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mercredi 23 mars 2016

Attentats islamistes de Bruxelles: les djihadistes identifiés sont activement recherchés

Les frères El Bakraoui, utilisés par l'État islamique, sont des délinquants

Les deux kamikazes présumés ont été identifiés

Photo des kamikazes présumés, captée par
la vidéosurveillance à leur arrivée à l'aéroport
Au lendemain des attentats de Bruxelles qui ont fait trente-huit morts et plus de 250 blessés -revendiqués par l'organisation Etat islamique-, les suspects des assassinats seraient deux frères, dont l'un était en relation avec Salah Abdeslam. Traqués, ils auraient agi dans la précipitation, après l'arrestation de Salah Abdeslam vendredi 18 mars. Selon TF1, ils auraient même voulu venger l'arrestation de ce dernier. Les deux hommes auraient laissé un testament audio dans lequel ils exposeraient leurs motivations.

Les suspects des attentats criminels de mardi matin à l'aéroport de Bruxelles et à la station de métro de Maelbeek, en plein quartier des institutions européennes, Khalid et Ibrahim El Bakraoui étaient recherchés pour leur association supposée aux attentats du 13 novembre à Paris.
Selon la RTBF qui s'appuie sur des informations policières, au cours des attentats coordonnés et quasi-simultanés de Bruxelles, "Brahim El Bakraoui aurait servi de bombe humaine lors de l'attentat contre l'aéroport de Zaventem," tandis que "Khalid serait le kamikaze qui a perpétré le carnage dans le métro à hauteur de la station Maelbeek"D'après BFMTV, ce sont leurs empreintes qui auraient confondu les deux frères. 
Les images de caméras de vidéosurveillance diffusée mardi par la police montrent trois hommes poussant des chariots à bagages, peu de temps avant les deux explosions qui ont éventré le hall des départs. Des appels à témoins pour les trois individus ont été diffusés.

Les frères El Bakraoui, connus des services de police pour des vols avec violences et braquages
Ils ont été mentionnés par les media belges en lien avec la traque du suspect-clé des attentats de Paris, Salah Abdeslam, capturé vendredi dans la commune de Molenbeek après quatre mois de cavale.
Khalid El Bakraoui aurait loué sous un faux nom l'appartement perquisitionné  -sur dénonciation d'un voisin- à Forest, dans la commune bruxelloise, où une perquisition avait permis de retrouver la trace d'Abdeslam, le 15 mars, ainsi qu'une autre planque à Charleroi, d'où sont partis une partie des commandos du 13 novembre.
Le troisième homme figurant sur les images de vidéosurveillance est toujours "activement recherché" par les enquêteurs. Certains media belges ont affirmé qu'il pourrait s'agir d'un complice présumé de Salah Abdeslam, Najim Laachraoui, qui aurait même été arrêté mercredi matin, mais qui se serait rétracté depuis. Cette image CCTV du suspect montre un homme à lunettes avec une barbe de bouc, vêtu d'une veste blanche et chapeau noir, et poussant un chariot avec un grand sac noir. Des éléments superficiels, éventuellement ajoutés en guise de maquillage, qui ne permettent déjà plus d'identifier l'individu au lendemain des faits.
Il paraît avéré qu'une troisième bombe a été trouvée: "Trois bombes ont été introduites dans le bâtiment, l'une d'entre elles n'ayant pas explosé," a précisé Lodewijk De Witte, le gouverneur de la province de Brabant flamand, lors d'une conférence de presse à l'aéroport.

Les mesures de sécurité renforcées en Europe sont-elles adaptées ?

Si la participation des frères El Bakraoui était confirmée, elle établirait un lien direct entre le réseau à l'origine des attentats meurtriers de Paris (130 morts) et ceux de mardi à Bruxelles.

Malgré le renforcement des mesures de sécurité à travers l'Europe et la pression policière qui a été considérablement durcie depuis les attentats de Paris, le rôle des frères Bakraoui à Paris et à Bruxelles viendrait également étayer les craintes sur la capacité des réseaux djihadistes belges à continuer à mener des attentats sanglants ailleurs en Europe.

L'enquête ouverte depuis le 13 novembre à Paris et l'arrestation de Salah Abdeslam ont mis au jour un vaste réseau de terroristes islamistes. "Devait-on rétablir le niveau 4 (niveau d'alerte maximale) de la menace après l'arrestation de Salah Abdeslam ? Manquait-on de renseignements pour prévenir de l'imminence de cette menace ?" s'interrogeait, mercredi en édition spéciale, le quotidien francophone Le Soir, en s'inquiétant des "éventuels complices" des auteurs des attentats de mardi qui pourraient sévir à nouveau.


Aucun bilan définitif des attentats n'était disponible mercredi matin. Le ministère belge de la Santé a fait état de 31 morts - dont 11 à l'aéroport - et 260 blessés. La porte-parole de l'aéroport, citée par l'agence Belga, a quant à elle cité un bilan d'au moins 15 tués à l'aéroport.

La police recherche notamment quatre personnes



Outre les deux frères El Bakraoui, connus des forces de l'ordre belges pour des condamnations pour violences avec armes, l'un des complices, Mohamed Abrini avait aidé Salah Abdeslam, son ami d'enfance, à rejoindre la Belgique le lendemain des attentats. 



Mohamed Abrini, l'un des suspects activement recherchés des attentats de Paris. © DR
L'homme de 31 ans a été filmé le 11 novembre 2016, soit deux jours avant les attentats de Paris, dans une station-service de l'Oise au côté de Salah Abdeslam. Les deux suspects roulaient à bord d'une Clio rouge en direction de Paris. Le véhicule sera utilisé par la suite pour transporter les kamikazes et sera retrouvé dans le XVIIIe arrondissement de Paris. 
Mohamed Abrini mesure environ 1,75 m, a les yeux bruns et les cheveux foncés, une corpulence athlétique, le visage fin et la peau mate, selon la description figurant sur son mandat d'arrêt diffusé par la police belge. Il est soupçonné d'avoir séjourné dans l'été 2015 en Syrie, où un de ses petits frères est mort au combat. Son rôle exact dans la logistique des tueries de Paris n'est pas encore établi.

La police recherche activement Najim Laachraoui, photo 2 ci-dessus, dont des traces ADN ont été retrouvées sur des ceintures explosives, et Khalid et Ibrahim El Bakraoui, soupçonnés d'avoir loué une planque pour les terroristes la veille des attentats.
"L'enquête a pu établir que le nommé Soufiane Kayal peut être identifié comme étant le nommé Laachraoui Najim, né le 18 mai 1991, parti en Syrie en février 2013", affirme le parquet fédéral belge dans un communiqué, sans préciser sa nationalité. 
Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir été en liaison téléphonique avec certains membres des commandos le soir du 13 novembre. C'est sous cette fausse identité qu'une maison perquisitionnée le 26 novembre 2015 à Auvelais, près de Namur (sud de la Belgique), avait été louée. "Des traces ADN de Laachraoui Najim ont été retrouvées dans la maison louée à Auvelais, ainsi que dans l'appartement de la rue Henri-Bergé à Schaerbeek [commune de Bruxelles], qui auraient été utilisés par le groupe terroriste", a ajouté le parquet en lançant un nouvel appel à témoins. Selon les dernières informations, son ADN a également été retrouvé sur du matériel explosif utilisé lors des attaques de Paris, sur au moins une des ceintures d'explosifs retrouvées à Paris après les attentats.

Laachraoui avait également été contrôlé dans une voiture le 9 septembre, sous sa fausse identité de Soufiane Kayal, à la frontière austro-hongroise en compagnie de Salah Abdeslam et de Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans abattu par la police mardi à Forest, dans le sud-ouest de Bruxelles. Il y a une "forte probabilité" pour que Belkaïd ait été le destinataire du SMS "On est partis; on commence", envoyé à 21h42 par un des kamikazes du Bataclan à un téléphone localisé en Belgique. 

VOIR et ENTENDRE un portrait de Najim Laachraoui dressé par i-télé:



Najim Laachraoui "aurait joué un rôle très... par ITELE


Restait Abid Aberkan, qui lui n'est plus recherché puisqu'il a été interpellé vendredi au côté de Salah Abdeslam. Il avait enterré Brahim Abdeslam la veille à visage découvert, selon Le Monde. Et c'est encore lui qui avait trouvé un hébergement à Salah Abdeslam lors de sa fuite.

Qui sont les suspects en fuite ?

Maintenant que Salah Abdeslam est désormais aux mains de la justice, deux hommes qui ont été en contact avec lui avant le 13 novembre sont toujours introuvables. 
Mohamed Abrini, filmé deux jours avant les attentats au côté d'Abdeslam dans la Clio du 18e arrondissement, ainsi qu'un dénommé Soufiane Kayal, contrôlé en septembre à la frontière entre l'Autriche et la Hongrie avec Abdeslam.



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