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samedi 20 juillet 2019

Repas polémiques des Rugy : solidaire, Richard Ferrand blanchit son prédécesseur, ancien président

Les dîners de homard et de grands crus étaient bien des repas de travail ordinaires au domicile officiel du président, concluent les enquêteurs de  Ferrand

L'enquête menée par des juges et partie conclut que les Rugy et leurs invités n'ont pas commis de faute : ils se sont pas gobergés plus que d'habitude à nos frais

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Sur la base des règles en vigueur, il n'y a rien à reprocher à François de Rugy quand il était président de l'Assemblée nationale, conclut ...l'Assemblée. Richard Ferrand est solidaire de son successeur : ses "dîners mondains" sont des "dîners de travail informels" ! Sans doute le nouveau locataire du Palais Bourbon apprécie-t-il de pouvoir profiter des travaux engagés à grands frais avant lui, pour 63.000 euros, et notamment le dressing géant flambant neuf à 17.000 euros.
Les enquêteurs de l'Assemblée nationale n'ont donc plus aucun doute sur les dîners polémiques de François de Rugy et leurs résultats seront connus mardi 23 juillet. Selon une source proche de l'enquête, ils assurent qu'il s'agirait bien de dîners professionnels à l'hôtel de Lassay, résidence de fonction du président de l'Assemblée. Le homard et les grands crus à 500 euros la bouteille sont des produits de qualité qui gardent la tête claire aux journalistes, avocats et chefs d'entreprises en vue d'une séance de travail intense, au domicile. Ces travailleurs forcenés du soir ne verront pas leurs noms livrés en pâture aux "gens qui ne sont rien", promesse de "transparence" du candidat Macron, rappel des heures sombres de l'Ancien régime...

Le rapport ne devrait pas révéler les identités de l'intégralité des invités. 
La transparence conservera donc des zones d'ombre, bien que personne n'ait rien à cacher.
On notera toutefois que l'épouse Rugy a commencé par déclarer qu'il s'agissait de "dîners entre amis". Mediapart avait alors révélé que l'ancien président de l'Assemblée nationale avait organisé des dîners sur les fonds publics attribués à l'hôtel de Lassay, affirmant que ces soirées relevaient de "soirées entre amis" et l'épouse de Rugy avait confirmé. 
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Fin août, le roman d'Emilie Frèche, compagne 
de l'ex-mari de Séverine Servat, épouse de Rugy, 
Jérôme Guedj, paraîtra dans les librairies
Les images des dîners organisés à l'hôtel de Lassay, lorsqu'il présidait l'Assemblée nationale, auraient été transmises par une femme présente et qui pourtant avait manifestement des comptes à régler avec Séverine Servat, épouse Rugy. Séverine de Rugy l'avait glissé au Point, le 11 juillet, puis l'avait répété auprès de ses bienveillants confrères de Paris Match, le jeudi suivant. "Piégée par une amie qui a donné, selon elle, les photos à Mediapart [...], elle plaide "l'imprudence"", écrit ainsi l'hebdomadaire.

L'épouse, journaliste people à Gala, aurait joué un rôle important dans l'organisation de ces dîners "entre amis" que l'enquête interne à l'Assemblée veut faire passer pour "professionnels", notamment concernant "le choix des invités", écrit Mediapart. Ces derniers auraient, pour la plupart, été des membres du cercle amical et professionnel de la journaliste, selon le media en ligne d'investigation.

Nul n'a oublié en outre que le journaliste Jean-Michel Aphatie, salarié de la chaîne Macron-friendly de propagande en continu a déclaré 
"Moi, j'ai été associé à ce dîner car ma femme et celle de François Rugy étaient amies, et donc l'invitation est passée par ce canal amical". Des amitiés professionnelles, par conséquent...
Mais sur le volet "dîner à l'hôtel de Lassay", on s'aperçoit que ce sont bien "des dîners professionnels", assure une source proche de l'enquête.

François de Rugy est irréprochable sur ses dépenses de bouche ?


Sèche-cheveux livré avec la valise du député lambda ?

Pour les laisser aussi propres
comme ils les ont trouvés.
 
Quant au sèche-cheveux à 499 euros, "il n'existe pas", selon cette source proche de Richard Ferrand. 

Toutefois, l'acquisition d'un modèle de la même marque haut de gamme a bien été "constatée". Il a été abandonné dans l'appartement de fonction : c'est donc madame Ferrand qui en a hérité, pour un usage personnel avant d'aller à la poissonnerie. Mais contrairement à ce qui a été évoqué dans plusieurs articles de presse, il n'est pas plaqué or. Selon le magazine Marianne, les enquêteurs auraient même quelques articles plaqués or à suggérer pour aller avec le sèche-cheveux... 

Des petits riens à se reprocher, mais qui nécessitent un garde-fou à venir !


Le successeur que Macron s'est choisi à Rugy, Richard Ferrand, devrait toutefois proposer de réfléchir à de nouvelles règles, en collaboration avec la déontologue de l'Assemblée. Etrange, si tout va pour le mieux dans le meilleur des "mondes nouveaux" de Macron : c'est comme Rugy qui promet de tout rembourser au centime près, alors qu'au final, il n'a commis aucune faute... L'objectif est de rendre plus transparent l'emploi du budget accordé au quatrième personnage de l'Etat et d'éviter que ne resurgissent de nouvelles tentations de faire un mauvais usage de l'argent public.

Indispensable au Palais des représentants du peuple, pour dégager les petits bouts de homard coincés entre les canines, le cure-dent en or 18 carats, Ader Nordmann & Dominique, 120 € 
Après avoir voulu s'exprimer dans le JDD de dimanche 21 juillet, voilà que le couple change finalement d'avis et s'impose une diète médiatique

Des "dîners mondains" entre amis à l'hôtel de Lassay, des mets fins dégustés entre gens de bonne compagnie, arrosés de grands crus sous les ors de la République et aux frais du contribuable dans un cadre qui pose question. Et, cerise sur le gâteau, un zeste de légèreté fiscale dans l'usage des indemnités représentatives de frais de mandat... Empêtrés dans le scandale du HomardGate, comme on le surnomme avec gourmandise dans les milieux sains de la République, depuis les révélations en cascade de Mediapart, les époux de Rugy brûlent de contre-attaquer et l'ancien patron de l'Assemblée de "laver son honneur", mais il semble bien que le président Macron les aient sommés de se faire petits.

La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf est réduite à l'état de vermisseau.
 
L'ex-président de l'Assemblée (pendant 12 mois), devenu ministre d'Etat de Macron (pendant 10)  - démissionnaire le 16 juillet 2019 - est redevenu simple député légitimiste, un comble dans une famille orléaniste ! KO debout dans l'attente du rapport de l'inspection demandée par Matignon. Or, en matière de communication de crise, "il faut savoir préparer le match retour", assurent les spécialistes.

Pas besoin d'un communicant : les parasites auront besoin d'un avocat
Dès les premiers jours de la crise, le communicant Stéphane Fouks aurait d'abord discrètement offert ses services au couple Rugy. Une offre  logique entre copains : Léo Finkel, un ancien d'Havas, dont Fouks est vice-président, est au cabinet du ministre comme conseiller presse et communication. Mais, contacté par L'Express, l'intéressé riposte en démentant sèchement toute intervention sérieuse dans cette affaire, tout comme l'entourage de l'ancien ministre : "Il n'y a eu ni verbatim, ni plan de com', ni éléments de langage. Quand on fait face à la calomnie, on n'a pas besoin d'un communicant mais d'un avocat".
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Une nécessité corroborée par de premières maladresses, comme ces aversions supposées au champagne et cette intolérance unique aux crustacés invoquées par le ministre pour se défendre. "Une connerie. Mais c'est l'erreur d'un homme d'honneur déstabilisé par l'opprobre qu'on lui jetait au visage", minimise aujourd'hui l'entourage du couple Rugy.

L'irruption dans le dossier du pénaliste Pierre-Olivier Sur
, dès le 12 juillet, est le signe d'un changement radical de stratégie des époux dans la tourmente. L'intervention de l'ancien bâtonnier du barreau de Paris (défenseur d'Isabelle Balkany, comme du consortium dans l'affaire Tapie) a d'abord pris la forme d'une plainte en diffamation à l'égard du journal en ligne Mediapart dirigé par Edwy Plenel. Une plainte enregistrée deux petites heures seulement avant la démission de François de Rugy,  marquant symboliquement le temps de la contre-attaque juridique, si ce n'est médiatique.


Leur avocat : "La contre-attaque sera terrible"


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Dans un second temps, la communication du couple a été verrouillée : finis les JT qui sollicitaient la parole en plateau de l'ex-ministre d'Etat, fini aussi l'entretien avec le JDD qui espérait porter à sa Une dans son édition du 21 juillet deux pleines pages consacrées à la version de Séverine Servat de Rugy, indécente instigatrice des dîners de la disgrâce. L'intéressée aurait renoncé au dernier moment, prétextant des motifs juridiques. En fait, l'aveu de recommandations de son avocat de se taire.

Contacté par L'Express vendredi 19 juillet, Pierre-Olivier Sur confirme le besoin de discrétion du couple, du moins à ce stade. "
On va attendre le rapport de la déontologue de l'Assemblée - qui devrait être rendu public dans les premiers jours de la semaine prochaine. 
En attendant, on peut relever l'absence d'ouverture d'une enquête préliminaire et manifestement celle de tout motif de poursuites pénales", développe le pénaliste, indiquant que, dans l'entourage du couple, on s'attend plutôt à être conforté par ce document.

De Rugy-Borne, remplacement en grande vitesse de TGV
"Le temps médiatique et judiciaire s'est considérablement accéléré ces dernières années", commente encore l'avocat qui prévient que la riposte interviendra "sans doute dès la semaine prochaine, et autant vous prévenir que la contre-attaque sera terrible".  L'ancien ministre, dépeint comme "un type psychologiquement fragile" par un membre du gouvernement cité ce vendredi par le Parisien, n'a manifestement pas raccroché les gants. Et, dans son entourage, certains n'hésitent pas à envisager une réhabilitation. Ils ont confiance en la justice de classe pour le déclarer "déséquilibré" ?

Les investigations sont à présent terminées et le rapport est en cours de vérification, avant rédaction. Il sera remis à la présidence de l'Assemblée nationale et mis en ligne sur le site internet du Palais Bourbon, mardi.

samedi 11 août 2018

Conflit d'intérêts: de Rugy met ses 70 kgs dans la balance de l'affaire impliquant sa deuxième épouse

Le magazine Le Point s'offre en support médiatique au président de l'Assemblée qui s'en prend à la romancière Emilie Frèche


En juillet dernier, la journaliste de Gala, Séverine Servat de Rugy, avait saisi la justice pour demander l'interdiction de la publication du livre d'Emilie Frèche "Vivre ensemble" qui, selon elle, "porte atteinte à sa vie privée et à celle de son enfant", Joseph, qu'elle a eu avec l'ex-député socialiste Jérôme Guedj. 

Séverine Servat, la nouvelle femme de François de Rugy, a attaqué en justice la romancière Emilie Frèche, compagne de son ex-mari Jérôme Guedj. La première affirme s'être reconnue dans l'un des personnages du nouveau livre de la seconde. La journaliste a ouvert le feu dans un entretien avec L'Express où elle explique que le roman de Frèche est "un viol de l'intimité de (son) fils", 11 ans, qui est dépeint, selon elle, comme "un monstre". 

La réponse de Jérôme Guedj, ex-président du Conseil général de l'Essonne, n'a pas tardé : "elle n'a jamais contesté s'inspirer de son vécu – comme tous les romanciers – pour le déformer, l'exagérer, le sublimer…. Et à la fin, cela donne une histoire qui n'a rien à voir avec la vie que Séverine et moi avons menée ni avec Joseph. Voir Joseph dans Salomon, comme le fait sa mère, est abusif et insupportable. Et plus encore de l'étaler d'une manière aussi indécente."


Dans un courrier adressé au Point, le mari de la journaliste, le président de l'Assemblée nationale s'est quant à lui défendu d'avoir voulu interdire cette parution. "C'est mon épouse, et mon épouse seule, madame Séverine Servat de Rugy qui a mandaté son Conseil, maître William Bourdon, pour demander aux éditions Stock et à madame Emilie Frèche de renoncer à la publication de l'ouvrage, faute de quoi l'interdiction judiciaire en serait demandée.(...)"
"Insinuer que j'aurais ainsi utilisé ma fonction pour participer à l'action menée par mon épouse est, là encore, gravement inexact", s'est offusqué François de Rugy.

Le président de l'Assemblée nationale se dit tout de même choqué de ce qu'il a pu lire dans le livre d'Emilie Frèche. "Indépendamment de toute considération liée à ma fonction politique, il était parfaitement légitime que j'apporte un témoignage dans une procédure impliquant mon épouse, ayant été moi-même très choqué, comme beaucoup d'autres, à la lecture du livre de madame Emilie Frèche par l'utilisation de nombreux éléments de la vie privée de mon épouse et, surtout, de celle de son enfant mineur", juge-t-il dans son courrier au magazine de la famille Pinault.

Un encart inséré dans le livre

F. Nyssen, future ministre de la Culture de Macron,
participe à la promotion de la concubine de Rugy
(juin 2013)
"Vivre ensemble", raconte le quotidien difficile d'une famille recomposée. Le bouquin serait fortement inspiré de l'histoire commune de la romancière et du père sépharade de son enfant, Jérôme Guedjselon Séverine Servat, épouse de Rugy.

Il y a quelques jours, la femme de François de Rugy déclarait avoir obtenu des son éditeur et de l'auteure qu'un encart soit inséré dans l'ouvrage stipulant qu'elle estime que des passages du livre portent atteinte "de manière répétée à l'intimité de sa vie privée et de celle de son enfant mineur". La pseudo écrivaine reconnaît, quant à elle, avoir "puisé une partie de son inspiration dans son vécu" tout en ayant "romancé et exacerbé les traits des différents personnages".

Dans les colonnes de L'Obs, la romancière a expliqué pourquoi elle avait accepté que cet encart figure dans son livre. "Cette femme avait assigné mon compagnon devant le juge aux affaires familiales pour pouvoir ensuite m'attaquer au nom de leur fils. Il fallait à tout prix protéger l'enfant de ce conflit judiciaire", s'est-elle justifiée, soulignant au passage ne pas connaître Séverine Servat de Rugy. "Je ne connais pas cette femme, je ne l'ai aperçue qu'une seule fois dans un cimetière, à l'enterrement de la mère de mon compagnon".

Fille de Patrick Frèche, sépharade originaire d'Algérie et créateur d'une marque de vêtement et nièce du créateur de mode Daniel Hechter, Emilie Frèche est engagée dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

En 2006, E. Frèche signa, en janvier de la même année, deux documents sur l'affaire Ilan Halimi, jeune Juif marocain séquestré et torturé par un groupe d'une vingtaine de personnes se faisant appeler le "gang des barbares- dirigé par Youssouf Fofana ensuite connu pour faire du prosélytisme islamique en détention - et avant le procès. Celui-ci fera l'objet d'un film réalisé par Alexandre Arcady dont elle signe le scénario avec lui. À cette occasion, elle dénonce la montée d'un nouvel antisémitisme en France issu des banlieues.
En 2014, dans Le Monde, elle signa une tribune dénonçant la conduite de Nicolas Anelka et manifestant en revanche sa sympathie pour Dieudonné, humoriste considéré comme militant antisémite.

samedi 14 juillet 2018

Montgeron : le tapage dans la cité se termine dans un bain de sang

Le tapage nocturne fait un mort, un blessé dans un état critique et un blessé léger

Un travailleur privé de sommeil s'est plaint du bruit, avant de tirer sur une bande de jeunes désoeuvrés.

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En pleine nuit, ce vendredi, dans la cité de l'Oly à Montgeron (Essonne), il ne s'est pas fait respecter sans recourir aux armes. Des sirènes des pompiers, du Samu et des véhicules de police trouèrent le silence soudain rétabli. A la lumière tragique des gyrophares, une cinquantaine de proches des perturbateurs se tenait derrière le cordon de sécurité, sidérée.

A l'intérieur de la tour G de la place du Soleil à Montgeron (Essonne), il est 2h30 du matin, les secours comprennent qu'ils ne sauveront pas Ahmed, 31 ans, l'un de ces "jeunes". Son corps sans vie est transporté au commissariat voisin. 
Un autre individu est pris en charge dans un état critique, orienté vers un hôpital de la petite couronne parisienne. Un troisième blessé est seulement touché au bras.

Hakim, 25 ans, a tiré avec un pistolet sur un groupe de jeunes 

Il était environ 1h du matin, dans le quartier sensible de la Prairie de l'Oly, quand Hakim a tiré avec un pistolet sur un groupe d'excités montés au 2e étage pour le provoquer en frappant à sa porte. Il s'est ensuite retranché chez lui.

Le Raid, troupe d'élite de la police, s'est rapidement déployé autour de son appartement pour le forcer à se rendre peu avant 6 heures du matin. Lors de la perquisition, les enquêteurs de la police judiciaire ont retrouvé une dizaine d'armes, dont plusieurs fusils-mitrailleurs.

A l'origine de ce drame, un tapage nocturne de plus, de trop. Hakim, dont les fenêtres donnent sur la place, interpelle les mineurs et les menace verbalement, tout en exhibant une arme.

La bande se disperse et part chercher les "grands frères" de la cité. Ces derniers décident d'une expédition punitive contre l'empêcheur de tourner en rond
Les justiciers du quartier montent les étages et sont accueillis par plusieurs coups de feu. 
Deux victimes tombent au sol. Deux autres parviennent à fuir en hurlant. Des témoins appellent les secours. "Celui qui a tiré, c'est un mec qui vit là depuis peu; il s'est installé chez sa tante", indique un habitant sous le choc.

"Un petit groupe pourrit la vie de tous les habitants"

Quarante-huit heures plus tôt, dans la cité voisine de Montgeron, au centre commercial de La Forêt, deux hommes ont été blessés par balle dans un règlement de comptes devant un café. Les deux affaires ne sont pas liées, mais Sylvie Carillon, la maire (LR ou UMP depuis 2014) de la commune, a attiré l'attention de la préfecture. "C'est une situation triste et malheureuse, mais elle était prévisible. Nous souffrons d'une baisse d'effectifs dans la police nationale inacceptable sur notre secteur." 

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L'ancien maire UMP de Montgeron est président du Conseil départemental de l'Essonne depuis le 2 avril 2015. Déjà en matière de transports, il se plaignait déjà des "lenteurs administratives". Lors de son élection, François Durovray révéla une ardoise laissée par l'ancienne majorité départementale socialiste présidée par le PS Jérôme Guedj, impactant les aides sociales : 108 millions d'euros de factures impayées aux établissements de personnes âgées et handicapées du département. Par ailleurs, Guedj remboursait les repas de cantine aux familles des collégiens musulmans s'absentant en période de ramadan, "en vertu du principe de laïcité".
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Guedj était joueur de Scrabble à l'Assemblée
Sylvie Carillon ajoute qu'elle a déjà alerté le préfet et le ministre à de multiples reprises, mais en vain. "Nous avons 12 policiers municipaux qui ne peuvent pas absorber tout le travail de la police nationale, reprend-elle. Un petit groupe de jeunes pourrit la vie de tous les habitants de nos quartiers sensibles. Et après on se retrouve avec des gens qui se font justice eux-mêmes."


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Un policier pour 900 habitants. La maire a relancé le ministre de l'Intérieur ce vendredi par courrier et formulé une demande expresse pour doter le commissariat de Montgeron (qui gère aussi les villes de Yerres et Crosne, notamment) de renforts. Une requête appuyée aussi par Nicolas Dupont-Aignan, député (DLF) du secteur.

"Il y a un policier pour 900 habitants sur cette circonscription, détaille le syndicat de police Alliance 91. A Evry, l'une des communes les mieux dotées de l'Essonne, et ancien fief du député-maire Manuel Valls, ancien ministre de l'Intérieur et locataire de Matignon, c'est 1 pour 580 habitants, et quand on sait qu'à Paris on tourne aux alentours d'un policier pour 250 habitants... A cause de ce sous-effectif, nous ne pouvons agir en sécurité et répondre aux attentes de la population." Selon ce syndicaliste, ce qui se passe à l'Oly peut se dérouler ailleurs. "On nous demande de mettre en place la police de proximité, mais sans nous donner les moyens », déplore-t-il.


mardi 14 mars 2017

La compagne de Hamon a vendu l'affaire des costumes de Fillon ?

Faute professionnelle de la compagne du candidat officiel du Parti socialiste ?

Fillon se serait fait offrir pour plusieurs milliers d'euros de vêtements

Pris à son propre piège
François Fillon porte des costumes sur mesure de plusieurs milliers d'euros, rapporte le JDD, dont l'élégant Hervé Gattegno est le directeur de la rédaction. Il se les serait fait offrir par un "ami généreux", commente cet ancien du Nouvel Observateur, de L'Express et du Point. Sur cinq ans, depuis 2012, il aurait ainsi acquis pour près de 48.500 euros de vêtements, dont certains offerts par des tiers. 

Le JDD dispose du détail précis de ces achats qu'il jette sur la place publique :
un costume à 7.000 euros, trois vestes au col Mao de 'type forestier', vêtement légendaire de l'enseigne parisienne Arnys, pour 15.000 euros, un blazer pou 4.500 euros, deux pantalons pour 5.000 euros et deux pulls en cachemire pour 4.000 euros. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque par un ami généreux, pour un montant de 13.000 euros, "à la demande de François Fillon". Et, toujours d'après les informations du journal, 35.500 euros auraient été réglés en liquide, pour le compte de François Fillon, à la boutique Arnys. Le candidat rétorque : "Et alors ?" 

L'ami généreux qui, le 20 février, a payé 13.000 euros les deux costumes sur mesures de chez Arnys, par chèque au nom de la banque Monte Paschi, adressé par porteur le jour-même au magasin, affirme au JDD : "J'ai payé à la demande de François Fillon". Le reste des montants n'est pas précisé.

Luc Chatel, porte-parole de Fillon, dénonce une "campagne de caniveau". 
L'entourage du candidat confirme que François Fillon se fournit chez un tailleur renommé et s'est fait offrir des costumes. "Il est exact qu'un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ca n'a rien de répréhensible", commente-t-on.
En revanche, il ne serait pas question d'espèces. "C'est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n'accepte des paiements en espèces pour de tels montants."

L'intéressé indique au journal Les Échos : "Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors? J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé. Mes faits et gestes sont scrutés tous les jours dans l'intention évidente de me nuire pour m'écarter de la course à la présidentielle. Qui cherche à me nuire, je ne le sais pas et je n'ai pas de cabinet noir qui mènerait des enquêtes parallèles pour démasquer mes ennemis. Ce n'est pas ma conception de la démocratie. Mon temps et mon énergie, je les consacre à mon projet de redressement de la France."

Le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel, a dénoncé, sur Europe 1, "une campagne de caniveau". "On va continuer jusqu'où? On va vérifier si sa grand mère n'avait pas un emprunt russe et s'il l'a bien déclaré dans sa déclaration de patrimoine?", reproche-t-il. "Il y en a marre, ça suffit. Les François ont le droit d'avoir un débat sur le fond, ils vont élire leur chef de l'Etat, ce qui est important c'est qu'ils élisent celui qui est le mieux préparé à cette fonction", a-t-il fait valoir.
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Hamon, christique, façon Hamon...
Le candidat PS Benoît Hamon a choisi l'ironie pour dénoncer ces nouvelles révélations depuis la Guadeloupe, où il se trouve en déplacement. 
"Personne ne me fait des chèques pour me payer mes costumes. Mes costumes, je les achète moi-même", a-t-il affirmé sur Europe 1, avant d'ajouter : "Et si possible pendant la période des soldes; cela me revient moins cher".

Des parlementaires socialistes ont également réagi et invoqué le règlement de l'Assemblée nationale. "Que pense le déontologue d'un député qui se fait offrir 50.000 euros de costumes quand la règle est de refuser les cadeaux de plus de 150 euros?", a demandé le patron des députés PS, Olivier Faure, sur Twitter. "Fillon a-t-il déclaré ces dons au déontologue de l'Assemblée? C'est obligatoire. Sinon Claude Bartolone doit agir", a tweeté de son côté le député PS Christophe Castaner, ancien chef de cabinet de Catherine Trautmann, puis de Michel Sapin et soutien d'Emmanuel Macron, son ancien collègue à Bercy.

En effet, une décision du bureau de l'Assemblée remontant à 2011 "rend
obligatoire la déclaration de tout don ou avantage d'une valeur supérieure à 150 euros". "En cas de manquement, le déontologue peut, après en avoir informé le député, saisir le Bureau de l'Assemblée nationale. Si le Bureau conclut à l'existence d'un manquement, il rend publiques ses conclusions. Il peut également, depuis la réforme du Règlement adoptée le 28 novembre 2014, assortir ses conclusions de sanctions disciplinaires à l'encontre du député", spécifie le règlement de l'Assemblée. 
Or, selon les rapports d'activité du déontologue, les députés n'ont pas de délai fixe imposé pour déclarer les dons reçus. En tout état de cause, peu de dons sont généralement déclarés: seulement 19 entre juin 2015 et novembre 2016, dont 12 invitations à des événements sportifs.

Et le déontologue de l'Assemblée s'est saisi de l'affaire des costumes offerts à Fillon

François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rive gauche, rue de Sèvres à Paris. Mais si "ça n’a rien de répréhensible" que qu'un inconnu paye les costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure de Fillon, le mystère pique la curiosité des amis de Roland Dumas ou de Julien Dray. 
Le ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand (1984-1986 et 1988 -1993) recevait toutes sortes de gâteries de Christine Deviers-Joncour, liée à l'affaire Elf et à la vente des frégates militaires à Taïwan. Salaire mensuel versé par Elf-Impex (10.000 F), un autre par Elf Aquitaine International (40 000 F), des faux frais (200.000 F par mois sur sa carte bancaire, aux meilleures époques): la valeur de la belle tenait beaucoup à sa couverture par Roland Dumas. Et cette dame était trop bonne d'avoir redistribué d'importantes commissions de ce groupe chimique et pétrolier public, ainsi que du groupe d'armement Thomson, dont l'un des bénéficiaires fut Roland Dumas, alors ami et surtout ministre en exercice des Affaires étrangères de François Mitterrand. 
Le ministre Roland Dumas a ainsi bénéficié de chaussures (plusieurs paires de chaussures, faite sur mesure par le chausseur Berluti et facturée 11.000 F, puis une deuxième paire de Berluti à 13.000 francs ) et restaurants fins (au Pichet, un restaurant goûté par François Mitterrand, où le galant Roland laissait la note à Christine) sur fonds d'Elf-Aquitaine.
Les très spacieux 320 m2 de la maîtresse de Roland Dumas au 19 de la rue, c'était effarant, même pour une émissaire correctement rémunérée par Elf-Aquitaine. En 1992, Christine Deviers-Joncour y a aussitôt installé une tapisserie du XVIIe siècle. Interrogé sur le train de vie mené par Christine Deviers-Joncour, avec laquelle il partageait voyages diplomatiques au frais de l'Etat (comme dirait Hollande !), concerts à l'Opéra et quelques moments privés dans cet appartement, Dumas se contente de répondre qu'il n'est pas un homme curieux, même s'il avait constaté les "facilités" obtenues par la dame. Ce petit nid d'amour a coûté 17 millions de francs.
Ce socialiste intègre fut également poursuivi et condamné pour complicité d'abus de confiance, dans l'affaire de la succession du sculpteur Alberto Giacometti dont il est l'exécuteur testamentaire.
A propos, maintenant, de la polémique actuelle suscitée par le visuel dit antisémite de la "galaxie Macron", signalons
l'antisémitisme du pro-palestinien Roland Dumas, avéré par son soutien soutien précoce (2006) à Dieudonné avec lequel il se fit photographier, ainsi qu'avec Bruno Gollnisch, Jany Le Pen, et Alain Soral, et par sa signature d'une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot, vice-président du Front National et compagnon depuis 2009 de Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle 2017.
Le 16 février 2015 sur BFM TV, à Jean-Jacques Bourdin (RMC) qui lui demanda si
Manuel Valls, alors Premier ministre, "est sous influence juive"Roland Dumas, ami de Mouammar Kadhafi, répondit : "Probablement, je peux le penser, tout le monde a un peu d'influence. On en a d'abord beaucoup sous l'influence de sa femme", visant Anne Gravoin. Des personnalités politiques et médiatiques, notamment des responsables du Parti socialiste tel Jérôme Guedj, joueur de Scrabble à l'Assemblée et soutien de Hamon ont relevé ces propos pour les qualifier d'antisémites.
Deux mois avant la fin du deuxième septennat de François Mitterrand, en 1995, le président
Mitterrand nomma le franc-maçon Roland Dumas à la tête du Conseil constitutionnel.
Quant à Julien Dray, un proche de Hollande, co-fondateur de SOS Racisme et membre du comité politique de la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017, le conseiller régional socialiste n'a rien à envier à Fillon en matière de train de vie. En 1999, Julien Dray fut mis en cause dans une enquête préliminaire pour l'achat d'une montre d'une valeur de 250.000 francs (38.000 euros), dont 150.000 francs payés en liquide. L'affaire fut finalement classée ...sans suite. Le déontologue de l'Assemblée devrait se sentir lié par cette jurisprudence...
A propos de proches de Fillon venus de la droite radicale, rappelons que Dray est un ex(?)-trotskiste à la Ligue communiste révolutionnaire. Autres révolutionnaires trotskistes du PS, Lionel Jospin, David Assouline ou Jean-Christophe Cambadélis, des lambertistes (OCI, Organisation Communiste Internationaliste) proches du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT), qui devint en 1991 le Parti des travailleurs, dissout dans dissolution dans le Parti ouvrier indépendant (POI). Assouline soutient Peillon, puis Hamon.
Arnys, c'est Berlutti et Berlutti, c'est qui ?

On se rappelle que le socialiste Roland Dumas aime la vie menée à grand train et a les goûts de luxe qui vont avec. On n'a pas non plus oublié que le galant homme a reçu en cadeaux de sa maîtresse des paires de bottines citées lors du scandale des années 1990 impliquant l'ancien ministre : plusieurs paires étaient facturées par l'un des meilleurs faiseurs, ...le chausseur Berluti.
Au début des années 60, Berluti lança le "prêt-à-chausser de luxe", vend à l'étranger et compte parmi ses clients Warhol, François Truffaut (chouchou des cinéphiles bobos) ou encore Yves Saint Laurent, compagnon de Pierre Bergé, homme d'affaires socialiste et co-propriétaire de plusieurs groupes de presse, dont Le Monde...

Or, Berluti est aujourd'hui la propriété du groupe LVMH.

En 1993, Berluti est racheté par le groupe LVMH. Le développement international de Berluti progresse.

En 2011, l'italien Alessandro Sartori (venu de chez Ermenegildo Zegna) prend la direction artistique de la maison et s'oriente vers la confection de vêtements de luxe.

En 2012, LVMH rachète le tailleur parisien Arnys ("tailleur de luxe prisé des hommes de pouvoir", de droite comme de gauche, qui apprécient "la haute couture du sur-mesure masculin", selon L'Express du 13 mars 2017, mais aussi des intellectuels et acteurs, lesquels sont rarement de droite)
Créé en 1933, la maison Arnys, haut lieu de l'élégance masculine aux allures de club de gentlemenest installée au 14 rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement de Paris, en face de la boutique Hermès. La griffe avait déjà fait attiré l'attention en août 2010, quand François Fillon, alors Premier ministre, avait opté pour une veste "forestière" - à l'origine confectionnée pour l'architecte Le Corbusier -, pour se rendre à une réunion au fort de Brégançon avec Nicolas Sarkozy, plutôt que pour le protocolaire costume-cravate des autres participants. La presse avait alors ouvert un dossier sur Fillon, sur fond de rumeurs d'un éventuel départ de Matignon. Ce modèle a séduit de nombreuses personnalités, de Jean-Paul Sartre à Yves Saint-Laurent, en passant par Jean Cocteau, ou plus récemment Louis Garrel, Pierre Bergé, François Pinault, Pierre Arditi, lequel est réduit à faire de la pub pour maintenir son train de vie d'artiste élégant, ainsi que de nombreux hommes politiques, comme les socialistes François Mitterrand et Laurent Fabius. C'est chez Arnys qu'avait été confectionné le célèbre chapeau de feutre noir du président socialiste, racheté en 2008 pour 9.600 euros (frais inclus) par le PS à la demande de François Hollande, alors premier secrétaire.  
Si la maison ne communique pas sur les prix de ces vêtements sur mesure, le JDD affirme qu'un mécène a signé le 20 février un chèque de 13.000 euros pour le règlement de deux costumes achetés chez Arnys. 
Et LVMH emploie la compagne de Benoît Hamon, candidat officiel du PS.
Résultat de recherche d'images pour "guallar genevieve"Le malheureux rame dans les sondages et a dû chercher le moyen de sortir de ce marasme. La responsable des affaires publiques chez LVMH donnera un coup de pouce au candidat officiel du PS resté en rade des intentions de vote socialiste, pour tenter de discréditer son adversaire de la droite républicaine, sans évaluer les dommages collatéraux provoqués par le retour de boomerang de l'affaire des bottines de Roland Dumas.

C'est Gabrielle Guallar, sa compagne : elle aurait communiqué l'information au JDD,
organe de presse, dite d'investigation, qui attend les fuitages devant son téléphone. 

Le JDD appartient au groupe Lagardère
via sa filiale Lagardère Active qui détient: Elle, Paris Match, Télé 7 jours, dans la presse écrite, Europe 1, Virgin Radio, RFM... dans le secteur de la radio, et Gulli, Canal J, MCM, dans celui de la télévision. Des media dont aucun ne s'est marqué en faveur de l'alternance. Dans son Conseil de surveillance ne trouve-t-on pas Pierre Lescure, ancien président directeur-général de l'ex-Canal+ et membre de plusieurs autres conseils de surveillance, dont celui de la société Le Monde.

Arnaud Lagardère fut administrateur de LVMH (2003-2009).
Et dans le réseau de relations d'Arnaud Lagardère, on compte des personnalités appartenant au monde des entreprises ou de l'univers politique de droite comme de gauche, Dominique Strauss-Kahn ou Henri de Castries, Martin Bouygues ou Tony Blair, François-Henri Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point et qui, en 2012, fit connaître son intention de voter pour François Hollande, ou Bernard Arnault qui, en 2012, se rapprocha de Hollande, après avoir été l'un des invités de N. Sarkozy au Fouquet's le soir de l'élection présidentielle de 2007 : les affaires sont les affaires. Bernard Arnault est le propriétaire du groupe de luxe LVMH (également Christian Dior et Hermès, Sephora et Le Bon Marché, Les Échos ou Radio Classique), employeur de Gabrielle Guallar, lobbyist à la fois pour l'homme d'affaires et son homme politique de compagnon, un européen tiède, tandis que sa compagne fait du lobbying pour LVMH auprès des institutions de l'Union européenne.
Ambiguïté et  faute professionnelles par amour ?
.
Le candidat jurera n'être au courant de rien
 mais devra demander des explication à sa spécialiste en communication. De joyeuses soirées familiales à venir.

dimanche 13 mars 2016

Candidature de Hollande : l'appel de Cambadélis divise la gauche

Le premier secrétaire du PS appelle les dirigeants  à se perdre avec Hollande

Cambadélis presse la direction du PS de se prononcer pour Hollande
En deux ans à la tête du PS,
Cambadélis en a pris 10 
Jean-Christophe Cambadélis a appelé à plus de clarté dans la course socialiste à la présidentielle. "Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du PS sont pour qu’il soit candidat ou pas," estime Cambadélis, inquiet de l'amplification de la "fronde" anti-Hollande et désireux d'isoler Manuel Valls et Emmanuel Macron. "Maintenant, la question que je vais poser à chaque dirigeant du PS, c’est "êtes-vous favorable à la candidature de François Hollande ?" a lâché le premier secrétaire, vendredi matin sur le plateau d’i-télé. Il compte interroger "tout le monde", y compris "les ministres" et présidents de région et de départements, à l'exclusion des militants, sur lesquels il n'a pas de moyens de pression. Il tente ainsi de resserrer les rangs derrière un candidat 'naturel' et de torpiller la primaire. 
Pour l’aile gauche, cette injonction n’est qu’une nouvelle étape dans les tergiversations du patron du Parti socialiste face à la primaire, alors qu’un conseil national doit statuer sur ses modalités, le 9 avril. 


Les pressions de Cambadélis divisent la gauche

Le premier secrétaire du PS lance un appel à "contretemps."
Cette proposition de Jean-Christophe Cambadélis à 13 mois de la présidentielle fait dire au député frondeur Christian Paul qu’elle tombe à "contretemps": "Cet appel intervient à un moment étrange, alors que le processus de discussion avec l’ensemble des organisations de gauche avance plutôt bien sur les règles et sur le calendrier."

Une réunion a en effet eu lieu jeudi entre des membres du PS, Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste et Ensemble pour décider du calendrier de cette éventuelle primaire.
De quoi faire démarrer le député du Cher Yann Galut et l’eurodéputé EE-LV Yannick Jadot au quart de tour.
"Personne ne peut préempter le fait que François Hollande décide ou non d’y participer", relève pour sa part Marie-Noëlle Lienemann. De fait, le chef de l’Etat a pris l’engagement de ne se présenter qu’en cas d’inversion de la courbe du chômage, une hypothèse plus qu'incertaine. "Il n’est pas le surveillant général pour savoir qui est apte à être président de la République !", s’agace la sénatrice de Paris, qui envisage elle-même d’être candidate à une éventuelle "primaire des gauches et des écologistes".

Hollande est tellement impopulaire dans l'opinion qui lui fait confiance à seulement 17% des sondés qu'il envoie le sergent recruteur Cambadélis battre le tambour. Ce candidat potentiel a besoin de s'assurer qu'il ne risque pas de prendre une gamelle à son premier pas vers une primaire. 

Un premier secrétaire dans l'embarras 

La semaine dernière, Jean-Christophe Cambadélis avait exprimé clairement sa préférence pour une candidature du président sortant, estimant que Manuel Valls, Emmanuel Macron ou Arnaud Montebourg ne sont "pas en situation". "Le pays voudra être rassuré, il ne fera pas dans l’aventure, dans l’expérimentation. Il ne se jettera pas dans les bras de tel ou tel, aussi brillant soit-il", avait lâché le premier secrétaire, rejoint mardi par le proche de François Hollande, François Rebsamen, pour qui "Hollande est le meilleur candidat"...
Sur Twitter, les premiers fayots à se déclarer pour le candidat Hollande ont été Bruno Le Roux, cornac du groupe de godillots socialistes de l'Assemblée, Razzye Hammadi, qui doit son siège de député à Hollande, et Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le Parlement.
Casquette sur les oreilles, Pruneau Le Roux tient son éternel raisonnement sectaire sur les droites": 
Et la soumission du petit soldat Jean-Marie Le Guen fait peine: 
Les membres de l’aile gauche du parti n'acceptent pas l’injonction d'un premier secrétaire affaibli par son opposition interne élargie à la gauche extrême et par ses propres tergiversations face à la tenue d’une primaire. Dans un mois, le 9 avril, un conseil national du parti socialiste doit entériner (ou non) les conditions d’organisation d’une primaire telle qu’elles auront été négociées avec les autres participants. "On va dire qu’on est pour la primaire et qu’on se battra pour que les conditions soient réunies", déclarait jeudi un responsable PS anonyme pour qui une telle primaire serait "une chance inespérée pour François Hollande".

"Il est temps de clarifier la situation parce que beaucoup, à la gauche du PS, ont peut-être en tête d’interdire, ce qui serait quand même un comble, une candidature de François Hollande au sein de ces primaires", a commenté vendredi la députée PS Karine Berger, étiquetée à la gauche du PS, aux côtés de Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, qui justifie, le 21 janvier 2015 que Bruno Le Roux ait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN, d'Alexis Bachelay, un apparatchik porté sur le tiers-mondisme, et du monomaniaque Yann Galut, tête près du bonnet sur les sujets les plus divers.

Marie-Noëlle Lienemann voit un premier secrétaire "embarrassé", essayant de "noyer le poisson pour que l’affaire des primaires soit encore reportée"Pour celle qui fut seconde sur la liste conduite par Gérard Dalongeville, ex-maire d'Hénin-Beaumont condamné pour détournements de fonds publics, "c’est son problème" s’il veut que François Hollande soit candidat, "pas celui du PS" qui compte dans ses statuts le principe d’une primaire ouverte. 

Hollande a également droit au soutien d'un joueur de Scrabble !
Un soutien dont Hollande se serait volontiers passé, puisque, lors des départementales de 2015, Jérôme Guedj s'est fait éjecter de sa présidence du Conseil général.