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vendredi 27 décembre 2019

La réforme des APL à nouveau reportée par le gouvernement

Les apprentis du gouvernement ne tiendront encore pas leurs engagements

Denormandie, un proche de Macron, reporte la mise en vigueur des nouvelles règles de calcul du 1er janvier comme prévu au 1er...avril !

Denormandie se fait dessus quand le chien du Macron s'oublie.
Quand le ministre s'oublie, le président se fait-il dessus ?

La Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a demandé plus de temps pour faire face à une évolution du mode de calcul des aides personnalisées au logement. 
La Nouvelle année du "monde nouveau" de Macron va s'ouvrir sous de mauvais auspices. Jeudi 26 décembre, lendemain de Noël, lgouvernement a annoncé, avoir repoussé du 1er janvier au 1er avril l’entrée en vigueur de la réforme des aides personnalisées au logement (APL), après déjà  un premier report en juillet dernier, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) ayant demandé plus de temps pour sa mise en œuvre.

Sur la sécurité et la fiabilité, l'exécutif accumule les difficultés.
Evitant les micros et caméras, Julien Denormandie, ministre chargé tardivement de la ville et du logement  des secteurs oubliés au moment de la formation du gouvernement en juin 2017 ! -, a eu recourt à un communiqué, pour faire part de ce deuxième report. 
Cet ancien directeur de cabinet adjoint de Macron quand il était ministre de l'Economie de Hollande justifie le nouveau report par sa volonté de permettre l’application de la réforme "avec un meilleur niveau de sécurité et de fiabilité pour les allocataires".

"Cette réforme n’est pas remise en cause [à la bonne heure !] et permettra de déterminer de façon plus juste le montant d’APL à verser en fonction de la situation des allocataires et de la réalité de leurs ressources", a-t-il promis.

"Il est de ma responsabilité d’assurer à tous les allocataires le juste versement de leurs aides au logement, c’est pourquoi j’ai acté ce décalage d’un trimestre", s'est vanté le ministre, clown triste (ci-contre par Bernard Buffet).

La CNAF avait eu également recours à un communiqué pour informer Juju Denormandie.
Elle lui faisait part, à lui et aux bras cassés de son cabinet, du besoin de "décaler la date d’entrée en vigueur de la réforme d’un trimestre afin de s’assurer des meilleures qualité et fiabilité possibles dans la mise en œuvre de cette réforme pour ses six millions d’allocataires" en souffrance. 

L'exécutif refait le coup de ParcourSup !
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Denormandie est-il un jeune sinistré?
Selon la Caisse, les "travaux techniques relatifs" à l’évolution du mode de calcul des allocations logement "montrent encore des zones d’incertitude". "D’ultimes travaux de fiabilisation sont donc indispensables, nécessitant un décalage du calendrier prévu pour assurer la bonne mise en œuvre de la réforme", a expliqué la CNAF dont le zèle et les scrupules honorent le ministre à la triste figure, l'un des fondateurs du mouvement En marche !, dont il fut secrétaire général adjoint...

Cette réforme vise à mettre en œuvre la "contemporanéité" (sic) des APL...
On comprend qu'un tel langage puisse faire bugger les calculs ! En clair, on parle d'actualisation des modes de calcul à partir des revenus actuels du bénéficiaire et non plus de ceux qui remontent à deux ans, comme c’est le cas actuellement.

Au mois de juillet, Matignon avait estimé à "un peu au-dessus d’un milliard d’euros" les économies réalisées grâce à cette réforme.

Le socialiste Macron a demandé au socialiste Denormandie - ex-collaborateur de Moscovici - de réaliser des économies sur le dos des allocataires, par définition les plus plus défavorisés. Mais la presse aux ordres assure que ça s'explique  par l’idée que les revenus actualisés seront globalement plus élevés que ceux qui étaient observés deux ans auparavant, grâce à la croissance, et que cela réduira mécaniquement le montant des aides leur étant conditionnées. 
Evidemment, ceux qui anticipent le coup-bas ne comprennent rien...


lundi 8 juillet 2019

Rétention des notes du bac : Macron prend le parti des élèves contre les fonctionnaires de l'Etat

Le chef de l'Etat sans enfants dénonce "une prise en otage de nos enfants"

En vérité, Macron ne parle que de lui !

Le président de la République s'est mis en avant pour donner son sentiment sur les enseignants qui ont refusé de rendre des copies du bac et obtenir de pouvoir dialoguer avec leur ministre sur la réforme du bac et du lycée.

D'abord 200, puis 300 prétendus, mais 700 finalement avoués.
Des professeurs ont refusé cette semaine de saisir les notes des candidats au baccalauréat et ainsi de les transmettre aux jurys, mais aussi, pour certains, de rendre les copies. 

"On ne pas prendre nos enfants et leurs familles en otage," a vivement réagi dimanche 7 juillet Emmanuel Macron, en des termes violents qui ont heurté les fonctionnaires. 
Le contexte de cette déclaration était léger, de surcroît : un entretien exclusif, annoncé à grands renfort de clairons par une chaîne d'Etat, accordé à Jacques Vendroux et diffusé sur franceinfo, en direct du stade de Lyon, avant la finale de la Coupe du monde féminine de football entre les Etats-Unis et les Pays-Bas, à 17h.

Macron a estimé que son ministre Jean-Michel Blanquer a eu "la bonne réaction" en décidant qu'en l'absence de certaines notes, les notes du contrôle continu de l'année seraient prises en compte pour compléter la moyenne. 
Les syndicats d'enseignants et une association d'élèves, l'UNL, dénoncent au contraire une tripatouillage des notes, une violation du caractère national de l'examen et une rupture d'égalité.

Macron se livre à une instrumentalisation grossière des désagréments vécus par les candidats
"Je respecte chacune et chacun, la liberté d'opinion et la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage." Emmanuel Macron à franceinfo
Le président a rendu une copie sur un sujet de morale : le devoir !
"Je crois que, quand on est enseignant dans la République française, on a des devoirs aussi, a déclaré le président de la République. Notre devoir à tous, c'est que, quand il y a un examen attendu avec angoisse, qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire [qui ne 'sanctionne' d'ailleurs pas un accès au supérieur, mais qui ouvre des droits] et la suite, le devoir c'est d'être au rendez-vous et de faire ce qu'on doit faire. Pour le reste, il peut y avoir des désaccords, il y a évidemment le droit de grève, de manifestation et j'y tiens beaucoup. mais en aucun cas, ces désaccords ne peuvent s'exprimer en prenant en otage nos jeunes et dans un moment d'angoisse important pour leurs familles."

"99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron. On a des enseignants qui, de la maternelle au supérieur, parfois dans des conditions matérielles difficiles [violon !], avec des rémunérations pas satisfaisantes [concerto pour violon, sans dialogue !], sont là et accompagnent nos jeunes. C'est le plus beau métier. Je ne veux pas le laisser salir, écorner."


Quel était donc les sens du devoir et du respect de Macron lors du chaos provoqué chez "nos jeunes" par l'imposture de Parcoursup 2018 ?


Le "scandale" du tirage au sort dans le système précédent, APB (Admission Post-Bac),
un service accessible via un site web du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche entre 2009 et 2017) a largement servi de fondement et de justification à la mise en place de la loi ORE et du dispositif Parcoursup. 
Lien PaSiDupes : "Les bacheliers sans affectation de Hollande et Vallaud-Belkacem. Et pendant ce temps, Najat Vallaud-Belkacem prend du repos en famille dans les Landes"
En juillet 2017, le journal Le Monde était content de la performance de l'Etat socialiste auquel Macron a apporté sa caution, et titrait : "84,3 % des candidats admis, tirage au sort dans 92 licences", le "recours au hasard" étant ainsi admis, validé et gravé dans le marbre du journal... Lien PaSiDupes : "La ministre de l'Education nationale [Vallaud-Belkacem] a publié une circulaire légitimant le tirage au sort à l'entrée à l'université " 
Le Monde refusait de pointer cette sorte de roulette russe que Frédérique Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur, s’était engagée à supprimer à la rentrée 2018. Et pourtant, 169 filières avaient dû recourir au tirage au sort pour éliminer [sic] des candidats lors de la première phase d’APB, début juin.

Il faut d’ailleurs souligner que la presse avait relativisé le désastre en banalisant les effets du tirage au sort, dès lors que le tirage au sort, tout problématique et injustifiable qu’il soit, n’a concerné que 0,4% des affectations dans l’enseignement supérieur en 2017. Grâce à la Plateforme APB, 6.000 étudiants étaient encore sans affectation à l'université, fin août 2017...

Rebelote en septembre 2018 : 120.000 "enfants" de Macron étaient toujours sans-affectation sur Parcoursup... 
Le 18 juillet, l’extrême lenteur de Parcoursup inquiétait déjà les futurs étudiants et établissements d'accueil. Soit 102.606 lycéens et étudiants - les "enfants" de Macron - en réorientation encore inscrits sur Parcoursup.  Lien PaSiDupes : "Un tiers des bacheliers n'est toujours pas fixé sur son sort.
Le sens du devoir de "papa" Macron était cruellement pris en défaut, puisqu'au début septembre 2018, encore un peu plus de 3.000 bacheliers - ses enfants - étaient toujours sans affectation... Lien JDD

Est-ce toujours moins pire aujourd'hui qu'avant ?
"Ce qui se profile aujourd’hui, c’est en réalité la généralisation à très grande échelle de quelque chose de plus pernicieux encore que le recours au tirage au sort," pouvait-on lire dans Libération en mai 2018. Qu’on en juge : dans des filières fréquemment confrontées à la nécessité de retenir [sélectionner?] environ 10% des candidatures (800 places pour 8.000 demandes ; 60 places pour 600 demandes…), le "classement" qu’il est demandé aux universités de réaliser aboutit à tout mettre en chiffres afin d’intégrer les appréciations qualitatives dans les algorithmes de classement : tel type d’appréciation "vaut" un 15/20, tel autre un 10/20… ; telle filière va privilégier les notes dites 'littéraires', telle autre les notes dites 'scientifiques'. Mais cette mise en chiffres, sur de tels volumes, ne suffit pas : il faut encore départager les très nombreux ex-aequo. Pour aboutir à un classement opératoire, il est nécessaire de descendre jusqu’au troisième chiffre après la virgule ! Si la seule différence entre un·e étudiant·e admis·e et un·e étudiant·e recalé·e tient à un millième de point sur une "moyenne" dont la confection soulève de graves questions de fond, n’aboutit-on pas à un système aussi injuste et plus trompeur que le tirage au sort ?
Le tirage au sort, meilleur système de sélection de l'excellence...

vendredi 7 décembre 2018

L'AFP participe à l'intimidation des lycéens par le pouvoir macronien

L'agence titre: "700 interpellations après une nouvelle journée de mobilisation et d'incidents"

Si la presse est "indépendante", ça se voit à quoi ?


Interpellation de dizaines de lycéens à proximité du lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie (Yvelines), le 6 décembre.

France de Macron et Castaner : interpellation de dizaines de lycéens
à proximité du lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie (Yvelines),
 le 6 décembre 2018
L'AFP diffuse auprès des organes de presse les dépêches qui relaient les "éléments de langage" officiels.
Ce pré-mâché est ensuite digéré par les pseudo-"décrypteurs" des salles de rédaction.

Or, l'AFP met en exergue les sanctions que les juges couchés ont infligé aux mineurs en colère. Environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés jeudi, dont 45 bloqués, par des élèves et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant à plus de 700 interpellations au total.

"On est sur des chiffres à peu près similaires aux jours précédents", a indiqué dans la journée le ministère de l'Education nationale à sa courroie de transmission, l'AFP. "Selon les établissements, les situations sont très hétérogènes, entre les blocages totaux, partiels, les barrages filtrants, des feux de palettes...".
Rouge et noir...

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE, (proche du PS ou de l'extrême gauche, selon les lieux) demandent au ministre d'"entendre" les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université.
Au lieu de cela, cette video montre comment l'Etat macronien traite les minsurs des lycées de Mantes-la-Jolie

Les syndicats lycéens [des associations, faut-il le rappeler aux professionnels de la (dés)information], ont appelé jeudi à maintenir la pression et intensifier le mouvement par une "mobilisation générale" avant des manifestations vendredi.

Mais l'AFP s'attache à relayer la peur 
Dans les Yvelines, 153 personnes ont été interpellées (contrôle de police ou interrogatoire) à Mantes-La-Jolie, selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, essentiellement devant un lycée, pour "participation à un attroupement armé" après des heurts et dégradations a indiqué à l'AFP le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi "interrompre un processus incontrôlé".

Les mains entravées dans le dos ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, précise l'agence française de presse, des dizaines d'entre eux ont été rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération, rapporte une journaliste de l'AFP, sans condamner ces humiliations.
Des lycéens s'agenouillent, mains derrière la tête, place de la République à Paris,
en soutien aux 151 jeunes interpellés hier aux abords d'un lycée de Mantes-la-Jolie
Des arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, qui n'est pas classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police, a constaté la journaliste de l'AFP.
Cette agence de journalistes dresse un état des gardes à vue...

Les statistiques de l'AFP en Ile-de-France et en régions
Dans les Yvelines, au total 189 jeunes, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles.

Dans les Hauts-de-Seine, 35 personnes ont été placées en garde à vue après des échauffourées devant des lycées.

En Seine-Saint-Denis, la situation a été tendue dans la matinée devant plusieurs établissements.
Au lycée Henri-Wallon à Aubervilliers (PCF), des élèves ont partiellement bloqué l'entrée de l'établissement dans la matinée. "On bloque pour la nouvelle réforme, Parcoursup, l'état du lycée aussi: il est vieux, on n'a pas de foyer", a déclaré l'un d'eux, Zelal, prénom rare de femme (3 dans le 9.3).

Pour Majid, prénom répandu en Iran, lycéen en Essonne, où 29 personnes ont été interpellées, "si ça finit mal, c'est la faute des flics qui nous empêchent de nous rassembler".
Il est permis de noter que les prénoms qu'affiche l'AFP ne sont pas au calendrier... De quoi interpeller les associations anti-racistes ?
Dans le Val-de-Marne, environ 150 jeunes, dont certains portaient des gilets jaunes, se sont rassemblés devant le lycée polyvalent de Cachan. "La hausse des carburants, c'est nous qui allons la payer plus tard", a dit Inès, en Première.

Au lycée Jacques-Monod, à Orléans (Loiret), où un élève a été grièvement blessé par un tir de lanceur de balles de défense mercredi, la proviseure avait appelé les élèves à "ne pas rejoindre le lycée jeudi et vendredi".

Des tensions ont été constatées à Grenoble (Isère) et son agglomération, ainsi qu'à Annecy (Haute-Savoie), et la police a procédé à des interpellations.

Les blocages se sont poursuivis à Toulouse où une manifestation a été ponctuée de violences: deux policiers ont été blessés et un journaliste (de La Dépêche ?) "bousculé" (regrettable, mais compréhensible), a indiqué la préfecture de la Haute-Garonne.

Un élève a été blessé [par la police ?] à Béziers (Hérault). Selon France Bleu Hérault, ce jeudi matin, entre 400 et 500 élèves ont fait entendre leur colère, dans le cadre de la mobilisation qui touche de nombreux établissements. Des poubelles auraient été incendiées, des véhicules et des abris de bus vandalisés. Puisque l'AFP se désintéresse de l'état de santé du lycéen blessé, nous précisons : "Le rectorat indique qu’un élève "a été blessé à l’œil par un jet de projectile". "Il a rapidement été pris en charge par les secours et transporté au CHU", indiquent les services de l’académie de Montpellier." La police nationale dément l'information.
D’autres lycées de la région - que l'AFP ne mentionne pas, mais elle occulte aussi Bordeaux  - ont fait face à des perturbations plus ou moins importantes, ce jeudi matin, notamment les lycées Jean-Mermoz (polyvalent et supérieur) et le lycée Joffre (secondaire et supérieur), à Montpellier. Selon le rectorat, une trentaine d’établissements sont concernés par des blocages partiels, des tentatives de blocages, des rassemblements ou des manifestations.

Quelques incidents ont éclaté dans l'académie de Strasbourg avec des pétards et fumigènes lancés par endroits, ainsi qu'à Mulhouse.

Quelque 900 lycéens ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), selon la police. Des manifestations émaillées de heurts avec la police devant plusieurs établissements de la ville.

A Marseille (Bouches-du-Rhône), une vingtaine d'établissements ont été touchés, avec des "blocages plus ou moins filtrants", selon le rectorat. Devant certains lycées, des feux de poubelles ont été allumés et les forces de l'ordre ont été caillassées.
La mobilisation s'est étendue à quelques universités, notamment à Tolbiac (foyer classique de toutes les insurrections qui passent, Paris 1) ou Paris 3-Censier.

"Sous prétexte des 'gilets jaunes', on voit surgir toutes sortes d'individus qui se mêlent à des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens, et ceci débouche sur des violences graves", a réagi dans la matinée sur BFMTV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.
Contre qui Mélenchon (LFI) veut-il protéger les lycéens ?

jeudi 6 décembre 2018

Le gouvernement sur-joue une "très grande violence" social samedi 8 décembre

Par entêtement et cynisme aussi, le pouvoir pourrait conduire à des émeutes xxl

L'Etat tout-puissant convoque le chaos et ... la mort

L'Elysee a fait savoir que la taxe sur les carburants n'augmenterait finalement pas en 2019
Autrefois hélitreuillé depuis un hélicoptère sur un sous-marin,
Macron ne parle plus, ne se montre plus et se cache
Macron va-t-il transformer le colère citoyenne en rage insurrectionnelle ?
Les Gilets jaunes menacent de réinvestir Paris samedi malgré quelques concessions à court terme du gouvernement et du fait du refus obstiné de Macron de rétablir l'ISF (IFI). Le président a ainsi pris le risque d'"une très grande violence" et de pertes humaines. "Nous avons des raisons de redouter une très grande violence", a fait savoir mercredi soir la présidence. Le 8 décembre, "nous savons que nous aurons des blessés et nous craignons d'avoir des morts parmi nous", explique le syndicat de police Vigi.

Le président Emmanuel Macron a demandé mercredi aux responsables politiques et syndicaux de lancer un "appel au calme"
L'inquiétude de l'exécutif peut paraître surjouée. Surtout, elle implique cyniquement les responsables politiques qui seront incriminés dans le cas d'un déchaînement de violences dans Paris, encore sous le choc des scènes d'émeute vécues samedi 1er décembre. 

Ces images, qui ont fait le tour du monde, ont d'ailleurs porté un coup à l'économie et au tourisme et l'Etat macronien s'est emparé de cet argument pour accabler les "factieux" et discréditer le mouvement pacifique des Gilets jaunes.

Quatre personnes sont mortes et des centaines ont été blessées - de part  et d'autre - en marge des manifestations contre la politique sociale et fiscale du gouvernement, déclenchées le 17 novembre. Et la colère s'étend désormais aux lycéens, aux agriculteurs et aux étudiants.

Jupiter a-t-il renoncé à exercer un pouvoir vertical et solitaire ?

"Le président de la République a demandé aux forces politiques, aux forces syndicales, au patronat, de lancer un appel clair et explicite au calme et au respect du cadre républicain", a déclaré le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, alors que le président n'est plus apparu en public - si ce n'est de nuit, en catimini au Puy-en-Velay, où il a été copieusement hué et insulté et sa voiture prise en chasse.

Pour le porte-parole Griveaux, cet appel s'adresse à "ceux qui font preuve de cynisme, d'opportunisme (...) Inutile de les nommer. Ils se reconnaîtront". Ce membre du gouvernement, comme Sandra Motin, députée LREM de l'Isère plus haut, discrimine les Français et provoque le passage à la haine insurrectionnelle.
"Ce qui est en jeu, c'est la sécurité des Français et nos institutions. Je lance ici un appel à la responsabilité", a pour sa part dit le premier ministre Edouard Philippe devant l'Assemblée nationale. Humblement et piteusement.

Il a aussi affirmé que le gouvernement sera "intraitable" face aux "factieux" et aux "casseurs".
On notera au passage la brutalité de Ruth El Krief, hôtesse maltraitante aux abois, arc-boutée sur sa position menacée de privilégiée sous la critique de la rue pour son mépris de classe:  

Pour tenter de désamorcer la "colère jaune", l'exécutif a reculé mercredi soir, en renonçant pour l'an prochain - 2019 seulement - aux augmentations de taxes sur les carburants. Mais Macron reste inflexible sue l'ISF...
Ces hausses à l'origine prévues pour le 1er janvier sont "annulées pour l'année 2019", a affirmé le ministre de la Transition écologique François de Rugy. Mais les hausses des dernières semaines - 40 centimes par litre de diesel - continueront de peser sur les budgets de plus défavorisés.

Un premier recul mortifiant pour Emmanuel Macron qui, depuis le début de son mandat en mai 2017, s'était fait fort de "garder le cap" et de ne pas céder à la rue. La majorité des manifestants ne lâchent rien, quant à eux, et multiplient blocages et rassemblements parfois violents - quand ils se laissent infiltrer - depuis trois semaines dans tout le pays.
Seuls deux dépôts pétroliers ont été débloqués, tandis que la plupart des "gilets jaunes" dénoncent des "mesurettes" et promettent de poursuivre leur mouvement.

Le mépris de classe de Macron peut mettre le feu au pays
"Les Français ne veulent pas des miettes; ils veulent la baguette au complet", a déclaré Benjamin Cauchy, l'une des figures du mouvement.

Le mouvement a gagné le soutien de la population :  près de huit Français sur dix (78%), estiment que les premières annonces du gouvernement ne répondent pas aux attentes, selon un sondage Elabe qui confirme que l'approbation de la mobilisation reste élevée, avec 72% des Français.

Celui qui disait "entendre" et "comprendre" est en revanche resté sourd sur une autre revendication des "gilets jaunes": le rétablissement de l'Impôt sur la fortune (ISF), qui frappait les ménages les plus fortunés avant d'être supprimé dès son arrivée au pouvoir, en plein mois de juillet 2017. Il a filtré dans l'entourage présidentiel que Macron a déclaré en Conseil des ministres mercredi qu'il ne veut "rien détricoter de ce qui a été fait depuis dix-huit mois". Un entêtement qui le rend d'avance responsable des gestes de colère et de désespoir que la presse dit craindre, surjouant la peur. 

Signe des tensions dans la France profonde, mardi soir au Puy-en-Velay (Haute-Loire, Auvergne), où un bâtiment officiel avait été incendié samedi, le chef de l'Etat a été hué et insulté frontalement au cours de sa visite surprise nocturne. Venu de Paris en avion, il est resté deux heures, sans autre contact avec la population. Et sans plus manifester aucune volonté de pédagogie avec des Gilets jaunes.

L'un des plus connus des "gilets jaunes", Eric Drouet, qui se déroba au débat dans l'émission spéciale de BFMTV, 'Sortir de la Crise' - destinée d'une part à ridiculiser les quatre Gilets jaunes présents face à une Marlène Schiappa frontalement agressive (mais prise en flagrant délit de mensonge) et à un de Rugy, faux-cul et soucieux de son image, et d'autre part, à convaincre de ne pas participer au rassemblement du 8 décembre à Paris, sous la pression de la peur de débordements - mercredi soir animée par Ruth El Krief, tour à tour cinglante et condescendante, et Bruce Toussaint, narquois, a appelé à "retourner à Paris" samedi, "près des lieux de pouvoir, les Champs-Elysées, l'Arc de Triomphe, (la place de la) Concorde". On dit que des blindés de l'Armée les y attendent.

La contestation a gagné les lycéens, qui protestent notamment contre la réforme du baccalauréat. Au lendemain de heurts parfois violents, le fonctionnement de quelque 200 lycées restait perturbé mercredi et des associations lycéennes appelaient à une mobilisation générale à partir de jeudi. 

Certains étudiants commençaient à rejoindre le mouvement. "Les circonstances actuelles dans notre pays font que la violence est en train d'envahir les débats et de faire en sorte que nos lycéens soient mêlés à des contextes dangereux", a averti mercredi soir le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. Dramatisation de dissuasion ?

Les agriculteurs ont quant à eux annoncé qu'ils manifesteront la semaine prochaine, contre l'"agri-bashing".



mardi 17 avril 2018

Toulouse: nouvelle nuit d'échauffourées entre jeunes gauchistes et policiers

18 interpellations: combien de relâché-e-s ?

Des extrémistes de gauche sont allés à l'affrontement dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier du Mirail à Toulouse


Après une première nuit de violences dimanche, 10 voitures et un engin de chantier brûlés et le commissariat de police de Bellefontaine visé par des jets de pierres, sans interpellation, une deuxième nuit d'affrontements a justifié dix-huit  interpellations 
Résultat de recherche d'images pour "echauffourrees Toulouse"- sur  une centaine de "jeunes" - "pour des faits de violences, de destruction de biens par incendie et d'outrage" a-t-on appris mardi matin dans un communiqué du préfet  d'Occitanie, Pascal Mailhos.

"Les forces de l'ordre ont été prises à partie tout au long de la nuit"  dans le quartier de la Reynerie, comme la veille dans les quartiers de la Reynerie et de Bellefontaine, essuyant notamment des jets de projectiles et des tirs de mortier, 
malgré la mise en place d'un "dispositif conséquent" pour la nuit du lundi 16 avril, afin d'éviter tout nouveau débordements.

A la suite des violences,
la préfecture de Haute-Garonne avait décidé d'interdire la vente de carburant au détail jusqu'au mercredi 18 avril
à 20h à Toulouse et aux alentours.

Image associée
Convergence des luttes étudiantes
Paris-Nantes-Montpellier
Selon Didier Martinez, le secrétaire régional du syndicat Unité SGP police-FO, les quartiers de Bellefontaine et Bagatelle, des quartiers classés en zone de sécurité prioritaire (ZSP) qui font partie de l'ensemble urbain du Mirail, ont été "le théâtre de scènes de violences urbaines", avec "guet-apens et mises à feu de véhicules, containers à ordures, et caillassages copieux sur les intervenants"Aucun blessé n'est heureusement à déplorer parmi les policiers, ajoute-t-il dans un communiqué.

Dans le quartier de la Reynerie, qui bénéficie pourtant d'aides sociales importantes, 24 véhicules et de nombreux conteneurs poubelles ont été incendiés, selon une source policière qui précise que le calme est revenu vers 01h20.

La Reynerie et Bellefontaine se situent dans le quartier du Grand Mirail, en proie au trafic de drogue et aux règlements de compte. Le quartier, visité par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb le 9 mars dernier, a été retenu par le gouvernement pour l'expérimentation de la police

Le commissariat du Mirail, à Bellefontaine a été pris pour cible par des "jeunes", en soirée. "Il a été attaqué au cocktail Molotov", précise Sébastien Pelissier. Quelques dégradations ont également été constatées sur des véhicules sérigraphiés de la police. Le mobilier urbain a également été dégradé, ce qui a "rendu l’intervention des services de secours difficile".
Or, dans la nuit de mercredi à jeudi 15 mars dernier, deux armes à feu, une kalachnikov et un fusil, avaient été saisies par les CRS dans un appartement du quartier du Mirail.

La tension est montée après le contrôle d'une femme voilée dans l'après-midi 

Jeunes et moins jeunes...
La réfractaire à la loi française a refusé de se soumettre au contrôle de police, explique le commissaire Arnaud Bavois. 

Ces violences pourraient également avoir été déclenchées par une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses auraient été à l'origine du décès samedi d'un détenu, originaire du quartier.
Une enquête judiciaire est en cours pour "recherche des causes de la mort". Le Parquet de Toulouse a souligné que l'autopsie avait confirmé l'hypothèse du suicide.

lundi 9 octobre 2017

Huis-clos du gouvernement Philippe à Matignon le week-end dernier

Edouard Philippe fait de la pédagogie sur les membres de son  gouvernement

Le premier ministre éprouve la nécessité de formater ses collaborateurs

Il veut établir la feuille de route de l’exécutif pour la fin de l’année 2017. 
L'ordre du jour de ce nouveau séminaire est "d’organiser le travail gouvernemental d’ici à la fin de l’année," avait fait savoir l'entourage du locataire de Matignon mercredi. "Le Premier ministre souhaite faire des points d’étape réguliers avec les ministres hors de la pression de l’actualité", avait indiqué Matignon à quelques jours de cette réunion prévue dimanche 8 octobre après-midi.  

Quand l'enfumage ne marche pas, on fait de la "pédagogie"
"On a un problème d'intelligibilité des réformes", concède l'entourage du premier ministre. "Nous rentrons dans une nouvelle étape. On est moins dans la phase de fabrication des réformes que dans celle de l'explication", poursuivent les proches d'Edouard Philippe.
Un besoin de pédagogie éprouvé également par les députés de la majorité. "On a une inquiétude sur la façon dont les Français perçoivent le message. Il faut notamment leur faire comprendre que le budget est certes favorable aux entreprises, mais qu'il l'est aussi pour les gens qui travaillent", s'inquiète un député qui souhaite garder l'anonymat et pour qui les "mesures sur le travail ont un caractère inaudible".

"
Ce temps passé ensemble est important pour le travail en équipe," avait confié Matignon: il permet un travail de planification à moyen terme, en faisant partager des priorités, une feuille de route et un calendrier communs". 
Chacun est à l'écoute des conversations voisines

"Séminaire" d'entreprise gouvernementale, une "thérapie de groupe"?

La fanfare gouvernementale doit s'accorder.
L’entourage du premier ministre avait confié un besoin de "ces moments à froid qui permettent aussi des échanges informels et des retours d’expérience bien utiles après les premiers mois du gouvernement".

Résultat de recherche d'images pour "edouard philippe seminaire matignon"Dans un tweet du 8 octobre, Philippe ne nie pas que son gouvernement est en manque d' "une bonne coordination et une bonne entente des ministres, pour continuer à réparer le pays"...

Edouard Philippe avait trouvé moderne et innovant ce principe du 'séminaire' gouvernemental une première fois à Nancy au début de l’été. 

Un autre séminaire de l’exécutif, présidé cette fois par Emmanuel Macron, s’était tenu fin août à l’Elysée, pour la rentrée.

Les deux premiers exercices de ces réunions gouvernementales, se voulant plus informels,  ont été considérés comme urgents et nécessaires à la coordination de l'exécutif, au vu de la cacophonie générale de l'Elysée à l'Assemblée nationale, en passant par Matignon. Nul n'a oublié l'effet déplorable produit par Edouard Philippe sur RMC où il réclama des pauses pour consulter ses fiches et ses conseillers.  
"Un gouvernement, c'est un orchestre : pour qu'un orchestre joue bien, il faut que chacun joue sa partition, mais aussi que chacun sache quelle partition joue l'autre", a résumé Edouard Philippe en arrivant à la réunion à Matignon. "Faire en sorte que les ministres s'écoutent, qu'ils sachent qui va faire quoi et à quel moment, dans une atmosphère assez décontractée ", a insisté le chef d'orchestre auteur de couacs.

Ce troisième séminaire en quatre mois pour mettre le cap à gauche alors que le premier ministre, qui souffre d’un manque de notoriété, mène ces dernières semaines une offensive médiatique pour imprimer son style et convaincre qu'il est social en défendant et expliquant les réformes de l’exécutif qui jettent les syndicats dans la rue. 

Les "bleus" au pouvoir doivent accorder leurs violons et reprendre leurs partitions
Revue de mode décontractée à Matignon : pour créer de la confiance ?

"Protéger" certains Français...
Selon Matignon, la réunion vise essentiellement à préparer les plans gouvernementaux de lancement de la concertation sur la réforme de l'assurance chômage et de la formation professionnelle, et le "plan étudiant" actuellement préparé par la ministre Frédérique Vidal, sous la pression de La Fage et l'UNEF.
L'exécutif entend aussi
faire davantage "émerger" des mesures, nouvelles ou déjà incluses dans les feuilles de route des ministres, qui montrent qu'il veut aussi mieux "protéger" les Français, pour illustrer le slogan "libérer et protéger " porté par Emmanuel Macron durant sa campagne, mais que les Français voient d'un mauvais oeil.

Reculade annoncée sur l'ISF
"La volonté du président de la République, c'est de montrer qu'on est bien sur deux jambes et de sortir de la cristallisation sur l'ISF", raconte un conseiller anonyme. La réforme de l'impôt sur la fortune (ISF), dont le recentrage sur le seul immobilier a été dénoncé par la gauche comme un cadeau du "président des riches" aux plus aisés, a plombé la "pédagogie" gouvernementale autour d'un budget vanté comme "équilibré". 
Selon un sondage Elabe publié jeudi, 45 % des Français jugent la politique de l'exécutif équilibrée, mais 40 % "trop à droite".
Face à la polémique sur les yachts ou autres lingots d'or qui échapperaient à l'ISF, la copie a dû être revue. Richard Ferrand, patron du groupe LREM à l'Assemblée, portera finalement lui-même un amendement visant à taxer, à raison de 30.000 à 200.000 euros par an, les résidents français propriétaires de bateaux de plus de 30 mètres. La taxe sur la cession des matières précieuses devrait être alourdie et une taxe sur les voitures de grand luxe créée. Et le candidat Macron avait promis de ne pas ajouter de taxes aux taxes...

Dimanche, le président LREM de l'Assemblée nationale, l'ex-EELV François de Rugy, a aussi évoqué la possibilité que les maisons de retraite répercutent la baisse de la taxe d'habitation 
pour compenser la hausse de la CSG qui va toucher principalement les retraités. Après la signature des ordonnances réformant le droit du travail, l'exécutif met aussi le cap sur son deuxième grand chantier économique et social, à savoir la réforme de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

VOIR et ENTENDRE
Philippe tenter de démontrer que le budget du gouvernement ne mise pas sur la CS: 
Les concertations sociales démarrent dans le style de la loi Travail XXL...
Le président ouvre les concertations sociales en recevant les syndicats jeudi et vendredi à l'Élysée, comme il l'avait fait fin mai sur le droit du travail.
Edouard Philippe prendra le relais, sans doute la semaine suivante. Si l'exécutif tente de tourner la page des ordonnances travail, qui doivent encore être ratifiées par le Parlement fin novembre, ces mêmes syndicats n'ont sans doute pas encore dit leur dernier mot. Lundi, les dirigeants des grandes centrales discutent d'une mobilisation commune. 
La contestation a été relancée à FO, par sa base, et à la CFDT, qui se réaffirmait réformiste sous Hollande, mais dont les dirigeants conciliants sur ce dossier depuis le début du quinquennat Macron, sont également soumis à une pression de leur base, notamment les fonctionnaires qui feront grève le mardi 10 octobre.

La concertation s'étendra donc à d'autres domaines cette semaine, a promis le premier ministre, invité d'Europe 1 lundi matin. Il reçoit jeudi et vendredi plusieurs représentants des collectivités locales, qui grondent contre les contraintes budgétaires fixées par l'exécutif. 

Lundi, il recevra à Matignon les dirigeants des deux principaux syndicats étudiants, la Fage (Fédération des associations générales étudiantes, ci-contre), force étudiante majoritaire dans 55 % des universités, quoi qu'en dise BFMTV ce matin, et l'UNEF, en vue du plan préparé dans le sillage de la future réforme des règles d'inscription à l'université.

Le climat social est en effet particulièrement tendu sur fond de critiques dénonçant un gouvernement qui favorise les 'riches' contre les classes moyennes, les professions indépendantes et les retraités par ses mesures économiques et sociales. 
Une grève unitaire est annoncée pour ce mardi 10 octobre.

Et l'opération de com' a foiré
Les populations accablées par le pouvoir macronien ne se reconnaissent pas dans le style décontracté d'Edouard Philippe  qui est apparu en sauterelle  sous les caméras convoquées pour l'événement médiatique au sommet ! Il a traversé la cour de Matignon en pantalon citrouille et col ouvert décontracté, façon Les Insoumis "sans cravate"...