POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est déontologue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est déontologue. Afficher tous les articles

vendredi 28 février 2020

Retraites: Jacques Maire, co-rapporteur du texte, accusé de conflit d'intérêts

Le fils d'Edmond Maire (secrétaire général de la CFDT, 1971-1988) met LREM dans la panade

Co-rapporteur de la réforme des retraites, l’élu LREM a été interpellé sur ses 400.000 euros d’actions chez l’assureur Axa, qui vend des plans d’épargne-retraite

Sa suffisance est à elle seule une insulte
à la méritocratie et à la démocratie 

La CFDT verse dans la face obscure du réformisme vertueux...

Ce fils de... a occupé différents postes dans la haute fonction publique, dont ceux de conseiller diplomatique, chargé des affaires européennes auprès du Premier ministre de François Mitterrand, Pierre Bérégovoy, dans les années 1990-2000 et penser qu'il aura été pistonné serait ne pas lui rendre justice de son immense mérite personnel. Sa défense hors sujet confirmerait toutefois les doutes : Effectivement, je n’ai pas passé ma vie à courir les mandats électoraux. Je n’ai pas passé ma vie à cumuler les fonctions. Je n’ai pas passé ma vie dans le confort d’une carrière particulière”, a répondu (un peu à côté) Jacques Maire, se disant “convaincu que les Français ne veulent pas de députés qui soient des professionnels de la politique pendant quarante ans”.

Socialiste, puis député LREM au premiers signes de l'agonie du PS, ce co-rapporteur du texte sur la réforme des retraites a été accusé de conflits d’intérêts du fait de son portefeuille d'actions chez Axa. Une mention figurant sur sa déclaration d’intérêts à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a attiré l'attention...

Mis en cause par les Insoumis,
l’élu a évidemment été défendu par la déontologue de la majorité macronienne à l’Assemblée nationale, ce vendredi. 
A la suite des révélations de la députée LFI  Mathilde Panot sur un potentiel "conflit d’intérêts", Jacques Maire avait saisi, mardi, la déontologue de l’Assemblée pour "ne pas laisser d’ambiguïtés". 

Le député LREM des Hauts-de-Seine a avoué posséder "17.700 actions" d’Axa pour "une valeur de 400.000 euros", liées à ses fonctions passées chez l’assureur de 2002 à 2012. Ce groupe international d'assurance a été cofondée par Claude Bébéar qui est devenu son président du conseil de surveillance. Dans une tribune publiée dans Les Echos en avril 2017, il apporta publiquement son soutien à Macron dans l’élection présidentielle.
Or, vendredi 21 février, l’équipe du député avait assuré qu'il avait revendu ses parts. Et, en répondant dans l’hémicycle, Jacques Maire avait lui-même aggravé son cas, suggérant qu’il en est toujours détenteur...
Dans le second article d'un service de fact-checking,
Jacques Maire livre un commentaire supplémentaire, transmis par son entourage: “la HATVP demande à ce que la déclaration soit mise à jour en cas de changement substantiel de situation. Je fais des mises à jour quand c’est le cas”. Autrement dit, la situation est régulière, circulez !Une version diamétralement opposée à la première et selon laquelle il avait soldé son portefeuille. Et qui conduit désormais les députés LFI à demander que Jacques Maire quitte son poste de co-rapporteur. "Comment Jacques Maire peut-il continuer à être rapporteur de la loi sur les retraites ?, s’indigne sur Twitter la députée de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain. “Sa situation de conflits d’intérêts est donc avérée", renchérit sa collègue du Val-de-Marne, demandant le retrait du député. Mais il en faut plus à une juriste de haut vol bombardée "déontologue" (ils n'ont pas peur des mots) pour bons et loyaux services antérieurs.
"Pas nécessaire que vous renonciez pour l’avenir à l’exercice de vos fonctions"
Résultat de recherche d'images pour "Agnès Roblot-Troizier"
"Aucun conflit d’intérêts ne peut vous être reproché", a jugé la déontologue au député LREM, corapporteur de la réforme des retraites. "Il ne paraît pas nécessaire que vous renonciez pour l’avenir à l’exercice de vos fonctions", a-t-elle écrit, évacuant la possibilité de pressions sur ses collègues de travail et rappelant que la partie du texte dont Jacques Maire a la charge concerne l’âge minimal de départ à la retraite, le cumul emploi retraite, la retraite progressive ou la retraite anticipée. "Vos intérêts financiers au sein du groupe Axa ne vous interdisent pas d’exercer les fonctions de rapporteur du titre 2 dès lors qu’aucune disposition de ce titre ne concerne directement l’épargne retraite, et que par conséquent vos intérêts privés ne sont pas susceptibles d’interférer avec vos fonctions de rapporteur », a-t-elle ajouté.
Cette déontologue-maison de 44 ans, le professeur Agnès Roblot-Troizier, une juriste, a été nommée à l'unanimité des membres du Bureau, le 2 août 2017, sur proposition de l’ex-président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Elle avait déjà servi la gauche: en 2012, l’ancien premier ministre, Lionel Jospin, l'avait nommée membre de la Commission sur la rénovation et la déontologie de la vie publique. 

Résultat de recherche d'images pour "Agnès Roblot-Troizier Macron" 
 Dans sa déclaration d’intérêts, Jacques Maire ne faisait état que de 13.836 parts chez l’assureur Axa. 
Sa participation a augmenté depuis par la levée de "dernières options en décembre 2018". "La déontologue m’a indiqué qu’il aurait été souhaitable que ma déclaration fasse état de cette levée, ce que j’ai fait aujourd’hui même", a-t-il déclaré, sans empressement. 
La déontologue estime qu’il aurait "également été souhaitable que je signale mes intérêts lors des débats en commission et avant même d’accepter les fonctions de rapporteur. Ce n’est ni l’usage, ni une obligation, mais je reprends totalement à mon compte cette recommandation", a-t-il poursuivi.

Au final,
malgré deux "négligences", tout va bien pour 
Agnès Roblot-Troizier : la déontologien'est plus ce qu'elle était !



"Ses parts chez Axa interfèrent avec ses fonctions publiques"


Jacques Maire, fils de cadre syndical reconverti dans le tourisme... social à la présidence de VVF (Villages Vacances Familles, qui deviendra Belambra Clubs après avoir été... privatisé en juillet 2006, un an avant son décès), a indiqué qu’il se "déportera" [récusera] sur trois articles du projet de loi ordinaire (13, 15 et 65) dont il n’est pas rapporteur mais qui sont "susceptibles d’avoir un effet potentiel mais sans être automatique sur le recours à des dispositifs épargne retraite", selon la déontologue. 

Bien qu'il se soit soudain déclaré incompétent, aveu implicite de conflit d'intérêts que la déontologue n'a pas condamné -,  Jacques Maire a toutefois dénoncé une "manœuvre" de Mathilde Panot (LFI) qui a "libéré sur les réseaux sociaux des torrents de haine contre moi-même, ma propre famille, la mémoire de mon père, contre le syndicalisme responsable de la CFDT, c’était évidemment un des buts", s'est étranglé, à  57 ans, ce syndicaliste du temps de sa jeunesse. Enarque que le soupçon de favoritisme n'atteint pas, il a oscillé entre cabinets ministériels et privé. 

Ses déclarations ont entraîné une série de rappels au règlement dans l’hémicycle et deux suspensions de séance. Selon l’insoumise Clémentine Autain, Mathilde Panot a "lancé une alerte", car Jacques Maire "détient un intérêt. Ses parts chez Axa interfèrent avec ses fonctions publiques. Demander de la vertu, ce n’est pas l’inquisition, c’est tout à fait normal en démocratie".

Et la transparence n'est pas un luxe : alors que la bataille sur la réforme des retraites fait rage au Palais Bourbon, cette légèreté ne devrait pas arranger les affaires déjà très compliquées de la majorité présidentielle empêtrée dans ses velléités de réforme des retraites 

samedi 20 juillet 2019

Repas polémiques des Rugy : solidaire, Richard Ferrand blanchit son prédécesseur, ancien président

Les dîners de homard et de grands crus étaient bien des repas de travail ordinaires au domicile officiel du président, concluent les enquêteurs de  Ferrand

L'enquête menée par des juges et partie conclut que les Rugy et leurs invités n'ont pas commis de faute : ils se sont pas gobergés plus que d'habitude à nos frais

Résultat de recherche d'images pour "repas romain"












Sur la base des règles en vigueur, il n'y a rien à reprocher à François de Rugy quand il était président de l'Assemblée nationale, conclut ...l'Assemblée. Richard Ferrand est solidaire de son successeur : ses "dîners mondains" sont des "dîners de travail informels" ! Sans doute le nouveau locataire du Palais Bourbon apprécie-t-il de pouvoir profiter des travaux engagés à grands frais avant lui, pour 63.000 euros, et notamment le dressing géant flambant neuf à 17.000 euros.
Les enquêteurs de l'Assemblée nationale n'ont donc plus aucun doute sur les dîners polémiques de François de Rugy et leurs résultats seront connus mardi 23 juillet. Selon une source proche de l'enquête, ils assurent qu'il s'agirait bien de dîners professionnels à l'hôtel de Lassay, résidence de fonction du président de l'Assemblée. Le homard et les grands crus à 500 euros la bouteille sont des produits de qualité qui gardent la tête claire aux journalistes, avocats et chefs d'entreprises en vue d'une séance de travail intense, au domicile. Ces travailleurs forcenés du soir ne verront pas leurs noms livrés en pâture aux "gens qui ne sont rien", promesse de "transparence" du candidat Macron, rappel des heures sombres de l'Ancien régime...

Le rapport ne devrait pas révéler les identités de l'intégralité des invités. 
La transparence conservera donc des zones d'ombre, bien que personne n'ait rien à cacher.
On notera toutefois que l'épouse Rugy a commencé par déclarer qu'il s'agissait de "dîners entre amis". Mediapart avait alors révélé que l'ancien président de l'Assemblée nationale avait organisé des dîners sur les fonds publics attribués à l'hôtel de Lassay, affirmant que ces soirées relevaient de "soirées entre amis" et l'épouse de Rugy avait confirmé. 
Résultat de recherche d'images pour "SEVERINE SERVAT"
Fin août, le roman d'Emilie Frèche, compagne 
de l'ex-mari de Séverine Servat, épouse de Rugy, 
Jérôme Guedj, paraîtra dans les librairies
Les images des dîners organisés à l'hôtel de Lassay, lorsqu'il présidait l'Assemblée nationale, auraient été transmises par une femme présente et qui pourtant avait manifestement des comptes à régler avec Séverine Servat, épouse Rugy. Séverine de Rugy l'avait glissé au Point, le 11 juillet, puis l'avait répété auprès de ses bienveillants confrères de Paris Match, le jeudi suivant. "Piégée par une amie qui a donné, selon elle, les photos à Mediapart [...], elle plaide "l'imprudence"", écrit ainsi l'hebdomadaire.

L'épouse, journaliste people à Gala, aurait joué un rôle important dans l'organisation de ces dîners "entre amis" que l'enquête interne à l'Assemblée veut faire passer pour "professionnels", notamment concernant "le choix des invités", écrit Mediapart. Ces derniers auraient, pour la plupart, été des membres du cercle amical et professionnel de la journaliste, selon le media en ligne d'investigation.

Nul n'a oublié en outre que le journaliste Jean-Michel Aphatie, salarié de la chaîne Macron-friendly de propagande en continu a déclaré 
"Moi, j'ai été associé à ce dîner car ma femme et celle de François Rugy étaient amies, et donc l'invitation est passée par ce canal amical". Des amitiés professionnelles, par conséquent...
Mais sur le volet "dîner à l'hôtel de Lassay", on s'aperçoit que ce sont bien "des dîners professionnels", assure une source proche de l'enquête.

François de Rugy est irréprochable sur ses dépenses de bouche ?


Sèche-cheveux livré avec la valise du député lambda ?

Pour les laisser aussi propres
comme ils les ont trouvés.
 
Quant au sèche-cheveux à 499 euros, "il n'existe pas", selon cette source proche de Richard Ferrand. 

Toutefois, l'acquisition d'un modèle de la même marque haut de gamme a bien été "constatée". Il a été abandonné dans l'appartement de fonction : c'est donc madame Ferrand qui en a hérité, pour un usage personnel avant d'aller à la poissonnerie. Mais contrairement à ce qui a été évoqué dans plusieurs articles de presse, il n'est pas plaqué or. Selon le magazine Marianne, les enquêteurs auraient même quelques articles plaqués or à suggérer pour aller avec le sèche-cheveux... 

Des petits riens à se reprocher, mais qui nécessitent un garde-fou à venir !


Le successeur que Macron s'est choisi à Rugy, Richard Ferrand, devrait toutefois proposer de réfléchir à de nouvelles règles, en collaboration avec la déontologue de l'Assemblée. Etrange, si tout va pour le mieux dans le meilleur des "mondes nouveaux" de Macron : c'est comme Rugy qui promet de tout rembourser au centime près, alors qu'au final, il n'a commis aucune faute... L'objectif est de rendre plus transparent l'emploi du budget accordé au quatrième personnage de l'Etat et d'éviter que ne resurgissent de nouvelles tentations de faire un mauvais usage de l'argent public.

Indispensable au Palais des représentants du peuple, pour dégager les petits bouts de homard coincés entre les canines, le cure-dent en or 18 carats, Ader Nordmann & Dominique, 120 € 
Après avoir voulu s'exprimer dans le JDD de dimanche 21 juillet, voilà que le couple change finalement d'avis et s'impose une diète médiatique

Des "dîners mondains" entre amis à l'hôtel de Lassay, des mets fins dégustés entre gens de bonne compagnie, arrosés de grands crus sous les ors de la République et aux frais du contribuable dans un cadre qui pose question. Et, cerise sur le gâteau, un zeste de légèreté fiscale dans l'usage des indemnités représentatives de frais de mandat... Empêtrés dans le scandale du HomardGate, comme on le surnomme avec gourmandise dans les milieux sains de la République, depuis les révélations en cascade de Mediapart, les époux de Rugy brûlent de contre-attaquer et l'ancien patron de l'Assemblée de "laver son honneur", mais il semble bien que le président Macron les aient sommés de se faire petits.

La grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf est réduite à l'état de vermisseau.
 
L'ex-président de l'Assemblée (pendant 12 mois), devenu ministre d'Etat de Macron (pendant 10)  - démissionnaire le 16 juillet 2019 - est redevenu simple député légitimiste, un comble dans une famille orléaniste ! KO debout dans l'attente du rapport de l'inspection demandée par Matignon. Or, en matière de communication de crise, "il faut savoir préparer le match retour", assurent les spécialistes.

Pas besoin d'un communicant : les parasites auront besoin d'un avocat
Dès les premiers jours de la crise, le communicant Stéphane Fouks aurait d'abord discrètement offert ses services au couple Rugy. Une offre  logique entre copains : Léo Finkel, un ancien d'Havas, dont Fouks est vice-président, est au cabinet du ministre comme conseiller presse et communication. Mais, contacté par L'Express, l'intéressé riposte en démentant sèchement toute intervention sérieuse dans cette affaire, tout comme l'entourage de l'ancien ministre : "Il n'y a eu ni verbatim, ni plan de com', ni éléments de langage. Quand on fait face à la calomnie, on n'a pas besoin d'un communicant mais d'un avocat".
Image associée

Une nécessité corroborée par de premières maladresses, comme ces aversions supposées au champagne et cette intolérance unique aux crustacés invoquées par le ministre pour se défendre. "Une connerie. Mais c'est l'erreur d'un homme d'honneur déstabilisé par l'opprobre qu'on lui jetait au visage", minimise aujourd'hui l'entourage du couple Rugy.

L'irruption dans le dossier du pénaliste Pierre-Olivier Sur
, dès le 12 juillet, est le signe d'un changement radical de stratégie des époux dans la tourmente. L'intervention de l'ancien bâtonnier du barreau de Paris (défenseur d'Isabelle Balkany, comme du consortium dans l'affaire Tapie) a d'abord pris la forme d'une plainte en diffamation à l'égard du journal en ligne Mediapart dirigé par Edwy Plenel. Une plainte enregistrée deux petites heures seulement avant la démission de François de Rugy,  marquant symboliquement le temps de la contre-attaque juridique, si ce n'est médiatique.


Leur avocat : "La contre-attaque sera terrible"


Résultat de recherche d'images pour "homardgate"
Dans un second temps, la communication du couple a été verrouillée : finis les JT qui sollicitaient la parole en plateau de l'ex-ministre d'Etat, fini aussi l'entretien avec le JDD qui espérait porter à sa Une dans son édition du 21 juillet deux pleines pages consacrées à la version de Séverine Servat de Rugy, indécente instigatrice des dîners de la disgrâce. L'intéressée aurait renoncé au dernier moment, prétextant des motifs juridiques. En fait, l'aveu de recommandations de son avocat de se taire.

Contacté par L'Express vendredi 19 juillet, Pierre-Olivier Sur confirme le besoin de discrétion du couple, du moins à ce stade. "
On va attendre le rapport de la déontologue de l'Assemblée - qui devrait être rendu public dans les premiers jours de la semaine prochaine. 
En attendant, on peut relever l'absence d'ouverture d'une enquête préliminaire et manifestement celle de tout motif de poursuites pénales", développe le pénaliste, indiquant que, dans l'entourage du couple, on s'attend plutôt à être conforté par ce document.

De Rugy-Borne, remplacement en grande vitesse de TGV
"Le temps médiatique et judiciaire s'est considérablement accéléré ces dernières années", commente encore l'avocat qui prévient que la riposte interviendra "sans doute dès la semaine prochaine, et autant vous prévenir que la contre-attaque sera terrible".  L'ancien ministre, dépeint comme "un type psychologiquement fragile" par un membre du gouvernement cité ce vendredi par le Parisien, n'a manifestement pas raccroché les gants. Et, dans son entourage, certains n'hésitent pas à envisager une réhabilitation. Ils ont confiance en la justice de classe pour le déclarer "déséquilibré" ?

Les investigations sont à présent terminées et le rapport est en cours de vérification, avant rédaction. Il sera remis à la présidence de l'Assemblée nationale et mis en ligne sur le site internet du Palais Bourbon, mardi.

mardi 16 juillet 2019

de Rugy démissionne et Macron s'en débarrasse

Monsieur de Rugy rend son tablier, mais Macron n'assume pas son choix de ce ministre : 
il "respecte" cette "décision personnelle" !...

Dans l'affaire de Rugy: Macron avait assuré : "je prends mes décisions sur des faits, sinon cela devient la République de la délation"


Le président confirme-t-il donc aujourd'hui qu'il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Macron ?
Mediapart accuse l'écologiste d'avoir, entre autres, organisé des dîners de gala avec de l'argent public lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Lien PaSiDupes 
François de Rugy a fini par présenter sa démission, mardi 16 juillet, du fait de multiples pratiques douteuses révélées par Mediapart. "La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre, écrit-il sur son compte Facebook. Dès lors, j’ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin." 
Sa démission a été acceptée, a annoncé  la porte-parole du gouvernement. "Il s'agit d'une décision personnelle, [qu'Emmanuel Macron] respecte pour qu'il puisse se défendre pleinement et librement", a expliqué l'Elysée.

Une plainte annoncée contre Mediapart. 
Une plainte devrait être déposée contre l'ensemble de la presse macronienne qui a tu les exactions du protégé de Macron, mais c'est l'empêcheur de tourner en rond trotskiste qui est visé. Dans son message, l'ancien ministre annonce en effet avoir déposé plainte en diffamation "face aux contre-vérités de Mediapart". Son avocat, Pierre-Olivier Sur, a confirmé le dépôt de cette plainte à la mi-journée. De son côté, Mediapart assure n'avoir "fait que son travail et continuera de le faire". "La démission de Monsieur Rugy, qui n'appartient qu'à lui et au gouvernement, montre une chose: l'information a été plus forte que la communication", a commenté le journaliste Fabrice Arfi.

Le site dévoile de nouvelles révélations.
Mediapart affirme qu'en 2013 et 2014, lorsqu'il était député, Rugy a utilisé son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer une partie de ses cotisations à Europe Écologie-Les Verts (EELV). "Il est interdit d'utiliser l'IRFM directement ou indirectement pour concourir à l'organisation d'une campagne électorale. C'est la seule dépense juridiquement interdite", explique l'ancien déontologue de l'Assemblée nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, en 2015.
Des investigations lancées. 
A la suite des révélations de Mediapart, le ministre de la Transition écologique a dit ne vouloir laisser "aucun doute" et s'était engagé "à rembourser chaque euro contesté", notamment concernant les dîners fastueux donnés à l'hôtel de Lassay lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Il s'était également dit prêt à soumettre les frais à des "autorités de contrôle" de l'Assemblée nationale. Mais qui rembourserait pour une faute non commise ?
Parallèlement, le premier ministre avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter une "inspection" afin de vérifier que les travaux réalisés dans l'appartement de fonction du ministre se conformaient au "respect des règles".

Monsieur de Rugy a perdu le soutien de l'exécutif 

Hamlet
De Belgrade, où il était en visite, Macron avait dit avoir "demandé au premier ministre d'apporter toute la clarté" sur cette affaire afin de prendre des décisions sur la base "de faits", estimant que "sinon, ça devient la République de la délation". Mardi, le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, avait, en écho, pris sa défense en mettant en garde contre le "tribunal médiatique" qui "cloue au pilori" un responsable politique sur "une photo, un article plein de suspicion".

Twitter applaudit à cette disgrâce du monarque: 
il va pouvoir remonter dans les sondages !


franceinfo
#RUGY Avec ce départ, François de Rugy perpétue la malédiction [?) du ministère de l'écologie. France inter liste dans cet article les précédentes démissions des occupants de l'hôtel de Roquelaure.


16h01 : Effectivement , vous avez tout compris. Il est reproché à François de Rugy d'avoir utilisé ses frais de mandat – une enveloppe non imposable – pour payer sa cotisation à son parti politique alors que c'était "déontologiquement non recommandé" par l'Assemblée et de s'en être servi pour bénéficier dans la foulée d'une déduction fiscale. Cela lui avait permis de ne pas payer d'impôts en 2015.
15h56 : Le symbole des excès de @FdeRugy était déjà malheureux alors que les Français doivent faire toujours plus de sacrifices avec ce gouvernement. Mais les dernières révélations de @Mediapart ont rendu son cas indéfendable et sa situation intenable.
15h56 : Cette démission s'imposait. L'absence de transparence et le faste des réceptions abîment la confiance dans nos institutions. L'autre victime de cette situation c'est l'écologie : qui pour succéder a #derugy sur ce poste et cet enjeu si malmené par le gouvernement? https://t.co/ie0SfcmBrM

Des écologistes au RN, en passant par le PS, de nombreux responsables politiques commentent la décision de François de Rugy sur Twitter.

15h53 : "Il y a un mélange de plein de sujets différents qui s'entrechoquent et qui donnent le sentiment que l'exigence d'exemplarité sur laquelle on a été élu, on ne la respecte pas." (députée de la majorité qui regrette l'image projetée par les faits reprochés à François de Rugy).
15h50 : Sur franceinfo, la députée LFI Mathilde Panot réagit à la démission du ministre.

(FRANCEINFO)
15h44 : Il a été parjure après la primaire de gauche, comme Valls. Il a utilisé l'argent de l'Etat pour organiser des diners privés. Il arrive un moment où la multiplication des casseroles fait trébucher.

15h44 : Au vu de la difficulté à recruter des ministres intègres, je propose ma candidature. J'ai tous les atouts pour ce poste, n'ayant jamais été député, haut fonctionnaire ou élu local, n'ayant jamais occupé un logement social et ayant toujours payé mes impôts. 

15h44 : On a du mal a comprendre que ça sorte du chapeau comme ça. Mediapart fait la plus et le beau temps de la politique. Inquietant quand meme. [Il y en a que la vérité dérange ?]

15h44 : À qui la suite au gouvernement Mediapart fait un excellent travail. Nous découvrons un monde où nous demande toujours plus et eux vivent avec nos impôts.
[D'autres estiment en revanche que personne n'imagine que ces gens se nourrissent de pâtes-jambon et que leurs excès ne seraient donc pas une surprise. Et légitimes ?] 

15h49 : La démission de François de Rugy déchaine les passions dans les commentaires de ce direct. Voici l'une de vos réactions :
15h37 : François de Rugy n'est pas le premier ministre [et ça change quoi ?] à quitter le gouvernement pour des affaires. Avant lui, il y a eu :

• François Bayrou, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, à cause des soupçons sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

• Françoise Nyssen, écartée pour les travaux non déclarés de sa maison d'édition Actes Sud.

• Laura Flessel, pour des raisons liées à sa situation fiscale.


de Rugy et sa journaliste people aux goûts de luxe sont désormais sans domicile fixe à Paris et DAL pourrait donc les prendre en charge..., avec la participation d'Emmanuelle Béart et de Josiane Balasko, en garde alternée.

mardi 14 mars 2017

La compagne de Hamon a vendu l'affaire des costumes de Fillon ?

Faute professionnelle de la compagne du candidat officiel du Parti socialiste ?

Fillon se serait fait offrir pour plusieurs milliers d'euros de vêtements

Pris à son propre piège
François Fillon porte des costumes sur mesure de plusieurs milliers d'euros, rapporte le JDD, dont l'élégant Hervé Gattegno est le directeur de la rédaction. Il se les serait fait offrir par un "ami généreux", commente cet ancien du Nouvel Observateur, de L'Express et du Point. Sur cinq ans, depuis 2012, il aurait ainsi acquis pour près de 48.500 euros de vêtements, dont certains offerts par des tiers. 

Le JDD dispose du détail précis de ces achats qu'il jette sur la place publique :
un costume à 7.000 euros, trois vestes au col Mao de 'type forestier', vêtement légendaire de l'enseigne parisienne Arnys, pour 15.000 euros, un blazer pou 4.500 euros, deux pantalons pour 5.000 euros et deux pulls en cachemire pour 4.000 euros. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque par un ami généreux, pour un montant de 13.000 euros, "à la demande de François Fillon". Et, toujours d'après les informations du journal, 35.500 euros auraient été réglés en liquide, pour le compte de François Fillon, à la boutique Arnys. Le candidat rétorque : "Et alors ?" 

L'ami généreux qui, le 20 février, a payé 13.000 euros les deux costumes sur mesures de chez Arnys, par chèque au nom de la banque Monte Paschi, adressé par porteur le jour-même au magasin, affirme au JDD : "J'ai payé à la demande de François Fillon". Le reste des montants n'est pas précisé.

Luc Chatel, porte-parole de Fillon, dénonce une "campagne de caniveau". 
L'entourage du candidat confirme que François Fillon se fournit chez un tailleur renommé et s'est fait offrir des costumes. "Il est exact qu'un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ca n'a rien de répréhensible", commente-t-on.
En revanche, il ne serait pas question d'espèces. "C'est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n'accepte des paiements en espèces pour de tels montants."

L'intéressé indique au journal Les Échos : "Un ami m'a offert des costumes en février. Et alors? J'observe que ma vie privée fait l'objet d'enquêtes en tous sens et que ce traitement m'est réservé. Mes faits et gestes sont scrutés tous les jours dans l'intention évidente de me nuire pour m'écarter de la course à la présidentielle. Qui cherche à me nuire, je ne le sais pas et je n'ai pas de cabinet noir qui mènerait des enquêtes parallèles pour démasquer mes ennemis. Ce n'est pas ma conception de la démocratie. Mon temps et mon énergie, je les consacre à mon projet de redressement de la France."

Le porte-parole de François Fillon, Luc Chatel, a dénoncé, sur Europe 1, "une campagne de caniveau". "On va continuer jusqu'où? On va vérifier si sa grand mère n'avait pas un emprunt russe et s'il l'a bien déclaré dans sa déclaration de patrimoine?", reproche-t-il. "Il y en a marre, ça suffit. Les François ont le droit d'avoir un débat sur le fond, ils vont élire leur chef de l'Etat, ce qui est important c'est qu'ils élisent celui qui est le mieux préparé à cette fonction", a-t-il fait valoir.
Résultat de recherche d'images pour "benoit Hamon costumes"
Hamon, christique, façon Hamon...
Le candidat PS Benoît Hamon a choisi l'ironie pour dénoncer ces nouvelles révélations depuis la Guadeloupe, où il se trouve en déplacement. 
"Personne ne me fait des chèques pour me payer mes costumes. Mes costumes, je les achète moi-même", a-t-il affirmé sur Europe 1, avant d'ajouter : "Et si possible pendant la période des soldes; cela me revient moins cher".

Des parlementaires socialistes ont également réagi et invoqué le règlement de l'Assemblée nationale. "Que pense le déontologue d'un député qui se fait offrir 50.000 euros de costumes quand la règle est de refuser les cadeaux de plus de 150 euros?", a demandé le patron des députés PS, Olivier Faure, sur Twitter. "Fillon a-t-il déclaré ces dons au déontologue de l'Assemblée? C'est obligatoire. Sinon Claude Bartolone doit agir", a tweeté de son côté le député PS Christophe Castaner, ancien chef de cabinet de Catherine Trautmann, puis de Michel Sapin et soutien d'Emmanuel Macron, son ancien collègue à Bercy.

En effet, une décision du bureau de l'Assemblée remontant à 2011 "rend
obligatoire la déclaration de tout don ou avantage d'une valeur supérieure à 150 euros". "En cas de manquement, le déontologue peut, après en avoir informé le député, saisir le Bureau de l'Assemblée nationale. Si le Bureau conclut à l'existence d'un manquement, il rend publiques ses conclusions. Il peut également, depuis la réforme du Règlement adoptée le 28 novembre 2014, assortir ses conclusions de sanctions disciplinaires à l'encontre du député", spécifie le règlement de l'Assemblée. 
Or, selon les rapports d'activité du déontologue, les députés n'ont pas de délai fixe imposé pour déclarer les dons reçus. En tout état de cause, peu de dons sont généralement déclarés: seulement 19 entre juin 2015 et novembre 2016, dont 12 invitations à des événements sportifs.

Et le déontologue de l'Assemblée s'est saisi de l'affaire des costumes offerts à Fillon

François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rive gauche, rue de Sèvres à Paris. Mais si "ça n’a rien de répréhensible" que qu'un inconnu paye les costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure de Fillon, le mystère pique la curiosité des amis de Roland Dumas ou de Julien Dray. 
Le ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand (1984-1986 et 1988 -1993) recevait toutes sortes de gâteries de Christine Deviers-Joncour, liée à l'affaire Elf et à la vente des frégates militaires à Taïwan. Salaire mensuel versé par Elf-Impex (10.000 F), un autre par Elf Aquitaine International (40 000 F), des faux frais (200.000 F par mois sur sa carte bancaire, aux meilleures époques): la valeur de la belle tenait beaucoup à sa couverture par Roland Dumas. Et cette dame était trop bonne d'avoir redistribué d'importantes commissions de ce groupe chimique et pétrolier public, ainsi que du groupe d'armement Thomson, dont l'un des bénéficiaires fut Roland Dumas, alors ami et surtout ministre en exercice des Affaires étrangères de François Mitterrand. 
Le ministre Roland Dumas a ainsi bénéficié de chaussures (plusieurs paires de chaussures, faite sur mesure par le chausseur Berluti et facturée 11.000 F, puis une deuxième paire de Berluti à 13.000 francs ) et restaurants fins (au Pichet, un restaurant goûté par François Mitterrand, où le galant Roland laissait la note à Christine) sur fonds d'Elf-Aquitaine.
Les très spacieux 320 m2 de la maîtresse de Roland Dumas au 19 de la rue, c'était effarant, même pour une émissaire correctement rémunérée par Elf-Aquitaine. En 1992, Christine Deviers-Joncour y a aussitôt installé une tapisserie du XVIIe siècle. Interrogé sur le train de vie mené par Christine Deviers-Joncour, avec laquelle il partageait voyages diplomatiques au frais de l'Etat (comme dirait Hollande !), concerts à l'Opéra et quelques moments privés dans cet appartement, Dumas se contente de répondre qu'il n'est pas un homme curieux, même s'il avait constaté les "facilités" obtenues par la dame. Ce petit nid d'amour a coûté 17 millions de francs.
Ce socialiste intègre fut également poursuivi et condamné pour complicité d'abus de confiance, dans l'affaire de la succession du sculpteur Alberto Giacometti dont il est l'exécuteur testamentaire.
A propos, maintenant, de la polémique actuelle suscitée par le visuel dit antisémite de la "galaxie Macron", signalons
l'antisémitisme du pro-palestinien Roland Dumas, avéré par son soutien soutien précoce (2006) à Dieudonné avec lequel il se fit photographier, ainsi qu'avec Bruno Gollnisch, Jany Le Pen, et Alain Soral, et par sa signature d'une lettre de recommandation pour l'entrée au barreau de Louis Aliot, vice-président du Front National et compagnon depuis 2009 de Marine Le Pen, candidate FN à la présidentielle 2017.
Le 16 février 2015 sur BFM TV, à Jean-Jacques Bourdin (RMC) qui lui demanda si
Manuel Valls, alors Premier ministre, "est sous influence juive"Roland Dumas, ami de Mouammar Kadhafi, répondit : "Probablement, je peux le penser, tout le monde a un peu d'influence. On en a d'abord beaucoup sous l'influence de sa femme", visant Anne Gravoin. Des personnalités politiques et médiatiques, notamment des responsables du Parti socialiste tel Jérôme Guedj, joueur de Scrabble à l'Assemblée et soutien de Hamon ont relevé ces propos pour les qualifier d'antisémites.
Deux mois avant la fin du deuxième septennat de François Mitterrand, en 1995, le président
Mitterrand nomma le franc-maçon Roland Dumas à la tête du Conseil constitutionnel.
Quant à Julien Dray, un proche de Hollande, co-fondateur de SOS Racisme et membre du comité politique de la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017, le conseiller régional socialiste n'a rien à envier à Fillon en matière de train de vie. En 1999, Julien Dray fut mis en cause dans une enquête préliminaire pour l'achat d'une montre d'une valeur de 250.000 francs (38.000 euros), dont 150.000 francs payés en liquide. L'affaire fut finalement classée ...sans suite. Le déontologue de l'Assemblée devrait se sentir lié par cette jurisprudence...
A propos de proches de Fillon venus de la droite radicale, rappelons que Dray est un ex(?)-trotskiste à la Ligue communiste révolutionnaire. Autres révolutionnaires trotskistes du PS, Lionel Jospin, David Assouline ou Jean-Christophe Cambadélis, des lambertistes (OCI, Organisation Communiste Internationaliste) proches du Mouvement pour un parti des travailleurs (MPPT), qui devint en 1991 le Parti des travailleurs, dissout dans dissolution dans le Parti ouvrier indépendant (POI). Assouline soutient Peillon, puis Hamon.
Arnys, c'est Berlutti et Berlutti, c'est qui ?

On se rappelle que le socialiste Roland Dumas aime la vie menée à grand train et a les goûts de luxe qui vont avec. On n'a pas non plus oublié que le galant homme a reçu en cadeaux de sa maîtresse des paires de bottines citées lors du scandale des années 1990 impliquant l'ancien ministre : plusieurs paires étaient facturées par l'un des meilleurs faiseurs, ...le chausseur Berluti.
Au début des années 60, Berluti lança le "prêt-à-chausser de luxe", vend à l'étranger et compte parmi ses clients Warhol, François Truffaut (chouchou des cinéphiles bobos) ou encore Yves Saint Laurent, compagnon de Pierre Bergé, homme d'affaires socialiste et co-propriétaire de plusieurs groupes de presse, dont Le Monde...

Or, Berluti est aujourd'hui la propriété du groupe LVMH.

En 1993, Berluti est racheté par le groupe LVMH. Le développement international de Berluti progresse.

En 2011, l'italien Alessandro Sartori (venu de chez Ermenegildo Zegna) prend la direction artistique de la maison et s'oriente vers la confection de vêtements de luxe.

En 2012, LVMH rachète le tailleur parisien Arnys ("tailleur de luxe prisé des hommes de pouvoir", de droite comme de gauche, qui apprécient "la haute couture du sur-mesure masculin", selon L'Express du 13 mars 2017, mais aussi des intellectuels et acteurs, lesquels sont rarement de droite)
Créé en 1933, la maison Arnys, haut lieu de l'élégance masculine aux allures de club de gentlemenest installée au 14 rue de Sèvres, dans le 7e arrondissement de Paris, en face de la boutique Hermès. La griffe avait déjà fait attiré l'attention en août 2010, quand François Fillon, alors Premier ministre, avait opté pour une veste "forestière" - à l'origine confectionnée pour l'architecte Le Corbusier -, pour se rendre à une réunion au fort de Brégançon avec Nicolas Sarkozy, plutôt que pour le protocolaire costume-cravate des autres participants. La presse avait alors ouvert un dossier sur Fillon, sur fond de rumeurs d'un éventuel départ de Matignon. Ce modèle a séduit de nombreuses personnalités, de Jean-Paul Sartre à Yves Saint-Laurent, en passant par Jean Cocteau, ou plus récemment Louis Garrel, Pierre Bergé, François Pinault, Pierre Arditi, lequel est réduit à faire de la pub pour maintenir son train de vie d'artiste élégant, ainsi que de nombreux hommes politiques, comme les socialistes François Mitterrand et Laurent Fabius. C'est chez Arnys qu'avait été confectionné le célèbre chapeau de feutre noir du président socialiste, racheté en 2008 pour 9.600 euros (frais inclus) par le PS à la demande de François Hollande, alors premier secrétaire.  
Si la maison ne communique pas sur les prix de ces vêtements sur mesure, le JDD affirme qu'un mécène a signé le 20 février un chèque de 13.000 euros pour le règlement de deux costumes achetés chez Arnys. 
Et LVMH emploie la compagne de Benoît Hamon, candidat officiel du PS.
Résultat de recherche d'images pour "guallar genevieve"Le malheureux rame dans les sondages et a dû chercher le moyen de sortir de ce marasme. La responsable des affaires publiques chez LVMH donnera un coup de pouce au candidat officiel du PS resté en rade des intentions de vote socialiste, pour tenter de discréditer son adversaire de la droite républicaine, sans évaluer les dommages collatéraux provoqués par le retour de boomerang de l'affaire des bottines de Roland Dumas.

C'est Gabrielle Guallar, sa compagne : elle aurait communiqué l'information au JDD,
organe de presse, dite d'investigation, qui attend les fuitages devant son téléphone. 

Le JDD appartient au groupe Lagardère
via sa filiale Lagardère Active qui détient: Elle, Paris Match, Télé 7 jours, dans la presse écrite, Europe 1, Virgin Radio, RFM... dans le secteur de la radio, et Gulli, Canal J, MCM, dans celui de la télévision. Des media dont aucun ne s'est marqué en faveur de l'alternance. Dans son Conseil de surveillance ne trouve-t-on pas Pierre Lescure, ancien président directeur-général de l'ex-Canal+ et membre de plusieurs autres conseils de surveillance, dont celui de la société Le Monde.

Arnaud Lagardère fut administrateur de LVMH (2003-2009).
Et dans le réseau de relations d'Arnaud Lagardère, on compte des personnalités appartenant au monde des entreprises ou de l'univers politique de droite comme de gauche, Dominique Strauss-Kahn ou Henri de Castries, Martin Bouygues ou Tony Blair, François-Henri Pinault, propriétaire de l'hebdomadaire Le Point et qui, en 2012, fit connaître son intention de voter pour François Hollande, ou Bernard Arnault qui, en 2012, se rapprocha de Hollande, après avoir été l'un des invités de N. Sarkozy au Fouquet's le soir de l'élection présidentielle de 2007 : les affaires sont les affaires. Bernard Arnault est le propriétaire du groupe de luxe LVMH (également Christian Dior et Hermès, Sephora et Le Bon Marché, Les Échos ou Radio Classique), employeur de Gabrielle Guallar, lobbyist à la fois pour l'homme d'affaires et son homme politique de compagnon, un européen tiède, tandis que sa compagne fait du lobbying pour LVMH auprès des institutions de l'Union européenne.
Ambiguïté et  faute professionnelles par amour ?
.
Le candidat jurera n'être au courant de rien
 mais devra demander des explication à sa spécialiste en communication. De joyeuses soirées familiales à venir.