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mercredi 6 février 2019

Lagardère Active fait remonter Macron dans un sondage

Ce sondage compte ainsi effacer trois mois d'actions du  mouvement des Gilets jaunes

La cote de popularité du chef de l'Etat aurait bondi de six points en février

Résultat de recherche d'images pour "Lagardere Active"
C'est ce qu'affirme une enquête commandée par Denis Olivennes (Lagardère Active). Macron retrouverait ainsi son niveau d'avant la crise des "gilets jaunes", Selon l'entreprise commerciale Ifop-Fiducial, répondant à une commande de Paris Match et Sud Radio, deux produits du groupe dirigé par Olivennes, qui a annoncé son départ et attend sa récompense.
Cet aventurier entrepreneurial (ci-dessous) a été haut fonctionnaire (auprès de Pierre Bérégovoy), directeur général adjoint d'Air France, président de Numéricable (groupe SFR, donc Altice et BFM), directeur général de Canal+ (version André Rousselet et ses taxis G7), président directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur (sanisettes Perdriel), puis celui d'Europe 1 (Lagardère Active), avant de devenir président de Lagardère Active. L'un de ses fils, Simon, fut président de la section du Parti socialiste de l'ENS et cofondateur du 'Printemps républicain'. Classé à l'aile gauche du Parti socialiste, et soutien de Ségolène Royal au temps de ses prétentions présidentielles (encouragées par les sondages !), il s'était rapproché de Laurent Fabius avant de traverser la rue.
Est-il en train de réussir son pari ? interroge d'ailleurs l'AFP dans une question rhétorique suggérant la réponse. C'est aussi tout l'art du sondeur ! Après avoir littéralement dégringolé dans les sondages - jusqu'à atteindre un record historique d'impopularité avoisinant celui de François Hollande à la même époque -, Lagardère Active lui fait la courte échelle pour l'aider à reprendre la main. Affaibli par l'affaire Benalla cet été, puis par les démissions successives de Nicolas Hulot et Gérard Collomb à la rentrée, et enfin par la crise des «gilets jaunes» à l'automne, le chef de l'État s'est jeté à corps perdu dans le grand débat national qu'il a lancé cet hiver.

Si l'on en croit le dernier montage sondagier  Ifop-Fiducial publiée ce mardi par Paris Match et Sud Radio, sous le titre "Macron, la remontée spectaculaire", la mobilisation du président de la République serait en train de payer, aussi incroyable que cela puisse paraître, dans un contexte marqué par les mutilations par LBD 40 aux mains de policiers, sur ordre de Castaner, les huées adressées au président en régions ou les dépenses de confort au Palais de l'Elysée, sans parler des voyages infructueux à l'étranger.
Un seul Français sur trois lui fait confiance : youpie !
Résultat de recherche d'images pour "Macron paris match"Après avoir déjà engrangé +5 points d'opinions favorables en janvier, il aurait encore capitalisé +6 points en février. Ce qui porte le total de Français satisfaits de son action à 34%, un niveau supérieur à celui qui était le sien en octobre dernier... quand le mouvement des Gilets jaunes n'avait pas encore vu le jour.

Au sortir de l'été 2017, Emmanuel Macron avait connu une forte baisse de sa cote de popularité dans plusieurs enquêtes d'opinion. A l'époque, il avait su inverser la tendance, écrit l'AFP... Le Figaro titrait : "Sondage: Emmanuel Macron regagne la confiance des Français"... Mais son décrochage de l'automne 2017 était alors sans commune mesure avec celui des dernières semaines, après 20 mois de pouvoir. 
Reste donc à savoir si ce phénomène de "yoyo" va vers une stabilisation basse ou annonce une remontée qui durera le temps du grand débat national ou vers l'effondrement du soufflet. Semblant prendre ce sondage avec des pincettes, l'AFP met en garde: Nicolas Sarkozy et François Hollande n'étaient pas parvenus à retourner l'opinion après avoir dévissé.

Contrairement à Emmanuel Macron, le premier ministre Edouard Philippe ne parvient pas à remonter au même rythme, après avoir caracolé devant son patron. Beaucoup plus exposé sur les sujets actuels de politique gouvernementale, le chef du gouvernement prend des coups, ce qui explique qu'il tente à son tour de s'impliquer dans le grand débat national et d'investir lui aussi le terrain. Il ne regagne qu'un petit point. Cela lui permet d'atteindre 34% de bonnes opinions, comme son maître, ce qui n'était pas arrivé depuis juillet dernier, avant l'affaire Benalla.
On notera que, pour l'AFP, les causes du rejet populaire pour le président lui seraient extérieures : les Gilets jaunes ou Benalla, mais jamais sa politique... 

Dans le détail, l'exécutif n'a pas de quoi pavoiser

Le "président des riches" ne convient guère qu'aux professions libérales et aux cadres sups (42%, +17 points),  la société civile, devant les cadres moyens (+4 points). 
Plus incroyable, le chef de l'Etat regagne des points auprès des plus de 65 ans : +16 points en deux mois. 
Chez les sympathisants de La République en marche, Emmanuel Macron fait toujours l'unanimité : 95%, +3 points. 
Le président séduit également chez Les Républicains avec une hausse de 12 points (47%). 

Mais le président de la République reste tout de même impopulaire auprès de 66% des Français interrogés.
L'Edouard n'a pas droit à cette improbable remontée : il ne faut tout de même pas pousser le bouchon trop loin !
Comme le rapporte Paris Match, le Premier ministre stagne à 34% soit une hausse de seulement 1 point. Les deux hommes sont pourtant aujourd'hui à égalité, dans les mêmes basses eaux.

Le réveil risque d'être difficile à l'issue du grand débat national 
Lancée le 15 janvier dernier, cette initiative du président de la République n'avait retenu l'attention que de la moitié des Français. Comme l'annonçait les dévôts du JDD dimanche, Macron envisagerait également l'organisation d'un référendum le 26 mai prochain, date également des élections européennes. Et ça non plus, ça ne fait pas l'unanimité, pas même chez les députés qui, jusqu'ici, marchaient droit.

Kantar, au secours ! 
(le beau-fils y travaille...)
En attendant, Challenges (Groupe Perdriel, avec Renault de Carlos Ghosn, alors) révéla le 10 mars 2017 que Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active, a participé le 6 mars à une réunion - sur l’économie numérique - du comité parisien du mouvement En marche ! d’Emmanuel Macron.

Or, en mars 2017, lors de la campagne de la présidentielle française, la Société des journalistes de Challenges dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron du fait d'une publication bien plus fréquente des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran (ancien PDG - condamné avec sursis, pour diffamation - de l'hebdomadaire Marianne, aujourd'hui éditorialiste politique à Challenges et intervenant occasionnel sur ...BFMTV) que ceux des autres éditorialistes. Elle déplora en outre "les interventions multiples et déplacées de Maurice Szafran, auprès de la direction et de l’équipe web, suite à la parution d’un article critique à l’égard de Macron"...

Ici, on voit
Marion Lagardère faisant campagne comme papa...

jeudi 14 décembre 2017

L'Etat, actionnaire majoritaire chez Renault, va s'implanter dans la presse à Challenges

Le constructeur automobile se diversifie !...

Renault (40%) - et l'Etat (15,01%) - mettent un pied historique dans la presse 

Renault investit dans la presse mais le montant de sa mise au pot n'a pas été dévoilé. Le constructeur automobile va prendre une participation de 40% dans le groupe Challenges, qui édite le magazine économique du même nom et plusieurs autres titres, ont annoncé ce mercredi 13 décembre les deux groupes dans un communiqué. 
Renault   dans la presse avec cette entrée au capital du magazine économique, qui connaît de graves difficultés budgétaires mais dont les ventes se sont redressées ces derniers mois, après un plan d'économies et le départ de plusieurs journalistes. 

Renault justifie cette union contre nature par le développement de la voiture autonome 

La voiture autonome va "libérer du temps utile aux utilisateurs" et leur permettre de lire à bord, explique l'acquéreur dans un communiqué. "Ce projet s'inscrit pleinement dans la stratégie du Groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés de qualité et à améliorer l'expérience de ses clients", affirme le patron de Renault, Carlos Ghosn, dans un communiqué relayé par BFM Business, plongé dans l'embarras depuis sa liaison tumultueuse avec  Patrick Drahi.

La voiture serait ainsi le "kiosque du futur", ironise Le Figaro. 
Le groupe automobile va investir 5 millions d'euros dans le groupe Sophia, précise ce quotidien. Avec le magazine économique, Sophia regroupe les titres Challenges : Sciences & Avenir, Historia, Histoire et La Recherche.
Concrètement, les deux groupes vont travailler à la création de contenus premium, sous forme audio ou vidéo, s'appuyant sur les articles de fond de Sciences & avenir, d'Historia ou de Challenges. "Cet accord a une vocation mondiale. Les articles seront traduits dans toutes les langues des pays dans lesquels nous vendons des voitures", s'est emballé Carlos Ghosn. Privatisée en 1996, la société par actions simplifiée Renault-Nissan, premier vendeur mondial de voitures, est en effet présent sur tous les continents.

L'entrée de Renault au groupe Challenges n'a pas été une évidence. 
Si, du point de vue de Claude Perdriel, l'opération est aujourd'hui présentée comme "logique" - seulement parce qu'il cherchait un autre actionnaire depuis plusieurs années en vue de préparer sa succession -,  Presse News révèle que des discussions ont d'abord eu lieu notamment avec Les Échos, qui appartient au groupe LVMH. Selon la lettre de l'Expansion, des négociations ont par la suite été menées avec le propriétaire du groupe Atalian, et actionnaire de La Tribune, Franck Julien.
Le Koweit entre au capital de la maison de presse Challenges par la fenêtre du garage. Il est en effet le plus gros investisseur de Daimler, lequel détient  plus de 3% de Renault.

De son côté, le propriétaire de Challenges, Claude Perdriel, a expliqué cette cession par la mauvaise situation financière de la presse. Il aurait été séduit par les plans sur la comète du constructeur automobile, un "projet révolutionnaire" de Renault : "mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault.
Selon l'homme d'affairesl, "l'automobile devient à son tour un outil de partage de la presse", comme le sont devenus les téléphones portables. Et le patron de presse gauchiste de rêver: "Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d'auditeurs potentiels."

Pourquoi Challenges "accueille" Renault dans son capital, selon Claude Perdriel

Claude PerdrielSa danseuse a offert au patron du magazine un éditorial.
Sous le titre "révolution", le propriétaire gauchiste qui a réussi en affaires dans le sanibroyeur, explique que "la situation financière de la presse est mauvaise, assurant que ses soucis personnels à Challenges sont également ceux de l'ensemble du secteur de l'information. On peut même s’interroger sur son avenir", dramatise le nonagénaire de 91 ans. Et de poursuivre sur le thème du pluralisme de l'information. "Pourtant un pays qui perdrait le pouvoir d’exprimer librement une opinion ou les conclusions d’une enquête cesserait d’être démocratique." 

Le magazine Challenges échappe encore à cette fatalité [de mort], assure-t-il. 
En 2017, ses ventes, son audience (sur papier et le web) et son chiffre d’affaires publicitaire ont augmenté. Avec 4 mensuels - Sciences & Avenir, La Recherche, L’Histoire et Historia -, il forme un groupe indépendant, unique, consacré à la diffusion de la connaissance et du savoir. 
"Mais les nuages noirs s’amoncellent", observe-t-il. Les marchands de journaux, ruinés, ferment. La coopérative qui nous distribue ne peut plus payer l’intégralité de notre dû. Sur internet, pour accepter de diffuser nos contenus, les grands groupes et les principaux intermédiaires prennent jusqu’à 70 % de nos recettes publicitaires, explique le gauchiste. Il y avait donc des raisons de s’inquiéter. 

Et puis, début septembre 2017, Carlos Ghosn, le PDG du groupe Renault, nous a proposé un projet révolutionnaire : mettre nos contenus à la disposition de tous les possesseurs de voiture Renault. Cette idée lui est venue en réfléchissant aux développements de la voiture électrique et de la voiture autonome connectée. 

Ces avancées peuvent aussi profiter dès maintenant à l’ensemble des modèles. 
"Ce projet s’inscrit pleinement dans la stratégie du groupe Renault qui vise à offrir de nouveaux services connectés et à améliorer l’expérience de ses clients ", nous a-t-il expliqué. Cette idée, si innovante, s’est imposée à nous, sur le champ, comme une évidence. Chaque année, au lieu de perdre 6.000 points de vente, nous allons retrouver des millions de lecteurs et d’auditeurs potentiels. 

Nous avons donc accepté cette proposition. 
Renault, en charge de l’innovation technologique, prend 40% de notre groupe et s’engage à respecter notre indépendance éditoriale. Détenteur de 60 % des parts, je reste garant de celle-ci. 
Il convient toutefois de tempérer ce bel enthousiasme et rappeler que Perdriel a déjà dû se séparer du groupe L'Obs cédé à 66 % des actionnaires du Groupe Le Monde, Xavier Niel et Matthieu Pigasse, le Groupe Perdriel, appartenant au fondateur du titre, Claude Perdriel ne sauvant que 34%.
"L’avenir s’éclaire, il devient passionnant, poursuit Perdriel. Les journalistes verront leur travail récompensé par une audience multipliée. Après les smartphones, qui nous ont ouvert de nouveaux débouchés via les kiosques numériques, l’automobile devient à son tour un outil de partage de la presse, sous forme de nouveaux contenus, évidemment. C’est une transformation totale, un développement dont nous vous ferons profiter, chers lecteurs. [sic] 
"Dans ma vie, j'ai dû céder deux fois des journaux pour des raisons financières: le Matin de Paris puis le Nouvel observateur. Instruit par ces expériences, je ne souhaite pas vendre ou prendre d'actionnaires".
"Vous pouvez nous faire confiance pour défendre, comme toujours, la qualité de votre magazine."  
Ainsi soit-il.  

jeudi 9 novembre 2017

Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée, un emploi fictif ?

Méprisant de la presse, l'ex-journaleux explique qu'il est interdit de "bavardages" avec elle 

On n'a plus à le supporter non plus à L'Obs : sa nomination à l'Elysée, c'est tout bénéf !

Macron engraisse à nos frais
Bruno Roger-Petit
L'ancien journaliste Bruno Roger-Petit a disparu des écrans depuis sa nomination au poste de porte-parole de l'Élysée. Le plus grand nombre n'avait rien remarqué. Et lorsque le (très) petit nombre des pros laborieux et consciencieux capte un son sur son poste à galène, il constate que BRP n'a rien à dire qui fasse avancer le schmilbick.

Ainsi, le 29 août. Ce jour-là, l'annonce de la nomination de l'éditorialiste au poste respectable de porte-parole de l'Élysée fut crotté. 
[EDIT 03/10, 10h30]
Ce fut ensuite un quasi-silence radio de celui qui, par définition, est pourtant censé relayer la parole présidentielle et donc s'exprimer régulièrement, utilement. Une respiration pour les lecteurs, mais un 'blackout' humiliant affiché sur la timeline cruellement vide de son compte Twitter, pourtant hyper- actif avant son changement d'occupation. On s'y est parfaitement bien fait, empressons-nous de préciser : les Français ont d'autres chats à fouetter.

A-t-il jamais eu quoi que ce soit d'utile à dire ? La question ne se pose pas quand on est tombé une fois sur son inculture orthographique étalée dans le site LePost (indigente émanation du site Le Monde interactif, destinée aux jeunes qui l'ont fui, humiliés par son niveau), son fiel déversé dans le HuffingtonPost et sa nauséabonde flatulence sur le site web de Challenges (groupe L'Obs), et quand on s'étonna que Macron n'avait pas mieux à s'offrir, on espéra en être débarrassé. Emmanuel Macron avait affirmé sa méfiance de la presse, maquillée en souhait d'une "parole présidentielle rare" élargie au refus d'une "présidence bavarde" à tous les échelons du dispositif gouvernemental, y compris celui du porte-parole de la présidence: seule serait valide la parole de Jupiter.

Dans Le Monde du jeudi 9 novembre 2017, patatras, on retomba sur sa prose alambiquée, se traînant pesamment de "on" en "on", caractéristique "littéraire" de Bruno Roger-Petit. Une journée plombée.

La danseuse du président explique que sa communication est "aussi cadenassée que celle des autres" [pas plus ?!]

Le mot d’ordre, depuis six mois, c’est 'pas de bavardages'. Et cela vaut même pour le porte-parole. Une sage précaution, mais pourquoi exiger du contribuable meurtri de lui verser un salaire ?

L'ancien éditorialiste est bon à rien, pas même à livrer les pizzas  la moindre esquisse d'un petit aperçu des coulisses du pouvoir. Le président-souverain s'oppose catégoriquement à ces pratiques, vieilles de seulement quelques mois, et il recadre même vertement ses troupes en conseil des ministres lorsque certains s'épanchent trop dans la presse. Le ridicule du séminaire de 'team building' l'a "tuer" !
Cet oukase imposé à un collaborateur pourtant censé diffuser la "pensée complexe" du souverain aux décrypteurs de la presse politique, peut contribuer  au contrôle des "off" et gaffes olympiennes révélatrices de la personne profonde du président. 

BRP est-il un parvenu payé à ne rien faire ? 
Puisque Macron en est à exiger des économies et que Pruneau Rpger-Petit est une branche morte de 55 ans, une coupe budgétaire s'impose.
Personne n'y verra rien!

jeudi 7 septembre 2017

Muriel Pénicaud: nouvelle révélation sur sa rémunération chez Danone

Les conditions du départ de Muriel Pénicaud de chez Danone en 2014 interpellent

Ca explique le prix du pot de yaourt à la consommation

La ministre du Travail du banquier Macron, Muriel Pénicaud, a encaissé des critiques
Pénicaud, ambassadrice déléguée aux 
investissements internationaux, 
 puis directrice générale de ...
Business France
sur sa méthode éclatée pour préparer les ordonnances sur la réforme du Code du travail. Les partenaires patronaux et syndicaux avaient nuancé les louanges tressées jour après jour par la presse macronienne.
Mais la sortie de Martine Aubry  - "On dit que je l’ai formée; moi, je l’ai trouvée déformée" - le 6 septembre sur France info, ternit quelque peu l'image flatteuse que l'Elysée entend lui accoler avec sa réforme dans les media. 

Les révélations de Challenges sur les conditions de son départ de Danone, relativiseront encore la réalité de la super-DRH débarquant en politique. 
Avec un portrait de la ministre à paraître le 7 septembre, le groupe Perdriel, autrement dit le groupe Nouvel Observateur -avec le groupe Le Monde - tente de se défaire des accusations de la Société des journalistes de Challenges qui dénonça le parti-pris du site internet en faveur d'Emmanuel Macron.

Ce portrait réaliste apportera un éclairage supplémentaire sur le niveau de sa rémunération dans le privé, qui avait déjà fait polémique. Au mois de juillet en effet, le salaire de Muriel Pénicaud, comme ex-directrice générale des ressources humaines de Danone (entre 1,14 et 1,21 million d’euros nets par an, selon sa déclaration d’intérêt déposée le 17 juillet, consultable sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique) avait surpris

Et L’Humanité ne s’était pas privé, de son côté, de compléter le tableau avec la révélation d'une levée de stock-options assurant à la future ministre une plus-value de 1,13 million d’euros en 2013. Pourtant, ces montants, pour élevés qu’ils apparaissent, correspondent aux niveaux qu’une entreprise du CAC 40 réserve aux membres de son comité exécutif, particulièrement chez Danone, connue pour la largesse de ses rémunérations – son président Franck Riboud n’ayant jamais eu de complexes sur le sujet.  En somme, circulez, y a rien à voir...

Plus surprenant encore est le niveau de son salaire déclaré en 2014 

2,39 millions d’euros nets, pour à peine quatre mois de travail : Muriel Pénicaud a intégré l’Agence française des investissements internationaux le 1er mai 2014.
Interrogée par Challenges sur cette anomalie, la ministre a répondu dans un premier temps qu’il s’agissait de "primes de performances différés"
Vérification faite auprès de Danone, cette somme correspond plutôt à une package mêlant effectivement des queues de rémunérations pluriannuelles, et un geste de l’entreprise pour "accompagner" les départs des membres de son comité exécutif. Nul besoin de passer par les prud'hommes...
Certains chez Danone auraient-ils souhaité que la patronne des ressources humaines démissionne ? 
En aucune façon du côté des partenaires syndicaux, qui n’ont cessé de l’apprécier: "Elle respecte tous ces interlocuteurs, et ce n’est pas quelqu’un de dogmatique", témoigne ainsi un représentant de la CFE-CGC du groupe alimentaire, qui a négocié avec elle un plan de départ volontaire. Au point d’imaginer quelque chose de similaire pour elle ? 

La réalité est plus complexe, dans une entreprise où chacun se sent un peu investi des dossiers sociaux, et dont la DRH n’était pas très partageuse… "La séparation s’est faite de manière naturelle et harmonieuse, résume un membre du comité exécutif. Elle avait fait le job, mais avait envie de partir. 
Et comme sa gestion très personnelle et désorganisée était moyennement appréciée au sein de l’entreprise, tout le monde a mis du sien pour trouver un accord." En particulier la DRH… experte évidemment dans la négociation de ruptures transactionnelles.
Se faire mal voir pour gagner plus...

vendredi 2 octobre 2015

Le magnat de la presse Patrick Drahi ébranlé par une étude de Goldman Sachs exploitée par Xavier Niel

Drahi aux petits oignons dans Challenges (groupe L'Obs) 

Une note de la banque d’investissement américaine visant P. Drahi a fuité vers son rival  X. Niel
La rivalité Xavier Niel vs. Patrick Drahi s’envenime
Challenges dit se l'être procurée et explique pourquoi l’actionnaire de Numericable-SFR doit arrêter ses acquisitions, alors qu'en juillet dernier encore l'homme d'affaires Patrick Drahi, patron du holding néerlandais Altice (SFR, Numericable), poursuivant sa politique d'expansion dans les télécoms et les media, s'est allié à Alain Weill, PDG de NextRadioTV (BFMTV, RMC), pour racheter ce groupe. La cible des propriétaires cumulards et du groupe Nouvel Observateur et du groupe Le Monde est à la tête du cinquième pôle presse magazine français.

"Ces dernières semaines on nous a souvent demandé : 'mais que se passe-t-il avec Altice ?' Nous allons y répondre", avec empressement, écrit l'hebdomadaire économique, propriété du groupe de presse Perdriel - du nom de l'homme d'affaires détenteur des sanisettes et sanibroyeurs - (ou groupe Nouvel Observateur qui détient aussi Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique et Rue89, site internet d'information générale, de gauche également).

Ainsi débute la dernière étude de Goldman Sachs, datée du 25 septembre, sur le groupe Altice, contrôlé par l’homme d’affaires Patrick Drahi, actionnaire de Numericable-SFR. L'établissement financier Goldman Sachs s'est fait connaître du public pour sa fabrication de produits dérivés financiers pendant la crise des subprimes et la crise de la dette grecque, qui ont contribué à la crise financière de 2007 à 2011. Mais quand il s'agit d'abattre le sulfureux Drahi, il n'est plus question de revenir sur les turpitudes de la banque d'investissements...

D’entrée les signataires de l’étude d’une douzaine de pages avouent avoir été surpris par l’accueil mitigé finalement réservé par le marché à l’acquisition du câblo-opérateur américain Cablevision par Altice (pour 17,7 milliards d’euros). Tim Boddy, Andrew Lee, Abhilash Mohapatra et Nick Brown observent que le marché de la dette d’Altice s’est brutalement tendu avec des taux qui ont grimpé au-dessus de 10% sur certaines lignes. Selon eux, "étant donné les conditions actuelles de marché, Altice semble avoir trouvé la limite de la volonté des investisseurs de financer d’autres acquisitions". Ce qui tombe bien puisque Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi, dans une interview accordée le 23 septembre à l’agence Bloomberg, a expliqué qu’il allait faire une pause de 24 mois dans ses opérations de croissance externe.

Altice encouragé à accélérer son 'cost-cutting' 
(réduction des coûts !)

Est-ce suffisant pour rassurer les marchés ? Peut-être pas. 
Goldman Sachs estime qu’une tension accrue sur le marché des taux à haut-rendement (high-yield) pourrait bel et bien peser sur le cours d’Altice. Mais la banque d’investissement précise aussitôt qu’Altice n’est pas confronté à un risque de liquidité ou de refinancement et souligne que le marché sous-estime la capacité du groupe à réduire ses ratios d’endettement. Goldman Sachs, graphiques et chiffres à l’appui, démontre que Patrick Drahi a fait la preuve qu’il savait rentabiliser très rapidement ses acquisitions grâce à une science éprouvée du "cost cutting" (merci pour l'envahissement de la langue anglaise).
Elle encourage d’ailleurs Altice a augmenter la cadence: "Nous pensons qu’une réduction plus rapide des ratios d’endettement ("rapid de-levereging": la lecture de Challenges fait l'économie d'un recyclage en langue étrangère) contribuerait à améliorer la confiance des investisseurs et à réduire le risque financier". Une phrase que les auteurs de l’étude ont surlignée. Goldman Sachs attend par ailleurs du top management [pourquoi ne pas dire 'direction générale'?] d’Altice qu’il continue à acheter des actions, comme il l’a fait par le passé, pour "booster" ['amplifier': excusez-moi d'être Français...] le sentiment du marché vis-à-vis du titre.

Alors à la fin, Goldman Sachs a-t-il ou non encore confiance en Patrick Drahi ? 
A priori oui, puisque ses analystes réitèrent leur conseil d’achat. En ce qui concerne les prévisions chiffrées, le résultat d’exploitation (EBITDA) devrait passer de 9,6 à 11,5 milliards de dollars de 2016 à 2019 à périmètre équivalent, avec une dette qui diminuerait sur la période de 44,7 à 37,2 milliards de dollars.

Le cours de l'action revu à la baisse

Mais sur le court terme, l’objectif à 12 mois de la valeur de l’action, qui était de 41 euros, a été revu à la baisse à 37 euros, et même à 32 euros "hors opérations de fusions et acquisitions", ce qui correspond au scénario dorénavant mis en avant par Drahi. 

En conclusion on dira que Goldman Sachs fait toujours confiance à Patrick Drahi et à sa capacité à générer rapidement du cash. Mais un peu moins qu’avant, instille Challenges. Suffisant pour accélérer la baisse du titre qui évolue désormais sous les 19 euros. 
La Bourse a la mémoire longue et chacun a en-tête une autre étude, publiée le 20 mars 2002. Elle émanait du Crédit Lyonnais et concernait Vivendi sous le titre "la fin d’une exception". L’analyste mettait en garde les investisseurs sur les finances du groupe tout en continuant de recommander le titre à l’achat, met en garde Challenges... Quelques mois plus tard, le 3 juillet 2002, Jean-Marie Messier était débarqué de la présidence du groupe. 'Bis repetita placent'? [A Challenges, on maîtrise aussi le latin dans les sanisettes...] "La comparaison avec Messier n'a aucun sens", nous précise, à toutes fins utiles, le porte-parole d'Altice
Les actionnaires majoritaires de L'Obs, Pierre Bergé-Xavier Niel et Matthieu Pigasse, qui ont également pris le contrôle du quotidien Le Monde, en douteraient-ils ? 
Xavier Niel et Patrick Drahi  ne s’apprécient guère  

Le parcours du second est calqué sur celui du premier. 
Xavier Niel, fondateur de Free, est co-détenteur de l'hébdomadaire L'Obs et du quotidien Le Monde. 
Patrick Drahipatron de Numericable-SFR, est  co-détenteur de l'hebdomadaire L'Express et du quotidien Libération. Et leur rivalité ne va pas en s’améliorant…

Selon le journal Challenges, Xavier Niel a vu d’un mauvais œil le recrutement par Drahi de Malo Corbin,  centralien (Lyon) comme vice président pour la Stratégie et le Développement.  Corbin est un ex-banquier de Lazard France, firme elle-même dirigée par Matthieu Pigasse, président du magazine Les InRockuptibles et actionnaire du journal Le Monde et du Huffington Post, site d'information en ligne, et comparse de X. Niel, avec lequel il co-détient les groupes Le Monde et Nouvel Obs).  
Or, par le passé, Malo Corbin avait travaillé avec Xavier Niel sur certains dossiers...

mardi 29 juillet 2014

TNT: les vautours, propriétaires du journal Le Monde, survolent LCI

Les milliardaires, actionnaires du quotidien socialistes, veulent mettre la main sur LCI

Les propriétaires du groupe Le Monde ont confirmé mardi leur gourmandise 
Les charognards  Matthieu Pigasse, Pierre Bergé et Xavier Niel
Ils salivent à l'idée d'avaler LCI, à peine connu le refus du CSA d'autoriser son passage sur la TNT gratuite.
"Suite à la décision du CSA de ce jour, les actionnaires du Monde (...), confirment leur intérêt pour la reprise de LCI, complémentaire des activités du Monde et en cohérence avec la transformation en cours du Groupe", écrit dans un courriel Louis Dreyfus.

Hollande, parrain de i-télé et BFMTV

Le CSA favorise une mafia de la presse
Louis Dreyfus, qui est président du directoire du journal Le Monde, est également directeur général des Inrocks, nommé par son PDG, Matthieu Pigasse, un banquier comme les aime François Hollande.

Le groupe Le Monde est constitué de Courrier international (hebdomadaire mettant en perspective une problématique à partir des traductions des principaux titres de la presse mondiale); La Vie (hebdomadaire d'information générale, de sensibilité chrétienne) et Télérama (programmes de télévision et hebdomadaire culturel ). 
Le groupe Le Monde est aussi actionnaire majoritaire à 51 % du mensuel Le Monde diplomatique.

I-télé (groupe Canal+) et BFMTV se partageront ainsi l'information sur la TNT gratuite, sans concurrence, le pluralisme de l'information dût-il en souffrir dans la république exemplaire, telle que la veut le président socialiste. 

Fort risque de concentration de la presse

Mais la presse n'a jamais été aussi libre et indépendante...

Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse viennent de racheter
Le Nouvel Observateur, c'est-à-dire Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique, et Challenges, premier news magazine économique en France.
Sans compter qu'en 2011, Le Nouvel Observateur a racheté l'ensemble des actionnaires de la société Rue89, site internet. 

Le CSA régule-t-il quoi que ce soit?

Ou cautionne-t-il la constitution de deux empires de presse socialiste?


lundi 18 novembre 2013

Insécurité: les touristes chinois boudent la France et notre économie en pâtit

Challenges explique pourquoi les dépenses des touristes chinois en France s'effondrent 

Le "made in France" à risques
En juin dernier, le magazine L'Expansion du groupe L'Express assurait encore que "la France est citée comme la destination touristique favorite par les millionnaires chinois, malgré la multiplication des vols et des agressions dont ils sont victimes à Paris." Pour 10 millions de Chinois partout dans le monde en 2003 et 83 millions en 2012, la France a accueilli 1.1 million de touristes Chinois, mais c'était en 2012 et alors qu'ils devraient atteindre les 100 millions de voyageurs à l’horizon 2020.
La Chine est passée première en 2012 en termes de dépenses des touristes à l'étranger, avec un total de 102 milliards de dollars (environ 75,5 milliards d'euros), a indiqué, jeudi 4 avril, l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).
A juste titre, la clientèle chinoise est réputée voyager avec d’importantes sommes en liquide. Elle dépense en moyenne 1.470 euros par enseigne, selon les chiffres de Global Blue, agence spécialisée dans la détaxe. Dans la grande majorité des cas ces paiements s’effectuent en liquide...

La France est jugée "dangereuse" 
"En Chine, les media déconseillent fortement de se rendre en France : la télévision a plusieurs fois répété de ne pas aller en France, parce que c'est dangereux ", révèle le magazine du groupe Le Nouvel Observateur, Challenges, qui tire le signal d'alarme, pour le cas où Nicole Bricq, la ministre du Commerce extérieur de Hollande, n'en aurait pas conscience.
Leurs achats en liquide font des touristes chinois des proies faciles pour les pickpockets "parisiens": un sujet qui dérange. Le plus important organisateur de séjours en France, le chinois Caissa, prend le plus grand soin à verrouiller sa communication. La responsable du bureau parisien n'a souhaité faire aucun commentaire, renvoyant vers son siège à Pékin afin d’analyser les questions et éventuellement d’y répondre. "On a dit beaucoup de bêtises sur ce sujet; nous ne voulons pas nous exprimer là-dessus: trop de journalistes mal informés ont dit n’importe quoi", conclut la responsable. L'Agence de développement touristique de la France, unique opérateur de l'État dans le secteur du tourisme, confirme qu’il y a bien eu quelques vols, mais minimise le risque, prétendant ne constater rien de plus que dans d’autres communautés de touristes. Pour preuve, toujours selon Atout France, aucune question liée à la sécurité n’arrive dans les cinq premières préoccupations des Chinois en France.


De graves conséquences pour notre balance économique, selon le magazine Challenges

Un changement qui n'était pas prévu
Depuis des années, les touristes chinois sont chouchoutés par les grands magasins parisiens: ils ne passent que 1,5 jour en France, mais consacre plusieurs heures à leur shopping aux Galeries Lafayette et au Printemps. En quatre ans, les dépenses de ces gros acheteurs ont été multipliées par 6,5. Mais depuis la rentrée, les Chinois dépensent moins en France. 

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Un net décrochage en septembre des ventes des marques d'horlogerie de luxe," révèlent les dernières statistiques des Galeries Lafayette et du PrintempsLes chiffres très confidentiels des ventes des marques de luxe horlogères et joaillières attestent d’un net décrochage en septembre. Sur les 24 qui sont présentes aux Galeries Lafayette, 18 voient leurs ventes reculer.

"Les touristes chinois ont été quelque peu refroidis par les agressions à répétition dont ils sont victimes depuis un à deux ans. Depuis environ six mois, il y a une croissance du nombre d'agressions", constatait en mars dernier Tang Lu, directrice départementale à l'agence Chine Tourisme.

Non seulement la délinquance endémique fait que nous avons de plus en plus de commerçants agressés, de personnes injustement frappées, blessées, dépouillées, mais c'est en fait toute notre société qui est en train de se déliter.

François Hollande, Christiane Taubira et leur entourage ne doivent pas continuer à rester sourds aux appels des organisations comme l'Institut pour la Justice, et à ignorer les solutions  contre l'insécurité.
VOIR et ENTENDRE une vidéo controversée de l'Institut:


Si vous n'avez pas encore participé au 
Référendum national sur la Justice
, il est encore temps. Alors, rendez-vous ICI .

La Chine est passée première en 2012 en termes de dépenses des touristes à l'étranger, avec un total de 102 milliards de dollars (environ 75,5 milliards d'euros), a indiqué, jeudi 4 avril, l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).