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samedi 3 août 2019

- 4 points : la popularité de Macron et du gouvernement s'affaisse

Un sondage qui n'a pas d'écho dans la presse partisane


Affaibli par sa gestion suspecte de l’affaire Steve Caniço, le gouvernement enregistre une baisse de popularité, tout comme Macron


La façon dont le gouvernement peine à gérer les crises - la mort de Steve Maia Caniço ou les affaires de Rugy - a eu un impact sur sa popularité ainsi que celle du Président de la République. Bizarrement, la cote du premier ministre Edouard Philippe, quant à elle, est stable : apparaît-il comme un simple exécutant ?.
Au baromètre YouGov pour Le HuffPost, relevé entre le 29 et le 30 juillet dernier, la popularité d’Emmanuel Macron baisse de manière significative: elle passe de 26% d’opinions favorables le mois dernier à 22% ce mois-ci. Une chute de 4 points  observée dans toutes les tranches de l’opinion. 

Ainsi, Emmanuel Macron perd 2 points (78% d’opinions favorables) au centre2 points auprès des sympathisants de gauche (20% d’opinions favorables) et 5 points auprès des sympathisants d’extrême gauche (8% d’opinions favorables). Il perd 4 points auprès des partisans de droite (25% d’opinions favorables) et 7 points auprès de ceux de l’extrême droite (5% d’opinions favorables). 

La politique de Macron prête le flanc à la critique 

Cette rechute dans l'impopularité s'explique par sa gestion foireuse de plusieurs crises, suscitant du mécontentement de toutes parts, dans l’opposition, comme à l'intérieur de son propre mouvement. A droite comme à gauche, on fustige la manière dont a été traitée la charge mortelle de police qui a conduit Steve Maia Caniço à la noyade, dernière tragédie d’une longue série d'échecs qui ont achevé de rompre la confiance entre le pouvoir et la population française. 

Le pourcentage de "jugements favorables sur l’action du gouvernement" perd un point et passe de 22 à 21%. De son côté, les "jugements défavorables” montent de 3 points à 72%, par rapport aux 69% de juin. 

D’autres indicateurs sont à la baisse. 
Résultat de recherche d'images pour "caricature de M Macron"
En effet, près de la moitié des Français estime que le gouvernement est “prêt à prendre des décisions impopulaires et cela bien que la question soit orientée "si elles sont bonnes pour le pays" (43%, - 7 points par rapport au mois dernier.).
Enfin, moins d’un quart des Français déclare que le gouvernement est “composé de personnes compétentes” (-2 points), que "la société qu’il prône est globalement celle dans laquelle ils souhaitent vivre" (-2 points 18%) et qu’il "protège les intérêts des personnes comme elles" (-2 points 14%).

A l'instar de Brigitte, qui a subi une cure de rajeunissement, soit trois heures de chantier,
Manu a besoin d'un re-pulpage de sa popularité.
Pour les lèvres, il a toutefois ce qu'il faut: pas besoin d'injection d'acide hyaluronique... Il suffit de remonter le ressort !


lundi 29 juillet 2019

Macron, conscient qu'il n'a pas apaisé la colère sociale

Macron, "ce qui a créé la colère sincère d’une partie de la population n’est pas derrière nous "

On dit même qu'il s'est vu dans la glace et s'est reconnu...

Résultat de recherche d'images pour "langue tirée image"
Le chef de l’Etat a estimé samedi qu’il "y a des problèmes profonds dans notre pays liés à l’injustice". Son sens aigu de la justice et sa compassion à fleur de peau le pousseraient presque à enfiler un gilet jaune... Mais le double langage est, on le sait, la marque de sa stratégie puisqu' "en  même temps", il avait provoqué les Français, dès mars 2018, estimant que les mouvements sociaux n'avaient aucun impact sur les réformes en cours en France et qu'ils ne modifieraient pas la politique de son gouvernement"L'impact" des mouvements sociaux "n'existe pas, car il est normal" qu'un pays qui mène des réformes ait à faire face à des mouvements sociaux, avait théorisé le chef de l’Etat au cours d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles. Personne alors n'était encore parvenu à le suivre dans les méandres de sa "pensée complexe" corrélant la nécessité de mener des réformes et son assurance que la colère sociale qui en résulte aurait sur elles un impact nul. 

Résultat de recherche d'images pour "double langage de Macron"Depuis le Fort de Brégançon où le président - qui est en villégiature avec la famille de sa femme - est revenu, samedi 27 juillet, sur la "colère sincère" qui s’est exprimée ces derniers mois en France," une sincérité sanctionnée par des brutalités policières et des mutilations... 
Il cite notamment les sept mois de manifestations des Gilets jaunes", avec une volonté de masquer tous les autres conflits sociaux en cours, telle la crise hospitalière dans les services des Urgences, ou non résolus, tel celui des fonctionnaires ou des fermetures d'usines (à Cherbourg, dans la Manche, 'Naval Group' a annoncé la fermeture de son site d’assemblage d’hydroliennes, en dépit des belles paroles des écologistes, tel Matthieu Orphelin ("Accélérons la transition écologique et solidaire") et de leur égérie, Greta Thunberg : moins de deux mois après son inauguration, le groupe dénonçant le manque de soutien public de Le Maire et Macron pour justifier son retrait, ou la fermeture des trois usines Arjowiggins, (950 emplois) fin mars 2019, ainsi que l'usine de CKB Connectivity (162 emplois, d'ici 2020), également près du Mans (cf. Stéphane Le Fol et Marlène Schiappa), ou l'absorption ds magasin Tati par le groupe Gifi, un un important investisseur publicitaire de C8 (Canal+, du groupe Bolloré), et à venir, comme l'hécatombe de salariés laissés au bord de la route, avec la relance du projet de fusion entre les deux constructeurs Renault-Fiatet le risque de cessation d'activité de l'usine Ford de Blanquefort (850 emplois) près de Bordeaux, l'usine du Japonais Ibiden (300 emplois) dans le Loiret, et le site historique de Peugeot à Hérimoncourt dans le Doubs (200 emplois) dont les salariés seront reclassés, mais dispersés sur un rayon de 80 km entre Vesoul, Sochaux et Mulhouse, ou le mouvement social qui va s'ajouter pour la protection des régimes de retraite Nul besoin donc d'être grand clerc pour considérer comme il l'a fait à plusieurs reprises que ce qui a déclenché cette colère n’est "pas derrière nous".Sans impacter les réformes, selon Macron...

Rejetant le qualificatif de "crise" (un "coup de chaleur" sociale?), l'ancien conseiller économique de Hollande à l'Elysée (2012-2014), puis ministre de l'Economie (et de l'Industrie) au gouvernement (2014-2016) a découvert (après six années au pouvoir) qu’ "il y a des problèmes profonds dans notre pays qui sont liés à l’injustice, aux difficultés économiques qu’on connaît depuis très longtemps, parfois aux doutes qui existent, aux défis qu’on a devant nous, liés au vieillissement, au numérique, à l’écologie."
@BFMTV
 En vacances, Macron affirme que la "crise" n’est "pas du tout derrière nous"
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"Je pense que ceci crée des peurs, parfois ces peurs sont exploitées [!] et donc notre défi est d’y répondre", a raisonné Macron, "vigilant" et "à la tâche", lors d’une sortie promotionnelle à Bormes-les-Mimosas, où se situe le Fort de Brégançon, lieu de villégiature de certains présidents qui se nourrissent sur la bête. "Je ne crois pas du tout que ce qui a, à un moment, créé la colère sincère d’une partie de la population soit derrière nous", a insisté le président à qui personne ne demandait rien.

"Je pense qu’il y a une partie à laquelle nous avons su répondre, il y a une partie à laquelle nous n’avons pas encore répondu, parce que ça prend du temps. Il y a aussi une colère à laquelle il n’y a pas forcément de réponses immédiates," estime-t-il, ce qui n'est pas fait pour réconforter les gens qui ne voient pas arriver les effets de ses réformes.

Son objectif au sortir de la canicule, c'est de "redonner une perspective"

"Il faut continuer à agir concrètement pour nos concitoyens à la rentrée", a indiqué le vacancier, en termes on ne peut plus généraux. "C’est ce que j’ai demandé au gouvernement et à redonner du sens à l’action, parce qu’il faut, non pas chercher à éteindre les peurs, mais à redonner une perspective, un cap de ce qui est vivre ensemble entre Français de manière apaisée." Bref, que du du vent et du flou, quand les Français attendent du concret. Une tâche que le président dit aborder "avec beaucoup de détermination et d’humilité" : il resterait juste à préciser ce que contiennent ces boîtes entr'ouvertes. Du vide entouré d'un beau ruban ?

"Il y a une aspiration à un sens profond [lequel ? de quoi ?] dans notre pays et on ne l’a pas encore trouvé." 
Evidemment, si on ne sait pas ce qu'on cherche ! Mais les vacances portent conseil...

Interrogé sur la démission de François de Rugy, Macron qui préconise la fermeté avec les plus défavorisés en colère a prôné la "modération" au profit de son ex-ministre d'Etat, et mis en garde contre "les tweets, les polémiques, les invectives qui montent" et "parfois nous conduisent à agir et à sur-réagir".

On notera qu'il y a l'avant et l'après Rugy: avant, les Français ne comprenaient rien à rien et il leur fallait de la pédagogie à hautes doses (les claques de Griveaux, puis les fessées de Schiappa et maintenant les cris d'orfraie (aigle à queue blanche et ample silhouette des pineraies) de la Franco-sénégalaise hyper-sensible, Sibeth Ndiaye, l'effraie à lunettes du gouvernement frappant ses proies blanches, sans discernement aucun, de l'anathème du sexisme et du racisme. 
L'après Rugy, c'est la consigne de Macron à ses sbires de laisser les tweets vindicatifs et les excès de l'invective, pour apprendre la frugalité modération... 

mercredi 24 juillet 2019

Schiappa n'est pas Rugy : elle marche "à la nouille instantanée" !

La "mère la vertu" raconte qu'elle mange des "nouilles instantanées" en "dîner de travail"

La France est pliée en deux, mais les producteurs de pâtes menacent de porter plainte contre Schiappa !

Soi-disant blanchi, mais en interne, par le gouvernement et les députés de la majorité, puisque le Paquet laisse filer les affaires,
Rugy dénonce le pluralisme de la presse. 
Le n°2 déchu du gouvernement  pointe en effet le "journalisme de diffamation" pratiqué par Mediapart, mais l'ex-collègue du ministre d'Etat démissionné par l'Elysée juge qu’ "on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre".

Dans les deux camps, l’heure est à la contre-attaque. 
Politiquement blanchi par ses semblables - l'Assemblée qu'il a présidée et le gouvernement auquel il a appartenu - le ministre poussé à la démission  tente désormais de blanchir son honneur souillé et se dit déterminé à prendre sa revanche sur ceux qui ont précipité sa chute. 

Rugy ne considère-t-il donc pas que les conclusions des deux enquêtes portant sur "les affaires Rugy" sont crédibles?   
Accueilli dès mardi sur le service public au 20h00 de France 2, l’écologiste déchu s'en est violemment pris (pléonasme usuel dans les media) au "journalisme de diffamation", soutenant qu' "il n’y aurait jamais dû y avoir d’affaire Rugy. Et aujourd’hui, en revanche, c’est sûr, il y aura une affaire Mediapart". 

Mais tous les membres du gouvernement ne partagent pas ce satisfecit de leur ancien collègue.
Il ne suffisait pas que Rugy assurât qu'il est allergique aux crustacés, cas unique sur la planète entière, il a éprouvé le besoin d'ajouter qu'il "déteste le caviar" : parce que russe ?
VOIR et ENTENDRE Rugy sur BFMTV vendredi 12 juillet niant son train de vie fastueux dénoncé par l'opinion. "Je déteste le caviar" :  Rugy aux abois se défend comme il peut  (pub imposéee !):

Celle qui arbore au gouvernement des anneaux en soutien à la "romanichelle de l'ENA", Nathalie Loiseau, s'est démarquée de l'aristocratie au pouvoir.

Mercredi, au micro de RTL, Marlène Schiappa s’est désolidarisée de l’ex-ministre. "Je comprends très bien que François de Rugy se sente harcelé et dénonce, de son point de vue, une tentative de démolition", a commenté la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les genres en tous genres. "Mais je pense qu’il faut prendre de la hauteur, et prendre le point de vue du journaliste d’enquête qui fait son travail. Je crois qu’on ne peut pas plaider pour la transparence d’un côté et fustiger cette transparence de l’autre», a-t-elle insisté.

Sur la question de la transparence, la commère du gouvernement qui se prend pour son porte-parole a eu le sentiment que la vie des membres du gouvernement "fait l’objet de beaucoup de mythes". Mais elle ne pensait pas à leur compétence proportionnelle à leur aplomb. 

Elle a tenu à s'épancher, se confiant sur son propre mode de vie, pensant que sa parole peut éloigner les clichés véhiculés par ces affaires. "La vérité, c’est que lorsque nous faisons un dîner de travail, le soir, nous buvons des carafes d’eau et mangeons des nouilles chinoises instantanées, qui coûtent 1,73€ en supermarché." 
Dommage que la star du parler sans réfléchir fasse la contre-publicité du commerce de proximité...

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Caméra cachée au sous-ministère des genres
Et la blogueuse de poursuivre sur sa vie personnelle, bien qu'elle n'intéresse que les lectrices de Gala et Voici des salles d'attentes de dentistes. "Dans mon appartement de fonction, j’ai un portant à vêtement Ikea à 9€ [aimable allusion à la dépense de 17.000 euros d'argent public consacrée au dressing de la paire Rugy-Servat à l'Assemblée], que j’ai payé moi-même"... 
Image illustrative de l’article Nouilles instantanées
Autre maladresse de Madame Bonino: ce mobilier est fabriqué par une entreprise suédoise qui ne fait pas partie de la zone euro et dont le siège social se trouve aux Pays-Bas, royaume de l’optimisation fiscale...

Affirmant "en même temps" qu’elle ne porte "aucun jugement" sur les travaux réalisés par François de Rugy, elle a ajouté: "Il ne faut pas s’imaginer qu’on a un compte ouvert avec lequel on peut réaliser toutes les dépenses qu’on souhaite réaliser". 
Que ceux et celles qui veulent ouvrir une "cagnotte" de soutien à Schiappa lèvent la main...

VOIR et ENTENDRE
une séance de travail au sous-secrétariat de Miss Marlène Noodles :


 

Austérité de l'exécutif : Macron convie ses ministres - et leurs conjoints - à un dîner

Des croquettes au menu des ministres fidèles venus à la gamelle ? 

Ni les affaires Rugy, ni la canicule ne coupent l'appétit au sommet de l'Etat : Macron régale ses serviteurs à l'Elysée 

Résultat de recherche d'images pour "Macron banquet de ministres a L'elysée"
Le dîner offert par le contribuable marquait le début des trois semaines de vacances estivales du pouvoir. 
Mardi soir, avant même l'ultime Conseil des ministres de mercredi, l'ensemble des ministres du gouvernement - ainsi que leurs conjoints et conjointes en tous genres - étaient conviés à l'Elysée, mais ce n'était pas le banquier Macron qui régale sur ses propres deniers. 

Déclaré convivial par le service de presse du souverain, malgré les dissensions dans le saint des saints  - et frugal ?, ce banquet était organisé en remerciement des membres du gouvernement pour l'année écoulée : pied de nez aux Gilets jaunes matraqués et mutilés et à Mediapart qui a mis les affaires Rugy sur la table des convives. L'heure était au bilan, la bouche pleine, mais également à la projection, sans que les sujets chauds de la rentrée - le G7 organisé à Biarritz fin août, ni la réforme des retraites et le vote de la loi bioéthique -  ne coupent les appétits des ministres aux dents longues. 

Retour le 19 août : 
des décrets paraîtront-ils pourtant dans la touffeur de l'été caniculaire? 

A l'heure du départ en vacances, le monarque républicain a exigé de ses ministres qu'ils ne s'éloignent pas trop de Paris, non pas pour réduire leur empreinte carbone, mais faire face à toute éventualité, crises ou événements majeurs (attentat ?), ou qu'ils ne se fassent pas prendre... 

A l'instar de nombreux ministres qui ont fait choix de la France, à la charge des  familles et des amis nantis, Emmanuel Macron devrait lui aussi faire des économies au fort de Brégançon, à la charge des Français qui recevront les enfants et petits-enfants de son épouse, pour un troisième été. 
Quant aux parents d'Emmanuel Macron, à son frère, Laurent, et à sa soeur, Estelle, et  leurs progénitures, ils ont la décence de ne pas taper l'incruste. Mais il se dit aussi qu'eux non plus ne supportent pas Manu...


En juillet dernier, en pleine 
affaire Benalla, cette fois, 
Macron avait déjà exprimé son mépris.  
Le jardin de la maison de l'Amérique latine.jpgDepuis la Maison de l'Amérique latine, lequel est constitué de deux hôtels particuliers situés sur le très huppé boulevard Saint-Germain, il leur avait adressé un bras d'honneur : "S’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent me chercher !" Qui mettait-il ainsi au défi ? Il l'avait précisé : "Je réponds au peuple français"... 
Telle Marie-Antoinette dans les jardins de son Trianon, protégée par sa cour, le monarque actuel défiait-il le peuple de prendre piques et fourches pour aller le chercher en son palais ? Personne n'y pense, car  "la république de la haine" qu'il fustige est un fantasme. Ce que réclamaient les Français, c'étaient des explications, simples, directes, qui seules auraient été susceptibles de conserver un peu de crédit à la promesse d'"exemplarité" du nouveau monde. Et d'éviter le chaos social et son coût économique qu'il impute à ceux qu'il avait provoqués.
Et les Gilets jaunes lui ont répliqué...

La rentrée ministérielle est prévue pour le 19 août. 

mardi 16 juillet 2019

de Rugy démissionne et Macron s'en débarrasse

Monsieur de Rugy rend son tablier, mais Macron n'assume pas son choix de ce ministre : 
il "respecte" cette "décision personnelle" !...

Dans l'affaire de Rugy: Macron avait assuré : "je prends mes décisions sur des faits, sinon cela devient la République de la délation"


Le président confirme-t-il donc aujourd'hui qu'il y a bien quelque chose de pourri au royaume de Macron ?
Mediapart accuse l'écologiste d'avoir, entre autres, organisé des dîners de gala avec de l'argent public lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Lien PaSiDupes 
François de Rugy a fini par présenter sa démission, mardi 16 juillet, du fait de multiples pratiques douteuses révélées par Mediapart. "La mobilisation nécessaire pour me défendre fait que je ne suis pas en mesure d’assumer sereinement et efficacement la mission que m’ont confiée le président de la République et le Premier ministre, écrit-il sur son compte Facebook. Dès lors, j’ai présenté ma démission au Premier ministre ce matin." 
Sa démission a été acceptée, a annoncé  la porte-parole du gouvernement. "Il s'agit d'une décision personnelle, [qu'Emmanuel Macron] respecte pour qu'il puisse se défendre pleinement et librement", a expliqué l'Elysée.

Une plainte annoncée contre Mediapart. 
Une plainte devrait être déposée contre l'ensemble de la presse macronienne qui a tu les exactions du protégé de Macron, mais c'est l'empêcheur de tourner en rond trotskiste qui est visé. Dans son message, l'ancien ministre annonce en effet avoir déposé plainte en diffamation "face aux contre-vérités de Mediapart". Son avocat, Pierre-Olivier Sur, a confirmé le dépôt de cette plainte à la mi-journée. De son côté, Mediapart assure n'avoir "fait que son travail et continuera de le faire". "La démission de Monsieur Rugy, qui n'appartient qu'à lui et au gouvernement, montre une chose: l'information a été plus forte que la communication", a commenté le journaliste Fabrice Arfi.

Le site dévoile de nouvelles révélations.
Mediapart affirme qu'en 2013 et 2014, lorsqu'il était député, Rugy a utilisé son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) pour payer une partie de ses cotisations à Europe Écologie-Les Verts (EELV). "Il est interdit d'utiliser l'IRFM directement ou indirectement pour concourir à l'organisation d'une campagne électorale. C'est la seule dépense juridiquement interdite", explique l'ancien déontologue de l'Assemblée nationale, Ferdinand Mélin-Soucramanien, en 2015.
Des investigations lancées. 
A la suite des révélations de Mediapart, le ministre de la Transition écologique a dit ne vouloir laisser "aucun doute" et s'était engagé "à rembourser chaque euro contesté", notamment concernant les dîners fastueux donnés à l'hôtel de Lassay lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale. Il s'était également dit prêt à soumettre les frais à des "autorités de contrôle" de l'Assemblée nationale. Mais qui rembourserait pour une faute non commise ?
Parallèlement, le premier ministre avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter une "inspection" afin de vérifier que les travaux réalisés dans l'appartement de fonction du ministre se conformaient au "respect des règles".

Monsieur de Rugy a perdu le soutien de l'exécutif 

Hamlet
De Belgrade, où il était en visite, Macron avait dit avoir "demandé au premier ministre d'apporter toute la clarté" sur cette affaire afin de prendre des décisions sur la base "de faits", estimant que "sinon, ça devient la République de la délation". Mardi, le délégué général de LREM, Stanislas Guerini, avait, en écho, pris sa défense en mettant en garde contre le "tribunal médiatique" qui "cloue au pilori" un responsable politique sur "une photo, un article plein de suspicion".

Twitter applaudit à cette disgrâce du monarque: 
il va pouvoir remonter dans les sondages !


franceinfo
#RUGY Avec ce départ, François de Rugy perpétue la malédiction [?) du ministère de l'écologie. France inter liste dans cet article les précédentes démissions des occupants de l'hôtel de Roquelaure.


16h01 : Effectivement , vous avez tout compris. Il est reproché à François de Rugy d'avoir utilisé ses frais de mandat – une enveloppe non imposable – pour payer sa cotisation à son parti politique alors que c'était "déontologiquement non recommandé" par l'Assemblée et de s'en être servi pour bénéficier dans la foulée d'une déduction fiscale. Cela lui avait permis de ne pas payer d'impôts en 2015.
15h56 : Le symbole des excès de @FdeRugy était déjà malheureux alors que les Français doivent faire toujours plus de sacrifices avec ce gouvernement. Mais les dernières révélations de @Mediapart ont rendu son cas indéfendable et sa situation intenable.
15h56 : Cette démission s'imposait. L'absence de transparence et le faste des réceptions abîment la confiance dans nos institutions. L'autre victime de cette situation c'est l'écologie : qui pour succéder a #derugy sur ce poste et cet enjeu si malmené par le gouvernement? https://t.co/ie0SfcmBrM

Des écologistes au RN, en passant par le PS, de nombreux responsables politiques commentent la décision de François de Rugy sur Twitter.

15h53 : "Il y a un mélange de plein de sujets différents qui s'entrechoquent et qui donnent le sentiment que l'exigence d'exemplarité sur laquelle on a été élu, on ne la respecte pas." (députée de la majorité qui regrette l'image projetée par les faits reprochés à François de Rugy).
15h50 : Sur franceinfo, la députée LFI Mathilde Panot réagit à la démission du ministre.

(FRANCEINFO)
15h44 : Il a été parjure après la primaire de gauche, comme Valls. Il a utilisé l'argent de l'Etat pour organiser des diners privés. Il arrive un moment où la multiplication des casseroles fait trébucher.

15h44 : Au vu de la difficulté à recruter des ministres intègres, je propose ma candidature. J'ai tous les atouts pour ce poste, n'ayant jamais été député, haut fonctionnaire ou élu local, n'ayant jamais occupé un logement social et ayant toujours payé mes impôts. 

15h44 : On a du mal a comprendre que ça sorte du chapeau comme ça. Mediapart fait la plus et le beau temps de la politique. Inquietant quand meme. [Il y en a que la vérité dérange ?]

15h44 : À qui la suite au gouvernement Mediapart fait un excellent travail. Nous découvrons un monde où nous demande toujours plus et eux vivent avec nos impôts.
[D'autres estiment en revanche que personne n'imagine que ces gens se nourrissent de pâtes-jambon et que leurs excès ne seraient donc pas une surprise. Et légitimes ?] 

15h49 : La démission de François de Rugy déchaine les passions dans les commentaires de ce direct. Voici l'une de vos réactions :
15h37 : François de Rugy n'est pas le premier ministre [et ça change quoi ?] à quitter le gouvernement pour des affaires. Avant lui, il y a eu :

• François Bayrou, Sylvie Goulard, Marielle de Sarnez, à cause des soupçons sur les assistants parlementaires européens du MoDem.

• Françoise Nyssen, écartée pour les travaux non déclarés de sa maison d'édition Actes Sud.

• Laura Flessel, pour des raisons liées à sa situation fiscale.


de Rugy et sa journaliste people aux goûts de luxe sont désormais sans domicile fixe à Paris et DAL pourrait donc les prendre en charge..., avec la participation d'Emmanuelle Béart et de Josiane Balasko, en garde alternée.