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mercredi 10 juin 2020

BlackLivesMatter met à genoux Mélenchon, Jadot, Faure et Roussel

L'ultra-gauche anti-flics racisée américaine met à ses pieds la gauche française 

LFI, EELV, PS et PCF mettent un genou à terre devant George Floyd

Place de la République, ce mardi 9 juin

A Paris, des manifestants se sont rassemblés place de la République en mémoire de George Floyd. Des têtes d'affiches de la gauche - radicale, voire extrême et de l’écologie totalitaire, comme Jean-Luc Mélenchon (LFI) ou Yannick Jadot (EELV) - ont même posé un genou à terre, geste de capitulation, à l'imitation du candidat démocrate à la présidentielle américaine, Joe Biden, 
Joe Biden relance sa campagne dans une Amérique embrasée par la ...

ou le démagogue Québécois Justin Trudeau (ci-dessous).

 Justin Trudeau pose un genou à terre contre le racisme (vidéo)

A l’appel notamment de SOS Racisme, des manifestations se sont rassemblés en France, pendant les obsèques de George Floyd à Houston, Etats-unis. A Paris, ils n'étaient que quelques centaines, place de la République. 
Ce mardi 9 juin, certains meneurs de la gauche rose,  rouge, noire et verte ont pris parti contre les policiers de leur pays, tels Jean-Luc Mélenchon (LFI), Yannick Jadot (EELV), Fabien Roussel (PCF) ou encore Olivier Faure (PS). Ils se sont même agenouillés durant les 8 minutes 46 de silence, pour s'associer à cet Afro-Américain décédé à la suite d’une interpellation policière à Minneapolis le 26 mai dernier. 
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Les suiveurs socialistes Faure et Kanner

Cette mobilisation à Paris était soutenue par plusieurs syndicats de lutte - dont la CGT, la FSU et l’Unsa - mais aussi par des partis politiques de gauche et d’extrême gauche (EELV, PS, LFI, PCF). Des organisations étudiantes et lycéennes (Fage, Unef, UNL) et des associations et ONG, comme la Ligue des droits de l'homme, le MRAP ou le CRAN,participaient aussi à la démonstration médiatique. 

Mélenchon, heureux des récents propos de Castaner 


Une "prise de conscience" émerge "contre l'horrible contamination du racisme
, là où on ne voudrait pas le voir, dans un corps important, la police," a pointé le chef de La France insoumise.
 
Jean-Luc Mélenchon, qui critiquait encore récemment la lâcheté de Macron resté muet face aux manifestations de rue, ajoute : "Il faut en finir avec le déni." 

L’ancien candidat à l’élection présidentielle n'hésite pas à stigmatiser la police: "la police nationale doit être reprise en main". Pour cela, Mélenchon "invite les policiers à dénoncer leurs collègues quand ils sont racistes et violents". 
Une incitation similaire à la tonte des femmes qui avaient eu des relations avec des occupants allemands. Cette marque d'opprobre qui, à la Libération de la France, a eu "pour fonction d'enlaidir ces femmes" et pour volonté, leur désexualisation, visait à détruire en elles l'image de la féminité. La dénonciation des policiers préconisée par Mélenchon a desrelents pareillement nauséabonds, quand il désigne les policiers à la vindicte populaire ou quand Castaner porte atteinte à leur virilité en les privant des moyens s'assurer le maintien de l'ordre.  

Mélenchon confie également avoir apprécié le fait que Christophe Castaner se soit rendu compte que "des gestes peuvent tuer". 
Pour mémoire, lundi 8 juin, le ministre de l’Intérieur a tenu un discours prônant notamment une "tolérance zéro" contre le racisme jugé "inacceptable", exigence qu'il n'impose pas à l'encontre des délinquants. 

Ce mardi matin, il a aussi annoncé qu’il sera "parfaitement à l’aise" - ce dont on ne doute pas ! -  à l'idée de poser un genou à terre. Le ministre tolère d’ailleurs d'autant mieux ces mobilisations anti-racistes racisées, que, "dans les faits", elles restent interdites dans toute la France, en vertu d'un décret interdisant en effet les rassemblements de plus de dix personnes dans l’espace public en raison de l’épidémie de coronavirus !

vendredi 17 avril 2020

La Justice tracasse Amazon, plébiscitée par le public

Incapable de s'adapter au commerce électronique innovant, la France cherche des poux à Amazon 

Bercy se fait dicter la loi de la gauche conservatrice et archaïque 

Amazon ferme ses sites français pour cinq jours.
En plein confinement pour crise sanitaire, la justice française a sommé la société de vente à distance (de livres et de vêtement, en passant par l'alimentation ou les produits pharmaceutiques) de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels sous peine d’amende. Amazon a donc annoncé la fermeture de ses sites français à partir de ce jeudi et jusqu’à lundi inclus. "Nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France", a indiqué la direction de l’entreprise dans un communiqué. 

Selon Emilien Williatte, délégué CGT, le comité social et économique (CSE) d’Amazon a voté en faveur de la fermeture de tous les sites pendant cinq jours, à partir de jeudi 13h, "officiellement pour nettoyer les sites et évaluer les risques". Quant à la date de reprise, elle est encore «inconnue», a affirmé son directeur général France. 

La date de reprise est encore "inconnue", a indiqué son directeur général France, ce jeudi matin, sur RTL. "Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (jeudi) la date à laquelle nous allons rouvrir", a déclaré Frédéric Duval au micro de RTL.

Les salariés payés à 100% pendant cette période

Les salariés et intérimaires (près de 10.000 personnes) seront payés à 100 % pendant cette période de cinq jours, fait savoir la direction, qui précise que le recours au chômage partiel "a été évoqué", mais que ses "modalités d’application n’ont pas été définies". "La fermeture des entrepôts, c’est ce que nous avions demandé au tribunal à titre principal", a rappelé le syndicat SUD, trotskiste révolutionnaire, donc anti-capitaliste, à l’origine de la plainte devant le tribunal judiciaire de... Nanterre (Hauts-de-Seine, comme les bureaux d'Amazon-France).  
"Nous serons attentifs au maintien de la rémunération des salariés et nous avons des propositions à défendre : l’obligation de port du masque, la suppression de la prise de température qui occasionne des queues potentiellement dangereuses, un observatoire des cas de Covid-19 dans le groupe, le respect du droit de retrait", a indiqué Laurent Degousée de SUD Commerce.

Obligation de faire une évaluation sous peine d'un million d'euros d'amende

Amazon a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés," a jugé le tribunal judiciaire de Nanterre mardi et lui a ordonné en conséquence de conduire une évaluation des risques avec les représentants du personnel, et entre-temps de se limiter aux seuls " produits alimentaires, de produits d’hygiène et de produits médicaux", sous astreinte d’un million d’euros d’amende par jour de retard et par infraction constatée.

Le groupe s’est dit "perplexe" mercredi matin face à ce jugement, compte tenu des mesures de sécurité déjà mises en œuvre (contrôles de température, masques, distanciation sociale…), et a annoncé faire appel. Mais la décision étant de droit exécutoire, l’appel n’est pas suspensif et la décision a dû s’appliquer dès jeudi.

Cherchez l'infraction...

Connivence avec les syndicats radicaux ou soumission du gouvernement ?

Amazon a estimé qu’il lui est impossible de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels dans les 24 heures, comme le demandait le tribunal, sans prendre le risque de livrer "accidentellement" un produit non essentiel et encourir l’amende prévue d’un million par infraction.

Une décision vicieuse de justice. 
"Nous avons un catalogue de 250 millions de références, comment applique-t-on concrètement la notification de façon opérationnelle en termes de risque ?", interroge une porte-parole du groupe. "Un coupe-ongles, un gel démêlant entrent-ils dans la définition du produit essentiel ?" interroge-t-elle en exemple. En clair, face au risque d’être mis à l’amende, Amazon préfère fermer, au moins provisoirement, ses sites.

Cinq mises en demeure de la part de l’inspection du travail: le ministère du Travail.
"Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé", a expliqué mercredi la direction, pour qui cette action en justice "aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais, ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer".
La malveillance de la justice de Belloubet s'abat sur le géant américain décrié par la gauche rétrograde - à contre-courant de la demande de la clientèle et en parfaite incohérence avec le besoin de livraisons en temps de confinement strict et soumis à contrôle policier.

Les syndicats ont l'entreprise dans le collimateur depuis de longues années, dénonçant depuis le début du confinement le traitement de commandes de produits "non essentiels", tels que livres, musique, produits de beauté, etc. , ce qui n'est pas forcément l'avis des acheteurs, notamment ceux ou celles qui ont besoin de lire, un besoin visiblement faible chez les syndicalistes, tel Olivier Besancenot dont la compagne travaille d'ailleurs pour l'éditeur Flammarion du Groupe Madrigall, maison mère de Gallimard... : conflit d'intérêts ?
Amazon avait annoncé le 21 mars cesser de prendre des commandes jugées "moins prioritaires", selon  les critères de de la CGT, ou sur ses sites français et italien, mais cette notion - subjective - ne recoupe pas celle de "produits essentiels", les produits alimentaires, d’hygiène et de santé étant très minoritaires dans l’activité du groupe. Pourtant, Philippe Martinez se lave probablement...

Amazon a fait l’objet de cinq mises en demeure de l’inspection du travail, IT, dont trois ont été levées. Employeur de près de 10.000 salariés dont un tiers d’intérimaires dans ses six entrepôts français, le groupe fait valoir qu'il a distribué "plus de 127.000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques".

L'Inspection du Travail est un service rattaché au ministère du travail, donc à Muriel Pénicaud.

Les inspecteurs du travail sont-ils dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis la crise sanitaire du Covid-19

Quatre syndicats dénoncent les pressions du ministère du Travail et la mise à pied d'un inspecteur du travail


Une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé contre une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés

Des masques pour les aides à domicile? Photo archives Morad Cherchari
Quelle protection pour les aides à domicile et les personnes fragiles ? 
Les syndicats CGT, SUD, FSU et CNT de l'Inspection du travail vont saisir l'Organisation internationale du travailà l'occasion de la mise à pied mercredi d'un inspecteur de la Marne, ils accusent la ministre du Travail d'entraves à la mission des inspecteurs du travail.

Lors d'une conférence de presse téléphonique jeudi, les syndicats ont fait état de plusieurs dizaines de témoignages d'inspecteurs du travail dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis le début de la crise du Covid-19.

Selon eux, la direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus.
Or, les masques sont inexistants dans la plupart des départements, ce qui limite considérablement l'activité d'inspection.

"La crise du Covid-19 révèle les failles et les aggrave," estime Pierre Mériaux (FSU). Les 2.000 inspecteurs du travail chargés de contrôler 1,8 million d'entreprises, soit 18 millions de salariés, sont déjà en nombre insuffisant pour faire leur travail, avec un inspecteur pour 8.000 salariés, souligne-t-il.

"Alors que la situation exigerait des droits et des pouvoirs renforcés pour protéger les salariés, le ministère du Travail organise la paralysie et le court-circuitage de l'inspection du travail et l'empêche d'exercer ses missions en violation" des règles de l'OIT, indiquent les syndicats.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés (port du masque, etc.). Le tribunal lui a donné raison la semaine dernière, "contre l'avis de sa hiérarchie" qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Mise à pied d'un inspecteur du travail

Dans la Marne, l'inspecteur du travail Anthony Smith, militant CGT et représentant au Conseil national des Inspecteurs du travail est mis à pied dans un cas similaire.
Il est sanctionné pour avoir engagé une procédure de référé à l'encontre d'une structure d'aide à domicile, "important pourvoyeur d'emplois à Reims".
Il lui est notamment reproché "d'avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux entreprises de son secteur," explique la CGT.

Depuis le début de la crise sanitaire, "l'orientation du ministère du Travail est la poursuite de l'activité économique à tout prix et quel qu'en soit le coût pour les salariés", a dénoncé la CGT, qui "exige le retrait immédiat de la mise à pied d'Anthony Smith".

Dans un communiqué publié jeudi soir, le ministère du Travail justifie la suspension "par l'intérêt du service".
"L'agent concerné a méconnu de manière délibérée, grave et répétée les instructions de l'autorité centrale du système d'inspection du travail concernant l'action de l'inspection durant l'épidémie de Covid-19", peut-on lire.

A. Smith, qui "conserve son traitement durant la procédure", "a par exemple enjoint aux employeurs des conditions de maintien d'activité non conformes aux prescriptions des autorités sanitaires", ajoute le ministère.
Selon Julien Boeldieu de la CGT-Travail, il lui est reproché d'avoir prescrit l'utilisation de masques par les aides à domicile, "alors que le ministère s'en tient dans ses préconisations aux gestes barrière, faute de masques disponibles".

Au-delà de ce cas, les syndicats reprochent au ministère de faire passer avant tout "la continuité de l'activité", "comme l'a montré la passe d'armes entre la ministre Muriel Pénicaud et le secteur du BTP, réticent à reprendre les chantiers de façon très responsable", souligne-t-il.

La saisine de l'OIT, effective jeudi ou vendredi, se base notamment sur l'article 6 de la convention 81 de 1947 "qui rend les agents de l'inspection du travail indépendants de toute influence extérieure indue".

lundi 2 mars 2020

Contre l'usage du 49.3: des mobilisations syndicales mardi partout en France

Réforme des retraites : l'intersyndicale appelle à des mobilisations  

Cet appel est lancé par la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants UNEF

Dès samedi, à Paris, la colère des citoyens s’est exprimée aux abords de l’Assemblée nationale. Julie Franchet/Hans Lucas/AFP








Les organisations syndicales attachées au système parlementaire et opposées recours à l'article 49.3 pour "faire passer en force son projet de régression sociale" - la  réforme des retraites -  appellent à des mobilisations, mardi 3 mars. Les syndicats mobilisés prévoient de "multiplier partout localement des rassemblements dès lundi 2 mars et à organiser des manifestations devant les préfectures et sous-préfectures le mardi 3 mars, y compris par le recours à la grève".

Le gouvernement accusé d'épreuve de force pour cause d'impuissance"

 Une manifestante brandit une pancarte contre le recours à l'article 49.3
 pour adopter la réforme des retraites, le 1er mars 2020, à Paris


Le 49.3 "démontre l
'impuissance du gouvernement à répondre aux interrogations sérieuses et légitimes des parlementaires à propos de ce projet incomplet, très approximatif, aux multiples inconnues", ajoutent la CGT, FO, la CFE-CGC, la FSU et Solidaires, les organisations de lycéens Fidl, MNL, UNL et d'étudiants Unef. 
La CFE-CGC, qui a participé à quelques-unes des journées interprofessionnelles organisées par l'intersyndicale depuis le 5 décembre, cosigne le communiqué commun, mais n'appelle pas à la mobilisation de mardi.

Deux motions de censure séparées ont été déposées par l'opposition


Elles devraient être débattues "a priori mardi" à l'Assemblée nationale. Lundi matin, le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a appelé à des mobilisations populaires "partout dans le pays" après le vote des motions de censure. 

Les socialistes appellent également à la mobilisation mardi, a fait savoir, sur franceinfo, le député PS Boris Vallaud.

Article 49.3 : au chaos social, Macron ajoute le chaos politique

Macron nourrit son procès en totalitarisme

Edouard Philippe engage la responsabilité du gouvernement sur la réforme par le 49.3

Pour mieux le contourner, la girouette de Matignon s'est rendue à l'Assemblée nationale ce samedi pour une prise de parole surprise devant les députés pour annoncer le recours de Macron à l'article 49.3 et engager la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites.

Au treizième jour d'échanges dans l'hémicycle, Edouard Philippe est monté à la tribune pour mettre un terme à l'examen du texte à trous, "mettre fin à cet épisode de non-débat" avec les oppositions et "permettre à la suite du processus législatif de s'engager", a-t-il déclaré sous les applaudissements de la majorité et les huées des oppositions.

Sibeth Ndiaye tente de justifier le coup de force en accusant Le France Insoumise (LFI) d'avoir"confisqué" le débat:
"On a un débat qui a été totalement confisqué, notamment par la France insoumise", selon Sibeth Ndiaye sur le plateau de BFMTV, pour justifier l'utilisation du 49.3. "lls ont usé d'une forme de brutalité inouïe pour bloquer le débat", assure-t-elle. 
"On a été très attentif depuis le début des discussions," insiste-t-elle, rappelant également les 115 heures de débat. (...) Maintenant, il faut pouvoir avancer", juge-t-elle. 
Réagissant aux tags sur la permanence d'Edouard Philippe au Havre, à la suite de l'annonce du passage en force du gouvernement, la porte-parole du gouvernement déclare: "Ce n'est pas comme ça que je conçois le débat démocratique."

"Il n'y avait aucune urgence à faire passer la réforme," souligne François Ruffin, pour dénoncer la précipitation de l'impatient Macron.Dans une série de tweets publiée plus tard, l'élu a taclé Macron, en dénonçant la manière dont les choses ont été annoncées ce samedi, "en catimini": "Il ajoute la lâcheté à sa solitude", juge-t-il.

Selon François Ruffin, "il n'y avait aucune urgence à faire passer la réforme" des retraites

17:55 - 29 févr. 2020
Dans la rue et à l'Assemblée, nous nous sommes battus contre la réforme des retraites. Seul contre les oppositions, contre les syndicats, contre le Conseil d'Etat, contre les Français, Macron passe en force, pour Axa et Blackrock.
En catimini, un samedi après-midi, il ajoute la lâcheté à sa solitude. Une nouvelle bataille s'ouvre : celle de la reconquête de ce pouvoir qu'ils nous volent.


18:11 - 29 février 2020
La droite va-t-elle déposer une motion de censure? 
"C'est probable", dit Woerth

L'élu de l'Oise écarte en revanche une motion de censure commune avec la gauche: "Il n'y a aucune chance."
"Nous n'avons pas du tout la même optique en ce qui concerne le système de retraite. Il n'y a pas une opposition, il y a des oppositions", tient-il à souligner.
Retraites/ passage en force: Éric Woerth déclare "qu'il n'y a aucune chance de motion de censure commune" avec la gauche
Des rassemblements d'opposants en région

Dans plusieurs villes, des mécontents se sont également réunis dans le centre-ville
pour dénoncer la brutalité du gouvernement. A Nantes, ils chantent "Et tout le monde déteste Edouard Philippe".

🔴 - Beaucoup de gaz lacrymogènes utilisés à ou de nombreuses personnes se sont rassemblés spontanément suite a l'annonce du 49.3



Vidéo intégrée


20:46 - 29 févr. 2020
À Toulouse, les manifestants ont été accueillis par des gaz lacrymogènes des forces de l'ordre.
🔴 - Beaucoup de gaz lacrymogènes utilisés à ou de nombreuses personnes se sont rassemblés spontanément suite a l'annonce du 49.3


20:46 - 29 févr. 2020
Des centaines de manifestants se sont rassemblées devant l'Assemblée nationale

Plusieurs centaines de personnes opposées à la réforme des retraites se sont
rassemblées dans le calme samedi soir à Paris aux abords de l'Assemblée nationale pour dire "non au 49.3".

    
Ce rassemblement spontané initié par les réseaux sociaux s'est déroulé dans une atmosphère pesante, les manifestants étant maintenus à distance par les forces de l'ordre sur le pont de la Concorde, à environ 200 mètres de l'Assemblée.
Au milieu de quelques slogans anticapitalistes, ils scandaient notamment "Tout le monde déteste Édouard Philippe", après la décision de Macron et l'annonce du laquais de Matignon d'utiliser le 49.3 pour imposer la réforme des retraites sans vote, ou encore "On est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là".
Dans la foule, des drapeaux de différentes organisations syndicales étaient visibles, ainsi que des avocats, mobilisés pour conserver leur régime autonome de retraite. 

La devant l’Assemblée Nationale après l’annonce du 49-3. Le passage en force du gouvernement ne nous fera pas abdiquer


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20:25 - 29 févr. 2020
Les députés LR déposent une motion de censure contre le gouvernement

Le groupe Les Républicains déposent une motion de censure contre le gouvernement, annonce Damien Abad, patron du groupe LR à l'Assemblée nationale.
"Pour nous c'est un échec du gouvernement sur la forme, sur le fond mais aussi sur la méthode employée", a déclaré Damien Abad. 


Gilles le Gendre: "Nous ne sommes pas dans la situation d'un débat démocratique normal"
"En aucun cas le groupe que je préside ne souhaitait écourter ce débat. Nous voulions ce débat. Non seulement il ne nous faisait pas peur mais nous en étions fière. En aucun cas nous avons contesté le droit d'amendement, qui est un droit constitutionnel, que nous défendrons toujours bec et ongles. Nous ne sommes pas dans la situation d'un débat démocratique normal", affirme, lors d'un point presse, Gilles le Gendre, chef de file des députés LREM à l'Assemblée nationale. 

La permanence d'Edouard Philippe au Havre taguée et caillassée,
comme celle de son ministre Gérald Darmanin, le lendemain

Le local de campagne d'
Edouard Philippe, prête-nom comme tête de liste aux municipales au Havre, a été tagué et caillassé samedi soir par des manifestants. 140 personnes (selon la police), parties de l'hôtel de ville, avaient commencé à battre le pavé à la nuit tombée dans les rues du Havre.
 
Arrivés devant sa permanence, des manifestants ont commencé à taguer le local et jeter des pierres sur la vitrine qui a été en partie brisée. Des poubelles ont été déversées et une voiture a également été dégradée.
"49.3 Philippe prend la fièvre", "Mettons le en quarantaine", "Déni de démocratie" pouvait-on lire sur des inscriptions fraîchement peintes à la bombe.

L'ex-chef de cabinet du premier ministre, Mohamed Hamrouni qui a rejoint la campagne d'Edouard Philippe, a annoncé qu'il se rendait au commissariat pour "porter plainte pour dégradations".

Ségolène Royal fustige un "régime autoritaire" et le "mépris de Macron"

Sur le recours à l'article 49.3, l'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a dénoncé sur Twitter un "régime autoritaire" et le "mépris de Macron":
"On m’avait vilipendé pour le mot de : régime autoritaire. Le mot est faible au vu du recours au 49.3 malgré une majorité de 300 députés, une réforme qui concerne 40 millions de citoyens, un contexte de crise sanitaire avec un hôpital public épuisé par le mépris de Macron."
#49.3 On m’avait vilipendée pour le mot de : régime autoritaire. Le mot est faible au vu du recours au 49.3 malgré une majorité de 300 députés, une réforme qui concerne 40 millions de citoyens, un contexte de crise sanitaire avec un hôpital public épuisé par le mépris de


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La gauche dépose à son tour une motion de censure

Après Les Républicains, les trois groupes de gauche (LFI, PCF et PS) déposent à leur tour une motion de censure commune contre le gouvernement.  
Les trois groupes de gauche à l'Assemblée ainsi que Jennifer de Temmerman (non-inscrite, ex-LaREM), soit 63 députés, dénoncent dans leur motion "un gouvernement qui piétine la procédure parlementaire".
"L'héritage du Conseil national de la résistance ne peut ainsi être remis en question" par cette réforme prévoyant un système universel de retraite par points, proclament-ils aussi.
"J'ai choisi de prendre mes responsabilités", déclare Edouard Philippe

Afin de mettre fin à "un non-débat", se justifie-t-il au journal télévisé de TF1, et assume: 
Le premier ministre "ne doute pas que les oppositions critiqueront" sa décision, mais il a agi contre la "logique d'obstruction assumée" de la part du groupe des Insoumis. Le débat était "accaparé par des questions qui ne sont pas des questions de fond", ajoute-t-il.
"Je fais ce que d’autres avant moi ont fait, Edouard Balladur en 1993, Jean-Pierre Raffarin en 2003. C’est une procédure parfaitement constitutionnelle (...) et un instrument qui est offert au gouvernement par la Constitution pour sortir l’Assemblée nationale de l’ornière", se défend le chef du gouvernement."Le texte sur lequel j’ai engagé ma responsabilité, c’est un texte où j’ai fait passer toutes les convergences entre syndicat et patronat, ainsi que des amendements de la majorité et certains de l’opposition", poursuit-il.
"L’Assemblée nationale ne peut pas être une zone de non-débat", ajoute Edouard Philippe, précisant que le recours au 49.3 est une façon de "faire en sorte de pouvoir avancer".
Pendant des heures, on a discuté à l’Assemblée nationale du titre de la loi . Face à cette logique d’obstruction, j’utilise un instrument offert au Gouvernement par la Constitution pour que l’on puisse avancer.

Vidéo intégrée


21:20 - 29 févr. 2020 
"Je soutiens le gouvernement dans ce choix", déclare Stanislas Guerini
"Voilà près de deux semaines que notre démocratie subit le sabotage parlementaire orchestré par nos oppositions. Force est de constater que face à une stratégie d'empêchement, aller au bout de ce débat était devenu impossible [malgré la majorité absolue à l'Assemblée !]. Si nos oppositions utilisent la Constitution pour empêcher notre démocratie de fonctionner, qu'ils ne s'offusquent pas que le gouvernement utilise lui aussi les moyens constitutionnels (...) pour faire vivre la démocratie. Je soutiens le gouvernement dans ce choix, convaincu que cette réforme majeure pour l'avenir de notre pays doit devenir réalité", affirme le délégué général de LREM.
"Le recours au 49.3 est un scandale démocratique" s'indigne en revanche Martine Aubry

Elle a déclaré à l'Agence France Presse:
"Après avoir concerté des mois sans en tenir compte, après avoir méprisé les manifestants et la position majoritaire des Français, après avoir présenté une loi au Parlement avec une procédure accélérée, renvoyant l'essentiel à des ordonnances, le recours par le gouvernement au 49.3 est un scandale démocratique allié à une catastrophe sociale.
Aucun Français ne sait ce que sera sa retraite, mais
chacun a compris qu'il toucherait moins, en travaillant plus, et que les inégalités liées notamment à la pénibilité et à la précarité seraient accrues", affirme la maire de Lille.
Mélenchon dénonce les méthodes "extraordinairement violentes" de Philippe

Jean-Luc Mélenchon a déclaré à l'antenne de BFMTV:


On a été d'abord un peu choqué du procédé, parce qu'il n'est pas très élégant (...) tout à coup il surgit le samedi, aucun des présidents de groupe n'est alerté du fait qu'il va prendre la parole", a entamé le député des Bouches-du-Rhône, avant de poursuivre: "J'insiste sur la violence particulière de ces procédés. Et le Premier ministre, sous ses airs de dandy élégant et nonchalant, a des méthodes extraordinairement violentes finalement", estime-t-il. 
"Le gouvernement doit rapidement prendre ses responsabilités", dit la CFDT.

Dans un communiqué, la CFDT "déplore que les débats n'aient pu se tenir jusqu'au bout."

"La multiplication stérile d'amendements sans aucun intérêt, tout comme le recours au 49.3 sont deux stratégies politiques qui n'offrent pas de perspectives aux travailleurs. Le débat sur le sens de la réforme a été rendu impossible", regrette le syndicat de Laurent Berger. Et d'ajouter: "Le gouvernement doit rapidement prendre ses responsabilités pour retrouver l'esprit initial de la réforme."

|| COMMUNIQUE DE PRESSE || 49.3 : la @CFDT
déplore que les débats n’aient pu se tenir jusqu’au bout et continuera à se battre, notamment lors du passage du texte au @Senat , pour imposer les mesures qu'elle réclame ! https://www.cfdt.fr/upload/docs/ap


Voir l'image sur Twitter
Le recours au 49.3 est "profondément scandaleux" pour Philippe Martinez

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonce en début de soirée "l'attitude profondément scandaleuse" du gouvernement et annoncé une mobilisation des syndicats "dès la semaine prochaine" pour protester contre le recours au 49.3.
"L'attitude du gouvernement est profondément scandaleuse, et donc il y aura une réaction à la hauteur", a déclaré le dirigeant syndical. Il a précisé que l'intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU et organisations de jeunesse) opposée au système universel de retraites par points se réunirait lundi matin pour discuter d'une nouvelle mobilisation "dès la semaine prochaine".