1 (Lagardère Active), avant de devenir président de Lagardère Active. L'un de ses fils, Simon, fut président de la section du Parti socialiste de l'ENS et cofondateur du 'Printemps républicain'. Classé à l'aile gauche du Parti socialiste, et soutien de Ségolène Royal au temps de ses prétentions présidentielles (encouragées par les sondages !), il s'était rapproché de Laurent Fabius avant de traverser la rue.
Est-il en train de réussir son pari ? interroge d'ailleurs l'AFP dans une question rhétorique suggérant la réponse. C'est aussi tout l'art du sondeur ! Après avoir littéralement dégringolé dans les sondages - jusqu'à atteindre un record historique d'impopularité avoisinant celui de François Hollande à la même époque -, Lagardère Active lui fait la courte échelle pour l'aider à reprendre la main. Affaibli par l'affaire Benalla cet été, puis par les démissions successives de Nicolas Hulot et Gérard Collomb à la rentrée, et enfin par la crise des «gilets jaunes» à l'automne, le chef de l'État s'est jeté à corps perdu dans le grand débat national qu'il a lancé cet hiver.

Si l'on en croit le dernier montage sondagier  Ifop-Fiducial publiée ce mardi par Paris Match et Sud Radio, sous le titre "Macron, la remontée spectaculaire", la mobilisation du président de la République serait en train de payer, aussi incroyable que cela puisse paraître, dans un contexte marqué par les mutilations par LBD 40 aux mains de policiers, sur ordre de Castaner, les huées adressées au président en régions ou les dépenses de confort au Palais de l'Elysée, sans parler des voyages infructueux à l'étranger.
Un seul Français sur trois lui fait confiance : youpie !
Résultat de recherche d'images pour "Macron paris match"Après avoir déjà engrangé +5 points d'opinions favorables en janvier, il aurait encore capitalisé +6 points en février. Ce qui porte le total de Français satisfaits de son action à 34%, un niveau supérieur à celui qui était le sien en octobre dernier... quand le mouvement des Gilets jaunes n'avait pas encore vu le jour.

Au sortir de l'été 2017, Emmanuel Macron avait connu une forte baisse de sa cote de popularité dans plusieurs enquêtes d'opinion. A l'époque, il avait su inverser la tendance, écrit l'AFP... Le Figaro titrait : "Sondage: Emmanuel Macron regagne la confiance des Français"... Mais son décrochage de l'automne 2017 était alors sans commune mesure avec celui des dernières semaines, après 20 mois de pouvoir. 
Reste donc à savoir si ce phénomène de "yoyo" va vers une stabilisation basse ou annonce une remontée qui durera le temps du grand débat national ou vers l'effondrement du soufflet. Semblant prendre ce sondage avec des pincettes, l'AFP met en garde: Nicolas Sarkozy et François Hollande n'étaient pas parvenus à retourner l'opinion après avoir dévissé.

Contrairement à Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe ne parvient pas à remonter au même rythme, après avoir caracolé devant son patron. Beaucoup plus exposé sur les sujets actuels de politique gouvernementale, le chef du gouvernement prend des coups, ce qui explique qu'il tente à son tour de s'impliquer dans le grand débat national et d'investir lui aussi le terrain. Il ne regagne qu'un petit point. Cela lui permet d'atteindre 34% de bonnes opinions, comme son maître, ce qui n'était pas arrivé depuis juillet dernier, avant l'affaire Benalla.
On notera que, pour l'AFP, les causes du rejet populaire pour le président lui seraient extérieures : les Gilets jaunes ou Benalla, mais jamais sa politique... 

Dans le détail, l'exécutif n'a pas de quoi pavoiser

Le "président des riches" ne convient guère qu'aux professions libérales et aux cadres sups (42%, +17 points),  la société civile, devant les cadres moyens (+4 points). 
Plus incroyable, le chef de l'Etat regagne des points auprès des plus de 65 ans : +16 points en deux mois. 
Chez les sympathisants de La République en marche, Emmanuel Macron fait toujours l'unanimité : 95%, +3 points. 
Le président séduit également chez Les Républicains avec une hausse de 12 points (47%). 

Mais le président de la République reste tout de même impopulaire auprès de 66% des Français interrogés.
L'Edouard n'a pas droit à cette improbable remontée : il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin !
Comme le rapporte Paris Match, le Premier ministre stagne à 34% soit une hausse de seulement 1 point. Les deux hommes sont pourtant aujourd'hui à égalité, dans les mêmes basses eaux.

Le réveil risque d'être difficile à l'issue du grand débat national 
Lancée le 15 janvier dernier, cette initiative du président de la République n'avait retenu l'attention que de la moitié des Français. Comme l'annonçait les dévôts du JDD dimanche, Macron envisagerait également l'organisation d'un référendum le 26 mai prochain, date également des élections européennes. Et ça non plus, ça ne fait pas l'unanimité, pas même chez les députés qui, jusqu'ici, marchaient droit.

Kantar, au secours ! 
(le beau-fils y travaille...)
En attendant, Challenges (Groupe Perdriel, avec Renault de Carlos Ghosn, alors) révéla le 10 mars 2017 que Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active, a participé le 6 mars à une réunion - sur l’économie numérique - du comité parisien du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron.

Or, en mars 2017, lors de la campagne de la présidentielle française, la Société des journalistes de Challenges dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron du fait d'une publication bien plus fréquente des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran (ancien PDG - condamné avec sursis, pour diffamation - de l'hebdomadaire Marianne, aujourd'hui éditorialiste politique à Challenges et intervenant occasionnel sur ...BFMTV) que ceux des autres éditorialistes. Elle déplora en outre "les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran, auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron"...

Ici, on voit
Marion Lagardère faisant campagne comme papa...

samedi 15 septembre 2018

Européennes 2019 : Odoxa installe dans l'opinion un duel LREM vs. RN, excluant d'office les rivaux

La préférence d'Odoxa ne serait-elle pas justement la situation idéale pour la majorité présidentielle ?

LREM et le Rassemblement national seraient donc au coude-à-coude

La République en marche n'arriverait que légèrement en tête des intentions de vote (21,5%)pour les élections européennes du 26 mai 2019, devant le parti de Marine Le Pen (21%) si les élections avaient lieu dimanche prochain
Mieux, alors que Macron fait des appels du pied à gauche, pour le PS, c'est un "record absolu de gadin" qui s'annoncerait, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro, publié jeudi 13 septembre.

L'impopularité d'Emmanuel Macron ne se vérifierait pas ?
LREM, associée au MoDem de Bayrou, qui exprime pourtant ses aigreurs vis-à-vis  du parti présidentiel, fait les frais de l'impopularité de la politique du président de la République. Avant l'été, les entreprises commerciales de sondages accordaient royalement au parti majoritaire à l'Assemblée nationale entre 23 et 26% des intentions de vote au mois de juin : l'Ifop (23%) et Ipsos (26%).

Le score de septembre se situe près de trois points en dessous du score de Macron au premier tour de la présidentielle. LREM fait même huit points de moins que son score aux législatives. Et, si on compare aux élections européennes de 2014, le MoDem avait enregistré à lui seul 14% des suffrages.

Le Rassemblement national résiste plutôt bien

Les difficultés judiciaires créées à Marine Le Pen peu son parti. Bien que frappé au porte-feuille, il est crédité de 21% des intentions de vote. Et le RN progresse par rapport aux enquêtes du mois de juin. Il était alors crédité de 18% des suffrages selon Ipsos, et de 19% selon l'Ifop.

Les Républicains perdent du terrain, le PS en chute libre

La France insoumise ne profite pas vraiment de l'impopularité d'Emmanuel Macron. Avec 12,5% des intentions de vote, le parti de Jean-Luc Mélenchon n'arriverait que quatrième du scrutin européen, soit à la même place que lors de la présidentielle de 2017.

L'enquête d'Odoxa-Dentsu Consulting déclasse LR et le PS. 
Avec 14% des intentions de vote, Les Républicains perdrait du terrain depuis la présidentielle. LR recule de six points par rapport à l'échec de François Fillon en 2017. Le parti de Laurent Wauquiez engrangerait même moitié moins de suffrages que lors du scrutin européen de 2014. A l'époque, l'UMP avait remporté 27% des voix.

Enfin, le Parti socialiste poursuivrait sa chute aux enfers. Selon le sondage, il n'est crédité que de 4,5% des suffrages, soit "le record absolu de gadin pour ce parti toutes élections confondues et toutes époques confondues", soulignent les auteurs de l'enquête. 
Si les élections avaient lieu dimanche prochain, le PS ferait jeu égal avec la liste EELV de Yannick Jadot (5%) et celle de Génération.s soutenue par Benoît Hamon (4%).

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée par internet les 12 et 13 septembre 2018, sur un échantillon de 998 Français représentatif de la population française âgée de 18 et plus. L’intention de vote a été établie sur la base de 535 personnes se déclarant certaines d’aller voter.

vendredi 14 avril 2017

Les frais de sondages sur Manuel Valls à Matignon

Valls, un (très) bon client des entreprises commerciales de sondages

Les commerçants du sondage sont-ils redevables au pouvoir socialiste ?

Un service rattaché au Premier ministre a commandé des dizaines d'enquêtes d'opinion centrées sur son image et sa popularité, rapporte l'émission "Envoyé spécial", ce jeudi 13 avril sur France 2L'image et la popularité de Manuel Valls semblent avoir viré à l'obsession chez Valls. Dès sa prise de fonction de Premier ministre en 2014, Valls a passé commande de nombreux sondages discrets, par l'entremise d'une officine rattachée à son cabinet, dont la mission principale est officiellement axée sur des sujets de fonds.

"Envoyé spécial" évoque notamment une enquête d'opinion payée plus de 50.000 euros.

En juin 2014, le service d'information du gouvernement (SIG) aurait commandé un "bilan d'image du Premier ministre" auprès de l'institut de sondages Ipsos, qui fournit in fine un document de plus de 100 pages sur le ressenti d'un panel de Français à propos du chef du gouvernement. "Énergie exceptionnelle" pour certains, "énergie mal maîtrisée, incontrôlée, agressive" voire "dangereuse" pour d'autres, Manuel Valls dispose alors d'un outil précieux, qui a coûté 53.520 euros selon "Envoyé spécial".
Le fondateur d'IPSOS est un homme de gauche, proche de François Mitterrand.
Lors de la présidentielle de 1988, François Mitterrand alla jusqu’à commander 'un sondage par jour' à l’institut dont l'équipe de campagne s'attacha même les services. Ses actionnaires principaux restent aujourd'hui Didier Truchot, son premier président-directeur général (118e place des plus grandes fortunes de France ), et Jean-Marc Lech, son successeur. Ce dernier rapporte dans ses mémoires comment, payé avec l'argent des fonds secrets, il repartait de l'Élysée avec des valises de billets de banque.
Truchot, le cofondateur du no 3 mondial des sondages (CA : 1,7 milliard) a racheté les parts des héritiers de feu Jean-Marc Lech, et contrôle plus de 50 % du capital.
En 2016, le SIG a accéléré le mouvement. Plus de la moitié des sondages commandés à des instituts était consacrée à l'image et la popularité de Manuel Valls, qui avait alors des ambitions présidentielles, avant d'être battu par Benoît Hamon au second tour de la primaire de la gauche en janvier dernier. 

Cette profusion de sondages centrés sur Manuel Valls a alerté le Sénat

La Haute assemblée "s'interrogeait sur l'intérêt de certains d'entre eux pour la conduite de l'action gouvernementale", dans un rapport parlementaire publié en 2015. Contacté par "Envoyé spécial", l'ancien premier ministre n'a pas souhaité réagir.

À son arrivée à l'Élysée, François Hollande avait promis de stopper les commandes intempestives de sondages. Les commandes de sondages ont, semble-t-il, disparu de l'Élysée. Mais se développées à Matignon.
L'argent de ces sondages a-t-il circulé dans des valises, échappant au fisc ?Plusieurs dizaines de milliers d'euros.

lundi 10 avril 2017

Présidentielle : Fillon passe à l'attaque contre son rival Macron

Harcelé par les media, Fillon promet de "tout donner" pour faire mentir les sondages qui le donnaient tous éliminé au 1er tour

François Fillon a rappelé des faits : Emmanuel Macron est le "jeune héritier" inexpérimenté du hollandisme


L'ex-Premier ministre a montré sa détermination à conduire les Français à "l'alternance"lors d'un grand rassemblement à Paris, devant la plupart des ténors de la droite, plus de 25.000 personnes selon les organisateurs, et une marée de drapeaux tricolores, pour "faire de la France la première puissance européenne en dix ans".

Le candidat de la droite et du centre remonte en effet dans les sondages. Il n'est plus qu'à cinq points du favori de l'Elysée qui tient la presse, en dépit des soupçons d'emplois présumés fictifs de membres de sa famille, distillés par l'Elysée dans la presse, au même titre que l'affaire des emplois fictifs à l'Assemblée des filles mineures du président du groupe des députés socialistes. Devenu ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux a dû démissionner de son poste gouvernemental.
Sous la pression des media amis du président socialiste, la justice a dû ouvrir une enquête et procéder à des mises en examen. Bien que celles-ci aient un impact sur l'opinion, les électeurs  font la part des choses: les Français ont appris qu'une mise en examen ne préjuge en rien d'une culpabilité. Le foisonnement d'exemples politiques récents démontre d'ailleurs le contraire et l'abus de mises en examen produit désormais l'effet inverse de l'objectif escompté.  

Pour empêcher l'alternance en gardant le pouvoir aux socialistes,
les media jouent le jeu de l'union nationale en faveur de Macron contre Fillon

Pourvoyeuse des éléments de langage du pouvoir socialiste dans les divers organes de presse, l'AFP continue de souligner que la présidente du FN et le candidat d'En Marche!, mouvement dissident du PS, le devancent encore. A la vérité, non seulement Marine Le Pen (FN) et le banquier Macron (En marche!) perdent du terrain, mais Fillon (LR et centre) en gagne.
  
Pour tenter d'écarter Fillon, les stratèges de l'Etat-PS en sont à pousser Mélenchon, au détriment de leur propre candidat : Hamon est en effet descendu à 9,9%... Les media font la promotion à la fois du candidat de la droite souverainiste en espérant que Nicolas Dupont-Aignan prendra des points à Fillon et du candidat de l'extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon, candidat apparent de La France insoumise, mais en fait du Parti communiste. Un sondage sur mesure de KANTAR Sofres-Onepoint fait passer l'insulteur de la presse devant Fillon au premier tour, avec 18% contre 17%, ce qui, compte-tenu de la marge d'erreur admise (3%) n'engage pas les manipulateurs. 

Fillon cible Macron et Le Pen, non pas Mélenchon


Si Fillon décrit Mélenchon, Dupont-Aignan et Macron comme "une conjuration des impuissants", c'est surtout le personnage E. Macron et son programme en mille morceaux qui ont été l'objet de ses critiques.

Avec Macron, "c'est le hollandisme qui se continuera dans son jeune héritier, rallié chaque jour par ceux qui espèrent se survivre à l'abri des combinaisons nouvelles", a-t-il accusé. "J'ai vu qu'Emmanuel Macron se présentait comme le candidat de 'l'alternance profonde'. Voilà bien une pensée de sous-marin", a ajouté F. Fillon, alors que ses soutiens avaient auparavant laminé le banquier, un ex-conseiller, puis ministre de François Hollande. Macron est ainsi indéfectiblement lié à la totalité du calamiteux quinquennat de Hollande, président le plus impopulaire de France depuis 1958.

"Hollande l'a formé et déformé puisque M. Macron, c'est tout à la fois et réciproquement la duplicité et le renoncement, l'hésitation et l'imprécision, l'impréparation et l'improvisation", a aussi asséné François Baroin, président LR des maires de France et ancien ministre, tandis que Macron n'a en effet jamais exercé aucun mandat électif. 

Comment le banquier Macron pourrait-il gouverner avec des soutiens aussi disparates et centripètes que les communistes Robert Hue, l'ex-numéro 1 du PCF, ou Patrick Braouezec, l'ancien maire communiste de Saint-Denis, et Alain Madelin, l'ancien ministre libéral de droite d'Edouard Balladur et d'Alain Juppé, ou Alain Minc, ancien soutien d'Alain Juppé, de Nicolas Sarkozy et d'Édouard Balladur (et surnommé le ""chat noir de la politique", en passant par le général Soubelet, pourfendeur du "laxisme" de la justice sous Hollande, ou Bertrand Delanoë, prédécesseur PS de la maire actuelle, Anne Hidalgo. 


Alain Minc craignait d'ailleurs dès janvier que Macron ne devienne "la roue de secours de la gauche" et que les ralliements de personnalités de gauche ne soient compromettants pour l'ancien ministre de l'Économie de François Hollande, qui se présente comme une alternative aux clivages gauche-droite habituels. "Il faut qu'il fasse très attention", l'avait averti Alain Minc.

Tout le monde ne l'accueille pas avec bienveillance, à l'image du secrétaire général d' "En Marche !", Richard Ferrand, qui a ironisé : "Ce n'est pas la pirouette qui tourne, c'est le vent !"
Quant à Daniel Cohn-Bendit, pour soutenir Macron, il a besoin de se justifier : faire barrage au FN...

Macron a même accepté le parrainage de Dominique Tiberi, le fils de l'ancien maire UMP de Paris, Jean Tiberi, tandis que sa mère, Xavière Tibéri, figure du chiraquisme, affiche son soutien au candidat du mouvement "En Marche ! Or, l'épouse de Jean Tibéri avait fait les gros titres de la presse, dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs du Conseil général de l'Essonne, mais également dans l'affaire des faux électeurs du 5e arrondissement de Paris. En mars 2013, son mari et elle avaient été condamnés respectivement à 10 et 9 mois de prison avec sursis. Une peine assortie de trois ans d'inéligibilité pour l'ancien maire de Paris.

Le nom de François Bayrou, allié d'E. Macron, après l'avoir été d'Alain Juppé, a aussi été copieusement sifflé par les militants.

On comprend ainsi le discours "ni de gauche ni de droite" d'Emmanuel Macron qui cherche à séduire à la fois les déçus de la politique et ceux qui n'ont jamais eu assez de convictions pour s'engager sous l'étiquette d'un parti, ainsi que les 'has been' et les nouveaux aventuriers de la politique.

F. Fillon a aussi dénoncé les extrêmes, de gauche, Mélenchon, comme de droite, Le Pen 

"La folle aventure que nous propose Mme Le Pen"
"Avec son quarteron d'amateurs, prêts à sacrifier notre pays, sa place dans le monde, son image, son efficacité, ses emplois, à leurs lubies idéologiques, à ce rêve effarant d'une France albanaise protégée par des murs et cultivant son carré de salades".

Quant à M. Mélenchon, "il se rêve en capitaine du cuirassé Potemkine mais (...) négociera la ferraille du Titanic", a prédit le candidat de la droite et du centre.

L'ex-Premier ministre a défendu son "programme fondé sur le bon sens"


Dans un discours dense, scandé par des "Fillon président" et des salves d'applaudissements, François Fillon s'est confirmé apte à "propulser la France en tête!".
"Il faut libérer notre Etat de sa dette publique et il faut libérer notre économie de ses charges et de ses normes", a-t-il réaffirmé. "Il y a dix ans, je parlais de 'l'Etat en faillite'. Rien n'a changé (...) Mes adversaires font semblant de l'ignorer ou dédaignent ce problème avec outrance", a critiqué celui qui aura été le seul Premier ministre de 2007 à 2012, sans discontinuer.

Le candidat de la droite et du centre a également dénoncé "cet état d'esprit qui nous a conduits à démanteler l'idée même de l'autorité".
A deux semaines du premier tour, il a dit "sentir cette force qui va et qui s'accroît, qui monte en puissance et qui n'attend que de stupéfier les prétendus faiseurs d'opinion par sa détermination". Le candidat refait en effet son retard après son éclatant succès à la primaire en novembre, suivi d'un déballage hebdomadaires de soupçons diffusés depuis l'Elysée par la presse aux ordres . Il a maintenant regagné une partie de son capital électoral, au fil d'une campagne dynamique et porteuse d'un programme exigeant, mais ciselé et réaliste.

"Je ne vous demande pas de m'aimer, je vous demande de me soutenir, parce qu'il y va de l'intérêt de la France. Il ne s'agit pas de choisir un copain. Il s'agit de choisir un président, et, à travers lui, le destin que nous voulons ouvrir à la France", a fait valoir le candidat Fillon, droit dans ses bottes.

Fillon a promis de "tout donner" pour faire mentir les sondages qui le donnaient tous éliminé au premier tour. 
Emmanuel Macron et Marine Le Pen sont au coude à coude dans les intentions de vote pour le premier tour, avec 23,5% des voix, mais Macron perd deux points et Le Pen 0,5 point dans un sondage Elabe pour BFMTV et l'Express (deux media proMacron) publié le mercredi 5.
Dans le même temps, selon un sondage BVA-Salesforce du début avril, Fillon avait gagné deux points d'intentions de vote (19%), après plusieurs semaines de baisse.
Le vendredi 7 avrilLe Pen (25%) devance Macron (24%) et Fillon (20%), selon le sondage quotidien Opinionway-Orpi pour Les Echos et Radio classique.