POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est intersyndicale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est intersyndicale. Afficher tous les articles

vendredi 17 janvier 2020

Retraites : le musée du Louvre, fermé en raison d’un blocage par l’intersyndicale

L'exposition Léonard de Vinci, dommage collatéral de la réforme des retraites de Macron

François 1er avait davantage d'égards


"Les touristes avec nous !" 
Les touristes massés devant les barrières de sécurité étaient appelés par les manifestants à s’associer au mouvement...
A la suite d’un blocage des entrées par l’intersyndicale, ce vendredi 17 janvier, la direction du musée le plus fréquenté au monde assure que les détenteurs de billet seront remboursés mais n’excluait pas une réouverture dans l’après-midi, si le blocage était levé.

"C’est au cœur même de la Pyramide du Louvre, où le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi de consacrer son investiture, que se hisse contre lui, vent debout, un front d’opposition syndical contre ses orientations désastreuses en matière de retraite", a écrit dans un communiqué l’intersyndicale CGC-CGT-FSU (des enseignants)-SUD, tous extrémistes de gauche, voire révolutionnaires trotskistes.



Plus d’une centaine de manifestants - 80, selon BFM - bloquaient l’entrée de la Pyramide.
Résultat de recherche d'images pour "Les manifestants appelaient les touristes massés devant les barrière de sécurité à l’associer au mouvement : « Les touristes avec nous ! »"Ils agitant des drapeaux en scandant : "On ira jusqu’au retrait !" Ils haranguaient aussi les touristes parqués derrière les barrières de sécurité pour qu'ils s’associent au mouvement, mais la plupart venus spécialement de l’étranger passer quelques heures à Paris pour visiter l'exposition Léonard de Vinci exprimaient surtout colère et incompréhension, certains lançant des injures à l’adresse des manifestants.

Le milieu culturel est noyauté par la gauche radicale

"Notre mobilisation s’inscrit donc aux côtés de tous les agents grévistes en lutte dans le pays pour une vie digne, tant dans les structures de droit privé que dans celles de droit public", ajoutent les syndicats à l’origine de ce texte, alors que le mouvement se poursuit depuis six semaines. 

Et d’expliquer : "Alors que les conditions des agents du Musée du Louvre se dégradent de jour en jour, notamment sous les pertes d’effectifs, la précarité et le désengagement de l’Etat, il ne saurait pour nous être question de souscrire au système de retraite à points proposé par le gouvernement qui ne vise qu’à baisser pour tous le montant des pensions."

Une "carabistouille" !
"Le prétendu compromis proposé par le premier ministre consistant en une suspension de l’âge pivot jusqu’à une “conférence de financement”, c'est de la pipe, explique le communiqué, en d'autres termes. Elle "aurait lieu en avril 2020" et "patronat et syndicat devraient faire des propositions pour trouver 12 milliards d’euros d’économies par an, ce qui relève de l’ "enfumage", souligne le communiqué. 

En 2019, le Louvre a reçu 9,6 millions de visiteurs, légèrement en-deçà du record de 2018 (10,2 millions). Alors que quelque 260.000 billets avaient déjà été réservés, au jour de l'ouverture de l'exposition, le 24 octobre 2019, la billetterie en ligne du musée du Louvre était alors en partie inaccessible et SUD n'y était alors pour rien. Vous avez jusqu'au 24 février...

mardi 24 avril 2018

Griveaux tente de débaucher des cheminots

Le porte-parole du gouvernement a appelé l'intersyndicale SNCF à "regagner" mercredi la table des négociations

Fébrile, Griveaux les appelle à "utiliser toutes les heures disponibles" 

Négociation gouvernementale : "cause toujours !"
"Demain, c'est le dernier moment où vous allez pouvoir (vous) rencontrer pour fermer ce cycle de discussions", a lancé, mardi 24, le porte-parole sur CNews, à la veille  de la dernière réunion au ministère de la première phase des discussions sur la réforme .
"Je les invite à pouvoir regagner la table. Il reste deux jours, utilisons la totalité des heures disponibles", a-t-il lancé, estimant que les discussions avaient permis jusqu'ici des avancées "sur les modalités d'ouverture à la concurrence" et "sur les garanties sociales".

L'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT a suspendu jeudi sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne.
Elle avait demandé - sen vain - à être reçue par Edouard Philippe, "puisque, semble-t-il, c'est lui qui prend toutes les décisions", avait polémiqué Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.
"Ils ne peuvent pas dire qu'elle [Elisabeth Borne] n'a pas de pouvoir d'un côté et contester le fait que nous avancions trop vite de l'autre", a répliqué B. Griveaux.

L'intersyndicale doit se réunir mardi pour étudier la suite du mouvement, dont une prolongation au-delà de juin a été évoquée.

Macron ne négocie pas : sa majorité impose

"La loi a été votée à l'Assemblée nationale (...) avec une majorité écrasante", a insisté le porte-parole. En première lecture, l'Assemblée nationale a adopté  le 17 avril le projet de loi par 454 voix contre 80. Celui-ci doit désormais être examiné par le Sénat.

"Regrettons qu'ils (les syndicats) n'y aillent pas (à la réunion de mercredi), mais il y a d'autres sujets qui seront demain à l'agenda, qui seront les questions par exemple de la dette, du projet de l'entreprise, (...) les conventions de branche", a-t-il également rappelé.

L'Etat s'est engagé à reprendre progressivement, à partir du 1er janvier 2020, une partie "substantielle" de la dette de SNCF Réseau, qui était de 46,6 milliards d'euros fin 2017 et continue de s'alourdir. Au nom de l'Etat, et non pas en celui des Français qui l'ont élue, la majorité présidentielle se prépare à imposer ce nouveau fardeau aux contribuables, soit seulement quelque 50% de Français.

Les dirigeants du groupe public doivent présenter d'ici l'été un "projet stratégique", et la convention collective fait l'objet de négociations entre l'Union des transports publics (UTP) - l'organisation professionnelle du secteur - et les syndicats.

mardi 17 mai 2016

Regain de mobilisation contre la loi Travail, au premier jour des grèves, ce 17 mai

Nouvelles violences des insurgés dans la plupart des régions, pour cette 6e journée de mobilisations

68.000 personnes auraient manifesté à travers le pays ce mardi
,

Mais c'est selon le gouvernement, soit davantage que la semaine passée. 


Prélude à une semaine marquée par une série de mouvements sociaux, sept syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires, étudiants de UNEF, et les lycéens de UNL et de la Fidl – avaient appelé à une nouvelle journée de mobilisation, mardi 17 mai, contre le projet Valls de loi de réforme du code du Travail. C'est la sixième édition en un peu plus de deux mois, pour réclamer le retrait du texte porté par la ministre-kamikaze du Travail, Myriam El Khomri, adopté sans vote des députés en première lecture, la semaine dernière, après un recours à l’article 49.3 dans l'attente de la seconde lecture, au retour du texte modifié par les sénateurs, lequel est à son tour menacé de passage en force.

"Plus de 220.000" personnes ont manifesté un peu partout en France,  selon la CGT, mais seulement "68.000  selon le ministère de l'Intérieur.
87 personnes ont été interpellées, s'ajoutant aux 1.300 interpellations recensées depuis le début des manifestations contre la loi Travail (dont 819 gardes à vue et 51 condamnations).

Les images filmées à Paris :

Les nervis des services de sécurité des syndicats avaient été musclés
pour "montrer au public et aux pouvoirs publics qu'on fait tout pour éviter les débordements", a expliqué un membre du service d'ordre (SO) phocéen. Ce qui explique que celui de la CGT, attaqué par des manifestants le 12 mai, était particulièrement visible à Paris : fait inhabituel, certains membres des services d'ordre, conspués par des jeunes qui criaient "SO collabos", étaient équipés de matraques ou de bâtons, comme en Afrique du Sud du temps de l'apartheid. Manquaient les chiens... 
Voir cette image diffusée par l'AFP sur Twitter:
Bâtons et battes de baseball chez le service d'ordre des syndicats






Arborant souvent les couleurs de l’un des sept syndicats initiateurs de cette journée d’action, les militants ont fustigé la loi travail et le gouvernement. Le numéro un de la CGT, Philippe Martinez, qui affirmait être opposé aux violences, a confirmé que le mot d’ordre était plus que jamais au retrait du projet de loi. "C’est la colonne vertébrale du texte qui est mauvaise et qui organise le dumping social", a-t-il répété. "On n’a pas été entendus, donc on va se faire entendre encore plus fort," a-t-il menacé.

En régions, affrontements à Nantes, Rennes, Lyon

En dehors de Paris, les opposants à la loi travail étaient entre 3.500 (police) et 10.000 (syndicats) à Nantes, entre 6.800 et 80.000 à Marseille, 2.300 et 8.000 à Toulouse, 1.700 et 7.000 à Lyon, 1.400 et 3.000 à Montpellier, 1.100 et 2.000 à Rennes, ou encore de 1.600 à 7.000 à Grenoble. Au total, 56.300 personnes ont manifesté en province, selon le ministère de l’intérieur.

Des affrontements ont été déplorés à Nantes (photo ci-dessus), à Rennes, mais aussi à Toulouse, ci-dessous, ainsi qu'à Lyon, où "cinq policiers ont été blessés, dont un sérieusement", a ajouté le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.



Des actions lancées par les fédérations des transports CGT et FO ont conduit à la paralysie de la zone portuaire et industrielle du Havre, du port de Saint-Nazaire et de la raffinerie de Donges, près de Nantes. 
Des routiers et des grévistes ont mis en place des opérations escargot et des blocages de sites, notamment pétroliers, dans le Sud-Est à Fos-sur-Mer, dans l’ouest de la France, notamment en Bretagne socialiste (Rennes, Lorient, Le Mans, Quimper...), provoquant d’importantes difficultés de circulation également au Havre ou à  Caen.



Devant la raffinerie Total de Donges, près de Nantes
Loi Travail : de nombreuses permanences PS prises pour cibles

Insurrection politique
Ainsi, à Rouen, c'est le bureau du parti socialiste qui a été vandalisé : tout en scandant le mot "résistance", des militants ont recouvert les murs et le panneau "parti socialiste" de peinture rouge.

Rouen n'est pas le seul bureau du PS à avoir subi des dommages ce mardi. A Mayenne, les mots "RIP démocratie" et 49.3 ont été tagués sur le mur extérieur du local socialiste à l'encre rouge.


A Toulouse enfin, une dizaine de syndicalistes de la CGT a muré l'entrée de la permanence parlementaire du député PS Christophe Borgel, responsable des élections, toujours pour réclamer le retrait de la loi travail.


VOIR et ENTENDRE la video de l'attaque de la permanence socialiste vandalisée ce jour à Rouen:




La justice administrative a donné raison aux activistes contre le gouvernement

Elle a suspendu neuf arrêtés sur dix émis par le préfet de police de Paris qui empêchaient des militants antifascistes (antifa, trop souvent désignés du terme vague et complice de "casseurs") de participer à la manifestation contre la loi travail, a annoncé un avocat de la défense. 
Dans ses ordonnances de rejet, le juge relève que les interdictions constituent une "atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir et à celle de manifester". Au total, 53 personnes ont été interdites de manifester par arrêté, a précisé le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

Depuis samedi, la préfecture de police a envoyé des arrêtés à plusieurs militants, dont des membres du collectif Anti Fascistes (AFA) Paris-Banlieues et du Mouvement interluttes indépendant (MILI). Considèrent-ils que le pouvoir socialiste, si légitime soit-il, est fasciste ?
Un journaliste évoquait 36 interdictions à Paris sur Twitter, selon une source policière.

Mais quel rôle les gardes mobiles jouent-ils ?

"Une dérive de la démocratie" en état policier
Sur France Info, l'avocat de la Ligue des droits de l'homme, Patrice Spinosi, a vivement critiqué la décision du préfet de police. "Le politique est pris au piège de l'état d'urgence et en profite pour utiliser l'état d'urgence pour faciliter le travail de la police, et cela, c'est une dérive de la démocratie."

"Rappelons que la loi sur l'état d'urgence a été prise et est renouvelée au nom de la lutte contre le terrorisme", assène l'avocat Maître Eolas sur Twitter, suggérant qu'il ne s'applique pas aux activistes politiques, même révolutionnaires.

Rappelons que la loi sur l'état d'urgence a été prise et est renouvelée au nom de la lutte contre le TERRORISME.https://twitter.com/lemondefr/status/731989068779819008 

Ces militants étaient "interdit(s) de séjour" le mardi 17 mai dans les arrondissements concernés par la manifestation, ainsi qu'autour de la place de la République, pour les rassemblements de 'Nuit debout', soit des arrondissements formant un tiers de la ville de Paris. Décision problématique, pour au moins sept d'entre eux qui résident ou travaillent dans cette zone, selon Mediapart, qui a eu accès aux requêtes. Pour l'heure, la préfecture ne leur reproche rien de précis, mais s'appuie sur l'état d'urgence, prévu pour combattre le terrorisme, précise en clair le site trotskiste d'information.

Selon Paris-luttes.info, qui relaie les informations du collectif AFA Paris-Banlieues, "au moins plusieurs dizaines de personnes sont concernées par les interdictions de 'paraître'". Ces arrêtés concerneraient des militants de différents collectifs, "des personnes syndiquées, des blessées lors de violences policières et des non organisées", à Paris, Nantes et Lyon, explique le site.

A moins d'un mois de l'Euro de football en France, d'autres grèves reconductibles sont également annoncées

C''est le cas cas chez les dockers, marins, facteurs, et à partir de mercredi à la SNCF, où des revendications internes s'ajoutent au rejet de la loi travail. 

Jeudi, à l'aéroport d'Orly, 15% des vols seront supprimés. Les syndicats entendent relancer le mouvement, dont l'intensité a baissé depuis la manifestation de 390.000 personnes (1,2 million selon les syndicats) le 31 mars. 
Ce mardi, la mobilisation des mécontents a toutefois doublé par rapport à la fois précédente. 

lundi 7 mars 2016

Réforme Valls du Code du Travail: manifestation d'étudiants et salariés, mercredi 9 mars

Privilégiés par Hollande, les étudiants feront une manif politique

L'intersyndicale d'étudiants ou lycéens et de salariés
opposés au projet Valls de réforme du code du Travail manifestera dans la rue.
Mercredi 9 mars les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires côté salariés; UNEF, Solidaires Étudiants, Union des étudiants de Toulouse, jeunes communistes et Union des étudiants communistes, jeunes socialistes et NPA Jeunes (trotskistes), du côté des jeunes et des étudiants manifesteront derrière la même banderole pour demander le retrait total du texte. Déjà 41.000 personnes ont indiqué sur Facebook qu'elles participaient à l'événement.
"Cette loi est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Notre seuil de tolérance à la précarité est ­dépassé", lance William ­Martinet, le président de l'Unef, voyant dans le plafonnement des indemnités prud'homales la création d'un "droit au licenciement abusif"
"Ce n'est pas en facilitant les licenciements et en augmentant le temps de travail que l'on va réduire le chômage. Et faire que les apprentis – y compris des mineurs – puissent travailler jusqu'à 40 heures, c'est inacceptable", pointe Rina Rajaonary, à la tête de la JOC.

A Toulouse, la réunion de l'intersyndicale a également cristallisé les divergences de points de vue apparues au niveau national entre ce front du refus et le groupe des 'réformateurs' : CFDT (proche du PS), Unsa (ex-FEN), CFTC (modéré), et les étudiants de La Fage, habituellement classée à droite, ont refusé de se rendre hier matin à l'invitation lancée par les communistes de la CGT. Ils ne seront pas non plus dans la rue le 9 mars. "Nous ferons peut-être quelque chose. Mais nous réfléchissons à notre type de mobilisation. Pour l'instant, nous sommes dans la négociation", expliquait hier Bruno Cagnat, secrétaire général de la CFDT 31.
Manifestations et grèves les 9 et 31 mars, rassemblements le 12 mars, intersyndicales les 17 et 18 mars: la mobilisation syndicale contre la loi El Khomri se fera en ordre dispersé, d'un côté, les partisans d'amendements et de l'autre  les tenants du retrait. La fragile union syndicale s'est fissurée jeudi, lors de deux intersyndicales, l'une visant à réfléchir sur les amendements à proposer au gouvernement, l'autre sur les contours de la mobilisation du 31 mars.
A la CGT, Jean-François Tortajada, membre du bureau de l'Union départementale, voit dans cette journée du 9 mars le point de départ d'une grande mobilisation qui se poursuivra le 22 mars avec la journée de mobilisation dans la fonction publique et un meeting le soir au hall 8 du Parc des Expositions en présence de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, en attendant la journée de mobilisation unitaire du jeudi 31 mars.

Le mercredi 9 mars 2016, d'autres mobilisations CGT et FO sont prévues (en rapport ou non avec le projet de loi sur le travail): SNCF, RATP, professeurs des collèges et des lycées (Sud éducation), dans l'aérien (Sud aérien) et dans les secteurs santé, social, accueil, animation (Sud Santé et CGT).
Entre manifestations contre la loi El Khomri et grève à la SNCF et la RATP, les journées de mardi 8 et mercredi 9 mars 2016 risquent d'être difficile pour ceux souhaitant se déplacer à Paris.
A la SNCF, le trafic sera très fortement perturbé à l'initiative de la CGT, Unsa ferroviaire, Sud Rail et la CFDT, devrait perturber les lignes dès demain 19h: un transilien sur trois seulement en Ile-de-France, un TGV sur deux sur l'axe Est, un TGV sur trois sur les axes Nord, Atlantique, Sud Est et un TGV sur trois entre les villes de province. Les Intercités circuleront à raison de trois trains sur dix. Les TER seront perturbés partout en France avec un train sur trois en moyenne. Les lignes Ouigo seront elles aussi lourdement frappées, avec quatre TGV sur dix en moyenne. Ce sera également le cas de TGV Lyria (5 sur 10) et Eurostar (8 sur 10) alors que le trafic s'annonce normal sur le Thalys et Alleo.
Côté RATP, le trafic devrait être quasi-normal dans le métro parisien. En revanche sur le RER, un train sur deux seulement circulera sur la portion sud du RER B, gérée par la RATP, en direction de Massy et Saint-Rémy-les-Chevreuse, en raison d'une grève menée par la CGT et SUD. Sur le RER A, le trafic sera "quasi normal" et l'interconnexion avec le réseau SNCF sera assurée en gare de Nanterre Préfecture pour les trains de la branche Cergy. Elle ne le sera pas pour les usagers désirant se rendre à Poissy: ils sont "invités" à prendre leur train à la gare Saint-Lazare, à Paris. Le préavis des deux syndicats court de mardi 22h00 à jeudi matin.
En plus de contester le projet de loi, les cheminots défendront leurs conditions de travail.

Etudiants et lycéens, irez-vous manifester le 9 mars ? interroge Le Monde...

Priorité de Hollande, la jeunesse est ingrate dès qu'il s'agit de politique. "On est une génération sacrifiée qui en a marre," estime le président du Mouvement des jeunes socialistes (MJS). Le libéralisme, on le subit depuis les années 1980 et ça ne crée pas d'emplois. Le gouvernement n'a pas intérêt à mettre dans la rue tous ceux qui ont voté pour lui en 2012 à quelques mois de la présidentielle", menace le président du MJS, Benjamin Lucas, soulignant que, les jeunes étant les plus touchés par le "précariat", cette loi les concerne au premier chef.



Les étudiants radicaux rêvent d'une réplique de la lutte contre le CPE.
"P'tit zizi" craint une réédition des manif étudiantes contre le CPE
Dans leur texte, les signataires disent vouloir s'inspirer "de la mobilisation contre le contrat première embauche (CPE), en 2006, quand la jeunesse avait fait reculer le gouvernement aux côtés des salariés". 
"Le 9 mars, ce sera un tour de chauffe. C'est pour le 31 mars qu'on espère beaucoup de monde", conclut William Martinet, qui publiait ce dimanche sur Twitter un vademecum en 10 étapes du parfait étudiant mobilisé. "Le gouvernement n'a pas intérêt à mettre dans la rue tous ceux qui ont voté pour lui en 2012," reconnaît-t-on au MJS.

Ca sert à quoi que Pépère se décarcasse ?
Plusieurs dispositifs ont été créés -et financés par la solidarité nationale- depuis 2012 pour aider les jeunes à trouver un emploiEmplois d'avenir (lancés fin 2012), Contrats de génération (inauguré en mars 2013), Garantie jeunes (expérimentée depuis octobre 2013, une allocation de 433 euros distribués aux jeunes de moins de 25 ans sans emploi, pendant un an. En échange, ils s'engagent à suivre des ateliers d'aide à la recherche d'une formation ou d'un emploi), et le petit dernier, lancé en avril 2015, le contrat starter est un nouveau contrat aidé destiné aux entreprises privées qui bénéficient d'un aide égale à 45% du SMIC pour l'embauche d'un jeune de moins de 30 ans, chômeur de longue durée ou habitant un des quartiers prioritaires de la politique de la ville.
Réunis au sein d'une "Inter organisation jeunesse", les syndicats étudiants ont mobilisé durant toute la semaine sur les campus de Paul Sabatier et de Toulouse 1. Ils organisent lundi à 12h30 une assemblée générale à Toulouse Jean Jaurès. "Nous n'avons pas eu beaucoup de temps. Mais je pense qu'il y a aura du monde mardi", annonçait vendredi Angela Lopez. 
Selon la trésorière de l'UNEF, "les étudiants sont des jeunes travailleurs en formation. Beaucoup d'entre eux sont dans des situations précaires pendant leurs études. La précarité se poursuit ensuite sous forme de stages et de CDD à répétition lorsqu'ils entrent dans le monde du travail. Cette loi l'organise pour la totalité de leur carrière professionnelle.
Le parcours du défilé
Mercredi 9 mars, la manifestation contre le projet de loi Traavail décidé par Manuel Valls et porté par Myriam ElKhomri  se rassemblera à partir de 11h30 place Jeanne d'Arc. Elle empruntera ensuite les boulevards à partir de midi pour se rendre au monument aux morts puis à la CCI via la rue de Metz.

mardi 1 mars 2016

Réforme du code du travail: "petit zizi" se dégonfle et se rétracte

Le gouvernement réformiste recule et reporte sa loi travail 

Qualifié de "pantin, petit zizi", trouillard" au Salon de l’Agriculture, Valls reporte en effet le débat parlementaire de quinze jours

"Le gouvernement se donne deux semaines supplémentaires pour revoir sa copie," raconte Le Monde ! Manuel Valls, le premier ministre, a annoncé, lundi 29 février, que la présentation du projet de loi réformant le code du travail qu'il fait porter par El Khomri sera reportée d’une "quinzaine de jours". Le texte, pourfendu par les syndicats et une partie de la gauche, y compris dans le parti présidentiel, sera présenté en conseil des ministres le 24 mars, et non le 9 mars comme prévu. Cela ne "change pas grand-chose par rapport au calendrier parlementaire initial", mais c'est le premier ministre qui l'assure. Rien ne presse.

Valls a même assuré être ouvert à la discussion pour "corriger ce qui doit l’être".
Il s’exprimait au Salon de l’agriculture :
Il admet que ce qu'il n'a pas fait avant, il le fera finalement sous la pression, tout en accusant ses adversaires de ne comprendre rien à rien : "Il faut lever un certain nombre d’incompréhensions, il faut expliquer, répondre à toute une série de fausses informations qui sont données sur ce texte." Manuel Valls est un incompris.

Valls tente de donner le sentiment qu'il maîtrise encore la situation

Mais "petit zizi" n'a pas grand chose en main.
Les agriculteurs l'ont souligné au Salon International de l'Agriculture:

Valls veut "se réserver la possibilité de changer [le texte] si besoin était", a commenté le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. Le premier ministre a toutefois nié tout recul : "Le recul, ce serait abandonner le texte." Ce report vise à "faire bouger le texte sans revenir sur ses grands principes", faisaient savoir plus tôt des sources gouvernementales anonymes.

Valls a dit qu’il consultera "l’ensemble des partenaires sociaux, organisations syndicales et organisations patronales, les unes après les autres", à partir de la semaine prochaine. Il a précisé qu’il s’agira ensuite de "pouvoir les réunir", avec Myriam El Khomri, la ministre du Travail, et Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, "pour restituer le débat". Ainsi, Valls ne serait responsable d'aucun blocage...   

L’annonce du report du projet de loi va permettre des discussions pour "obtenir des avancées", s’est aussi félicitée lundi soir Corinne Narassiguin, porte-parole du PS, citant quelques "points de crispation très clairs" dans le projet de loi, comme sur la question des licenciements économiques ou la question du plafonnement des indemnités aux prud’hommes. "Sur ces questions-là, nous devons avancer, mais ce n’est pas parce qu’il y a certains points qui ont besoin d’être améliorés qu’il faut décider que l’on doit retirer le projet tout entier", a argumenté la porte-parole.

Elle a par ailleurs précisé que la ministre du Travail sera reçue mercredi par le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, et interviendra devant le Conseil national du PS lundi prochain. Mais, la mère-porteuse du projet a eu un malaise mardi, la veille, alors qu'une rencontre avec Jean-Claude Mailly (FO) était également inscrite à son agenda.
La Loi El Khomri est morte, vive la Loi... quoi ?

Valls ne se croyait pas si petit
Le gouvernement tente une nouvelle embrouille. Lundi, il a en effet gommé la référence libérale dans l’intitulé du texte. Le Monde, organe officieux du PS, y a vu le"signe d’un infléchissement", du même ordre, sans doute, que le "redressement de la courbe du chômage". Le "projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs" devient ainsi, dans un communiqué diffusé par Matignon, "avant-projet de loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés"
"Le Gouvernement souhaite que la cohérence, l’ambition et l’équilibre de ce projet puissent être partagés par le plus grand nombre et que le débat public se noue sur les enjeux de fond et sur la réalité de ce que ce texte contiendra," lit-on dans la déclaration gouvernementale. 
On le voit, ce document de communicants attache moins d'importance au contenu qu'à la rhétorique et ainsi le mot "actifs "disparaît-il donc aussi, au profit de "salariés", plus marqué à gauche.

La nouvelle posture de Valls sur la méthode révèle surtout sa fragilisation. Jusqu’à présent, l’exécutif avait en effet opté pour un discours de fermeté extrême. Un entretien de la ministre du travail aux Echos, le 17 février, avait mis le feu aux poudres. "Nous prendrons nos responsabilités", avait déclaré M. El Khomri, interrogée sur un possible recours à l’article 49-3 (adoption d’un texte sans vote parlementaire, sauf motion de censure) pour faire passer ce texte en force, comme ce fut déjà le cas pour la loi Macron en 2015.

Pourquoi cet "infléchissement", cette "nouvelle posture" et ce "changement de ton," vantés par Le Monde ?
C'est que la menace d'un nouveau coup de force, avant même le dépôt du projet de loi au Parlement, avait suscité une forte opposition au sein du Parti socialiste, déjà fortement divisé sur le vote de la réforme constitutionnelle voulue par François Hollande, et comprenant la déchéance de nationalité pour les auteurs de crimes et délits terroristes.
Dans une tribune très critique, publiée le 24 février par Le Monde, Martine Aubry avait dénoncé un "affaiblissement de la France" et d'"impasse" auxquels mènerait la politique de Hollande et Valls. Le premier ministre était au passage pointé pour son "indécent discours de Munich", dans lequel il avait critiqué la politique d’Angela Merkel envers les réfugiés.

Fait inédit depuis 2013, le projet a rassemblé une dizaine d’organisations contre lui 

Sur le front syndical, ce "petit report" (Le Monde) avant la présentation en Conseil des ministres avait été réclamé dimanche par Laurent Berger (CFDT). "Il faut repartir sur une concertation", avait prôné ce syndicat proche du PS, peu satisfait d’un texte que les syndicats accusent de laisser trop de place à la "flexibilité" et aux décisions "unilatérales de l’employeur", au détriment des salariés. "Les points avancés par Berger sont à prendre en compte", jugeait lundi matin une "source gouvernementale" inconnue.

Une intersyndicale d’une dizaine d’organisations  a dénoncé "un projet élaboré sans réelle concertation"
Elle réunit la CFDT, Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres (CFE-CGC), Confédération générale du travail (CGT), Fédération syndicale unitaire (FSU), union syndicale Solidaires (SUD), Union nationale des syndicats autonomes (UNSA), Union nationale des étudiants de France (UNEF), Union nationale lycéenne (UNL, qui n'est pas un "syndicat") et Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL, qui n'est pas non plus un syndicat) –
Une pétition en ligne avait recueilli plus de 785.000 signatures, lundi après-midi, contre ce projet de loi .

"La réforme doit rester très ambitieuse," insistent les créateurs d'emploi

De leur côté, les organisations patronales ont estimé lundi que le report de la présentation du projet de loi sur le travail va permettre de "faire de la pédagogie", mais les syndicats patronaux ont procédé à la mise en garde du gouvernement contre tout "affadissement" du texte sous la pression d'une "fronde" d’une partie de la gauche. "La réforme doit rester très ambitieuse", a exhorté un porte-parole du Medef, principal syndicat patronal.

Un message relayé par François Asselin, numéro un de la CGPME, organisation représentant les petites et moyennes entreprises, qui a dit sa crainte d'un retour en arrière". "A force de vouloir faire de la France un eldorado social, on va en faire un désert économique", a-t-il regretté.

Le "p'tit zizi" se dégonfle
Le parti Les Républicains estime qu’avec ce report "on assiste à l’implosion en direct de la majorité". "On verra si un texte est présenté [au Parlement], on est très désireux de discuter de ce projet article après article", a déclaré lundi Guillaume Larrivé, porte-parole du parti. Selon lui, "il y a urgence à modifier les paramètres du droit du travail pour permettre aux entreprises d’embaucher plus facilement"
Les Républicains sont "favorables au principe de la loi El Khomri", mais souhaitent aller "plus loin", a rappelé Eric Woerth, le secrétaire général du parti.