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vendredi 17 avril 2020

La Justice tracasse Amazon, plébiscitée par le public

Incapable de s'adapter au commerce électronique innovant, la France cherche des poux à Amazon 

Bercy se fait dicter la loi de la gauche conservatrice et archaïque 

Amazon ferme ses sites français pour cinq jours.
En plein confinement pour crise sanitaire, la justice française a sommé la société de vente à distance (de livres et de vêtement, en passant par l'alimentation ou les produits pharmaceutiques) de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels sous peine d’amende. Amazon a donc annoncé la fermeture de ses sites français à partir de ce jeudi et jusqu’à lundi inclus. "Nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France", a indiqué la direction de l’entreprise dans un communiqué. 

Selon Emilien Williatte, délégué CGT, le comité social et économique (CSE) d’Amazon a voté en faveur de la fermeture de tous les sites pendant cinq jours, à partir de jeudi 13h, "officiellement pour nettoyer les sites et évaluer les risques". Quant à la date de reprise, elle est encore «inconnue», a affirmé son directeur général France. 

La date de reprise est encore "inconnue", a indiqué son directeur général France, ce jeudi matin, sur RTL. "Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (jeudi) la date à laquelle nous allons rouvrir", a déclaré Frédéric Duval au micro de RTL.

Les salariés payés à 100% pendant cette période

Les salariés et intérimaires (près de 10.000 personnes) seront payés à 100 % pendant cette période de cinq jours, fait savoir la direction, qui précise que le recours au chômage partiel "a été évoqué", mais que ses "modalités d’application n’ont pas été définies". "La fermeture des entrepôts, c’est ce que nous avions demandé au tribunal à titre principal", a rappelé le syndicat SUD, trotskiste révolutionnaire, donc anti-capitaliste, à l’origine de la plainte devant le tribunal judiciaire de... Nanterre (Hauts-de-Seine, comme les bureaux d'Amazon-France).  
"Nous serons attentifs au maintien de la rémunération des salariés et nous avons des propositions à défendre : l’obligation de port du masque, la suppression de la prise de température qui occasionne des queues potentiellement dangereuses, un observatoire des cas de Covid-19 dans le groupe, le respect du droit de retrait", a indiqué Laurent Degousée de SUD Commerce.

Obligation de faire une évaluation sous peine d'un million d'euros d'amende

Amazon a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés," a jugé le tribunal judiciaire de Nanterre mardi et lui a ordonné en conséquence de conduire une évaluation des risques avec les représentants du personnel, et entre-temps de se limiter aux seuls " produits alimentaires, de produits d’hygiène et de produits médicaux", sous astreinte d’un million d’euros d’amende par jour de retard et par infraction constatée.

Le groupe s’est dit "perplexe" mercredi matin face à ce jugement, compte tenu des mesures de sécurité déjà mises en œuvre (contrôles de température, masques, distanciation sociale…), et a annoncé faire appel. Mais la décision étant de droit exécutoire, l’appel n’est pas suspensif et la décision a dû s’appliquer dès jeudi.

Cherchez l'infraction...

Connivence avec les syndicats radicaux ou soumission du gouvernement ?

Amazon a estimé qu’il lui est impossible de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels dans les 24 heures, comme le demandait le tribunal, sans prendre le risque de livrer "accidentellement" un produit non essentiel et encourir l’amende prévue d’un million par infraction.

Une décision vicieuse de justice. 
"Nous avons un catalogue de 250 millions de références, comment applique-t-on concrètement la notification de façon opérationnelle en termes de risque ?", interroge une porte-parole du groupe. "Un coupe-ongles, un gel démêlant entrent-ils dans la définition du produit essentiel ?" interroge-t-elle en exemple. En clair, face au risque d’être mis à l’amende, Amazon préfère fermer, au moins provisoirement, ses sites.

Cinq mises en demeure de la part de l’inspection du travail: le ministère du Travail.
"Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé", a expliqué mercredi la direction, pour qui cette action en justice "aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais, ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer".
La malveillance de la justice de Belloubet s'abat sur le géant américain décrié par la gauche rétrograde - à contre-courant de la demande de la clientèle et en parfaite incohérence avec le besoin de livraisons en temps de confinement strict et soumis à contrôle policier.

Les syndicats ont l'entreprise dans le collimateur depuis de longues années, dénonçant depuis le début du confinement le traitement de commandes de produits "non essentiels", tels que livres, musique, produits de beauté, etc. , ce qui n'est pas forcément l'avis des acheteurs, notamment ceux ou celles qui ont besoin de lire, un besoin visiblement faible chez les syndicalistes, tel Olivier Besancenot dont la compagne travaille d'ailleurs pour l'éditeur Flammarion du Groupe Madrigall, maison mère de Gallimard... : conflit d'intérêts ?
Amazon avait annoncé le 21 mars cesser de prendre des commandes jugées "moins prioritaires", selon  les critères de de la CGT, ou sur ses sites français et italien, mais cette notion - subjective - ne recoupe pas celle de "produits essentiels", les produits alimentaires, d’hygiène et de santé étant très minoritaires dans l’activité du groupe. Pourtant, Philippe Martinez se lave probablement...

Amazon a fait l’objet de cinq mises en demeure de l’inspection du travail, IT, dont trois ont été levées. Employeur de près de 10.000 salariés dont un tiers d’intérimaires dans ses six entrepôts français, le groupe fait valoir qu'il a distribué "plus de 127.000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques".

L'Inspection du Travail est un service rattaché au ministère du travail, donc à Muriel Pénicaud.

Les inspecteurs du travail sont-ils dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis la crise sanitaire du Covid-19

Quatre syndicats dénoncent les pressions du ministère du Travail et la mise à pied d'un inspecteur du travail


Une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé contre une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés

Des masques pour les aides à domicile? Photo archives Morad Cherchari
Quelle protection pour les aides à domicile et les personnes fragiles ? 
Les syndicats CGT, SUD, FSU et CNT de l'Inspection du travail vont saisir l'Organisation internationale du travailà l'occasion de la mise à pied mercredi d'un inspecteur de la Marne, ils accusent la ministre du Travail d'entraves à la mission des inspecteurs du travail.

Lors d'une conférence de presse téléphonique jeudi, les syndicats ont fait état de plusieurs dizaines de témoignages d'inspecteurs du travail dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis le début de la crise du Covid-19.

Selon eux, la direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus.
Or, les masques sont inexistants dans la plupart des départements, ce qui limite considérablement l'activité d'inspection.

"La crise du Covid-19 révèle les failles et les aggrave," estime Pierre Mériaux (FSU). Les 2.000 inspecteurs du travail chargés de contrôler 1,8 million d'entreprises, soit 18 millions de salariés, sont déjà en nombre insuffisant pour faire leur travail, avec un inspecteur pour 8.000 salariés, souligne-t-il.

"Alors que la situation exigerait des droits et des pouvoirs renforcés pour protéger les salariés, le ministère du Travail organise la paralysie et le court-circuitage de l'inspection du travail et l'empêche d'exercer ses missions en violation" des règles de l'OIT, indiquent les syndicats.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés (port du masque, etc.). Le tribunal lui a donné raison la semaine dernière, "contre l'avis de sa hiérarchie" qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Mise à pied d'un inspecteur du travail

Dans la Marne, l'inspecteur du travail Anthony Smith, militant CGT et représentant au Conseil national des Inspecteurs du travail est mis à pied dans un cas similaire.
Il est sanctionné pour avoir engagé une procédure de référé à l'encontre d'une structure d'aide à domicile, "important pourvoyeur d'emplois à Reims".
Il lui est notamment reproché "d'avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux entreprises de son secteur," explique la CGT.

Depuis le début de la crise sanitaire, "l'orientation du ministère du Travail est la poursuite de l'activité économique à tout prix et quel qu'en soit le coût pour les salariés", a dénoncé la CGT, qui "exige le retrait immédiat de la mise à pied d'Anthony Smith".

Dans un communiqué publié jeudi soir, le ministère du Travail justifie la suspension "par l'intérêt du service".
"L'agent concerné a méconnu de manière délibérée, grave et répétée les instructions de l'autorité centrale du système d'inspection du travail concernant l'action de l'inspection durant l'épidémie de Covid-19", peut-on lire.

A. Smith, qui "conserve son traitement durant la procédure", "a par exemple enjoint aux employeurs des conditions de maintien d'activité non conformes aux prescriptions des autorités sanitaires", ajoute le ministère.
Selon Julien Boeldieu de la CGT-Travail, il lui est reproché d'avoir prescrit l'utilisation de masques par les aides à domicile, "alors que le ministère s'en tient dans ses préconisations aux gestes barrière, faute de masques disponibles".

Au-delà de ce cas, les syndicats reprochent au ministère de faire passer avant tout "la continuité de l'activité", "comme l'a montré la passe d'armes entre la ministre Muriel Pénicaud et le secteur du BTP, réticent à reprendre les chantiers de façon très responsable", souligne-t-il.

La saisine de l'OIT, effective jeudi ou vendredi, se base notamment sur l'article 6 de la convention 81 de 1947 "qui rend les agents de l'inspection du travail indépendants de toute influence extérieure indue".

mardi 11 février 2020

Schiappa se rend insupportable aussi à la plupart de ses collègues

Au gouvernement, les relations se tendent avec la sous-ministre

La secrétaire d'Etat polyvalente en charge des femmes ne communique plus avec certains de ses collègues

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Qui a poussé Pénicaud dans les escaliers de l'Elysée ?
La rupture de faisceau est survenue lors de la manifestation d'inhumanité des députés de la majorité présidentielle autour de l'extension du congé parental pour deuil d'enfant.

Alors que Macron tente ce mardi de faire comprendre aux petits soldats de sa majorité en marche au pas cadencé qu' "unité" ne signifie pas "uniformité", des tensions internes couvent dans les rangs mêmes du gouvernement. Ainsi, le tableau que dresse Le Parisien de Marlène Schiappa n'est pas sans nuances: le passage de la brosse n'est plus autant visible et les détails soulignent l'usure profonde de l'image.

Si le journal de LVMH vante son allant sur les plateaux de télévision pour défendre l'exécutif, il laisse réapparaître la blogueuse. "Si j'étais désenchantée, je serais chez moi en train de regarder des replays d'Amour, gloire et beauté - soap télévisé diffusé depuis plus de 30 ans - , et pas en train d'affronter Eric Zemmour!", plaide la féministe de combat.

Avant l'épouse qui, chaque soir, débriefe la journée sur l'oreiller de Manu, Marlène Schiappa aurait été celle qui, mieux que Macron soi-même, aurait entrevu la portée du "manque d'humanité" et réussi à ouvrir les yeux et le coeur sec du président sur les  retombées négatives prévisibles du vote des députés LREM sur la proposition de loi UDI. De quoi exciter la jalousie des ministres en charge des dossiers sensibles et non de la politique du doigt mouillé dressé face au vent tumultueux de l'opinion. En charge de faire redémarrer le projet Macron bloqué de réforme des retraites, Muriel Pénicaud, particulièrement malmenée au plus fort de la crise, se plaindrait de se faire voler la vedette par une jeune maman qui laisse les enfants au père pour aller chercher les vagues porteuses de tous les spots sociétaux qui se déchaînent.

La skimboardeuse surfe sur l'écume des vagues et irrite... les femmes

Marlène Schiappa et Franck Riester à Bordeaux, le 8 septembre 2019.
En plus de Pénicaud qui ne peut plus la souffrir, la parvenue a tendu ses relations jusqu'à un
degré extrême de toxicité avec des collègues comme Agnès Buzyn (Santé) ou Franck Riester (Culture) dont l'amazone aurait tout simplement bloqué le numéro. "Elle commence à faire chier tout le monde", soupire un conseiller gouvernemental auprès de BFMTV.com. 

Son engagement au côté de Griveaux lui sera-t-il fatal ?
On trouve la secrétaire d'Etat au four et au moulin, un peu au gouvernement, au creux de la vague, et beaucoup dans les media, où mousse l'écume. Actuellement en campagne des municipales pour Griveaux, candidat dans le XIVe arrondissement de Paris pour les élections municipales, sur la liste de l'UDI Eric Azière, administrateur de l'entreprise Regie Immobilière de la Ville de Paris, président du groupe UDI-MoDem du Conseil de Paris et conseiller-sortant de Paris, ce n'est pas dans ses locaux de secrétaire d'Etat qu'on la voit. A défaut de travailler pour les Français, elle mène sa carrière personnelle, se décarcassant pour Macron, le seul qui pourrait assurer sa promotion.

Elle n'entend pas demeurer à ce poste jusqu'à la fin du quinquennat. 
A LREM, certains se sentent menacés dans leur fonction, telle Aurore Bergé, porte-parole du gouvernement, qui s'est grillée au 3e degré dans l'affaire du congé parental pour deuil d'enfant, ou Stanislas Guerini, au poste de délégué général de La République en marche, et Pierre Person, ex-président de Les Jeunes avec Macron (co-fondé avec Sacha Houlié, PS comme lui et proche de Cambadélis, puis bras droit de Castaner), nommé délégué général adjoint du parti par Guerini, jugés inaudibles. 
P. Person était au nombre des députés, a priori éméchés et surexcités, le 31 juillet 2017, - dont notamment Sacha Houlié, Jean-Baptiste Djebbari et Pierre-Alexandre Anglade - qui, au soir des législatives, ne se sont pas jetés seulement sur les petits fours et auraient commis quelques dégâts à la buvette du Palais Bourbon. Après quoi, un petit groupe se serait réuni dans le bureau du rapporteur général de la commission des Affaires sociales pour une sorte de troisième mi-temps entre garçons. Moment au cours duquel un député a débarqué en furie en défonçant la porte d'entrée. Un incident qui a dépêché les gendarmes de l'Assemblée. Toujours pas calmés, les "Macron Boys ont ensuite branché la hi-fi à fond dans le bureau de (Olivier) Véran, jusqu'à réveiller certains résidents de la très cossue place du Palais-Bourbon". Un voisin les aurait même invectivés de sa fenêtre. Cette fois, c'est la Brigade Anti-Criminalité (BAC), qui a débarqué pour mettre un terme définitif au tapage nocturne.
Ces "janissaires dévoués corps et âme au chef de l’Etat, qui ne dépendent que de lui, ne rendent de comptes qu’à lui," selon Le Monde, mais qui ne font pas l'affaire: autres erreurs de jugement du président. La Mancelle dément cette ambition. 

Une certitude demeure: au sein de la macronie, non seulement ses certitudes totalitaires et son comportement stalinien irritent  - et cela d'autant plus que le président confirme son coup de barre à droite -, mais  sa communication est contre-productive, à force de polémiques alimentant les clivages et la haine qui se développent partout en France. Elle se rend indispensable, mais  son omniprésence et sa rugosité ajoutent à la défiance et participe à la chute de Macron dans les sondages (24%). Les Français l'on assez vue.
Alors, ambassadrice des pôles ? Ca ferait des vacances à tous... 

mercredi 5 février 2020

Macron, pris quatre fois en défaut par le Conseil d'Etat en une semaine

Les amateurs de l'exécutif reçoivent une correction tous les deux  jours : la fessée a du bon! 

"Bats ta femme tous les matins; si tu ne sais pas pourquoi, elle le sait"
(à la différence des féministes athées)...

Mais les juges administratifs le savent et rappellent
 l'arrogant Macron à la modestie ?
Résultat de recherche d'images pour "Emmanuel Macron devrait rappeler à ses troupes qu'il n'est jamais bon de jouer avec l'état de droit Jacques Witt/SIPA""
La casquette au 3e rang est-elle celle du préfet Lallement
qu'on croyait disparu des radars dans un nuage de lacrymo ?
En huit jours, le pouvoir a pris quatre maxi baffes sur le terrain juridique. Il découvre que tout n'est pas permis dans un état de droit.

Par trois fois en une semaine,
le Conseil d'Etat a démontré sa verdeur et son indépendance, malgré ses 220 ans d'âge célébrés le 13 décembre dernier. Un exemple pour la presse... Plus haute juridiction administrative en France, cette institution discrète est plus que jamais accablée de travail en tant que rouage majeurs de notre vie publique, puisqu'elle doit éplucher chaque texte législatif, projet de loi et ordonnance, avant son examen en Conseil des ministres, au titre des articles 38 et 39 de la Constitution de 1958. A la fois conseil et juge, elle est le garant du respect du droit et des libertés fondamentales par le pouvoir exécutif et l'arbitre des litiges entre les citoyens et les administrations. Autant dire que cette maison prestigieuse et respectée est un pilier de l'état de droit, donc de la démocratie. Et, depuis plus de deux années maintenant, l'incompétence des bras cassés de l'exécutif macronien lui confèrerait des droits en matière de pénibilité s'ils n'étaient pas déjà particulièrement bien traités, car , rien que cette dernière semaine, sans eux, Macron et ses équipes pléthoriques auraient par trois fois mis sérieusement à mal le droit à mal. Leurs abus confinent au harcèlement...

L'exécutif sort politiquement affaibli 

Rendu public le 24 janvier dernier et parsemé de réserves et de signaux d'alarme, son avis sur le projet de loi consacré aux retraites a contrarié le pouvoir. 
Le gouvernement a pu corriger certains points faibles de sa copie et l'a validée en conseil des ministres, puis déposée au Parlement, mais la critique demeure. Concentrée sur le projet lui-même, elle souligne des lacunes qui ne peuvent qu'alimenter la suspicion des citoyens éclairés par les oppositions, renforcer les arguments des contestataires de cette réforme et justifier les mobilisations syndicales, alors que le pouvoir clame sa détermination à aller jusqu'au bout de sa réforme, si mal tournée soit-elle.  

Blanquer, agrégé de droit public, retoqué par le Conseil d'Etat

Le même jour, le Conseil est amené à mettre en évidence les chausse-trappes du  projet que le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a tant peiné  à dissimuler pour faire croire aux enseignants  à un niveau de retraite identique à celui des autres fonctionnaires aux qualifications équivalentes. Un dispositif que le syndicat Sud Education ne cesse de dénoncer car il l'estime trompeur. Pas de chance pour le gouvernement, le Conseil d'Etat est compétent. Non seulement, il écarte ces dispositions qu'il juge imprécises et dépourvues de toute valeur normative, mais il ajoute qu'elles sont inconstitutionnelles, car elles font injonction au gouvernement de déposer un projet de loi. 

En termes moins choisis, on peut dire que le pouvoir est accusé de raconter des carabistouilles. Au passage, le Conseil colle une claque au ministre de l'Education, agrégé de droit public renvoyé à ses chères études. 
Enfin, il offre du grain à moudre à Sud enseignants dans son combat contre cette réforme. Une triple peine pour le meilleur choix possible de Macron à ce poste, selon la retraitée de l'enseignement logée à l'Elysée !

L'incompétence en droit du pouvoir est insondable, comme le montrent deux événements


D'abord, les déclarations insensées de Nicole Belloubet, magistrate, donc juriste supposée, ex-rectrice d'académie de surcroît et garde des Sceaux par défaut, à propos de Mila le 29 janvier sur Europe 1, à propos de la lycéenne de 16 ans qui, après avoir été traitée de "sale lesbienne", injure homophobe condamnée par la loi,  par des défenseurs de l'islam, avait diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo dans laquelle elle répliquait frontalement et tout aussi crûment: "Je déteste la religion [toutes les religions, donc]. Le coran, il n'y a que de la haine dedans, l'islam c'est de la merde... " .

Commentaire partisan de la ministre, que l'homophobie ne réussit pas à  ébouriffer le brushing  : " L'insulte à la religion, c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience. ". Non seulement, par ces propos, elle justifie les nombreuses menaces contre la jeune fille, mais elle se range aussi au côté des islamistes qui militent contre "le droit au blasphème", élément pourtant essentiel de la laïcité en France. Et cela, en dépit de l'appel du CFCM à la lapidation de la mécréante.
Comme l'explique avec vigueur l'avocat Richard Malka dans un entretien publié par Le Figaro le 30 janvier, "c'est la liberté de conscience de Mila qui est ici en jeu, car elle a le droit de penser ce qu'elle veut de l'islam et de le dire sur les réseaux sociaux. C'est ça le droit français : le fondement de la liberté de conscience n'est pas d'interdire la critique ou même l'injure, mais de protéger la liberté d'expression […] Si l'on interdit de critiquer une religion, on ne peut plus vivre ensemble. Et de mettre au défi la garde des Sceaux de trouver une quelconque décision de justice qui corroborerait sa prise de position partisane. 

Prise en faute, Nicole Belloubet rétro-pédale dès le 30.
La juriste concède "une expression maladroite" et l'ancienne élue socialiste finit par condamner les menaces contre Mila. Ajoutée aux lacunes en droit des Blanquer et Pénicaud, cette énorme bavure fait également la preuve, comme le dit Richard Malka, "d'une culture juridique fantaisiste." Un zéro pointé pour la ministre agrégée de droit public. Par protection ?
La méconnaissance des règles de droit constitutionnel n'est en revanche pas en cause dans la circulaire du 10 décembre 2019 signée Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur gaffeur et bourrin.

 Un bâillon à la limite des règles démocratiques

La circulaire Castaner avait pour but officiel de tenir compte de la recomposition politique amorcée au moment de la présidentielle de 2017 avec l'attribution de nuances politiques aux listes composites candidates aux élections municipales des 15 et 22 mars. Or, la circulaire y va à la hache et classe sans étiquette les vainqueurs des municipales dans toutes les villes ou villages de moins de 9.000 habitants, soit 95% des communes. Autant dire où le parti du président est faiblement implanté puisqu'il est essentiellement bobo-urbain. Une grosse ficelle politique qui n'a échappé à personne, consistant à rayer d'un trait de plume la couleur politique de la moitié de la population française et de listes qui revendiquent parfois d'être sans étiquette mais étaient pour les trois-quarts d'entre elles intitulées ''Divers droite'' ou ''Divers gauche'' lors des élections municipales de 2014. Comme le parti majoritaire, La République en Marche (LREM), est faible voire inexistant dans cette France-là, la manœuvre du ministre de l'Intérieur visait en fait à y nier toute expression politique pour affaiblir du même coup les résultats globaux de la droite et de la gauche qui, en revanche, sont bien implantées dans la multitude des petites et moyennes communes où LREM n'a aucune réalité de terrain.

"En politique, disait François Mitterrand, il faut faire gros." Mais, alors que LREM perd des député(e)s lassés par l'autoritarisme et le sectarisme de leurs cornacs - on en a encore la démonstration avec l'affaire du congé de deuil pour mort d'enfant mineur que les PlayMobil ont rejeté par discipline (ce que les 'Pieds Nickelés' de la majorité appellent de la "loyauté"!) et surtout par mesquinerie (pour le pas déplaire au MEDF qui ne demandait rien) pour quelques jours supplémentaires d'"humanité", "le pouvoir a fait là beaucoup trop gros en lançant une bombe lacrymo sur la signification profonde du vote et privant d'identité politique plus d'un Français sur deux. Un tir de LBD 40 dans les règles démocratiques qui a évidemment soulevé les protestations de l'opposition et provoqué un rappel au droit sous forme de recours devant le juge des référés du Conseil d'Etat.


Une nouvelle humiliation juridique s'est abattue sur le pouvoir le 31 janvier, le juge administratif refusant l'application de cette limitation territoriale dans l'attribution des nuances politiques qui prive d'expression politique une large partie des électeurs. Une décision qui, accessoirement, ne simplifie pas non plus la tambouille des manipulateurs, politologues ou sondeurs. La circulaire Castaner leur aurait permis de balancer la moitié des Français dans le panier LREM. Pour de simples calculs politiciens, la recherche en science politique aurait été gravement faussée. Les juges du Conseil d'Etat ne servent pas la gloire du président, voilà qui satisfera les Républicains authentiques...

La leçon de droit au banquier de l'Elysée n'est pas terminée


Deux autres dispositions de la circulaire Castaner n'ont pas échappé à la vigilance du Conseil d'Etat : il les  annule aussi. 
L'une prévoyait d'élargir aux listes qui seraient soutenues par la triade LREM-MoDem-UDI, sans être officiellement investies par elle, l'appellation ''liste divers centre'' (LDC) réservée aux listes investies par deux partis complices (LREM de Macron et MoDem de Bayrou), un "nuançage" permettant, ni vu ni connu, de les y fondre dans les statistiques et autres camemberts puants... Un moyen grossier donc de gonfler artificiellement le succès officiel de la majorité présidentielle, tripotage  qui n'est pas possible, en revanche, aux autres partis de droite et de gauche.

La manipulation est ouvertement dénoncée par le Conseil d'Etat parce qu'" elle institue une différence de traitement entre les partis politiques " et, plus rude encore, " méconnaît le principe d'égalité "

Une troisième disposition scélérate prévoyait, quant à elle, de basculer dans un bloc " Extrême droite " les listes ''Debout la France'', le parti de Nicolas Dupont-Aignan. Refus là aussi du juge qui estime que ce tour de passe-passe ne s'appuie pas " sur des indices objectifs ".

Cette série de bras tordus au droit est révélatrice de la moralité du pouvoir macronien.

Les soi-disant à-peu-près du gouvernement sont volontaires. Depuis les origines, Macron croît toujours pouvoir rouler les Français dans la farine, juridiquement, fiscalement, économiquement, dans les media et en tout lieu, parce qu'il est politiquement majoritaire et se pense supérieur. 

En 2018, le journaliste Olivier Mazerolle, décrypteur perspicace, assurait que "Emmanuel Macron a changé de comportement et de style", lors de son déplacement aux Antilles des 29 et 30 septembre pour casser son image arrogante.Début juillet 2019, Le Monde se saisissait du sujet en titrant : "L’arrogance, ce piège dans lequel Macron ne veut pas retomber"... Pour y retomber sans cesse comme l'alcoolique ! Pendant plusieurs semaines le président de la République avait vanté sa "nouvelle méthode" d’exercice du pouvoir : écoute, proximité, concertation… En bref, l’ "humain remis au cœur du projet ", avait-il promis lors d’une conférence de presse, fin avril. Mais les premiers coups de canif dans la majorité et  l’exécutif vinrent bientôt noircir le tableau.
Le 25 juin 2019, le secrétaire d’Etat chargé du numérique, 
Cédric O, menaça de créer un "conseil de l’ordre" des journalistes pour leur délivrer (ou non) un "agrément" de travail. « Si les journalistes ne le font pas, l’Etat le fera", avait menacé ce proche de Macron à l’Elysée dans un entretien à l’agence Reuters.  Deux jours plus tard, l'amateur de la méthode coréenne (du Nord !) le secrétaire d'Etat rétro-pédala, expliquant qu’il s’agissait de propos "qui n’engageaient pas la position du... gouvernement".Même velléité totalitaire, le 26 juin, lorsqu’une partie de la majorité tenta de durcir la législation sur les passoires énergétiques dans le bâtiment. Elle envisage alors d’interdire la relocation des appartements énergivores, ou encore d’obliger les propriétaires à "consigner" 5 % du prix de vente de leur bien pour financer des travaux. Le premier ministre Edouard Philippe y mit le holà lors d’un séminaire dînatoire  de la majorité, à Matignon. 

Macron avait dit qu'il renonçait à l'arrogance, mais c'est sa marque de fabrique. Pire, sa tendance stalinienne n'a échappé à personne pendant ces deux longues années où il a fallu sans cesse le recadrer. La tentation est forte, puisqu'i dispose d'une armée PlayMobil à l'Assemblée nationale pour fabriquer la loi et produire des réformes plus impopulaires les unes que les autres qui jettent dans la rue les moins dociles, ainsi que des porte-parole jugulaire-jugulaire et casquette sur les yeux pour reformater les esprits, avec le concours de media aux mains d'hommes d'affaires qui sont toujours au côté du pouvoir quel qu'il soit. 
Le droit, en revanche, impose à Macron des limites. Il n'est pas juridiquement libre de réformer n'importe comment, à la hussarde et au mépris des droits individuels. Le Conseil constitutionnel, mais surtout le Conseil d'Etat peuvent jouer le rôle de lanceur d'alerte en cas d'atteinte aux grands principes démocratiques de la République, comme vient de le monter les magistrats administratifs. 

Emmanuel Macron va devoir intégrer que ni lui ni ses robots ne peuvent bafouer l'état de droit. 
C'est une faute lourde qui coûte toujours cher dans les urnes.

Perte d'un enfant, perte de la macronie

Une majorité parlementaire à vau-l'eau

A cinq semaines des municipales, le bateau de Macron prend de la gîte. 

Résultat de recherche d'images pour "turner navire orage""Et les élus LREM ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes : ni les Gilets Jaunes, ni la CGT et Sud ne peuvent êþre incriminés.
Le Medef favorable à l’allongement du congé de deuil pour enfant mort, contre l'avis de Pénicaud, la sous-ministre Schiappa qui tacle la ministre Pénicaud, Macron qui accuse ses députés d'inhumanité et qui attribue à sa ministre Pénicaud le sens politique d'une palourde, la majorité, comme l'exécutif, est aux abois.
Jeudi, les députés de la majorité ont repoussé la proposition de ses alliés UDI de faire passer de 5 à 12 jours le congé en cas de mort d’un enfant, au seul motif qu'il n'émane pas du parti du président ! Réflexe de Pavlov qui met en lumière un sectarisme parlementaire de type stalinien. 
Après l'adoption en commission la semaine dernière, la proposition du groupe centriste UDI-Agir visait à allonger de cinq à douze jours le congé en cas de décès d'un enfant.

La ministre Muriel Pénicaud avait prétexté un risque de peser sur les entreprises, alors que, selon le rapporteur du texte soi-même, chaque année en France, seulement 4.500 enfants meurent à travers la France avant d’avoir atteint la majorité.  La ministre du Travail défendait plutôt l’idée du don de RTT, à l'initiative des entreprises. 

Ce texte avait été rejeté à seulement deux voix près, jeudi, par des députés conditionnés d'astreinte, dans un hémicycle aux trois-quarts vide et en l'absence de Gilles Le Gendre, président fantoche de groupe, appelé à la rescousse, qui avait répondu qu'il avait mieux à faire : un dîner en ville !

Sous la pression de l'opinion, la majorité présidentielle a dû retoquer le texte après un long débat houleux. 
Un situation de sauvetage en urgence qui a  d'autant plus scandalisé l'ensemble de l'opposition que la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, faisait obstacle à l'extension du congé, alors que, de surcroît, la proposition excluait les familles des professions indépendantes et les fonctionnaires...  

Vendredi, le Medef, syndicat des patrons mécontent d'être pointé par Pénicaud comme récalcitrant, a demandé un nouveau vote à l'Assemblée. Autrement dit, le syndicat fait savoir que le veto de la majorité n'est pas de son fait et que les entreprises seraient ouvertes à participer, par solidarité, au financement de ce congé.  "C'est une évidence et c'est lancé", a répondu Geoffroy Roux de Bézieux, président de l'organisation patronale, dans un tweet adressé à Laurence Parisot. L'ancienne patronne du syndicat avait estimé un peu plus tôt que "le MEDEF s'honorerait à demander un nouveau vote de cette proposition".

Schiappa - en campagne des municipales - se désolidarise de Pénicaud

Dans la soirée, la secrétaire d'Etat à l'égalité femmes d'abord et des hommes, Marlène Schiappa, a ouvertement condamné la ministre Muriel Pénicaud. Sur BFM TV, l'ex- blogueuse et fondatrice du réseau d'entraide 'Maman travaille' a été cinglante : "Je souhaite que le gouvernement reconsidère sa position, qu'il y ait un nouveau vote, qui soit plus digne. Je crois que la seule réponse "entendable" (en Moyen français de blogueuse bobo)  c'est de dire à une personne qui vient de perdre son enfant 'Prenez le temps dont vous avez besoin." Le Medef et les syndicats se sont exprimés en faveur de cet allongement."
Après avoir ménagé Pénicaud en assurant qu'elle a "une grande admiration pour Muriel Pénicaud, pour sa trajectoire et ce qu'elle fait en tant que ministre du Travail", la secrétaire d'Etat a avoué : " là, j'ai une divergence, je ne partage pas son avis"

Un appel général à "l'humanité" des députés

"Honte sur eux", s'est exclamé le député LFI François Ruffin à la tribune.

Le rapporteur de la proposition de loiavait jugé que "cinq jours ne sont pas à la hauteur" pour "reprendre pied, suite à la mort d'un enfant", Guy Bricout (UDI-Agir) appelant à l'"humanité" de ses collègues.
En réponse, Sereine Mauborgne (LREM) avait défendu la "possibilité pour l'employeur de créer un compte de don", et la ministre du Travail Muriel Pénicaud lui avait emboîté le pas en surjouant la repentance et en appelant avec le don de RTT pour un collègue endeuillé à un "élan de solidarité".

Un amendement de la députée Michèle de Vaucouleurs (conseillère savoyarde en en insertion professionnelle, MoDem) avait tenté de tirer Pénicaud de son mauvais pas, remplaçant l'extension des congés liés au deuil d'un enfant mineur (de parents salariés du privé, exclusivement) par la possibilité d'offrir ses RTT à un collègue en cas de décès d'un de ses enfants: rien qui puisse mettre en péril les finances des PME-PMI ! Cette dernière proposition de loi a finalement été adoptée en première lecture par 46 voix et... 37 abstentions. 


Selon Le Gendre, Macron n'a pas nié "l'humanité" des députés LREM
La majorité LREM se rebiffe. L'ambiance est à la mutinerie dans l'armée de PlayMobil au Palais Bourbon. La tension est aussi forte qu'inédite entre le gouvernement et sa majorité après l'"erreur" sur le congé de deuil parental. Les députés robots respectueux des consignes repassent la patate chaude à l'exécutif qui les téléguide. 

La presse contredit de déni de Le Gendre qui reste à son poste:
VOIR et ENTENDRE la synthèse de BFMTV:
Les élus LREM insistent pour faire savoir qu'ils ont tout simplement suivi les consignes du gouvernement et refusent d'être montrés du doigt. Le député LREM du Vaucluse, Jean-François Césarini ne mâche pas ses mots. "Sur le plan politique, c’est une catastrophe. Le fait que le gouvernement dise 'votez contre ça', les députés votent contre. Et ensuite, c’est le gouvernement lui-même qui nous dit 'Non, vous êtes des imbéciles, vous êtes des inhumains.' C’est in-entendables [audible] pour nous.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe tentent de désamorcer la crise

Pour tenter de désamorcer la grogne qui monte dans la majorité? cour des miracles inédite sous la Ve République, Macron n'a pas hésité à s'ingérer directement dans le débat, en dépit du principe de séparation des pouvoirs, en passant un coup de téléphone à Gilles Le Gendre. Le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale - que, le mardi 31 juillet 2018, à propos de l'affaire Benalla, le député PCF du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, a décrit: "simples digéreurs, intestins silencieux de la bouche élyséenne" - a confié les propos du chef de l'Etat. Macron avait pris la parole samedi et demandé de "l'humanité" aux députés. 

"Il n’a jamais dénié aux députés La République en Marche le fait d’êtres humains, prétend Gilles Le Gendre.
Il a souhaité que le principe d’humanité guide la solution que nous devons apporter pour sortir de la mini-crise dans laquelle nous nous trouvions," en conséquence de leur inhumanité constitutive et de partisans : nombre d'entre eux sont issus de la société civile et défendent leurs propres intérêts. 

VOIR et ENTENDRE Gilles Le Gendre soutenir que le président Macron n'a pas mentionné le défaut d'"humanité" des députés de sa majorité:
Dans l'après-midi, c'est le premier ministre qui est passé la nouvelle consigne en réunion du groupe majoritaire à l'Assemblée et "assume" [devant qui? Terme vide de sens] pleinement [tant qu'à faire !] la part de responsabilité qui provient du gouvernement. Par devoir - et avant de partir au Havre pour y rester après les municipales, à la surprise générale, en rupture avec le scénario qu'il a lui-meme  - Edouard Philippe a volé au secours de sa ministre du Travail, Muriel Pénicaud, qui s'est déconsidérée, justifiant les appels à sa démission : "Tous ceux qui iront chercher la responsabilité ailleurs, sur Muriel, en interne ou en externe, je leur dis merde !"  Parole de premier ministre grossier qui se prévalait d'une maîtrise de soi sans faille ! En juin dernier, dans le Journal du dimanche, l'Edouard se flattait de sa capacité à garder son sang-froid malgré la crise des Gilets Jaunes...

Pas un problème d'argent, selon Muriel Pénicaud...
La ministre du Travail, que les présidents de Région traitent de "menteuse" à propos de performances de sa politique en direction de l'apprentissage (lien PaSiDupes), raconte désormais qu'il n'a jamais été question d'un "problème d'argent", mais plutôt de connaître les modalités de financement de ce congé. 

Pénicaud avait rencontré dans la journée deux associations de parents d'enfants décédés auxquelles elle avait promis un "plan d'action" allant "de l'accompagnement psychologique aux frais d'obsèques"Le temps qu'un plan soit élaboré et mis en oeuvre il aura coulé des torrents de larmes sous les ponts.

Syndicats et patronat ont été reçus au ministère pour "trouver une solution" en vue de l'examen du texte au Sénat le 3 mars, qu'elle espère - désormais - adopté "à l'unanimité".

La proposition centriste, examinée dans le cadre d'une journée dédiée à ses propositions ("niche parlementaire", espace temps réservé à l'émergence de propositions de dernière minute), avait déjà été vidée  la semaine dernière de sa mesure phare consacré à l'extension du temps de récupération des familles. 

Surfant sur l'émotion, un co-fondateur d'En Marche! et actuel secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, la fameuse "triple buse" Agnès Buzyn, Adrien Taquet fait de la surenchère en proposant maintenant un accompagnement psychologique...