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dimanche 13 mars 2016

Candidature de Hollande : l'appel de Cambadélis divise la gauche

Le premier secrétaire du PS appelle les dirigeants  à se perdre avec Hollande

Cambadélis presse la direction du PS de se prononcer pour Hollande
En deux ans à la tête du PS,
Cambadélis en a pris 10 
Jean-Christophe Cambadélis a appelé à plus de clarté dans la course socialiste à la présidentielle. "Le problème n’est pas de savoir si François Hollande est candidat ou pas, c’est de savoir si les dirigeants du PS sont pour qu’il soit candidat ou pas," estime Cambadélis, inquiet de l'amplification de la "fronde" anti-Hollande et désireux d'isoler Manuel Valls et Emmanuel Macron. "Maintenant, la question que je vais poser à chaque dirigeant du PS, c’est "êtes-vous favorable à la candidature de François Hollande ?" a lâché le premier secrétaire, vendredi matin sur le plateau d’i-télé. Il compte interroger "tout le monde", y compris "les ministres" et présidents de région et de départements, à l'exclusion des militants, sur lesquels il n'a pas de moyens de pression. Il tente ainsi de resserrer les rangs derrière un candidat 'naturel' et de torpiller la primaire. 
Pour l’aile gauche, cette injonction n’est qu’une nouvelle étape dans les tergiversations du patron du Parti socialiste face à la primaire, alors qu’un conseil national doit statuer sur ses modalités, le 9 avril. 


Les pressions de Cambadélis divisent la gauche

Le premier secrétaire du PS lance un appel à "contretemps."
Cette proposition de Jean-Christophe Cambadélis à 13 mois de la présidentielle fait dire au député frondeur Christian Paul qu’elle tombe à "contretemps": "Cet appel intervient à un moment étrange, alors que le processus de discussion avec l’ensemble des organisations de gauche avance plutôt bien sur les règles et sur le calendrier."

Une réunion a en effet eu lieu jeudi entre des membres du PS, Europe Ecologie-Les Verts, le Parti communiste et Ensemble pour décider du calendrier de cette éventuelle primaire.
De quoi faire démarrer le député du Cher Yann Galut et l’eurodéputé EE-LV Yannick Jadot au quart de tour.
"Personne ne peut préempter le fait que François Hollande décide ou non d’y participer", relève pour sa part Marie-Noëlle Lienemann. De fait, le chef de l’Etat a pris l’engagement de ne se présenter qu’en cas d’inversion de la courbe du chômage, une hypothèse plus qu'incertaine. "Il n’est pas le surveillant général pour savoir qui est apte à être président de la République !", s’agace la sénatrice de Paris, qui envisage elle-même d’être candidate à une éventuelle "primaire des gauches et des écologistes".

Hollande est tellement impopulaire dans l'opinion qui lui fait confiance à seulement 17% des sondés qu'il envoie le sergent recruteur Cambadélis battre le tambour. Ce candidat potentiel a besoin de s'assurer qu'il ne risque pas de prendre une gamelle à son premier pas vers une primaire. 

Un premier secrétaire dans l'embarras 

La semaine dernière, Jean-Christophe Cambadélis avait exprimé clairement sa préférence pour une candidature du président sortant, estimant que Manuel Valls, Emmanuel Macron ou Arnaud Montebourg ne sont "pas en situation". "Le pays voudra être rassuré, il ne fera pas dans l’aventure, dans l’expérimentation. Il ne se jettera pas dans les bras de tel ou tel, aussi brillant soit-il", avait lâché le premier secrétaire, rejoint mardi par le proche de François Hollande, François Rebsamen, pour qui "Hollande est le meilleur candidat"...
Sur Twitter, les premiers fayots à se déclarer pour le candidat Hollande ont été Bruno Le Roux, cornac du groupe de godillots socialistes de l'Assemblée, Razzye Hammadi, qui doit son siège de député à Hollande, et Jean-Marie Le Guen, chargé des relations avec le Parlement.
Casquette sur les oreilles, Pruneau Le Roux tient son éternel raisonnement sectaire sur les droites": 
Et la soumission du petit soldat Jean-Marie Le Guen fait peine: 
Les membres de l’aile gauche du parti n'acceptent pas l’injonction d'un premier secrétaire affaibli par son opposition interne élargie à la gauche extrême et par ses propres tergiversations face à la tenue d’une primaire. Dans un mois, le 9 avril, un conseil national du parti socialiste doit entériner (ou non) les conditions d’organisation d’une primaire telle qu’elles auront été négociées avec les autres participants. "On va dire qu’on est pour la primaire et qu’on se battra pour que les conditions soient réunies", déclarait jeudi un responsable PS anonyme pour qui une telle primaire serait "une chance inespérée pour François Hollande".

"Il est temps de clarifier la situation parce que beaucoup, à la gauche du PS, ont peut-être en tête d’interdire, ce qui serait quand même un comble, une candidature de François Hollande au sein de ces primaires", a commenté vendredi la députée PS Karine Berger, étiquetée à la gauche du PS, aux côtés de Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, qui justifie, le 21 janvier 2015 que Bruno Le Roux ait forcé les députés du groupe PS à financer une association anti-FN, d'Alexis Bachelay, un apparatchik porté sur le tiers-mondisme, et du monomaniaque Yann Galut, tête près du bonnet sur les sujets les plus divers.

Marie-Noëlle Lienemann voit un premier secrétaire "embarrassé", essayant de "noyer le poisson pour que l’affaire des primaires soit encore reportée"Pour celle qui fut seconde sur la liste conduite par Gérard Dalongeville, ex-maire d'Hénin-Beaumont condamné pour détournements de fonds publics, "c’est son problème" s’il veut que François Hollande soit candidat, "pas celui du PS" qui compte dans ses statuts le principe d’une primaire ouverte. 

Hollande a également droit au soutien d'un joueur de Scrabble !
Un soutien dont Hollande se serait volontiers passé, puisque, lors des départementales de 2015, Jérôme Guedj s'est fait éjecter de sa présidence du Conseil général.

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