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mercredi 10 mai 2017

Mélenchon assume la rupture avec ses alliés communistes

"La France insoumise" annonce qu'il n'y aura pas d'accord avec le PCF aux législatives

Le mouvement "La France insoumise" renvoie sur le PCF la responsabilité de cet échec

Le numéro un du PCF "Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions", accuse  Bompard, qui en "prend acte" et le "déplore". Se disant "excédé par des combinaisons sans principe" proposées par les communistes, "tous nos candidats porteront 'L'avenir en commun', programme de "La France Insoumise", a indiqué mardi Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, en invitant les 7 millions d'électeurs qui l'ont soutenu à l'élection présidentielle à reproduire aux élections législatives de juin leur "vote pour une majorité nouvelle à l'Assemblée nationale".

Un peu plus tôt, alors qu'une entente paraissait déjà compromise, le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent avait renouvelé avec "un peu de colère" son appel à un accord avec La France insoumise (LFI), prévenant qu'il ne restait que "quelques heures" pour une telle entente. 

Des négociations de marchands de tapis

L'Avenir incertain
La manne financière que constituent des sièges parlementaires et, mieux, un groupe parlementaire, a rendu âpres les discussions pour le  bout de lard. Parmi les raisons du blocage, un sénateur anonyme de Paris avait en effet évoqué des discussions "très étriquées", ne concernant que des "retraits réciproques de candidatures portant sur moins de 15 circonscriptions pour chaque formation sur les 577" existantes.
"Tour à tour, la direction du PCF a rejeté tout accord national, puis a demandé 50% des circonscriptions (ainsi que le renouvellement de ses députés sortants), puis un échange de 20 circonscriptions, puis de 13, puis a rompu." 

"Dans le même temps, elle [la direction du PCF ] a conclu des accords départementaux avec le PS et EELV comme dans la Somme et le Jura", accuse Manuel Bompard, au nom du totalitaire Mélenchon qui veut "faire naître une nouvelle majorité". 

Mélenchon veut le beurre et l'argent du beurre

Depuis son score inespéré de 19% des votes exprimés au premier tour de la présidentielle, alors que Macron a atteint le  sommet de la pyramide du Louvre, la candidat de l'extrême gauche de gouvernement est sur un petit nuage, oubliant qu'il a une dette envers le PCF.  Dès dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon avait lancé un appel aux électeurs de La France insoumise à se "fédérer" pour les législatives afin de s'opposer à Emmanuel Macron, "nouveau monarque présidentiel".

Son directeur des campagnes estime ne pas pouvoir faire plus pour le PCF
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Il vante "la grande diversité" des candidats LFI déjà investis (17 issus du PCF, 6 d'EELV notamment), synonyme d'un "large rassemblement".

Il se justifie aussi en précisant qu'il n'y a pas non plus eu d'accord avec Europe Ecologie-Les Verts malgré un appel au rassemblement des écologistes. 

Entre les communistes et l'équipe Mélenchon, les discussions sur un éventuel accord pour les législatives coincent sur plusieurs points depuis leur reprise après le premier tour de la présidentielle, où le candidat LFI, soutenu par le PCF, est arrivé quatrième avec 19,58% des voix.

La question de l'utilisation de l'image de Jean-Luc Mélenchon par le PCF a aussi envenimé les relations, avec début mai des menaces de "poursuites judiciaires" émanant de la France insoumise. "Dans les circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas l'utilisation de son image, nous respecterons ce droit", a assuré P. Laurent mardi.

Résultat de recherche d'images pour "Melenchon P Laurent"
Faute d'accord national, le numéro un du PCF a confirmé que les communistes mèneront la campagne "avec la main tendue" : localement, ils feront des "offres" individuelles à leurs partenaires. Cette campagne des communistes sera lancée jeudi lors d'un meeting au gymnase Japy dans le XIe arrondissement de Paris.
Quant à Mélenchon, il semble plus motivé par son aventure personnelle à Marseille, où il devrait annoncer sa candidature, que par le 4e tour social et Anormal 1er lui en sait gré.

jeudi 5 janvier 2017

Une candidature socialiste est "inutile", souligne Mélenchon (Front de gauche)

Jean-Luc Mélenchon pointe la position marginale du parti socialiste dans les sondages

Le candidat de l'extrême gauche juge inutile une candidature socialiste à la présidentielle 2017: candidature unique ?

"Jusqu’à présent, l’ultime justification du candidat socialiste, c‘était d’être en tête dans les sondages", explique en effet le candidat de "La France insoumise", dans un entretien publiée jeudi par Le Monde, journal officieux du PS. 
Ancien socialiste et Bernard-l'ermite qui s'est introduit dans la coquille vide communiste au Front de gauche, Mélenchon a refusé de participer à la primaire de la gauche organisée les 22 et 29 janvier malgré les appels lancés par le PS.
Sept candidats se disputeront fin janvier l'investiture de la gauche socialiste pour l'élection présidentielle qui se tiendra les 23 avril et 7 mai prochains : Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy, et Jean-Luc Bennahmias.

Le candidat socialiste n'a-t-il d'ailleurs pas abandonné la partie ?
Début décembre, Hollande, le président sortant, a annoncé qu'il renonce à briguer un nouveau mandat. "La légitimité de la candidature PS, c’était celle du président sortant qui, faisant valoir son bilan, aurait proposé de le corriger ou de l’amplifier", estime Jean-Luc Mélenchon.


Le candidat de l'extrême gauche fustige l'absence de programme socialiste

"Faute de bilan, il aurait pu y avoir comme alternative un projet ou un programme du PS. Mais lui-même [Hollande] a renoncé à en avoir un. Entre la fin de la primaire et le premier tour de la présidentielle, il leur reste donc 92 jours pour boucler un programme et le faire assez connaître pour que les citoyens puissent se prononcer dessus.

"Actuellement, "le PS est en troisième position derrière M. Macron et moi-même", se félicite Mélenchon, le frustré. "Dans ces conditions, sans projet et sans avantage électoral, à quoi bon un candidat du PS ?"

Mélenchon se présente désormais comme le 'vote utile'


A quatre mois du scrutin présidentiel, Jean-Luc Mélenchon assure en revanche avoir recueilli la quasi totalité des 500 parrainages d'élus nécessaires. "Je les ai, à 17 près. Mais je ne suis pas tranquille tant que je n’ai pas une marge, aux alentours de 600 signatures", indique-t-il. Quant au financement de sa campagne, "le banquier est d’accord sur le principe pour un prêt."
"Nous avons déjà récolté 1 million d’euros de dons. On devrait être entre 5 et 7 millions d’euros, soit moins que les 9 millions de 2012." La "gauche des insoumis" serait-elle riche ?

"En réalité, le vrai choix des électeurs du PS, c’est de trancher entre l’orientation gouvernementale amplifiée, telle que la porte M. Macron, et la tradition de l’humanisme émancipateur de la famille culturelle, que j’incarne." Ce qui s'appelle avoir les épaules larges et les chevilles enflées...

Pour l'heure, les sondages placent  toujours Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, l'ex-ministre de l'Economie de Hollande et Valls, candidat du mouvement "En Marche!", devant le candidat qui gagnera la primaire socialiste, quel qu'il soit.
Le 5 novembre, la conférence nationale du PCF s'était prononcée à 55 % pour une candidature communiste indépendante et avait ainsi désavoué son secrétaire national, Pierre Laurent, favorable à l'option Mélenchon, comme Marie-George Buffet, ralliée de longue date au cofondateur du Parti de gauche. 

Fin novembre, Mélenchon a obtenu 53,6 % des voix des militants communistes (tout en laissant au PCF son "autonomie, critique et constructive") et le soutien de Clémentine Autain, conseillère régionale d'Île-de-France, à rebours de la décision de la conférence nationale du parti. 46,4 % lui auraient préféré une candidature indépendante (avec retrait possible "au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité").  André Chassaigne, le député communiste du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale, avait mis en garde contre un ralliement à Jean-Luc Mélenchon, qui constituerait "un coup fatal porté au PCF".

Le député européen, qui aurait 70 ans en fin de quinquennat, avait remporté 11,1% des voix au premier tour de l'élection présidentielle de 2012. 


mardi 1 novembre 2016

Le PCF partagé entre la peste, Arnaud Montebourg, et le choléra, Jean-Luc Mélenchon

Les communistes se cherchent un CAO (Camp de l'Accord et de l'Outrance)
Montebourg fait des grâces à l'extrême gauche rebaptisée "gauche de la gauche"

Les relations entre les communistes et le chantre de la "France insoumise" sont dans un état d'avancement tel qu'une alliance avec certains candidats PS est en préparation.

Et si Jean-Luc Mélenchon était contraint de se passer du soutien du PCF? Machine militante et électorale précieuse et équipe performante de nervis en temps de campagne, le parti totalitaire dirigé par Pierre Laurent n'a toujours pas digéré la déclaration de candidature en solo du chantre de la France insoumise, à tel point que la direction du PCF oeuvre pour un rapprochement avec les candidats socialistes opposés au gouvernement, rapporte ce mardi 1er novembre Europe 1.

Une réunion à huis clos - on a le goût du secret chez les totalitaires- était d'ailleurs prévue ce mercredi 2 novembre, soit trois jours avant une conférence nationale censée clarifier la position du parti, rapporte la radio. Ce que des cadres du PC ont démenti, expliquant ce rendez-vous était en réalité programmé pour le 7 novembre et que la date citée par Europe 1 correspond à une entrevue prévue entre communistes et mélenchonistes. 
Pour ce qui est de la réunion avec la délégation de frondeurs, seuls Gérard Filoche (donneur de sperme volontaire) et Marie-Noëlle Lienemann ont confirmé leur présence.

Du côté de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on n'a jamais exclu l'hypothèse d'une alliance. 

Dès la Fête de l'Humanité, le premier, téléguidé par Emmanuelli, avait évoqué de "véritables convergences" entre son projet et celui de la "gauche de la gauche", ex-"gauche radicale" qui n s'assume plus à l'extrême gauche, alors que l'ex-redresseur de courbe de l'emploi est allé encore plus loin dimanche 30 octobre.

Interrogé par le JDD sur la possibilité d'un accord avec les communistes, l'ancien ministre stalinien de l'Industrie (pompeusement intitulé "ministre du redressement productif" !) a été clair: "pourquoi pas s'ils le souhaitent". "Mon projet a été applaudi à la Fête de L'Humanité comme dans des cercles d'entrepreneurs, devant lesquels je tiens exactement le même langage", a-t-il insisté, jouant la ritournelle de "l'union des gauches", 'marronnier' qui refleurit au printemps, tous les cinq ans. Et le p'tit gas de la Marine en marinière "made in France" de cibler directement Jean-Luc Mélenchon: "Ce qui [le] sépare du reste de la gauche, c'est sa radicalité et son isolement. Il faut unir les Français et non les radicaliser".

Le problème de la gauche, c'est son candidat, selon Montebourg

Si certains n'enterrent pas une alliance avec Jean-Luc Mélenchon, comme l'adjoint communiste de la Ville de Paris Ian Brossat, sensible à son charme, ce matin sur RTL, l'ex-socialiste n'est pas vraiment en odeur de sainteté au PCF. 
Au mois de septembre, Olivier Dartigolles, le porte-parole du parti, publiait un long texte sur Facebook pour dénoncer l'attitude de Jean-Luc Mélenchon à la Fête de l'Humanité. Non seulement il avait publiquement taclé Pierre Laurent en lui reprochant de faire "du trotskisme des années 70", mais il avait, en plus, séché son discours. Un véritable affront pour la famille communiste. "Quand on est invité à la Fête de l'Humanité, il semble assez naturel de venir saluer celui qui vous invite. Non?", tacla Olivier Dartigolles.

La tension est encore montée d'un cran entre les deux, la semaine dernière sur Facebook. 
"Le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, sort de l'ambiguïté pour soutenir très clairement Montebourg", s'est emporté Jean-Luc Mélenchon, souhaitant aux communistes "un bon voyage avec le PS". Or, comme l'avaient repéré le Lab d'Europe 1, il s'avère que l'ancien sénateur socialiste avait lu un peu trop vite un tweet d'un journaliste du Figaro...

Plus récemment, un ultime épisode est encore venu jeter de l'huile sur le feu. Alors que dans sa course aux parrainages, Jean-Luc Mélenchon se heurte à la réticence d'élus communistes qui attendent servilement les directives du parti, l'ex-candidat à la présidentielle les aurait traités "d'abrutis", selon ses propos rapportés par Le Point. Si le champion de la "France insoumise" a depuis démenti sur sa page Facebook, cette insulte montre à quel point les relations sont tendues entre la direction du PC (favorable à une primaire à gauche) et Jean-Luc Mélenchon qui mise sur le mouvement "au-dessus des cartels de partis" qu'il a créé pour le porter jusqu'à l'Elysée.

Une possible réconciliation ?

Reste que dans les rangs communistes, l'hypothèse Mélenchon n'est pas totalement écartée. "Jean-Luc Mélenchon est une possibilité, mais il faut qu'il fasse le choix du rassemblement, de l'ouverture (...) pour qu'il nous permette d'avoir un fort candidat de gauche qui soit apte à être au second tour de l'élection présidentielle", a précisé Ian Brossat, sur RTL.

"Nous, ce que nous souhaitons, c'est que Jean-Luc Mélenchon et sa nouvelle organisation La France insoumise puissent travailler avec les organisations du Front de gauche, avec l'écologie politique, avec les socialistes en rupture avec la politique gouvernementale. Que tout ce monde là se mette de nouveau autour de la table pour réfléchir à des batailles communes", expliquait lundi Olivier Dartigolles sur les ondes de RFI. L'aveu que le parti serait prêt à le suivre en cas de main tendue. Chose que Jean-Luc Mélenchon se refuse à faire, comme il l'a expliqué ce mardi au Figaro.
"Je suis candidat. Que me demande-t-on? De renoncer à ma candidature pour ouvrir une improbable quête de perfection? Les écologistes sont dans le processus de leur primaire, les frondeurs ont annoncé qu'ils acceptaient le cadre de la primaire PS... De quoi parlons-nous, alors? Je n'ai qu'une chose à préciser sur ce point: le 'n'importe qui sauf Mélenchon', ce n'est pas une ligne politique".
Une pétition appelant les communistes à se rallier à Jean-Luc Mélenchon a recueilli pour le moment plus de trois mille signatures. Assez pour que Pierre Laurent se résigne à le soutenir ? Réponse le 5 novembre.

lundi 5 octobre 2015

Régionales: (contre-) référendum et fuite en avant d'une gauche désunie

Face à un Waterloo annoncé, la gauche préfère se saborde avant de se faire battre 

Le PS confronté à un contre-référendum
Cambadélis a réprimandé le porte-parole d'EELV
pour sa "primaire de l'espoir"
La gauche ne dissimule plus sa désunion, malgré l'approche du premier tour des élections régionales ou à cause d'une défaite annoncée.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé samedi 19 septembre la tenue d'un référendum "pour l'union de la gauche" aux élections régionales.
"La question sera assez simple, vous le verrez dans quelques jours : elle portera sur 'oui ou non à l'unité dès maintenant pour les élections régionales?'", a indiqué le premier secrétaire du Parti socialiste devant la presse à l'issue du conseil national du PS
Du 16 au 18 octobre, ce référendum officiel du Parti socialiste "se fera sur trois jours avec des urnes dans chaque marché et un site dédié pour pouvoir voter en ligne", a-t-il dit sur le compte Twitter officiel du PS. "C'est un bon moyen de dépasser les partis tels qu'ils sont aujourd'hui et de s'adresser directement au peuple."

En réplique, des militants ont lancé, lundi 5 octobre, un contre-référendum, en réponse à celui initié par Cambadélis. Désormais, deux propositions s'opposent à gauche. Celle du PS : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous l'unité de la gauche et des écologistes aux élections régionales ?" Et celle de ses militants : "Face à la droite et l'extrême droite, souhaitez-vous que le gouvernement tienne ses engagements et mène une politique de gauche ?" Aux sympathisants de gauche de choisir et de voter oui ou non à celle qui emporte leur préférence.

Ce n'est "pas une initiative officielle" des écologistes d'EELV

Les militants de gauche contestataires ont retenu les mêmes dates pour leur "autre référendum", lancé sur le web. 
Parmi eux, figure le porte-parole d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Julien Bayou, soutenant Eva Joly ci-contre. Il affirme cependant que ce "n'est pas une initiative officielle" de son parti.

Reste que les initiateurs de ce contre-référendum accusent le premier secrétaire du PS de "chantage au FN", alors qu'il plaide pour l'union aux régionales, face notamment aux chances de victoire du Front national dans plusieurs régions, les 6 et 13 décembre.
"Si les écologistes réagissent de cette façon-là en essayant de détourner notre référendum, c'est qu'ils ont parfaitement compris que l'électorat écologiste ne comprend pas cette alliance avec Jean-Luc Mélenchon, qui détourne l'écologie de ses buts, qui vise simplement à essayer de construire une alternative sur notre gauche", a réagi Jean-Christophe Cambadélis.

Julien Bayou plaide en faveur d'une primaire ouverte aux frondeurs du PS en vue de 2017


L'hégémonique PS a promptement et fermement réagi.
"Primaire de l'espoir" pour l'un, "primaire de la radicalité" pour l'autre.

Le 1er octobre a été un Jeudi noir pour Cambadélis.
Dans une longue tribune publiée jeudi matin, le représentant de l'aile gauche d'EELV, le poulain drivé par Eva Joly, estime qu'il y a des "leçons à tirer" de l'expérience de Syriza en Grèce. 


J. Bayou, activiste de
Génération précaire
Dans le prolongement du meeting du 19 janvier qui a rassemblé à la même tribune écologistes, représentants du Front de gauche et socialistes frondeurs, Julien Bayou cherche à ratisser large, au-delà des partis. Dans son texte intitulé 'Pour une primaire de l'espoir: dépassez-vous, unissons-nous', le cofondateur du collectif Jeudi-Noir défend "une primaire ouverte aux mouvements citoyens qui veulent contribuer à forger une nouvelle offre politique et civique". "Je le dis clairement nos camarades socialistes frondeurs y ont toute leur place, et leur participation est même déterminante", écrit le porte-parole. "A Cécile Duflot, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Pierre Larrouturou, Benoit Hamon, Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, Clémentine Autain et tous les autres, je dis ceci: il est temps de faire mouvement", ajoute-t-il. Il précise qu'il limite son invitation "au PS qui ne recule pas devant la finance." 

Cambadélis est encore prêt à faire le coup de poing


Il dénonce une "attitude irresponsable." Quelques heures après la publication de la tribune, Jean-Christophe Cambadélis publie un communiqué lapidaire intitulé "La machine à diviser, ça suffit !" "Julien Bayou propose ni plus ni moins qu'une scission dans le Parti socialiste pour organiser les primaires de la radicalité", s'étouffe Kostas. Pour le premier secrétaire du parti, "c'est un accroc inadmissible dans l'union de la gauche". Il conclut ces quelques lignes sur une menace à peine voilée des socialistes qui seraient tentés par l'idée d'une primaire avec les autres forces de la gauche: "La gauche divisée, c'est la gauche éliminée", met-il en garde.

Julien Bayou se dit "étonné" par cette "attaque personnelle". 

Bayou, devant J-Baptiste Eyraud (DAL) et Balasko 
"C'est me faire beaucoup d'honneur que de s'adresser à moi", ironise-t-il. Il estime que Jean-Christophe Cambadélis a "mal lu" la tribune, puisqu'elle n'appelle pas à la division mais au "rassemblement". "Je ne comprends pas le ton de son communiqué, il a des réflexes de surveillant général", regrette l'écolo de 35 ans. Tout juste rentré d'Athènes, où il a assisté au sacre de la coalition de gauche Syriza, il estime qu'il y a du "pain sur la planche" pour construire un projet. Il assure que Benoît Hamon a hésité à venir avec sa délégation soutenir Alexis Tsipras, et que plusieurs soutiens d'Arnaud Montebourg étaient de la partie. "La condition du succès est d'être le plus ouvert possible", a insinué cet ancien chargé en 2013 de campagnes pour Avaaz (cf. libellé), ONG de cybermilitantisme et de flash-mobs.

Début février, une rencontré est organisée dans le cadre des "chantiers de l'espoir", pour construire une alternative. Cécile Duflot, Emmanuelle Cosse, patrone d'EELV, ainsi que Jean-Luc Mélenchon, Pierre Laurent, Clémentine Autain 
ont déjà signé l'appel, ainsi que  des dirigeants de l'aile gauche du PS.

mercredi 22 avril 2015

François Hollande compare ses alliés communistes au FN

Le FN, c'est le PC des années 70: Mélenchon hurle à l'"insulte" 

Qui a dit que son "divertissement politique" sur Canal+ est coup d'épée dans l'eau ? 



Le socialiste s'est en fait livré en commettant l'irréparable: "Madame Le Pen parle comme un tract du parti communiste des années 70," a affirmé le chef de l'Etat sur Canal+ dimanche 19 avril. 
C'est même pas du off...

Olivier Dartigolles du PCF dénonce sur twitter
 une "lâcheté intellectuelle".

VOIR et ENTENDRE François Hollande se trahir l'aveu de ce que fut réellement "l'union de la gauche":

Lundi, le numéro un communiste, Pierre Laurent, a demandé "des excuses publiques" 


"Je suis scandalisé", s'est plaint le secrétaire national du PCF sur France 2. "J'ai demandé au président de la République des excuses publiques pour cette phrase "qui est "lamentable", a ajouté le sénateur.
La présidente du Front national "Madame Le Pen parle comme un tract du Parti communiste des années 1970 (...) sauf que le Parti communiste, il ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres", a affirmé le chef de l'État dimanche, lors de l'émission « Le Supplément » sur Canal+.

Il convient de vérifier la bonne foi du PCF et lui rafraîchir la mémoire sur l'action du maire PCF de Montigny-les Cormeilles, Robert Hue, qui en 1981 stigmatisa un immigré marocain en le soupçonnant de trafic de drogue. La Fédération PS et la Ligue des Droits de l'homme pointèrent une dénonciation calomnieuse et une diffamation.
VOIR et ENTENDRE la réaction ironique de Georges Marchais aux critiques (nous sommes au début des années 80, au temps de... l'union de la gauche !):

VOIR et ENTENDRE
les méthodes musclées du PCF et de la CGT:
VOIR et ENTENDRE le témoignage révélateur de l'un des clandestins violentés:  

Phrase d'une "totale bassesse"
Une comparaison qui a suscité l'indignation au PCF mais aussi au Parti de Gauche, son partenaire au Front de Gauche. Jean-Luc Mélenchon a ainsi pilonné une phrase d'une "totale bassesse et indigence" indigne "d'un président élu aussi par les communistes".

"C'est la seule chose que le président de la République a trouvé à répondre à des électeurs qui lui disaient leur désarroi dans un reportage qui dénonçait ses trahisons par rapport à ses promesses de 2012 !", a déploré Pierre Laurent.

"Je rappelle au président de la République que dans les années 70 dont il parle, la gauche à l'époque avait un programme, un programme de gauche et même commun entre communistes et socialistes qui a d'ailleurs permis la victoire de 1981 de la gauche de l'époque", a martelé le numéro un communiste.

"Aveu" de François Hollande

Pour Mélenchon, ex-sénateur PS de Paris et eurodéputé Front de gauche, "la gauche à l'époque n'hésitait pas à dire des choses auxquelles le président de la République a totalement renoncé".
Le secrétaire national y voit "un aveu" de François Hollande qui "a décidé de tourner le dos à ses électeurs plutôt que de répondre à leurs urgences sociales ". "Nous, nous n'avons pas renoncé", "le Parti communistes des années 70 comme des années 2000, lui, il continue le combat contre la finance", même si "nous avons changé beaucoup de choses" depuis ce temps.
Il a souligné que l'eurocommunisme voulait alors "construire une Europe de la solidarité et pas l'Europe de la finance qu'on s'apprêtait à construire. Qui avait raison, les communistes ou ceux qui se sont engouffrés dans l'Europe qu'on connaît aujourd'hui ?". Idem pour la défense par les communistes d'un maintien des emplois industriels en France. 

"Qui avait raison ?"
"Il y a des choses de cette époque-là que je revendique totalement et il y en a d'autres que nous avons changé bien sûr parce que le monde a changé", a-t-il encore fait valoir.

Robert Hue reste coi : et pourquoi ?

N'a-t-il pas été sept ans secrétaire général du Parti communiste français (1994-2001) ? Il a aussi été maire PCF de Montigny-lès-Cormeilles, candidat du PCF à l'élection présidentielle avril 1995 (8,64 %), député communiste du Val-d'Oise (1997-2002), à nouveau candidat à la présidentielle (2002): 3,37 % des suffrages qui manquèrent au socialiste Lionel Jospin, éliminé au 1er tour. Depuis 2004, il n'est plus que sénateur dissident du PCF.
En 2012, dès les primaires, Robert Hue apporta son soutien à François Hollande 
qui, en retour, le pressentit en 2013 pour entrer au gouvernement, mais qui le nomma finalement "représentant spécial pour les relations avec l’Afrique du Sud", en 2015.

VOIR et ENTENDRE tout le bien qu'il pensait déjà des immigrés clandestins que pudiquement on appelle aujourd'hui "migrants"...
A noter que sur cette page, l'"intégration est désactivée sur demande," demande de qui ?
Mais il est désormais proche de François Hollande...
Son silence est un reniement de son passé communiste et les camarades pourront apprécier sa désertion face à l'ennemi.

lundi 3 mars 2014

Elections municipales: le PCF veut en faire une sanction "contre les politiques d'austérité"

La menace de Pierre Laurent vise au "retrait des listes présentées par le PS contre" les maires communistes 

Le secrétaire national du PCF a incité lundi à lancer un message "contre les politiques d'austérité"  lors des élections municipales

La France apaisée ne
passe pas par la gauche
"Nous avons une seule et unique feuille de route : combattre les politiques d'austérité en France et en Europe et unir pour des alternatives de gauche", a prévenu Pierre Laurent lors d'une conférence de presse.
Pour les municipales "l'enjeu est maintenant clair en ce qui nous concerne : il s'agit de savoir si le pays et nos communes vont se doter du réseau le plus dense possible d'élus engagés contre les politiques d'austérité", a-t-il ajouté.
"A tout juste trois semaines du premier tour des élections municipales, bous appelons donc  les électeurs de gauche à se mobiliser massivement pour envoyer dans les urnes ce message : non à l'austérité, oui à des communes pilier de la République, bouclier social", a déclaré Pierre Laurent.

"Je renouvelle mon appel au retrait des listes présentées par le parti socialiste contre nos maires"

Les communistes comptent des candidats sur "plus de 7.500 listes dans des communes de plus de 1.000 habitants"
, selon le PCF. "Nous sommes en situation d'étendre notre nombre d'élus" qui est aujourd'hui de 10.000, a assuré le numéro un communiste, mais craignant pour ses bastions actuels de Saint-Denis et Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Gardanne (Bouche-de-Rhône), Roissy-en-Brie(Seine-et-Marne) ou encore Vaulx-en-Velin (Rhône).
"J'appelle aussi le parti socialiste à respecter ses engagements en ne soutenant pas les listes dites dissidentes", a-t-il ajouté.

Le chantage communiste contre un PS affaibli par l'exercice du pouvoir
"La mobilisation municipale devra trouver des prolongements dans une bataille pour mettre en échec le pacte de responsabilité du gouvernement", a précisé Pierre Laurent qui estime "qu'il existe désormais des oppositions massives dans le monde syndical (...), chez Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et à la gauche du PS".

lundi 13 janvier 2014

Valls pollue le paysage politique, selon Mélenchon

Valls serait "contaminé" par Marine Le Pen

Jean-Luc Mélenchon, le 5 mai à Paris
Le co-président du Parti de gauche avait encore fait fort contre son camp, dans le JDD lors de sa rentrée 2013.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PCF + Parti de gauche, PG), a affirmé que Marine Le Pen "a contaminé" le ministre ocialiste de l’Intérieur Manuel Valls, et que ce dernier "chasse sur les terres" de la présidente du Front national, dans un entretien au JDD dimanche.
"Mme Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement, elle a séduit la plus grande partie de la droite mais elle a aussi contaminé Manuel Valls", a estimé l’ancien socialiste et candidat de l'extrême gauche à la présidentielle.

"Or c’est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l’été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l’objet d’une stigmatisation insupportable. Lui a décidé de manière cynique d’utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen", ajoute-t-il.

Jean-Luc Mélenchon s’en prenait également au chef de l’Etat, affirmant que "le premier pourvoyeur du Front national, c’est François Hollande par la démoralisation et la démobilisation qu’il répand".

Selon Mélenchon, François Hollande "a divisé tout le monde : la gauche, les syndicats, et son propre gouvernement".
L’ancien socialiste fustige également "la communication à la papa" de l’exécutif, en particulier le pique-nique de Jean-Marc Ayrault à Matignon avec des enfants qui n’ont pas pu partir en vacances, une "réception des pauvres au palais" qu’il qualifie de "glauque"».
Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, "doivent passer à l’acte", exhorte Mélenchon. S’ils "croient ce qu’ils disent", ajoute-il, avant qu'ils se retrouvent à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).
"Ils ne peuvent à la fois critiquer la ligne du gouvernement et continuer comme si de rien n’était dans les ministères et à l’Assemblée", insise-t-il, à l'adresse de deux des éléphants de la gauche du PS.

Le secrétaire national du Parti de Gauche avait également vu en Manuel Valls "l’extrême droite du mouvement socialiste"

A son tour, l'élu francilien a vivement critiqué la ligne du ministre de l'Intérieur. 
Prenant le parti de Christiane Taubira (RDG) dans le conflit entre la Place Beauvau et la place Vendôme sur la réforme pénale à venir,  le conseiller régional d’Ile-de-France a lancé sur RMC ce proche de Jean-Luc Mélenchon à propos de Manuel Valls: "C’est l’extrême droite du mouvement socialiste, ça, c’est clair !" "Aux primaires socialistes d’ailleurs, il a réussi un résultat lamentable de 5%. Il est extrêmement minoritaire dans sa propre famille politique".
"Il n’y a que The Economist, le journal libéral britannique, qui le trouvait formidable", s’est exclamé le responsable du Front de Gauche, dont le PG est une des composantes majeures.

Pour lui, la ligne Taubira, "c’est la ligne sérieuse, pas la ligne démagogique". "Elle essaie de tenir son chemin", a-t-il estimé.

L’un des deux doit-il partir ? 
"Valls et Taubira ce n’est pas mes affaires. Moi, je veux qu’ils dégagent tous", a répondu François Delapierre, comme en écho au livre de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du PG, intitulé 'Qu’ils s’en aillent tous !'.

Municipales : "Ne pas dramatiser" les divergences avec le PCF

Alors qu’on lui demande pourquoi, au regard des résultats des élections partielles, la situation ne lui profite pas plus et booste le FN, le co-président du Parti de gauche fait profil bas. "Je ne cherche pas à diminuer nos difficultés et je m’en attribue une part. Nous n’avons pas assez mobilisé et je m’en veux beaucoup". Ce qu'il n'admet pas en revanche c'est que ne pas mobiliser, c'est favoriser la montée du FN.

Par ailleurs, interrogé sur le fait que les communistes, alliés du PG au sein du Front de gauche, souhaitent des listes communes de la gauche au premier tour des élections municipales de mars 2014, tandis que le PG prône l’autonomie, J.-L. Mélenchon concède qu' "il y a une divergence" mais qu' "il ne faut pas la dramatiser".
"De toute façon, ça se décide localement. Pour moi, il faut être autonome pour mobiliser des forces déterminées à donner le coup de balai de la révolution citoyenne et de l’humain d’abord", ajoute-t-il.

Fin juillet, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avait reconnu une différence d'"appréciation" entre sa formation et le PG à ce sujet.

Supercherie ou propos en "off"


Hoax dans la forme,
menace réelle  sur le fond
Les musulmans de France votent nettement à gauche, un choix qui s'est renforcé à l'élection présidentielle de 2012 par rapport à 2007, selon une étude IFOP de juillet 2013. "Cette domination de la gauche dans l'électorat musulman n'est pas une nouveauté (...) mais elle s'est renforcée par rapport à l'élection présidentielle de 2007", notent les auteurs. 

Le score du 
Front de gauche
(PCF et Jean-Luc Mélenchon) à la présidentielle montre où se situe le fonds de commerce de l'extrême gauche:  les musulmans ont bien plus voté pour la gauche radicale que la moyenne des Français (20% contre 11%) au premier tour. La calinothérapie républicaine et laïque de  la gauche révolutionnaire et de Mélenchon s'adresse sans surprise et prioritairement aux musulmans de France. Les salariés syndiqués le savent si bien que le vol des oiseaux émigrateurs  d'extrême gauche passent au-dessus du PS et de l'UMP.

Mélenchon participe au projet énoncé lors du débat autour de la commission Stasi, en 2003-2004:
 "Nous avons les moyens de vous diviser" était déjà une menace islamique proférée publiquement. Aujourd'hui, Mélenchon est l'un des architectes de la fracture communautaire. Propagandiste  des armées obscurantistes, il les pare des atours de la gauche, des ambitions de la République et du faux-semblant de la laïcité pour mieux brouiller les pistes. 


Jean-Luc Mélenchon s'était dévoilé dans un discours en date du 1er mars 2010 à la Mutualité. "Nous voyons bien ce qu’on veut faire, c’est faire prendre comme ils l’ont fait avant-guerre de manière infâme et jusqu’au meurtre de masse, contre les juifs, faire la même chose, la figure du bouc émissaire, avec tous ceux qui sont de religion musulmane ou supposés tels. Et ça, nous les laïcs, nous ne le laisserons pas faire." 

Ainsi a-t-il sciemment établi un amalgame entre cette lutte d’émancipation et le massacre de masse et le génocide. Il est de l’engeance des parlementaires de la SFIO qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. Il n’est plus à gauche: on ne peut se prétendre de gauche et soutenir ce qu’il a de plus droitier et de plus archaïque, l’islam.

Mélenchon redessine l'espace politique


Certains électeurs de gauche sont refoulés à l'extrême droite
et ceux restés à gauche sont confortés dans l’idée que les opposants à l’islam sont des fachos et se solidarisent encore plus avec les envahisseurs. Mais n'est-ce pas un trait commun qu'il partage avec Manuel Valls et Hollande? Mais, comme à l’accoutumée, la droite modérée, qu'on a pourtant dite 'décomplexée', prend simplement acte des rapports de force en mutation.
Mélenchon est si peu le républicain ou le patriote qu’il prétend être, qu'il porte la responsabilité de l’échec des négociations entre le MRC de Jean-Pierre Chevènement et Le Front de gauche aux dernières européennes de 2009. La discussion a achoppé sur quatre points dont l'exigence d’une régularisation de tous les sans papiers, en dehors de tout critère d’intégration et même "dans le cadre d’une stratégie de codéveloppement."
Mélenchon a choisi l'islam contre la République.