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mardi 5 mai 2020

Le SNJ s'élève contre "Desinfox Coronavirus", la page de tri des sites "fiables" selon le gouvernement

La presse saisit le Conseil d'Etat contre le gouvernement et son offensive de sélection des media 

Le Syndicat national des journalistes demande que soit retirée du site du gouvernement la nouvelle rubrique 'Desinfox Coronavirus'

Macron installe la France - "pays des droits de l'Homme" -
au rang de "république bananière"
Ce site s'est en effet donné pour mission d'ostraciser certaines sources d'information, en dressant la liste verte des liens vers des articles "de media français luttant, contre la désinformation, dans le cadre de la crise sanitaire". Un nouveau pas vers le rétablissement d'un ministère de l’Information, de l'ORTF ?
Les journalistes dénoncent une "ingérence manifeste des autorités publiques dans la liberté de presse".

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a déposé lundi un recours devant le Conseil d'Etat. 
Il veut ainsi que le gouvernement supprime de son site la page "Desinfox Coronavirus" qu'il a créée pour lutter contre "la prolifération" de " fausses informations", selon lui, sur la crise sanitaire, a annoncé sur Twitter cette organisation syndicale professionnelle révolutionnaire syndiquant exclusivement les journalistes professionnels, membre fondateur de l'Union syndicale Solidaires, acronyme SUD (anciennement Groupe des Dix) et de la Fédération internationale des journalistes (FIJ).
Dans son référé-liberté (recours en urgence), le SNJ demande au juge d'enjoindre le Premier ministre à supprimer cette page et de "faire cesser immédiatement l'atteinte grave et manifestement illégale portée aux principes de pluralisme dans l'expression des opinions et de neutralité des autorités publiques".

Une nouvelle rubrique du site gouvernement.fr !
Mis en ligne fin avril, en catimini, il distingue des "mauvais", les "bons" liens vers des articles "de médias français luttant, dans le cadre de la crise sanitaire, contre la désinformation". Mais cette initiative a aussitôt suscité la polémique.
Les média qui ont l'agrément de Macron et que les démocrates boycottent depuis sont franceinfo, Libération, 20 Minutes, Le Monde et l'AFP (Agence France-Presse
Ils appartiennent, dans l'ordre, à France Télévisions, à Bruno Ledoux et Patrick Drahi (avec aussi BFM, ainsi que L'Expansion ou L'Etudiant du Groupe L'Express); au groupe SIPA-Ouest-France et au groupe Rossel, La Voix du Nord, le Courrier Picard et la chaîne régionale WEO; aux hommes d'affaires Xavier Niel et Matthieu Pigasse (avec aussi Télérama et Courrier international), ainsi que L'Obs, et l'agence de presse, largement financée par l'Etat, bien que n'étant pas une entreprise publique.
Selon La Voix du Nord, soutien du "centralisme démocratique", le gouvernement serait une victime:


La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a raconté ses salades.

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"Depuis le début de la crise sanitaire liée au Covid-19, le gouvernement travaille à garantir à l'ensemble de nos concitoyens l'accès aux informations les plus fiables possibles, en temps réel", a affirmé la menteuse assumée, samedi. 
"Nous assistons à une prolifération, que je qualifierai d'inouïe, de fausses informations, (...) et qui peuvent entraîner des conséquences sanitaires lourdes", a-t-elle expliqué pour tenter de justifier la main mise de Macron sur la bien-pensance médiatique, ajoutant, sans garanties, que cette page scélérate a "vocation à être supprimée une fois la crise terminée".


Pour mémoire, VOIR et ENTENDRE qui sont les auteurs de de l'infox officielle, comment la doctrine officielle a changé et qui se fait porteur servile des nouveaux messages:






Levée de boucliers : l'Etat n'est pas l'arbitre de l'information"

Une trentaine de Sociétés des journalistes et Sociétés des rédacteurs a dénoncé l'opération d'une seule voix, estimant, dans un texte publié dimanche, que "l'Etat n'est pas l'arbitre de l'information" et qu'il "donne l'impression, dans un mélange des genres délétère, de labelliser la production de certains médias".

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Le SNJ dénonce une "ingérence manifeste des autorités publiques dans la liberté de presse", disant, dans son recours, ses craintes, notamment, que cette initiative introduise "dans l'esprit du lecteur de la suspicion quant aux relations entre la presse et le monde politique".

L'étranger s'émeut de cette dérive autoritaire de l'Elysée.

vendredi 17 avril 2020

La Justice tracasse Amazon, plébiscitée par le public

Incapable de s'adapter au commerce électronique innovant, la France cherche des poux à Amazon 

Bercy se fait dicter la loi de la gauche conservatrice et archaïque 

Amazon ferme ses sites français pour cinq jours.
En plein confinement pour crise sanitaire, la justice française a sommé la société de vente à distance (de livres et de vêtement, en passant par l'alimentation ou les produits pharmaceutiques) de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels sous peine d’amende. Amazon a donc annoncé la fermeture de ses sites français à partir de ce jeudi et jusqu’à lundi inclus. "Nous devons suspendre temporairement les activités dans nos centres de distribution en France", a indiqué la direction de l’entreprise dans un communiqué. 

Selon Emilien Williatte, délégué CGT, le comité social et économique (CSE) d’Amazon a voté en faveur de la fermeture de tous les sites pendant cinq jours, à partir de jeudi 13h, "officiellement pour nettoyer les sites et évaluer les risques". Quant à la date de reprise, elle est encore «inconnue», a affirmé son directeur général France. 

La date de reprise est encore "inconnue", a indiqué son directeur général France, ce jeudi matin, sur RTL. "Nous essaierons de rouvrir au plus vite mais je ne peux pas confirmer aujourd'hui (jeudi) la date à laquelle nous allons rouvrir", a déclaré Frédéric Duval au micro de RTL.

Les salariés payés à 100% pendant cette période

Les salariés et intérimaires (près de 10.000 personnes) seront payés à 100 % pendant cette période de cinq jours, fait savoir la direction, qui précise que le recours au chômage partiel "a été évoqué", mais que ses "modalités d’application n’ont pas été définies". "La fermeture des entrepôts, c’est ce que nous avions demandé au tribunal à titre principal", a rappelé le syndicat SUD, trotskiste révolutionnaire, donc anti-capitaliste, à l’origine de la plainte devant le tribunal judiciaire de... Nanterre (Hauts-de-Seine, comme les bureaux d'Amazon-France).  
"Nous serons attentifs au maintien de la rémunération des salariés et nous avons des propositions à défendre : l’obligation de port du masque, la suppression de la prise de température qui occasionne des queues potentiellement dangereuses, un observatoire des cas de Covid-19 dans le groupe, le respect du droit de retrait", a indiqué Laurent Degousée de SUD Commerce.

Obligation de faire une évaluation sous peine d'un million d'euros d'amende

Amazon a "de façon évidente méconnu son obligation de sécurité et de prévention de la santé des salariés," a jugé le tribunal judiciaire de Nanterre mardi et lui a ordonné en conséquence de conduire une évaluation des risques avec les représentants du personnel, et entre-temps de se limiter aux seuls " produits alimentaires, de produits d’hygiène et de produits médicaux", sous astreinte d’un million d’euros d’amende par jour de retard et par infraction constatée.

Le groupe s’est dit "perplexe" mercredi matin face à ce jugement, compte tenu des mesures de sécurité déjà mises en œuvre (contrôles de température, masques, distanciation sociale…), et a annoncé faire appel. Mais la décision étant de droit exécutoire, l’appel n’est pas suspensif et la décision a dû s’appliquer dès jeudi.

Cherchez l'infraction...

Connivence avec les syndicats radicaux ou soumission du gouvernement ?

Amazon a estimé qu’il lui est impossible de limiter ses livraisons aux seuls produits essentiels dans les 24 heures, comme le demandait le tribunal, sans prendre le risque de livrer "accidentellement" un produit non essentiel et encourir l’amende prévue d’un million par infraction.

Une décision vicieuse de justice. 
"Nous avons un catalogue de 250 millions de références, comment applique-t-on concrètement la notification de façon opérationnelle en termes de risque ?", interroge une porte-parole du groupe. "Un coupe-ongles, un gel démêlant entrent-ils dans la définition du produit essentiel ?" interroge-t-elle en exemple. En clair, face au risque d’être mis à l’amende, Amazon préfère fermer, au moins provisoirement, ses sites.

Cinq mises en demeure de la part de l’inspection du travail: le ministère du Travail.
"Considérant la complexité inhérente à nos activités logistiques et l’amende d’un million d’euros par infraction imposée par le tribunal, le risque de contrevenir à la décision était trop élevé", a expliqué mercredi la direction, pour qui cette action en justice "aura probablement des conséquences pour de nombreuses personnes dans notre pays, qu’il s’agisse de nos milliers de collaborateurs, des clients qui comptent sur nous en ce moment plus que jamais, ou des nombreuses TPE et PME françaises qui s’appuient sur Amazon pour se développer".
La malveillance de la justice de Belloubet s'abat sur le géant américain décrié par la gauche rétrograde - à contre-courant de la demande de la clientèle et en parfaite incohérence avec le besoin de livraisons en temps de confinement strict et soumis à contrôle policier.

Les syndicats ont l'entreprise dans le collimateur depuis de longues années, dénonçant depuis le début du confinement le traitement de commandes de produits "non essentiels", tels que livres, musique, produits de beauté, etc. , ce qui n'est pas forcément l'avis des acheteurs, notamment ceux ou celles qui ont besoin de lire, un besoin visiblement faible chez les syndicalistes, tel Olivier Besancenot dont la compagne travaille d'ailleurs pour l'éditeur Flammarion du Groupe Madrigall, maison mère de Gallimard... : conflit d'intérêts ?
Amazon avait annoncé le 21 mars cesser de prendre des commandes jugées "moins prioritaires", selon  les critères de de la CGT, ou sur ses sites français et italien, mais cette notion - subjective - ne recoupe pas celle de "produits essentiels", les produits alimentaires, d’hygiène et de santé étant très minoritaires dans l’activité du groupe. Pourtant, Philippe Martinez se lave probablement...

Amazon a fait l’objet de cinq mises en demeure de l’inspection du travail, IT, dont trois ont été levées. Employeur de près de 10.000 salariés dont un tiers d’intérimaires dans ses six entrepôts français, le groupe fait valoir qu'il a distribué "plus de 127.000 paquets de lingettes désinfectantes, plus de 27.000 litres de gel hydroalcoolique, ainsi que plus de 1,5 million de masques".

L'Inspection du Travail est un service rattaché au ministère du travail, donc à Muriel Pénicaud.

Les inspecteurs du travail sont-ils dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis la crise sanitaire du Covid-19

Quatre syndicats dénoncent les pressions du ministère du Travail et la mise à pied d'un inspecteur du travail


Une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé contre une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés

Des masques pour les aides à domicile? Photo archives Morad Cherchari
Quelle protection pour les aides à domicile et les personnes fragiles ? 
Les syndicats CGT, SUD, FSU et CNT de l'Inspection du travail vont saisir l'Organisation internationale du travailà l'occasion de la mise à pied mercredi d'un inspecteur de la Marne, ils accusent la ministre du Travail d'entraves à la mission des inspecteurs du travail.

Lors d'une conférence de presse téléphonique jeudi, les syndicats ont fait état de plusieurs dizaines de témoignages d'inspecteurs du travail dissuadés ou empêchés de se rendre sur des sites d'entreprise par leur hiérarchie depuis le début de la crise du Covid-19.

Selon eux, la direction du travail interdit désormais les contrôles inopinés dans les entreprises et les subordonne à l'autorisation de la hiérarchie, officiellement pour protéger les agents du coronavirus.
Or, les masques sont inexistants dans la plupart des départements, ce qui limite considérablement l'activité d'inspection.

"La crise du Covid-19 révèle les failles et les aggrave," estime Pierre Mériaux (FSU). Les 2.000 inspecteurs du travail chargés de contrôler 1,8 million d'entreprises, soit 18 millions de salariés, sont déjà en nombre insuffisant pour faire leur travail, avec un inspecteur pour 8.000 salariés, souligne-t-il.

"Alors que la situation exigerait des droits et des pouvoirs renforcés pour protéger les salariés, le ministère du Travail organise la paralysie et le court-circuitage de l'inspection du travail et l'empêche d'exercer ses missions en violation" des règles de l'OIT, indiquent les syndicats.

Dans le Nord, une inspectrice du travail a été dissuadée d'exercer un référé à l'encontre d'une association d'aide à domicile pour défaut de protection de ses salariés (port du masque, etc.). Le tribunal lui a donné raison la semaine dernière, "contre l'avis de sa hiérarchie" qui est allée jusqu'à intervenir directement auprès du tribunal, relèvent les syndicats.

Mise à pied d'un inspecteur du travail

Dans la Marne, l'inspecteur du travail Anthony Smith, militant CGT et représentant au Conseil national des Inspecteurs du travail est mis à pied dans un cas similaire.
Il est sanctionné pour avoir engagé une procédure de référé à l'encontre d'une structure d'aide à domicile, "important pourvoyeur d'emplois à Reims".
Il lui est notamment reproché "d'avoir adressé des lettres de rappel de la réglementation aux entreprises de son secteur," explique la CGT.

Depuis le début de la crise sanitaire, "l'orientation du ministère du Travail est la poursuite de l'activité économique à tout prix et quel qu'en soit le coût pour les salariés", a dénoncé la CGT, qui "exige le retrait immédiat de la mise à pied d'Anthony Smith".

Dans un communiqué publié jeudi soir, le ministère du Travail justifie la suspension "par l'intérêt du service".
"L'agent concerné a méconnu de manière délibérée, grave et répétée les instructions de l'autorité centrale du système d'inspection du travail concernant l'action de l'inspection durant l'épidémie de Covid-19", peut-on lire.

A. Smith, qui "conserve son traitement durant la procédure", "a par exemple enjoint aux employeurs des conditions de maintien d'activité non conformes aux prescriptions des autorités sanitaires", ajoute le ministère.
Selon Julien Boeldieu de la CGT-Travail, il lui est reproché d'avoir prescrit l'utilisation de masques par les aides à domicile, "alors que le ministère s'en tient dans ses préconisations aux gestes barrière, faute de masques disponibles".

Au-delà de ce cas, les syndicats reprochent au ministère de faire passer avant tout "la continuité de l'activité", "comme l'a montré la passe d'armes entre la ministre Muriel Pénicaud et le secteur du BTP, réticent à reprendre les chantiers de façon très responsable", souligne-t-il.

La saisine de l'OIT, effective jeudi ou vendredi, se base notamment sur l'article 6 de la convention 81 de 1947 "qui rend les agents de l'inspection du travail indépendants de toute influence extérieure indue".

dimanche 19 janvier 2020

Violences policières: manifestant frappé au sol à Paris

La police des polices s'est vu confier l'enquête

Radicalité du pouvoir et radicalisation de ses opposants

Les images montrent la séquence extraite de son contexte où un policier frappe un homme à terre le visage en sang. (Capture d'écran -Twitter)

"""Des violences de la part des forces de l’ordre" (en un mot, des violences policières !) ont marqué la manifestation parisienne des Gilets Jaunes du samedi 18 janvier, selon la présentation qu'en donne L'Obs.
Une vidéo de la scène - dont il n'est donné connaissance ni de la séquence précédente, ni de la suivante - montre en effet un jeune homme à terre, le visage en sang, frappé par un policier. L’affrontement s'est produit rue du Faubourg-Saint-Martin, à proximité de la Gare de l’Est dans le 10e arrondissement, à deux pas de la salle de théâtre où (à 1,5 km) des militants d'extrême gauche ont surpris le couple Macron se distrayant - pendant les grèves -  à la représentation de 'La Mouche' aux Bouffes du Nord et où il a fallu exfiltrer le couple face à l'intrusion de manifestants qui ont caillassé sa voiture sous escorte de forces de sécurité.  

Tournée par l’AFPTV quelques minutes après, une autre vidéo montre la suite de l'interpellation. 
Le policier, qui appuie son genou sur le bras du rebelle, tente de neutraliser l'individu couché sur le ventre et déjà menotté.

Dans l’après-midi, plusieurs autres vidéos dénonçant les violences policières avaient été partagées sur les réseaux sociaux. La phase de l'interpellation qui est choisie est fonction du biais choisi par le journal ou l'internaute et l'ensemble des documents devra être pris en considération.

Cette semaine, Macron a demandé à l’Intérieur de faire rapidement des "propositions pour améliorer la déontologie" des forces de l’ordre accusées de violences

Or, ces soupçons s'ajoutent à un nouvel appel de Christophe Castaner à l' " l’exemplarité" des forces de l'ordre, ce qui a visiblement eu pour effet de braquer des policiers sous pression après des mois de manifestations.

Le Parquet de Paris a en outre ouvert aussitôt une enquête, ce dimanche 19 janvierconfiée - dans des délais extrêmement brefs (24 heures) - à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), du chef de violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique après la diffusion de la première video. 

Climat insurrectionnel : plusieurs enquêtes ouvertes

Tensions devant la gare de Lyon
"Quelques milliers" de manifestants avaient défilé samedi après-midi à Paris, à l’appel des Gilets Jaunes, en scandant des slogans anti-Macron, anti-policiers ou contre la réforme des retraites, un rassemblement marqué par des heurts avec les forces de l’ordre. Dès le début d’après-midi, les forces de l’ordre ont créé des tensions, intervenant "pour disperser un bloc qui tentait de se constituer en tête de cortège", selon la préfecture de police de Paris, dont le patron, le préfet Diedier Lallement, n'apparaît plus dans les media, mais concentre néanmoins la rancoeur et les critiques.

Mais c’est surtout à l’arrivée devant la gare de Lyon, que le face-à-face s’est durci dans ce cortège organisé pour la 62e journée de mobilisation des Gilets Jaunes, avec notamment l’incendie d’une baraque de chantier à quelques mètres de l’entrée de la gare.
59 personnes ont été interpellées, a indiqué la Préfecture de police de Paris peu après 20 heures. 33 personnes avaient été placées en garde à vue à 18 heures, a de son côté précisé le Parquet de Paris.

En seulement quelques jours, plusieurs cas de brutalités policières ont fait l’objet d’ouverture d’enquêtes confiées à l’IGPN. 
Le 15 janvier, une enquête pour "violences par personne dépositaire de l’autorité publique" à la suite du croche-pied volontaire et délibéré d’un policier à une manifestante, filmé et largement partagé sur les réseaux sociaux lors d’une manifestation contre la réforme Macron des retraites du 11 janvier à Toulouse. 

Deux jours plus tôt, le Parquet de Paris avait ouvert deux nouvelles enquêtes pour des violences policières commises lors de la manifestation du 9 janvier, notamment contre une syndicaliste de la RATP, matraquée alors qu’elle ne faisait que tenter, selon elle, de ramasser son téléphone. La première, ouverte pour "violences volontaires avec arme par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité inférieure à huit jours", fait suite à une plainte déposée par une conductrice de la RATP, par ailleurs militante au syndicat UNSA.

Cette syndicaliste réformiste accuse un fonctionnaire de police - vidéo à l’appui - de l’avoir "violemment frappée" (sic) à la fin de la manifestation, alors qu’elle se trouvait à proximité de la gare Saint-Lazare. Ce policier "avait de la haine dans les yeux", a commenté sur RTL "cette mère de famille" (sic), victime d’un "traumatisme crânien".
Dans la vidéo, largement relayée sur les réseaux sociaux, on voit le policier lui asséner plusieurs coups de matraque télescopique, notamment au niveau du visage, alors qu’elle cherche à ramasser son téléphone portable tombé à terre.

Le seconde enquête concerne une scène diffusée là aussi sur Internet. 
Elle est ouverte pour "violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique", impliquant une aide-soignante de Sud Santé [syndicat révolutionnaire trotskiste] et un manifestant de 23 ans, frappé au sol, alors qu’il tentait de lui venir en aide, d'après leurs déclarations. 

Ces procédures, confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), sont venues s’ajouter à l’enquête préliminaire ouverte dès vendredi après la diffusion d’une vidéo montrant un policier tirant à bout portant sur des manifestants avec un LBD

vendredi 17 janvier 2020

Retraites : le musée du Louvre, fermé en raison d’un blocage par l’intersyndicale

L'exposition Léonard de Vinci, dommage collatéral de la réforme des retraites de Macron

François 1er avait davantage d'égards


"Les touristes avec nous !" 
Les touristes massés devant les barrières de sécurité étaient appelés par les manifestants à s’associer au mouvement...
A la suite d’un blocage des entrées par l’intersyndicale, ce vendredi 17 janvier, la direction du musée le plus fréquenté au monde assure que les détenteurs de billet seront remboursés mais n’excluait pas une réouverture dans l’après-midi, si le blocage était levé.

"C’est au cœur même de la Pyramide du Louvre, où le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi de consacrer son investiture, que se hisse contre lui, vent debout, un front d’opposition syndical contre ses orientations désastreuses en matière de retraite", a écrit dans un communiqué l’intersyndicale CGC-CGT-FSU (des enseignants)-SUD, tous extrémistes de gauche, voire révolutionnaires trotskistes.



Plus d’une centaine de manifestants - 80, selon BFM - bloquaient l’entrée de la Pyramide.
Résultat de recherche d'images pour "Les manifestants appelaient les touristes massés devant les barrière de sécurité à l’associer au mouvement : « Les touristes avec nous ! »"Ils agitant des drapeaux en scandant : "On ira jusqu’au retrait !" Ils haranguaient aussi les touristes parqués derrière les barrières de sécurité pour qu'ils s’associent au mouvement, mais la plupart venus spécialement de l’étranger passer quelques heures à Paris pour visiter l'exposition Léonard de Vinci exprimaient surtout colère et incompréhension, certains lançant des injures à l’adresse des manifestants.

Le milieu culturel est noyauté par la gauche radicale

"Notre mobilisation s’inscrit donc aux côtés de tous les agents grévistes en lutte dans le pays pour une vie digne, tant dans les structures de droit privé que dans celles de droit public", ajoutent les syndicats à l’origine de ce texte, alors que le mouvement se poursuit depuis six semaines. 

Et d’expliquer : "Alors que les conditions des agents du Musée du Louvre se dégradent de jour en jour, notamment sous les pertes d’effectifs, la précarité et le désengagement de l’Etat, il ne saurait pour nous être question de souscrire au système de retraite à points proposé par le gouvernement qui ne vise qu’à baisser pour tous le montant des pensions."

Une "carabistouille" !
"Le prétendu compromis proposé par le premier ministre consistant en une suspension de l’âge pivot jusqu’à une “conférence de financement”, c'est de la pipe, explique le communiqué, en d'autres termes. Elle "aurait lieu en avril 2020" et "patronat et syndicat devraient faire des propositions pour trouver 12 milliards d’euros d’économies par an, ce qui relève de l’ "enfumage", souligne le communiqué. 

En 2019, le Louvre a reçu 9,6 millions de visiteurs, légèrement en-deçà du record de 2018 (10,2 millions). Alors que quelque 260.000 billets avaient déjà été réservés, au jour de l'ouverture de l'exposition, le 24 octobre 2019, la billetterie en ligne du musée du Louvre était alors en partie inaccessible et SUD n'y était alors pour rien. Vous avez jusqu'au 24 février...

vendredi 29 mars 2019

Gilets jaunes: le maire juppéiste de Bordeaux dramatise l'Acte XX a priori et discrimine

En annonçant une journée "apocalyptique", Nicolas Florian sème la peur et attise la colère

Le successeur du macronien Alain Juppé "décrète la ville morte demain" samedi
Image associéeSe disant "très inquiet de ce qui pourrait se passer", il se révèle en fait inapproprié à la fonction. A défaut de sérénité, il transmet ses angoisses en demandant aux commerçants de "baisser leur rideau pour se protéger" et aux Bordelais de "rester chez eux". La préfecture de Gironde - qui est en concertation - met en garde contre des "risques avérés de dégradations et de violences" pour l'acte 20 des "gilets jaunes". 

"C'est une journée qui peut être apocalyptique", s'alarme le successeur d'Alain Juppé. Le maire de Bordeaux Nicolas Florian appelle habitants et commerçants à faire de la capitale girondine une "ville morte" samedi, pour l'acte 20 des "gilets jaunes". Ainsi fracture-t-il la ville, dressant une partie de la population contre l'autre, alors que les juppéistes? alliés de Macron? ne cessent de clamer avec lui que le mouvement social s'essouffle...
Florian a déjà atteint son niveau d'incompétence.
"Je décrète la ville morte demain à Bordeaux. Je suis très inquiet de
ce qui pourrait se passer. On nous annonce [fake news ?] des centaines de casseurs, de gens qui sont là pour en découdre", a-t-il déclaré devant la presse, vendredi 29 mars, sans crainte de manipulation de l'opinion. "Je demande aux commerçants de baisser leur rideau pour se protéger, et je demande aux Bordelaises et aux Bordelais de rester chez eux afin de permettre aux forces de police de faire leur travail et qu'on ne prenne pas le risque d'un accident", insiste M. Florian. A Nice, jusqu'à plus ample informé, le risque est venu d'une charge de la police aux ordres de Castaner et Macron...
Contre l'ivresse, le maire de Bordeaux casse la bouteille de Petrus 

Florian fait-il de la prévention ou de la politique politicienne ? "J'ai bien conscience que (cet appel) dramatise la situation, mais je préfère prévenir, alerter", explique-t-il. "Je n'ai pas envie d'avoir des drames humains derrière des drames matériels". Le maire appelle les "gilets jaunes dits de bonne foi [l'ensemble de la population appréciera le distinguo discriminant] à prendre bien conscience maintenant de leurs responsabilités", car "s'il n'y a pas de défilé des gilets jaunes en ville, il n'y aura pas de casseurs, pas de black blocs".
Bordeaux menacé par des Stukas, des Iliouchine Il-2 ou des sauterelles

Depuis le début de la contestation, mi-novembre, la Bordeaux de Juppé et de Ford-Blanquefort reste un fief des Gilets jaunes". Chaque samedi, la ville à elle seule rassemble plusieurs milliers de manifestants. Les rassemblements sont régulièrement ponctués de heurts en fin de journée : le contexte social de suppressions d'emplois y exacerbe la colère sociale. Ce qui paraît contradictoire à l'homme de la rue qui entend dire "en même temps" que l'affluence a baissé ces derniers week-ends : un peu plus de 2.500 manifestants - selon la préfecture ! - samedi dernier seraient négligeables !). Pour cet Acte XX, les manifestations ayant été interdites à Toulouse, ville plus rouge et noire que rose, des appels sur les réseaux sociaux invitent les Toulousains à se joindre au défilé de Bordeaux. Et le nouveau maire panique...

Le maire inspirera la peur, bien que la préfecture déploie ses effectifs 

Fait inhabituel, la préfecture de Gironde est en alerte rouge, mettant en garde contre la "volonté manifeste de certains groupes, violents et très déterminés, de provoquer d'importants troubles à l'ordre public et des dégradations ce samedi dans le centre-ville, et de se confronter aux forces de l'ordre". 
Dans un communiqué publié vendredi matin, les commerçants sont appelés à "prendre des mesures de précaution particulières", en retirant notamment de la voie publique tout ce qui peut "faire office de projectile". 

Comme pour chaque samedi, la préfecture a publié des arrêtés d'interdiction de manifester dans une longue liste de rues et places du centre, encore élargie, ainsi que de transporter ou vendre toute forme de produits d'artifice, carburant au détail ou autres produits inflammables.

La préfecture et le maire ne pointent pas l'autre manifestation interdite.

Comme à Paris, quand Macron était à la neige et Castaner en boîte, plusieurs mobilisations auront à Bordeaux, samedi. Or, les terroristes de la préfecture et de l'hôtel de ville ne mettent pas en garde contre la CGT-Ford qui a lancé un appel à manifester dans la rue, le même jour que les Gilets jaunes. 

Contre "la loi anti-casseurs" et "pour la liberté de manifester", une convergence des luttes, le syndicat d'extrême gauche et plusieurs branches de SUD, syndicat révolutionnaire trotskiste animé par Philippe Poutou, seront mobilisés

En revanche, le "village jaune citoyen", organisé depuis deux samedis en bord de Garonne, sans incidents mais sans grande affluence, a de nouveau été autorisé. 
La manifestation des professionnels de l'Education nationale est également autorisée.

Jeudi, plus d'une centaine de commerçants se sont rassemblés rue Sainte-Catherine, la grande artère piétonne de Bordeaux, pour dire leur "ras-le-bol" de la casse des samedis. 
L'extrême gauche s'expose-t-elle à des interpellations et des condamnations ?