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dimanche 13 mars 2016

Ayrault redoute la confrontation avec ses électeurs de Nantes

A élection partielle, trouille partielle de Ayrault

Ayrault a peur des électeurs de 
son fief nantais

Son avenir est derrière lui
Chassé de Matignon en mars 2014, avec les Ecologistes radicaux, l'ex-premier ministre est revenu, en même temps que des écologistes modérés, au poste subalterne de ministre des Affaires étrangères en février 2016, ravi de revenir au pouvoir à Paris. Mais, à Nantes, Jean-Marc Ayrault doit maintenant se faire remplacer à l’Assemblée et affronter le verdict des électeurs de Loire-Atlantique. La mort de son suppléant en Loire-Atlantique le met en situation précaire: une législative partielle aura lieu les 17 et 24 avril, soit au beau milieu des préparatifs du référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes qu'il défend et qui fracture la gauche. Avant sa nomination, personne n'y croyait: "Hollande et Valls ont bien assez de dossiers brûlants pour ne pas allumer un nouveau feu", estimait un dirigeant avisé de la majorité.  

Ayrault ne la sent pas du tout, cette élection. Il n'est plus fait mention de son bilan après deux ans à la tête du gouvernement et un dirigeant anonyme de la majorité nous fait croire que ses craintes seraient justifiées par le chaos sans nom du Parti socialiste, raison profonde et unique pour laquelle, malgré sa légendaire 'détermination', il ne va pas à la bataille.

Mais qui, sinon lui, devrait assumer cette candidature pour tirer la liste et laisser son nouveau suppléant siéger "au Palais Bourbon ? Celui qui est allé à Matignon sans aucune expérience gouvernementale et qui, à tout propos, s'y est déclaré "déterminé", n'est-il pas timoré, maintenant qu'à 66 ans il est chargé d'expérience ? 

Le contexte déliquescent n’a pas englouti les ambitions des prétendants

Ils étaient cinq à se présenter aux suffrages des militants socialistes jeudi soir. Le nom du premier adjoint (PS) au maire de Nantes, est rapidement sorti du chapeau, mais il n'a pas convaincu les militants PS, pas plus que Jérôme Sulim, 58 ans, salarié d’un organisme de Sécurité sociale (Brigitte Cestor, suppléante, également fonctionnaire, à l’INSEE), ni les Nantais Emmanuelle François et Riadh Brahim. 
Un deuxième tour doit départager la semaine prochaine Karine Daniel, 41 ans (ci-dessus à gauche), adjointe au maire de Nantes, chargée de l’Europe, de l’international et de l’université, vice-présidente à Nantes Métropole et enseignante à l’École supérieure d’agriculture d’Angers, et Jocelyn Bureau, 41 ans (ci-dessus à droite), ancien conseiller régional, conseiller municipal de la ville de Saint-Herblain, dont Ayrault fut le maire (1977-1989) et dont la suppléante serait Farida Rebouh, 49 ans, une adjointe, tous pensionnaires de l'écurie Ayrault.

Le prestigieux sortant fait défection.
Le message émis par cette reculade départementale est un mauvais signal dans ses nouvelles fonctions internationales. Pour sa première sortie "privée", le nouveau ­ministre des Affaires étrangères s'était rendu à Munich, au forum annuel sur la sécurité, suivi d'une réunion sur la Libye, entre patrons de la diplomatie européenne. A la différence de Hollande en Allemagne, les deux insignifiants ont alors été ignorés par la foudre sur leur avion. 
Observateur en région et transparent au Quai d'Orsay où on attend toujours une concrétisation forte de sa vision pour la France à l'étranger, Ayrault donnera sa première prestation publique en Côte d'Ivoire. Et ce sera, grandi par la présence de Bernard Cazeneuve, 1m65, à Abidjan en Côte d'Ivoire, frappée par un attentat islamiste qui a fait 16 morts. 
Sombre perspective pour les 14 mois à venir.

 

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