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mercredi 25 mars 2020

Confinement "allégé" dans les banlieues pour... ne pas "mettre le feu"

Les zones de non-droit plus que jamais en marge de la société française

Leurs habitants réclament-ils vraiment un régime spécial ? 

Réfractaires au confinement dans la rue à Saint-Denis, le 18 mars 2020 (letemps.ch) 
Un extrait du 'Canard Enchaîné' pointe la capitulation du gouvernement en banlieue, et de l’état du pays, et surtout la discrimination favorable à ces populations mais dont on se demande si elle est positive. Est-ce un présupposé idéologique qui voudrait si fort  - dans les centres sociaux et Maisons des Jeunes -  qu'ils refusent manifestement de respecter la loi et les arrêtés de confinement
Spécial "Il est toujours interdit d'interdire ?" - Image n° 1/2 ...
Effet retard de l'esprit libertaire de  Mai 68
Ainsi, Le Canard chercherait-il à entretenir ou faire monter le sentiment de discrimination déjà tellement puissant mais mal-vécu à la marge de la République? Veulent-ils vraiment être entretenir et maintenu dans ce état de rejet des lois et des personnes dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas ? Ce confinement allégé" sera-t-il une nouvelle occasion manquées de la République, parmi d'autres, de les intégrer autrement que par des infrastructures et des crédits qui les humilient, en les ancrant dans l'assistanat.

"Ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans les banlieues les fermetures de commerces et les rassemblements," affirme le socialiste Laurent Nuñez, secrétaire d’Etat né en Andalousie, dont les parents se sont établis à Oran, il a passé deux années à la direction du cabinet du préfet de Seine-Saint-Denis (2008-2012). On pourrait penser qu'il sait de quoi il parle, mais cette décision n'indique-t-elle pas qu'il est formaté à l'idéologie  socialiste et ne pense plus personnellement et n'agit plus qu'en fonction de ce qu'on en dira dans son milieu? Pire, il penserait, mais n'ose pas braver la pensée dominante. Son ascension sociale et professionnelle plaide pour cette analyse.
Nous vous invitons à lire le papier ci-dessous et à vous rendre compte du scandale. N’hésitez pas à l’imprimer et à le montrer aux forces de l’ordre qui vous contrôlent lorsque vous avez le malheur d’aller faire un achat de produit de première nécessité, ou un footing à 1,3km de chez vous au lieu du km autorisé… Source : le Canard enchainé

vendredi 7 décembre 2018

L'AFP participe à l'intimidation des lycéens par le pouvoir macronien

L'agence titre: "700 interpellations après une nouvelle journée de mobilisation et d'incidents"

Si la presse est "indépendante", ça se voit à quoi ?


Interpellation de dizaines de lycéens à proximité du lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie (Yvelines), le 6 décembre.

France de Macron et Castaner : interpellation de dizaines de lycéens
à proximité du lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie (Yvelines),
 le 6 décembre 2018
L'AFP diffuse auprès des organes de presse les dépêches qui relaient les "éléments de langage" officiels.
Ce pré-mâché est ensuite digéré par les pseudo-"décrypteurs" des salles de rédaction.

Or, l'AFP met en exergue les sanctions que les juges couchés ont infligé aux mineurs en colère. Environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés jeudi, dont 45 bloqués, par des élèves et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant à plus de 700 interpellations au total.

"On est sur des chiffres à peu près similaires aux jours précédents", a indiqué dans la journée le ministère de l'Education nationale à sa courroie de transmission, l'AFP. "Selon les établissements, les situations sont très hétérogènes, entre les blocages totaux, partiels, les barrages filtrants, des feux de palettes...".
Rouge et noir...

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE, (proche du PS ou de l'extrême gauche, selon les lieux) demandent au ministre d'"entendre" les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université.
Au lieu de cela, cette video montre comment l'Etat macronien traite les minsurs des lycées de Mantes-la-Jolie

Les syndicats lycéens [des associations, faut-il le rappeler aux professionnels de la (dés)information], ont appelé jeudi à maintenir la pression et intensifier le mouvement par une "mobilisation générale" avant des manifestations vendredi.

Mais l'AFP s'attache à relayer la peur 
Dans les Yvelines, 153 personnes ont été interpellées (contrôle de police ou interrogatoire) à Mantes-La-Jolie, selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, essentiellement devant un lycée, pour "participation à un attroupement armé" après des heurts et dégradations a indiqué à l'AFP le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi "interrompre un processus incontrôlé".

Les mains entravées dans le dos ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, précise l'agence française de presse, des dizaines d'entre eux ont été rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération, rapporte une journaliste de l'AFP, sans condamner ces humiliations.
Des lycéens s'agenouillent, mains derrière la tête, place de la République à Paris,
en soutien aux 151 jeunes interpellés hier aux abords d'un lycée de Mantes-la-Jolie
Des arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, qui n'est pas classé en zone d'éducation prioritaire (ZEP), où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police, a constaté la journaliste de l'AFP.
Cette agence de journalistes dresse un état des gardes à vue...

Les statistiques de l'AFP en Ile-de-France et en régions
Dans les Yvelines, au total 189 jeunes, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles.

Dans les Hauts-de-Seine, 35 personnes ont été placées en garde à vue après des échauffourées devant des lycées.

En Seine-Saint-Denis, la situation a été tendue dans la matinée devant plusieurs établissements.
Au lycée Henri-Wallon à Aubervilliers (PCF), des élèves ont partiellement bloqué l'entrée de l'établissement dans la matinée. "On bloque pour la nouvelle réforme, Parcoursup, l'état du lycée aussi: il est vieux, on n'a pas de foyer", a déclaré l'un d'eux, Zelal, prénom rare de femme (3 dans le 9.3).

Pour Majid, prénom répandu en Iran, lycéen en Essonne, où 29 personnes ont été interpellées, "si ça finit mal, c'est la faute des flics qui nous empêchent de nous rassembler".
Il est permis de noter que les prénoms qu'affiche l'AFP ne sont pas au calendrier... De quoi interpeller les associations anti-racistes ?
Dans le Val-de-Marne, environ 150 jeunes, dont certains portaient des gilets jaunes, se sont rassemblés devant le lycée polyvalent de Cachan. "La hausse des carburants, c'est nous qui allons la payer plus tard", a dit Inès, en Première.

Au lycée Jacques-Monod, à Orléans (Loiret), où un élève a été grièvement blessé par un tir de lanceur de balles de défense mercredi, la proviseure avait appelé les élèves à "ne pas rejoindre le lycée jeudi et vendredi".

Des tensions ont été constatées à Grenoble (Isère) et son agglomération, ainsi qu'à Annecy (Haute-Savoie), et la police a procédé à des interpellations.

Les blocages se sont poursuivis à Toulouse où une manifestation a été ponctuée de violences: deux policiers ont été blessés et un journaliste (de La Dépêche ?) "bousculé" (regrettable, mais compréhensible), a indiqué la préfecture de la Haute-Garonne.

Un élève a été blessé [par la police ?] à Béziers (Hérault). Selon France Bleu Hérault, ce jeudi matin, entre 400 et 500 élèves ont fait entendre leur colère, dans le cadre de la mobilisation qui touche de nombreux établissements. Des poubelles auraient été incendiées, des véhicules et des abris de bus vandalisés. Puisque l'AFP se désintéresse de l'état de santé du lycéen blessé, nous précisons : "Le rectorat indique qu’un élève "a été blessé à l’œil par un jet de projectile". "Il a rapidement été pris en charge par les secours et transporté au CHU", indiquent les services de l’académie de Montpellier." La police nationale dément l'information.
D’autres lycées de la région - que l'AFP ne mentionne pas, mais elle occulte aussi Bordeaux  - ont fait face à des perturbations plus ou moins importantes, ce jeudi matin, notamment les lycées Jean-Mermoz (polyvalent et supérieur) et le lycée Joffre (secondaire et supérieur), à Montpellier. Selon le rectorat, une trentaine d’établissements sont concernés par des blocages partiels, des tentatives de blocages, des rassemblements ou des manifestations.

Quelques incidents ont éclaté dans l'académie de Strasbourg avec des pétards et fumigènes lancés par endroits, ainsi qu'à Mulhouse.

Quelque 900 lycéens ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), selon la police. Des manifestations émaillées de heurts avec la police devant plusieurs établissements de la ville.

A Marseille (Bouches-du-Rhône), une vingtaine d'établissements ont été touchés, avec des "blocages plus ou moins filtrants", selon le rectorat. Devant certains lycées, des feux de poubelles ont été allumés et les forces de l'ordre ont été caillassées.
La mobilisation s'est étendue à quelques universités, notamment à Tolbiac (foyer classique de toutes les insurrections qui passent, Paris 1) ou Paris 3-Censier.

"Sous prétexte des 'gilets jaunes', on voit surgir toutes sortes d'individus qui se mêlent à des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens, et ceci débouche sur des violences graves", a réagi dans la matinée sur BFMTV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.
Contre qui Mélenchon (LFI) veut-il protéger les lycéens ?

mardi 17 novembre 2015

Comment l'Occident s'emploie à déconstruire sa propre culture, depuis plus de trente ans

"Voltaire ou le jihad" (1/2) 

Héritière de siècles de marche vers la lumière, la culture française doit aujourd’hui affronter une culture obscurantiste, celle du jihad mondial. A moins d’une prise de conscience radicale, l’issue du combat est fort douteuse. Sommes-nous vraiment les héritiers de Voltaire ou glissons-nous vers la barbarie sans nous en apercevoir ? Extrait de "Voltaire ou le jihad", de Jean-Paul Brighelli, publié aux éditions de l'Archipel (1/2).

Dans son livre-testament, L’Homme dévasté [1], le philosophe Jean-François Mattéi analyse en détail la "déconstruction de la culture" – c’est le sous-titre – opérée par une poignée de penseurs animés des meilleures pires intentions dans les années 1960-70.

Si, comme disait Lénine, le gauchisme fut la maladie infantile du communisme, la déconstruction est la dégénérescence sénile du gauchisme. On croit un peu aisément que 1968 fut une révolte jeune – c’est ainsi qu’on nous la vendit, à l’époque. Idéologiquement, ce fut une insurrection de vieux briscards de la contestation intellectuelle qui virent dans l’émeute la justification de leur foi en un homme nouveau. Foucault, Derrida ou Deleuze avaient dépassé la quarantaine quand les barricades coupèrent la rue Soufflot et tous trois furent les gourous de la déconstruction dans les deux décennies suivantes. Les précédant immédiatement, Sartre avait dépassé la soixantaine, Jean Genet s’en approchait. [Derrière eux, en instrumentalisant la pauvreté en Tunisie, en Libye et en Egypte, les imams sunnites radicaux  du "printemps arabe" furent le bras religieux des animateurs politiques de l'Etat islamique] 

Non qu’il faille systématiquement préférer les jeunes aux vieux – seule compte l’acuité de l’esprit. Mais ce qui se joua dans les dix ans qui suivirent Mai 68 fut la résultante d’engagements bien antérieurs et de la déconfiture du PCF (qui gardait tout de même ce 'F' dans son sigle, comme 'français', et il l’était en effet, conformément à son esthétique stalinienne, mais qui vit son électorat fondre lentement et sûrement) au profit d’aventures idéologiques proches de la IVe Internationale et du trotskisme, dont les militants irriguèrent par la suite le PS, parti de toutes les démissions nationales [et le journal Libération].

Camus, mort précocement, eût été sans doute le garant le plus sûr d’un humanisme qui ne se serait jamais incliné devant les slogans vides des anticolonialistes béats et des néotrotskistes adeptes de la révolution mondiale. La déconstruction, qui fut l’outil idéologique dont les insurrections d’opérette avaient besoin, est aussi un antihumanisme [2].

On se souvient que l’homme moderne a subi trois blessures narcissiques majeures. Copernic lui a appris qu’il n’était pas le centre de l’univers. Darwin lui a enseigné qu’il avait plus de parenté avec le protozoaire qu’avec Dieu ("Qui ça ?", devait ajouter Nietzsche quelques années plus tard). Et Freud lui révéla qu’il n’était pas "maître de lui comme de l’univers", mais qu’un bouillon de sorcières occupait son cerveau. [Il reste maître des sciences et technologies, avant d'apparaître bientôt comme leur apprenti-sorcier]

Michel Foucault (mais il ne fut pas le seul) en a ajouté une quatrième : il a dissous le "dérisoire concept d’homme", comme disait Althusser. Il a "réduit en cendres le mythe philosophique (théorique) de l’Homme". Lacan n’avait pas d’autre objectif, ni même Lévi-Strauss : "Nous croyons que le but dernier des sciences humaines n’est pas de constituer l’homme, mais de le dissoudre", a pu écrire l’auteur de Tristes Tropiques. C’était peut-être en lien avec les grandes calamités de la guerre. L’entreprise totalitaire, expliquait Hannah Arendt, est "le désert en mouvement". Là où le cheval des totalitarismes passe, l’homme ne repousse pas. On a ressenti après 1945 le besoin d’entraîner l’homme dans le cataclysme où il nous avait jetés. Bien fait pour lui. Il a détraqué le monde ? Traquons-le, détraquons-le à son tour. Tout le théâtre de l’absurde est sorti de ce sentiment de révolte contre l’homme qui avait fait Auschwitz et Hiroshima. Évidemment, on pouvait s’attendre à un retour de bâton. D’aucuns en ont eu marre d’attendre God(ot). Ils ont retrouvé Dieu – mais un dieu fondamental, un dieu des origines, le dieu qui demande à Abraham d’égorger son fils et qui n’arrête pas son bras. Deus irae.

Cette déconstruction du sujet, qui est aussi déconstruction de la raison, est, de l’avis même de ses promoteurs, une entreprise "barbare" : il s’agit de prendre et de raser la Rome de l’intellect [comme les islamistes détruisirent les Bouddhas de Bâmiyân en Afghanistan ou Palmyre en Syrie]. Derrida (qui introduisit le mot "déconstruction" pour rendre compte de la Destruktion heideggerienne de la métaphysique) tente la désagrégation de la structure ou de l’architecture des concepts fondateurs. Et Foucault explique que c’est dans la mort de l’homme que s’accomplit la mort de Dieu.

Fort bien. Du passé et du présent faisons table rase. Quel passé ? Mais la culture ! "Les déconstructeurs, ajoute Mattéi, s’en prennent à tout ce que la culture spirituelle de l’Europe avait réussi à édifier. La déconstruction est l’ennemie mortelle de toutes les formes d’édification."

Je m’en voudrais d’avoir à rappeler que, depuis le XVIe siècle et l’humanisme, la culture est ce qui édifie l’homme – au double sens du terme : ce qui le bâtit et ce qui lui donne foi en lui-même. "Je ne bâtis que pierres vives : ce sont hommes", dit Rabelais. Chaque œuvre – chaque œuvre d’art aussi bien – construit de la permanence, du repère, du durable dans la fugacité de la vie. La conscience occidentale a édifié son propre monument de certitude, de pérennité.

L’enseignement s’est bâti sur ce regard rétrospectif jeté sur le passé. Lorsque Montaigne écrit ses Essais en se référant sans cesse aux exempla que lui offre l’Antiquité, il inscrit son œuvre dans ce mouvement rétrospectif/prospectif : tout progrès procède d’un regard en arrière. Nous nous élaborons dans le sentiment d’une dette et nous construisons, de notre vivant, la dette de nos successeurs. Visiter un musée ou errer dans Palmyre, c’est signer mentalement une reconnaissance de dette, honorer ce ventre civilisationnel dont nous sommes issus. Les ruines antiques sont les os de nos parents, diraient Deucalion et Pyrrha, qui se chargèrent de reconstituer l’humanité en jetant derrière eux, selon la légende, les ossements de la Terre mère. Nous sommes les héritiers, et la civilisation consiste à enrichir l’héritage sans rien en jeter. Nous sommes portés par nos ancêtres et nous porterons nos enfants à notre tour.

Ainsi allaient les choses, avant qu’on ne renverse les idoles.

[1] Grasset, 2015.

[2] Cf. Luc Ferry et Alain Renaut, La Pensée 68 : essai sur l’antihumanisme contemporain, Gallimard, 1985.

Extrait de "Voltaire ou le jihad - Le suicide de la culture occidentale", de Jean-Paul Brighelli, publié aux éditions de l'Archipel, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

dimanche 6 juillet 2014

Ecologie, impasse ou espérance: le progressisme libertaire nous déshumanise

le progressisme libertaire nous déshumanise

"Le refus de la limite nous déshumanise", avertissent les Veilleurs
Il n'est pas de ces twittos et blogueurs délirants incontrôlés. A l'occasion de la sortie du livre écrit par trois Veilleurs (avec Axel Rokvam et Marianne Durano): Nos limites – Pour une écologie intégrale (Centurion, juin 2014), Gaultier Bès De Berc, 25 ans, normalien et professeur agrégé de Lettres modernes dans un lycée public de la banlieue lyonnaise, a accordé un entretien au journal Libération  Le Figaro pour expliquer ce qu'est l'écologie intégrale et pourquoi il faut selon lui combattre à la fois le marché libéral et le progressisme libertaire.

Figarovox: Votre livre est un peu le nouveau Traité de savoir vivre à l'usage des jeunes générations. Sauf que là où Raoul Vaneigem appelait à la veille de mai 1968 à «jouir sans entraves», vous appelez au lendemain de la Manif pour tous à «consentir à voir ses désirs circonscrits par la nature ou par la société». Donnez-vous raison à ceux qui qualifient les événements de mai 2013 de «mai 1968 à l'envers»? Est-ce contre cet héritage que vous prétendez lutter?

La comparaison est flatteuse. Il y avait tant de belles aspirations dans le vaste et complexe mouvement de 68. Tant de naïveté aussi ! Ou de cynisme. Comment ne pas constater en effet que les rebelles d'hier sont devenus les roitelets d'aujourd'hui? Nous sommes passés de Dany le rouge à Dany vert-de-gris, du petit-bourgeois contestataire au notable médiatique, conformiste en diable, si peu dérangeant, «éco-tartuffe» favorable au travail du dimanche, à la procréation artificielle, au «capitalisme vert», au fédéralisme européen, bref apôtre du système libéral-libertaire fondé sur l'utopie du toujours plus. Quand Vaneigem invitait à «jouir sans entraves», il croyait mettre à bas le capitalisme. Il n'a fait que lui donner un champ d'expression illimité. Loin de renverserles puissances d'argent, Mai 68 a en effet renforcé leur assise. En dénonçant comme fasciste toute limitation du désir individuel, il leur a ouvert les portes de domaines jusqu'à présent préservés du mercantilisme - à commencer par l'amour et la procréation. Nous en donnons des exemples éloquents dans le livre. Parce qu'ils ont contribué plus que quiconque à débrider l'économie, à la désencastrer de toute norme morale - ou plus simplement de ce qu'Orwell appelait la «décence ordinaire» -, les soixante-huitards resteront, malgré leurs beaux rêves d'autogestion et de mise en commun, comme des idiots utiles du marché-roi.

C'est pourquoi je récuse cette expression de «mai 1968 à l'envers». Je lui préfèrerais celle de «mai 68 abouti» (ou intégral!), au sens où nous voulons réussir là où les soixante-huitards ont échoué: inventer un mode de vie alternatif, durable et universalisable. Il s'agit de combattre non seulement les effets, mais aussi et d'abord les causes de ce refus des limites qui, loin de nous émanciper, nous précarise et nous déshumanise: marketing agressif, déracinement identitaire, décérébrage médiatique, relativisme moral, et ses corollaires, misère spirituelle, fantasme de l'homme autoconstruit…

Comment espérez-vous faire passer votre appel à la limite, dans un monde où l'individualisme consumériste n'a jamais été aussi triomphant? Votre combat n'est-il pas perdu d'avance?

Il n'est que les combats qu'on déserte qui soient perdus d'avance. Nous ne sommes ni des rêveurs, ni des résignés, ni de simples indignés. Promouvoir une écologie intégrale, c'est d'abord veiller à soutenir et à diffuser - à polliniser - toutes les initiatives locales, concrètes, solidaires, qui fleurissent un peu partout. Commençons par agir ici et maintenant, à notre modeste place, pour améliorer ce qui peut l'être en inventant des alternatives durables, accessibles, à cette logique totalitaire du «toujours plus» qui est souvent un «toujours pire». C'est en effet à une simplification générale de nos modes de vies qu'il faut travailler, pour les rendre moins artificiels, moins voraces, plus pérennes. Sans prétendre «sauver la planète» - ce qui serait déjà faire preuve d'une démesure prométhéenne -, ni même «prendre le pouvoir» - car c'est plus souvent le pouvoir qui vous prend... N'oublions pas qu'humanité et humilité ont la même racine: humus, la terre! Je suis plein d'espérance, car la société civile regorge d'idées pour refonder, par la base, une société plus juste et plus pérenne, c'est-à-dire plus respectueuse des personnes et de leur environnement. Coopératives, sites de troc ou de récup', associations pour le maintien d'une agriculture paysanne, systèmes d'échange locaux, «café suspendu», micro-crédit... Beaucoup travaillent depuis longtemps à cette écologie intégrale que nous appelons de nos vœux ! C'est cela que nous appelons la courte échelle: une logique d'entraide, de confiance, de partage, qui nous rapproche et nous élève.

Contre le «There is No Alternative» de Margaret Thatcher, qui présentait le modèle capitaliste-libéral comme nécessaire et inéluctable, vous prétendez proposer une alternative, celle de l'écologie intégrale. Qu'entendez-vous par cette expression?

Nous sommes dans un avion que personne ne sait plus faire atterrir, qui n'a d'autre choix qu'accélérer toujours pour ne pas s'écraser. Cette fuite en avant, on voudrait nous faire croire qu'elle est inéluctable, comme s'il n'y avait pas d'alternative au toujours plus. On fantasme un homme parfait, tout-puissant, maître de lui comme de l'univers... Des cultures transgéniques au transhumanisme, rien ne doit arrêter la grande marche du Progrès, rien ne doit borner l'extension du domaine de la lutte contre une nature humaine honnie parce que finie, rien ne doit empêcher la conquête de nouveaux débouchés par une technique idolâtrée! Eugénisme, euthanasie, licenciements boursiers: mort aux canards boiteux, place à l'homme augmenté, rentable, fonctionnel, standardisé! Bienvenue à Gattaca!

Face à ce système déshumanisant, l'écologie intégrale propose une alternative radicale: moins mais mieux! Indissolublement humaine et environnementale, éthique et politique, elle considère la personne non pas comme un consommateur ou une machine, mais comme un être relationnel qui ne saurait trouver son épanouissement hors-sol, c'est-à-dire sans vivre harmonieusement avec son milieu, social et naturel. Autrement dit, l'écologie intégrale ne sacralise pas l'humain au détriment de la nature, ni la nature au détriment de l'humain, mais pense leur interaction féconde. Saccager nos écosystèmes ne saurait en effet conduire qu'à notre propre déshumanisation. Les désastres écologiques ont toujours des conséquences sociales terribles, les plus pauvres les subissent de plein fouet. Face aux rêves démiurgiques de l'humanité, l'écologie intégrale propose une éthique de la sobriété choisie, fondée sur la conscience amoureuse de notre finitude. Seule la reconnaissance de notre propre vulnérabilité permet la solidarité: respecter toutes les fragilités, c'est déjà sortir d'une vision marchande de la vie, qui confond rentabilité et dignité. L'écologie intégrale est profondément politique, dans la mesure où elle travaille à la convergence des luttes de tous ceux qui oeuvrent pour un monde à la mesure de l'homme: il faut lire à cet égard les remarquables travaux de Pièces et main d'oeuvre, un groupe anarchiste grenoblois, sur l'artificialisation de la reproduction. Décapant!

Les Veilleurs se sont engagés avant tout contre la loi Taubira. Celle-ci une fois votée, quel sens cela a-t-il de continuer ces manifestations?

Les Veilleurs ne manifestent pas. Ils réfléchissent, ils lisent, ils dialoguent. Ils proposent au cœur de la cité un espace culturel et politique où chacun peut se réapproprier sa responsabilité civique. La loi qui a désinstitutionnalisé le mariage n'a été votée que parce que notre démocratie est sous le joug d'apprentis sorciers [en France alignée et chez ses modèles voisins] plus soucieux d'imposer à tous leurs fantasmes et leurs intérêts que de répondre aux inquiétudes des Français. Face à cette dérive oligarchique, la priorité est d'agir au niveau local pour diffuser un esprit de résistance en actes. Ainsi les Veilleurs cherchent-ils moins à influencer les puissants qu'à reformer ces petites agoras où chaque citoyen puisse venir librement réfléchir et s'interroger sur les conditions de la vie commune. C'est cela l'écologie: la science des conditions d'existence. Nous voulons favoriser des prises de conscience radicales, transversales, susciter de nouvelles synergies, loin des blocages idéologiques, des clivages artificiels qui nous paralysent plus qu'ils ne nous structurent. Ainsi voulons-nous contribuer, à notre mesure, à réintroduire dans un espace public saturé d'indifférence et de bruit un peu de convivialité, de gratuité, d'intelligence et de beauté.

Nous traversons une crise anthropologique profonde dont la loi Taubira est un épisode décisif. La mécanique de marchandisation du corps que nous avions dénoncée s'est immédiatement enclenchée. Ainsi, à Lyon, sous le slogan «Nos corps, nos choix», les revendications de la Gay Pride 2014 ont amalgamé PMA, GPA et prostitution. En instituant un pseudo-droit à l'enfant, on renforce l'emprise de la technique et du commerce sur la vie familiale. Echangisme et libre-échange... Débattrons-nous dans un an de la commercialisation des utérus artificiels sous prétexte que ça se fait déjà à l'étranger? A la discrimination des enfants privés de parité parentale, à la précarisation familiale due à la dissolution du lien biologique au profit d'une multi-parentalité sociale, contractuelle donc instable, s'ajoute l'instrumentalisation du vivant via le business des procréations artificielles, comme l'a reconnu récemment José Bové.

La dérégulation économique et la libéralisation des mœurs - dont Jean-Claude Michéa analyse bien la paradoxale mais profonde convergence - procèdent du même refus de toute limite objective: toujours plus de droits individuels, toujours moins de freins institutionnels. Ce qui était gratuit, naturel, mystérieux (donner la vie), le marché s'en empare. Nouveau désir, nouveau négoce! «Laissez faire, laissez aller»! Pour le traité transatlantique comme pour les mères porteuses. Nous déléguons bien au sous-prolétariat indien le recyclage de nos déchets toxiques, pourquoi dès lors ne pas leur déléguer aussi, en externalisant la gestation, la production de nos héritiers? D'autant qu'avec la concurrence de l'Ukraine, il paraît que les prix baissent... Huxley l'avait cauchemardé, nous sommes en train de le réaliser.

Vous citez cette phrase de Camus: «Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse». Vous définiriez-vous comme des conservateurs?

Non, si cela signifie passéistes ; oui, si cela signifie légataires. Qu'allons-nous faire du monde que nous avons reçu en partage? Je ne veux pas que mes enfants puissent un jour me reprocher d'avoir sacrifié leur avenir à mon confort, de leur avoir laissé un monde irrespirable, par indifférence, aveuglement, égoïsme. Quand les jeunes «écologistes» s'enorgueillissent de faire une «politique sans conservateurs», que croient-ils subvertir? Le système économique actuel, fondé sur le productivisme à tous crins, dilapide nos ressources naturelles, saccage nos écosystèmes, met en concurrence les travailleurs du monde entier: il n'a en effet rien de conservateur. Il prospère sur ses propres ravages. L'abus de pesticides vous a rendu stérile? Qu'importe, nous vous proposons une PMA à des prix défiant toute concurrence! Vous êtes déprimé parce qu'une machine a pris votre travail? Prenez donc des cachetons! Et si ça ne suffit pas, promis, on vous vendra pas cher la corde pour vous pendre...

Face à cette surenchère démente, à quoi sert l'écologie [modérée mais déterminée et humanisée] si ce n'est à justement à briser l'idole des faux progrès, à dire stop: où voulons-nous aller? N'y a-t-il d'autre voie que cet impérialisme de l'artificiel qui nous mène tout droit au «meilleur des mondes» d'Huxley? Hélas, nos petits marquis progressistes d'EELV haïssent moins les conservateurs chimiques qui finissent par empêcher nos cadavres de se décomposer (nécessitant en retour un produit dissolvant!), que les consciences critiques qui, refusant d'appeler progrès une nouvelle aliénation, de confondre émancipation et déracinement, s'efforcent d'empêcher que le monde ne se défasse...

Veiller sur l'avenir, ce n'est pas regretter le passé, encore moins l'idéaliser, c'est témoigner de tout ce qui dans l'expérience humaine mérite d'être transmis, vivifié et enrichi par chaque génération. Nous ne sommes pas nés par hasard, par «génération spontanée». La culture dont nous héritons nous façonne et nous oriente. Elle nous éclaire sans nous contraindre. Ainsi, face au cercle vicieux d'une agriculture intensive à base d'engrais et de pesticides qui produit de fort rendements mais épuise les sols, menace la santé humaine et pollue nos écosystèmes, redécouvre-t-on peu à peu les vertus d'une agriculture vivrière traditionnelle fondée entre autres sur la polyculture et la jachère. Conserver le monde, ce n'est pas le mettre en conserve, c'est le préserver pour mieux le partager!

Tout le monde est assez d'accord pour déplorer les effets de la mondialisation, du réchauffement climatique à l'effondrement du Rana Plaza. Certes, contrairement à d'autres, vous déplorez dans votre livre les effets ET les causes. Mais que proposez-vous concrètement pour sortir de ce modèle?

Tant mieux si petit à petit, devant la réalité, certains mirages s'estompent! Mais il y a encore du travail pour «dépolluer» nos imaginaires des slogans publicitaires qui nous vendent un monde sans limites, nous bercent d'illusions en flattant notre ego. Pour bien agir, commençons par arrêter de croire aux solutions miracle ou aux hommes providentiels. C'est de prudence et de patience que nous manquons le plus. Nous avons d'abord besoin de retrouver chacun, personnellement, un rapport plus sain au monde qui nous entoure. Et comme le disait déjà Bernard Charbonneau, «ce n'est pas d'un dimanche à la campagne que nous avons besoin, mais d'une vie moins artificielle». Nous devons réfléchir à nos modes de vie qui, en l'état, ne sont ni durables ni généralisables. C'est une question de bon sens et de justice. Agissons d'abord à notre échelle en privilégiant proximité et qualité, circuits courts, petits commerces, etc. La vraie politique commence là, à travers des engagements quotidiens, familiaux, culturels, associatifs... 
Reste l'inévitable question des partis. On peut estimer urgent de rénover de l'intérieur les grands partis pour y diffuser ses idées, ou d'en soutenir de nouveaux, issus de la société civile. On peut aussi relire Simone Weil et sa Note sur la suppression générale des partis politiques, et penser que ce sont de vieilles choses, que ce mélange de cynisme électoral, de caporalisme bien-pensant et de manipulation médiatique est dispensable, bref, qu'il faut inventer à long terme une nouvelle manière d'organiser la vie commune. Tout cela n'est d'ailleurs pas inconciliable. Mais je crois qu'il est sage de commencer par travailler au niveau local, humblement, loin des honneurs et des sirènes médiatiques, avant de postuler à quelque responsabilité que ce soit. De cette base solide seule jailliront les élites dévouées dont la France a besoin - et qu'elle mérite.

vendredi 3 mai 2013

Renonçant à un prix, Daniel Cohn-Bendit continue de se justifier de sa pédophilie

Cohn-Bendit doit renoncer à un prix pour ne pas perturber les élections outre-Rhin

Dany-le-Rouge n'est pas allé chercher son Grand Prix des Médias franco-allemands 2013

Depuis ses révélations éblouies de pédophilie avec des enfants entre 16 mois et deux ans, Daniel Cohn-Bendit s'est en effet placé au centre d'un profond scandale en Allemagne. 


VOIR et ENTENDRE son récit d'abus sexuels, écouragé par les gloussements des participants à l'émission 'Apostrophes' en avril 1982. Arrêt sur images lui fournit ensuite l'occasion de porter un jugement rétrospectif d'indulgence:



Dailymotion a rendu inaccessibles les certaines vidéos: liens PaSiDupes 
1 - Européennes 2009: Cohn-Bendit et Bayrou abaissent le débat :  le fond du débat sombre dans les bas fonds

2 - 
JFK: D.Cohn-Bendit, pédophile reconnu, en liberté inconditionnelle au Parlement européen  : Dany-le-Rouge, toute honte bue (avec vidéo censurée !)

En rappelant sur France 2 que  Daniel Cohn-Bendit reconnaît avoir "poussé et justifié des actes [inacceptables] à l'égard des enfants"François Bayrou a fait ressurgir des pratiques révélées trente-quatre ans plus tôt, mais occultées pendant de longues années par les media de la "pensée unique": lien.  



Le scandale d'une attribution contestable


Invoquant les déclarations de Daniel Cohn-Bendit dans son livre, le président de la Cour constitutionnelle fédérale allemande, Andreas Vosskuhle, avait en effet refusé de lire le discours de remise du prix prestigieux "Theodor-Heuss", récompensant des personnalités exemplaires sur le plan de la démocratie en Allemagne. "L'expérience qu'il [Cohn-Bendit] a faite lors de la remise du Prix "Theodor-Heuss', le 20 avril dernier, et les retombées médiatiques négatives l'ont amené à prendre cette décision", expliquent les organisateurs du prix franco-allemand du journalisme dans leur communiqué.


Le député écologiste (EELV et die Grünen) européen, figure emblématique de la contestation de Mai 68 en France, se pose en victime. "Cohn-Bendit indique qu'il craint de se faire à nouveau attaquer dans le cadre de la prochaine campagne électorale allemande. Afin d'éviter de nouvelles controverses, il a ainsi décidé de ne pas accepter le prix", ajoutent les organisateurs.


La polémique outre-Rhin


"Interrogé par l'agence de presse allemande DPA, Daniel Cohn-Bendit a estimé que cette affaire est instrumentalisée pendant la campagne électorale allemande, ce qui était indigne pour un prix, comme les attaques des socialistes français visant Angela Merkel, candidate à un 3e mandat de chancelière. "Pour cette raison je dis, je peux vivre sans prix. Je sais ce que j'ai fait pour l'Allemagne et la France", s'est félicité 
le "libéral-libertaire".


Le Grand Prix franco-allemand des media récompense des personnes ou des organisations présentes ou actives dans les médias. Et qui se sont impliquées, à travers leur action, en faveur des relations entre la France et l'Allemagne, sans oublier le contexte européen. 

Rédacteur en chef du Neckar-Zeitung de 1912 à 1918, Theodor Heuss fut président libéral de la République fédérale d'Allemagne de 1949 à 1959.

"Le Grand Bazar" a fait l'objet de polémiques répétées

Le député écologiste s'est régulièrement retrouvé au centre de
polémiques en France comme en Allemagne pour ses récits scabreux dans "Le Grand Bazar". Il s'était à maintes reprises défendu contre les attaques. Il a déclaré, mais après coup : "Il n'y a eu aucun acte de pédophilie. La pédophilie est un des crimes les plus abjects qui puisse exister. Il n'y a pas eu de ma part non plus de désir d'enfants. Là où il y a un grand problème, c'est mon désir de provocation".

Les propos tenus dans 'Le Grand Bazar' ne sont "pas des fantasmes, ce sont des discussions qu'il y a eu réellement autour des crèches entre des parents, des éducateurs sur la sexualité infantile", avait-il prétendu, en dépit de ses propos égrillards  à l'émission de Bernard Pivot, Apostrophe (video ci-dessus). Avec le recul et pour sa défense, le soixante-huitard déclare: "Je regrette d'avoir écrit un texte qui est mal écrit. C'est un mauvais texte". Ce livre le rattrape à chacune des campagnes électorales des Verts allemands (die Grünen) qu'il a menées, en Allemagne et en France, déplore-t-il, considérant sans doute qu'il a droit la relaxe.


Extraits du bouquin

Evoquant son activité d'éducateur laïc dans un jardin d'enfants "alternatif" à Francfort, Daniel Cohn-Bendit, âgé de 30 ans en 1975, écrit :
"Il m’était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : 'Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m’avez-vous choisi, moi, et pas d'autres gosses ?' Mais s’ils insistaient, je les caressais quand même". "J’avais besoin d’être inconditionnellement accepté par eux. Je voulais que les gosses aient envie de moi, et je faisais tout pour qu’ils dépendent de moi ".

Lien PaSiDupes

La majorité sexuelle excite des pétitionnaires : Intellectuels français pour l'abrogation de la majorité sexuelle
Thierry Lévy: la gauche, laxiste jusqu'à la pédophilie : Plaidoyer de Maître Thierry Lévy pour la tolérance contre la morale

mardi 30 avril 2013

L'an 1 du changement de Hollande "C'est l'année gâchée"

Les communistes ne sont pas solidaires du bilan de François Hollande

Pour Pierre Laurent, le patron des communistes, cette première année "c'est l'année gâchée"
Un parallèle du Front de gauche
Le président de la République est "en train de s'isoler à gauche" et n'a pas incarné la rupture qu'il aurait souhaité avec le pouvoir précédent, estime-t-il dans l'émission Preuves par 3, sur Public Sénat. "Les français avaient mis de l’espoir, ils souhaitaient une rupture avec les politiques de Nicolas Sarkozy, avec les politiques qui ont été menées pendant 10 ans à droite. Et cette rupture, elle n’est pas au rendez-vous."


Pierre Laurent remet en question les promesses du candidat  François Hollande , et leur accomplissement

"Lui-même leur avait promis quand il disait 'on va mener la guerre à la finance, on va renégocier le pacte budgétaire européen'. Il n’y a rien de tout cela à l’arrivée.
Pour exemple, il cite "le dernier épisode du dialogue avec les pigeons à l'Elysée". Reçus comme des "coqs en pâte", ils ont "à chaque fois une seule revendication, exonération fiscale, et ils l'obtiennent", accuse-t-il. 

Le PCF participera à la manifestation lancée par Jean-Luc Mélenchon, le 5 mai. 

Et le secrétaire national du mouvement considère que
cela "va être un signal de redémarrage pour la gauche qui cherche des solutions".


VOIR et ENTENDRE Pierre Laurent: 

Pas d'état de grâce pour Hollande
Les Français n'aiment pas la souffrance

Une nuit, le temps d'une fête à la Bastille, selon Michel Sapin; 
deux jours, après sa prise de fonctions, le 15 mai, pour certains;
quelques semaines pour les plus aveugles. 
A peine élu, le nouveau président de la République, François Hollande, s'est privé d'état de grâce.

Ni douze mois, ni cent jours:


En mai 1981, désireux d'imposer le changement à rebours d'une crise économique qui aurait nécessité davantage de prudence, François Mitterrand avait connu près d'un an de lune de miel avec les Français. 
Le blocage des salaires, en juin 1982, annonciateur du tournant de la rigueur de 1983, avait mis fin à cet état de grâce.