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mercredi 2 mars 2016

Congédiée, Lebranchu se lâche sur Hollande, Valls, Loi Travail, etc...

Virée du gouvernement, Marylise Lebranchu libére sa parole

Dans... Mediapart, l'ex-ministre attaque vivement François Hollande.

L'ancienne ministre de la Fonction publique lâche tout le mal qu'elle pense de François Hollande et de sa politique. "J'ai un délai de décence [Il aura tenu moins de trois semaines]. Je viens de sortir du gouvernement [après quatre années passées au gouvernement en tant que ministre de la Décentralisation, de la Fonction publique et de la Réforme de l'État]. Je suis coresponsable", affirme pourtant Marylise Lebranchu dans un long entretien publié ce lundi 29 sur le site trotskiste Mediapart et repris notamment par BFMTV. Mais elle en avait trop gros sur le coeur et n'a pas tardé à le percer à jour dans l'opinion. 

Marylise Lebranchu confie sur sa démission, qu'elle a été réglée par un coup de téléphone "d'une minute" du chef de l'État. "C'est le président qui a pris la décision," mais elle avait déjà envisagé de quitter le gouvernement dans la foulée de Christiane Taubira. Toutefois, "en tant que responsable politique, je ne pouvais pas ajouter un petit élément de crise à un petit élément de crise. Je pense que c'était malvenu pour mon pays. Finalement, je n'ai pas eu le choix".
Il reste que Hollande se comporte comme un sagouin, notamment avec les femmes. 

En 2013, Delphine Batho, alors ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, avait été brutalement licenciée pour avoir ouvertement dénoncé les arbitrages budgétaires de Hollande et Ayrault: c'était avant la COP21, quand Hollande n'avait que mépris pour l'environnement, la biodiversité ou le développement durable...
Fleur Pellerin, également limogée comme une malproprea confirmé la méthode Hollande, témoignant de son manque de respect des personnes.

"Valls sait où il va. Hollande a changé"

Cette proche de Martine Aubry cautionne la violence de Manuel Valls. 
Elle dit en effet ne pas lui en vouloir, car, avec ce premier ministre est connu pour ses mauvais traitements et on sait donc à quoi s'attendre: "Manuel Valls est Manuel Valls depuis le premier jour de sa nomination. Et depuis la primaire de 2011. Il a un corpus idéologique défini. On sait où il va."

Mais Lebranchu dénonce le "pragmatisme" cher au premier ministre.  
"Je refuse que l'on se cantonne à un débat sur le pragmatisme. Le pragmatisme, c'est quand on n'a pas d'idéologie. Ou pas de pensée", dit-elle. 
Dans son viseur, le ministre de l'Économie. "Pour avoir sa première de couv' d'un hebdomadaire, il faut dire que les 35 heures, c'est mal, comme l'a fait Emmanuel Macron. En trois phrases, il est apparu moderne. En réalité, il ne s'attaque pas à des tabous mais à des fondamentaux", attaque Marylise Lebranchu. "Tout cela est fatigant. Parce que la notoriété personnelle prend le pas sur l'intérêt du pays", avance la Bretonne. 

Macron aurait obtenu la mort politique de Lebranchu
En creux, l'ex-ministre sous-entend que le patron de Bercy aurait voulu atterrir dans sa circonscription du Finistère. A son suppléant qui a voté contre la déchéance de nationalité, des "pressions très inélégantes" ont été faites. "Je déteste ces ambiances où l'on vous dit: 'Si tu ne votes pas pour, on te mettra un député d'ouverture dans ta circonscription'. Ce n'est pas de la bonne politique. Ce n'est pas digne d'hommes d'État", tonne l'élue.
"Quand on est au gouvernement, on n'a pas le droit d'exercer ce genre de pressions. On ne fait pas de la politique avec la menace", s'insurge encore Marylise Lebranchu.
Lebranchu met clairement la faute sur le président de la République

"L'équilibre devait se faire entre Manuel et François Hollande et le discours du Bourget. Aujourd'hui, cet équilibre ne se fait plus". Mais ce n'est pas du fait de Manuel Valls. 

"C'est François Hollande qui a changé par rapport à la ligne dite 'du Bourget' ", souligne la socialiste. Lors de ce meeting, le candidat Hollande avait notamment lancé : "L'ennemi, c'est la finance", rappelle-t-elle.

Marylise Lebranchu aurait voté contre la déchéance de nationalitési elle avait alors été députée, assure-t-elle à Mediapart

La réforme du droit du travail va trop loin, trop c'est trop," s'insurge l'ancienne ministre de Lionel Jospin, à l'unisson des signataires de la tribune parue dans Le Monde sous le titre "Sortir de l'impasse". 
Elle livre son analyse: "Le débat a été tué quand la ministre [El Khomri] a parlé de 49-3, avant même que le texte soit présenté en Conseil des ministres. Je n'avais jamais vu cela dans ma vie". "C'est une erreur grave car elle crée d'emblée une lecture négative", affirme la députée.
Et de lancer: "Notre problème, c'est bien la crise économique. Pas les 35 heures" 

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