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jeudi 5 octobre 2017

Mélenchon a aussi un problème avec le drapeau européen à l’Assemblée

L’Assemblée conserve son drapeau européen, en dépit du trotskiste

N'en déplaise à Mélenchon, les drapeaux tricolore et européen resteront côte à côte à l'Assemblée nationale


Les drapeaux de la France et de l’Union européenne  resteront tous deux dans l’hémicycle malgré l’opposition de Jean-Luc Mélenchon. La commission des Lois de l’Assemblée a rejeté mercredi un amendement des élus du groupe La France insoumise (LFI) qui n’a recueilli que deux voix, celles des commissaires du groupe des Insoumis, opposés à sa présence, depuis 2007, derrière le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. 

Même le Front national tolère cette disposition.
 
L'amendement de l'extrême gauche disposait que "seuls peuvent être présents dans l’hémicycle le drapeau tricolore […] et le drapeau de l’Organisation des Nations unies". 
Le député FN Louis Aliot a donné 'raison' mercredi matin aux Insoumis. "Nous sommes dans l'Assemblée nationale française; c'est normal qu'il n'y ait que le drapeau français", a-t-il déclaré sur LCI. Mais s'il s'est montré ouvert à l'idée de soutenir l'amendement, les élus FN n'étaient pas présents en commission. 

L'extrême gauche mélenchonniste fait en fait peu de remous

Le groupe LFI a  "un problème avec cette symbolique du drapeau européen," a expliqué l'un des dix-sept députés, Ugo Bernalicis, 28 ans, membre de la commission et ancien attaché d'administration au ministère de ...l'Intérieur, en passant par une dizaine d’années dans les mouvements lycéens et à l’UNEF. 
Ugo Bernalicis est né dans une famille communiste militante (16 personnes portent ce nom en France). Après avoir combattu la loi Fillon sur l’éducation dès 2005 à Calais, puis en 2006, le CPE du gouvernement Villepin, Bernalicis a milité jusqu'en 2008 au PS, mais a rejoint le Parti de gauche dont il fut candidat aux législatives dès 2012 (8,87 % des voix). Attaché d’administration à l’Intérieur, le jeune député s’est particulièrement intéressé à LFI aux questions de sécurité. "J’étais en charge de cette thématique sur le programme. J’ai d’ailleurs eu de super retours de policiers", indique-t-il. "Eh oui, il faut aussi compter sur la police insoumise !"
Le 5 octobre sur RTL, ce député LFI du Pas-de-Calais a confirmé qu'
Emmanuel Macron est un "cynique", ajoutant que son ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, est un "bourrin".
Bernalicis a rappelé que ses camarades sont opposés à l’Union européenne "telle qu’elle fonctionne aujourd’hui". 

Ce "sujet éminemment politique" n'a pas à être tranché dans ce cadre, a  fait observé la présidente LREM de la commission. Sous des applaudissements nourris, l'avocate (et Restos du Coeur) et  députée des Yvelines Yaël Braun-Pivet (ci-contre, à gauche) a réaffirmé que le drapeau a "toute sa légitimité dans notre Assemblée". 
"On ne peut pas passer un amendement comme ça pour faire peut-être un petit peu de buzz, ce sont des choses graves", a insisté l'ancien député MoDem (2007) du Finistère Erwan Balanant (LREM, 2017). 
Résultat de recherche d'images pour "Philippe Latombe""Vous êtes violemment anti-européens et, ça y est, ça se voit. Ca fait plaisir parce qu'au moins vous rejoignez le Front national", a aussi polémiqué Philippe Latombe (42 ans, 
Résultat de recherche d'images pour "Danièle Obono"cadre du Crédit agricole à La Roche-sur-Yon, ex-MoDem et actuel député LREM de Vendée, ci-dessus à gauche).
Danièle Obono (ci-contre à droite à la gauche de Mélenchon au centre et du communiste Ian Brossat à gauche) a répliqué en dénonçant une position "caricaturale" des contradicteurs de LFI. 

Des antécédents "souverainistes" de gauche comme de droite

Plusieurs députés comme Nicolas Dupont-Aignan ou Marine Le Pen ont déjà fait part de leur opposition à la présence du drapeau de l’UE dans l’hémicycle de l’Assemblée. Durant la campagne présidentielle sur TF1, Marine Le Pen avait exigé le retrait du drapeau de l'UE : ce n'est pas une 'grenouille de bénitier' ?

Le 20 juin dernier, au lendemain de son élection, Jean-Luc Mélenchon, un ex-eurodéputé en guide de ses camarades dans l’hémicycle, avait été saisi d'un nouvel accès d'indignation, dénonçant la présence du drapeau à douze étoiles sur fond bleu. "Franchement, on est obligé de supporter ça ?" avait tout-à-coup lancé le bourrin, après avoir touché ses indemnités d'euro-député pendant près de huit ans, à l'ombre du drapeau incriminé
"C’est la République française ici, pas la Vierge Marie. Je ne comprends pas", avait insisté le sectaire. Le leader des 'Insoumis' faisait ainsi référence au créateur du drapeau européen, Arsène Hertz, que les athées et autres libres-penseurs accusent de s'être inspiré des représentations de la Vierge Marie dont la tête est souvent recouverte d’une couronne étoilée dans un ciel d’azur.


Mélenchon réchauffe les plats froids
Cette contestation, revenue sur le devant de la scène, date de 2007. Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire d’État aux Affaires européennes, fait installer le drapeau bleu étoilé sur les toits du Quai d’Orsay. Une mesure symbolique à quelques mois de la présidence française du Conseil de l’Union européenne en juillet 2008. Le drapeau n’a plus bougé depuis au Quai.

Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, invite son institution à faire de même à côté du drapeau de la France. Mais sa proposition est rejetée par le bureau, notamment par deux députés socialistes et un autre de l’UMP. La présence du drapeau tricolore ne datait pourtant que de janvier 2007, lorsque Jean-Louis Debré l’imposa à quelques mois de la fin de la présidence de Jacques Chirac.
Finalement, c’est durant la présidence Hollande que le drapeau bleu étoilé s’est invité à l’intérieur du Sénat et de l’Assemblée nationale. A l’extérieur de la chambre des députés, il y a aussi un drapeau européen au milieu de quatre drapeaux français. Sa présence sur les photos officielles du président de la République date de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le drapeau rouge des communistes -qu'ils renient ou non leur aspiration à la révolution- (ou d'ailleurs noir des anarchistes) a-t-il sa place dans les rues d'une République démocratique ?

Pour mémoire et à l'attention du pseudo-historien Mélenchon, en 2015,


plusieurs maires communistes de Seine-Saint-Denis firent flotter le drapeau palestinien aux frontons de leur mairie, une action symbolique et partisane à l’heure où une troisième Intifada éclatait dans les territoires occupés : ainsi, à Tremblay-en-France, à Aubervilliers, à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), à Stains ou à St-Denis (Didier Paillard, en présence de l’ambassadeur et chef de la mission de Palestine en France). 
Résultat de recherche d'images pour "drapeau palestinien Aubervilliers"
Pendant près d'un an à Vaulx-en-Velins
Du 30 juin 2010, à juillet 2011, le drapeau palestinien flotta "fièrement" (sic) sur le fronton de l’hôtel de ville de Vaulx-en-Velin, aux côtés des drapeaux français, européen et de la ville. "C’est un acte de soutien à toutes celles et ceux qui veulent relancer le processus de paix, en Palestine comme en Israël", expliqua le maire, Bernard Genin (Front de Gauche), qui fit le déplacement dans la ville palestinienne de Beit Sahour, jumelée à Vaulx-en-Velin.
"Le principe de neutralité des services publics s’oppose à l’affichage de signes politiques, religieux ou philosophiques", avait proclamé la Préfecture, en se fondant sur la jurisprudence concernant la commune de Sainte-Anne, en Martinique, qui avait hissé un drapeau indépendantiste. En juin 2011, près de 200 défenseurs de la cause palestinienne avaient fait pression en faveur de Bernard Genin sur les trois juges du tribunal administratif. 
Le 6 juillet 2011, le tribunal ordonna le retrait, mais le 8 juillet au soir, une bâche aux couleurs de l'Arménie, du Nicaragua et de la Palestine fut hissée sur la façade de la mairie de Vaulx, en signe de solidarité... 
Le 26 mars 2006, Saint-Denis fut de surcroît une des premières villes de France à organiser un référendum citoyen sur le droit de vote des résidents étrangers. Le scrutin, organisé par Didier Paillard et soutenu par des personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS) et Mouloud Aounit (MRAP), a été jugé illégal par le tribunal administratif de Cergy.

dimanche 4 janvier 2015

L'État islamique utilise un nouvel otage journaliste à sa propagande

Le FdeG, Mediapart et Denis Sieffert de Politis s'en prennent-ils encore aux Occidentaux ?

A la manière d'un banal reportage, John Cantlie raconte l'apparente normalité de la vie quotidienne à Mossoul, Irak
ville aux mains sanglantes des terroristes islamistes depuis plusieurs mois.
ISIS = EI = Daesh ou Daech

La réalisation de la vidéo de 8 minutes glace les sangs des humanoïdes républicains. John Cantlie, photojournaliste kidnappé avec James Foley par les terroristes de l'État islamique (EI) et gardé en otage en Syrie depuis novembre 2012, avance tout sourire devant la caméra de ses geôliers pour vanter la douceur de vivre à Mossoul. La deuxième ville d'Irak, peuplée de deux millions d'habitants, est tombée aux mains des djihadistes de Daech en juin 2014. L'objectif de cette vidéo diffusée sur internet: propager une autre image de l'organisation auprès des musulmans occidentaux.

"Business as usual"
John Cantlie, filmé au volant d'une voiture, déroule son commentaire sous la contrainte. "Les media dépeignent la vie dans l'État islamique par le biais d'images de gens déprimés, entravés dans leur liberté, enchaînés, accablés par des lois totalitaires. Mais franchement, à part un mois de décembre un peu frais, bien qu'ensoleillé, on peut dire que la vie à Mossoul suit son cours."


Visite "touristique"

À la manière d'une commande de reportage du ministère du Tourisme sur une ville touristique, le journaliste est ensuite guidé sous bonne escorte dans les allées du souk. "La visite d'une ville musulmane serait incomplète sans la visite du souk, ce grand marché où vous pouvez tout acheter", raconte-t-il avant de déambuler dans les travées chargées de denrées et de marchandises en tous genres. Le ton est appuyé, le sourire semble naturel. Dans cette vie "normale", pas une seule femme n'apparaît tout au long des huit minutes de la vidéo.
Cantlie est ensuite conduit dans un hôpital, pour y montrer un service pédiatrique, puis est mis en scène sur une moto de police, qu'il conduit de manière hésitante, un djihadiste armé de sa kalachnikov en passager.


Contre propagande

Cantlie est-il passé du côté islamiste ?Au cours de la vidéo, Cantlie charge les media occidentaux et arabes, qu'il accuse de dénaturer l'information. La chaîne saoudienne al-Arabiya, l'américaine CNN, le quotidien anglais The Guardian ou encore l'encyclopédie en ligne Wikipedia, sont nommées précisément.

Ce n'est pas la première fois que Daech recourt à John Cantlie pour sa propagande. Le Guardian estime que c'est la huitième fois, suggérant peut-être qu'il s'est converti... 
"Business as usual"
John Cantlie en est à son deuxième kidnapping, le premier ayant eu lieu la même année, il fut libéré une semaine plus tard. Malgré son status d’otage, il est le seul journaliste connu travaillant pour le Califat.
On se souvient ainsi du journaliste, en septembre, vêtu de la même combinaison orange que ses confrères décapités, et qui se livrait déjà au rétablissement de la vérité. Ou encore dans une autre simulation de reportage, dans les rues de Kobané
L'EI, conscient de l'impact dévastateur des images d'exécution d'otages, semble vouloir infléchir sa représentation auprès de son public occidental par la diffusion de ces vidéos.

lundi 15 septembre 2014

Les frondeurs tentent un recyclage de l'union de la gauche

Double jeu des contestataires PS qui donnent des gages aux déçus de Hollande 

Ils dialoguent avec le Front de gauche, mais ne voteront pas contre la confiance, mardi
Le secrétaire national du PCF a rassemblé l'ensemble des forces de gauche hostiles à la politique du gouvernement. Samedi, à la Fête de l'Huma à la Courneuve (Seine-Saint-Denis) Martine Aubry est venue arpenter les allées en milieu de journée, après Ségolène Royal et avant Arnaud Montebourg, sont également venus saluer Pierre Laurent, alors qu'ils avaient boudé l'université d'été du PS à La Rochelle... Dès 2011, Ségolène Royal avait commence à "parler notre langue", selon l'extrême gauche, et "à force de répéter, elle va finir par y croire". La présidente de Poitou-Charentes avait alors souligné un peu plus tôt des "convergences" avec le Front de gauche sur la réforme bancaire ou l'interdiction des licenciements boursiers.
Clémentine Autain (Front de gauche), 
J-Vincent Placé (EELV),
Jérôme Guedj ("frondeur" du PS) 

et Pierre Laurent (PCF) 
A la veille du vote de confiance à l'Assemblée nationale, ces affichages ont laissé des taches sur le PS. Peu importe si tous les invités présents ne partageaient pas la volonté de Pierre Laurent de construire "une alternative à gauche", tous rêvent de faire chuter Manuel Valls au plus vite. Point commun à cet assemblage hétéroclite de personnalités aussi opposées que Jean-Luc Mélenchon et le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé, tous sont des déçus de la présidence socialiste, mais tous étaient soucieux de retisser des liens entre socialistes, écologistes et Front de gauche.

Parmi les députés PS frondeurs présents, Monsieur Hidalgo, Jean-Marc Germain, est venu marquer sa volonté de "réécrire une histoire commune à la gauche". Proche de Martine Aubry, il précise sa priorité: "Bâtir collectivement une feuille de route pour les trois ans à venir dans laquelle les communistes et les écologistes puissent se reconnaître". Et pour ça, Germain indique qu'il faut "sortir de cette logique de la Ve République qui fait qu'un homme ou deux décident de tout. Les solutions ne se trouvent pas dans un bureau à l'Élysée ou à Matignon mais au Parlement, dans les syndicats, les associations… L'intelligence est collective !"  
Aux communistes, Germain fait observer qu'il ne souhaite pas "une majorité alternative", mais "une majorité vraiment à gauche". Mais un autre frondeur, Jérôme Guedj, maintient que "le PS doit être le fil à plomb de l'union de la gauche". Si "l'intelligence est collective", les frondeurs ne sont pourtant pas prêts à renoncer à leur statut hégémonique. Se croient-ils sérieusement détenteurs de toute l'intelligence de la gauche ?

Guedj, Placé et Cherki
Pressé de questions sur le vote de mardi, Christian Paul, autre député frondeur proche de la maire PS de Lille, a esquivé, soulignant que les participants ne sont pas venus "pour débattre de l'abstention, mais pour savoir si la gauche va continuer à vivre…". Car les désaccords sont évidents.

Pas question pour les frondeurs, pas plus que pour la députée écologiste Cécile Duflot 
- venue vendredi à La Courneuve -, de voter contre la confiance. "Nous voulons une réorientation de la politique mais nous ne voulons pas le retour de la droite", a expliqué Jean-Marc Germain. "Je ne suis pas un opposant, je suis en désaccord", a nuancé pour sa part le député PS de Paris Pascal Cherki. "Notre objectif à cette étape, ce n'est pas de faire tomber le gouvernement."
Aussi détesté d'eux qu'il puisse être, Manuel Valls peut dormir sur ses deux feuilles de chou.
Une gauche rassemblée en petits morceaux

Les députés communistes , à quelques exceptions près, seront les seuls à voter contre la confiance. "Mais ils seront plus nombreux qu'au printemps à s'abstenir", a affirmé Pierre Laurent qui veut surtout "retenir la dynamique en train de se créer". Une dynamique à construire sur le long terme. Pour le secrétaire national du PCF, le vote de confiance "sera une épreuve de vérité, mais pas la seule". 
"Après le vote de confiance, après la conférence de presse de François Hollande, on doit fixer un calendrier de travail", a souligné Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale en sursis d'EELV, venue à La Courneuve dans la journée de samedi. Et pour elle, "il faut travailler, pas simplement sur des interrogations théoriques. Il faut sortir du sentiment que rien n'est possible et que tout est joué d'avance, sentiment qui pousse les gens vers le FN".

Au sein du Front de gauche, Pierre Laurent espère profiter de cette dynamique en terme de visibilité médiatique et de poids au sein du Front de gauche. Mais Jean-Luc Mélenchon est sur la défensive, lui qui avait déjà traité cet été les frondeurs de "couteaux sans lame". "Le 16 septembre, ce sera la séance de rattrapage pour ceux qui ont déjà eu la possibilité au printemps de faire tomber le gouvernement", a fait valoir Éric Coquerel, secrétaire national du Parti de gauche. Anticipant en quelque sorte le vote de mardi, Mélenchon a plaidé, lors de la Fête de l'Huma, pour son mouvement en faveur de la VIe République. Il veut "dépasser" le Front de gauche.

Les schizophrènes exultent

Lors du discours de clôture qu'il prononce une année sur deux, en alternance avec Pierre Laurent, l'eurodéputé et patron du journal L'Humanité Patrick Le Hyaric a dénoncé la "longue coulée de boue, charriant des tombereaux de promesses non tenues, de retournements de vestes, de mensonges, de mépris, d'affaires, de trafics et de corruption jusqu'au plus haut niveau de l'Etat".

Faisant siffler régulièrement Manuel Valls, "petit Napoléon de l'austérité", Patrick Le Hyaric a appelé à une "autre politique (...) partagée par le peuple de gauche et de l'écologie".

lundi 13 janvier 2014

Valls pollue le paysage politique, selon Mélenchon

Valls serait "contaminé" par Marine Le Pen

Jean-Luc Mélenchon, le 5 mai à Paris
Le co-président du Parti de gauche avait encore fait fort contre son camp, dans le JDD lors de sa rentrée 2013.

Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de gauche (PCF + Parti de gauche, PG), a affirmé que Marine Le Pen "a contaminé" le ministre ocialiste de l’Intérieur Manuel Valls, et que ce dernier "chasse sur les terres" de la présidente du Front national, dans un entretien au JDD dimanche.
"Mme Le Pen est à deux doigts de gagner son pari. Non seulement, elle a séduit la plus grande partie de la droite mais elle a aussi contaminé Manuel Valls", a estimé l’ancien socialiste et candidat de l'extrême gauche à la présidentielle.

"Or c’est lui qui donne le ton au gouvernement. Voyez comment il a pollué une partie de l’été avec la question du voile. Les musulmans dans notre pays font l’objet d’une stigmatisation insupportable. Lui a décidé de manière cynique d’utiliser cette situation malsaine pour installer son personnage : un dur et violent qui chasse sur les terres de Mme Le Pen", ajoute-t-il.

Jean-Luc Mélenchon s’en prenait également au chef de l’Etat, affirmant que "le premier pourvoyeur du Front national, c’est François Hollande par la démoralisation et la démobilisation qu’il répand".

Selon Mélenchon, François Hollande "a divisé tout le monde : la gauche, les syndicats, et son propre gouvernement".
L’ancien socialiste fustige également "la communication à la papa" de l’exécutif, en particulier le pique-nique de Jean-Marc Ayrault à Matignon avec des enfants qui n’ont pas pu partir en vacances, une "réception des pauvres au palais" qu’il qualifie de "glauque"».
Le président de l’Assemblée, Claude Bartolone, et le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, "doivent passer à l’acte"exhorte Mélenchon. S’ils "croient ce qu’ils disent", ajoute-il, avant qu'ils se retrouvent à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire).
"Ils ne peuvent à la fois critiquer la ligne du gouvernement et continuer comme si de rien n’était dans les ministères et à l’Assemblée", insise-t-il, à l'adresse de deux des éléphants de la gauche du PS.

Le secrétaire national du Parti de Gauche avait également vu en Manuel Valls "l’extrême droite du mouvement socialiste"

A son tour, l'élu francilien a vivement critiqué la ligne du ministre de l'Intérieur. 
Prenant le parti de Christiane Taubira (RDG) dans le conflit entre la Place Beauvau et la place Vendôme sur la réforme pénale à venir,  le conseiller régional d’Ile-de-France a lancé sur RMC ce proche de Jean-Luc Mélenchon à propos de Manuel Valls"C’est l’extrême droite du mouvement socialiste, ça, c’est clair !" "Aux primaires socialistes d’ailleurs, il a réussi un résultat lamentable de 5%. Il est extrêmement minoritaire dans sa propre famille politique".
"Il n’y a que The Economist, le journal libéral britannique, qui le trouvait formidable", s’est exclamé le responsable du Front de Gauche, dont le PG est une des composantes majeures.

Pour lui, la ligne Taubira, "c’est la ligne sérieuse, pas la ligne démagogique". "Elle essaie de tenir son chemin", a-t-il estimé.

L’un des deux doit-il partir ? 
"Valls et Taubira ce n’est pas mes affaires. Moi, je veux qu’ils dégagent tous", a répondu François Delapierre, comme en écho au livre de Jean-Luc Mélenchon, coprésident du PG, intitulé 'Qu’ils s’en aillent tous !'.

Municipales : "Ne pas dramatiser" les divergences avec le PCF

Alors qu’on lui demande pourquoi, au regard des résultats des élections partielles, la situation ne lui profite pas plus et booste le FN, le co-président du Parti de gauche fait profil bas. "Je ne cherche pas à diminuer nos difficultés et je m’en attribue une part. Nous n’avons pas assez mobilisé et je m’en veux beaucoup". Ce qu'il n'admet pas en revanche c'est que ne pas mobiliser, c'est favoriser la montée du FN.

Par ailleurs, interrogé sur le fait que les communistes, alliés du PG au sein du Front de gauche, souhaitent des listes communes de la gauche au premier tour des élections municipales de mars 2014, tandis que le PG prône l’autonomie, J.-L. Mélenchon concède qu' "il y a une divergence" mais qu' "il ne faut pas la dramatiser".
"De toute façon, ça se décide localement. Pour moi, il faut être autonome pour mobiliser des forces déterminées à donner le coup de balai de la révolution citoyenne et de l’humain d’abord", ajoute-t-il.

Fin juillet, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avait reconnu une différence d'"appréciation" entre sa formation et le PG à ce sujet.

Supercherie ou propos en "off"


Hoax dans la forme,
menace réelle  sur le fond
Les musulmans de France votent nettement à gauche, un choix qui s'est renforcé à l'élection présidentielle de 2012 par rapport à 2007, selon une étude IFOP de juillet 2013. "Cette domination de la gauche dans l'électorat musulman n'est pas une nouveauté (...) mais elle s'est renforcée par rapport à l'élection présidentielle de 2007", notent les auteurs. 

Le score du 
Front de gauche
(PCF et Jean-Luc Mélenchon) à la présidentielle montre où se situe le fonds de commerce de l'extrême gauche:  les musulmans ont bien plus voté pour la gauche radicale que la moyenne des Français (20% contre 11%) au premier tour. La calinothérapie républicaine et laïque de  la gauche révolutionnaire et de Mélenchon s'adresse sans surprise et prioritairement aux musulmans de France. Les salariés syndiqués le savent si bien que le vol des oiseaux émigrateurs  d'extrême gauche passent au-dessus du PS et de l'UMP.

Mélenchon participe au projet énoncé lors du débat autour de la commission Stasi, en 2003-2004:
 "Nous avons les moyens de vous diviser" était déjà une menace islamique proférée publiquement. Aujourd'hui, Mélenchon est l'un des architectes de la fracture communautaire. Propagandiste  des armées obscurantistes, il les pare des atours de la gauche, des ambitions de la République et du faux-semblant de la laïcité pour mieux brouiller les pistes. 


Jean-Luc Mélenchon s'était dévoilé dans un discours en date du 1er mars 2010 à la Mutualité. "Nous voyons bien ce qu’on veut faire, c’est faire prendre comme ils l’ont fait avant-guerre de manière infâme et jusqu’au meurtre de masse, contre les juifs, faire la même chose, la figure du bouc émissaire, avec tous ceux qui sont de religion musulmane ou supposés tels. Et ça, nous les laïcs, nous ne le laisserons pas faire." 

Ainsi a-t-il sciemment établi un amalgame entre cette lutte d’émancipation et le massacre de masse et le génocide. Il est de l’engeance des parlementaires de la SFIO qui ont voté les pleins pouvoirs à Pétain. Il n’est plus à gauche: on ne peut se prétendre de gauche et soutenir ce qu’il a de plus droitier et de plus archaïque, l’islam.

Mélenchon redessine l'espace politique


Certains électeurs de gauche sont refoulés à l'extrême droite
et ceux restés à gauche sont confortés dans l’idée que les opposants à l’islam sont des fachos et se solidarisent encore plus avec les envahisseurs. Mais n'est-ce pas un trait commun qu'il partage avec Manuel Valls et Hollande? Mais, comme à l’accoutumée, la droite modérée, qu'on a pourtant dite 'décomplexée', prend simplement acte des rapports de force en mutation.
Mélenchon est si peu le républicain ou le patriote qu’il prétend être, qu'il porte la responsabilité de l’échec des négociations entre le MRC de Jean-Pierre Chevènement et Le Front de gauche aux dernières européennes de 2009. La discussion a achoppé sur quatre points dont l'exigence d’une régularisation de tous les sans papiers, en dehors de tout critère d’intégration et même "dans le cadre d’une stratégie de codéveloppement."
Mélenchon a choisi l'islam contre la République.

vendredi 31 mai 2013

Mélenchon à boulets rouges sur la politique économique de Hollande et sa fanfaronnade face à l'UE

Mélenchon saisit les bâtons qu'Hollande lui tend 

François Hollande "fait le malin", observe Jean-Luc Mélenchon
Hollande se fait tirer les oreilles
 par Barroso
Les coups de menton de Hollande n'impressionnent personne
Le coprésident du Parti de gauche (Parti de gauche et PC) a dénoncé la"posture", la "pantalonnade" du chef de l'Etat, deux jours plus tôt, face aux rappels à l'ordre de la Commission européenne. "François Hollande ment, quand il dit : 'Bruxelles n'a pas à me dire ce que je dois faire'. C'est faux", a tranché l'ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle. 
La gauche radicale
refuse ce qui est
voté  signé !
En effet Hollande a signé le traité de Lisbonne et le traité budgétaire qui l'engagent. La "gauche molle" a en outre sollicité de la Commission européenne qu'elle lui accorde un délai supplémentaire pour remplir ses engagements. Or, l'incapable a ensuite répliqué sèchement à Bruxelles, qui rappelle qu'il s'est engagé à ramener le déficit public de la France à 3,6% du PIB en 2014 et même à 2,8% en 2015...

Le Front de gauche refuse ce que les socialistes godillots supportentla hausse continue du chômage et la soumission de fait à l'hégémonie de Bruxelles,  dont le chef de l'Etat se défend. 

La gauche radicale ignore la crise et tape sur l'Europe
Ce que réclame l'UE, des réformes et encore des réformes, provoque l'austérité et la souffrance des peuples, soutient le pourfendeur des pédalos socialistes. Tout cela, c'est la faute de Hollande qui fait même pire que Sarkozy.
"François Hollande ment quand il dit que Bruxelles n'a pas à lui dire ce qu'il doit faire. C'est faux. C'est lui qui a signé le traité de Lisbonne et pour le traité budgétaire il était président de la République. Il avait annoncé qu'il renégocierait, mais il n'a rien négocié. La Commission européenne dit à la France ce qu'elle doit faire grâce à François Hollande. Après quoi, il prend la posture : on ne me dira pas ce que j'ai à faire. Mais si mon bonhomme."
ENTENDRE ce qu'une part grandissante du PS dénonce avec Mélenchon:

Nouveau 5 mai ce weekend du 1er juin
Le Front de gauche est aligné
sur l'internationale communiste

Dans plusieurs pays d’Europe, de grandes manifestations auront lieu le 1er juin, pour "dire non à l’austérité et à la régression sociale généralisée". Selon l'internationale communiste, "la Troïka (Commission Européenne, Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne) sème le chômage de masse, la misère, la pauvreté, privatise tout ce qui peut être rentable, détruit la culture, les systèmes de santé et l’école publique. Elle enferme les peuples dans la spirale infernale de l’endettement".
Ce week-end, le Front de gauche organise une cinquantaine de manifestations partout en France, des répliques du mouvement du 5 mai dernier. Mélenchon sera à Toulouse ce samedi.


Bruxelles fait éclater le PS

Claude Bartolone partage le constat de Mélenchon sur Bruxelles
 
Tandis que Szafran (Marianne) croit discerner un frétillement dans le couple franco-allemend, le président de l'Assemblée Nationale est très remonté contre la commission européenne au micro de RMC : "Ils n'ont pas à intervenir sur les décisions qui sont choisies par les Français. Cela veut dire que les élections législatives ne servent à rien, les élections présidentielles ne servent à rien, vous n'avez plus à choisir entre Hollande et Sarkozy. La Commission est là pour vous dire ce qu'est le chemin. Non."


Coup de froid dans la relation Sapin-Bartolone
Sapin réplique en dénonçant la passivité de Bartolone en Seine-Saint-Denis 
Le ministre du Travail a épinglé le président de l'Assemblée nationale pour qui, on l'a vu, la faute est toujours celle des autres, notamment dans la rebellionorchestrée par l'imprudent Bartolone qui a signé des emprunts pour ensuite les dénoncer comme toxiques. Lien PaSiDupes  

Le ministre du Travail, Michel Sapin, dénonce le retard pris dans le département de Bartolone pour mettre en oeuvre les emplois d'avenir. Lien JDD
Bartolone refuse en outre de dévoiler son patrimoine. Lien PaSiDupesEt lien lexpress.fr

La hausse du chômage
Le taux de chômage de la zone euro s'est établi à un nouveau niveau record en avril, à 12,2% de la population active, mais 5,4% en Allemagne.
Avec Hollande, le chômage atteint maintenant 3.264.400 demandeurs d'emploi et cela ne devrait pas s'améliorer dans les mois à venir. 

Le taux de chômage en France était de 10,2 % au quatrième trimestre 2012 en métropole (10,6 % avec les départements d'Outre-mer). Celui du 1er trimestre 2013 sera publié le 6 juin. Tandis que Hollande était dédié au sociétal, se consacrant au vote autorisant le mariage entre personnes du même sexe, l'OCDE prévoit quant à elle des taux de 11,0 % cette année.
Mais Hollande continue d'enfumer les Français en confondant objectif et capacité. "Malgré toutes les difficultés, la récession qui nous a saisis depuis maintenant six mois, (l'objectif) reste de faire l'inversion de la courbe du chômage", a-t-il dit en marge d'un déplacement à Rodez.


L'opposition appelle François Hollande à changer de politique économique.
Le gouvernement, pour sa part, mise sur les emplois d'avenir et les contrats de génération pour réaliser la promesse du Président, l'inversion de la courbe d'ici la fin de l'année. Or, ces mesures tardent à produire les effets escomptés.

Désemparé, le ministre du Travail Michel Sapin continue à s'y accrocher,
comme sur Europe 1 : "Nous ne sommes pas des prévisions, dans des invocations, à la messe à faire des prières. Nous sommes dans l'action et nous avons lancé des programmes, des projets politiques qui ne peuvent porter leurs fruits que progressivement. Mais elles sont lancées."


VOIR et ENTENDRE Mélenchon dire à l'émission "Les 4 Vérités" de France 2 ce matin  que "
Hollande fait pire que Sarkozy":