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dimanche 20 novembre 2016

Rachat de SFR: les concurrents d'Altice (Libération et BFMTV) vont réclamer des indemnités

L'Autorité de la concurrence se mord les doigts, mais un peu tard, de sa légèreté

Les concurrents de SFR se préparent à réclamer en justice des indemnités à son propriétaire Altice, sanctionné pour avoir racheté l'opérateur avant d'en avoir obtenu l'autorisation,

a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs sources au fait du dossier.

Anciennement Conseil de la concurrence, autorité administrative, l'Autorité de la concurrence a infligé au début du mois une amende de 80 millions d'euros au groupe de télécoms et de media de Patrick Drahi pour avoir brûlé les étapes en mettant en oeuvre, sans attendre son feu vert, ni aucun fair play, le rachat des opérateurs télécoms SFR et Virgin Mobile.
Altice et SFR ont pris acte et ne contestent pas la décision de l'Autorité.

Les concurrents Orange, Free (Iliad) et Bouygues Telecom (Bouygues) estiment avoir subi un préjudice

Le rachat anticipé de leur concurrent SFR par Drahi est un coup bas pour lequel ils prévoient de demander réparation, ont dit les sources.
Ils doivent toutefois au préalable obtenir la décision détaillée du gendarme de la Concurrence qui n'a pour l'instant publié qu'un communiqué de presse sur ce cas inédit en France de "gunjumping" ("communication anticipée" en français), une pratique commerciale illégale.

Il est difficile d'évaluer à ce stade le montant des indemnités que pourraient demander les opérateurs télécoms.

L'enquête de la Concurrence a mis au jour de nombreuses pratiques démontrant qu'Altice avait pris le contrôle effectif de ses deux cibles dès le dépôt de sa demande d'autorisation de l'opération, et parfois même avant.
Altice a par exemple demandé dès juin à SFR de lancer des offres promotionnelles prévues pour tout l'été, bloquer des investissements dans l'informatique, obtenu des listes de clients détaillées avec les chiffres d'affaires afférents ou recueilli des informations clefs sur le projet de partage d'infrastructure avec le rival Bouygues Telecom.

Moins de trois semaines après le feu vert de la concurrence, SFR et Numericable ont lancé de nouvelles offres communes très haut débit, fruit d'une concertation qui a en réalité démarré dès le mois de mai, explique l'Autorité.

Les voyous d'Altice n'ont pas souhaité faire de commentaires sur ces informations.
Dans la presse, ce groupe acheté à crédit est constitué de Libération, NextRadioTV (37,77 % du capital et 48,59 % des droits de vote), Groupe l'Express (Studio Ciné Live, L'Express, L'Expansion, L'Étudiant...) et création du groupe Altice Media Group, revendu avec NextRadioTV à SFR Group (activités Télécom, média -SFR Presse (activités presse), SFR RadioTV (activités audiovisuelles BFM TV, chaîne d'information en continu, BFM Business, chaîne d'information économique, RMC Découverte et sa première chaîne TV locale, BFM Paris) et SFR Sport (activités consacrées aux sports: RMC Sport et la chaîne d'info sportive BFM Sport depuis juin 2016) - et publicité).

Les journalistes de BFM TV n'ont toujours pas fait grève contre la moralité douteuse de leur patron Patrick Drahi... Faut-il attendre encore un sursaut de moralité des et Ruth Elkrief ?
La connivence entre journalistes politiques et dirigeants n'est pas une vue de l'esprit, comme le démontre le duo François Hollande-Ruth Elkrief qui se sont embrassés lors du dernier débat télévisé qui opposa François Hollande et Nicolas Sarkozy pour la présidentielle 2012.
Une autre preuve date de novembre 2013. BFM TV, l'antenne qui se targue d'être la première chaîne info en continu de France, avait décroché une exclusivité: le premier entretien croisé de François Hollande et Shimon Peres. Le chef de l'État effectuait alors un déplacement officiel en Israël. 

VOIR et ENTENDRE Hollande révéler son intimité avec la journaliste vedette de BFMTV :


lundi 21 mars 2016

La presse est à la solde de l'Etat-PS, dénonce Michel Onfray

A l'écoute, le philosophe dit tout haut ce que déplorent les Français

Le philosophe estime qu'il n'est pas possible d'avoir un "débat serein"...  sur l'islam en France 

"Les journaux, ça sert d'abord à faire la litière des chats". Mais ça sert aussi à faire reluire les chaussures. Le philosophe Michel Onfray ne s'est pas privé de tacler les media français lundi 21 mars sur BFMTV à l'occasion de la sortie en France de deux de ses livres, dont l'un, à l'origine, ne devait pas être publié

Il  a d'ailleurs annoncé la création de sa propre web TV. 
"Je vais créer ma web TV, où on pourra donner une heure à quelqu'un pour qu'il développe ses arguments", a-t-il dit, après avoir vilipendé les media qui l'avaient éreinté.

"Les journaux, ça sert d'abord à faire la litière des chats"

Et puis c'est subventionné par l'Etat, c'est-à-dire par nos impôts, donc la presse défend l'idéologie d'Etat, des gens qui la soutiennent. Donc c'est un normal que moi, qui suis un homme libre, je me retrouve souvent épinglé en Une de quelques journaux qui sont les journaux du pouvoir dominant", a-t-il lancé.
Il était notamment interrogé sur la Une de L'Express -du groupe Altice de Patrick Drahi qui possède aussi, outre l'opérateur français SFR-Numericable, L’Expansion et Libération, en attendant de concrétiser son partenariat stratégique avec NextRadioTV, le groupe d’Alain Weill, en vue du rachatà terme de BFMTV et RMC, employeur de Jean-Jacques Bourdin. Le magazine s'était sérieusement interrogé: "Faut-il brûler Michel Onfray?".
Longtemps retardé, son essai sur l'islam est paru la semaine dernière en France après avoir été publié début février en Italie. Michel Onfray avait initialement décidé, après les attentats de Paris du 13 novembre, de ne pas publier son livre en France car, selon lui, "aucun débat serein" sur l'islam n'y était plus possible.
Par ailleurs, Michel Onfray a assuré vouloir limiter ses apparitions dans les media, notamment dans les émissions de Laurent Ruquier et Thierry Ardisson, des "émissions où on perd son âme". Ou encore "d'autres où on est coincé entre un chauffeur routier transsexuel et un gardien de but qui n'a pas écrit ses livres".

vendredi 2 octobre 2015

Le magnat de la presse Patrick Drahi ébranlé par une étude de Goldman Sachs exploitée par Xavier Niel

Drahi aux petits oignons dans Challenges (groupe L'Obs) 

Une note de la banque d’investissement américaine visant P. Drahi a fuité vers son rival  X. Niel
La rivalité Xavier Niel vs. Patrick Drahi s’envenime
Challenges dit se l'être procurée et explique pourquoi l’actionnaire de Numericable-SFR doit arrêter ses acquisitions, alors qu'en juillet dernier encore l'homme d'affaires Patrick Drahi, patron du holding néerlandais Altice (SFR, Numericable), poursuivant sa politique d'expansion dans les télécoms et les media, s'est allié à Alain Weill, PDG de NextRadioTV (BFMTV, RMC), pour racheter ce groupe. La cible des propriétaires cumulards et du groupe Nouvel Observateur et du groupe Le Monde est à la tête du cinquième pôle presse magazine français.

"Ces dernières semaines on nous a souvent demandé : 'mais que se passe-t-il avec Altice ?' Nous allons y répondre", avec empressement, écrit l'hebdomadaire économique, propriété du groupe de presse Perdriel - du nom de l'homme d'affaires détenteur des sanisettes et sanibroyeurs - (ou groupe Nouvel Observateur qui détient aussi Sciences et Avenir, magazine mensuel de vulgarisation scientifique et Rue89, site internet d'information générale, de gauche également).

Ainsi débute la dernière étude de Goldman Sachs, datée du 25 septembre, sur le groupe Altice, contrôlé par l’homme d’affaires Patrick Drahi, actionnaire de Numericable-SFR. L'établissement financier Goldman Sachs s'est fait connaître du public pour sa fabrication de produits dérivés financiers pendant la crise des subprimes et la crise de la dette grecque, qui ont contribué à la crise financière de 2007 à 2011. Mais quand il s'agit d'abattre le sulfureux Drahi, il n'est plus question de revenir sur les turpitudes de la banque d'investissements...

D’entrée les signataires de l’étude d’une douzaine de pages avouent avoir été surpris par l’accueil mitigé finalement réservé par le marché à l’acquisition du câblo-opérateur américain Cablevision par Altice (pour 17,7 milliards d’euros). Tim Boddy, Andrew Lee, Abhilash Mohapatra et Nick Brown observent que le marché de la dette d’Altice s’est brutalement tendu avec des taux qui ont grimpé au-dessus de 10% sur certaines lignes. Selon eux, "étant donné les conditions actuelles de marché, Altice semble avoir trouvé la limite de la volonté des investisseurs de financer d’autres acquisitions". Ce qui tombe bien puisque Dexter Goei, le bras droit de Patrick Drahi, dans une interview accordée le 23 septembre à l’agence Bloomberg, a expliqué qu’il allait faire une pause de 24 mois dans ses opérations de croissance externe.

Altice encouragé à accélérer son 'cost-cutting' 
(réduction des coûts !)

Est-ce suffisant pour rassurer les marchés ? Peut-être pas. 
Goldman Sachs estime qu’une tension accrue sur le marché des taux à haut-rendement (high-yield) pourrait bel et bien peser sur le cours d’Altice. Mais la banque d’investissement précise aussitôt qu’Altice n’est pas confronté à un risque de liquidité ou de refinancement et souligne que le marché sous-estime la capacité du groupe à réduire ses ratios d’endettement. Goldman Sachs, graphiques et chiffres à l’appui, démontre que Patrick Drahi a fait la preuve qu’il savait rentabiliser très rapidement ses acquisitions grâce à une science éprouvée du "cost cutting" (merci pour l'envahissement de la langue anglaise).
Elle encourage d’ailleurs Altice a augmenter la cadence: "Nous pensons qu’une réduction plus rapide des ratios d’endettement ("rapid de-levereging": la lecture de Challenges fait l'économie d'un recyclage en langue étrangère) contribuerait à améliorer la confiance des investisseurs et à réduire le risque financier". Une phrase que les auteurs de l’étude ont surlignée. Goldman Sachs attend par ailleurs du top management [pourquoi ne pas dire 'direction générale'?] d’Altice qu’il continue à acheter des actions, comme il l’a fait par le passé, pour "booster" ['amplifier': excusez-moi d'être Français...] le sentiment du marché vis-à-vis du titre.

Alors à la fin, Goldman Sachs a-t-il ou non encore confiance en Patrick Drahi ? 
A priori oui, puisque ses analystes réitèrent leur conseil d’achat. En ce qui concerne les prévisions chiffrées, le résultat d’exploitation (EBITDA) devrait passer de 9,6 à 11,5 milliards de dollars de 2016 à 2019 à périmètre équivalent, avec une dette qui diminuerait sur la période de 44,7 à 37,2 milliards de dollars.

Le cours de l'action revu à la baisse

Mais sur le court terme, l’objectif à 12 mois de la valeur de l’action, qui était de 41 euros, a été revu à la baisse à 37 euros, et même à 32 euros "hors opérations de fusions et acquisitions", ce qui correspond au scénario dorénavant mis en avant par Drahi. 

En conclusion on dira que Goldman Sachs fait toujours confiance à Patrick Drahi et à sa capacité à générer rapidement du cash. Mais un peu moins qu’avant, instille Challenges. Suffisant pour accélérer la baisse du titre qui évolue désormais sous les 19 euros. 
La Bourse a la mémoire longue et chacun a en-tête une autre étude, publiée le 20 mars 2002. Elle émanait du Crédit Lyonnais et concernait Vivendi sous le titre "la fin d’une exception". L’analyste mettait en garde les investisseurs sur les finances du groupe tout en continuant de recommander le titre à l’achat, met en garde Challenges... Quelques mois plus tard, le 3 juillet 2002, Jean-Marie Messier était débarqué de la présidence du groupe. 'Bis repetita placent'? [A Challenges, on maîtrise aussi le latin dans les sanisettes...] "La comparaison avec Messier n'a aucun sens", nous précise, à toutes fins utiles, le porte-parole d'Altice
Les actionnaires majoritaires de L'Obs, Pierre Bergé-Xavier Niel et Matthieu Pigasse, qui ont également pris le contrôle du quotidien Le Monde, en douteraient-ils ? 
Xavier Niel et Patrick Drahi  ne s’apprécient guère  

Le parcours du second est calqué sur celui du premier. 
Xavier Niel, fondateur de Free, est co-détenteur de l'hébdomadaire L'Obs et du quotidien Le Monde. 
Patrick Drahipatron de Numericable-SFR, est  co-détenteur de l'hebdomadaire L'Express et du quotidien Libération. Et leur rivalité ne va pas en s’améliorant…

Selon le journal Challenges, Xavier Niel a vu d’un mauvais œil le recrutement par Drahi de Malo Corbin,  centralien (Lyon) comme vice président pour la Stratégie et le Développement.  Corbin est un ex-banquier de Lazard France, firme elle-même dirigée par Matthieu Pigasse, président du magazine Les InRockuptibles et actionnaire du journal Le Monde et du Huffington Post, site d'information en ligne, et comparse de X. Niel, avec lequel il co-détient les groupes Le Monde et Nouvel Obs).  
Or, par le passé, Malo Corbin avait travaillé avec Xavier Niel sur certains dossiers...

jeudi 1 octobre 2015

L'Express soumis à dégraissage depuis son rachat par Drahi

Plan de "sauvegarde de l'emploi" au Groupe Altice Média

R
acheteur de L'Express et Libération, Drahi doit maintenant payer ses dettes

Quelque 134 suppressions de postes sur 630 et une filialisation partielle
C'est la proposition de plan de sauvegarde de l'emploi que la direction du groupe Altice Media, créé en 2015 par Patrick Drahi, co-propriétaire du groupe (ci-dessus), avec Marc Laufer, homme d'affaires spécialisé dans le secteur des media (ci-dessous), directeur de L'Express, a présenté ce lundi  aux élus du comité d'entreprise 

"Révoltés", "en colère", très émus... 
Laufer, patron de L'Express et de Libération
Ce lundi après-midi, les représentants du personnel du Groupe Altice Media, propriété de Patrick Drahi, propriétaire de l'hebdomadaire L'Express et de L'Expansion, mais aussi du quotidien Libération, en plus de L'Etudiant, des magazines Côté Maison, de Studio Ciné-Live, de Lire ou de Classica, présentaient aux employés du groupe, réunis en assemblée générale, la proposition de plan de sauvegarde de l'emploi dont ils avaient discuté quelques heures plus tôt, en comité d'entreprise, avec la direction, en particulier représentée par le président directeur général, Marc Laufer, et le directeur général délégué, Christophe Barbier. 

125 suppressions de postes 

Selon cette proposition, seraient supprimés 125 postes, 133 avec les pigistes, et les activités de L'Etudiant et de la régie publicitaire seraient filialisés, à hauteur de 222 postes. 

Ces mesures s'ajouteraient aux conséquences de la clause de cession, ouverte aux titulaires d'une carte de presse lors du changement d'actionnaire, au printemps. Quelque 115 journalistes en avaient alors bénéficié, sur les 630 salariés du groupe.
Principalement touchés par ce plan, les "services support", direction générale, direction financière et des ressources humaines, informatique, services généraux, diffusion, fabrication et studio de création. Le service documentation, qui compte 6 journalistes, est amené à disparaître.
L'Express pourrait perdre jusqu'à 24 salariés, dont 21 journalistes, L'Expansion 4, Lire 1, les "pôles déco" 6. 

Un délai d'une semaine 

Ce PSE devait initialement prendre effet ce lundi, à l'issue du Comité d'entreprise, mais l'intersyndicale a obtenu de la direction du groupe un délai, qui devrait être employé à négocier les différents points du plan, jusqu'à vendredi prochain. 
Au centre des négociations, le nombre de licenciements et la revalorisation des mesures d'accompagnement, d'aide à la reconversion en particulier. 

Selon les représentants du personnel, la direction du Groupe Altice Media a en revanche présenté comme "intangibles" la redéfinition de la convention collective de L'Etudiant et de la régie publicitaire et l'externalisation d'une grande partie des services transverses. 

Ce week-end, la Société des journalistes de L'Express a lancé différentes initiatives pour mobiliser ses soutiens, à travers une pétition en ligne, une page Facebook et un compte Twitter.