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lundi 7 mars 2016

En pleine tourmente d'EDF, son directeur financier démissionne

Il "assume" sa désertion politique

Thomas Piquemal
 était en désaccord sur le projet d'EPR anglais. 

Il dit quant à lui qu'il avait prévenu en interne du risque financier que représentait ce projet et il conteste la faisabilité du projet de réacteur nucléaire à Hinkley Point en Angleterre, a fait savoir le groupe ce dimanche.

Le leader français de l'électricité en Europe tarde à prendre une décision finale d'investissement actuellement estimé à 18 milliards de livres (23,2 milliards d'euros), ultime étape pour sa concrétisation.

Thomas Piquemal ne souhaitait pas précipiter ce projet qui inquiète les syndicats.

Il freinait des quatre fers l'expansion du groupe détenu à 84,5 % par l'Etat français. "Il a estimé qu'à un moment, il fallait prendre ses responsabilités", a précisé EDF qui n'a pas souhaité faire plus de commentaires.

Les syndicats invoque un risque de menace sur l’existence d’EDF, du fait du coût de la construction de deux réacteurs EPR, dans le sud-ouest de l'Angleterre,  et ils demandent le report du projet, malgré la signature en octobre 2015 d'un accord commercial avec l'entreprise publique chinoise CGN, qui doit pourtant supporter un tiers du financement.

"L'EPR, une impasse économique," selon Jean-Vincent Placé
Le nouveau secrétaire d’Etat écologiste à... la Réforme de l’Etat prend soin d'assurer que Thomas Piquemal "n'est pas un anti-nucléaire, il n'est pas pour la sortie du nucléaire. Et pourtant il dit ce que nous disons depuis 15 ans, c'est-à-dire que l'EPR est une impasse économique, industrielle et commerciale".
Thomas Piquemal, ESSEC, est un ancien de la banque d'affaires Lazard, dont l'actuel gérant est Matthieu Pigasse, président du magazine Les Inrockuptibles et co-actionnaire du journal Le Monde et du Huffington Post.
Ce banquier passé par les cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius, est notoirement proche du pouvoir socialiste. Directeur exécutif du groupe EDF chargé des Finances de 2010 à mars 2016, c'est Piquemal qui, en poste à Londres en 2008, était en charge du partenariat stratégique signé entre Lazard et le fonds américain d'investissement Apollo, lequel a mis la main sur deux fleurons industriels français : Verallia, la filiale emballage en verre de Saint-Gobain, et l’équipementier aéronautique Latécoère. Avant elles, c'était Constellium, l’ancienne filiale de Pechiney (aluminium français).
Piquemal interpelle Macron, ministre de l'Économie et de l'Industrie


"Je le dis et je l’assume. 
Triplement du coût de Flamanville, le réacteur finlandais on ne sait pas où on en est (…), et la fuite en avant à Hinkley Point (Angleterre, ci-contre), sur un sujet aussi lourd, cela doit interroger la stratégie d’EDF". "Je le dis très clairement, cet argent, ces milliards, ils seraient bien mieux sur les énergies renouvelables, bien mieux sur la recherche et développement…". 
Lors de la publication des résultats annuels d’EDF mi-février, le PDG Jean-Bernard Lévy avait assuré que cette décision finale était "très proche". La France et la Grande-Bretagne avaient réaffirmé jeudi dernier leur attachement au projet, qualifié de "pilier" de leur relation bilatérale. 

Baupin est Monsieur ...Cosse !
Le groupe de pression écologiste devait vite frapper un grand coup, alors que deux jours auparavant, pour défendre la construction des deux EPR, le ministre français de l'Economie et de l'Industrie, Emmanuel Macron, était déjà monté au front, la qualifiant de "très bon investissement" pour l'électricien français.

Les nouveaux ministres écologistes sont visiblement derrière tout ça. Il suffit en effet de mettre cet argumentaire en résonance avec l'annonce d'Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, que "Fessenheim fermera d'ici la fin 2016" et non 2018, comme proclamé par la ministre de l'Environnement, Ségolène Royal...





La démission du directeur financier d'EDF entraîne la chute du titre de plus de 8% à l'ouverture de la Bourse de Paris, alors que l'indice CAC 40 lâchait 0,43%.

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